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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:16

 

Sud progresse lui de quatre points mais ne sera toutefois pas représentatif.


Les 62 185 électeurs inscrits à la Mairie de Paris (ce qui inclus les agents titulaires et vacataires mais aussi les personnels du Département) étaient appelés aux urnes jeudi pour renouveler leurs délégués du personnel. Pour l’élection du Comité technique central, malgré la présence de huit syndicats (CGT,UNSA, CFDT, FO, UCP, Supap-FSU, CFTC et Sud), la participation s'est révélée très faible puisque seulement  38,63% des électeurs ont voté malgré la généralisation du vote par correspondance.


Le mode de scrutin était inédit, tant pour l’administration que pour les partenaires sociaux car au lieu de voter pour la seule commission paritaire (CAP) de son corps ou de son grade, chaque agent de la Ville pouvait désormais voter pour le Comité Technique Central mais aussi pour leur Comité Technique de Direction (propreté, petite enfance, équipements sportifs, culture…). Alors nouveau mode de scrutin, nouvelles représentativités syndicales ? Sachant que les « plaques tectoniques » dans le domaine syndical ne bougent que très lentement ?


Oui et non, pour ce qui concerne la CGT. Si le syndicat reste la première force syndicale dans la collectivité parisienne avec 30,49% des voix, elle subit une baisse vertigineuse de ….six points par rapport au dernier scrutin de 2008 (36,49%). Les affaires qui ont touché Thierry Lepaon et la direction nationale ont probablement joué un rôle non négligeable sur ce résultat qui traduit tout de même un recul conséquent.

 

Il semble que le transfert des voix soit allé vers Sud. Le syndicat qui se présentait pour la première fois récolte en effet 4% voix. Insuffisant toutefois pour décrocher un siège. Cette organisation ne sera donc pas encore représentative à Paris.


Derrière, c’est la stabilité. L’UNSA confirme sa deuxième place décrochée aux précédentes élections avec 21,30% (21,86% en 2008). Troisième, la CFDT qui avec 12,46% gagne deux points. Un rééquilibrage après les pertes subies depuis dix ans à une époque où elle tutoyait les 20%. Suivent Force Ouvrière avec 9,81%, le syndicat des cadres UCP avec 7,81% et le Supap-FSU (7,28%).  La CFTC pousse, elle, un ouf de soulagement en préservant son siège avec ses 6,86%.

 

Publié également sur Miroir Social

 

                  

       505741-vote-pour-les-prudh-omales-le-le-3-decembre-2008-a-b.jpg

 

 

 

 

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:56

 

L’expansion : le 5 décembre 2014


Le maintien ou non de Thierry Lepaon à la tête de la CGT sera décidé, d'ici au 16 décembre, par les principaux responsables du syndicat. Explications. 


Gagner un tout petit peu de temps pour ne pas donner l'impression de céder à la pression médiatique. Après les révélations de l'Express sur les indemnités de départ qu'a touchées Thierry Lepaon en 2013, la CGT a décidé de se laisser quelques jours avant d'officialiser une décision sur le sort de son secrétaire général.  


Ce vendredi, le bureau du syndicat, composé de 10 personnes, s'est réuni jusqu'en milieu d'après-midi. Il n'a pas pris de décision, mais annoncé deux échéances déterminantes. Mardi prochain, le 9, la commission exécutive de 56 membres se penchera sur les suites des affaires des travaux dans l'appartement et dans le bureau de Thierry Lepaon dévoilés dans Le Canard enchaîné fin octobre. « Des propositions [y seront faites] pour améliorer les procédures financières dans la CGT ». 


Mais l'avenir de Thierry Lepaon se jouera quelques jours plus tard, lors d'une « réunion des secrétaires généraux des organisations » convoquée d'ici au 16 décembre. Cette instance, qui n'a pas d'existence statutaire, ne pourra pas destituer ou confirmer le secrétaire général. Seul le Comité confédéral national (CCN) le peut en vertu de l'article 30 des statuts de la CGT. Mais elle pourra servir à prendre le pouls de l'organisation et demander la convocation d'un CCN extraordinaire, le prochain n'étant prévu qu'en février. Une manière aussi de s'assurer que le choix retenu est largement partagé pour ne pas sombrer dans une guerre de tranchées dont personne n'a envie. 


D'ici à la mi-décembre, la CGT va devoir trouver la « moins pire » des solutions à une situation plus que complexe. Maintenir Thierry Lepaon à la tête du syndicat jusqu'au prochain congrès prévu en 2016, c'est prendre le risque de l'immobilisme. Extrêmement fragilisé, le secrétaire général n'est plus en mesure d'imposer une ligne claire alors même que les débats sont nombreux. Le remplacer en cours de mandat serait un séisme d'autant plus grand que la CGT ne dispose pas, pour l'instant, de figure incontestable capable de prendre le relais. 


Les rescapés de la guerre de 2013 sur la succession de Bernard Thibault - Eric Aubin, Agnès Naton et Nadine Prigent - semblent hors course. Les jeunes prometteurs ( Sophie Binet, de la fédération des cadres, ou Baptiste Talbot, de la fonction publique territoriale) sont sans doute encore un peu trop inexpérimentés pour ce tour-là. Restent des responsables de fédération, comme Philippe Martinez, de la métallurgie, qui défend la fin d'un « syndicalisme institutionnel », mais qui est loin de faire l'unanimité.  


Autre inconnue, l'attitude de Thierry Lepaon qui, selon Les Échos, tente de se maintenir à la tête de la CGT. Discret depuis le début de la semaine, il est apparu ce matin dans une courte vidéo pour se féliciter de la première place de la CGT aux élections dans la fonction publique. Vidéo qui avait un petit air de performance surréaliste... 


Lire l’article de « L’Expansion » 
 

                

                                             Le sort de Thierry Lepaon tranché avant Noël ?

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                                                     - Heu, tranché comme mon bureau ?

 


 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:13

 

Le Monde : Le 5 décembre 2014

Encore un instant monsieur le bourreau…

Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Thierry Lepaon, a obtenu un délai. Alors qu'il était annoncé prêt à démissionner à la suite d'une série d'affaires l'impliquant, le bureau exécutif de la CGT a clarifié sa position, vendredi 5 décembre dans un communiqué, affirmant qu'« aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon ».

A la tête du premier syndicat français depuis seulement un an et huit mois (mars 2013), M. Lepaon est en effet empêtré dans plusieurs polémiques. Il lui est reproché d'avoir touché 30 000 euros d'indemnités de départ du comité régional CGT de Normandie, qu'il dirigeait avant de prendre la tête de la centrale, et d'avoir effectué des travaux coûteux dans son appartement de fonction et son bureau aux frais de la centrale. Ces derniers jours, plusieurs membres avaient multiplié, sous couvert d'anonymat, les charges contre lui.

Deux réunions seront essentielles pour son avenir : mardi se tiendra la réunion de la commission exécutive (exécutif élargi de 56 membres), devant laquelle M. Lepaon devra s'expliquer, tandis qu'une réunion des responsables de ses fédérations et unions départementale discutera de la situation interne « avant le 16 décembre ».

Selon le quotidien économique Les Echos, le numéro un « s'accroche à son poste » et aurait réussi à s'allier à plusieurs fédérations, parmi les plus importantes de la CGT – métallurgie, énergie, transports, cheminots, santé – pour garder son fauteuil jusqu'au congrès de 2016. Pour les convaincre, M. Lepaon aurait évoqué le risque d'une guerre des chefs après son départ, selon le journal.

Un peu plus tôt dans la journée, M. Lepaon s'était exprimé pour la première fois depuis les révélations en début de semaine sur ses indemnités. Il a annoncé dans un message vidéo que la CGT est arrivée « en tête » dans la fonction publique, selon les premières estimations des élections de jeudi. Les trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière), soit plus de 5 millions d'agents, ont été appelés à désigner leurs représentants du personnel. Dans ce contexte de crise interne, le score de la CGT, qui sera publié mardi, est particulièrement attendu.

Lire l’article du « Monde »

 

                                         serenade-au-bourreau.jpg

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 10:36

 

Question(s) Sociale(s) : le 5 décembre 2014

 

« J'ai été choisi par défaut, donc je dois rester par défaut » a-t-il déclaré

 

Juste avant la réunion de crise du bureau confédéral de la CGT, vendredi 5 décembre au matin, Thierry Lepaon a enregistré une vidéo pour indiquer que, selon les premières estimations, sa centrale était en tête aux élections dans la fonction publique. Sans préciser si elle avait progressé ou reculé, il a parlé de « point d'appui ». Point d'appui pour lui-même ? Au cours de ce conclave qui a duré trois heures d'horloge, le secrétaire général a manifesté sa volonté de s'accrocher à son poste, écartant toute démission : « J'ai été choisi par défaut, a-t-il déclaré, et c'est très dur parce qu'il faut gouverner par défaut. Et donc je dois rester par défaut même si c'est dur parce qu'il ne faut pas qu'on revive ce qu'on a connu avec la cacophonie et la guerre des chefs ». Conclusion : « Je ne partirai pas  ».

 

Le secrétaire général de la CGT qui, lors de la précédente réunion du 2 décembre, après les révélations de L'Express sur son indemnité de départ de la région Basse-Normandie, s'était mis à dos l'ensemble de son bureau confédéral, à l'exception d'Agnès Naton qui, absente, avait été consultée par téléphone, a réussi à retourner certains membres de cette instance. Agnès Le Bot, Philippe Lattaud et Agnès Naton se sont rangés à ses côtés, en expliquant que son départ rallumerait la guerre des chefs. Un communiqué de la CGT assurait dans l'après-midi que « contrairement à ce qui circule dans certains médias, aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon ».

 

Sauf que tous les membres de la direction ont indiqué que la question de sa démission était sur la table. Même Agnès Naton a observé que, compte tenu du grand nombre de courriers qu'elle recevait, réclamant la démission du secrétaire général, le sujet était dans le paysage. Tout en renvoyant la décision d'une démission à la responsabilité du seul secrétaire général, Marie-Laurence Bertrand a estimé qu'il fallait mesurer les dégâts que la crise provoquait chez les militants et les effets sur sa crédibilité.

 

 

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                                                           Thierry Lepaon brouille la crédilité de la CGT

 

 

Au début de la réunion, à laquelle assistaient deux membres de la commission exécutive (CE), au titre de leur « permanence » – Nadine Prigent, candidate malheureuse à la succession de Bernard Thibault et Alain Alphon-Layre –, le successeur de Thierry Lepaon à la tête de la Basse-Normandie est venu justifier son indemnité de départ. Après ces explications, raconte un dirigeant, « c'était encore plus opaque que ce que l'on savait avant. Il y a des montages financiers qui sont abracadabrantesques ».

 

Les quatre « rebelles » du bureau – Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik – se sont exprimés à l'unisson. La question, ont-ils dit, n'est pas de se demander si la CGT est en crise mais de constater qu'elle l'est. Il s'agit de savoir si la direction est encore crédible. Ils ont plaidé pour le « respect des instances » et la convocation d'un comité confédéral national (CCN) extraordinaire, le parlement cégétiste, qui réunit les 33 fédérations et les 96 unions départementales, qui aurait à examiner la démission du secrétaire général, voire de l'ensemble du bureau confédéral.

 

Thierry Lepaon a alors sorti sa botte secrète : comme l'indique le communiqué de la CGT, il a proposé la tenue, avant le 16 décembre, « d'une réunion des secrétaires généraux des organisations pour permettre le débat le plus large dans la CGT », en assurant que « la transparence complète sera donnée sur l'ensemble des sujets ». En convoquant les secrétaires généraux des fédérations et des unions départementales, qui composent le CCN, il évite la réunion statutaire de cette instance et la prive de son pouvoir de décision.

 

  

                                                                   Lepaon tente un tour de passe-passe

               le paon

                                                                                   - Mince, je l'ai loupé !

 

 

Thierry Lepaon avait préparé le terrain en réunissant, mercredi 3 décembre au soir, « à leur demande », a-t-il précisé, les secrétaires généraux de six fédérations – métallurgie, énergie, santé, transports, travailleurs de l'Etat et cheminots. Il aurait alors tenté de passer un accord avec Philippe Martinez, le secrétaire général de la fédération de la métallurgie, en lui demandant de le soutenir, indiquant qu'en échange il lui proposerait de lui succéder au prochain congrès en octobre 2016. Or, selon nos informations, après les révélations de L'Express, M. Martinez était mandaté pour demander la démission de M. Lepaon. « Ces fédérations ont joué la division, souligne un dirigeant. Si on ne voulait pas employer des grands mots on pourrait parler d'activité fractionnelle. Ils risquent d'avoir de gros problèmes dans leurs fédérations ».

 

Vendredi, Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA et militant de Lutte ouvrière, a réclamé la démission de M. Lepaon : « Pour le bien de tous les militants d'entreprise, tous les syndiqués, qu'il laisse la place, ça ferait du bien à tout le monde ». « C'est intenable et écœurant », a-t-il ajouté. « Je suis rarement d'accord avec lui, explique un dirigeant, mais là je constate qu'il ne fait qu'exprimer un sentiment qui se reflète majoritairement dans l'énorme courrier que nous recevons ».

 

M. Lepaon a-t-il sauvé sa tête ? C'e serait bien présomptueux de l'affirmer. « Personne ne s'attendait à ce qu'il démissionne aujourd'hui, observe un responsable, et personne ne le demandait ». Si la colère des militants continue à monter, à travers le courrier reçu à Montreuil et dans les fédérations, la commission exécutive du 9 décembre sera sous pression et peut toujours décider de convoquer un CCN extraordinaire. « Le légitimisme peut jouer, explique un dirigeant, mais si on reste dans le statu quo, ce serait terrible pour l'organisation, ce serait une catastrophe ».

 

A défaut, il suffit qu'un tiers des membres du CCN en demande la convocation pour qu'il se réunisse. Vu l'état d'esprit ambiant, ce nombre ne serait pas difficile à réunir. « Ce serait l'hypothèse la pire pour lui », avec à l'arrivée une probable révocation, souligne un dirigeant, qui juge que « Thierry Lepaon ne mesure pas ce qui monte dans la CGT ».

 

La dernière et unique fois où un secrétaire général de la CGT avait été contraint à démissionner, c’était  ….en1909. Il s’appelait Victor Griffuelhes et avait été débarqué après une sombre histoire immobilière (lire ici).

 

Lire l’article de Question(s) Sociale(s)

 

 

                                           Thierry Lepaon tente de s'accocher à son fauteuil 

                    683672-societe-economie-politique

                                                                             - J'espère que j'vas pas tomber...

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:42

 

Question(s) Sociale(s)


Ça fait trop longtemps qu’il ne sait plus où il habite


« Les jours de Thierry Lepaon sont comptés », affirme un membre de la direction de la CGT, qui comme tous ceux qui s'expriment sur le sujet parle sous couvert d'anonymat. « Pendant notre entretien, explique-t-il à l'auteur de ces lignes, j'ai reçu trois courriels de syndicats demandant sa démission ».


A ce stade, la question n'est plus de savoir si le secrétaire général de la CGT, 54 ans, va abandonner les fonctions qu'il détient depuis mars 2013, mais quand il va le faire et sous quelle forme. Après les révélations du Canard enchaîné sur les travaux dans son appartement de fonction puis ceux dans son bureau, puis celles de l'Express sur son indemnité de départ quand il est passé de la région Normandie à la direction de la centrale - 31 000 euros, selon nos informations - le couvercle a sauté. « Il est fini, souligne un autre dirigeant. Avec ces indemnités de départ qui mettent en cause les valeurs de la CGT,  ce n'est plus tenable. C'est irrattrapable ».


Mardi 2 décembre, lors de la réunion du bureau confédéral qui a suivi les informations de L'Express, Thierry Lepaon  a expliqué que cette indemnité était « une compensation » compte tenu de la « situation de précarité » dans laquelle il se serait trouvé à son départ de Moulinex. Mais il n'a pu que constater qu'il était lâché par les autres membres de son bureau confédéral. A l'exception peut-être d'Agnés Naton, la directrice de la Nouvelle Vie ouvrière, qui n'était pas présente, aucun des huit autres membres de son équipe dirigeante ne l'a soutenu.

 

 

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                                               Thiery Lepaon se retrouve tout seul



Une information (minimaliste) a été adressée aux 33 fédérations et aux 96 unions départementales composant le comité confédéral national (CCN) – le parlement de la centrale –  indiquant que « la transparence complète sera donnée à nos organisations sur ces derniers éléments et la commission exécutive (CE) confédérale se réunira le 9 décembre pour prendre toutes les dispositions nécessaires ».


Vendredi 5 décembre au matin, alors qu'on devrait connaître les premières tendances des élections dans les trois fonctions publiques, le bureau confédéral se réunira de nouveau pour préparer la réunion de la CE. « Il pense encore qu'il ne va pas être obligé de démissionner, indique un dirigeant. Il est à l'ouest, incapable de mesurer l'état de l'organisation ». « Il y a des cartes d'adhérents qui volent, ajoute-t-il, et des militants qui font savoir qu'ils vont faire la grève des cotisations tant que cette situation ne sera pas réglée ».


Dès lors, il y a deux hypothèses, alors que de plus en plus de syndicats demandent sa démission : « Soit il prend la mesure de ce qui se passe, affirme une source, et à l'issue de la réunion de la CE du 9 décembre, il démissionne le soir même ou le lendemain; soit il attend un CCN en espérant que d'ici là il réussira à calmer le jeu. Mais c'est trop tard ».

 

 

 

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Seul le parlement de la CGT  peut révoquer, selon l'article 30 des statuts, le secrétaire général. Le CCN peut être convoqué par la commission exécutive ou  à la demande d'un tiers de ses membres. Selon toute probabilité, la CE convoquera un CCN qui ne pourrait pas se tenir avant début janvier. « Je ne vois pas comment il s'en sort, observe un dirigeant. Dans son entourage, certains peuvent lui conseiller de s'accrocher mais cela prouve qu'il est mal entouré. S'il ne démissionne pas de lui-même, le CCN sera amené à le débarquer, ce qui sera pour lui la pire des solutions ».


Si M. Lepaon quitte ses fonctions à court terme, la question sera de savoir comment le remplacer. Et, là, la CGT plonge dans l'inconnu. On peut imaginer trois hypothèses. La première serait que le « parlement » cégétiste élise un nouveau secrétaire général. L'écueil est que la CGT ne veut pas se retrouver dans la crise qui a prévalu lors de la succession de Bernard Thibault, avec une compétition entre trois responsables – Eric Aubin, Nadine Prigent et Agnés Naton. « Il ne faut pas retomber dans la guerre des noms », prévient un dirigeant.


Pour l'heure, le seul nom qui circule est celui de Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie qui vient de chez Renault et incarne une ligne encore plus radicale que celle suivie actuellement. Cette orientation n'est pas majoritaire dans la CGT mais M. Martinez pourrait compter sur le soutien d'une autre fédération importante, celle de la santé, l'ancienne organisation de Mme Prigent. « Ce serait le retour des gardiens du temple, commente un responsable, le retour de la CGT des années 70-80 ».


La seconde hypothèse consisterait à nommer un secrétaire général à titre transitoire jusqu'au prochain congrès, en octobre 2016. La troisième hypothèse s'en rapprocherait avec la désignation d'une direction collégiale. Cela n'est pas prévu explicitement par les statuts mais ils ne l'interdisent pas.  « Rien n'est impossible », assure un dirigeant de fédération.

 

 

                                     7319642.3.jpg

 


Cette affaire est un méchant clin d'œil à l'histoire de la CGT, avec son second  secrétaire général, Victor Griffuelhes, élu en 1901, qui fut mis en difficulté par une sombre affaire immobilière. En 1905, la CGT est expulsée de la Bourse du travail  par le gouvernement, indique le Maitron, le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.


Grâce à un prêt de 90 000 francs, elle s'installe rue de la Grange-aux-Belles, dans le Xe arrondissement parisien. Comme la loi française interdit à la confédération d'être propriétaire d'un bien immobilier, l'immeuble fut acheté au nom de la « Société Victor Griffuelhes et compagnie ». « Cette pratique, commente le Maitron, heurta les sentiments ouvriéristes de certains militants. De plus, pour mettre en état le nouveau siège et y installer une imprimerie et un dispensaire, Griffuelhes dut faire de larges prélèvements dans des fonds que la CGT destinait à d'autres fins ».

 

Compromis dans une autre affaire, Griffuelhes se retrouve en prison, le gouvernement Briand cherchant à obtenir l'éviction du secrétaire général de la CGT. Une « crise du syndicalisme » se profilant selon son expression, Griffuelhes choisit de démissionner en 1909.


Au congrès de la CGT de 1910, Victor Griffuelhes revient à la charge pour se défendre:  comme il est « difficile de me prendre, on veut procéder par des moyens détournés et on se dit : puisque la lutte en face n'est pas possible, on va jeter la suspicion, soulever les questions toujours délicates, comme les questions d'argent, et ainsi créer une atmosphère telle qu'il sera obligatoire pour Griffuelhes de déguerpir ! Je l'ai fait, je ne me suis pas fait prier, je suis parti bien vite pour moi-même et je vais m'expliquer : je suis parti parce que je sentais que si j'avais voulu m'obstiner à rester – et j'aurais pu le faire – il m'eût été difficile de poursuive ma tâche dans les conditions anciennes ». Un siècle plus tard, toute comparaison avec une situation déjà connue est hors de propos.


Lire l’article de « Question(s) Sociale(s) »

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:34

 

AFP : Le 4 décembre 2014

Un an et demi seulement après son arrivée à la tête de la CGT, Lepaon va probablement quitter son poste. Mais la question reste de savoir quand. 

Selon le journal Liberation le processus pourrait s'accélérer dès demain. En effet, le bureau confédéral de la CGT se réunit ce vendredi et pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission ». 

Selon le Figaro, cette réunion serait informelle. Par conséquent, aucune décision ne peut être juridiquement arrêtée. Néanmoins, certains comptent bien mettre la pression sur Thierry Lepaon pour qu'il « démissionne de lui-même, sans attendre d'être démis de ses fonctions dans les semaines qui viennent ». Les principales autorités de la centrale pourraient donc décider de débarquer le patron de la CGT avant même les résultats définitifs mardi 9 décembre des élections dans les trois fonctions publiques. 

Si la décision n'est pas prise en décembre, elle pourrait être prise en janvier par le Comité confédéral national (CCN), qui est le parlement de la CGT et encore à ce jour l'unique instance  qui peut demander à Thierry Lepaon de quitter ses fonctions.

Déjà sur la sellette après les révélations par le Canard enchaîné sur les travaux onéreux réalisés dans son appartement de fonction (105.000 euros) et son bureau (62.000 euros), Thierry Lepaon est en butte à des informations parues dans l'Express selon lesquelles avant d'accéder au poste de secrétaire général en 2013, il a perçu des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l'employait.

 

                                                             Aux innocents les mains pleines ?  

     le paon

                                                                          - Voyez, les miennes sont vides !

 

Thierry Lepaon a lui-même confirmé auprès de l'Express l'existence de cette transaction, n'y voyant toutefois rien d'anormal. « Je changeais d'employeur », s'est-il justifié, alors que dans les deux cas il s'agissait de la CGT. Du montant des indemnités, il ne s'en souvient plus.

Mais cette troisième révélation - qui a déclenché mardi 2 décembre des salves de moqueries sur les réseaux sociaux- a fait déborder le vase au sein de la centrale: « Ces trois affaires sont des fautes politiques dont le responsable est le secrétaire général », a affirmé à l'AFP un cadre dirigeant.

« Qu'il en tire les enseignements, qu'il tire sa révérence. Il faut arrêter les dégâts, on ne peut pas continuer comme cela », tempête ce cadre.

Même colère exprimée chez un militant qui se dit « effondré ». « C'est scandaleux, ces indemnités, c'est même plus grave que l'affaire de l'appartement, ce n'est même pas reconnaître l'importance de la fonction à laquelle il est nommé. Il faut qu'il parte, on ne peut pas rester avec un secrétaire général qui se conduit de cette façon », lance-t-il.

A la CGT, on se défend en dénonçant une campagne de dénigrement. « Thierry Lepaon est ébranlé, contesté mais, pour le moment il n'est pas acculé », estime auprès de l'AFP, René Mouriaux, historien et politologue. Et les fédérations de fonctionnaires ne veulent pas croire à un impact de ce « buzz médiatique » sur le vote des fonctionnaires ce jeudi 4 décembre pour élire leurs représentants syndicaux.

Lire la dépêche de « l’AFP »

                                       

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                                                                         Thierry Lepaon va-t-il tomber ?


 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:13

 

20 Minutes : Le 4 décembre 2014


Le bureau confédéral de la CGT pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission », explique Libération.


La CGT va bientôt perdre sa tête. Thierry Lepaon, son secrétaire général, ne survivra pasaux scandales qui l’éclaboussent depuis le 26 octobre. Après les révélations concernant la rénovation à grands frais de son appartement de fonction (105.000 euros) et son bureau (62.000 euros), l’affaire des indemnités, révélée lundi par L’Express, a fini de sceller son destin.


Un an et demi seulement après son arrivée à la tête de la CGT, Lepaon va donc devoir quitter ses fonctions. Reste à savoir quand. Le bureau confédéral de la CGT, qui se réunit ce vendredi, pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission », explique Libération.


 « Cette réunion étant informelle, aucune décision ne peut être juridiquement arrêtée », précise Le Figaro. « Toutefois, certains comptent bien mettre la pression sur Thierry Lepaon pour qu'il démissionne de lui-même, sans attendre d'être démis de ses fonctions dans les semaines qui viennent ».


Si Lepaon ne démissionne pas, la seule instance qui peut le débarquer est le Comité confédéral national (CCN), c’est-à-dire le parlement de la CGT. Ce CCN pourrait être convoqué début janvier, explique Libération, qui s’interroge: « Qui pour le remplacer ? ».


La question est loin d’être anecdotique lorsque l’on se souvient de la crise profonde que la CGT a traversée en 2011 et 2012. Pendant plus de dix mois, les différents responsables de la centrale se sont écharpés pour savoir qui allait succéder à Bernard Thibault. Thierry Lepaon, troisième choix de Thibault, avait fini par l’emporter. « C'est quelqu'un qui sait faire travailler un collectif », disait alors Thibault de lui.


Lire l’article de « 20 Minutes »

                     

                           md0.libe.com

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:11

 

Les Échos : Le 3 décembre 2014

La Commission exécutive de la confédération va « prendre toutes les dispositions nécessaires » mardi prochain après les révélations sur la prime de départ versé à Thierry Lepaon quand il a rejoint la confédération.

Quand est sortie l’affaire de son logement de fonction , le 28 octobre, la question était de savoir si Thierry Lepaon pourrait faire un second mandat à la tête de la CGT, comme il en avait exprimé publiquement l’intention. Après la réunion du Comité confédéral de la CGT, les 4 et 5 novembre, il n’en était plus question .

Fin novembre, la révélation du montant des travaux réalisés dans son bureau au siège de la CGT à Montreuil - quelque 60.000 euros après 130.000 euros pour l’appartement dans le « carré magique » de Vincennes - a fait vaciller encore un peu plus le secrétaire général cégétiste. Désormais, la question de son départ est clairement posée. Ces jours seraient même comptés ; il n’est pas exclu que la décision de le débarquer soit prise la semaine prochaine.

A la veille des élections dans la fonction publique , jeudi, personne ne veut provoquer de séisme mais la colère gronde désormais dans toute l’organisation, après que Thierry Lepaon a admis dans l’Express avoir touché une indemnité de départ lorsqu’en mars 2013, il a quitté le secrétariat du Comité régional CGT de Normandie pour succéder à Bernard Thibault à la tête de la confédération. Une réunion exceptionnelle du bureau confédéral (l’équipe de direction autour du secrétaire général, soit 10 personnes au total) s’est tenue ce mardi matin auquel Thierry Lepaon, que des rumeurs disaient hospitalisé, a participé.

 

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A son issue, un communiqué a été diffusé en interne qui promet que « la transparence complète sera donnée [aux] organisations [de la CGT] sur ces derniers éléments et la Commission exécutive confédérale [direction élargie de 50 membres] se réunira le 9 décembre pour prendre toutes les dispositions nécessaires ». Dispositions nécessaires... Les termes n’ont pas été choisis au hasard. Vendredi, une nouvelle réunion du bureau est prévue pour « préparer ces débats ». Mais nombreux sont désormais ceux qui pensent qu’il « faut débarquer Thierry Lepaon le plus vite possible ». Si l’issue ne fait désormais plus de doute, il reste à savoir si ce dernier « ne va pas tenter jusqu’au bout de se maintenir ».

L’affaire de l’indemnité de départ touche au moins autant que celle de l’appartement aux fondamentaux de la CGT. Rien de plus normal pourtant pour le leader cégétiste qui la justifie par le fait qu’il « changeait d’employeur ». La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans la galaxie CGT. « On est au-delà du taquet », commentait ce mardi un responsable, meurtri comme tous ceux qui acceptent d’évoquer la situation anonymement pour ne pas être accusés de jouer contre l’organisation.

D’après nos informations, il n’y aurait pas eu de rupture conventionnelle en bonne et due forme homologuée par le ministère du Travail mais le versement d’un complément de salaire au moment du départ vers la confédération. « Il s’est en quelque sorte attribué une prime de mobilité alors que son employeur lui finance un logement de fonction, c’est assez incroyable », résume un ancien DRH.

 

                                Planque ton fric j'me pointe recto

 

Politiquement, le numéro un de la CGT s’est mis dans une situation intenable pour plusieurs raisons. La première est que sa centrale s’est refusée à signer l’accord créant la rupture conventionnelle en 2008, au motif qu’en réalité, les ruptures amiables sont faites pour permettre aux patrons de licencier en évitant les prud’hommes. Or Thierry Lepaon montre là qu’elles peuvent être au contraire à l’avantage du salarié car logiquement, il aurait dû démissionner de son poste et partir sans indemnités autres que de congés payés.

La deuxième est que l’indemnité lui a été attribuée par le comité régional alors qu’il le dirigeait. La logique est la même que celle que dénonce la CGT sur les retraites chapeaux que s’attribuent les grands patrons. La troisième raison est que de fait, l’indemnité a été payée, au moins en partie, par les cotisations des syndiqués qui apprécieront d’avoir été mis à contribution là aussi comme sur les travaux hors de prix de l’appartement et du bureau.

On ignore pour l’instant toujours le montant précis de l’indemnité. Thierry Lepaon a dit à L’Express qu’il « ne se souvient plus » de son montant, ajoutant que ce n’était « pas grand chose » alors que dans la confédération, une fourchette de 100.000 à 200.000 euros circule. La plongée dans les comptes publiés par le Comité régional CGT de Normandie au « Journal officiel » laisse en tout cas perplexe.

Interrogé ce mardi par Les Echos, son secrétaire général, Lionel Lerogeron, a refusé de répondre. A la question du poste comptable sur lequel elle a été affectée, il a rétorqué : « Ma seule réponse, c’est que nos comptes sont validés par un commissaire aux comptes ». Contacté, ce dernier a précisé être tenu par « le secret professionnel le plus strict », mais a accepté de répondre par écrit à des « questions techniques ». Il a confirmé n’avoir « relevé aucune anomalie lors de [ses] contrôles » et a précisé que « les indemnités de départ figurent, conformément au plan comptable, dans le compte de résultat et sont intégrées dans la masse salariale ».

Celle-ci n’a pas bougé entre 2012 et 2013, avec respectivement 104.445 euros et 102.841 euros de « rémunération du personnel » et 52.511 et 55.042 euros de « charges sociales » (ce qui confirme l’absence de rupture conventionnelle homologuée, les indemnités dans ce cas n’étant pas soumises à cotisations sociales). Or le successeur de Thierry Lepaon au secrétariat du comité CGT de Normandie est un fonctionnaire et a donc dû à ce titre continuer à être payé par son administration, engendrant autant d’économies pour le comité régional.


Lire l’article des « Échos »

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:00

 

Le Point : Le 3 décembre 2014

« Thierry Lepaon a toujours rêvé d'être cadre sup. Il s'est trompé de syndicat : il était plus fait pour la CGC que la CGT », témoigne un ancien militant de Caen

Chemise blanche, costume noir, Thierry Lepaon, 54 ans, fils de maçon et de cuisinière de lycée, s'est fait connaître comme « le » syndicaliste de Moulinex. Après son embauche comme serrurier en 1983 à l'usine de Cormelles-le-Royal, près de Caen, il s'est rapidement imposé comme leader de la CGT au sein du groupe de petit électroménager français (5 000 salariés, 13 usines en Basse-Normandie).

La montée en puissance de la CGT, qui passe de 15 % à 40 % des voix aux élections professionnelles à Cormelles, se réalise avec la bénédiction de la direction générale de l'entreprise, soucieuse de mettre fin au monopole de la CFDT dans les usines Moulinex. Fin 1979, une grève de quinze jours avait paralysé la production. Alors chef du personnel de Moulinex, l'ancien militaire Alfred Sirven, que l'on retrouvera plus tard chez Elf, avait fait intervenir un commando musclé pour évacuer l'usine.

Et le recrutement, le 3 janvier 1983, de Thierry Lepaon, qui a bénéficié d'une rare et petite prime d'embauche (600 francs pour un salaire de 5 477,16 francs), serait l'un des derniers « coups » d'Alfred Sirven chez Moulinex. D'autant que le nouvel embauché voit son ancienneté prise en compte au 3 octobre 1982. Affichant un an de présence dans l'entreprise, il peut se présenter dès novembre 1983 aux élections professionnelles. Cette bienveillance patronale s'est prolongée : à l'usine de Cormelles, on se souvient des whiskies amicaux entre Thierry Lepaon et Pierre Blayau, P-DG de Moulinex de 1996 à 2000, dans les locaux de la CGT, et même du cadeau offert par le patron lors de la naissance de la fille du syndicaliste.

Quels rapports le cégétiste entretient-il avec sa base ? Lors de la négociation annuelle sur les salaires, il évoque « ses boeufs qui ne sont pas d'accord avec la direction ». Pour autant, il s'impose parmi le personnel. « Des syndiqués de base se pressaient pour garer sa voiture lorsqu'il arrivait », assure une ouvrière.

L'automobile constitue d'ailleurs un signe de pouvoir : devenu délégué central CGT, Thierry Lepaon se rend aux réunions parisiennes dans sa voiture alors conduite par un militant volontaire. Le syndicaliste, également adhérent du parti communiste, s'est rendu aux obsèques de Georges Marchais, ancien secrétaire général du PCF, en novembre 1997 en région parisienne, dans une voiture de location avec chauffeur. Des élus du comité d'entreprise de l'usine de Cormelles-le-Royal, qui avec prudence souhaitent conserver l'anonymat, assurent que ce même comité d'entreprise aurait réglé la location de la limousine.

« Thierry Lepaon a toujours rêvé d'être cadre sup. Il s'est trompé de syndicat : il était plus fait pour la CGC que la CGT », témoigne un ancien militant de Caen. Présidente d'une association d'anciens de Moulinex, Maguy Lalizel ajoute en 2012 au micro de France 3 Basse Normandie : « Thierry Lepaon, c'est comment je me fais voir, comment me placer. Avec une seule préoccupation : où sont mes propres intérêts ? Loin de l'intérêt collectif ».

Lire l’article du « Point »

 

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 08:30

 

En tout cas, on votera trois fois le même jour. Comme en Suisse ou aux Etats-Unis

Les personnels de la Mairie de Paris se rendront aux urnes demain, le 4 décembre. Reste à savoir si ils arriveront à retrouver leur chemin car il y a bien longtemps que les agents n'ont pas vu la couleur d'un bulletin pour désigner leurs représentants. Les dernières élections professionnelles s'étant tenues... en décembre 2008. Un temps inabituellement long pour des élections professionelles qui se déroulent habituellement tout les trois ans.

La Mairie de Paris se retranchait derrière le fait qu'elle aurait été obligée d’organiser des élections en 2014 en même temps que toutes les autres fonctions publiques et qu'il valait mieux attendre jusque là. La ville de Paris n'avait pas participé au précédent scrutin car elle bénéficiait jusque là d’un statut particulier, étant en même temps une ville et un département. Elle sera désormais au diapason des autres administrations du moins dans ce domaine.

On ne sait pas si ça valait la peine d'attendre mais en tout cas, le mode de scrutin sera inédit, tant pour l’administration que pour les partenaires sociaux. Désormais, au lieu de voter pour la seule commision paritaire (CAP) de son corps ou de son grade, chaque agent de la Ville devra voter... trois fois (dans une urne différente mais dans le même centre de vote) : une fois pour le Comité Technique Central, une fois pour le Comité Technique de sa Direction (propreté, petite enfance, équipements sportifs, culture…) et enfin une dernière fois pour la Commission paritaire qui reste toujours en place. 

 

Une véritable révolution alors qu’en France la tradition est un vote-une élection, contrairement à la Suisse ou aux Etats-Unis qui eux n’hésitent pas à organiser plusieurs votes le même jour (les helvètes organisent souvent plusieurs referendums à la fois. Quand aux américains, à l’occasion des élections présidentielles, il n’est pas rare pour eux de désigner aussi le gouverneur, le sheriff et le juge du comté). Gare à ne pas se tromper...

 

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                                                            - Ils nous prennent pour des américains ...

   

Autre nouveauté pour Paris, ces élections seront au scrutin de liste à la proportionnelle à un tour et les membres élus pour quatre ans. Le caractère paritaire de ces comités disparaît, puisque l’administration n’aura qu’un siège et pas de droit de vote. Pas de panique cependant, ces comités ne seront que purement consultatifs ! La Mairie pourra donc, comme à son habitude, s’asseoir dessus !


Le Comité technique (CT) central de l’Hôtel de Ville comprendra quinze sièges. Les représentants des personnels au sein de ce Comité seront élus par l’ensemble des personnels parisiens (soit environ 60 000 électeurs). La représentativité de chaque syndicat sera déterminée en fonction des résultats qu’il aura obtenu lors de cette élection au CT Central et seulement celle là. Un syndicat n’ayant pas obtenu de siège au sein de cette instance ne sera en effet pas représentatif. Pour l’obtenir il faudra faire entre 5% et 7%.                                 

Les Comités Techniques de direction seront eux da taille variable et n’accorderont qu’une représentativité « locale ». Ils seront important car de leur composition dépendra celui de chaque comité Hygiène et Sécurité désormais transformé en CHS-CT, une grande première là aussi à Paris

Actuellement, la CGT est la première organisation syndicale à la Ville de Paris avec 36,49% des voix, suivie de l’UNSA avec 21,86 %. Viennent ensuite la CFDT (10,23%), Force Ouvrière (9,01%) et l'UCP, le syndicat des cadres (8,60%). La CFTC (6,67%) et le Supap FSU (5,81%) ferment la marche. Le syndicat SUD interdit en 2009 pourra lui se présenter librement lors des prochaines élections à conditions de constituer des listes.

 

                                    Elections professionelles: Nouveau mode de scrutin à Paris

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                                                   - Vous voyez que ça valait le coup d'attendre !

 

Alors nouveau mode de scrutin, nouvelle représentativité ? La CGT bien qu’en baisse régulière devrait, sauf coup de tonnerre, garder la première place. Derrière la question va être de savoir si l’UNSA va continuer ou non sa progression et si la CFDT va enrayer sa chute (régulière depuis les deux précédents scrutins). Si Force Ouvrière ou le syndicat UCP-CGC semble aborder sereinement l’échéance ce ne sera pas le cas en revanche de la CFTC ou du Supap-FSU qui joueront eux leur survie. Reste SUD qui bien que n'ayant rien à perdre pourrait toutefois ne rien gagner.

Néanmoins et même si le corps électoral a été sensiblement renouvelé au sein de la collectivité parisienne, il se pourrait bien que la stabilité soit de mise, les « plaques tectoniques » dans le domaine syndical ne bougeant que très lentement.

 

Pour preuve, les dernières élections syndicales qui ont eu lieu dans les entreprises privées au niveau national et qui devaient, pour la première fois depuis l’après guerre, donner une nouvelle représentativité. Résultat des courses : les cinq syndicats « historiques » (CGT, CFTC, CFDT, FO et CGC) issus du décret de 1966 ont tous franchi le seuil de 10%. Au grand soulagement de certain d’entre eux. Alors Paris ressemblera-t-il à la France ?

 

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                                   Les plaques tectoniques syndicales vont-elles bouger à Paris ?

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                                                                 - Faut se tenir les coudes, les gars !

 

 

 

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