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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 07:42

 

Anne Hidalgo, pourtant ancienne inspectrice du travail, a décidé de recourir à des vacataires pour remplacer des agents grévistes

 

La grève des agents des piscines, gymnases et stades de la Ville de Paris ne finit plus de polluer le début de mandat d'Anne Hidalgo. Alors que les personnels des 287 équipements sportifs parisiens mènent une grève perlée depuis un an pour la revalorisation de leur prime dominicale, l’intersyndicale (CGT, FO, Supap-FSU, SUD-CT) annonce avoir saisi ce jeudi le tribunal administratif de Paris « pour non respect du droit de grève et non respect des règles de sécurité ». Les syndicats dénoncent le recours par la Ville à « des vacataires venus de la direction des affaires scolaires pour remplacer les grévistes. Or ces agents ne sont pas formés, ce qui pose des problèmes de sécurité », déclare William Bouffé, porte-parole de l’intersyndicale au journal Le Parisien.

 

La grève des personnels des équipements sportifs municipaux de la capitale commence à être un vrai boulet social pour l’exécutif parisien. D'abord centré sur le dimanche au début de l'année dernière, le mouvement s’est étendu au samedi depuis février 2015 et le sera aussi au mercredi à partir du 1er avril. La revendication porte sur la prime du dimanche. « Avant le conflit, nous percevions une prime de 45 € par dimanche travaillé. Dans ses dernières propositions, la mairie accepte de porter cette somme à 75 €. Mais nous demandons 90 € par dimanche », déclare William Bouffé au quotidien francilien. « Nous déplorons la rupture du dialogue avec la municipalité » remarque amer le syndicaliste.

 

Du côté de la municipalité socialiste, le verni de gauche commence à craquer en accusant les syndicats de se « complaire dans l'enlisement ». Sauf que l'accusation a du mal à tenir car en treize mois de conflit les réunion de négociations ne se comptent que sur les doigts d'une seule main. A croire que c'est plutôt du côté de l’hôtel de Ville que l'on se « complaît dans l'enlisement » ?

 

En attendant l'équipe dirigée par Anne Hidalgo, pourtant ancienne inspectrice du travail, a commencé à prendre des mesures en contradiction, sinon avec la morale, du moins avec le droit du travail. Outre le fait de faire appel à des vacataires pour se substituer aux grévistes, ce qui est complètement illégal, la mairie demande désormais à ses agents de se déclarer gréviste « 48 heures avant ». Sauf que cette mesure n'est applicable que dans les secteurs soumis à un service minimum (transports, santé, éducation...) mais pas encore dans les collectivités locales. Et sûrement pas dans les piscines ou les terrains de sport. La justice appréciera. Comme la clamait le slogan de campagne de la candidate socialiste, Osons Paris !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                               Paris : Hidalgo propose un nouveau contrat social aux agents municipaux

Des syndicats portent plainte contre la mairie de Paris pour atteinte au droit de grève

                                   - Je vais tenter de faire la synthèse entre le sarkozisme et le tatcherisme

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 14:30

 

Seule une subvention exceptionnelle de la Mairie pourrait sauver l’ASPP de la faillite

 

Les personnels de la Ville de Paris disposeront-ils encore de restaurants administratifs à l’été 2015 ? Cette question se pose de façon aiguë si l'on en croit les révélations de l'UNSA des attachés d'administration. Selon le syndicat, généralement très bien informé, l'ASPP, l'association des œuvres sociales de la Ville, se trouve dans une position financière si délicate que le commissaire aux comptes chargée d’examiner les finances de la structure, envisage très sérieusement d’avoir recours à son droit d'alerte, estimant qu'elle pourrait bientôt être en cessation de paiement, pas moins !

 

« Seule une subvention exceptionnelle de la Mairie semble pouvoir sauver l’ASPP » constate ainsi l'UNSA. Une subvention d'un montant astronomique de plus de 700 mille euros, selon le syndicat et qui ne réglerait finalement pas grand chose tant la situation est alarmante. « Le déficit de l’association responsable de la gestion des self-services de la Mairie, qui était déjà très important à la fin de l’année 2013, s’est en effet encore aggravé (à hauteur de 83 % !) pour la seule année 2014 et la cessation prochaine de ses activités fait maintenant partie de l’ordre du possible » affirme le syndicat (lire ici).

 

De son côté, la Ville de Paris ne peut ignorer la crise qui touche cet organisme entièrement contrôlé par ses soins, puisque elle en nomme le président. « Un audit financier de l'association a été demandé. Il est en cours. S'il s'avérait qu'il y a un gros problème de trésorerie, nous aiderons l'association avec une subvention exceptionnelle. Mais pas question de fermer des restaurants », assurait ainsi l'Hôtel de Ville au journal Le Parisien en octobre dernier.

 

Cinq mois plus tard la crise s'est aggravée et on ignore si l'audit financier demandé a donné des résultat mais la mairie devra avoir l'estomac solide pour tenir sa promesse de ne pas fermer les cantines de ses agents. A moins que ces derniers ne doivent s'attendre à rester sur leur faim ? Ce serait alors des plus mergitur pour la collectivité la plus riche de France.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                               Les Cantines de la ville de Paris bientôt en faillite ?

Paris : Le commissaire aux comptes va-t-il lancer son droit d'alerte après avoir examiné les finances des cantines du personnel de la Ville ?

                                                - Désolé, y reste plus rien à part un commissaire aux comptes

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 11:58

 

Le Courrier des Yvelines : Le 16 mars 2015

 

Et à Poissy, l’expérience a même été abandonnée

 

Avant et pendant l’examen du projet de la loi Macron, il a beaucoup été question de l’ouverture des commerces le dimanche. Adopté par l’Assemblée nationale, le texte contient une disposition passée beaucoup plus inaperçue bien qu’elle touche, elle aussi, à l’ouverture dominicale : celle des bibliothèques. En effet, dans le cadre de la discussion relative au projet de loi « pour la croissance et l’activité », l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a obtenu que, lorsque les élus discuteront de l’ouverture des commerces le dimanche en conseil municipal, ils abordent aussi celle des bibliothèques. Rappelons que, dans les Yvelines, il n’existe aujourd’hui aucune commune proposant ce service.

 

 « Nous n’avons pas attendu la loi pour nous poser la question, indique Arnaud Péricard, maire-adjoint chargé de la culture à Saint-Germain-en-Laye. Cela fait longtemps que nous réfléchissons aux demandes qui remontent à ce sujet. Ainsi, la vraie demande porte plutôt sur le samedi et très peu sur le dimanche. Le samedi, nous enregistrons plus de mille passages, ce qui en fait le lieu public le plus fréquenté de la ville ».

 

L’élu ajoute que le dimanche, les Saint-Germanois seraient plus tournés vers le sport, la fréquentation du parc du château, de la forêt ou du marché… La seule attente enregistrée sur le dimanche concernerait l’ouverture d’un lieu permettant aux lycéens ou étudiants de travailler la préparation de leurs examens. « L’ouverture le samedi nous permet aussi de proposer dans nos sites des événements culturels qui seraient compliqués à mettre en place le dimanche ». Pourtant la porte n’est pas fermée. « Si une forte demande émanait, nous serions amenés à l’étudier ».

 

 

     Les usagers préfèrent fréquenter les bibliothèques le samedi

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.

 

De l’autre côté de la forêt, à Poissy, on rappelle que l’expérience a déjà été tentée sur une courte période dans les années 90. « Cela n’a pas rencontré un fort engouement, lance Vincent Richard Bloch, maire adjoint à la culture. Dès les beaux jours, les gens préfèrent passer leur dimanche après-midi dehors. Je pense qu’il serait plus judicieux d’imaginer une ouverture plus importante en semaine avec des nocturnes, par exemple ».

 

Si les professionnels travaillant dans les bibliothèques louent l’idée de l’ouverture dominicale, tous ont bien conscience qu’un tel projet demanderait des moyens. « Cela serait un vrai  service en plus offert à la population sur son temps de loisir, mais cela bousculerait beaucoup de choses. Il y  aurait un impact financier, mais aussi un impact humain avec le chamboulement de l’organisation du travail du personnel, indique un directeur de bibliothèque qui a souhaité garder l’anonymat. Cela ne peut découler que d’une volonté politique de la mairie ». Pour Marc Fontana, directeur des médiathèques de  Saint-Germain, une telle mise en place ne peut s’exonérer d’une réflexion prenant en compte la réalité locale. « On ne peut pas faire n’importe quoi au niveau du service proposé et du personnel », indique-t-il.


Du côté des utilisateurs, l’idée d’une ouverture le dimanche semble assez séduisante. « Je travaille toute la semaine et je reviens trop tard le soir pour me rendre à la médiathèque de Poissy, indique Cécile. Le samedi, entre les courses pour la famille et tout le reste, ce n’est pas mieux. C’est vrai que le dimanche serait assez idéal pour moi ». Pascal, « amoureux des livres », comme il se définit, verrait lui aussi plutôt d’un bon œil un tel projet. « Je trouve que c’est un service indispensable  pour tous les citoyens. L’ouverture le dimanche, je dis oui tout de suite. Je suis même prêt à payer un peu plus cher pour cela ».

 

Alors que les villes ont de plus en plus de difficulté à boucler leur budget, il semble peu probable qu’elles soient, quant à elles, prêtes à assumer les dépenses supplémentaires inhérentes à l’ouverture des bibliothèques le dimanche. De toute façon, pour l’instant, rien n’est encore fait. Le texte du projet de loi sera bientôt entre les mains des sénateurs.

 

Lire l’article du « Courrier des Yvelines »

 

                                                                  L'ouverture du dimanche se heurte parfois aux réalités

Bibliothèques : A Saint-Germain-en-Laye, les usagers ne demandent pas d’ouverture le dimanche.
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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 15:03

 

Le Parisien : Le 21 mars 2015

 

La Ville, pourtant dirigée par une ancienne inspectrice du travail, annonce qu’elle mobilisera des vacataires pour remplacer les grévistes

 

Nouvelle escalade dans l’interminable grève perlée des agents parisiens des piscines, gymnases et stades qui réclament depuis un an une revalorisation de leur prime dominicale. Réunis ce vendredi matin en assemblée générale pour se prononcer sur les dernières propositions de la Ville, ils ont décidé d’étendre leurs débrayages… aux mercredis. Et ce, dès le 1er avril (lire ici).

 

En février, ils avaient déjà décidé d’étendre leur mouvement du dimanche aux samedi. « La mairie nous propose une indemnité d’environ 30 € par mois : ce n’est pas sérieux ! réagit William Bouffé, porte-parole de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP-FSU, SUD-CT). Nous avons prévenu que nous ne descendrons pas en dessous de 90 € et il n’est pas question de baisser les bras ».

 

La Ville, elle n’a pas tardé à réagir en durcissant le ton à son tour. Elle annonce qu’elle mobilisera dès le 28 mars des agents municipaux volontaires et des vacataires pour remplacer les grévistes. « En février, nous avions commencé à redéployer les agents non-grévistes qui travaillaient le dimanche afin d’ouvrir les équipements prioritaires. Cette fois-ci, on renforce les effectifs pour que l’essentiel des équipements puisse être accessible » précise un porte-parole de l’exécutif parisien.

 

Selon la Ville, une centaine d’agents se mettent en grève chaque dimanche dans les 287 piscines, gymnases et stades ouverts ce jour-là. Conséquence : la fermeture de 50 % de piscines et de 20 % des autres équipements en moyenne. Une situation devenue insupportable pour la Ville pour qui les Parisiens et les clubs sportifs sont pris en « otage ». « Nous consentons un effort conséquent mais l’intersyndicale refuse le dialogue et s’enlise dans le conflit, regrette son porte-parole. Nous sommes arrivés à un stade où, par équité pour les autres directions, nous ne pouvons aller plus loin ».

 

Difficile à entendre pour les syndicats. « Les usagers en ont marre mais nous aussi car la maire joue le pourrissement, dénonce William Bouffé. On nous a fait lanterner des mois en prétextant les municipales, puis européennes, les vacances puis les élections professionnelles. Cela fait 15 ans qu’on attend une revalorisation : pas question d’abandonner ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                                           Grève à la DJS : L'intesyndicale durcit le tempo

Paris : après les week-ends, la grève des équipements sportifs s’étend aux mercredis

                            - Bon les gars on accelèrent, la Reine-Maire commence a avoir du mal à suivre

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:14

 

AFP : Le 20 mars 2015

 

Depuis plus d'un an, les agents de la Direction de la jeunesse et des sports de la Ville de Paris sont en grève pour la revalorisation de leur prime dominicale. Ils ont décidé de durcir le mouvement

 

Les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la Ville de Paris, en grève le dimanche depuis plus d'un an pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale, ont décidé vendredi de durcir leur mouvement et de l'étendre au mercredi, a-t-on appris de source syndicale.  « Nous allons déposer un préavis de grève pour le mercredi à partir du 1er avril », a expliqué à l'AFP Xavier Monrose, délégué syndical FO.

 

Les agents avaient déjà décidé le 12 février d'étendre leur mouvement au samedi. Les agents sont mécontents des dernières propositions de la Ville: une prime supplémentaire de 369 euros par an en moyenne, modulée en fonction de l'indice, soit environ 30 euros par mois. « Cela fait un an que nous sommes en grève. Au bout d'un an, nous ne pouvons pas nous contenter de cela », a dit M. Monrose. Les syndicats demandent désormais une prime de 1 000 euros par an, quel que soit l'indice.

 

Les agents de la DJS - agents techniques des piscines, stadiers... - ont entamé le 23 février 2014 à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD une grève perlée, qui concerne chaque dimanche environ un quart des 400 agents censés travailler ce jour-là dans les 287 équipements sportifs de la Ville, selon cette dernière. En moyenne, chaque dimanche, 50% des piscines et 20% des équipements sportifs ne peuvent ouvrir leurs portes, estimait la Ville en février.

 

Lundi, la maire de Paris Anne Hidalgo avait durci le ton vis-à-vis des grévistes. « Cette grève est un problème majeur pour les Parisiens (...). Cette grève les prend en otage, et moi je ne peux pas continuer à accepter cela », avait-elle déclaré au cours d'un déjeuner avec la presse. Et, laissant planer la menace d'une privatisation : « Quand les Parisiens me disent qu'ils voudraient que je privatise les piscines, je ne suis pas d'accord avec eux, parce que je défends le service public. Donc pour qu'on n'arrive pas à des excès comme celui-là, je pense qu'il est temps de sortir par le haut et raisonnablement », avait-elle affirmé.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                    Les agents de la DJS de la Ville de Paris durcissent leur mouvement

Extension au mercredi de la grève du week-end des équipements sportifs parisiens

                             - Après le dimanche et le samedi voici le mercredi !

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 11:38

 

Le Parisien : le 20 mars 2015

 

Ils doivent se prononcer sur la suite à donner à leur mouvement, après les dernières propositions formulées par la mairie de Paris.

 

C’est l’un des plus longs conflits qu’a connu la mairie de Paris. Depuis plus d’un an, une centaine d’agents municipaux des piscines, stades et gymnases débrayent chaque dimanche pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale de 44 € à 180 €. Loin de s’essouffler, le mouvement s’est durci en s’étendant au samedi depuis le 28 février dernier.

 

« Cette grève est un problème majeur pour les Parisiens […]. Cette grève les prend en otage, et moi je ne peux pas continuer à accepter cela, a déclaré Anne Hidalgo, la maire PS, lundi, en marge du Conseil de Paris, ajoutant qu’elle ne pouvait « continuer à accepter cela ». La mairie de Paris a fait un nouveau geste la semaine dernière. Elle propose une indemnité de 30 € par dimanche travaillé aux 2000 agents de la DJS.

 

« Les propositions qui ont été faites sont de mon point de vue de nature à obtenir un accord. Je l’espère parce que sinon il faudra bien sûr que l’on prenne des mesures — ce qu’on a commencé à faire — pour que les piscines ne soient pas fermées, en affectant les personnels (non grévistes, ndlr) pour empêcher les fermetures », a poursuivi Anne Hidalgo. « Je pense qu’il est temps de sortir par le haut et raisonnablement », a-t-elle affirmé, en estimant qu’une partie des revendications des syndicats n’était « pas raisonnable ». Les agents de la DJS sont invités à se prononcer, ce vendredi, sur la sortie de la grève.

 

« L’arrêt de la grève n’est pas pour demain car le compte n’y est pas. Nos revendications n’ont pas été entendues et nous ferons de nouvelles propositions », rétorque William Bouffé, le porte-parole de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP-FSU et SUD). Un blocage pourrait repousser une nouvelle fois les négociations sur le travail dominical qui concernent les directions de la voirie et des déplacements, de la propreté et de la jeunesse et des sports regroupant 9600 agents.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

 

Paris :  « L'arrêt de la grève n'est pas pour demain » affirme William Bouffé, le porte-parole de l'intersyndicale, avant l'assemblée générale des agents équipements sportifs

                                             DJS : La grève est loin de s'essouffler

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 11:03

 

Le Parisien : Le 19 février 2015

 

La bibliothèque François-Mitterrand prévoit de développer l’accès au wi-fi dans tout le bâtiment. Les syndicats s’y opposent en vertu du principe de précaution.

 

Elle a beau avoir accueilli quelque 750 000 lecteurs, la Bibliothèque nationale de France (BNF) François Mitterrand (XIIIe) a vu sa fréquentation baisser l’an dernier : - 7 % pour les chercheurs et - 3 % pour le grand public. Pour les faire revenir à Tolbiac, la direction table notamment sur le déploiement du wi-fi dont le bâtiment des bords de Seine est totalement dépourvu. 240 bornes doivent être installées à partir de septembre prochain dans les salles de lecture, les coursives, les halls…

 

Le hic, c’est que les représentants syndicaux des 2 000 agents travaillant sur le site sont pour le moins réticents à ce déferlement de hot spots. Fin janvier, lors d’un comité d’hygiène, sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ils ont invité le célèbre professeur de cancérologie Dominique Belpomme pour mieux se faire entendre. « Les zones urbaines sont déjà saturées d’ondes, fait valoir Gaël Mesnage, secrétaire adjoint de la CGT à la BNF. Selon nous, il faut appliquer au maximum le principe de précaution et préférer la solution filaire de la fibre optique ».

 

Du côté de la direction, on insiste sur la forte demande émanant des lecteurs et des chercheurs. « Nous sommes régulièrement interpellés sur la question du wi-fi, reconnaît Sylviane Tarsot-Gillery, directrice générale de la BNF depuis l’an dernier. Notre priorité a été d’installer du filaire (NDLR : un poste sur deux est équipé) mais une partie des lecteurs ne l’utilisent pas, soit parce qu’ils n’ont pas un équipement adapté, notamment les détenteurs de tablettes Apple, soit parce qu’ils déambulent entre les espaces ».

 

Pour tenir compte des doléances des syndicats, la direction s’oriente néanmoins vers des espaces différenciés avec et sans wi-fi dans les salles de lectures. « On prévoit aussi la possibilité de mesurer les ondes avec la volonté d’avoir un rayonnement faible. C’est pour cela qu’on multiplie les bornes » souligne Sylviane Tarsot-Gillery. Le plan finalisé sera présenté le 27 mars aux syndicats mais la CGT salue déjà les efforts consentis. « La création de ces zones blanches, c’est une reconnaissance de l’électrosensibilité dont souffrent certaines personnes. Ce n’est pas rien pour une grosse institution » juge Gaël Mesnage.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

Santé au travail : A la BNF,  les syndicats étaient tous sur la même longueur d’onde lors du CHS-CT
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 15:51

 

Une longue fermeture qui était « non justifiée » selon la CGT

 

La bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris (IVe), fermée depuis l’attentat de « Charlie Hebdo »  le 7 janvier 2015, a rouvert aujourd'hui à 9 h 30, après deux mois et demi de fermeture pour des raisons de sécurité liées au dispositif Vigipirate « alerte attentat » selon les services de la mairie. La Ville, en lien avec la préfecture de police, annonce néanmoins être en mesure de procéder désormais à la réouverture.

 

« Dans un premier temps, seuls les lecteurs déjà titulaires de la carte des bibliothèques spécialisées de Paris pourront y accéder. L’accès tout public interviendra dans quelques semaines », précise toutefois la mairie. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, cette bibliothèque est célèbre pour sa salle de lecture, conçue par l’architecte Édouard Deperthes.

 

De son côté, la CGT des affaires culturelles, toujours sur la brèche, avait dénoncé cette fermeture inhabituellement longue. Une fermeture non justifiée selon le syndicat pour qui les raisons avancées par la mairie avaient été « plus vaseuses les unes que les autres » (lire ici)

 

 

 

La bibliothèque de l’Hôtel de Ville de Paris rouvre au public après deux mois et demi de fermeture
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 11:03

 

Elle avoue juste utiliser « de la souplesse d’éléments budgétaires » pour payer les agents qui se substitueraient aux grévistes !

 

La situation vire au vinaigre entre la mairie de Paris et les syndicats avec la grève qui dure depuis plus d’un an désormais dans les équipements sportifs municipaux de la capitale (Gymnases, stades et piscines). Les agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris qui réclament une revalorisation de leur prime dominicale, faisaient jusqu’à maintenant grève chaque dimanche mais devant le refus d'ouverture de négociation ils ont depuis étendu leur mouvement également au samedi. Et comme la mobilisation ne faiblit pas (encore 56 équipements sportifs touchés par la grève ce week-end selon la mairie citée par le Parisien), et qu'elle a même des conséquences innatendues, l’équipe dirigée par Anne Hidalgo a décidé de sortir l’artillerie. Et elle est plutôt lourde ! Mais voilà il suffit parfois d’une indiscrétion.

 

Alors que la Ville de Paris  a décidé de faire appel à des employés « volontaires » pour permettre l’ouverture des piscines et des terrains de sport le week-end, la CGT a ainsi accusé l’Hôtel de Ville d’avoir ouvert une caisse « pour casser la grève ». Pour étayer ses dires, le syndicat a pu s'appuyer sur une note interne (un courriel censé rester confidentiel) datée du 4 mars dans laquelle l’auteur, un responsable de la DJS, évoque la « gestion de cette maudite grève ». « Nous avons une enveloppe exceptionnelle d’heures supplémentaires pour faire venir des agents et assurer les compétitions les plus sensibles » écrit-il. « N'hésitez pas l’utiliser pour sécuriser un maximum les manifestations ».

 

Dans une réponse au Parisien, la mairie concède bien « un mail maladroit » mais conteste « l'utilisation d' une caisse noire ». Candide, elle avoue juste utiliser pour casser le mouvement « des éléments budgétaires qui sont publics ». Ouch ! « Dans le cadre du durcissement d’un mouvement, nous avons redéployé des agents » affirme ainsi l’exécutif municipal au quotidien francilien. « Et nous bénéficions d’une souplesse sur les heures supplémentaires » (lire ici). De la souplesse dans l’administration parisienne ? Une déclaration carrément fluctuat. Bon, pas de caisse noire alors ? Il est vrai que cette formulation d’origine syndicale avait surtout pour but de frapper les esprits. Non juste une souplesse sur des éléments budgétaires et ça, c’est on ne peut plus mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

La mairie de Paris plus inventive que jamais pour arrêter une grève

La Mairie de Paris se défend d'utiliser « une caisse noire » pour casser la grève des agents des équipements sportifs.

- Faut avouer qu'utiliser de la souplesse d'élements budgétaires même moi j'y avais pas pensé

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 15:38

 

Le Figaro : le 11 mars 2015

 

Un amendement proposé par l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti veut obliger les maires à discuter de la possibilité d'ouvrir les bibliothèques de leur commune le dimanche.

 

Après les magasins, faudrait-il ouvrir les bibliothèques le dimanche? C'est une question à laquelle Aurélie Filippetti aimerait que les maires répondent en conseil municipal. Pour ce faire, la députée de Moselle a déposé un amendement au projet de loi Macron. En clair, ce texte vise à « favoriser un débat municipal sur la politique d'ouverture des bibliothèques, au moment où le maire soumet pour avis les dimanches pour lesquels il prévoit d'autoriser l'ouverture des commerces », comme le prévoit déjà la loi Macron. La décision d'ouvrir ou non reviendra, bien entendu, aux élus. « Il s'agit de les inciter à en débattre et non à les obliger à quoi que ce soit », explique au Figaro Aurélie Filippetti, qui dit vouloir leur envoyer un signal: « Je souhaite montrer que la loi Macron ne se limite pas au domaine commercial » et que cette proposition « participe à lutter contre les inégalités ».

 

La députée de Moselle est loin d'avoir convaincu tous ses collègues dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Nombre d'entre eux ont souligné le manque de moyens dont disposaient les communes et les communautés de communes en cette période de restrictions budgétaire. L'ancienne ministre en a bien conscience: cela est dû « à la baisse de la dotation aux collectivités locales décidée par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances, celle-là même que j'ai refusée de voter en novembre dernier », rappelle-t-elle avant d'ajouter: « Manuel Valls nous a parlé d'‘Apartheid social', voilà une manière de répondre à la crise de la citoyenneté que traverse notre pays », lance celle qui a finalement trouvé le soutien du ministre de l'Economie Emmanuel Macron. Adopté le 13 février dernier par les députés, cet amendement a fait depuis l'objet d'une nouvelle rédaction à la demande du ministre de l'Economie et devrait bientôt être précisé par les sénateurs. Arrivé à la haute assemblée, le texte passera en commission dans les deux semaines à venir avant d'être débattu en séance publique au mois d'avril.

 

Généralement fermées le dimanche, entre midi et deux et vers 19H à la sortie des bureaux, les médiathèques ne sont ouvertes que 19 heures en moyenne par semaine contre 32 heures dans les villes de plus de 20.000 habitants. « Trop de bibliothèques municipales calquent encore leurs horaires sur les rythmes de travail des services administratifs et, de ce fait, excluent à priori toute une partie de leurs publics potentiels », soulignait déjà un rapport fin 2012 sur L'extension des horaires d'ouverture des bibliothèques. Son auteur Dominique Arot, inspecteur général des bibliothèques, remarquait que l'ouverture limitée de ces lieux pénaliserait en premier lieu les populations les plus fragiles: les étudiants salariés, les familles qui ne partent pas en vacances ou les travailleurs aux horaires irréguliers qui ont du mal à se rendre à la bibliothèque en semaine.

 

 

L'ancienne ministre veut montrer que la loi Macron ne se limite pas au domaine commercial

L'ouverture des bibliothèques le dimanche fait débat

     - Faut que j'te dise Aurélie, ton truc c'est quand même un peu tiré par les cheveux

 

 

L'année dernière, l'ONG Bibliothèques sans frontières (BSF) avait lancé à l'approche des municipales une pétition pour élargir l'ouverture des bibliothèques en France le soir et le week-end. Un an plus tard, l'ONG voit dans cet amendement une « première avancée positive » mais estime qu'elle reste « insuffisante ». Le texte d'Aurélie Filippetti ne concerne pas les bibliothèques universitaires et ne répond pas à la délicate question du financement d'un tel projet. « C'est pourquoi nous demandons aux sénateurs de prolonger l'amendement Filippetti en donnant les moyens aux collectivités par la création d'un fonds de soutien alimenté par les nouvelles recettes fiscales générées au seul profit de l'Etat par la consommation dominicale », propose son directeur général Jérémy Lachal, persuadé qu'il faut repenser le fonctionnement des bibliothèques. « Pas besoin d'ouvrir l'ensemble d'un établissement le week-end, une salle d'études équipée d'ordinateurs connectés à Internet peut suffire et permettre de mobiliser uniquement un ou deux membres du personnel », suggère-t-il. « On peut aussi faire glisser les horaires en ouvrant et fermant les bibliothèques plus tard. Et si les bibliothécaires ne peuvent pas assurer les permanences du soir, on peut éventuellement avoir recours à des emplois aidés ».

 

A l'inverse, des professionnels se montrent très frileux à l'idée de faire évoluer l'amplitude horaire des bibliothèques. Un certain nombre d'entre eux a d'ailleurs fait circuler une seconde pétition mettant en avant le besoin d'améliorer d'abord la qualité globale et les moyens attribués aux établissements, avant de vouloir ouvrir à tout va. « Les bibliothèques de France et de Navarre ne sont pas au mieux: sous-effectif, organisation du travail, action culturelle, politique documentaire, conditions matérielles... On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celles contraintes de réduire leurs horaires d'ouverture faute de moyens », dénonce la pétition signée par 1500 professionnels et usagers (lire ici).

 

Une réalité que dénonce Bertrand Piéri, représentant CGT des bibliothèques municipales parisienne. « Une ouverture le dimanche doit se faire à condition qu'on y mette vraiment les moyens », prévient le syndicaliste. Ce dernier estime qu'il faut pour cela recruter nécessairement sept personnes de plus le week-end et cinq dans la semaine pour une grande bibliothèque. Une démarche qui coûterait 300.000 euros de plus par an à la bibliothèque, selon ses calculs. « Par les temps qui courent, ça me paraît compliqué », ironise-t-il.

 

Lire l’article du « Figaro »

 

 

          Pour ouvrir le dimanche, compter 300 000 euros pour chaque bibliothèque

L'ouverture des bibliothèques le dimanche fait débat

- Je crois ma chère Aurélie que tu aurais dù d'abord aller lire le texte ouvrons mieux les bibs

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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