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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 07:23

 

Il est vrai que les arguments de la direction étaient plutôt du très bas débit face à ceux du Professeur Belpomme nommé expert au CHS-CT de l'établissement public

 

Décidément à la BnF (bibliothèque nationale de France), on n’est pas très sensible aux décisions prises dans les instances paritaires. Malgré le vote (tout frais) de la loi Abeille encadrant l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fils, la direction a remis la question du Wifi sur le tapis lors du dernier comité d'hygiène, sécurité et des conditions de travail (CHS-CT). Une première tentative d’installation dans les salles de lecture avait échoué en 2008. A la place, les syndicats avaient obtenu des connexions filaires. Néanmoins l’établissement public, dont l’écoute est visiblement brouillée, persiste.

 

La BnF, pour justifier son forfait, s’était alors réfugiée derrière les résultats d'un audit réalisé par un cabinet pour défendre le WiFi. Seulement voilà, les syndicats avaient sorti leur parade et invité comme expert du CHS-CT, Dominique Belpomme, médecin et professeur de cancérologie. Évidemment, l’argumentaire de la BnF a été taillé en pièce. Le professeur Belpomme a ainsi pointé le fait « que la BnF est un lieu public qui nécessite une sécurité sanitaire. L'étude réalisée par le cabinet d'audit est insuffisante, incomplète et présente des erreurs technologiques. Ce n'est pas l'intensité de la dose qui compte, mais la durée d'exposition » a-t-il rajouté. Un argument puissance 4G !

 

« Le WiFi n'est pas bien toléré par certains sujets qui présentent une électro-hypersensibilité », précise le professeur Belpomme, interrogé par ActuaLitté. « Leur état est considéré comme pré-Alzheimer, car ils présentent des symptômes visibles au niveau du système nerveux », explique-t-il. « L'installation du WiFi créerait alors pour ces usagers une ségrégation, en interdisant l'entrée des lieux à une catégorie de la population ». Bref, Belpomme glisse plusieurs pépins en travers de la gorge de la direction.

 

Une borne WiFi suffit pour créer un champ électromagnétique et donc une électrosensibilité : l'installation de plusieurs bornes créera donc un champ magnétique plus étendu, et une exposition probable à ce dernier. De plus, l'ordinateur relié en WiFi génère lui aussi un champ électromagnétique, auquel il sera donc impossible de se soustraire. 

 

 

Le Pr Belpomme guère convaincu par le rapport de la BnF

Ondes électromagnétiques et santé : Les syndicats s’opposent toujours l’installation du Wifi à la BnF

 - Franchement, leurs arguments c'était pas du haut débit

 

Les autres usagers qui ne présentent pas d'électro-hypersensibilité pourraient aussi pâtir d'une installation généralisée du WiFi : les adolescents et les jeunes adultes pourraient ressentir des maux de tête ou des troubles de la mémoire et de la concentration, et « ne pourraient pas tolérer de rester des heures dans une bibliothèque dotée d'un réseau WiFi ». Pour les personnels de la BnF, exposés de manière constante, les risques sont évidemment encore plus importants. 

 

« Je me suis opposé formellement au tout WiFi, essentiellement pour des raisons sanitaires, mais aussi pour des raisons juridiques : au niveau du droit, nous allons nous acheminer vers des plaintes de plus en plus nombreuses, un peu sur le modèle de l'amiante », assure le professeur Belpomme. Un certain nombre de risques liés au WiFi sont déjà acceptés par la communauté scientifique, et le Colloque du 5e Appel de Paris à l'Académie Royale de Médecine, en Belgique, le 18 mai prochain, va porter ces risques à la connaissance de l'Organisation mondiale de la santé pour qu'ils soient reconnus comme tels. 

 

Le professeur Belpomme a suggéré à la BnF la mise en place de lieux sans WiFi. Pour lui l'utilisation du câble reste la meilleure solution. En effet, la solution filaire elle-même génère un faible champ électromagnétique, bien moins nuisible. Mieux, cette technologie a déjà été expérimentée dans un établissement….proche de la BnF :  la Bibliothèque universitaire des langues et des civilisations (BULAC). « À l'époque, ce n'était pas nécessairement un choix en terme de santé publique », rappelle au site ActuaLitté,  Benjamin Guichard, directeur scientifique et responsable du pôle informatique de la BULAC . « Il s'agissait plutôt de neutraliser une crainte sur la pérennité de la technologie WiFi. » 

 

« L'avantage du filaire, c'est la grande stabilité de la connexion, ainsi que la connexion au kiosque de la BU, qui est complètement ouverte dès lors que l'on est câblé », précise le responsable du pôle informatique. Cela évite également la mise en place d'un portail d'identification, peu apprécié du côté des bibliothécaires. L'installation du WiFi a bien été suggérée, mais le « contexte budgétaire délicat » aura finalement fait conserver l'option filaire. L’austérité a parfois du bon. 

 

Ondes électromagnétiques et santé : Les syndicats s’opposent toujours l’installation du Wifi à la BnF

L'absence de WiFi au sein de la BULAC ne s'est pas révélée tellement dommageable : « Les utilisateurs de matériel Apple sont agacés, mais certains usagers se réjouissent de l'absence de WiFi, qui aide aussi à se déconnecter pour se concentrer », remarque Benjamin Guichard « L'intolérance des personnes électrosensibles au WiFi nous incite à limiter autant que possible les émissions d'ondes électromagnétiques dans l'enceinte de la BULAC », expliquait alors l'établissement.

 

 De son côté, la BnF aurait pris acte des débats du CHS-CT, et de l'opposition unanime des syndicats en annonçant la poursuite des études de faisabilité : « Nous allons prendre en compte les hypothèses discutées avec le professeur Belpomme et d'autres spécialistes, et en discuter avec les organisations syndicales », souligne au site ActuaLitté, Sylviane Tarsot-Gillery. « J'espère que, d'ici cet été, nous pourrons revenir devant les personnels avec des propositions », explique la directrice générale. Un discours d'apaisement qui semble toutefois très éloigné de celui tenus aux syndicats si l'en croit le compte rendu publié par la CGT (lire ici)

 

La BnF envisage donc de suivre les recommandations du professeur Belpomme, et de se tourner vers des zones distinctes, avec et sans WiFi dans les salles de lecture. Enfin, la banque de salle (zone des personnels), serait, elle aussi, exclue de la zone WiFi. De toute façon cette technologie n’a aucun intérêt pour les agents qui y travaillent puisque qu’ils utilisent déjà le système informatique de l’établissement qui est, bien entendu, câblé.

 

« Certaines salles seront également totalement sans WiFi, car un réseau sans fil y est de toute façon trop délicat à installer, à cause de murs trop épais ou d'une profondeur trop importante sous le niveau du sol », explique Sylviane Tarsot-Gillery.

 

 

Ondes électromagnétiques et santé : Les syndicats s’opposent toujours l’installation du Wifi à la BnF

 

Mi-fevrier, le Parlement français a adopté une loi (dite loi Abeille) qui interdit notamment le WiFi dans les crèches et le limite dans les écoles, mais oblige également à indiquer si une zone est couverte par le WiFi, et donc un champ électromagnétique. Pour garantir à ses usagers et personnels une sécurité sanitaire, la BnF envisage de fournir à des lecteurs ou à des agents des dispositifs de mesure des taux d'ondes électromagnétiques, sur simple demande.

 

En 2009, une conférence de citoyens mis en place par la Mairie de Paris recommandait déjà la prudence avec notamment l'abaissement du seuil d'exposition aux ondes électromagnétiques. Elle recommandait en outre de « privilégier dans les bâtiments publics (administration, bibliothèques, écoles, hôpitaux) l'utilisation filaire par rapport au wifi » (lire ici).

 

Interrogé à l’époque par l'AFP, Denis Baupin, adjoint (Verts) à l'environnement auprès du maire de Paris s'était déclaré « doublement content », du « processus extrêmement innovant d'expertise citoyenne (qui) va remettre de la sérénité dans le débat » et de ses conclusions. « Je ne vois rien d'intenable » dans les propositions émises, a-t-il dit, estimant notamment que privilégier le filaire par rapport au wifi dans les bâtiments publics, « ne remet pas en question l'orientation numérique de Paris ».

 

Enfin, il y a deux ans, des syndicalistes avaient lancé un appel aux pouvoirs publics pour limiter la prolifération des ondes dans les espaces de travail. Un appel qui avait aussi pour but de sensibiliser tout les acteurs du monde de l’entreprise : Employeur, médecin du travail mais aussi les syndicalistes. Le texte est ici.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Ondes électromagnétiques et santé : Les syndicats s’opposent toujours l’installation du Wifi à la BnF
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:06

 

Le Parisien : Le 2 mars 2015

 

Si ce trésor inestimable n'a pas fini à la benne à ordures, c'est grâce à la prescience de quelques passionnés de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

 

Photos de stars à profusion : Mistinguett, Joséphine Baker, Cocteau, Dalí, Picasso... mais aussi des scènes de la vie quotidienne immortalisées dans une France encore en noir et blanc... Véritable mémoire du XXe siècle, les archives photos du quotidien « France Soir » qui courent de 1928 à l'an 2000, regorgent de pépites encore inexploitées.

 

Si ce trésor inestimable n'a pas fini à la benne à ordures, c'est grâce à la prescience de quelques documentalistes passionnés de la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) qui, en 1987, lorsque le grand quotidien populaire a quitté la rue Réaumur (IIe), ont récupéré les cartons d'archives photos quasiment sur le trottoir ou dans les caves. Geste salutaire qui a permis de sauver 600 cartons, contenant 400 000 négatifs et 300 000 épreuves papier couvrant la période 1928-1980.

C'est dans ce fonds riche de plus de 10 000 photos prises sous l'Occupation (le journal s'appelait alors « Paris Soir »), qu'a été retrouvée la seule photo connue de la rafle du Vél d'Hiv, le 16 juillet 1942. A cette première période, il faut ajouter le deuxième fonds qui couvre la fin du XXe siècle, de 1980 à 2000. Soit 1 700 cartons contenant trois millions de photos, achetés 10 000 € par la BHVP sur préemption de l'Etat lors de la liquidation judiciaire du journal en 2012.


 

        Evolution des ventes de France-Soir

Patrimoine : Comment ont été sauvées les archives photos de « France Soir »

     - C'est la faute à De Gaulle

 


Propriétaire du fonds photos de « France Soir », la BHVP a stocké ces quelque 2 300 cartons dans une annexe parisienne dont elle dispose (dans des conditions très contestées à l’époque lire ici). Impossible en effet d'entreposer une telle masse de documents dans les 5 000 m2 de l'hôtel de Lamoignon où cette magnifique bibliothèque, méconnue mais ouverte à tous, est installée au cœur du Marais (IVe). En novembre 2014, la BHVP a recruté une documentaliste pour faire l'inventaire et le classement de ces centaines de milliers de photos. Un travail de Titan qui devrait bien prendre cinq ans et demande de l'espace.



Pour  la mise en valeur de « ce fonds très important pour l'histoire de la presse et de la photo », la Bibliothèque Historique a réussi à récupérer une partie des locaux de la bibliothèque municipale de l'île Saint-Louis (IVe) qui a fermé il y a deux ans. Si le rez-de-chaussée et le premier étage ont été dévolus à l'école élémentaire contiguë (21, rue Saint-Louis-en-l'Isle), le deuxième niveau et le grenier (200 m2) viennent d'être attribués par la Ville à la BHVP. Après quelques travaux prévus ce mois-ci, cet espace sera réservé au classement des archives de « France Soir ». Nul doute en tout cas qu'une grande exposition présentant quelques-unes des plus belles photos du journal de Pierre Lazareff, est d'ores et déjà très attendue...

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

Patrimoine : Comment ont été sauvées les archives photos de « France Soir »
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 13:22

 

Ce mouvement social inédit va agiter le prochain Conseil de Paris. La question de la prime dominicale pourrait enflammer un climat social déjà brûlant car la Ville compte bientôt ouvrir deux nouvelles bibliothèques le dimanche.

 

Après un long conflit de près d'un an dans les établissements sportifs de la Ville de Paris qui oppose la mairie aux agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) ce mouvement social inédit devrait agiter les débats au prochain Conseil de Paris prévu le 16 mars.

 

Dans un communiqué, le Groupe Communiste-Front de Gauche dénonce la tournure que prend cette très longue grève. Les élus, pourtant dans la majorité municipale dirigée par Anne Hidalgo, déplorent ainsi « la gestion du conflit ». Mais surtout, ils accusent l'Hôtel de Ville de vouloir « passer en force » et casser la grève en affectant du personnel « volontaire » pour se substituer aux grévistes qui ont désormais étendu leur mouvement au samedi en plus du dimanche (lire ici).

 

De son côté, le groupe UMP dénonce aussi la gestion de ce mouvement social et reproche à la mairie de Paris de laisser pourrir le conflit. « Ce n'est pas faute de les avoir interpellé depuis un an. C'est bien que Jean-François Martins, l'adjoint (ex Modem) chargé des sports, se passionne pour l'Euro 2016 ou pour les JO, mais en attendant les parisiens aimeraient simplement que les piscines, les stades et les gymnases soient ouverts le week-end » a déclaré au Parisien l'entourage de Nathalie Kosciuszko-Morizet, la chef de file de la droite parisienne.

 

Pour justifier ce long conflit, la mairie sort une excuse on ne peu plus mergitur. « Entre les élections municipales et les élections syndicales, le dialogue social a pris du retard » a déclaré sns rire la ville sans toutefois vraiment convaincre. De fait les élections professionnelles ont eu lieu il y trois mois déjà et le « dialogue social » n'a toujours pas commencé. A croire que l’exécutif municipal n'est guère pressé d'arrêter la grève. 

 

 

 

Grève du dimanche : les élus (de toutes tendances) dénoncent la gestion du conflit

Grève du dimanche : Les élus parisiens dénoncent la gestion désastreuse du conflit par l'équipe d'Anne Hidalgo.

- Voilà pour ce comportement anti-sportif, la prochaine fois c’est le rouge

 

 

La principale revendication des grévistes de la DJS est l'augmentation de leur prime de 45 euros à180 euros par dimanche travaillé. L’Intersyndicale s’appuie sur le traitement des agents des trois bibliothèques municipales déjà ouvertes le dimanche et qui perçoivent une prime de 100 euros. « Après un an de conflit, quelle proposition concrète a-t-on à ce jour ? » demandent, non sans raison, les élus communistes dans leur communiqué. Pour le moment la Ville de Paris ne propose que des miettes, avec une augmentation de..... 18 euros par mois, soit moins de 9 euros (au mieux) par dimanche travaillé. Pas très fluctuat.

 

Le Groupe PCF-FDG demande donc à l’exécutif parisien « de reprendre les discussions avec l’intersyndicale, en tenant compte des revendications du personnel de la DJS, dans une logique d’équité de traitement entre les différentes Direction de la Ville, afin qu’une sortie vers le haut soit apportée à ce conflit ». Une demande on ne peut plus légitime car désormais le dialogue social boit la tasse à Paris. Les élus de la gauche parisienne tentent donc de lui envoyer un gilet de sauvetage.

 

La question de la prime dominicale pourrait enflammer un climat social déjà brûlant car la Ville de Paris compte ouvrir avant la fin de l'année 2015 deux nouvelles bibliothèques le dimanche (la Canopée dans le 1er arrondissement et Françoise Sagan dans le Xe). Un projet tient tellement à cœur à Anne Hidalgo et ses petits camarades qu'ils en avaient fait un argument de campagne. Montant de la prime proposée aux bibliothécaires ? 100 euros évidemment.  De quoi rendre fou les personnels des équipements sportifs.

 

Une délibération concernant ces ouvertures devra être présentée aux syndicats lors d'un Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) prévu dans quelques semaines et présidé par Bruno Julliard, le premier adjoint. Ensuite cette même délibération sera mise à l'ordre du jour du Conseil de Paris en avril ou juin au plus tard. Reste à savoir si les élus vont la voter si aucune avancée n’a eu lieu dans les négociations. Dans ce cas, ces nouvelles bibliothèques seraient contraintes d'ouvrir du mardi au samedi. Pas glop.

 

Pour sûr la question de la prime dominicale pour les personnels de la Ville de Paris sera très bientôt au cœur des débats dans un hémicycle dont la devise est ...fluctuat nec mergitur ! Y compris dans le social ?

 

Publié sur Miroir Social

 

 

Bruno Julliard inquiet pour ses bibliothèques du dimanche.

Grève du dimanche : Les élus parisiens dénoncent la gestion désastreuse du conflit par l'équipe d'Anne Hidalgo.

     - Grrr, la gestion désastreuse de cette grève va me faire boire la tasse

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 15:43

 

ActuaLitté : Le 24 février 2015

 

L'année dernière des bibliothécaires et usagers dénonçaient déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti, sur la question des horaires d'ouverture

 

À l'Assemblée, le dimanche 15 février dernier, l'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti, désormais députée de Moselle et conseillère municipale de la ville de Metz, a vigoureusement défendu un sous-amendement de la loi Macron, depuis adoptée. Celui-ci introduit la discussion autour de l'ouverture des bibliothèques le dimanche, au sein des communes, dès lors que celle des magasins est évoquée. Mais les personnels des bibliothèques et médiathèques de Metz dénoncent une austérité déjà appliquée à leurs budgets, et contraire aux projets d'élargissement d'horaire.

 

Le syndicat CGT de la ville de Metz a diffusé un tract, quelques jours avant l'adoption du sous-amendement d'Aurélie Filippetti, dénonçant des « choix budgétaires [du conseil municipal] qui affaiblissent le service public de la culture ». Le budget primitif 2015, voté en conseil municipal le 18 décembre dernier, accorde 150.000 € pour les acquisitions des bibliothèques et médiathèques de la ville.

 

Par rapport à l'année précédente, la coupe dans le budget est nette : le budget 2014 accordait 300.000 € à la même ligne. « Suite à un changement informatique en 2014, des factures pour acquisition de l'année 2014 ont été réglées sur le budget 2015, et il ne reste en fait que 21.000 € dans le budget d'acquisition 2015 », précise le syndicat CGT.

 

Lors du vote du budget 2015, en décembre dernier, aucun élu n'a discuté le budget d'acquisition des bibliothèques et médiathèques, tandis que le maire de la ville annonçait des investissements pour armer la police municipale. « Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale », a expliqué Hacène Lekadir, adjoint à la culture du maire de Metz, au Républicain Lorrain.

 

Même discours pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui déplore, elle aussi, la baisse des dotations de l'État aux collectivités : « La baisse du budget de la ville de Metz n'affecte pas seulement les bibliothèques, mais l'ensemble du budget de la ville. Elle est due à la baisse de la dotation aux collectivités locales décidée par le gouvernement dans le cadre de la loi de finances, celle-là même que j'ai refusé de voter en novembre dernier », explique la conseillère municipale, contactée par ActuaLitté.

 

Aurélie Filippetti avait démontré son opposition au gouvernement avec un soutien affiché aux « frondeurs », et n'a pas dévié de sa ligne de conduite : « Ce n'est donc pas la Ville qui est responsable [de la baisse du budget], mais bien la politique d'austérité contre laquelle je me suis élevée en quittant le gouvernement et en ne votant pas le budget, ce qui est un geste très fort pour une élue de la majorité », rappelle-t-elle.

 

Baisse des budgets :Aurélie s'abrite derière le gouvernement

Bibliothèques : à Metz on veut l'austérité et l'ouverture le dimanche

    - J'ai toujours eu des gestes forts ....

 

Consciente des niveaux critiques des budgets d'acquisition, la municipalité annonce « une somme de 50.000 € au budget supplémentaire pour les achats de livres ». « On se félicite de cette prise de conscience, mais ce n'est pas du tout satisfaisant », répond le syndicat CGT. « Le budget d'acquisition serait alors de 71.000 € pour une ville de 120.000 habitants. À titre de comparaison, Épinal, avec 50.000 habitants, dispose de 200.000 € de budget d'acquisition. Le ministère de la Culture lui-même recommande une moyenne de 2 € par habitant, pour évaluer le budget. » Autrement dit, le budget de Metz devrait dépasser les 400.000 €. [NdR : si l'on observe le budget d'Épinal. Et 240.000 € si l'on considère le taux recommandé par le ministère]

 

Aux prises avec les budgets d'acquisition, les personnels des bibliothèques et médiathèques considèrent avec méfiance la possibilité d'une ouverture le dimanche. Metz sera la première ville à aborder la question en conseil municipal, ce jeudi, pour la bibliothèque du Pontiffroy, nous précise Aurélie Filippetti. « Le maire est très volontaire sur cette question et même si le budget a été voté avant l'amendement bibliothèques, il a souhaité que nous mettions ce point à l'ordre du jour jeudi », ajoute-t-elle.

 

« On passe d'abord au vote, et l'on consulte ensuite les personnels, on marche à l'envers », déplore le syndicat CGT, pas au courant de cette inscription à l'ordre du jour du conseil municipal (apparemment les élus messins ne le sont pas non plus). « Nous avons déjà du mal à tenir les horaires actuels : il faut savoir ce qui existe en matière de personnels, de disponibilité, avant de vouloir ouvrir le dimanche. Aucun dialogue social n'a été mis en place au sein de la collectivité, et les directeurs de bibliothèques eux-mêmes déplorent de ne pas être consultés. » précisent les représentants des personnels.

 

Du côté du conseil municipal, on garantit que la proposition ira de pair avec une consultation générale : « Bien évidemment, il ne suffit pas d'en discuter une fois en conseil municipal pour régler le problème : la discussion avec les représentants du personnel en comité technique paritaire est essentielle. Et cela nécessitera des moyens humains et financiers supplémentaires qu'il faut évaluer et budgéter », explique Aurélie Filippetti.

 

Le syndicat s'inquiète de la qualité du service public proposé, et invite les élus à veiller aux qualifications du personnel, « formé ou en formation », en vue de ces ouvertures supplémentaires. Et prévient déjà les autres villes, qui vont elles aussi être concernées par l'ouverture le dimanche : « Il faut créer une unité nationale, pour rappeler que les personnels doivent être consultés avant que la mesure ne soit abordée en conseil municipal. ».

 

L'année dernière des bibliothécaires et des usagers avaient lancé l'appel « ouvrons mieux les bibliothèques ». Un texte qui dénonçait déjà la démagogie de nombreux élus, dont Aurélie Filppetti alors ministre de la culture, sur la question des horaires d'ouverture des bibliothèques de France et de Navarre, alors ministre de la culture. L'appel est disponible est ici.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

Aurélie Fillipetti : une politique démagogique sur les bibliothèques

Bibliothèques : à Metz on veut l'austérité et l'ouverture le dimanche

- C'est même une véritable comédie vous voulez dire !

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 08:48

 

Livre Hebdo : le 27 février 2015

 

Pour  Gilles Rettel, l’auteur du rapport,  il est essentiel de ne pas abandonner le prêt physique de CD car « la dématérialisation est un mythe ».

 

Un nouveau rapport sur la musique dans les bibliothèques municipales de Paris, commandé par le bureau des bibliothèques de la Ville à un consultant indépendant, confirme que la musique a toujours sa place dans les bibliothèques.

 

Confronté depuis plusieurs années à une baisse régulière du nombre de prêts de disques, le bureau des bibliothèques de la capitale a en effet opté récemment pour une suppression des sections musique les moins actives. Un choix contesté par une grande partie des agents. « Oui, la musique a un avenir dans les bibliothèques, et plus que jamais », a affirmé Gilles Rettel, l’auteur du rapport, lors de la présentation de son travail aux intéressés à la mi-février (lire ici).

 

Selon lui, il est essentiel de ne pas abandonner le prêt physique de CD car « la dématérialisation est un mythe ». Il insiste en revanche sur la nécessité de s’emparer des outils numériques pour proposer des playlists, des sélections de concerts ou des conférences en ligne, et de renforcer le rôle de médiation des bibliothèques.

 

Cette enquête va dans le même sens que les recommandations publiées en octobre 2014 par le groupe de réflexion sur la musique en bibliothèque, composé de discothécaires parisiens. Il reste à savoir quelles suites le bureau des bibliothèques de Paris donnera à ces différentes préconisations.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

La musique a toujours sa place dans les bibliothèques parisiennes selon le rapport d’un expert indépendant.
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 15:44

 

Le Parisien : Le 24 février 2015

 

Les personnels dénoncent le mépris d'Emmanuel Grégoire, l'adjoint socialiste en charge des ressources humaines.

 

Le climat ne semble pas s’apaiser entre l’intersyndicale de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) (CGT-FO-Supap-FSU-SUD) et la mairie de Paris.

 

Alors que le mouvement de grève dans les piscines, stades et gymnases se durcit et touche désormais les équipements le samedi en plus des dimanches, les représentants syndicaux dénoncent vigoureusement les propos de l'adjoint (PS) chargé des ressources humaines, Emmanuel Grégoire.

 

Il soulignait qu'entre les agents des piscines et les bibliothécaires « le niveau de qualification n'était pas le même » (lire ici) alors que les personnels des équipements sportifs demandent un alignement de la prime dominicale sur celle des personnels des bibliothèques municipales parisiennes. « C'est du mépris ! A la DJS il y a des agents de catégorie C qui on un niveau bac + 2, bac + 3 et bac + 4 » s'agace un représentant syndical.

 

« La ville essaye de monter catégories d'agents les unes contre les autres et les usagers contre nous alors que depuis un an, les négociations sont au point mort », regrette le représentant du syndicat SUD.

                 

Lire l'article du « Parisien »    

                            

                  

   Emmanuel Grégoire ne parle pas à des gens sans qualification

Grève dans les piscines parisiennes : le coup de gueule de l'intersyndicale

      - Chacun à sa place....

 

 

 

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:25

 

Paris-Dépêche : le 23 février 2014

 

Les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) de la Ville de Paris en grève depuis un an réclament une hausse de la prime dominicale et menacent désormais d’étendre le mouvement au samedi.

 

A Paris, les sportifs du week-end pourraient bien être obligés de rester chez eux. Depuis le 23 février 2014, une partie des stades, gymnases et piscines de la capitale restaient déjà portes closes le dimanche. Mais le conflit opposant la mairie de Paris et les employés des équipements sportifs parisiens ne trouvant pas d’issue, les grévistes menacent désormais de fermer le samedi.

 

C’est ce qu’a annoncé jeudi 12 février une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD après une réunion infructueuse au mois de janvier avec les représentants de la mairie de Paris. Depuis un an, les agents des équipements sportifs réclament une revalorisation de la prime dominicale de 44 euros actuellement à 180 euros. Or, l’exécutif parisien « a proposé de créer une nouvelle indemnité de 12,50 euros par dimanche », a expliqué à l’AFP William Bouffet, délégué syndical CGT. « C’est du mépris envers les agents », estime Xavier Monrose, délégué FO, le syndicat à l’origine du mouvement de grève.

 

L’élargissement de la grève au samedi a de quoi inquiéter la mairie. Car la fermeture des équipements sportifs le dimanche a déjà un impact conséquent pour les usagers. D’abord car la grève est particulièrement suivie. Chaque dimanche, 19 à 20 piscines sur les 38 que compte la capitale sont fermées alors qu’elles ne devraient pas l’être. Et « il arrive aussi que certains grands équipements sportifs (gymnases ou stades) de la ville soient impactés », indiquait au journal 20 Minutes Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris chargé des ressources humaines.
 

Ensuite, car les fermetures sont imprévisibles. La grève touche des établissements différents chaque semaine, et il est impossible de savoir à l’avance lesquels seront fermées car les grévistes ne sont pas soumis à une obligation de prévenance.  Pour compenser, les abonnements dans les piscines parisiennes seront prolongés gratuitement de six mois.

 

De son côté, la mairie s’indigne. « Nous ne comprenons pas ce durcissement, alors que nous étions dans le dialogue, expliquait un porte –parole à l’AFP, […] 12,50 euros était le départ d’une négociation », ajoute-t-il. Et l’exécutif ne compte pas lâcher dans ce bras de fer. « Nous resterons sur une ligne dure tant que les syndicats le seront », a ajouté la source de l’AFP. Dans un communiqué, la mairie s’est expliquée, jugeant que «  s’il est légitime que les syndicats portent des revendications sociales, il est irresponsable qu’ils en fassent porter le poids aux Parisiens ».
 

L’exécutif appelle désormais l’intersyndicale « à reprendre le dialogue », « à veiller au devoir de continuité du service public » et menace d’engager « tous les moyens juridiques à sa portée pour maintenir les équipements sportifs ouverts, notamment le redéploiement d’agents non-grévistes dans les équipements impactés ». Ultime tentative pour mettre fin à un conflit dans l’impasse.

 

Lire l'article de Paris-Dépêche

 

 

                                 Grève à la DJS : La crise s'intensifie

Travail dominical : la crise des équipements sportifs s’intensifie à la mairie de Paris
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:51

 

Le Parisien : Le 21 février 2015

 

« Les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », déclarent les grévistes.

 

Le dialogue social prend l’eau entre les agents municipaux des piscines et la mairie de Paris. Ce week-end, il n’y a aucune chance de voir s’achever la plus longue grève jamais connue dans les bassins, les gymnases et les stades de la capitale. Bien au contraire, le recours à des agents volontaires pour remplacer les grévistes, annoncé hier aux syndicats par la Direction de la Jeunesse et des sports (DDJS), n’a fait que renforcer le mouvement.


Pour les nageurs, ce sera double-peine : la grève des dimanches, à laquelle ils ont bien dû s’habituer, commencera dès le samedi. Et cela dès aujourd’hui, où environ la moitié des piscines resteront fermées. C’est la riposte de l’intersyndicale aux accusations de « radicalisation intolérable » de la mairie de Paris.


Hier matin, les syndicats ont été reçus par la direction des ressources humaines de la ville. Sans négociation prévue quant à la revalorisation des primes dominicales demandée par les agents, — de 44 € actuellement à 180 € par dimanche—, mais avec un préavis de grève dont la ville n’a pu que prendre acte.

 

C’est que les employés des sites sportifs ont aussi du mal à « encaisser » la petite ruse de la Ville, qui a décidé de déplacer les matchs et d’avancer les compétitions du dimanche au samedi, pour limiter les conséquences de la grève. La riposte pendra la forme de piquets de grève itinérants, dès aujourd’hui, devant plusieurs structures parisiennes. « D’ailleurs, nous demandons aussi une indemnité pour les samedis, où nous travaillons dix heures pour le salaire d’une journée normale », prévient un responsable du syndicat FO.

 

« Cette revalorisation, cela fait plus de dix ans qu’on se bat pour l’avoir, et ce n’est pas un luxe ! défend, en écho, un délégué CGT. On travaille un week-end sur trois, pour gagner 1 700 € après plus de trente-cinq ans de maison. Il faut arrêter de nous dire qu’il n’y a plus d’argent, quand on voit ce que la ville dépense pour Paris-plage ou la Nuit blanche ».


Aucun rendez-vous n’est encore envisagé entre l’intersyndicale et l’Hôtel de Ville. En attendant, « les usagers savent pourquoi on fait grève. Ils connaissent nos conditions de travail : ils nous comprennent », veulent croire les grévistes.

 

Lire l’article du « Parisien »                          

 

                       

Social : La grève du dimanche gagne aussi les samedis dans les équipements sportifs de la ville de Paris
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:15

 

Le Parisien : le 21 février 2015

 

Problème : ils ne touchent pas la même indemnité

 

On le sait peu mais la Ville est le deuxième plus gros employeur concerné par le travail le dimanche à Paris après l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. 9 600 agents de sept directions sont susceptibles d'être sur le pont ce jour-là : agents des équipements sportifs donc, mais aussi gardiens des parcs et jardins, bibliothécaires, éboueurs, agents des canaux ou de la voirie...

Problème : ils ne touchent pas la même indemnité. Les 6 900 agents de la direction de la jeunesse et des sports (DJS), de la direction de la voirie et des déplacements (DVD) et de la direction de la propreté et de l'eau (DPE) touchent une prime de 44,71 € par dimanche travaillé ainsi qu'une prime de roulement mensuelle de 45 €. Les autres directions, à l'exception de la direction des affaires culturelles (DAC), touchent un forfait de 910 € pour dix dimanches travaillés et un complément de 43 € par dimanche du 11e au 18e dimanche et de 49 € à partir du 19e dimanche.

A ces deux régimes indemnitaires les plus répandus s'ajoute le cas particulier des bibliothécaires de la DAC -- une centaine d'agents -- qui touchent une prime de 100 € par dimanche travaillé (8 par an en moyenne). Un vrai casse-tête... « Il n'y a pas d'iniquité flagrante. Même si le temps de travail des bibliothécaires est deux fois moins long que celui des agents de la DJS le dimanche, ces derniers ne doivent pas oublier qu'ils touchent aussi une prime de roulement mensuelle et que le niveau de qualification et d'étude n'est pas le même », souligne Emmanuel Grégoire, adjoint PS chargé des ressources humaines.

La Ville souhaite néanmoins « toiletter en profondeur les différents régimes d'indemnisation », introduire la notion de volontariat pour le travail dominical tout en proposant des changements sur la durée du temps de travail et sur la qualité des services rendus le dimanche. « Pour des raisons juridiques, on ne peut pas majorer la prime des seuls agents de la DJS mais il faut augmenter celle de l'ensemble des 6 900 agents de la catégorie concernée. Nous espérons trouver une piste de sortie dans les prochaines semaines », assure l'adjoint.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

  Pour Emmanuel Grégoire, les personnels des piscines n'ont rien dans les tête

A Paris, près de dix mille agents municipaux sont concernés par le travail dominical

- C'est vrai, chez nous tout est là

- Et on va lui montrer ce qu'est une grève ! 

 

 

 

 

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 10:03

 

Le Parisien: le 21 février 2015

 

Tous les sites publics de la ville de Paris ont rouvert depuis les attentats de « Charlie Hebdo ». Aujourd’hui, seul ce magnifique équipement reste fermé.

 

Peu de gens connaissent l’existence de ce joyau du patrimoine.... Et ce n’est apparemment pas près de changer ! La magnifique bibliothèque spécialisée (droit, histoire, sciences sociales…) nichée sous les toits de l’Hôtel de Ville de Paris est en principe ouverte au public. Même si l’établissement est surtout fréquenté par des étudiants et des chercheurs qui viennent consulter les 600 000 ouvrages du site, n’importe quel titulaire de la carte bibliothèque peut y accéder.

Pourtant, depuis un mois et demi, plus un seul lecteur ne s’est installé sous les boiseries de l’établissement classé. Pour des raisons de sécurité évidentes, cette bibliothèque (comme tous les autres sites municipaux accueillant du public) avait été fermée dans la foulée de l’attentat dans les locaux de « Charlie Hebdo » le 7 janvier. Tous les autres sites - y compris les salles d’exposition de la mairie centrale - ont rouvert depuis. Pas la bibliothèque (lire ici).

De quoi inquiéter la quarantaine d’agents (bibliothécaires, archivistes, conservateurs…) de l’établissement, qui s’interrogent maintenant sur son avenir. « Les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour rouvrir la bibliothèque », indique-t-on au cabinet de Bruno Julliard, l’adjoint à la maire chargé de la culture. « La situation de cette salle, au 4e étage de l’Hôtel de Ville, oblige le public à circuler dans tout le bâtiment. Le cheminement des visiteurs est beaucoup plus difficile à contrôler que dans les autres salles publiques de la mairie ».

Pour Agnès Dutrévis, bibliothécaire et déléguée CGT des agents du service culture, l’argument ne tient pas. « Comme tous les autres visiteurs de la mairie, les usagers de la bibliothèque (NDLR : en moyenne une centaine par jour) doivent franchir un 1er contrôle à l’entrée ; passer sous un détecteur de métal ; retirer un badge visiteur à l’accueil où ils laissent une pièce d’identité puis emprunter un ascenseur qui dessert tous les étages mais qui est surveillé par un huissier à chaque niveau… » insiste-t-elle en rappelant que la bibliothèque va prochainement rouvrir très temporairement. Ce sera le 3 mars à 18 h 30 pour une conférence (sur réservation) de l’écrivain et futur académicien Dany Laferrière. « Si on est capable de sécuriser les locaux pour ce type d’événement, on peut le faire tout le temps », conclut la syndicaliste.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

 

                                           L' Hôtel de Ville de Paris est pourtant accessible au public

 

         Anne-Hidalgo-envoie-bouler-Francois-Hollande_article_landsc.jpg

                                 - Bon Anne, maintenant je veux voir la bibliothèque

                    - Impossible François, les conditions de sécurité ne sont pas réunies

 

 

 

 

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