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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:25

 

Paris-Dépêche : le 23 février 2014

 

Les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la Ville de Paris en grève depuis un an réclament une hausse de la prime dominicale et menacent désormais d’étendre le mouvement au samedi.

 

A Paris, les sportifs du week-end pourraient bien être obligés de rester chez eux. Depuis le 23 février 2014, une partie des stades, gymnases et piscines de la capitale restaient déjà portes closes le dimanche. Mais le conflit opposant la mairie de Paris et les employés des équipements sportifs parisiens ne trouvant pas d’issue, les grévistes menacent désormais de fermer le samedi.

 

C’est ce qu’a annoncé jeudi 12 février une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD après une réunion infructueuse au mois de janvier avec les représentants de la mairie de Paris. Depuis un an, les agents des équipements sportifs réclament une revalorisation de la prime dominicale de 44 euros actuellement à 180 euros. Or, l’exécutif parisien « a proposé de créer une nouvelle indemnité de 12,50 euros par dimanche », a expliqué à l’AFP William Bouffet, délégué syndical CGT. « C’est du mépris envers les agents », estime Xavier Monrose, délégué FO, le syndicat à l’origine du mouvement de grève.

 

L’élargissement de la grève au samedi a de quoi inquiéter la mairie. Car la fermeture des équipements sportifs le dimanche a déjà un impact conséquent pour les usagers. D’abord car la grève est particulièrement suivie. Chaque dimanche, 19 à 20 piscines sur les 38 que compte la capitale sont fermées alors qu’elles ne devraient pas l’être. Et « il arrive aussi que certains grands équipements sportifs (gymnases ou stades) de la ville soient impactés », indiquait au journal 20 Minutes Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris chargé des ressources humaines.
 

Ensuite, car les fermetures sont imprévisibles. La grève touche des établissements différents chaque semaine, et il est impossible de savoir à l’avance lesquels seront fermées car les grévistes ne sont pas soumis à une obligation de prévenance.  Pour compenser, les abonnements dans les piscines parisiennes seront prolongés gratuitement de six mois.

 

De son côté, la mairie s’indigne. « Nous ne comprenons pas ce durcissement, alors que nous étions dans le dialogue, expliquait un porte –parole à l’AFP, […] 12,50 euros était le départ d’une négociation », ajoute-t-il. Et l’exécutif ne compte pas lâcher dans ce bras de fer. « Nous resterons sur une ligne dure tant que les syndicats le seront », a ajouté la source de l’AFP. Dans un communiqué, la mairie s’est expliquée, jugeant que «  s’il est légitime que les syndicats portent des revendications sociales, il est irresponsable qu’ils en fassent porter le poids aux Parisiens ».
 

L’exécutif appelle désormais l’intersyndicale « à reprendre le dialogue », « à veiller au devoir de continuité du service public » et menace d’engager « tous les moyens juridiques à sa portée pour maintenir les équipements sportifs ouverts, notamment le redéploiement d’agents non-grévistes dans les équipements impactés ». Ultime tentative pour mettre fin à un conflit dans l’impasse.

 

Lire l'article de Paris-Dépêche

 

 

                                 Grève à la DJS : La crise s'intensifie

Travail dominical : la crise des équipements sportifs s’intensifie à la mairie de Paris
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:51

 

Le Parisien : Le 21 février 2015

 

« Les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », déclarent les grévistes.

 

Le dialogue social prend l’eau entre les agents municipaux des piscines et la mairie de Paris. Ce week-end, il n’y a aucune chance de voir s’achever la plus longue grève jamais connue dans les bassins, les gymnases et les stades de la capitale. Bien au contraire, le recours à des agents volontaires pour remplacer les grévistes, annoncé hier aux syndicats par la Direction de la Jeunesse et des sports (DDJS), n’a fait que renforcer le mouvement.


Pour les nageurs, ce sera double-peine : la grève des dimanches, à laquelle ils ont bien dû s’habituer, commencera dès le samedi. Et cela dès aujourd’hui, où environ la moitié des piscines resteront fermées. C’est la riposte de l’intersyndicale aux accusations de « radicalisation intolérable » de la mairie de Paris.


Hier matin, les syndicats ont été reçus par la direction des ressources humaines de la ville. Sans négociation prévue quant à la revalorisation des primes dominicales demandée par les agents, — de 44 € actuellement à 180 € par dimanche—, mais avec un préavis de grève dont la ville n’a pu que prendre acte.

 

C’est que les employés des sites sportifs ont aussi du mal à « encaisser » la petite ruse de la Ville, qui a décidé de déplacer les matchs et d’avancer les compétitions du dimanche au samedi, pour limiter les conséquences de la grève. La riposte pendra la forme de piquets de grève itinérants, dès aujourd’hui, devant plusieurs structures parisiennes. « D’ailleurs, nous demandons aussi une indemnité pour les samedis, où nous travaillons dix heures pour le salaire d’une journée normale », prévient un responsable du syndicat FO.

 

« Cette revalorisation, cela fait plus de dix ans qu’on se bat pour l’avoir, et ce n’est pas un luxe ! défend, en écho, un délégué CGT. On travaille un week-end sur trois, pour gagner 1 700 € après plus de trente-cinq ans de maison. Il faut arrêter de nous dire qu’il n’y a plus d’argent, quand on voit ce que la ville dépense pour Paris-plage ou la Nuit blanche ».


Aucun rendez-vous n’est encore envisagé entre l’intersyndicale et l’Hôtel de Ville. En attendant, « les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », veulent croire les grévistes.

 

Lire l’article du « Parisien »                          

 

                       

Social : La grève du dimanche gagne aussi les samedis dans les équipements sportifs de la ville de Paris
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:15

 

Le Parisien : le 21 février 2015

 

Problème : ils ne touchent pas la même indemnité

 

On le sait peu mais la Ville est le deuxième plus gros employeur concerné par le travail le dimanche à Paris après l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. 9 600 agents de sept directions sont susceptibles d'être sur le pont ce jour-là : agents des équipements sportifs donc, mais aussi gardiens des parcs et jardins, bibliothécaires, éboueurs, agents des canaux ou de la voirie...

Problème : ils ne touchent pas la même indemnité. Les 6 900 agents de la direction de la jeunesse et des sports (DJS), de la direction de la voirie et des déplacements (DVD) et de la direction de la propreté et de l'eau (DPE) touchent une prime de 44,71 € par dimanche travaillé ainsi qu'une prime de roulement mensuelle de 45 €. Les autres directions, à l'exception de la direction des affaires culturelles (DAC), touchent un forfait de 910 € pour dix dimanches travaillés et un complément de 43 € par dimanche du 11e au 18e dimanche et de 49 € à partir du 19e dimanche.

A ces deux régimes indemnitaires les plus répandus s'ajoute le cas particulier des bibliothécaires de la DAC -- une centaine d'agents -- qui touchent une prime de 100 € par dimanche travaillé (8 par an en moyenne). Un vrai casse-tête... « Il n'y a pas d'iniquité flagrante. Même si le temps de travail des bibliothécaires est deux fois moins long que celui des agents de la DJS le dimanche, ces derniers ne doivent pas oublier qu'ils touchent aussi une prime de roulement mensuelle et que le niveau de qualification et d'étude n'est pas le même », souligne Emmanuel Grégoire, adjoint PS chargé des ressources humaines.

La Ville souhaite néanmoins « toiletter en profondeur les différents régimes d'indemnisation », introduire la notion de volontariat pour le travail dominical tout en proposant des changements sur la durée du temps de travail et sur la qualité des services rendus le dimanche. « Pour des raisons juridiques, on ne peut pas majorer la prime des seuls agents de la DJS mais il faut augmenter celle de l'ensemble des 6 900 agents de la catégorie concernée. Nous espérons trouver une piste de sortie dans les prochaines semaines », assure l'adjoint.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

  Pour Emmanuel Grégoire, les personnels des piscines n'ont rien dans les tête

A Paris, près de dix mille agents municipaux sont concernés par le travail dominical

- C'est vrai, chez nous tout est là

- Et on va lui montrer ce qu'est une grève ! 

 

 

 

 

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 10:03

 

Le Parisien: le 21 février 2015

 

Tous les sites publics de la ville de Paris ont rouvert depuis les attentats de « Charlie Hebdo ». Aujourd’hui, seul ce magnifique équipement reste fermé.

 

Peu de gens connaissent l’existence de ce joyau du patrimoine.... Et ce n’est apparemment pas près de changer ! La magnifique bibliothèque spécialisée (droit, histoire, sciences sociales…) nichée sous les toits de l’Hôtel de Ville de Paris est en principe ouverte au public. Même si l’établissement est surtout fréquenté par des étudiants et des chercheurs qui viennent consulter les 600 000 ouvrages du site, n’importe quel titulaire de la carte bibliothèque peut y accéder.

Pourtant, depuis un mois et demi, plus un seul lecteur ne s’est installé sous les boiseries de l’établissement classé. Pour des raisons de sécurité évidentes, cette bibliothèque (comme tous les autres sites municipaux accueillant du public) avait été fermée dans la foulée de l’attentat dans les locaux de « Charlie Hebdo » le 7 janvier. Tous les autres sites - y compris les salles d’exposition de la mairie centrale - ont rouvert depuis. Pas la bibliothèque (lire ici).

De quoi inquiéter la quarantaine d’agents (bibliothécaires, archivistes, conservateurs…) de l’établissement, qui s’interrogent maintenant sur son avenir. « Les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour rouvrir la bibliothèque », indique-t-on au cabinet de Bruno Julliard, l’adjoint à la maire chargé de la culture. « La situation de cette salle, au 4e étage de l’Hôtel de Ville, oblige le public à circuler dans tout le bâtiment. Le cheminement des visiteurs est beaucoup plus difficile à contrôler que dans les autres salles publiques de la mairie ».

Pour Agnès Dutrévis, bibliothécaire et déléguée CGT des agents du service culture, l’argument ne tient pas. « Comme tous les autres visiteurs de la mairie, les usagers de la bibliothèque (NDLR : en moyenne une centaine par jour) doivent franchir un 1er contrôle à l’entrée ; passer sous un détecteur de métal ; retirer un badge visiteur à l’accueil où ils laissent une pièce d’identité puis emprunter un ascenseur qui dessert tous les étages mais qui est surveillé par un huissier à chaque niveau… » insiste-t-elle en rappelant que la bibliothèque va prochainement rouvrir très temporairement. Ce sera le 3 mars à 18 h 30 pour une conférence (sur réservation) de l’écrivain et futur académicien Dany Laferrière. « Si on est capable de sécuriser les locaux pour ce type d’événement, on peut le faire tout le temps », conclut la syndicaliste.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

 

                                           L' Hôtel de Ville de Paris est pourtant accessible au public

 

         Anne-Hidalgo-envoie-bouler-Francois-Hollande_article_landsc.jpg

                                 - Bon Anne, maintenant je veux voir la bibliothèque

                    - Impossible François, les conditions de sécurité ne sont pas réunies

 

 

 

 

Lire aussi

Le fonds photographique de « France-Soir » va trouver refuge à la Bibliothèque de l’Isle Saint Louis !

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 08:44

 

La Ville de Paris dégaine son 49-3 en voulant remplacer les grévistes du dimanche par des « volontaires » payés en heures supplémentaires.

 

La grève est longue. Très longue. Depuis un an désormais à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Supap et Sud, les agents municipaux des piscines, stades et gymnases de la capitale débrayent chaque dimanche pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale de 44 à 180 euros. Un mouvement très suivi. « La moitié des piscines de la capitale est fermée en moyenne chaque dimanche », détaille Xavier Monrose, délégué Force Ouvrière, au journal 20 minutes. Un mouvement qui ne touche d'ailleurs pas que les piscines mais tous les équipements sportifs. « Les gymnases et les stades sont impactés », reconnaît Emmanuel Grégoire, l'adjoint en charge des personnels.

 

Les grévistes de la Direction de la Jeunnesse et des Sports (DJS) pointent « une disparité de traitement entre les agents des différents services de la ville » qui sont plus de dix mille à travailler le dimanche plus ou moins régulièrement. Ainsi, les agents de surveillance des parcs et jardins et des musées touchent une prime de 91 euros pour les dix premiers dimanches travaillés (après ça baisse à 43 euros) pendant que le personnel des médiathèques perçoit 100 euros. « A la direction de la Jeunesse et des sports, on ne touche que 44 € de prime pour 10 heures de présence » remarquent les syndicats. 

 

De son côté, la Ville réponds clairement par une fin de non recevoir ; « Nous ne pouvons pas ouvrir une négociation spécifique pour les agents de la direction de la jeunesse et des sports » déclarait au Journal Du Dimanche, Jean-François Martins, adjoint chargé des sports. « Des discussions doivent avoir lieu de manière globale en 2015 au sujet de l’amplitude d’ouverture des équipements, sportifs, culturels ». ça veut pas dire grand chose mais ça permet toujours de gagner du temps.

 

Surtout que la demande des grévistes est une véritable bombe à retardement pour la mairie de Paris. « Appliquer cette prime de 180 euros aux agents travaillant le dimanche au sein de la DJS implique de l’appliquer aux autres agents de la ville de Paris travaillant le dimanche, avoue à 20 Minutes l'adjoint aux personnels d'Anne Hidalgo. Bref, la situation se complexifie. On est alors au mois de juin de l'année dernière. Comme le temps passe.

 

La ville a alors une idée de génie pour pourrir le conflit. Ne sachant plus quoi raconter, elle se cache derrière un argument un tantinet foireux : la tenue des élections professionnelles prévue sept mois plus tard, histoire de renvoyer la question du travail du dimanche et l'harmonisation des primes à la nouvelle représentativité syndicale sortie des urnes.

 

 

                              Emmanuel Grégoire refuse de négocioer avec les personnels de la DJS

 

        document

                                       -  N'approchez pas, je vous dit, vous n'aurez rien  !

 

 

Une façon de botter en touche qui a surpris jusqu'aux plus fins connaisseurs des questions sociales dans les couloirs de l’Hôtel de Ville car si la ville voulait s’appuyer sur les syndicats « modérés » qui ne participent pas au mouvement comme la CFDT et l’UNSA, c’est raté. En effet, ces deux organisations réclament, elles aussi, 180 euros par dimanche travaillés mais…. pour tous les agents de la Ville et pas seulement ceux de la direction de la Jeunesse et des Sports (lire ici). C'est l'arroseur arrosé et ça, les stratèges qui entourent Anne Hidalgo ne l’ont pas vu venir.

 

Surtout que les élections sont passées et que la mairie ne propose toujours rien. Un mois après le verdict des urnes, avec toujours six syndicats qui sont vent debout sur la question de la prime dominicale, le conflit est toujours dans l'impasse et l'équipe municipale n'offre rien aux grévistes pour sortir de cette crise. Du coup, du côté des équipements sportifs municipaux, les organisations syndicales ont décidé d'aller un peu plus loin en étendant le conflit.... également au samedi. Il est vrai que la ville s'est cru maligne en avançant les compétitions du dimanche au samedi pour limiter les effets de la grève. Plouf, cette stratégie est tombée dans l'eau des bassins parisiens. Et elle a rendu fou chez les socialistes parisiens.

 

En tout cas, ce coup d'accélérateur syndical commence en effet à créer la panique du côté de l'Hôtel de Ville où on a décidé de sortir l’arme atomique pour briser le grève. En effet selon des informations révélées par le journal Le Parisien la municipalité dirigée par Anne Hidalgo prépare un plan pour «  déployer des agents volontaires pour remplacer les agents grévistes ». Un sorte de lock-out à la parisienne. Pas mal comme idée venant d’une ville dont la première magistrate a été (brièvement, il est vrai) inspectrice du travail. D'autres parlent même d'un nouveau 49-3 anti gréviste.                           

 

Pas sûr toutefois que cette idée soit si brillante, car outre qu'il faudra trouver des volontaires qui risquent d'être assez mal reçus par leurs collègues, il faudra que cela se fasse uniquement dans le cadre d'heures supplémentaires. En effet, le sous effectifs chronique fait que si un agent va boucher un trou c'est pour mieux creuser celui qu'il a laissé.

 

 

  

                                    Grève du dimanche: la stratégie d'Emmanuel Grégoire tombe à l'eau

 

                           document 1

                              - J'espère qu'au moins que je vais garder les pieds au sec

 

 

Tout cela révèle surtout le peu de sympathie et de respect de la mairie de Paris vis de vis de ses agents : « même si le temps de travail dominical des bibliothécaires est deux fois moins long (et pourtant payé deux fois plus) que celui de la DJS, ces dernier ne doivent pas oublier que le niveau d'étude et de qualification n'est pas le même » ose Emmanuel Grégoire dans une saillie publiée par Le Parisien (c'est ici). Et bim pour des les personnels des équipements sportifs considérés comme de vulgaires « sans dents » municipaux. A la mairie de Paris, à défaut de dialogue social on manie au moins le mépris de classe. En tout cas ce n'est pas avec ce genre de déclaration que les grévistes vont lever leur mouvement.

 

Surtout qu'une nouvelle bibliothèque doit ouvrir le dimanche dans les prochaines semaines. Montant de la prime ? 100 euros « Il est hors de question que les personnels des bibliothèques voient leurs primes baisser » avait déclaré Bruno Julliard à la CGT des Affaires Culturelles, l'année dernière. Toujours adjoint à la culture, il venait alors d'être promu au rang de premier adjoint d'Anne Hidalgo. Le supérieur de l’adjoint en charge des personnels, quoi !

 

Bref, la Mairie est comme une poule devant un couteau sur cette question du travail dominical. « Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés » affirmait candide l’exécutif parisien à la Gazette des Communes. On ne voit pas trop ce que la mairie pourrait leur proposer sinon l'alignement de la prime du dimanche à cent euros pour tous les agents municipaux travaillant ce jour là. A moins que la Ville décide de baisser celle des bibliothécaires ? Dans ce cas il y aura un deuxième front social. Et le programme d'Anne Hidalgo d'ouvrir le dimanche les équipements de lecture publique tomberait alors à l'eau. L'eau de la piscine.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

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                                       - Emmanuel va être obligé de me préter ses chaussons......

 


 

 

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:52

 

AFP : Le 20 février 2015

 

La Ville de Paris ne propose qu'une augmentation de 12,50 euros par dimanche, alors que les syndicats réclament depuis un an une revalorisation de la prime dominicale de 44 à 180 euros 

 

Les agents de la direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la Ville de Paris, en grève tous les dimanches depuis près d’un an, ont décidé de durcir leur mouvement et de l’étendre au samedi on annoncé les syndicats.

 

Les agents réunis en assemblée générale le 12 février ont décidé de cette extension, à la suite d’une réunion infructueuse avec l’exécutif municipal, a expliqué à l’AFP William Bouffet, délégué syndical CGT. « La Ville nous a proposé de créer une nouvelle indemnité de 12,50 euros par dimanche, alors que nous réclamons une revalorisation de notre prime dominical, de 44 à 180 euros. Il n’en est pas question», a-t-il affirmé. « C’est du mépris envers les agents », a de son côté affirmé Xavier Monrose, délégué syndical FO.

 

Les agents de la DJS - maîtres-nageurs, stadiers... - ont entamé le 23 février 2014 à l’appel d’une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD une grève perlée, qui concerne chaque dimanche environ un quart des 400 agents censés travailler ce jour-là, selon la Ville. Cette grève a de lourdes conséquences sur les ouvertures d’équipements sportifs, compte tenu des contraintes légales en matière d’encadrement. Ce sont ainsi 19 à 20 piscines sur 37 qui sont fermées chaque dimanche, de manière imprévisible, puisque la grève «tourne» et que les grévistes ne sont pas obligés de se signaler par avance.

 

Une extension le samedi pourrait être particulièrement handicapante pour les fédérations sportives, qui ont pris l’habitude d’organiser ce jour-là leurs compétitions sportives.C’est pourquoi la Ville a décidé de « redéployer les personnels non grévistes », de manière à pouvoir déterminer par avance les établissements ouverts le week-end et « donner de la visibilité aux organisateurs d’événements sportifs », a expliqué un porte-parole à l’AFP. « Nous ne comprenons pas ce durcissement, alors que nous étions dans le dialogue (...) 12,50 euros était le départ d’une négociation », a ajouté cette source.

 

Selon M. Bouffet, la question du travail le dimanche, initialement inscrite à l’ordre du jour d’un comité technique paritaire prévu le 5 mars, en a été retirée. « Nous resterons sur une ligne dure tant que les syndicats le seront », a commenté la mairie. De mémoire de syndicaliste, « c’est la première fois qu’une direction fait grève aussi longtemps» , a témoigné M. Bouffet. La Ville a tardé à ouvrir les négociations, en raison des élections municipales (en mars 2014), puis des élections syndicales (en décembre). Elle attends (peut être) maintenant les départementales ou les régionales ?

 

Lire la dépêche de l'AFP

 

 

                    image

                         Piscines (et stade)  : A Paris, les personnels durcissent la grève

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:19

 

Le Parisien : Le 20 février 2015

 

En grève perlée depuis un an pour être mieux payés le dimanche, les agents des sites sportifs étendent leur mouvement au samedi.

 

De mémoire de syndicaliste, c’est l’une des plus longues grèves qu’a connue la mairie de Paris. Depuis le 23 février 2014, soit presque un an, une centaine d’agents municipaux des piscines, stades et gymnases débrayent chaque dimanche pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale de 44 € à 180 €. Conséquence : les nageurs et d’autres visiteurs trouvent régulièrement porte close le dimanche. Le 15 janvier, 19 piscines sur 39 étaient fermées dans la capitale ainsi que des dizaines d’autres sites sportifs. Mais les choses pourraient changer, la Ville ayant décidé de durcir le ton.

Ce matin, elle annoncera aux syndicats de la direction de la jeunesse et des sports (DJS) sa volonté de déployer des agents volontaires dès le week-end du 28 février et 1er mars pour remplacer les agents grévistes. « De manière incompréhensible et injustifiée, l’intersyndicale (NDLR : CGT-FO-Supap/FSU-SUD) a décidé la semaine dernière d’étendre son mouvement au samedi, explique un porte-parole de l’Hôtel de Ville. On ne peut pas tolérer cette radicalisation. Non seulement, ils mettent à mal le dialogue engagé par la mairie, mais ils pénalisent un peu plus usagers et associations. »

Délégué FO, Xavier Monrose confirmait en début de semaine qu’une assemblée générale avait décidé la semaine dernière de reconduire leur mouvement en l’étendant au samedi (dès demain) après une nouvelle réunion infructueuse le 22 janvier avec les adjoints aux sports et aux ressources humaines. « La Ville nous a proposé une revalorisation de 20 € d’une indemnité annuelle alors que nous demandons 140 € d’augmentation de notre prime du dimanche, ce n’est pas acceptable, soulignait le responsable syndical. D’autant qu’elle commence à avancer les compétitions du dimanche au samedi pour limiter les effets de la grève. »

Difficile de connaître pour l’instant l’impact du redéploiement des volontaires. « Cela ne réglera pas le problème totalement, souligne-t-on à l’Hôtel de Ville. Mais cela va donner plus de visibilité aux usagers et aux sportifs. Notre priorité, c’est de revenir à une situation normale le plus rapidement possible. » Selon la mairie, sur les 400 agents de la DJS concernés par le travail dominical sur 287 sites, 100 en moyenne sont en grève chaque dimanche, soit 25 %. Mais il suffit parfois de l’absence d’un maître nageur pour devoir fermer un bassin.

Du côté de l’association Nageurs citoyens, qui alerte depuis 2013 sur les problèmes à répétition dans les piscines parisiennes, on se réjouit de la décision. « C’est un signal fort de responsabilité vis-à-vis des usagers, note son président, Emmanuel. Le service rendu aux Parisiens semble enfin pris en compte

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

Piscines : la Ville de Paris va remplacer les grévistes du dimanche

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:09

 

20 Minutes : le 20 février 2015 

 

Depuis un an, une centaine d'agents municipaux des piscines, stades et gymnases de la capitale débrayent chaque dimanche pour la revalorisation de leur prime

 

Portes closes. Depuis le 23 février de l'année dernière, une centaine d'agents municipaux des piscines, stades et gymnases de la capitale débrayent chaque dimanche pour obtenir une revalorisation de leur prime dominicale de 44 euros à 180 euros, rapporte Le Parisien. Mais la ville a décidé de durcir le ton afin d'enrayer le mouvement.

 

En effet, selon le quotidien, la Ville annoncera ce matin aux syndicats de la direction de la jeunesse et des sports (DJS) sa volonté de déployer des agents volontaires dès le week-end du 28 février au 1er mars pour remplacer les agents grévistes.

 

« De manière incompréhensible et injustifiée, l'intersyndicale a décidé la semaine dernière d'étendre son mouvement au samedi », explique un porte-parole de l'Hôtel de ville. « On ne peut pas tolérer cette radicalisation. Non seulement ils mettent à mal le dialogue engagé par la mairie, mais ils pénalisent un peu plus usagers et associations ».

 

Délégué FO, Xavier Monrose confirmait en début de semaine qu'une assemblée générale avait décidé la semaine dernière de reconduire leur mouvement en l'étendant au samedi (dès demain) après une nouvelle réunion infructueuse le 22 janvier avec les adjoints aux sports et aux ressources humaines. « La Ville nous a proposé une revalorisation de 20 euros d'une indemnité annuelle alors que nous demandons 140 euros d'augmentation de notre prime du dimanche, ce n'est pas acceptable », soulignait le responsable syndical.

 

Lire l'article de « 20 Minutes »

 

 

 

                Paris : dans les équipements sportifs on fera grève le dimanche... et aussi le samedi

 

      anne_hidalgo_nicolas_sarkozy_PSG_french_af.jpg

                -  Priver les parisiens de stades (et de piscines) depuis un an, moi je dis bravo

                                       -  Je te promet Nicolas, je vais durcir le ton

 

 

 

              

 

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:40

 

A noter que parmi les élus qui ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins... qu'Aurélie Filippetti. Celle qui veut ouvrir le dimanche

 

« Des choix budgétaires qui affaiblissent le service public de la culture  » : le titre du tract diffusé par la CGT de la mairie de Metz annonce la couleur selon le Républicain Lorrain. Le syndicat critique notamment la baisse de 300 000 € à 150 000 € du budget d’acquisition des Bibliothèques-médiathèques de l'agglomération, soit une baisse de moitié. Si la CGT reconnaît que la gratuité est à l’ordre du jour « il faut que celle-ci soit accompagnée d’une qualité d’acquisition digne du service public  », écrit le syndicat. Ce qui ne semble pas être le cas avec les sous-effectifs actuels qui entraînent une dégradation de la qualité du service rendu à l’usager.

 

« Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints, répond au Républicain Lorrain, Hacène Lekadir, l’adjoint à la culture. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale. La baisse du budget d'acquisition entre dans ce cadre, celui d’efforts demandés à tous les services ». Visiblement mal à l'aise dans ses rayonnages, l'élu de la majorité socialiste promet toutefois que le budget devrait revenir à un niveau plus élevé en 2016. Le problème est que en plus de cette année celui de l'année précédente avait déjà été réduit d'un tiers. Une promesse de gascon en lorraine ?

 

A noter que parmi les élus qui siègent au conseil municipal de la Ville et ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins qu'Aurélie Filippetti. La même qui vient en tant que députée de proposer un sous-amendements pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement. Bref, l'ancienne ministre de la culture veut étendre les horaires d'ouverture des établissements de lecture publique mais sans rien dedans. A Metz comme ailleurs, les élus deviennent schizophrènes sur la question des bibliothèques. Avant d'ouvrir plus ouvrons mieux comme le clament les professionnels et les usagers. Les seuls qui ont les pieds sur terre finalement (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

 

 

                                       Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

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             - Pleure pas Aurélie, ça arrive à tout le monde de dire des conneries sur les bibs

 

 

 

                     

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:53

 

D’ailleurs, ce sera bientôt leur seul et unique jour d’ouverture.

 

C’est que l’on appelle un petit coup en douce. Dans le cadre de la loi Macron qui généralise désormais un peu plus le travail le dimanche (certaines zones seront même autorisées à ouvrir sept jours sur sept jusqu’à minuit) les députés ont aussi adopté un sous-amendement (c’est comme un amendement mais en plus furtif) dans le cadre du travail le dimanche, pour proposer l'ouverture des bibliothèques le dimanche, en même temps que les commerces.

Ce sous-amendement, n° 3289, déposé par rien moins que l’ancienne ministre de la culture, Aurélie Filippetti propose en effet « qu'un conseil municipal qui discute de l'ouverture dominicale des commerces soit obligé de débattre également de l’ouverture des bibliothèques le dimanche ».  Comme ça, y aura plus personne autour du gigot dominical. Pourtant, beaucoup avancent déjà que les mesures Macron sur le travail du dimanche seront «  inefficaces sur le plan économique, dangereuses pour les salariés et  néfastes  pour la vie sociale ». Enfin, si l’on en croit la position officielle du …  Parti Socialiste. Authentique (lire ici). 

Une position partagée par Jean-Marc Ayrault « C’est une erreur politique. Le gouvernement décrète que les Français veulent cette réforme. Ils attendraient l’ouverture dominicale. C’est faux. Parfois favorables en tant que consommateurs, ils sont bien plus réservés en tant que salariés …Manifestement, l’apport du travail dominical est contesté par ceux qui le subissent. Les pauvres devront travailler toujours plus pour vivre, tandis que les autres pourront choisir de jouir de leur temps libre. Mettre en avant la liberté et le volontariat du personnel traduit une réelle méconnaissance de l’inégalité de la relation employeur /salarié, accrue en cette période de crise et de hausse du chômage. Il faut le rappeler : le contrat de travail est un contrat de subordination » écrivait alors le futur premier ministre (lire ici).

Quant à l’ouverture des bibliothèques le septième jour prônée par Aurélie et Filippetti et consorts elle attire déjà les railleries. Ainsi Jean-Frédéric Poisson, député UMP, n'a pas été tendre avec la députée de Moselle. Dans des propos repris sur le site ActuaLitté il  considère qu'il s'agirait avant tout de « sauver certaines apparences». Un peu comme si la gauche avait du mal à assumer ce recul social ? Selon le député, rien à ce jour n'empêche un conseil municipal de mettre ces questions sur la table, sans qu'il soit besoin de loi. Pas faux. Et d’ajouter non sans sarcasmes : « Ce n'est pas avec un amendement comme celui-là que nous allons corriger le tir, même si je peux comprendre qu'après être allé au supermarché le dimanche, il serait bon d'aller lire quelques bandes dessinées à la bibliothèque municipale. ». Bo,bo,bo….

 

                                              Ouverture du dimanche : Aurelie Filippetti attire les railleries

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                                                                              - Parce que je le vaux bien....

 

La schizophrénie des élus en général et celle de la Gauche en particulier a de quoi interpeller car les mêmes qui prônent l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi ceux qui les ferment ou réduisent leurs horaires le reste du temps. Ainsi, la même Aurélie Filippetti a voté le 18 décembre dernier en tant que conseillère municipale de la Ville de Metz un budget qui… divise par deux les crédits d'acquisitions des six bibliothèques de la ville, budgets qui avaient déjà été réduits d'un tiers l'année précédente (lire ici) ! Qui dit mieux?

Qui dit mieux ! Ben, les élus parisiens, tiens ! Car eux aussi raffolent de l'idée de l’ouverture du dimanche, histoire de ne pas paraître miteux face aux grandes capitales de la planète converties depuis longtemps aux bienfaits du libéralisme du septième jour. C’était dans le programme des deux candidates PS et UMP, Anne Hidalgo et NKM, mais c’est vrai, dans les campagnes électorales on dit souvent n’importe quoi.

Car voilà le hic, les bibliothèques parisiennes, pour cause de restrictions budgétaires, réduisent, elles aussi, leurs horaires tout au long de l’année et sur toute la semaine. une tendance lourde, très lourde. La situation est telle que pendant les vacances scolaires (et d’été)  la situation s’aggrave encore un peu plus et certains  établissements réduisent leurs ouvertures encore et encore. Mieux certaines bibliothèques n’ouvrent plus que l’après midi y compris… le mercredi et le samedi, pourtant jour d’affluence. Du jamais vu à Paname !  Les élus des métropoles veulent l’ouverture des bibliothèques le dimanche mais à ce rythme, elles ne seront bientôt ouvertes que ce jour là. Emprunter des livres le dimanche resterait toutefois hors de portée des salariées du commerce et de la grande distribution. Comment ça la culture pour tous ? Bo,bo,bo….

 

                                          A  Paris on veut pouvoir aussi jouir sans entrave le dimanche

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                                      -  Mais ça restera hors de portée des salariées du commerce

 

Autre écueil pour les parangons de l’ouverture à tout va : la compensation du travail dominical. Lors de la discussion à l’assemblée, le député Vercamer, UDI, pose la question qui fâche : ouvrir les établissements le dimanche, « cela signifie-t-il que les agents des bibliothèques verront leur rémunération doublée ? ». C’est taquin. D’autant que les collectivités locales voient baisser les dotations allouées par l’État pour que ce dernier puisse rentrer dans les clous des exigences de la Commission européenne.

Même esprit rebelle chez le député parisien, Pascal Cherki, qui a eu alors une idée de génie en plein Palais Bourbon. Ce socialiste tendance « frondeur » a ainsi balancé un scud au Gouvernement avec cet argument imparable ; « puisque vous êtes favorable à l’ouverture des bibliothèques le dimanche  et que les agents ne travailleront pas gratuitement : il faudra leur offrir des compensation ».

Et d'envoyer avec malice « ce financement pourrait alors passer par une taxe sur les magasins de luxe, propose alors Pascal Cherki, ces grandes enseignes qui vont désormais pouvoir ouvrir le dimanche ». Brillant. Et le député du XIVème d’enfoncer le clou : « à moins que vous ne rendiez de l’argent aux collectivités locales, mais je rappelle que vous allez leur prendre onze milliards d’euros sur trois ans ! Lorsque le Gouvernement soutient une démarche politique, il doit réfléchir à la cohérence entre les principes et les moyens que nécessite leur mise en œuvre »  (lire ici). Et bim !

La déclaration de Pascal Cherki, pleine de bon sens, reflète assez l’opinion de nombreux usagers et bibliothécaires de France et de Navarre. Car la question des horaires d’ouverture des équipements publics rendent fou aussi bien les élus communaux que le plus haut sommet de l’état. Pour les bibliothèques, il n’existe finalement qu’un seul pacte de responsabilité, un vrai celui-ci et il est là. A faire circuler.

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                                                                              Anne Hidalgo et Pascal Cherki

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                                                    T'as vu Anne ce que je leur ai envoyé sur le dimanche ?

                                                                            - Oui, mais là tu m'arranges pas

 

 

 

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