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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:40

 

A noter que parmi les élus qui ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins... qu'Aurélie Filippetti. Celle qui veut ouvrir le dimanche

 

« Des choix budgétaires qui affaiblissent le service public de la culture  » : le titre du tract diffusé par la CGT de la mairie de Metz annonce la couleur selon le Républicain Lorrain. Le syndicat critique notamment la baisse de 300 000 € à 150 000 € du budget d’acquisition des Bibliothèques-médiathèques de l'agglomération, soit une baisse de moitié. Si la CGT reconnaît que la gratuité est à l’ordre du jour « il faut que celle-ci soit accompagnée d’une qualité d’acquisition digne du service public  », écrit le syndicat. Ce qui ne semble pas être le cas avec les sous-effectifs actuels qui entraînent une dégradation de la qualité du service rendu à l’usager.

 

« Nous sommes dans une période difficile avec des moyens contraints, répond au Républicain Lorrain, Hacène Lekadir, l’adjoint à la culture. Je comprends que cela puisse inquiéter telle ou telle organisation syndicale. La baisse du budget d'acquisition entre dans ce cadre, celui d’efforts demandés à tous les services ». Visiblement mal à l'aise dans ses rayonnages, l'élu de la majorité socialiste promet toutefois que le budget devrait revenir à un niveau plus élevé en 2016. Le problème est que en plus de cette année celui de l'année précédente avait déjà été réduit d'un tiers. Une promesse de gascon en lorraine ?

 

A noter que parmi les élus qui siègent au conseil municipal de la Ville et ont voté ces baisses de fonctionnement des bibliothèques messines figure rien moins qu'Aurélie Filippetti. La même qui vient en tant que députée de proposer un sous-amendements pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement. Bref, l'ancienne ministre de la culture veut étendre les horaires d'ouverture des établissements de lecture publique mais sans rien dedans. A Metz comme ailleurs, les élus deviennent schizophrènes sur la question des bibliothèques. Avant d'ouvrir plus ouvrons mieux comme le clament les professionnels et les usagers. Les seuls qui ont les pieds sur terre finalement (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

 

 

                                       Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

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             - Pleure pas Aurélie, ça arrive à tout le monde de dire des conneries sur les bibs

 

 

 

                     

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:53

 

D’ailleurs, ce sera bientôt leur seul et unique jour d’ouverture.

 

C’est que l’on appelle un petit coup en douce. Dans le cadre de la loi Macron qui généralise désormais un peu plus le travail le dimanche (certaines zones seront même autorisées à ouvrir sept jours sur sept jusqu’à minuit) les députés ont aussi adopté un sous-amendement (c’est comme un amendement mais en plus furtif) dans le cadre du travail le dimanche, pour proposer l'ouverture des bibliothèques le dimanche, en même temps que les commerces.

Ce sous-amendement, n° 3289, déposé par rien moins que l’ancienne ministre de la culture, Aurélie Filippetti propose en effet « qu'un conseil municipal qui discute de l'ouverture dominicale des commerces soit obligé de débattre également de l’ouverture des bibliothèques le dimanche ».  Comme ça, y aura plus personne autour du gigot dominical. Pourtant, beaucoup avancent déjà que les mesures Macron sur le travail du dimanche seront «  inefficaces sur le plan économique, dangereuses pour les salariés et  néfastes  pour la vie sociale ». Enfin, si l’on en croit la position officielle du …  Parti Socialiste. Authentique (lire ici). 

Une position partagée par Jean-Marc Ayrault « C’est une erreur politique. Le gouvernement décrète que les Français veulent cette réforme. Ils attendraient l’ouverture dominicale. C’est faux. Parfois favorables en tant que consommateurs, ils sont bien plus réservés en tant que salariés …Manifestement, l’apport du travail dominical est contesté par ceux qui le subissent. Les pauvres devront travailler toujours plus pour vivre, tandis que les autres pourront choisir de jouir de leur temps libre. Mettre en avant la liberté et le volontariat du personnel traduit une réelle méconnaissance de l’inégalité de la relation employeur /salarié, accrue en cette période de crise et de hausse du chômage. Il faut le rappeler : le contrat de travail est un contrat de subordination » écrivait alors le futur premier ministre (lire ici).

Quant à l’ouverture des bibliothèques le septième jour prônée par Aurélie et Filippetti et consorts elle attire déjà les railleries. Ainsi Jean-Frédéric Poisson, député UMP, n'a pas été tendre avec la députée de Moselle. Dans des propos repris sur le site ActuaLitté il  considère qu'il s'agirait avant tout de « sauver certaines apparences». Un peu comme si la gauche avait du mal à assumer ce recul social ? Selon le député, rien à ce jour n'empêche un conseil municipal de mettre ces questions sur la table, sans qu'il soit besoin de loi. Pas faux. Et d’ajouter non sans sarcasmes : « Ce n'est pas avec un amendement comme celui-là que nous allons corriger le tir, même si je peux comprendre qu'après être allé au supermarché le dimanche, il serait bon d'aller lire quelques bandes dessinées à la bibliothèque municipale. ». Bo,bo,bo….

 

                                              Ouverture du dimanche : Aurelie Filippetti attire les railleries

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                                                                              - Parce que je le vaux bien....

 

La schizophrénie des élus en général et celle de la Gauche en particulier a de quoi interpeller car les mêmes qui prônent l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi ceux qui les ferment ou réduisent leurs horaires le reste du temps. Ainsi, la même Aurélie Filippetti a voté le 18 décembre dernier en tant que conseillère municipale de la Ville de Metz un budget qui… divise par deux les crédits d'acquisitions des six bibliothèques de la ville, budgets qui avaient déjà été réduits d'un tiers l'année précédente (lire ici) ! Qui dit mieux?

Qui dit mieux ! Ben, les élus parisiens, tiens ! Car eux aussi raffolent de l'idée de l’ouverture du dimanche, histoire de ne pas paraître miteux face aux grandes capitales de la planète converties depuis longtemps aux bienfaits du libéralisme du septième jour. C’était dans le programme des deux candidates PS et UMP, Anne Hidalgo et NKM, mais c’est vrai, dans les campagnes électorales on dit souvent n’importe quoi.

Car voilà le hic, les bibliothèques parisiennes, pour cause de restrictions budgétaires, réduisent, elles aussi, leurs horaires tout au long de l’année et sur toute la semaine. une tendance lourde, très lourde. La situation est telle que pendant les vacances scolaires (et d’été)  la situation s’aggrave encore un peu plus et certains  établissements réduisent leurs ouvertures encore et encore. Mieux certaines bibliothèques n’ouvrent plus que l’après midi y compris… le mercredi et le samedi, pourtant jour d’affluence. Du jamais vu à Paname !  Les élus des métropoles veulent l’ouverture des bibliothèques le dimanche mais à ce rythme, elles ne seront bientôt ouvertes que ce jour là. Emprunter des livres le dimanche resterait toutefois hors de portée des salariées du commerce et de la grande distribution. Comment ça la culture pour tous ? Bo,bo,bo….

 

                                          A  Paris on veut pouvoir aussi jouir sans entrave le dimanche

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                                      -  Mais ça restera hors de portée des salariées du commerce

 

Autre écueil pour les parangons de l’ouverture à tout va : la compensation du travail dominical. Lors de la discussion à l’assemblée, le député Vercamer, UDI, pose la question qui fâche : ouvrir les établissements le dimanche, « cela signifie-t-il que les agents des bibliothèques verront leur rémunération doublée ? ». C’est taquin. D’autant que les collectivités locales voient baisser les dotations allouées par l’État pour que ce dernier puisse rentrer dans les clous des exigences de la Commission européenne.

Même esprit rebelle chez le député parisien, Pascal Cherki, qui a eu alors une idée de génie en plein Palais Bourbon. Ce socialiste tendance « frondeur » a ainsi balancé un scud au Gouvernement avec cet argument imparable ; « puisque vous êtes favorable à l’ouverture des bibliothèques le dimanche  et que les agents ne travailleront pas gratuitement : il faudra leur offrir des compensation ».

Et d'envoyer avec malice « ce financement pourrait alors passer par une taxe sur les magasins de luxe, propose alors Pascal Cherki, ces grandes enseignes qui vont désormais pouvoir ouvrir le dimanche ». Brillant. Et le député du XIVème d’enfoncer le clou : « à moins que vous ne rendiez de l’argent aux collectivités locales, mais je rappelle que vous allez leur prendre onze milliards d’euros sur trois ans ! Lorsque le Gouvernement soutient une démarche politique, il doit réfléchir à la cohérence entre les principes et les moyens que nécessite leur mise en œuvre »  (lire ici). Et bim !

La déclaration de Pascal Cherki, pleine de bon sens, reflète assez l’opinion de nombreux usagers et bibliothécaires de France et de Navarre. Car la question des horaires d’ouverture des équipements publics rendent fou aussi bien les élus communaux que le plus haut sommet de l’état. Pour les bibliothèques, il n’existe finalement qu’un seul pacte de responsabilité, un vrai celui-ci et il est là. A faire circuler.

Publié également sur Miroir Social

 

                                                                              Anne Hidalgo et Pascal Cherki

           Municipales-Pascal-Cherki-rend-les-armes-il-ne-sera-pas-te

                                                    T'as vu Anne ce que je leur ai envoyé sur le dimanche ?

                                                                            - Oui, mais là tu m'arranges pas

 

 

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 14:16

 

L'Obs : Le 17 février 2015

 

Le gouvernement a annoncé le recours à l'article 49-3 pour faire passer en force la loi Macron. Un recours auquel le chef de l'Etat s'opposait farouchement... quand il était dans l'opposition.

 

Pour faire adopter la loi Macron sans vote à l'Assemblée, le gouvernement a décidé mardi 17 février de recourir au très controversé 49-3. Une décision prise in extremis après un entretien téléphonique entre Manuel Valls et François Hollande. Cet article va permettre à l’exécutif d’éviter d’être tenu en échec par une partie de sa propre majorité. Un dispositif qui provoque toujours de très vives critiques dans l’opposition. François Hollande en sait quelque chose. Petit rembobinage.  

 

Dans une interview à L'Hebdo des socialistes en juillet 2007, repérée par BMFTV, le premier secrétaire du PS de l’époque ne cachait ainsi pas son hostilité contre l’article 49-3 de la Constitution. « Tout ce qui concourra à l'affermissement des pouvoirs du Parlement aura notre agrément », jugeait-il, alors que Nicolas Sarkozy venait d'être élu président. L'ex-patron des socialistes se déclarait en ce sens favorable à la « suppression de l’article 49-3 ».

 

En février 2006, François Hollande était même allé plus loin. Dominique de Villepin venait d'annoncer l'utilisation du 49.3 pour faire passer le projet de loi pour l'égalité des chances qui incluait le très contesté contrat première embauche (CPE). De quoi faire bondir l'opposition socialiste. Dans les couloirs de l'Assemblée, Hollande était très remonté contre le gouvernement de droite de l'époque : « Le 49.3 est une brutalité, est un déni de démocratie, une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire ».

 

En mai 2008, son Premier ministre, Manuel Valls - alors simple député de l'Essonne, proposait même avec dix autres de ses collègues socialistes « l'abrogation pure et simple de l'article 49-3, sauf pour les textes budgétaires ». En vain, puisque l'amendement avait été rejeté dans le cadre de la réforme constitutionnelle menée par Nicolas Sarkozy.

 

Lire l'article de « L'Obs »

 

 

 

                                  49-3 : Hollande encore (et toujours) infidèle à sa ligne

 

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                                  - Heu, les affaires privées se traitent... en privé !

 

 

 

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:29

 

AFP : Le 16 février 2015  

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens  

Les députés socialistes ont « trahi » leurs électeurs en acceptant d'étendre l'ouverture des commerces le dimanche, a réagi Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, qui estime que cela va détruire des « dizaines de milliers d'emplois » dans les petits commerces.  

L'Assemblée nationale a voté la possibilité d'ouvrir les commerces tous les dimanches dans les « zones touristiques » ou « commerciales », si un accord est trouvé sur des compensations pour les salariés, et d'ouvrir 12 dimanches par an ailleurs, sous certaines conditions, deux propositions controversées du projet de loi défendu par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. « Pour une partie des parlementaires, c'est la trahison de leur électorat », a déclaré M. Thouvenel à l'AFP.

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens, citant un « tract de la rue de Solferino »: « Travail le dimanche : un effet nul sur la croissance, une fausse liberté pour les salariés, une décision destructrice d'emplois, un modèle de société inacceptable » (lire ici). Les parlementaires se sont, en outre, « complètement décrédibilisés » en « s'appuyant sur une soi-disant étude d'impact affligeante », a-t-il poursuivi.

En janvier, le commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie) avait salué les dispositions du projet de loi Macron sur le travail du dimanche, estimant qu'elles auraient des effets positifs sur l'économie, notamment en matière d'emploi.

Pour Joseph Thouvenel, cette étude est « vide »: « rien sur les conséquences sur la vie familiale, rien sur les problèmes de santé des travailleurs le dimanche, rien sur le volontariat, rien sur les coûts pour les salariés, rien sur la désertification du territoire, rien sur les conséquences sur le commerce de proximité... » Sur ce dernier point, « les petits commerces ne pourront pas résister aux grandes enseignes », a estimé M. Thouvenel.

« C'est la destruction programmée de dizaines de milliers d'emplois », a-t-il prophétisé, citant « l'exemple italien »: « Selon un rapport des patronats du commerce italien en 2013, ils ont perdu 32.000 commerces et 90.000 emplois en deux ans depuis l'ouverture des grandes surfaces le dimanche. »

Lire la dépêche de l’AFP

 

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                                                                Le programme du PS

  

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:34

 

Les archives du quotidien fondé par Pierre Lazareff vont-elle enfin retrouver une seconde jeunesse ?

 

C’est ce l’on appelle faire d’une pierre deux coups. En effet, la bibliothèque jeunesse de l’Isle Saint Louis fermée sans préavis, il y a deux ans (lire ici) pourrait bientôt retrouver une utilité en accueillant les prestigieuses archives photographiques du quotidien « France-Soir », journal fondé par Pierre Lazareff, le plus fort tirage de l’ensemble de la presse nationale de l’après guerre jusqu’aux années quatre-vingt avant de disparaître après un long déclin.

 

Ces archives servaient à alimenter en photos les quotidiens Paris-Soir et France-Soir et l'hebdomadaire d'avant-guerre Match. Elles abritent notamment plus de 300 000 négatifs et 400 000 épreuves de 1929 à 1980 : des événements d'actualité, des scènes de la vie quotidienne et des portraits de personnalités: Cocteau, Picasso, Dali, Audrey Hepburn... Le fonds a aussi une grande valeur de témoignage historique grâce à ses 13 000 photographies prises sous l'Occupation dont un document unique : la seule photo du premier jour de la rafle du Vél'd'Hiv, le 16 juillet 1942.

 

Ce  trésor du photojournalisme a connu de nombreuses péripéties et pas des moindres. Acquis par la Ville de Paris en 1987 après le départ du quotidien de ses locaux historiques de la rue Réaumur, ce fonds photographique a longtemps été laissé à l’abandon. Quand  il y a quelques années le scandale éclate. En 2011, emboîtant le pas à la Tribune de l’Art, le journal  Le Monde dénonçait un fonds abandonné dans « des cartons entassés les uns sur les autres, liés par des rubans adhésifs, dans un coin de la bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) ». « La vision est sinistre. Et l'avenir du fonds incertain » ajoutait alarmé le journal du soir. 

 

 

           j-4811106

 

 

Par la suite la Ville de Paris, histoire de sauver la face, a préempté ce qui restait du fonds France-Soir (couvrant les années 1980 à 2000) au moment de la liquidation définitive du quotidien en 2012. Il est vrai que le ministère de la culture était également sur le coup. Sauf que, problème, celui était, comme son grand frère… également laissé à l’abandon !

 

C’est la CGT qui avait alors levé ce nouveau lièvre à l’été 2013 et avait mis les pieds dans le plat : « ces cartons, toujours à l’abandon, sont désormais relégués dans un sinistre entrepôt de la rue d’Aubervilliers (XIXe) dont les normes de sécurité sont loin de permettre de les « préserver dans les meilleures conditions » dénonçait le syndicat dans un communiqué. Et la CGT de mettre Bruno Julliard, l’adjoint à la culture au pied du mur. « Nous demandons à la Mairie de Paris de respecter ses engagements et de prendre toutes les mesures pour sauver ce fonds inestimable et le valoriser pour sa diffusion au plus grand nombre » avait écrit le syndicat (lire ici).

 

De son côté la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris affirmait « vouloir trouver une solution rapide et adaptée ». On ne sait pas si le choix de la bibliothèque de l’Isle Saint Louis est « adapté » mais pour ce qui est de « rapide » on ne peut pas vraiment le dire. En effet, les locaux disponibles depuis deux ans sont gérés par cette même direction des affaires culturelles. Les voilà désormais affectés à la bibliothèque Historique (la gestionnaire du fonds) laquelle va récupérer plusieurs centaines de mètre carré pour commencer le traitement de ce fonds prestigieux.

 

Y a plus qu’à espérer maintenant que celui-ci sera bientôt disponible auprès du public pour retrouver, comme l’ancienne bibliothèque pour enfant, une seconde jeunesse.

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 16:15

 

Pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté le prix haut la main !

 

C'est vrai que les deux font la paire tant elles se ressemblent politiquement ! En effet, à l'occasion du premier « Prix du menteur en politique », la maire PS de Paris Anne Hidalgo et sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet sont nominées en tandem pour «  l'ensemble de leurs mensonges pendant la campagne municipale parisienne, l'une comme l'autre » précise Thomas Guénolé, le politologue à l'origine de la création de ce prix.

 

Cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l'importance du fact-checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique. 

 

On ne sait pas si nos deux figures municipales vont décrocher la timbale ( la concurence est rude car ce sont dix hommes et femmes politiques qui sont en effet nominés pour la première édition de ce Prix) mais pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté cette distinction de « mensonge en politique ». Et haut la main comme le rappelle leurs déclarations de campagne sur la politique culturelle. Il est vrai qu'elles disaient toutes deux n'importe quoi. Mais alors vraiment n'importe quoi (lire ici).

 

 

          Nathalie-Kosciusko-Morizet-et-Anne-Hidalgo.jpg

                                   -  Chère Anne, je crois qu'on est habillé pour l'hiver  !

 

 

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:22

 

La fermeture des caisses du musée permet au public d’entrer gratuitement

 

Depuis ce midi, une centaine d’archéologues occupent le musée du Louvre. Conséquence : les caisses du musée sont fermées. Une situation qui permet de faire des heureux en cette période de crise économique car le public a pu entrer gratuitement a-t-on appris par un communiqué de l’intersyndicale CGT, FSU, SUD et CNT.

 

Les archéologues dénoncent les menaces qui pèsent sur la protection du patrimoine archéologique. « Depuis plus de dix ans, la privatisation et la marchandisation de ce secteur d’activité ont abouti à une situation catastrophique » ont déclaré les grévistes.

 

Egalement publié sur  Miroir Social

 

 

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                                                 Le musée du Louvre envahi par des manifestants

 

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:37

 

Pour Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre à la retraite, on cause plus... on flingue !

 

C’est un conflit plutôt inhabituel dans ce genre de commune de petite taille où les rapports sont généralement plutôt apaisés. Oui mais voilà, à Saint Joachim commune de quatre mille habitants, située du côté de Guérande et rattaché à la communauté d’agglomération de Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique le dialogue social est en plein marais salant.

 

En effet les agents de la bibliothèque Louise Michel sont en grève depuis le 22 janvier, soit une bonne dizaine de jours maintenant. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents. « On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

Mais la maire socialiste de Saint Joachim n'avait apparamment pas vu venir le conflit. Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre désormais à la retraite, regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Plus grave, dans la presse locale, l'édile, accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent «  une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Ambiance..

 

 

 

                             Grève à la bibliothèque  : La maire de Saint Joachim en plein dialogue social

 

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                                             - Bande de lâches, s'en prendre à une vieille dame comme moi

 

 

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Les agents regrettent également « le fait que depuis la rentrée, aucune réunion sur le contenu entre les intervenants n'ait eu lieu ». Ils ajoutent : « Aujourd'hui, nous refusons cette situation et une gestion rigoureuse sans concertation. Nous souhaitons défendre un service de lecture publique de qualité, accessible facilement et soucieux de s'adresser au plus grand nombre ».

 

Visiblement les grévistes, malgré le soutien des usagers, ont reçu une fin de non-recevoir de la part de la maire socialiste !  En effet par un tract distribué dans les boîtes aux lettres de la commune, Marie-Anne Halgand et sa municipalité sortent la sulfateuse en renvoyant l'échec de la concertation sur les bibliothécaires : « Cinq réunions officielles ont eu lieu avant la rentrée scolaire, sans compter les multiples entretiens informels parfois agressifs entre la maire et les agents de la bibliothèque ». Visiblement la maire socialiste, et un peu sur les nerfs, n’a guère convaincu son personnel.

 

 

 

                                    A  Saint Joachim, la mairie a multiplié les réunions pour s'éviter un conflit      

 

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                              - Je sais pas pourquoi mais ils sont d'humeur agréssive aujourd'hui  ... 

 

 

 

Et de brandir l’arme lourde : « face aux difficultés rencontrées, la mairie a saisi le Comité technique paritaire qui a validé les propositions des élus, tant pour les niveaux horaires que pour les séances hebdomadaires des activités périscolaires. » Fermez le ban ! Sauf que pour les personnes initiées à la chose un Comité Technique Paritaire « valide » toujours les propositions des élus même quand l’ensemble des représentants des personnels votent contre ! En effet la simple mise à l’ordre du jour et la tenue de la réunion suffit pour « que l’avis soit rendu ». Décidément on n’est pas très fair play du côté de la municipalité de Saint Joachim.

 

Mais le conflit semble parti pour durer tant l’équipe municipale a du mal à voir quelles sont les missions et les spécificités d’une bibliothèque et veut leur imposer coûte que coûte la prise en charge des activités périscolaire (TAP). « Lorsqu'ils sont affectés dans les bibliothèques, les agents sont particulièrement chargés de fonctions d'aide à l'animation, d'accueil du public et notamment des enfants, et de promotion de la lecture publique. Ils participent à la sauvegarde, à la mise en place et à la diffusion des documents. Ils assurent les travaux administratifs courants » affirme Mme Halgand. Et l'édile de conclure : « Donc, ces missions s'intègrent bien dans le cadre des TAP ». Rompez !

 

« Les bureaux du maire et du secrétaire général sont ouverts en permanence » promet toutefois notre vieille dame pas toujours très tranquille. Reste à savoir si les bibliothécaires devront se munir, ou pas, de gilet-pare balles tant l’ambiance semble tendue dans ce mouvement social hors norme. En tout cas, à ce jour, le conflit demeure.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                           Saint-Joachim : c'est tendu entre les grévistes et la maire de la commune

 

 

 

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Saint Joachim : Une grève qui dure à la bibliothèque Louise Michel

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:04

 

Un premier coup de dard en faveur d'une meilleure protection à l'exposition aux radiofréquences 

 

Attendue depuis deux ans, la loi encadrant l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil (antennes-relais, téléphones mobiles, tablettes...) a enfin été adoptée par les députés à la faveur d'une niche parlementaire accordée au groupe écologiste. Elle a été votée par l'ensemble de la majorité, tandis que l'UDI s'est abstenue, une abstention « bienveillante » pour les observateurs. Bertrand Pancher (Meuse) du même groupe UDI s'est toutefois prononcé pour. De son côté l'UMP a voté contre suivant en cela les recommandations de l'industrie de la téléphonie mobile.

 

On l'appellera désormais « loi Abeille », du nom de la députée EELV du Val de Marne qui a défendu le texte, déposé initialement en décembre 2013. La proposition de loi « relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques » vient d'être définitivement adoptée, en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, sans modification par rapport à la version approuvée par le Sénat en juin dernier.

 

Ce texte interdit par exemple l'installation du Wifi dans les établissements d'accueil d'enfants de moins de trois ans (crèches et garderies), et non les maternelles comme prévu dans le texte initial. Toutefois, dans les écoles primaires, le Wifi devra être désactivé en dehors des activités pédagogiques numériques. Tout établissement proposant au public un accès Wifi devra le signaler clairement à l'entrée au moyen d'un pictogramme.

 

 

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                                  Loi Abeille : Pour plus de protection à l'exposition aux ondes

 

 

Elle cherche aussi à durcir la réglementation en matière d'installation d'antennes-relais en conduisant à la création d'un « comité national de dialogue relatif aux niveaux d'exposition du public aux champs électromagnétiques », supervisé par l'ANFR (Agence Nationale des Radiofréquences). Elle imposera notamment le décompte des points atypiques, c'est à dire des sites présentant des taux d'exposition significativement supérieurs à la moyenne nationale, et préparera le cadre de leur résorption. Un rapport à venir sur le sujet délicat de l'hyper-électrosensibilité est également au programme.

 

Pour les associations ce texte est une première avancée. « La loi permet d'introduire un peu plus de transparence et de démocratie dans le développement des nouvelles technologies. Elle ouvre la voie à une réduction de l'exposition de la population aux radiofréquences classées cancérigènes possibles par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)» a ainsi déclaré l'association Robin des Toits. « Même si c’est peu par rapport à l'ambition initiale de la proposition de loi, c'est pourtant une première avancée qui a une grande portée symbolique dans un contexte où le lobbying industriel a été spectaculaire contre ce texte dont le parcours législatif a pris plus de deux ans ! » conclu Robin des Toits dans son communiqué.

      

La question de l’exposition aux ondes est pourtant une préoccupation d’un majorité de citoyens si l’on en croit la dernière étude du Credoc. Réalisée en juin 2014, celle-ci montre une certaine défiance de la population à l'égard des antennes-relais et des téléphones mobiles : à la question de l'éventuelle nocivité des équipements, 74% des Français interrogés ont répondu qu'ils jugeaient les antennes « plutôt pas sûres pour la santé humaine », 73% ont le même sentiment à l'égard des portables et 62% pour le Wifi.

 

Le problème des risques émergeants liés aux ondes élèctromagnétiques, via les nouvelles technologies, avait aussi atteint le monde de l’entreprise puisque un appel de syndicalistes de tout horizon avait été lancé il y a deux ans. Ces représentants des personnels dont certains siégeaient dans des CHSCT demandaient aux pouvoirs publics et aux employeurs une baisse des expositions aux ondes dans les espaces de travail (lire ici).

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                            Loi Abeille: le lobbying des opérateurs a pourtant été spéctaculaire

 

 

 

 

 

 

AFP : Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

Electro-sensibilité: L'émergence d'un nouveau risque pour l'entreprise

Le Parisien : Des syndicalistes mobilisés contre les ondes au travail.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:14

 

La commune a même été victime..... d'une cyber attaque !

 

Les trois agents de la bibliothèque Louise-Michel dans la commune de Saint Joachim, située entre Guérande et Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique, ont entamé depuis vendredi un mouvement de grève. Un conflit qui continue encore cinq jours après, puisque ce mercredi 28 janvier le personnel de la bibliothèque était présent devant l’établissement pour expliquer à la population les raisons de son mouvement. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents

 

« On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

De son côté, la maire socialiste de Saint Joachim, Marie-Anne Halgand regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Une déclaration on ne peut plus étonnante quand on sait qu'un préavis doit être déposé cinq jours avant mais que, de plus, la commune n'est peuplée que de...quatre mille habitants. A moins que le préavis ne soit jamais arrivé ?

 

 

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                                               Les bibliothécaires de Saint Joachim

 

 

Plus grave, dans la presse locale, l'édile accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent le « refus d'une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Visiblement le dialogue social est en plein marais salant.

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Reste à savoir si la maire va les entendre et tenter de mettre fin à ce conflit.

 

En tout cas, le mois de janvier va sûrement rester dans les mémoires de Saint-Joachim, une commune décidément pas si tranquille car elle a aussi été victime.... d'une cyber attaque ! Véridique. « Tous nos services informatiques ont été touchés », a déclaré la mairie à Presse-Océan, « un cadre blanc et noir est apparu et a dévoré les fichiers. Il a aussi provoqué une rupture de communication de la messagerie électronique ». Il a fallu l'intervention sans relâche pendant huit jours de quatre informaticiens d’une entreprise spécialisée pour rétablir les liaisons et remettre en route les services. On sait maintenant pourquoi le préavis n'est jamais arrivé. Kénavo !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                                      Anne-Marie Halgand, maire de Saint Joachim (à droite)

 

         maires briere

                              - Je rêve d'un monde sans grève.... et sans cyber attaque !

 

 

                      

 

 

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