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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:29

 

AFP : Le 16 février 2015  

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens  

Les députés socialistes ont « trahi » leurs électeurs en acceptant d'étendre l'ouverture des commerces le dimanche, a réagi Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, qui estime que cela va détruire des « dizaines de milliers d'emplois » dans les petits commerces.  

L'Assemblée nationale a voté la possibilité d'ouvrir les commerces tous les dimanches dans les « zones touristiques » ou « commerciales », si un accord est trouvé sur des compensations pour les salariés, et d'ouvrir 12 dimanches par an ailleurs, sous certaines conditions, deux propositions controversées du projet de loi défendu par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron. « Pour une partie des parlementaires, c'est la trahison de leur électorat », a déclaré M. Thouvenel à l'AFP.

« Je rappellerai simplement la position officielle du Parti socialiste quand il était dans l'opposition », a ajouté le vice-président du syndicat des travailleurs chrétiens, citant un « tract de la rue de Solferino »: « Travail le dimanche : un effet nul sur la croissance, une fausse liberté pour les salariés, une décision destructrice d'emplois, un modèle de société inacceptable » (lire ici). Les parlementaires se sont, en outre, « complètement décrédibilisés » en « s'appuyant sur une soi-disant étude d'impact affligeante », a-t-il poursuivi.

En janvier, le commissariat général à la stratégie et à la prospective (France Stratégie) avait salué les dispositions du projet de loi Macron sur le travail du dimanche, estimant qu'elles auraient des effets positifs sur l'économie, notamment en matière d'emploi.

Pour Joseph Thouvenel, cette étude est « vide »: « rien sur les conséquences sur la vie familiale, rien sur les problèmes de santé des travailleurs le dimanche, rien sur le volontariat, rien sur les coûts pour les salariés, rien sur la désertification du territoire, rien sur les conséquences sur le commerce de proximité... » Sur ce dernier point, « les petits commerces ne pourront pas résister aux grandes enseignes », a estimé M. Thouvenel.

« C'est la destruction programmée de dizaines de milliers d'emplois », a-t-il prophétisé, citant « l'exemple italien »: « Selon un rapport des patronats du commerce italien en 2013, ils ont perdu 32.000 commerces et 90.000 emplois en deux ans depuis l'ouverture des grandes surfaces le dimanche. »

Lire la dépêche de l’AFP

 

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                                                                Le programme du PS

  

 

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Loi Macron : Les députés glissent subrepticement un amendement pour ouvrir, comme les commerces, les bibliothèques le dimanche.

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:34

 

Les archives du quotidien fondé par Pierre Lazareff vont-elle enfin retrouver une seconde jeunesse ?

 

C’est ce l’on appelle faire d’une pierre deux coups. En effet, la bibliothèque jeunesse de l’Isle Saint Louis fermée sans préavis, il y a deux ans (lire ici) pourrait bientôt retrouver une utilité en accueillant les prestigieuses archives photographiques du quotidien « France-Soir », journal fondé par Pierre Lazareff, le plus fort tirage de l’ensemble de la presse nationale de l’après guerre jusqu’aux années quatre-vingt avant de disparaître après un long déclin.

 

Ces archives servaient à alimenter en photos les quotidiens Paris-Soir et France-Soir et l'hebdomadaire d'avant-guerre Match. Elles abritent notamment plus de 300 000 négatifs et 400 000 épreuves de 1929 à 1980 : des événements d'actualité, des scènes de la vie quotidienne et des portraits de personnalités: Cocteau, Picasso, Dali, Audrey Hepburn... Le fonds a aussi une grande valeur de témoignage historique grâce à ses 13 000 photographies prises sous l'Occupation dont un document unique : la seule photo du premier jour de la rafle du Vél'd'Hiv, le 16 juillet 1942.

 

Ce  trésor du photojournalisme a connu de nombreuses péripéties et pas des moindres. Acquis par la Ville de Paris en 1987 après le départ du quotidien de ses locaux historiques de la rue Réaumur, ce fonds photographique a longtemps été laissé à l’abandon. Quand  il y a quelques années le scandale éclate. En 2011, emboîtant le pas à la Tribune de l’Art, le journal  Le Monde dénonçait un fonds abandonné dans « des cartons entassés les uns sur les autres, liés par des rubans adhésifs, dans un coin de la bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) ». « La vision est sinistre. Et l'avenir du fonds incertain » ajoutait alarmé le journal du soir. 

 

 

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Par la suite la Ville de Paris, histoire de sauver la face, a préempté ce qui restait du fonds France-Soir (couvrant les années 1980 à 2000) au moment de la liquidation définitive du quotidien en 2012. Il est vrai que le ministère de la culture était également sur le coup. Sauf que, problème, celui était, comme son grand frère… également laissé à l’abandon !

 

C’est la CGT qui avait alors levé ce nouveau lièvre à l’été 2013 et avait mis les pieds dans le plat : « ces cartons, toujours à l’abandon, sont désormais relégués dans un sinistre entrepôt de la rue d’Aubervilliers (XIXe) dont les normes de sécurité sont loin de permettre de les « préserver dans les meilleures conditions » dénonçait le syndicat dans un communiqué. Et la CGT de mettre Bruno Julliard, l’adjoint à la culture au pied du mur. « Nous demandons à la Mairie de Paris de respecter ses engagements et de prendre toutes les mesures pour sauver ce fonds inestimable et le valoriser pour sa diffusion au plus grand nombre » avait écrit le syndicat (lire ici).

 

De son côté la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris affirmait « vouloir trouver une solution rapide et adaptée ». On ne sait pas si le choix de la bibliothèque de l’Isle Saint Louis est « adapté » mais pour ce qui est de « rapide » on ne peut pas vraiment le dire. En effet, les locaux disponibles depuis deux ans sont gérés par cette même direction des affaires culturelles. Les voilà désormais affectés à la bibliothèque Historique (la gestionnaire du fonds) laquelle va récupérer plusieurs centaines de mètre carré pour commencer le traitement de ce fonds prestigieux.

 

Y a plus qu’à espérer maintenant que celui-ci sera bientôt disponible auprès du public pour retrouver, comme l’ancienne bibliothèque pour enfant, une seconde jeunesse.

 

 

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La Bibliothèque Historique laisse toujours de côté les archives photo de France-soir

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 16:15

 

Pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté le prix haut la main !

 

C'est vrai que les deux font la paire tant elles se ressemblent politiquement ! En effet, à l'occasion du premier « Prix du menteur en politique », la maire PS de Paris Anne Hidalgo et sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet sont nominées en tandem pour «  l'ensemble de leurs mensonges pendant la campagne municipale parisienne, l'une comme l'autre » précise Thomas Guénolé, le politologue à l'origine de la création de ce prix.

 

Cette distinction est décernée avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l'importance du fact-checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique. 

 

On ne sait pas si nos deux figures municipales vont décrocher la timbale ( la concurence est rude car ce sont dix hommes et femmes politiques qui sont en effet nominés pour la première édition de ce Prix) mais pour les bibliothécaires parisiens, elles ont déjà remporté cette distinction de « mensonge en politique ». Et haut la main comme le rappelle leurs déclarations de campagne sur la politique culturelle. Il est vrai qu'elles disaient toutes deux n'importe quoi. Mais alors vraiment n'importe quoi (lire ici).

 

 

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                                   -  Chère Anne, je crois qu'on est habillé pour l'hiver  !

 

 

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 14:22

 

La fermeture des caisses du musée permet au public d’entrer gratuitement

 

Depuis ce midi, une centaine d’archéologues occupent le musée du Louvre. Conséquence : les caisses du musée sont fermées. Une situation qui permet de faire des heureux en cette période de crise économique car le public a pu entrer gratuitement a-t-on appris par un communiqué de l’intersyndicale CGT, FSU, SUD et CNT.

 

Les archéologues dénoncent les menaces qui pèsent sur la protection du patrimoine archéologique. « Depuis plus de dix ans, la privatisation et la marchandisation de ce secteur d’activité ont abouti à une situation catastrophique » ont déclaré les grévistes.

 

Egalement publié sur  Miroir Social

 

 

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                                                 Le musée du Louvre envahi par des manifestants

 

 

 

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Bibliothèque de Saint Joachim : les relations se tendent entre les grévistes et la maire de la commune

 

                     

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:37

 

Pour Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre à la retraite, on cause plus... on flingue !

 

C’est un conflit plutôt inhabituel dans ce genre de commune de petite taille où les rapports sont généralement plutôt apaisés. Oui mais voilà, à Saint Joachim commune de quatre mille habitants, située du côté de Guérande et rattaché à la communauté d’agglomération de Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique le dialogue social est en plein marais salant.

 

En effet les agents de la bibliothèque Louise Michel sont en grève depuis le 22 janvier, soit une bonne dizaine de jours maintenant. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents. « On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

Mais la maire socialiste de Saint Joachim n'avait apparamment pas vu venir le conflit. Marie-Anne Halgand, une ancienne cadre désormais à la retraite, regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Plus grave, dans la presse locale, l'édile, accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent «  une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Ambiance..

 

 

 

                             Grève à la bibliothèque  : La maire de Saint Joachim en plein dialogue social

 

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                                             - Bande de lâches, s'en prendre à une vieille dame comme moi

 

 

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Les agents regrettent également « le fait que depuis la rentrée, aucune réunion sur le contenu entre les intervenants n'ait eu lieu ». Ils ajoutent : « Aujourd'hui, nous refusons cette situation et une gestion rigoureuse sans concertation. Nous souhaitons défendre un service de lecture publique de qualité, accessible facilement et soucieux de s'adresser au plus grand nombre ».

 

Visiblement les grévistes, malgré le soutien des usagers, ont reçu une fin de non-recevoir de la part de la maire socialiste !  En effet par un tract distribué dans les boîtes aux lettres de la commune, Marie-Anne Halgand et sa municipalité sortent la sulfateuse en renvoyant l'échec de la concertation sur les bibliothécaires : « Cinq réunions officielles ont eu lieu avant la rentrée scolaire, sans compter les multiples entretiens informels parfois agressifs entre la maire et les agents de la bibliothèque ». Visiblement la maire socialiste, et un peu sur les nerfs, n’a guère convaincu son personnel.

 

 

 

                                    A  Saint Joachim, la mairie a multiplié les réunions pour s'éviter un conflit      

 

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                              - Je sais pas pourquoi mais ils sont d'humeur agréssive aujourd'hui  ... 

 

 

 

Et de brandir l’arme lourde : « face aux difficultés rencontrées, la mairie a saisi le Comité technique paritaire qui a validé les propositions des élus, tant pour les niveaux horaires que pour les séances hebdomadaires des activités périscolaires. » Fermez le ban ! Sauf que pour les personnes initiées à la chose un Comité Technique Paritaire « valide » toujours les propositions des élus même quand l’ensemble des représentants des personnels votent contre ! En effet la simple mise à l’ordre du jour et la tenue de la réunion suffit pour « que l’avis soit rendu ». Décidément on n’est pas très fair play du côté de la municipalité de Saint Joachim.

 

Mais le conflit semble parti pour durer tant l’équipe municipale a du mal à voir quelles sont les missions et les spécificités d’une bibliothèque et veut leur imposer coûte que coûte la prise en charge des activités périscolaire (TAP). « Lorsqu'ils sont affectés dans les bibliothèques, les agents sont particulièrement chargés de fonctions d'aide à l'animation, d'accueil du public et notamment des enfants, et de promotion de la lecture publique. Ils participent à la sauvegarde, à la mise en place et à la diffusion des documents. Ils assurent les travaux administratifs courants » affirme Mme Halgand. Et l'édile de conclure : « Donc, ces missions s'intègrent bien dans le cadre des TAP ». Rompez !

 

« Les bureaux du maire et du secrétaire général sont ouverts en permanence » promet toutefois notre vieille dame pas toujours très tranquille. Reste à savoir si les bibliothécaires devront se munir, ou pas, de gilet-pare balles tant l’ambiance semble tendue dans ce mouvement social hors norme. En tout cas, à ce jour, le conflit demeure.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                           Saint-Joachim : c'est tendu entre les grévistes et la maire de la commune

 

 

 

Lire aussi

Saint Joachim : Une grève qui dure à la bibliothèque Louise Michel

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:04

 

Un premier coup de dard en faveur d'une meilleure protection à l'exposition aux radiofréquences 

 

Attendue depuis deux ans, la loi encadrant l'exposition du public aux ondes électromagnétiques générées par les technologies sans fil (antennes-relais, téléphones mobiles, tablettes...) a enfin été adoptée par les députés à la faveur d'une niche parlementaire accordée au groupe écologiste. Elle a été votée par l'ensemble de la majorité, tandis que l'UDI s'est abstenue, une abstention « bienveillante » pour les observateurs. Bertrand Pancher (Meuse) du même groupe UDI s'est toutefois prononcé pour. De son côté l'UMP a voté contre suivant en cela les recommandations de l'industrie de la téléphonie mobile.

 

On l'appellera désormais « loi Abeille », du nom de la députée EELV du Val de Marne qui a défendu le texte, déposé initialement en décembre 2013. La proposition de loi « relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques » vient d'être définitivement adoptée, en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, sans modification par rapport à la version approuvée par le Sénat en juin dernier.

 

Ce texte interdit par exemple l'installation du Wifi dans les établissements d'accueil d'enfants de moins de trois ans (crèches et garderies), et non les maternelles comme prévu dans le texte initial. Toutefois, dans les écoles primaires, le Wifi devra être désactivé en dehors des activités pédagogiques numériques. Tout établissement proposant au public un accès Wifi devra le signaler clairement à l'entrée au moyen d'un pictogramme.

 

 

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                                  Loi Abeille : Pour plus de protection à l'exposition aux ondes

 

 

Elle cherche aussi à durcir la réglementation en matière d'installation d'antennes-relais en conduisant à la création d'un « comité national de dialogue relatif aux niveaux d'exposition du public aux champs électromagnétiques », supervisé par l'ANFR (Agence Nationale des Radiofréquences). Elle imposera notamment le décompte des points atypiques, c'est à dire des sites présentant des taux d'exposition significativement supérieurs à la moyenne nationale, et préparera le cadre de leur résorption. Un rapport à venir sur le sujet délicat de l'hyper-électrosensibilité est également au programme.

 

Pour les associations ce texte est une première avancée. « La loi permet d'introduire un peu plus de transparence et de démocratie dans le développement des nouvelles technologies. Elle ouvre la voie à une réduction de l'exposition de la population aux radiofréquences classées cancérigènes possibles par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)» a ainsi déclaré l'association Robin des Toits. « Même si c’est peu par rapport à l'ambition initiale de la proposition de loi, c'est pourtant une première avancée qui a une grande portée symbolique dans un contexte où le lobbying industriel a été spectaculaire contre ce texte dont le parcours législatif a pris plus de deux ans ! » conclu Robin des Toits dans son communiqué.

      

La question de l’exposition aux ondes est pourtant une préoccupation d’un majorité de citoyens si l’on en croit la dernière étude du Credoc. Réalisée en juin 2014, celle-ci montre une certaine défiance de la population à l'égard des antennes-relais et des téléphones mobiles : à la question de l'éventuelle nocivité des équipements, 74% des Français interrogés ont répondu qu'ils jugeaient les antennes « plutôt pas sûres pour la santé humaine », 73% ont le même sentiment à l'égard des portables et 62% pour le Wifi.

 

Le problème des risques émergeants liés aux ondes élèctromagnétiques, via les nouvelles technologies, avait aussi atteint le monde de l’entreprise puisque un appel de syndicalistes de tout horizon avait été lancé il y a deux ans. Ces représentants des personnels dont certains siégeaient dans des CHSCT demandaient aux pouvoirs publics et aux employeurs une baisse des expositions aux ondes dans les espaces de travail (lire ici).

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                            Loi Abeille: le lobbying des opérateurs a pourtant été spéctaculaire

 

 

 

 

 

 

AFP : Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

Electro-sensibilité: L'émergence d'un nouveau risque pour l'entreprise

Le Parisien : Des syndicalistes mobilisés contre les ondes au travail.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:14

 

La commune a même été victime..... d'une cyber attaque !

 

Les trois agents de la bibliothèque Louise-Michel dans la commune de Saint Joachim, située entre Guérande et Saint Nazaire dans le département de la Loire Atlantique, ont entamé depuis vendredi un mouvement de grève. Un conflit qui continue encore cinq jours après, puisque ce mercredi 28 janvier le personnel de la bibliothèque était présent devant l’établissement pour expliquer à la population les raisons de son mouvement. En cause, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires qui a fortement perturbé le fonctionnement interne jusqu'à modifier les jours d'ouverture de l’établissement et le jour de repos des agents

 

« On nous a imposé un fonctionnement qui ne nous convient pas : quatre accueils hebdomadaires des enfants, dont le lundi, jour de repos hebdomadaire pour les bibliothécaires et, par voie de conséquence, fermeture de la bibliothèque le samedi après-midi », indique Antoine Antier, le responsable de la bibliothèque au quotidien Ouest-France. Les bibliothécaires de Saint Joachim unanimes demandent l’annulation de toute activité le lundi et la réouverture au public le samedi après-midi.

 

De son côté, la maire socialiste de Saint Joachim, Marie-Anne Halgand regrette « d'avoir découvert ce mouvement d’humeur par voie d’affichage, sans remise de pli direct ». Une déclaration on ne peut plus étonnante quand on sait qu'un préavis doit être déposé cinq jours avant mais que, de plus, la commune n'est peuplée que de...quatre mille habitants. A moins que le préavis ne soit jamais arrivé ?

 

 

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                                               Les bibliothécaires de Saint Joachim

 

 

Plus grave, dans la presse locale, l'édile accuse les grévistes de « manquer de courage et d'honnêteté vis-à-vis du maire ». De leur côté, les bibliothécaires, réponse des bergers à la bergère, pointent le « refus d'une gestion autoritaire, au coup par coup, sans concertation ». Visiblement le dialogue social est en plein marais salant.

 

Pourtant, les bibliothécaires ne demandent pas la lune « nous souhaitons rétablir le dialogue entre la mairie, les élus et le service; tenir compte des missions premières d'une bibliothèque municipale » ont-il-déclaré à Ouest-France. Effectivement, on est loin des bonnets rouges. Reste à savoir si la maire va les entendre et tenter de mettre fin à ce conflit.

 

En tout cas, le mois de janvier va sûrement rester dans les mémoires de Saint-Joachim, une commune décidément pas si tranquille car elle a aussi été victime.... d'une cyber attaque ! Véridique. « Tous nos services informatiques ont été touchés », a déclaré la mairie à Presse-Océan, « un cadre blanc et noir est apparu et a dévoré les fichiers. Il a aussi provoqué une rupture de communication de la messagerie électronique ». Il a fallu l'intervention sans relâche pendant huit jours de quatre informaticiens d’une entreprise spécialisée pour rétablir les liaisons et remettre en route les services. On sait maintenant pourquoi le préavis n'est jamais arrivé. Kénavo !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                                      Anne-Marie Halgand, maire de Saint Joachim (à droite)

 

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                              - Je rêve d'un monde sans grève.... et sans cyber attaque !

 

 

                      

 

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 15:53

 

20 Minutes : Le 22 janvier 2015

 

En tout cas, depuis maintenant un an, les grévistes gardent leur ligne

 

C’est une grève qui s’éternise et pas sûr que la réunion prévue avec la mairie de Paris, permette une sortie de crise. Depuis le 23 février de l'année dernière, les agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS) réclament une revalorisation de leur prime dominicale. « De 44 euros actuellement à 180 euros », explique Xavier Monrose, délégué Force ouvrière (FO) à la DJS. C’est ce syndicat qui avait déposé le premier préavis de grève avant d’être rejoint, courant mars, par une intersyndicale composée de la CGT, de Supap/FSU, SUD.

 

Et le mouvement ne s’essouffle pas. « Une vingtaine des 38 piscines de la capitale était encore fermée dimanche dernier, détaille Xavier Monrose. C’est le cas en moyenne chaque semaine ». Et il n’y a pas que les piscines. « Il arrive aussi que certains grands équipements sportifs de la ville soient impactés, indique Emmanuel Grégoire, adjoint à la maire de Paris en charge des ressources humaines. Des gymnases ou des stades ».

 

Emmanuel Grégoire dit être particulièrement ennuyé par ce conflit social. « D’abord parce qu’il est préjudiciable autant pour les agents de la ville que pour les Parisiens. L’autre souci est que nous n’avons pas réussi à faire de la pédagogie sur la méthode ».

 

L’adjoint d’Anne Hidalgo explique en effet que la valorisation salariale demandée par les agents grévistes concerne juridiquement plusieurs services. « Appliquer cette prime aux agents travaillant le dimanche au sein de la DJS nécessiterait de l’appliquer aux autres agents de la ville de Paris travaillant le dimanche, résume Emmanuel Grégoire. Cela implique de négocier avec l’ensemble des directions et l’ensemble des syndicats concernés ».

 

Lors d'une réunion prévue à l’hôtel de Ville, Emmanuel Grégoire et Jean-François Martins, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge des sports, devraient demander aux agents grévistes de lever le mouvement et promettre une grande consultation à la fin du semestre 2015. Pas sûr que la proposition convienne aux syndicats. « Nous attendons du concret lors de cette réunion, glisse Xavier Monrose. Si c’est pour reporter le problème à fin juin, ce n’est pas la peine de nous inviter ».

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

 

            Prime du dimanche dans les stades et les piscines : Les grévistes restent detérminés

 

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                               - Alors monsieur, quelles sont vos résolutions pour 2015 ?

                                                         - Moi je garde ma ligne...

 

 

 

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 15:54

 

Actualitté : Le 19 janvier 2015

 

Les bâtiments publics, comme la BnF ou les bibliothèques de prêts, sont en première ligne du plan Vigipirate

 

Vendredi dernier, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que le renforcement du plan antiterroriste Vigipirate à son plus haut niveau, « alerte attentat », sera maintenu en France aussi longtemps que le risque prévaut. Pendant ce temps, les services des bibliothèques de la capitale sont contraints de prendre des mesures dont les modalités d'application ne sont pas sans créer des problèmes aux membres de leur personnel. La CGT rappelle notamment que ces derniers se plaignent régulièrement d'être en sous-effectif.

 

Avec la tragédie de Charlie Hebdo, le pays est placé en « alerte attentat », soit le plus haut niveau du plan Vigipirate. Les bâtiments publics dépendants de la mairie de Paris et autres équipements culturels qui accueillent du public sont concernés. Si le personnel des bibliothèques comprend la situation, les modalités d'application y seraient « incohérentes, inefficaces, inapplicables en l'état », selon la CGT.

 

Le directeur des affaires culturelles, Noël Corbin, a convoqué en urgence les membres du Comité Hygiène-Sécurité et conditions de travail (CHS-CT). Il leur a expliqué que la mise en place de ces mesures de sécurité n'est « que l'application stricte des directives du ministre de l'Intérieur et du préfet. [...] C'est vrai que les choses ne sont pas simples et qu'il y a une procédure exceptionnelle, mais il y a aussi nécessité de la continuité du service public ». Toutefois : « Il sera utile de mettre en suspens certaines activités pendant cette période exceptionnelle pour privilégier la sécurité. » 


Les mesures prises pour plus de sécurité reposent surtout sur la dissuasion, et le fait de rassurer les personnes qui rentrent dans les établissements. Noël Corbin assure que l'on ne demande pas aux bibliothécaires de devenir des agents de police, mais reconnaît que les services de prêt ne peuvent pas « avoir des agents de sécurité partout, et d'ailleurs on n'en a pas les moyens »

 

 

                                         Les bibliothécaires parisiens ne savent plus où donner de la tête

 

              Chronique-du-male-contemporain-comment-triompher-d-une-foui

                                     - Heu, il est interdit de fumer dans la bibliothèque m'sieur !

 

 

La question que pose sur son blog la CGT est donc la suivante : « C'est très bien tout ça, mais comment faire pour que le service public continue dans de bonnes conditions à la fois de qualité et de sécurité avec les sous-effectifs récurrents qui touchent nos établissements depuis plusieurs années ? [...] Pour continuer à appliquer ce plan, va-t-il falloir annuler toutes les demandes de congés ou de formations ?  Faudra-t-il dans le cas contraire fermer des établissements si l'effectif n'est plus en nombre suffisant pour assurer la sécurité ? Va-t-il falloir sanctionner les agents qui refuseront d'assurer le contrôle des sacs ? »

          

Pour le directeur des affaires culturelles, « il n'est pas question que les agents se démultiplient », mais « il est normal dans ce cadre que d'autres tâches soient mises en suspens si nécessaire ». Les tâches en question, qui pourraient être mises en suspens, n'ont en revanche pas été précisées par Noël Corbin qui soutient que « les responsables d'établissements ont toute latitude pour organiser le service public ».

 

Du côté du syndicat, on se demande donc quelles tâches pourraient être ainsi mises en suspens. Au rang des pistes sont pointées :  la suspension provisoire des inscriptions, la fermeture de certaines sections, la suspension des commandes auprès de la réserve centrale, voire la suspension du label Qualiparis (qui distingue les établissements les plus accueillants) pour les quelques établissements concernés...

 

Pour ce qui concerne la BnF, jusqu'à nouvel avis, il faudra se munir d'une pièce d'identité pour pénétrer dans l'enceinte. L'entrée Ouest du site François-Mitterrand est fermée et l'accès se fait par l'entrée Est. À l'intérieur du bâtiment, le hall Ouest et le Café des globes restent accessibles. Une carte de lecteur nominative et une identification sont nécessaires pour se connecter à internet à la BnF, avec les ordinateurs de la BnF comme les ordinateurs personnels des lecteurs. Ceux titulaires d'un ticket une journée pour la Bibliothèque du haut de jardin ne pourront pas accéder à internet, le ticket n'étant pas nominatif (lire ici).

 

Par ailleurs, le site web de la Mairie de Paris indique qu'en raison des consignes de sécurité, les boites à livres pour le retour des documents sont fermées. Contacté par ActuaLitté, Noël Corbin n'était pas joignable pour apporter des précisions.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:40

 

Les propositions du Medef sur la « modernisation du dialogue social  dans les entreprises », pourraient sonner le glas des CHSCT. Les opposants au projet pointent un risque pour la santé des salariés. Une catastrophe également pour François Hollande qui pourra dire adieu à l’inversion de sa courbe.

 

Est-il possible de parler du travail sur son lieu de travail ? On croyait la question tranchée depuis 1982 lorsque Jean Auroux, ministre en charge de la question dans le Gouvernement de François Mitterrand, avait expliqué au patronat incrédule, autoritaire ou paternaliste de l’époque que « l’entreprise ne peut plus être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes ».

 

O tempora, O mores…Aujourd’hui, les choses ont bien changé et le Medef ragaillardi par les attentions que lui portent désormais les nouveaux socialistes, reprend l’initiative et aimerait bien en finir avec ces billevesées. C’est en tout cas la grosse envie du patronat français dans son projet d’accord présenté aux organisations syndicales en vue d’une dernière séance de négociations sur le « dialogue social » avec pour objectif, outre de limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les petites entreprises, celui de supprimer les CHSCT au profit d’un « Conseil d’Entreprise ». Mais attention cette nouvelle structure aura bien sûr des droits limités notamment en ce qui concerne le droit à expertise ou le délit d’entrave qui, pourraient être tout deux supprimés.

 

Pour le moment, seules FO et la CGT sont contre ce projet. Les autres syndicats présents dans ces négociations seraient prêts (comme d’habitude) à signer mais ont toutefois du mal à l’assumer ouvertement (comme d’habitude). Ainsi la CFDT, contactée par le journal Le Parisien pour donner sa position sur ce sujet crucial n’a voulu donner suite. Étrange ?

 

 

        gattaz berger couvert pays sipa

                                  - T'as vu Pierre, j'ai rien dis à ces gauchistes du Parisien

                             - Ah mon Laurent, j'ai toujours su que je pouvais compter sur toi ...

 

 

Pour l’avocat spécialisé en droit social, Samuel Gaillard « Ces propositions patronales entraîneraient une déflagration sans aucun précédent, un retour en arrière phénoménal, un anéantissement pur et simple des institutions représentatives du personnel qui ne seraient plus désormais que des marionnettes. Nul doute que les syndicats subiraient alors le même sort » 

 

Rappelons que l’ambition des fameuses lois Auroux était de mettre à égalité de dignité, le pouvoir et le contre-pouvoir dans l’entreprise. Pour ce faire les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été crées. Il s’agissait, grâce à ces institutions représentatives du personnel originales, de redonner la parole sur leur travail à ceux qui le réalisent et d’intervenir sur les conditions de travail par le biais de représentants élus. Les lois Auroux ont donné ainsi aux CHSCT un pouvoir dont ne dispose aucune autre instance élue du personnel : celui de dire et de réclamer en justice, au nom des salariés, l'application de toute mesure destinée à protéger la santé des travailleurs, lorsqu'il arrive que  celle-ci est mise à mal par des méthodes de management ou des objectifs d'entreprise.


Sans ces lois, sans ce droit et sans les expertises des CHSCT qui l'appuient, Didier Lombard (ex-PDG d'Orange) n'aurait jamais pu être mis en examen pour des méthodes de « management par la terreur » dénoncées par les salariés de l'entreprise. Le patronat n’a donc de cesse, depuis de nombreuses années, de vouloir enrayer cette évolution notamment depuis « l’arrêt Snecma » du 5 mars 2008.

 

En effet, par cet arrêt, la Cour de cassation a posé le principe selon lequel le juge pouvait suspendre la mise en œuvre d’une réorganisation lorsqu’elle était de nature à compromettre la santé et la sécurité des travailleurs concernés, obligation dite de résultat. « Il s’agit là d’une jurisprudence essentielle qui, pour la première fois, posait le principe selon lequel le pouvoir de direction de l’employeur, jusqu’ici sans aucune limite, était désormais subordonné au principe d’ordre public de la santé et de la sécurité des salariés » rappelle Maître Gaillard.

 

 

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                                                           - Grrrr, Il est temps d'en finir

 

 

Une véritable révolution que n’avait pas manqué de souligner la revue spécialisée Liaisons sociales en relevant que les CHSCT étaient devenus la « nouvelle bête noire des employeurs » dans un article de 2008. Et sur le même thème, le journal Le Monde lui emboîtait le pas quatre ans plus tard. On comprend donc l’empressement du Medef à mettre fin à ce calvaire.

 

Mais plus gênant pour le Gouvernement, la suppression des CHS-CT pourrait avoir un impact sur…les chiffres du chômage. « En effet si la fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du CHSCT, dans ce nouveau « conseil d’entreprise » de nombreux représentants du personnel vont ainsi perdre leur mandat et une grande partie d’entre eux, il faut s’y attendre, également leur emploi » pointe Maitre Gaillard « Ils pourront certes solliciter des dommages et intérêts en saisissant le Conseil de Prud’hommes pour arguer du fait que leur licenciement était en lien avec leurs anciennes fonctions de représentants du personnel mais leurs avocats devront d’abord leur apprendre la vertu de la patience » (lire ici).

  

Et l’avocat de prédire « puisqu'internet permet aujourd’hui un traçage des activités syndicales des salariés, puisque tous les chasseurs de têtes appellent constamment les anciens employeurs pour obtenir des informations sur les états de service du chômeur, on peut se douter que cela va aboutir à une catastrophe sociale sans précédent, pour plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers de représentants du personnel ». Une catastrophe également pour François Hollande qui pourra dire adieu à l’inversion de sa courbe.

 

 

          françois-hollande-ennuyé-mpi

                                                       - Mince, ça c'était pas prévu !

 

 

En tout cas la tentative de suppression des CHS-CT fait suite à la volonté des pouvoirs publics d’affaiblir la médecine du travail ou les Prud’hommes. Un véritable travail de sape pour les droits des salariés de la part d’un Gouvernement qui, il est vrai, veut rétablir le travail de nuit chez Séphora ou le dimanche partout ailleurs sous couvert d’activité touristique.

 

Une situation ressentie comme une attaque par de nombreuses personnalités. Après un premier appel lancé il y a quelques semaines par Gérard Brégier, ingénieur en prévention et expert dans les CHS-CT un autre texte a circulé avec pour mot d'ordre Urgence CHSCT. Parmi les signataires, Jean Le Garrec, un ancien ministre du Travail, grand nombre de leadeurs syndicaux (Jean-Claude Mailly, à la tête de FO, Eric Aubin, de la CGT), mais aussi Dominique Méda, sociologue de renom, l'ancienne juge chargée des dossiers de santé publique Marie-Odile Bertela Geoffroy, des médecins du travail, des infirmières... De leur point de vue, rappelle Le Parisien, non seulement les CHSCT ne seraient plus autonomes, ce qui les affaibliraient, mais de tels changements marqueraient la fin des expertises indépendantes. Actuellement, en cas de risques psychosociaux, le CHSCT peut en effet faire appel à un expert indépendant.

 

Mais c’est une autre initiative qui est en train de prendre de l’ampleur. Un collectif de défense de la santé des travailleurs et travailleuses composé de chercheurs, d'inspecteurs du travail, de syndicalistes, d'experts des CHS-CT, d'associations... vient des lancer une pétition en ligne qui a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social 

 

 

 

                                      Le Medef présente aux syndicats son projet pour les CHSCT

      Pierre-Gattaz_pics_590.jpg

                                       - Et là tovaritch, je passe à la conclusion finale

 

 

                 

 

 

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