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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:04

 

Toutes les organisations, sans exception, appellent à la grève le lundi 3 juillet

 

La maire de Paris, Anne Hidalgo connaît actuellement un mauvais karma. Après avoir constaté la perte de tous les députés de sa majorité lors des dernières élections législatives, voilà qu’elle doit maintenant faire face à un front syndical d’une ampleur assez inédite puisque toutes les organisations des administrations parisiennes sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, SUPAP-UCP, UNSA – appellent à la grève le lundi 3 juillet.

 

Les syndicats dénoncent à l’unisson le projet de suppression du jour « fête des mères » dont bénéficient les employées municipales qui ont eu des enfants, une particularité attribuée aux seules mères de famille qui remonte à 1975, époque où la Ville de Paris était encore administrée par un Préfet (la Capitale avait été mise « sous tutelle » à la fin du XIXème siècle et le siège de « la Commune ». Il faudra attendre 1977 et l’élection de Jacques Chirac pour que Paris retrouve un maire de plein exercice)

 

Pour justifier ce qui est quand même la suppression d’un acquis social, Anne Hidalgo et son équipe ont tenté de se planquer derrière la formule magique de « l’égalité entre les hommes et les femmes ». Un argument qui a choqué les représentants des personnels tant cette même mairie bafoue elle-même cette « égalité ». Ainsi les métiers majoritairement féminins sont toujours les plus mal rémunérés de toute l’administration parisienne comme l’avait illustré cette manifestation des bibliothécaires de la capitale lors ...de la journée de la femme (lire ici). « Pour une fois que les femmes ont un droit en plus, au nom d’un objectif non encore atteint et par une logique par l’absurde, on s’empresse de supprimer ce droit, dont la vertu est de compenser tant de retard et d’obstacles à l’égalité femmes/hommes. Les statistiques en apportent la preuve : qui interrompt sa carrière pour les enfants, en conséquence de quoi, qui a les retraites les plus modestes : les femmes, toujours les femmes ! » n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’UCP, le syndicat des cadres dans un communiqué cinglant.

 

Face à ce tollé, l’exécutif parisien a alors tenté de « s’expliquer » en envoyant un courriel sur l’ensemble des messageries professionnelles où, sans vergogne, il ajoute à l’argument moral celui du juridique. « Compte tenu du principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes, ce jour de congé, octroyé uniquement aux femmes, a été jugé illégal à plusieurs reprises, par différentes juridictions. La Chambre régionale des comptes d’Ile de France vient de demander à la Ville de mettre fin à cette mesure » n’a ainsi pas hésité à écrire la mairie qui visiblement n’applique les recommandations de la cour des comptes que lorsque elles se font au détriment des agents. Quand au « principe constitutionnel de l’égalité entre les hommes et les femmes » est-ce à dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo va se faire taper sur les doigts par toutes les juridictions de France et de Navarre ? Car comme le note finement la CGT, outre les inégalités salariales, « les précaires à la mairie de Paris sont à 77% des femmes » (lire ici).

 

Visiblement la mairie de Paris n’aura pas été convaincante puisque tous les syndicats maintiennent leur appel à la grève le 3 juillet. Et pour appuyer leur mouvement, ils ont également prévu de venir manifester devant l’hôtel de Ville pour demander aux élus du Conseil de Paris de voter contre la délibération municipale qui entérinerait la suppression de cette journée « fête des mères ». Une décision qui pourrait préfigurer d'autre reculs sociaux selon la CFTC (voir ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

En s’attaquant aux mères de familles, Anne Hidalgo réussit l'exploit d'unir tous les syndicats de la Ville de Paris

                                               Anne Hidalgo dans ses oeuvres

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 16:07

 

Xavier Galaup a-t-il dérapé à force de vouloir trop courir derrière le nouveau Gouvernement ?

 

Oubliez le ronron habituel et l'entre-soi : ce congrès a dépoussiéré les bibliothèques, mais pas comme l'ABF l'aurait souhaité ! Il faut dire que pour son 63ème congrès, l’ABF (association des bibliothécaires de France) avait choisi une thématique forte, en résonance avec l’actualité électorale : bibliothèques et inégalités territoriales. Sachant l’importance des débats autour des équipements de proximité et l’attachement des bibliothécaires au service public, les débats étaient attendus et promettaient d’être intéressants. Et en effet, depuis l’introduction du géographe Philippe Estèbe, en passant par des conférences sur « une bibliothèque à quinze minutes » ou encore « Les bibliothécaires sont-ils vecteurs d’inégalité ? »  les interventions des professionnels et de la salle ont permis de brasser des pistes et des arguments pour améliorer l’offre de service en tendant vers une politique des publics qui soit plus proche et plus sociale. En revanche, si on pouvait espérer de la nouvelle commission « advocacy » destinée à promouvoir les bibliothèques dans les hautes sphères de l’Etat qu’elle milite en faveur d’un renforcement du rôle territorial des établissements, les déclarations et agissement de son Président, Xavier Galaup, font douter de la sincérité de la démarche…

 

Tout d’abord, le discours inaugural, pesant et laborieusement didactique, a été l’occasion d’entendre à nouveau tout le bien que pense l’ABF d'Emmanuel Macron, notre nouveau président (souvenez-vous, l’ABF avait déjà félicité chaudement le nouveau premier ministre) : « Je pense bien sûr à l’élection présidentielle qui fut pleine de suspense à l’image d’un thriller qui se termine bien avec l’élection d’un candidat démocrate et favorable à la Culture et en particulier aux bibliothèques. » a ainsi lâché un Xavier Gallup en pâmoison. Comment ne pas être troublé par cette énième flagornerie alors que le gouvernement annonce un plan social dans la Fonction Publique ? A côté, le discours de la Ministre de la Culture, Mme Nyssen, a paru bien peu politique, offrant une vision un peu abstraite des bibliothèques, centrée sur le livre et s’égarant dans une dimension divine qui a pu paraître un peu incongrue à l’assistance.

 

Le congrès ayant également programmé un « sujet qui fâche » sur le thème des fermetures de bibliothèque avec l’intervention d’Eric Piolle, maire de Grenoble, il était logique que les collègues grenobloises, ainsi que leurs soutiens, viennent apporter une certaine contradiction dans ce débat en obtenant une prise de parole officielle pour exposer leur conception du métier en lien, justement, avec les territoires. Les pourparlers en amont du congrès n’ayant rien donné, les collègues ont alors dû se payer le voyage pour assister à la rencontre et y intervenir, comme n’importe qui.

 

C’est alors que Xavier Galaup a déraillé, s’accrochant au micro comme un forcené, empêchant une bibliothécaire grenobloise de témoigner comme d’autres l’avait fait (et le feront) dans la salle. La scène, violente, ridicule, a paralysé l’assistance : le président de l’ABF donnait des petits coups de boule pour récupérer son micro… L’intervention de la salle et du maire de Grenoble (qui a connu des moments plus difficiles) a enfin permis d’entendre les explications et revendications des bibliothécaires de la capitale de l'Isère qui, malgré l’émotion, la pression et l’humiliation, ont pu honnêtement défendre l’intérêt de leur réseau… et de toute la profession !

 

C’est là une des mauvaises surprises du congrès : derrière une façade politique plutôt progressiste, avec des sujets offensifs, l’ABF s’est montrée trop conciliante avec un gouvernement qui ne le sera pas et fera passer sa vision néolibérale dans tous les domaines, bibliothèques comprises.

 

 

                                           Xavier Galaup derrière En Marche

Quand le président de l'ABF confond En Marche et au galop

       - Xavier, toi qu'es un bon ami, j'espère que tu vas pas tenter de m'arracher mon gobelet

- T'inquiètes mon Doudou, moi je tente juste d'arracher le micro de ceux qui osent défendre les bibliothèques

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 15:50

 

Les défenseurs de la lecture publique pourraient ainsi trouver une sorte de « porte voix »

 

Elle se voyait déjà en haut de l'affiche. Il est vrai que la candidate de la République en marche, Béatrice Falles était sortie largement en tête au premier tour des législatives avec plus de 30% des suffrages exprimés dans la 17ème circonscription de Paris. Elle sera donc tombée de très haut. La surprise est venue de Danièle Obono, laquelle a réalisé une véritable « remontada » et ainsi coiffé au poteau la candidate macronienne avec 50,7% des voix.

 

Danièle Obono, jeune candidate (36 ans) de La France Insoumise va donc faire son entrée à l'Assemblée Nationale. Particularité : outre d'être la seule élue de Gauche dans la Capitale, Danièle Obono est également..... bibliothécaire dans un établissement du réseau parisien. Une première probablement au Palais Bourbon. Les amoureux de la lecture publique ainsi que les « Bibliothécaires en Lutte » en train de se constituer un peu partout sur le territoire pourraient ainsi, qui sait, trouver une sorte de « porte voix » qui résonnerait alors sur tout le territoire.

 

Maintenant, on n'attend plus que l'annonce de l'Association des bibliothécaires de France (ABF) pour saluer l'arrivée d'une de ses pairs comme députée de la Nation. En effet l'ABF aime tellement le monde politique institutionnel qu'elle n'a pas hésité à célébrer.... la nomination d'Édouard Philippe comme Premier Ministre (lire ici). Une prise de position tellement flagorneuse qu'elle n'avait d'ailleurs pas manqué de surprendre de nombreux professionnels. En principe, l'association des bibliothécaires de France devrait désormais en faire autant pour saluer l'élection de madame Obono.

 

 

 

                               Danièle Obono, une bibliothécaire parisienne élue au Palais Bourbon

Une bibliothécaire parisienne élue au Palais Bourbon
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 18:41

 

Avec le concept de « troisième lieu », il s’agirait de rendre les bibliothèques plus accueillantes. Pour les auteurs de cette tribune c'est au contraire « une arnaque inspirée du marketing » et où « moins de livres » c'est surtout « plus de vide »

 

De quoi la « bibliothèque troisième lieu » est-elle le nom ? En fait, personne ne le sait vraiment... Ainsi les bibliothécaires de Grenoble se souviennent d’une réunion de « concertation » houleuse à la bibliothèque Alliance, où un bureaucrate de la mairie avait sorti le concept d’un chapeau, sans le maîtriser ni être capable de l’expliquer. Ce n’est pas une exception : la « bibliothèque troisième lieu, c’est le truc à la mode chez les managers des biblis.

 

En fait, l’idée de « troisième lieu » ou « tiers lieu » vient d’un livre de Ray Oldenburg, un sociologue américain. Il a été popularisé en France par Mathilde Servet, une « catégorie A » de la fonction publique (une cheffe quoi), qui en a fait son mémoire de fin d’études à l’ENSSIB (Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques).

 

Depuis, tout le monde emploie le concept comme formule magique pour dépoussiérer cette pauvre vieille institution des bibliothèques... Problème : le livre d’Oldenburg n’est même pas traduit en français et personne ne semble avoir lu le mémoire de Servet (et ce n’est pas son allocution de 10 minutes chrono à Minatec en 2016 sur le thème des « bibliothèques du futur » qui a pu éclairer qui que ce soit). Autrement dit : on parle - et on transforme les biblis - sur du vide. La bibliothèque troisième lieu c’est avant tout une mode.

 

C’est moins de livres, plus de... vide. Justement, un des points importants dans le concept de « bibliothèque troisième lieu », c’est qu’il faut faire de la place. Les livres, c’est trop encombrant, voire oppressant. Une bonne connexion internet serait tout de même beaucoup plus adéquate. Il faut virer toutes ces sales étagères remplies de papier pour finir de mettre tout le monde devant des écrans. Car la bibliothèque troisième lieu, c’est le tapis rouge pour assassiner le livre au profit des technologies numériques. Ainsi, on considère que des dictionnaires ou des abonnements à des journaux ne servent à rien et coûtent trop cher, mais on est prêt à mettre des milliers d’euros dans la construction de « fablabs » (des laboratoires de fabrication sous perfusion numérique) dans les bibliothèques.

 

De quoi la « bibliothèque troisième lieu » est-elle le nom ?

C’est une arnaque inspirée du marketing. « Rendre les espaces attractifs », « innover », « diversifier les usages »... on peut bien parler d’un hall de gare, d’un supermarché ou d’une bibliothèque, ce sont les mêmes concepts de vente qui sont à l’oeuvre. Tout doit glisser, être fluide et facile, ne pas demander trop de réflexion. L’inverse de la lecture ? Peu importe ! La disposition des étagères, le nombre de livres, les têtes de gondoles, la circulation dans l’espace... : les nouvelles bibliothèques se construisent en fonction de critères dictés par le marketing. On répète d’ailleurs dans les formations de bibliothécaires qu’il faut passer de « la logique de l’offre à la logique de la demande ». Les bibliothèques n’ont pourtant rien à vendre, pas même une « ambiance » comme l’affirment certain.e.s, et les usagers ne veulent probablement pas qu’on les considère comme des pigeons à plumer. La bibliothèque troisième lieu c’est prendre les usager-e-s pour des con-ne-s.

 

C’est une méthode de management. Ces logiques néolibérales à l’œuvre dans tous les services publics ont toutes en commun une autre idée force : il faut virer les fonctionnaires, et à défaut les pousser à bout avec des méthodes d’encadrement absurdes. La « bibliothèque troisième lieu », c’est par exemple une plus grande amplitude horaire... avec moins de personnel. Et puisque tous ces livres et leur classement sont devenus inutiles, la bibliothécaire devient « infothécaire » ou mieux, « médiatrice numérique » : elle passe sa journée devant un écran à se décérébrer sur internet pour réaliser des « expositions virtuelles » ou alimenter un compte Facebook. La bibliothèque troisième lieu c’est la destruction du métier de bibliothécaire.

 

C’est un service public... privé. Sortez les kleenex : si on démantèle des bibliothèques, c’est-à-cause-de-la-baisse-des-dotations-de-l’Etat, c’est à cause que y’a plus de sous dans les caisses (mais ça dépend lesquelles, on va le voir). On ne peut pas faire autrement. Par contre, ce que certain.e.s peuvent vous conseiller pour faire tourner votre bibliothèque troisième lieu avec moins de personnel, moins de livres et moins de thunes c’est de « créer des partenariats innovants » : mécénat, fonds privés, soyez créatifs que diable ! Un coin « Dassault News » pour les magazines, un « Salon Google » pour les mercredi après-midis de folie devant un écran... avec le risque que le service ferme le jour où un patron quelconque veut aller s’amuser ailleurs. Nous n’avons donc pas affaire à une idée sympathique, un peu farfelue, pour améliorer les bibliothèques. La bibliothèque troisième lieu, c’est la destruction de la lecture publique par les logiques marchandes.

 

Ce texte a été publié à l'origine sur le site Indymédia

 

Le troisième lieu ?

Le troisième lieu ?

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:51

Cette direction, la DICOM, est tellement à la dérive que même les réunions de service y sont transformées « en meetings politiques » selon les représentants des personnels

L’atmosphère semble vraiment délétère à la Direction de la Communication (DICOM) de la Mairie de Paris, laquelle est en charge notamment de la plateforme téléphonique « 3975 ». A tel point que dans un communiqué rendu public sur Facebook, les syndicats CFTC, CGT et UCP demandent à Anne Hidalgo de « mettre fin à l'amateurisme et au manque d'anticipation de la direction dans la conduite des travaux de rénovation du centre d'appels avec une gestion hasardeuse de l'argent public ».

 

C’est que niveau gabegie, si l’on en croit l’intersyndicale, la DICOM a l’air de faire très fort : elle devrait bientôt dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour faire des travaux dans des locaux construits...... il y a moins d’un an ! En effet, ces derniers seront bientôt trop petits pour faire de la place aux agents de la Préfecture de Police nouvellement rattachés à la municipalité parisienne suite à la réforme administrative du statut de la Capitale. Pas de doute : ça ressemble bien à de l’amateurisme. Les syndicats demandent donc logiquement que ces nouvelles intégrations « soient gelées » en attendant que la mairie fournisse « de nouveaux locaux décents ».

 

Les syndicats demandent également à la Maire de Paris de « mettre fin aux « baronnies » qui s’installent à la DICOM », lesquelles s’illustrent par « le recrutement d’agents sans fiche de poste ni appel à candidatures… ». En langage courant, on appelle ça du piston ! Serait-on revenu du côté de l’Hôtel de Ville aux douces pratiques de l’ère Chirac et Tibéri ? Des petits barons qui n'hésitent pas à se prendre pour des petits marquis… Car selon ce communiqué, diffusé également à tous les agents de la Mairie de Paris, les représentants des personnels pointent « le manque de respect de la hiérarchie envers les agents, et une tendance croissante à affirmer des contre-vérités, des « faits alternatifs » dénués de tout fondement et des propos dignes de meetings politiques en réunion de service ». Une méthode bien connue des spécialistes qui connaissent tous cette vieille ficelle quand il s’agit de masquer son incompétence.

 

C’est que même côté « communication » ce service municipal semble faire l’objet de moqueries de la part de partenaires sociaux qui ne manquent pas de remarquer que « l’espace Intranet de la DICOM est inexistant et réduit à l'actualité des food-truck et autres paniers bio…». Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                 Malbouffe sociale au service communication de la mairie de Paris

Les syndicats dénoncent « une gestion hasardeuse de l’argent public » au service communication de la mairie de Paris

                       - Du food truck y en a, mais pour leur panier bio je vois pas trop

          - En plus avec tout l'argent qu'ils ont flambé, on a plus d'endroit pour déjeuner

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:12

 

 

« Au nom du groupe régional, nous tenons à nous montrer solidaires de nos collègues en difficulté et à les soutenir dans l’exercice de notre métier » déclare l’association des bibliothécaires de France dans une lettre ouverte

 

C’est une petite bombe qu’a lâchée l’association des bibliothécaires de France (ABF) de la région du Languedoc-Roussillon. C'est certes un peu flou et on ne sait pas exactement quels sont les établissements concernés mais l’ABF pourtant d’habitude très prudente ne fait pas dans la demi-mesure dans sa lettre ouverte publiée sur le site officiel de l’association.

 

« Nous observons divers cas qui procèdent des mêmes ressorts (abus de pouvoir, mises à l’écart, placardisations, harcèlement), entraînant des divisions dans les équipes, la remise en cause des professionnels et de leurs compétences mais aussi le déclassement des établissements » dénoncent ainsi les auteurs de cette missive basés à Montpellier, lesquels rajoutent même que « dans la région, de nombreux équipements sont en danger » (lire ici). C’est plus que du lourd, c'est même carrément du brutal !

 

Cette alerte lancée aux élus et aux usagers ayant pour but de « dénoncer et rendre visible cette situation alarmante tant sur le plan humain : des personnels en souffrance, que sur le plan structurel : la déqualification des établissements », il reste maintenant aux représentants de l’ABF du Languedoc à se montrer un peu plus précis. Néanmoins à croire leurs accusations on peut d'ors et déjà penser que la vie des bibliothécaires autour de la région de Montpellier n'a vraiment rien d'idyllique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

L’ABF dénonce « le harcèlement et les méthodes brutales » dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:54

 

ActuaLitté : le 20 avril 2017

 

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXème arrondissement de Paris contestaient l'idée de voir l'établissement, désigné comme un bureau de vote, ouvert au public au cours des quatre dimanches électoraux à venir. Sécurité et bon déroulement des scrutins étaient en jeu, estimaient les bibliothécaires, qui menaçaient de faire grève


Les personnels de la médiathèque auront finalement remporté leur bras de fer avec l'administration parisienne : fin mars, ActuaLitté révélait le courrier que les bibliothécaires de l'établissement avaient fait parvenir à la Direction des Affaires culturelles de Paris. Dans cette lettre, ils s'inquiétaient de l'organisation de 4 scrutins électoraux entre les murs de la médiathèque alors que celle-ci devait rester ouverte au public.

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », soulignaient les personnels. La mairie de Paris avait répliqué en affichant les dispositions prises pour assurer la bonne tenue des scrutins : des renforts en matière de sécurité et de logistique, si bien que, selon l'administration, les personnels n'auraient pas eu à se préoccuper des bureaux de vote, mais uniquement du service aux usagers.

Peine perdue : la majorité des personnels de Duras n'adhérait toujours pas à l'idée d'une médiathèque ouverte aux usagers pendant ces journées électorales présidentielles et législatives. « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », indiquaient les bibliothécaires dans un nouveau courrier.

Finalement, un préavis de grève était déposé par les organisations syndicales, faute d'accord entre la mairie et les personnels. Et cette extrémité semble avoir fait plier l'administration : l'établissement sera fermé au public au cours des quatre dimanches électoraux, alors qu'il fait d'habitude partie des équipements ouverts le dimanche (après-midi, en l'occurrence). « [L]a Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux », indique ainsi l'administration aux organisations syndicales, rapporte le blog CGT Culture. Agents contractuels et titulaires seront rémunérés normalement, en raison de la nature exceptionnelle de cette fermeture administrative, a précisé l'administration.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                  Elections à Duras : les syndicats menaçaient de faire grève

Élections : la médiathèque Marguerite Duras (XXe) sera finalement fermée

                                     - Pfff, y en a marre de tout ces insoumis !

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:23

 

Le Parisien : le 15 avril 2014

 

La médiathèque du XXème arrondissement doit accueillir un bureau de vote pour la présidentielle tout en restant ouverte pour les usagers...Mais les salariés s'y opposent

 

Une urne, des isoloirs… mais pas de salles de lecture. Dimanche prochain, pour le premier tour des présidentielles, les habitants du haut de la rue de Bagnolet (XXe) pourront se rendre à la médiathèque Marguerite-Duras pour accomplir leur devoir électoral. Les lecteurs, eux, devront patienter jusqu’au mardi suivant pour fréquenter l’établissement culturel qui fait partie des bibliothèques parisiennes normalement ouvertes le dimanche.

 

Contrairement à ce que la mairie de Paris avait prévu, la médiathèque n’accueillera pas simultanément un bureau de vote (dans l’auditorium de l’établissement) et ses activités habituelles de prêts et de consultations de document. En raison de travaux dans l’école du quartier, la Ville a transféré le bureau de vote du secteur dans la vaste médiathèque de la rue de Bagnolet pour les 4 prochains scrutins (les présidentielles des 23 avril et 7 mai et les législatives des 11 et 18 juin). L’établissement culturel devait rester ouvert au public durant ces 4 dimanches. « C’est techniquement faisable. Cette solution a d’ailleurs déjà été utilisée lors des régionales de décembre 2015 », rappelle Bruno Julliard, premier adjoint (PS) de la maire de Paris. « Faisable peut être… Souhaitable, sûrement pas ! », ont indirectement répondu les agents de la médiathèque qui se sont empressés de dénoncer ce mélange des genres.

 

L’intersyndicale CGT-FO-SUD et Supap a déposé un préavis de grève pour les 4 dimanches électoraux. En cause : des problèmes de sécurité, une difficile gestion des flux de lecteurs et d’électeurs qui seraient passés par la même entrée, et un risque de dépassement de la jauge maximum de l’établissement qui accueille 2 500 visiteurs les dimanches selon le rapport municipal sur les ouvertures dominicales des bibliothèques. « Pour la médiathèque Duras, la jauge est fixée à 600 personnes au maximum en simultané », rappelle Bertrand Pieri, délégué CGT à la direction des affaires culturelles de la Ville. « Que se passera si elle est dépassée ? On demandera à des électeurs de sortir ? De revenir plus tard ? », interrogeait le syndicaliste en début de semaine.

 

La question n’est plus d’actualité. Après de brèves négociations, la mairie a décidé de fermer la partie médiathèque durant les quatre prochains dimanches électoraux et de donner satisfaction aux agents. « Notre priorité, c’est que les élections se passent dans les meilleures conditions possibles », conclut Bruno Julliard. Dimanche prochain, 896 bureaux de votes répartis dans 593 sites différents seront ouverts dans la capitale. La quasi-totalité d’entre eux se trouvent dans des écoles qui n’accueillent pas de public le dimanche.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                     Pour voter à la présidentielle à Duras, Bruno Julliard n'a pas eu le choix

 

 

 

 

                                                        - Eh faut pas rester là monsieur... 

                           - Bon puisque c'est comme ça je vais me reporter sur Macron !

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:35

 

Celui qui est présenté par les journalistes énamourés comme le « premier syndicat de France » ne l’est ni en suffrages ni en nombre d’adhérents. En tout cas pas encore

 

« La CFDT devance la CGT et devient le premier syndicat de France au niveau national ». La formule a été reprise en cœur par tous les commentateurs qui visiblement attendaient cette nouvelle depuis toujours. Même le 20 heures de France2 y a consacré de longues minutes alors qu’habituellement ce journal télévisé parle rarement de l’actualité sociale et syndicale. Sauf…. que l’information était fausse ! En effet, « au niveau national » la CGT est toujours la première organisation tant en terme d’adhérents que de nombre d’électeurs. Mais alors comment est-ce toujours possible ? Explication.

 

Si la presse, unanime, a catapulté la CFDT « premier syndicat de France », c’est suite au communiqué du Ministère du Travail rendant public le résultat agrégé de plusieurs types de scrutin : élections des représentants du personnel (comités d’entreprise ou délégués du personnel) qui se sont tenues dans les entreprises d’au moins onze salariés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016 ; vote des salariés des très petites entreprises (les TPE, moins de onze salariés, qui n’ont pas d’élections professionnelles), qui s’est déroulé par correspondance en janvier 2017 ; et enfin, les élections de janvier 2013 dans les collèges salariés des chambres départementales d’agriculture.

 

Et c’est vrai qu’à la lecture de ces résultats, l'organisation dirigée par Philippe Martinez en sort affaiblie puisque qu'elle passe de 26,77 % des suffrages exprimés lors de la précédente mesure (en 2013) à 24,85 % cette année. La CGT perd non seulement 50 000 voix mais se trouve désormais reléguée en deuxième position. A contrario, la CFDT progresse en voix (+65 000), et donc en suffrages exprimés (26,37 %, contre 26% la fois précédente) ce qui, dans ce calcul, la met très (mais seulement très) légèrement en tête.

 

La CFDT, ce mythe médiatique

                            Représentativité : Philippe Martinez fait la tête

 

Mais, ce qu’ont oublié de préciser les commentateurs présentateurs du monde médiatique, est que ces résultats ne concernent que le secteur privé et ne représentent donc pas l’ensemble du monde du travail dans un pays où le poids de la fonction publique est très important (plus de cinq millions d’agents). Et là, en additionnant les suffrages exprimés dans le privé et ceux des fonctionnaires (automne 2014), la CGT reste encore la première organisation avec un score de 23,9%. Dans un mouchoir de poche, il est vrai, puisque la CFDT, seconde, fait à peine moins avec 23,6%. Pas de quoi pavoiser certes pour la centrale de Montreuil. Mais un focus que les journalistes ont soigneusement omis d'utiliser.

 

Un autre mythe est également largement répandu dans certains médias : « la CFDT est le premier syndicat en terme d’adhérents ». Ainsi, Le Figaro, dans un article intitulé « CFDT-CGT, le match en chiffres », accorde, comme la plupart de ses confrères, 860 000 adhérents à la CFDT, et renvoie la CGT très loin derrière avec quasiment deux cent mille cotisants de moins. Toutefois, il semble que les journalistes n’ont pas beaucoup creusé pour vérifier cette assertion car selon une étude, certes vieille de dix ans, on apprend que la CFDT gonfle allégrement les chiffres de ses syndiqués par un subtil mode de calcul. Lequel a toujours cour.

 

Subtil mais en fait très simple : le nombre d'adhérents est calculé à partir du nombre de timbres mensuels acquittés à la confédération. Celle-ci divise ensuite ce nombre…. par huit mois au lieu de douze mois comme il faudrait le faire ! Une manip d’autant plus imparable que désormais les cotisations se font par prélèvement automatique. Si bien que la gonflette dépasse de 40 % le chiffre attendu. Mieux que Lance Armstrong ! Ce qui fait qu’avec un nombre réel d’adhérents qui doit plutôt flirter avec les cinq cent mille, l'organisation de Laurent Berger reste donc toujours derrière la CGT qui doit se situer autour de six cent mille syndiqués. Même si cette dernière ne doit sans doute pas cracher sur un petit « pot belge » pour améliorer elle aussi ses performances, c’est quand même dans de moindres proportions (lire ici).

 

Ceci dit, la centrale de Montreuil ne devrait pas pavoiser pour autant, car même si la prise en compte des voix de la fonction publique restaure la CGT dans sa position de première organisation dans le pays, elle connaît un déclin continuel. Et sans doute irrémédiable tant la CGT perd du terrain jusque dans ses bastions qui étaient, il y a encore peu de temps, jugés comme inexpugnables, faute sans doute de vouloir voir les nouvelles réalités du travail. Une situation analysée par Karel Yon, docteur en science politique et spécialiste du monde syndical, dans un article très fouillé, et en tout cas loin des « vérités » habituellement véhiculées sur le champ social. Il est à lire ici.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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La CFDT, ce mythe médiatique
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:46

 

ActuaLitté : le 10 avril 2017

 

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives à la médiathèque Marguerite Duras reste problématique : les personnels de l'établissement s'opposent à l'installation des bureaux de vote pour des raisons de sécurité et de confort des usagers. Un préavis de grève a été déposé par les organisations syndicales, pour les quatre jours de scrutins

 

Fin mars, ActuaLitté révélait le duel entre les personnels de la médiathèque Marguerite Duras et la mairie du XXe arrondissement autour de l'organisation des scrutins des 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin prochains. Les bibliothécaires s'opposaient à l'organisation de ces scrutins dans la mesure où l'établissement devait rester ouvert, selon la mairie du XXe et la mairie de Paris Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signalait l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris. D'après les personnels, le maintien du service aux usagers de la médiathèque pendant les scrutins créait des risques inconsidérés pour la bonne organisation des scrutins et la sécurité des citoyens.

 

La mairie de Paris, sollicitée par ActuaLitté, avait expliqué que « les effectifs de la sécurité ont été doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles », et qu'« un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture [serait] présent en renfort » au cours des scrutins. La mairie indiquait par ailleurs : « Nous ne souhaitons pas fermer l'établissement, car il rencontre un vif succès le dimanche, et les usagers sont heureux d'avoir accès à cet établissement et à ses services ».

 

Un second courrier avait été envoyé à la Direction des Affaires culturelles de Paris, quelques jours plus tard, pour souligner à nouveau l'opposition des personnels et les arguments qui la motivaient. Et des questions plus pratiques : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », s'interrogeaient les personnels.

 

La mairie avait de nouveau apporté des éléments de réponse, en expliquant que la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires supervisait l'organisation du scrutin. Ces éléments n'ont pas convaincu les personnels, qui ont demandé le dépôt d'un préavis de grève aux organisations syndicales. CGT, FO, SUD et SUPAP demandent à la mairie de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu », rapporte le blog de la CGT Culture.

 

Le préavis de grève rappelle la principale préoccupation des personnels : « [L]e bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

              Elections : la mairie de Paris s'y prends vraiment comme des manches

Paris : préavis de grève pour la médiathèque Marguerite Duras (XXe)

    - Fallait bien trouver quelque chose pour célébrer en beauté la fin de ce quinquennat

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