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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:46

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

L'appel de Grenoble aura été largement entendu : Une conférence de presse sera organisée le vendredi 24 mars, à l'attention des journalistes et des responsables politiques

 

Les bibliothécaires de Grenoble espéraient le soutien de la profession et une tribune au salon Livre Paris : visiblement, leur pari est relevé. Une conférence de presse sera en effet organisée le vendredi 24 mars, dans la foulée du rassemblement prévu à l'ouverture du salon, à 9h30, devant l'entrée principale du Pavillon 1, boulevard Victor, dans le XVe arrondissement de Paris.

 

À 11h, en salle « Connexions », allée B20, près du stand Radio France, « des bibliothécaires venus de toute la France prendront successivement la parole devant les journalistes et responsables politiques ». Des bibliothécaires de la ville de Grenoble, mais aussi de la Ville de Paris et d’autres communes de la région Ile–de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Plaine Commune, Sevran...), ainsi des bibliothécaires de la ville d'Amiens seront présents. Les personnels de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ont eux aussi confirmés leur participation au rassemblement.

 

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre Paris, devrait, selon nos informations, eux aussi envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession. « Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. À l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société », soulignaient les personnels de la ville de Grenoble dans leur appel.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

                Salon du Livre : les journalistes prêts pour le 24 mars

Les bibliothécaires en lutte organisent une conférence de presse au Salon du Livre de Paris
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:10

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

Les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la municipalité ne propose pas une autre solution

 

Les élections présidentielles s'approchent et, à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement de Paris, la tension monte. La mairie souhaite en effet organiser les scrutins des deux tours présidentielles dans l'enceinte de l'établissement. Alors que celui-ci reste ouvert aux usagers. Les personnels dénoncent une prise de risques inconsidérée.

 

En décembre 2015, pour les élections régionales, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras avait fermé les yeux : elle avait accepté d'accueillir en ses murs l'organisation des deux scrutins, tout en assurant le service aux usagers. En 2017, la mairie du XXe « a désigné la médiathèque Marguerite Duras comme bureau de vote, cette fois pour les élections présidentielles et législatives d’avril-juin 2017 », ce qui représente donc quatre dimanches pour lesquels l'établissement se transforme en bureau de vote.

 

Une bibliothèque comme bureau de vote, pourquoi pas, puisque des écoles sont réquisitionnées à cette fin. Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signale l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris, dont ActuaLitté a pu prendre connaissance. « Depuis l'annonce de cette réquisition, on assiste à une véritable fronde », nous indique un proche du dossier. C'est bien l'ouverture maintenue de l'établissement ces quatre dimanches qui irrite les personnels, dans un contexte où l'ouverture du dimanche de bibliothèques parisiennes a suscité une lutte sociale sans précédent avec la mairie de Paris.

 

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », indique l'équipe de la médiathèque. L'organisation de scrutins n'est pas à prendre à la légère, et nécessite une attention de premier ordre, mais c'est aussi pour des raisons de sécurité que l'équipe de la médiathèque ne souhaite pas accueillir ces scrutins : l'établissement peut accueillir au maximum 662 personnes, et l'effectif d'usagers se chiffre déjà à près de 500 personnes le dimanche.

 

« Ceci dans un contexte de plan Vigipirate en alerte maximale, où les médiathèques, comme tout lieu public, sont des cibles d’attaques potentielles », ajoute l'équipe de Marguerite Duras. Et pour cause : un projet déjoué d'attentat visait une médiathèque du réseau parisien. Selon nos informations, aucune réunion préalable avec les personnels n'a eu lieu. La direction des Affaires culturelles n'a pas encore répondu à nos appels, et nous ne sommes pas non plus parvenus à joindre la mairie du XXe. Fait exceptionnel pour une situation qui ne l'est pas moins, les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la mairie ne propose pas une autre solution. Autrement dit, les dimanches 23 avril, 7 mai, 4 juin et 18 juin 2017, les habitants du XXe devraient peut-être éviter la médiathèque pour exercer leur droit de vote...

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:07

 

Livres-Hebdo : le 16 mars 2017

 

Suscité par le projet, annoncé en juin 2016 par la municipalité, de fermer trois bibliothèques grenobloises, le mouvement de protestation compte désormais fédérer le mécontentement général de la profession, sur fond de contrainte budgétaire

 

Une trentaine de bibliothécaires de Grenoble se rendra à Livre Paris, porte de Versailles, le 24 mars, pour poursuivre le combat contre la fermeture de trois bibliothèques municipales, annoncée par la mairie en juin 2016 dans le cadre d'un plan d’austérité.

« Ces fermetures ont un impact significatif sur l’ensemble des bibliothèques du réseau entraînant une détérioration de nos conditions de travail ainsi qu’une dégradation du service rendu à la population », a alerté le collectif grenoblois lors de sa conférence de presse du 13 mars. Et d'ajouter : « Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques publiques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale ».

Les professionnels grenoblois, soutenus par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, demandent à leurs collègues de toute la France de les rejoindre lors de Livre Paris pour dénoncer plus globalement la dégradation de leurs conditions de travail et du service de lecture publique rendu aux usagers. Les salariés de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, en fort désaccord avec la mairie de Clamart sur les modalités du programme de rénovation et l'avenir de leur établissement, de même que les professionnels parisiens, ont déjà annoncé leur participation au rassemblement prévu le vendredi 24 mars à partir de 10 heures porte de Versailles (lire
ici et ).

La délégation de Grenoble a programmé une conférence de presse le même jour à 11 heures dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris. Des représentants des personnels se rendront ensuite au ministère de la Fonction publique. Un préavis de grève, touchant l’ensemble des agents municipaux, a également été déposé pour les 24 et 25 mars à Grenoble. Les protestataires demandent la réouverture des deux bibliothèques déjà fermées et le maintien en l’état du troisième établissement que la mairie prévoit de transformer en « troisième lieu ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au salon Livre Paris

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au Salon du Livre de Paris
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:03

 

Place Gre'net : le 14 mars 2017

 

Une délégation d’agents du réseau des bibliothèques de Grenoble se rendra au Salon du livre de Paris le 24 mars pour rencontrer des bibliothécaires en lutte dans d’autres collectivités ainsi qu’Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique

 

« Nous avons lancé une souscription sur Internet qui rencontre un énorme succès. Le départ sur Paris d’une délégation de plus de 30 agents aura bien lieu dans la nuit du 23 au 24 mars », déclare Philippe Candegabe, secrétaire général FO Ville de Grenoble. De fait, la souscription lancée a déjà permis de réunir près de 800 euros. Une somme qui se rapproche des 1 000 euros visés pour ce déplacement des bibliothécaires de Grenoble en lutte au Salon du livre de Paris. Leur objectif ? Faire entendre leurs voix dans des médias autres que locaux et ainsi donner à leur combat une dimension nationale.

 

Ce n’est d’ailleurs pas la seule annonce de l’intersyndicale CGT-FO-Sud et CNT des agents territoriaux de la Ville de Grenoble. Cette dernière confirme également qu’un préavis de grève concernant l’ensemble des agents municipaux pour ces prochains 24 et 25 mars a été déposé. En cause, l’interminable conflit qui oppose depuis neuf mois les syndicats territoriaux à la municipalité sur son plan de sauvegarde des services publics « Depuis neuf mois, nous menons la lutte par divers moyens. Grève, rassemblements, tractage, pétition, interpellation des élus […] Face à l’inflexibilité de notre employeur, nous décidons de porter au niveau national notre combat », déclare après avoir empoigné un porte-voix une des bibliothécaire présentes. Comment ? « En envoyant, sur un temps de grève le 24 mars, une délégation au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique », précise l’agent de la ville. De fait, selon cette dernière, il n’y a pas qu’à Grenoble « que les bibliothèques sont sacrifiées sur l’autel des logiques comptables et gestionnaires ».

 

« Partout en France, les collectivités cherchent à faire des économies sur la culture en fermant des établissements, en réduisant les budgets et en supprimant des postes », déplore la bibliothécaire en lutte. Raison pour laquelle cette dernière tient à affirmer l’entière solidarité des agents bibliothécaires de Grenoble avec leurs collègues d’autres villes, notamment ceux de Clamart, Aubagne, Chambéry, Saint-Étienne… « Un coup porté contre l’une d’entre elles est un coup porté contre tous », explique-t-elle encore. Ce sont bien là toutes les raisons constitutives de l’appel qu’avaient lancé ce 20 février les bibliothécaires en lutte de Grenoble à tous leurs collègues, ou autres professionnels de la lecture publique, aux prises avec des difficultés similaires. « Nous leur demandons de nous rejoindre le 24 mars au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique pour lutter, se battre et gagner », résume la bibliothécaire.

 

Lire l'article de Place Gre'net

 

 

Grenoble : les bibliothécaires en lutte portent leur combat au niveau national
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:55

 

De quoi au moins mettre un peu de gazoline dans leur chopper

 

L’initiative a été lancée il y a une dizaine de jours de jours déjà. Et elle est largement relayée sur les réseaux sociaux. Un appel des bibliothécaires de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique à venir se rassembler le 24 mars prochain (à 10 heures) au Salon du Livre, lequel se tient chaque année à la Porte de Versailles dans le XIVe arrondissement de Paris, pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

 

« Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lancent ainsi les bibliothécaires isérois à leurs collègues de France et de Navarre (lire ici). D'après nos informations des agents du réseaux parisiens ont déjà prévu de répondre présent après que l’appel a été relayé par la CGT Culture de la Ville de Paris.

 

Ceci dit les bibliothécaires grenoblois ne roulent pas sur l’or, d’autant moins qu’ils ont multiplié les jours de grève depuis plusieurs moi pour protester contre la politique du maire Gauche Alternative, Eric Piolle de fermer trois bibliothèques de la capitale du Dauphiné. C’est donc pour pouvoir affréter un bus et  financer leur expédition dans la capitale qu’un appel au don a été lancé sur le web via le site leetchi (lire ici).

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, c’est presque cinq cent euros qui ont déjà été collectés. De quoi mettre un peu de gazoline dans leur chopper voire du ketchup dans leur hamburger. Évidemment, les dons même les plus minimes sont les bienvenus. Pour ceux qui hésiteraient à donner leur numéro de carte bancaire sur Internet, leetchi tient à les rassurer : « la sécurité des paiements est assurée par le Crédit Mutuel Arkéa, en https via le système 3D-Secure » rappelle ainsi le site de cagnotte en ligne. En tout cas, notons que cette initiative devrait sans nul doute ravir tous les amoureux de William Sheller.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Grâce aux dons, les bibliothécaires grenoblois préparent leur virée à Paris le 24 mars

Les bibliothécaires de Grenoble mettent en place une cagnotte numérique pour financer leur virée au Salon du Livre à Paris
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:28

 

ActuaLitté : le 8 mars 2017

 

Des bibliothécaires parisiens avaient choisi la date du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour se réunir devant l'Hôtel d'Albret, qui abrite la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. L’occasion d’un échange « vif » avec les hauts cadres de l’administration

 

 « Nous sommes ici, d'abord, parce que nous sommes des femmes », répondent d'emblée deux bibliothécaires d'Hélène Berr, médiathèque située dans le XIIe arrondissement de Paris. « Nous sommes aussi ici parce que notre métier est précarisé, comme ceux qui relèvent, du social ou de l'éducation. Institutrices, infirmières, bibliothécaires... Nous sommes des femmes, et cela suffit visiblement à impliquer un traitement que l'on fait au temps de vie des femmes qui n'est pas le même que celui que l'on fait aux hommes. »

 

Si les élus et politiques interpellés n'ont pas répondu à l'appel des bibliothécaires mobilisés, l'engagement des présents est palpable. Sur les quelques 70 bibliothécaires rassemblés dans la cour de l'Hôtel d'Albret, on distingue à la fois des hommes et des femmes : ce qui les réunit là est un souci commun pour la fonction publique et le service qu'elle assure. Depuis plusieurs semaines, une partie des personnels de la ville, soutenue par l'intersyndicale, a entamé un mouvement pour protester contre l'ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche dans les conditions proposées par la mairie, qui ne leur conviennent pas.

 

Le sujet est toujours au cœur des revendications : des dix postes réclamés au départ pour l'ouverture du dimanche de la médiathèque Hélène Berr, les personnels sont passés à deux : en face, la mairie leur propose deux contractuels à temps non complet, qui travailleraient le dimanche à Hélène Berr et dans un des soixante lieux de lecture publique de Paris le reste du temps, puis la mise en place d'une équipe volante, constituée, à terme, de titulaires, qui interviendrait dans les différents établissements selon les mêmes modalités. « Cela ressemble à une organisation du travail qui relève de la grande distribution ou du commerce : on reconnaît qu'il manque des agents, mais on ne crée pas de postes. On ne peut pas en accepter le principe », résume Marie-Claude Sémel, déléguée syndicale FSU. « Nous ne sommes pas une corporation, nous sommes là pour le service public, nous défendons nos primes, nos conditions de travail, notre vie de famille », nous explique une bibliothécaire d'Hélène Berr. « Le traitement que nous réserve la mairie touche à la fois les femmes et les hommes ».

 

Du travail du dimanche aux droits des femmes, les sujets fâchent dans les rangs des personnels. D'autant plus que « la mairie d'Anne Hidalgo se dit open, féministe et concernée », et ne lésine pas sur la communication en ce sens. « On nous abreuve de messages sur les droits des femmes ou les Jeux olympiques, puis on nous répète qu'il n'y a plus d'argent », souligne un bibliothécaire. Dans les rangs, le revirement de la maire de Paris sur le travail du dimanche ou l'opération Autolib avec Vincent Bolloré sont cités pour critiquer ouvertement la politique d'Anne Hidalgo. Alors que les personnels occupaient depuis une heure environ la cour de l'Hôtel d'Albret, Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, Véronique Astien, sous-directrice de l’éducation artistique et des pratiques culturelles, et Stéphane Lagier, sous-directeur de l'administration générale de la direction des affaires culturelles, sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Le premier sujet porte sur le régime indemnitaire, qui désigne des primes versées pour compléter le traitement budgétaire, le salaire de base, « souvent inférieur au SMIC ». Ce régime indemnitaire peut représenter jusqu'à 20 % du salaire, et les bibliothécaires ont le plus faible de toute la Mairie de Paris, « et l'administration le reconnaît » insiste Bertrand Pieri, délégué syndical CGT. Les personnels réclament une augmentation de 100 % de la prime moyenne annuelle qui leur est réservée, soit environ 3400 €, pour atteindre 6000 € au total. « Dans la filière administrative, ce régime peut atteindre 9 à 12.000 € », rappelle-t-il.

 

« Vous avez un effet de sidération et d'injustice face à ce décalage, nous en sommes parfaitement conscients », tempère Stéphane Lagier. « Nous sommes dans une démarche de progression, même si l'on peut dire que ce n'est pas assez. » « Je ne suis pas adjoint aux finances, c'est l'exécutif qui décide de la ventilation du budget », complète Noël Corbin, en insistant sur le fait que l'administration a reconnu « une injustice ». L'administration parisienne a proposé aux personnels d'obtenir 1000 € cette année, puis environ 600 € d'augmentation annuelle deux ans plus tard, ce qui termine de froisser les intéressés. « Pourquoi nous le faisons sur trois ans ? Parce que sur une année, budgétairement, ce n'est pas possible, la Ville n'en a pas les moyens. On le fait sur trois ans pour monter en force progressivement », assure Noël Corbin, tandis que les syndicats dénoncent « une proposition d'augmentation de 0,5 quand l'écart est de 1 à 4 » entre certaines catégories.

 

Sur l'ouverture du dimanche, la direction des affaires culturelles assure que le dialogue avec les personnels est permanent : « J'avais dit dès juillet dernier, à Hélène Berr, que nous allions ouvrir et voir au fur et à mesure. C'est ce que l'on fait. Nous n'avons pas dit : “C'est comme ça et pas autrement” », rappelle Noël Corbin. Selon le directeur des affaires culturelles, le renfort de deux contractuels et la mise en place d'une équipe volante est un premier pas vers le bon fonctionnement des établissements le dimanche. « C'est une solution d'équipe de renfort que nous sommes en train de mettre en place » défend Véronique Astien, sans convaincre les bibliothécaires présents.

 

« Des femmes vont se retrouver à devoir accepter ces emplois à temps partiels, nous allons être complices de la précarisation des femmes ? », s'inquiète l'une d'entre eux. « Pourquoi ne pas négocier une matinée supplémentaire d'ouverture avec l'adjoint à la culture Bruno Julliard ? Cela permettrait de revenir aux horaires antérieurs, en plus. Pourquoi cette obstination à ne pas embaucher ? », s'interroge Bertrand Pieri. Si elle évoque à nouveau les contraintes budgétaires, l'administration parisienne assure qu'elle sera aux côtés des personnels tout au long des mises en place des ouvertures du dimanche : « Toute personne qui ne veut pas travailler le dimanche voit avec le bureau des bibliothèques, on regardera les pistes, les postes et nous travaillerons avec vous, c'est un engagement. Les conditions physiques, hygiène et sécurité seront respectées, c'est ma responsabilité de directeur », assure Noël Corbin.

 

Malgré cette intervention attendue de la direction des affaires culturelles, certains ne se privent pas de témoigner pour appuyer leur présence en cette journée des droits des femmes : « J'ai passé trois concours, je suis bientôt à la retraite, je suis obligée de prolonger, ça fait quarante ans que je travaille dans les bibliothèques. Ma retraite va être de 1500 €. J'ai dû, en tant que femme, m'arrêter de travailler parce que j'ai eu des enfants, j'ai travaillé à 50 et à 80 %, je n'ai pas pu passer le concours de bibliothécaire parce que j'ai divorcé, je n'ai pas pu me rendre à Lyon... Voilà la situation des femmes aujourd'hui au bord de la retraite : 1500 € avec un loyer de 800 €, comment fait-on ? ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:56

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée dans ses habitudes par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières à faire les frais des coupes budgétaires comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook. Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venue de tous les coins du territoire et qui se donne rendez-vous à 10 heures au Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les bibliothécaires seront au Salon du Livre le 24 mars pour dénoncer les attaques envers la lecture publique

Les bibliothécaires grenoblois donnent rendez-vous à leurs collègues de l’hexagone au Salon du Livre
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:18

 

ActuaLitté : le 28 février 2017

 

Les bibliothécaires de Grenoble ont lancé un appel au rassemblement de leur profession lors du Salon du Livre de Paris, le 24 mars prochain, pour protester contre l'austérité et les restrictions budgétaires qui ont un impact direct sur l'exercice de leur métier

 

L'appel est désormais lancé : les bibliothécaires de Grenoble, soutenus par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, ont donné rendez-vous à leurs collègues et à toutes les professions du livre le vendredi 24 mars prochain, le matin, au Salon du Livre de Paris. « Sur un plan symbolique, ce choix nous paraît adéquat, car il s'agit d'un des hauts lieux où se défendent le livre et la chaîne du livre, et les bibliothèques en constituent un maillon important », nous explique un des professionnels qui feront le déplacement dans la capitale. Évidemment, le Salon du Livre de Paris est aussi « un temps fort, qui permet d'attirer les médias plus facilement ». Dans cette perspective, les organisateurs du Salon vont être sollicités pour qu'une tribune soit accordée aux manifestants, afin d'alerter la presse et le grand public sur leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.

 

Les bibliothécaires de Grenoble espèrent qu'un maximum de collègues se joindra à eux : si un trajet en bus est prévu pour les personnels de la ville, ces derniers comptent surtout sur le soutien des bibliothécaires parisiens, mobilisés depuis plusieurs mois pour défendre des conditions de travail qu'ils jugent précaires. « Quelque chose va sûrement s'enclencher, et d'autres professionnels feront le déplacement jusqu'à Paris », promet un professionnel. « Nous espérons aussi le soutien de toute la chaîne du livre », souligne un autre. Selon les organisateurs de cette manifestation, depuis le lancement de l'appel, les auteurs se sont montrés particulièrement solidaires : « Nous avons reçu plusieurs messages de soutien, et des illustrateurs nous ont même proposé d'utiliser leurs travaux pour des messages de lutte ». L'après-midi, les bibliothécaires iront à la rencontre de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, pour exposer leurs préoccupations.

 

À Grenoble, la municipalité envisageait la fermeture de trois bibliothèques, pour cause de réduction des dotations de l'État et, in fine, pour réaliser des économies. Les établissements Prémol et Hauquelin sont aujourd'hui bel et bien fermés : « Samedi dernier, Prémol a été vidé de ses livres et de ses étagères. Pour l'instant, on ne sait pas ce qu'il adviendra des livres », nous précise-t-on. Pour l'établissement Alliance, la situation est un peu plus particulière : l'établissement a été réduit de moitié en termes de surface et de personnel, pour abriter un « tiers lieu ». Le dialogue social, à Grenoble, reste difficile : les professionnels ont fait une grève en juillet, 2 en octobre et 4 en décembre dernier : « Cela s'amplifie, c'est sûr », remarque l'un d'entre eux.

 

Les collègues parisiens auront sûrement à cœur de ne pas manquer le rendez-vous : depuis plusieurs semaines, ils sont engagés dans un mouvement de grève qui dénonce les conditions imposées par la Mairie de Paris pour l'ouverture dominicale des établissements.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

Comme avec Anne Hidalgo en 2011, y aura du beau monde au Salon du Livre le 24 mars

Les professionnels de la lecture publique demandent  le soutien des organisateurs du Salon du Livre

- Dans ce cas, je reviens dédicacer mon livre et pour l'occasion j'amènerais aussi Eric Piolle

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 15:37

 

Télérama : le 24 février 2017

 

Pour le troisième dimanche consécutif, la médiathèque Hélène Berr (XIIe) est restée portes closes. La raison : un mouvement social de protestation contre le manque de moyens humains prévus pour accompagner l’ouverture dominicale, effective depuis fin janvier

 

Sur la vitre des portes automatiques de la médiathèque Hélène Berr (XIIe), un message laconique informe les visiteurs : « En raison d'un mouvement de grève, la médiathèque sera fermée aujourd'hui dimanche 19 février ». Aucune mention sur les causes de cet arrêt de travail. Ce qui aurait pourtant pu donner lieu à un exercice de style assez intéressant : car ce sont précisément les conditions d'ouverture dominicales qui sont à l'origine d'un mouvement social entamé il y a trois semaines, après deux premiers dimanches d'ouverture, les 22 et 29 janvier (lire ici). Alors que le sujet des horaires des bibliothèques vient de s'inviter dans la campagne présidentielle (Emmanuel Macron veut que « toutes les bibliothèques de France » soient ouvertes « en soirée, le week-end » comme dans de nombreux autres pays), le cas parisien vient illustrer que de la déclaration d’intention à la mise en pratique il y a un fossé que la Mairie de Paris franchit avec difficulté.

 

Sur le principe, la cause est — majoritairement — entendue : « Sans se focaliser uniquement sur le dimanche, nous défendons l'élargissement des horaires — à l'heure du déjeuner, plus tard le soir... — car on sent bien qu'il y a une demande sociale et un changement des usages : de plus en plus les gens viennent utiliser les espaces, plus que les collections », témoigne Xavier Galaup, président de l'Association des bibliothécaires de France. Il suffit d'aller flâner un dimanche après-midi à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement, pour s’en convaincre. Entre les familles, les étudiants, les collégiens préparant un exposé et les âmes solitaires lisant le journal, trouver une table libre pour poser son ordinateur ou un siège pour bouquiner relève de l'exploit.

 

Dans la capitale, si l'on excepte une structure spécialisée, la bibliothèque du cinéma François Truffaut, quatre établissements généralistes sont ouverts le dimanche : Marguerite Yourcenar (XVe), Marguerite Duras (20e), Françoise Sagan (Xe) et la Canopée aux Halles (Ier). Toutes sont des équipements inaugurés entre 2008 et 2016 et qui, dès le départ, étaient prévus pour cette offre dominicale, avec un projet d'équipe orienté dans ce sens et des espaces pensés pour les nouveaux usages.

 

Le cas de la médiathèque Hélène Berr est différent : il s'agit de la première des sept bibliothèques du réseau préexistant choisies par la Ville de Paris pour que, d'ici à la fin de la mandature en 2020, chaque grand bassin de vie dispose d'un équipement ouvert le dimanche. Une orientation dont le bien-fondé n’est pas contesté. « En général, les collègues y sont favorables ; ils voient bien l'utilité pour le public, poursuit Xavier Galaup. Après, cela doit se faire dans de bonnes conditions : une fois la décision prise, la négociation prend du temps, notamment pour anticiper le changement pour les bibliothécaires qui n'avaient pas prévu de travailler ce jour-là. Parfois aussi les espaces ne sont pas conçus pour un fonctionnement avec des effectifs réduits, notamment dans certains établissements qui ne sont pas rénovés ou sur plusieurs niveaux ». Nota bene : la médiathèque Hélène Berr compte six étages…

 

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

 

Mais cette contrainte architecturale n’est pas le principal — en tout cas pas le seul — point d’achoppement : « Les personnels étaient partagés entre les pour et les pas complètement contre, à la condition que cela soit fait avec les moyens adéquats, témoigne Bertrand Pieri, délégué CGT à la direction des affaires culturelles. Or la Mairie n’a pas fourni les effectifs nécessaires. Nous avions chiffré qu’il fallait 10 postes supplémentaires ; la Mairie en a accordé six, dont trois emplois-étudiants ».

 

Au cabinet de Bruno Julliard, maire-adjoint à la culture, on argumente à base de démonstration arithmétique : « Le nombre postes à Hélène Berr est passé de 32 à 38. Concrètement il y a eu une hausse de 19% des personnels alors que le nombre d'heures travaillées a progressé de 14% ». Sauf que le dimanche, les équipes tournent à moindre régime avec une affluence soutenue. Et que la grogne sur les conditions de travail en fin de semaine, à laquelle se greffent des revendications salariales, ne sont pas l’apanage de la médiathèque du XIIe. En témoignent la mobilisation organisée le 4 février devant ses portes (25 établissements avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale) et la solidarité affichée par d'autres bibliothèques « du dimanche » : le 12 février, les deux Marguerite (Duras et Yourcenar) avaient aussi baissé le rideau et le 19, Françoise Sagan a fermé deux heures plus tôt que d’habitude.

 

Ouverture du dimanche : chez Bruno Julliard, on se défend de toute précipitation

Travail du dimanche : à Paris, des bibliothécaires se rebiffent

   - Et pourtant je vais quand même dans le mur !

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:28

 

ActuaLitté : le 23 février

 

« La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres de France est le premier développement d’une crise générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires qui seront en grève le 1er mars

 

Les personnels des bibliothèques de Sevran (Seine-Saint-Denis) le constatent : depuis plusieurs mois, un sous-effectif structurel sévit. Non-remplacement de postes, baisse des dotations, les causes sont connues. Mais la publication d’un document, Sevran Terre d’Avenir, sème le doute quant à l’avenir des deux plus importantes structures. C’est un « schéma directeur », communiqué en septembre dernier, qui inquiète. Ce dernier « fixe la vision urbaine pour le territoire sevranais », dans un « travail partenarial avec la Ville et ses services ». Problème : nulle part dans cette synthèse, les établissements Albert Camus et Marguerite Yourcenar, les deux plus importantes bibliothèques, n’apparaissent.

 

Situées respectivement dans le Quartier de la gare et le Quartier Urban, les actuelles bibliothèques semblent tout simplement éclipsées. Dans le cas d’Albert Camus, on trouve le terme « Espace de proximité », pour Marguerite Yourcenar, on signale un « équipement ». Dans le redéploiement qu’entraîneraient les travaux liés au Grand Paris, on évoque la création de Fab Lab, ou encore des Idea Stores, un concept mêlant service de bibliothèque, d’étude et d’information. « Ce sont pourtant des problématiques qui touchent les personnels des bibliothèques : pourquoi ne pas nous tenir informés ? De cette manière, nous serions presque exclus des aménagements », explique-t-on.

 

Alors que les travaux doivent débuter à la rentrée 2017, les personnels ont multiplié les questions à l’attention de la mairie dirigée par Stéphane Gatignon, des élus, et des adjoints. Mais pour l’instant « c’est un mutisme complet : on nous répond que nous sommes paranoïaques ! » Et de poursuivre : « Ces deux structures sont implantées sur des zones qui seront totalement remodelées dans le cadre du Grand Paris Express. Les travaux démarrent dès septembre aux abords de la bibliothèque Albert Camus et nous déplorons qu’aucune disposition n’ait été prise à ce jour par nos tutelles pour assurer le bon fonctionnement du service durant cette période ».

 

Dans le même temps, on pointe « la vétusté de structures dont l’entretien n’est plus assuré depuis quelques années. Nous ne sommes donc plus en mesure de garantir la continuité d’un service public de qualité ». D’autant que les usagers commencent à se préoccuper eux-mêmes de savoir ce qu’il adviendra de ces lieux. « La ville a été abondamment qualifiée de “désert culturel” par la presse nationale lors de l’inauguration de la microfolie au sein du quartier des Beaudottes sans que cette description peu élogieuse ne provoque de droit de réponse de la part de la municipalité pour soutenir les services culturels (Conservatoire, Arts plastiques, festival des rêveurs éveillés, théâtre à domicile, bibliothèques). Si Sevran est vraiment un désert culturel qu’il importe de faire reverdir, ce n’est pas en fermant deux bibliothèques qu’on s’engage dans cette voie... ».

 

Une grève des personnels est d’ores et déjà prévue pour le 1er mars. « La possibilité d’envisager la fermeture de deux bibliothèques dans une des villes les plus pauvres du 93 (lui-même considéré comme le département le plus pauvre de France), après les fermetures d’équipement à Grenoble, est la traduction des premiers développements d’une crise plus générale de la lecture publique », dénoncent les bibliothécaires.

 

Lira l’article d’ActuaLitté

 

 

 

                            Photo de Stéphane Gatignon en illustration.... de son Blog !

Le Grand Paris entrainerait la fermeture de la moitié des bibliothèques à Sevran (93)..... avec la complicité du maire de la ville, Stéphane Gatignon !

- Heu, si j'accuse les gens de parano c'est que je suis moi même devenu Schizophrène

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