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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

L'appel de Grenoble, lancé fin février par des bibliothécaires de la ville, aura porté ses fruits : des personnels d'établissements de Grenoble, Clamart, Paris, Sevran, Amiens, Lille et d'autres villes de France se sont retrouvés au salon Livre Paris pour protester contre les mesures d'austérité des municipalités et du gouvernement, qui dégradent selon eux leurs conditions de travail

 

Le rendez-vous était pris à la Porte de Versailles : avec l'accord des organisateurs du Salon du livre de Paris, qui leur ont fourni la salle Connexions, des bibliothécaires de plusieurs villes de France étaient réunis pour évoquer des situations critiques, de réductions de budgets, de suppressions de postes, d'extensions des horaires d'ouverture, y compris les dimanches. Le discours des bibliothécaires est clair, bien rodé, et pour cause : la plupart mènent des luttes dans leurs villes respectives depuis plusieurs mois, comme à Clamart, à Grenoble ou à Paris.

 

À Grenoble, le départ s'est fait cette nuit, à minuit, dans un bus pour la capitale : si une trentaine de bibliothécaires sont montés à Paris, c'est aujourd'hui grève générale des services publics à Grenoble. « L'austérité touche tout le monde, c'est évident », observe simplement une manifestante. « Depuis six mois, nous avons au moins un préavis de grève par mois, dont les revendications sont systématiquement rejetées par l'administration ». Car ce contexte d'austérité est très souvent mal vécu par les personnels, à cause d'un dialogue difficile, quand il n'est pas inexistant, avec les élus. « Il n'y a aucun échange sur le ressenti des agents, et aucune remise en cause du plan de sauvegarde proposé par la mairie.»

 

À Clamart, autour de la Petite Bibliothèque Ronde, le dialogue est lui aussi au point mort : une réunion prévue le 30 mars entretient l'espoir de le ranimer, en présence du préfet, de l'association de la Petite Bibliothèque Ronde, de la mairie et de la DRAC. Selon la mairie, le bâtiment actuel de la PBR, icône d'une politique de lecture publique tournée vers une pédagogie attentive à l'enfant, doit être rénové. L'association ne le nie pas, mais dénonce un plan de réhabilitation obscur et sans garantie. La réunion du 30 mars a justement pour objectif d'évoquer la rénovation, mais aussi le projet d'établissement, qui reste justement indissociable de la PBR.

 

Parmi les intervenants, les personnels de la Bibliothèque nationale de France qui, si elle n'est pas municipale, se dit solidaire de la lutte des bibliothécaires mobilisés. Ou encore les établissements de la Plaine Commune, Vitry-sur-Seine ou Boulogne-Billancourt. Sur la scène Connexions, les bibliothécaires, qui étaient au total entre 150 et 200, ont échangé sur leurs situations respectives, à la fois particulières et réunies par une cause commune, la réduction des budgets et un dialogue difficile avec les élus. Qui, d'ailleurs, sont de tous bords : de la droite à la gauche, la culture est partout malmenée, déplorent les bibliothécaires.

 

Pendant la conférence de presse au salon Livre Paris, une délégation de bibliothécaires se rendait au ministère de la Fonction publique pour une réunion. « Elle s'est bien passée, nous avons été reçus par la directrice de cabinet, qui a priori découvrait l'ensemble des situations que nous lui avons exposées. La bonne nouvelle, c'est qu'elle nous a demandé de faire remonter les cas ville par ville, pour pouvoir les étudier, parce que la problématique était différente entre les communes. La mauvaise, c'est que ces interlocuteurs risquent de changer dans les prochains mois. Mais nous avons fait passer le message que l'argument principal des collectivités pour justifier ces politiques, c'était la baisse des dotations de l'État ». En somme, un bilan pour le quinquennat Hollande au salon Livre Paris ?

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

Les bibliothécaires à Livre Paris : « Il faut défendre notre métier au niveau national »
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 19:09

 

Livres-Hebdo : le 24 mars 2017

 

A l’appel de leurs confrères de Grenoble, de nombreux bibliothécaires venus de plusieurs villes de France se sont retrouvés au salon de la Porte de Versailles pour exprimer leur inquiétude face à la dégradation de leurs conditions de travail

 

Près d’une centaine de professionnels de la lecture publique ont répondu à l’appel au rassemblement proposé vendredi 24 mars à Livre Paris par le collectif des bibliothécaires en lutte de Grenoble. « Le salon du livre est un moment propice pour donner écho aux problèmes que connaissent les bibliothèques partout en France et notamment au combat emblématique des bibliothécaires de Grenoble », a souligné un représentant national de la CGT en ouverture de la conférence de presse qui se tenait dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris.

 

Les délégués syndicaux de Grenoble, qui s’opposent depuis le mois de juin 2016 à la fermeture de trois bibliothèques de quartier programmée par la mairie dans le cadre de son plan d’économie, ont dénoncé une logique purement comptable. « Avant, chaque quartier de la ville possédait sa bibliothèque qui était un outil majeur de la lutte contre les inégalités sociales, a martelé une bibliothécaire à la tribune. L’absence de moyens attribués à la culture ne se fait sentir que des années plus tard. C'est cette invisibilité des effets à court terme qui fait que la culture est souvent la cible première des restrictions budgétaires. Au niveau local, nous resterons mobilisés jusqu’à la victoire ».

 

Des représentants des personnels ou des collectifs de soutien de la Bibliothèque nationale de France, de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, des bibliothèques de Plaine Commune, de Vitry-sur-Seine, de Nantes (qui, n’ayant pas pu faire le déplacement, avaient envoyé un message de soutien à leurs confrères), ont fait entendre successivement leurs voix. Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche. « Nous voulons lutter contre la vague libérale qui conduit à la disparition programmée de la culture de proximité », a alerté un agent de la Ville de Paris.

 

En parallèle de la conférence de presse, une délégation d’une vingtaine d’agents s’est rendue dans la matinée au ministère de la Fonction publique. Les bibliothécaires y ont rencontré la directrice de cabinet de la ministre, Annick Girardin, et ont pu évoquer les situations préoccupantes dans leurs collectivités territoriales respectives.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Une centaine de bibliothécaires manifestent à Livre Paris
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:13

 

Grenoble, Amiens, Clamart, Paris… ils se donnent rendez-vous le 24 mars à 10 heures à la Porte de Versailles

 

Ces initiateurs n’en espéraient pas tant. C’est que les bibliothécaires de Grenoble se battent depuis des mois contre les coupes sombres entraînant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre » sans avoir l’impression d’être entendus. Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle, a été élu sur une liste gauche alternative et un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

C’est alors que les bibliothécaires Isérois ont eu l’idée de profiter de la tenue du Salon du Livre à Paris pour lancer un appel à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook.

 

Un appel qui a, semble-t-il, été entendu par de nombreux acteurs de la lecture publique puisqu’ils devraient se déplacer en nombre pour manifester à la Porte de Versailles. En effet, outre ceux de Grenoble, des bibliothécaires de la Ville d’Amiens (Sommes) ont annoncé leur présence ainsi que d’autres en provenance de l’Île-de-France. Ils ne seront pas seuls puisque les agents de la « Petite bibliothèque ronde » de Clamart ont lancé eux aussi un appel de soutien (lire ici) ainsi que le syndicat CGT culture à l’adresse des personnels du réseau parisien (lire là) pour participer au rassemblement prévu vers 10 heures.

 

Toutefois, les « bibliothécaires en lutte » ne seront pas seulement cantonnés aux abords du Parc des Expositions car surprise… les organisateurs du Salon du Livre ont décidé de leur accorder une salle pour tenir une conférence de presse dans la foulée (lire ici). Une première dans ce haut lieu institutionnel qui évite soigneusement la question sociale et qui a de quoi rendre fiers les initiateurs de « l’appel de Grenoble ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                               Le 24 mars y aura du monde au Salon du Livre

Les organisateurs du Salon du Livre de Paris offrent une tribune aux « Bibliothécaires en Lutte »
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:46

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

L'appel de Grenoble aura été largement entendu : Une conférence de presse sera organisée le vendredi 24 mars, à l'attention des journalistes et des responsables politiques

 

Les bibliothécaires de Grenoble espéraient le soutien de la profession et une tribune au salon Livre Paris : visiblement, leur pari est relevé. Une conférence de presse sera en effet organisée le vendredi 24 mars, dans la foulée du rassemblement prévu à l'ouverture du salon, à 9h30, devant l'entrée principale du Pavillon 1, boulevard Victor, dans le XVe arrondissement de Paris.

 

À 11h, en salle « Connexions », allée B20, près du stand Radio France, « des bibliothécaires venus de toute la France prendront successivement la parole devant les journalistes et responsables politiques ». Des bibliothécaires de la ville de Grenoble, mais aussi de la Ville de Paris et d’autres communes de la région Ile–de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Plaine Commune, Sevran...), ainsi des bibliothécaires de la ville d'Amiens seront présents. Les personnels de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ont eux aussi confirmés leur participation au rassemblement.

 

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre Paris, devrait, selon nos informations, eux aussi envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession. « Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. À l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société », soulignaient les personnels de la ville de Grenoble dans leur appel.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

                Salon du Livre : les journalistes prêts pour le 24 mars

Les bibliothécaires en lutte organisent une conférence de presse au Salon du Livre de Paris
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:10

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

Les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la municipalité ne propose pas une autre solution

 

Les élections présidentielles s'approchent et, à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement de Paris, la tension monte. La mairie souhaite en effet organiser les scrutins des deux tours présidentielles dans l'enceinte de l'établissement. Alors que celui-ci reste ouvert aux usagers. Les personnels dénoncent une prise de risques inconsidérée.

 

En décembre 2015, pour les élections régionales, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras avait fermé les yeux : elle avait accepté d'accueillir en ses murs l'organisation des deux scrutins, tout en assurant le service aux usagers. En 2017, la mairie du XXe « a désigné la médiathèque Marguerite Duras comme bureau de vote, cette fois pour les élections présidentielles et législatives d’avril-juin 2017 », ce qui représente donc quatre dimanches pour lesquels l'établissement se transforme en bureau de vote.

 

Une bibliothèque comme bureau de vote, pourquoi pas, puisque des écoles sont réquisitionnées à cette fin. Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signale l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris, dont ActuaLitté a pu prendre connaissance. « Depuis l'annonce de cette réquisition, on assiste à une véritable fronde », nous indique un proche du dossier. C'est bien l'ouverture maintenue de l'établissement ces quatre dimanches qui irrite les personnels, dans un contexte où l'ouverture du dimanche de bibliothèques parisiennes a suscité une lutte sociale sans précédent avec la mairie de Paris.

 

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », indique l'équipe de la médiathèque. L'organisation de scrutins n'est pas à prendre à la légère, et nécessite une attention de premier ordre, mais c'est aussi pour des raisons de sécurité que l'équipe de la médiathèque ne souhaite pas accueillir ces scrutins : l'établissement peut accueillir au maximum 662 personnes, et l'effectif d'usagers se chiffre déjà à près de 500 personnes le dimanche.

 

« Ceci dans un contexte de plan Vigipirate en alerte maximale, où les médiathèques, comme tout lieu public, sont des cibles d’attaques potentielles », ajoute l'équipe de Marguerite Duras. Et pour cause : un projet déjoué d'attentat visait une médiathèque du réseau parisien. Selon nos informations, aucune réunion préalable avec les personnels n'a eu lieu. La direction des Affaires culturelles n'a pas encore répondu à nos appels, et nous ne sommes pas non plus parvenus à joindre la mairie du XXe. Fait exceptionnel pour une situation qui ne l'est pas moins, les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la mairie ne propose pas une autre solution. Autrement dit, les dimanches 23 avril, 7 mai, 4 juin et 18 juin 2017, les habitants du XXe devraient peut-être éviter la médiathèque pour exercer leur droit de vote...

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 10:07

 

Livres-Hebdo : le 16 mars 2017

 

Suscité par le projet, annoncé en juin 2016 par la municipalité, de fermer trois bibliothèques grenobloises, le mouvement de protestation compte désormais fédérer le mécontentement général de la profession, sur fond de contrainte budgétaire

 

Une trentaine de bibliothécaires de Grenoble se rendra à Livre Paris, porte de Versailles, le 24 mars, pour poursuivre le combat contre la fermeture de trois bibliothèques municipales, annoncée par la mairie en juin 2016 dans le cadre d'un plan d’austérité.

« Ces fermetures ont un impact significatif sur l’ensemble des bibliothèques du réseau entraînant une détérioration de nos conditions de travail ainsi qu’une dégradation du service rendu à la population », a alerté le collectif grenoblois lors de sa conférence de presse du 13 mars. Et d'ajouter : « Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques publiques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale ».

Les professionnels grenoblois, soutenus par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, demandent à leurs collègues de toute la France de les rejoindre lors de Livre Paris pour dénoncer plus globalement la dégradation de leurs conditions de travail et du service de lecture publique rendu aux usagers. Les salariés de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, en fort désaccord avec la mairie de Clamart sur les modalités du programme de rénovation et l'avenir de leur établissement, de même que les professionnels parisiens, ont déjà annoncé leur participation au rassemblement prévu le vendredi 24 mars à partir de 10 heures porte de Versailles (lire
ici et ).

La délégation de Grenoble a programmé une conférence de presse le même jour à 11 heures dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris. Des représentants des personnels se rendront ensuite au ministère de la Fonction publique. Un préavis de grève, touchant l’ensemble des agents municipaux, a également été déposé pour les 24 et 25 mars à Grenoble. Les protestataires demandent la réouverture des deux bibliothèques déjà fermées et le maintien en l’état du troisième établissement que la mairie prévoit de transformer en « troisième lieu ».

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au salon Livre Paris

 Les bibliothécaires de Grenoble appellent à la mobilisation le 24 mars au Salon du Livre de Paris
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:03

 

Place Gre'net : le 14 mars 2017

 

Une délégation d’agents du réseau des bibliothèques de Grenoble se rendra au Salon du livre de Paris le 24 mars pour rencontrer des bibliothécaires en lutte dans d’autres collectivités ainsi qu’Annick Girardin, la ministre de la Fonction publique

 

« Nous avons lancé une souscription sur Internet qui rencontre un énorme succès. Le départ sur Paris d’une délégation de plus de 30 agents aura bien lieu dans la nuit du 23 au 24 mars », déclare Philippe Candegabe, secrétaire général FO Ville de Grenoble. De fait, la souscription lancée a déjà permis de réunir près de 800 euros. Une somme qui se rapproche des 1 000 euros visés pour ce déplacement des bibliothécaires de Grenoble en lutte au Salon du livre de Paris. Leur objectif ? Faire entendre leurs voix dans des médias autres que locaux et ainsi donner à leur combat une dimension nationale.

 

Ce n’est d’ailleurs pas la seule annonce de l’intersyndicale CGT-FO-Sud et CNT des agents territoriaux de la Ville de Grenoble. Cette dernière confirme également qu’un préavis de grève concernant l’ensemble des agents municipaux pour ces prochains 24 et 25 mars a été déposé. En cause, l’interminable conflit qui oppose depuis neuf mois les syndicats territoriaux à la municipalité sur son plan de sauvegarde des services publics « Depuis neuf mois, nous menons la lutte par divers moyens. Grève, rassemblements, tractage, pétition, interpellation des élus […] Face à l’inflexibilité de notre employeur, nous décidons de porter au niveau national notre combat », déclare après avoir empoigné un porte-voix une des bibliothécaire présentes. Comment ? « En envoyant, sur un temps de grève le 24 mars, une délégation au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique », précise l’agent de la ville. De fait, selon cette dernière, il n’y a pas qu’à Grenoble « que les bibliothèques sont sacrifiées sur l’autel des logiques comptables et gestionnaires ».

 

« Partout en France, les collectivités cherchent à faire des économies sur la culture en fermant des établissements, en réduisant les budgets et en supprimant des postes », déplore la bibliothécaire en lutte. Raison pour laquelle cette dernière tient à affirmer l’entière solidarité des agents bibliothécaires de Grenoble avec leurs collègues d’autres villes, notamment ceux de Clamart, Aubagne, Chambéry, Saint-Étienne… « Un coup porté contre l’une d’entre elles est un coup porté contre tous », explique-t-elle encore. Ce sont bien là toutes les raisons constitutives de l’appel qu’avaient lancé ce 20 février les bibliothécaires en lutte de Grenoble à tous leurs collègues, ou autres professionnels de la lecture publique, aux prises avec des difficultés similaires. « Nous leur demandons de nous rejoindre le 24 mars au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction publique pour lutter, se battre et gagner », résume la bibliothécaire.

 

Lire l'article de Place Gre'net

 

 

Grenoble : les bibliothécaires en lutte portent leur combat au niveau national
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:55

 

De quoi au moins mettre un peu de gazoline dans leur chopper

 

L’initiative a été lancée il y a une dizaine de jours de jours déjà. Et elle est largement relayée sur les réseaux sociaux. Un appel des bibliothécaires de Grenoble à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique à venir se rassembler le 24 mars prochain (à 10 heures) au Salon du Livre, lequel se tient chaque année à la Porte de Versailles dans le XIVe arrondissement de Paris, pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions.

 

« Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » lancent ainsi les bibliothécaires isérois à leurs collègues de France et de Navarre (lire ici). D'après nos informations des agents du réseaux parisiens ont déjà prévu de répondre présent après que l’appel a été relayé par la CGT Culture de la Ville de Paris.

 

Ceci dit les bibliothécaires grenoblois ne roulent pas sur l’or, d’autant moins qu’ils ont multiplié les jours de grève depuis plusieurs moi pour protester contre la politique du maire Gauche Alternative, Eric Piolle de fermer trois bibliothèques de la capitale du Dauphiné. C’est donc pour pouvoir affréter un bus et  financer leur expédition dans la capitale qu’un appel au don a été lancé sur le web via le site leetchi (lire ici).

 

Au moment où nous écrivons ces lignes, c’est presque cinq cent euros qui ont déjà été collectés. De quoi mettre un peu de gazoline dans leur chopper voire du ketchup dans leur hamburger. Évidemment, les dons même les plus minimes sont les bienvenus. Pour ceux qui hésiteraient à donner leur numéro de carte bancaire sur Internet, leetchi tient à les rassurer : « la sécurité des paiements est assurée par le Crédit Mutuel Arkéa, en https via le système 3D-Secure » rappelle ainsi le site de cagnotte en ligne. En tout cas, notons que cette initiative devrait sans nul doute ravir tous les amoureux de William Sheller.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Grâce aux dons, les bibliothécaires grenoblois préparent leur virée à Paris le 24 mars

Les bibliothécaires de Grenoble mettent en place une cagnotte numérique pour financer leur virée au Salon du Livre à Paris
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:28

 

ActuaLitté : le 8 mars 2017

 

Des bibliothécaires parisiens avaient choisi la date du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour se réunir devant l'Hôtel d'Albret, qui abrite la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. L’occasion d’un échange « vif » avec les hauts cadres de l’administration

 

 « Nous sommes ici, d'abord, parce que nous sommes des femmes », répondent d'emblée deux bibliothécaires d'Hélène Berr, médiathèque située dans le XIIe arrondissement de Paris. « Nous sommes aussi ici parce que notre métier est précarisé, comme ceux qui relèvent, du social ou de l'éducation. Institutrices, infirmières, bibliothécaires... Nous sommes des femmes, et cela suffit visiblement à impliquer un traitement que l'on fait au temps de vie des femmes qui n'est pas le même que celui que l'on fait aux hommes. »

 

Si les élus et politiques interpellés n'ont pas répondu à l'appel des bibliothécaires mobilisés, l'engagement des présents est palpable. Sur les quelques 70 bibliothécaires rassemblés dans la cour de l'Hôtel d'Albret, on distingue à la fois des hommes et des femmes : ce qui les réunit là est un souci commun pour la fonction publique et le service qu'elle assure. Depuis plusieurs semaines, une partie des personnels de la ville, soutenue par l'intersyndicale, a entamé un mouvement pour protester contre l'ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche dans les conditions proposées par la mairie, qui ne leur conviennent pas.

 

Le sujet est toujours au cœur des revendications : des dix postes réclamés au départ pour l'ouverture du dimanche de la médiathèque Hélène Berr, les personnels sont passés à deux : en face, la mairie leur propose deux contractuels à temps non complet, qui travailleraient le dimanche à Hélène Berr et dans un des soixante lieux de lecture publique de Paris le reste du temps, puis la mise en place d'une équipe volante, constituée, à terme, de titulaires, qui interviendrait dans les différents établissements selon les mêmes modalités. « Cela ressemble à une organisation du travail qui relève de la grande distribution ou du commerce : on reconnaît qu'il manque des agents, mais on ne crée pas de postes. On ne peut pas en accepter le principe », résume Marie-Claude Sémel, déléguée syndicale FSU. « Nous ne sommes pas une corporation, nous sommes là pour le service public, nous défendons nos primes, nos conditions de travail, notre vie de famille », nous explique une bibliothécaire d'Hélène Berr. « Le traitement que nous réserve la mairie touche à la fois les femmes et les hommes ».

 

Du travail du dimanche aux droits des femmes, les sujets fâchent dans les rangs des personnels. D'autant plus que « la mairie d'Anne Hidalgo se dit open, féministe et concernée », et ne lésine pas sur la communication en ce sens. « On nous abreuve de messages sur les droits des femmes ou les Jeux olympiques, puis on nous répète qu'il n'y a plus d'argent », souligne un bibliothécaire. Dans les rangs, le revirement de la maire de Paris sur le travail du dimanche ou l'opération Autolib avec Vincent Bolloré sont cités pour critiquer ouvertement la politique d'Anne Hidalgo. Alors que les personnels occupaient depuis une heure environ la cour de l'Hôtel d'Albret, Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, Véronique Astien, sous-directrice de l’éducation artistique et des pratiques culturelles, et Stéphane Lagier, sous-directeur de l'administration générale de la direction des affaires culturelles, sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Le premier sujet porte sur le régime indemnitaire, qui désigne des primes versées pour compléter le traitement budgétaire, le salaire de base, « souvent inférieur au SMIC ». Ce régime indemnitaire peut représenter jusqu'à 20 % du salaire, et les bibliothécaires ont le plus faible de toute la Mairie de Paris, « et l'administration le reconnaît » insiste Bertrand Pieri, délégué syndical CGT. Les personnels réclament une augmentation de 100 % de la prime moyenne annuelle qui leur est réservée, soit environ 3400 €, pour atteindre 6000 € au total. « Dans la filière administrative, ce régime peut atteindre 9 à 12.000 € », rappelle-t-il.

 

« Vous avez un effet de sidération et d'injustice face à ce décalage, nous en sommes parfaitement conscients », tempère Stéphane Lagier. « Nous sommes dans une démarche de progression, même si l'on peut dire que ce n'est pas assez. » « Je ne suis pas adjoint aux finances, c'est l'exécutif qui décide de la ventilation du budget », complète Noël Corbin, en insistant sur le fait que l'administration a reconnu « une injustice ». L'administration parisienne a proposé aux personnels d'obtenir 1000 € cette année, puis environ 600 € d'augmentation annuelle deux ans plus tard, ce qui termine de froisser les intéressés. « Pourquoi nous le faisons sur trois ans ? Parce que sur une année, budgétairement, ce n'est pas possible, la Ville n'en a pas les moyens. On le fait sur trois ans pour monter en force progressivement », assure Noël Corbin, tandis que les syndicats dénoncent « une proposition d'augmentation de 0,5 quand l'écart est de 1 à 4 » entre certaines catégories.

 

Sur l'ouverture du dimanche, la direction des affaires culturelles assure que le dialogue avec les personnels est permanent : « J'avais dit dès juillet dernier, à Hélène Berr, que nous allions ouvrir et voir au fur et à mesure. C'est ce que l'on fait. Nous n'avons pas dit : “C'est comme ça et pas autrement” », rappelle Noël Corbin. Selon le directeur des affaires culturelles, le renfort de deux contractuels et la mise en place d'une équipe volante est un premier pas vers le bon fonctionnement des établissements le dimanche. « C'est une solution d'équipe de renfort que nous sommes en train de mettre en place » défend Véronique Astien, sans convaincre les bibliothécaires présents.

 

« Des femmes vont se retrouver à devoir accepter ces emplois à temps partiels, nous allons être complices de la précarisation des femmes ? », s'inquiète l'une d'entre eux. « Pourquoi ne pas négocier une matinée supplémentaire d'ouverture avec l'adjoint à la culture Bruno Julliard ? Cela permettrait de revenir aux horaires antérieurs, en plus. Pourquoi cette obstination à ne pas embaucher ? », s'interroge Bertrand Pieri. Si elle évoque à nouveau les contraintes budgétaires, l'administration parisienne assure qu'elle sera aux côtés des personnels tout au long des mises en place des ouvertures du dimanche : « Toute personne qui ne veut pas travailler le dimanche voit avec le bureau des bibliothèques, on regardera les pistes, les postes et nous travaillerons avec vous, c'est un engagement. Les conditions physiques, hygiène et sécurité seront respectées, c'est ma responsabilité de directeur », assure Noël Corbin.

 

Malgré cette intervention attendue de la direction des affaires culturelles, certains ne se privent pas de témoigner pour appuyer leur présence en cette journée des droits des femmes : « J'ai passé trois concours, je suis bientôt à la retraite, je suis obligée de prolonger, ça fait quarante ans que je travaille dans les bibliothèques. Ma retraite va être de 1500 €. J'ai dû, en tant que femme, m'arrêter de travailler parce que j'ai eu des enfants, j'ai travaillé à 50 et à 80 %, je n'ai pas pu passer le concours de bibliothécaire parce que j'ai divorcé, je n'ai pas pu me rendre à Lyon... Voilà la situation des femmes aujourd'hui au bord de la retraite : 1500 € avec un loyer de 800 €, comment fait-on ? ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:56

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée dans ses habitudes par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières à faire les frais des coupes budgétaires comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook. Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venue de tous les coins du territoire et qui se donne rendez-vous à 10 heures au Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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