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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 12:25

 

Le Figaro : Le 2 décembre 2014


Après les affaires du bureau et de l’appartement on apprend maintenant que Thierry Lepaon a aussi demandé des indemnités de départ à la CGT.. pour rejoindre la CGT !


Les semaines se suivent et se ressemblent à la CGT… Après les affaires des travaux de rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon (130.000 euros, mobilier compris, pour 70 m² à Vincennes) et de son bureau (62.000 euros, frais d'études compris, pour 50 m² à Montreuil) révélés par le Canard enchainé, le secrétaire général de la première centrale syndicale de France est ébranlé par une nouvelle affaire qui fait tache. Et qui pourrait même lui être fatale ! « Ca va devenir compliqué », confirmait lundi soir l'un de ses proches...


D'après les informations de L'Express, le boss de la CGT aurait en effet bénéficié d'une rupture conventionnelle début 2013 juste avant d'être élu à la tête de la confédération, en lieu et place de Bernard Thibault. Le deal - confirmé par l'intéressé mais qui ne se rappelle plus du montant - aurait été passé avec son employeur du moment: la CGT Basse-Normandie. L'opération n'a certes rien d'illégal mais elle est choquante à trois titres.


Primo : l'employeur est, à quelques nuances juridiques près, le même et on peut donc s'interroger, légitimement, sur l'opportunité -autre que financière pour Thierry Lepaon- de conclure un tel contrat de rupture. Secundo, la CGT a toujours violemment combattu ce mode de séparation à l'amiable du contrat de travail apparu en 2008 et il est donc surprenant qu'elle y recourt pour l'un de ses plus hauts cadres.

 

 

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                                                     - Voyez, lui au moins il sait négocier !



Et tertio, elle arrive justement après les affaires de l'appartement et du bureau qui font beaucoup de vagues en interne, et en plein débat sur les retraites chapeau (les sujets n'ont rien à voir mais l'amalgame ne manquera pas d'être fait). Et ce, à deux jours des élections cruciales dans les trois fonctions publiques où la centrale de Montreuil pourrait laisser des plumes. Et donc son secrétaire général, qui serait tenu responsable d'un échec, voire d'un recul dans ces bastions historiques du syndicat, pourrait ne pas s'en relever...

             

Quoi qu'il en soit, avec ses nouvelles révélations, « la chasse à Lepaon » est ouverte en interne. L'objectif de ce que l'intéressé considère comme un complot contre lui et plus largement contre son organisation ? Non seulement l'empêcher de se représenter pour un second mandat en 2016 - il en a plusieurs fois émis le souhait, et encore très récemment - mais également le faire plier avant cette date. Dit autrement, le pousser à la démission le plus tôt possible, et donc dès 2015, voire avant la fin de l'année si possible. L'entourage du secrétaire général a d'ailleurs identifié ceux qui, dans la maison, seraient responsables de cette chasse à l'homme. A commencer par la Filpac, la fédération CGT des travailleurs du livre, qui sont tout sauf des enfants de choeur...

 

 

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Surtout que, comme l'avouait la semaine dernière l'un des dirigeants de la CGT avant la révélation sur la rupture conventionnelle dont a bénéficié Thierry Lepaon, « ce n'est pas fini, il y encore des choses qui vont sortir ». Conséquence, pour beaucoup, l'heure est aujourd'hui à tenter de colmater les brêches et limiter l'hémorragie. Le patron de la CGT, élu en mars 2013 par défaut, est sur la sellette et il faut dorénavant sauver le paquebot CGT. Et ce, même si le premier syndicat de France n'a pas la culture du putsch et n'a plus rien de révolutionnaire depuis longtemps.


Le coup de grâce pourrait tout à fait être apporté si la CGT obtient des résultats décevants jeudi lors des élections dans la fonction publique. Il y a certes peu de chances que la centrale de Montreuil perde sa première place (elle détient 25% des voix, six points devant la CFDT) mais un recul, même petit, serait vécu en interne comme un camouflet terrible pour Thierry Lepaon. Et une preuve supplémentaire qu'il doit partir.


Car, contrairement à ce qu'il a affirmé il y a 15 jours sur France Inter, les gens ne s'en foutent pas. « La formule était malheureuse, il n'aurait pas du s'exprimer comme cela », reconnait aujourd'hui l'un de ses proches. Pour preuve, cette scène rapportée lundi dans d'un homme qui s'est mis à hurler vendredi dans le hall de la confédération, traitant Thierry Lepaon de voleur et réclamant sa démission. Du jamais vu. Et aussi la rumeur qui court que certaines fédérations réfléchiraient à faire la grève des cotisations... Là encore, une première.


Bref, ça commence à sentir sacrément le roussi pour Thierry Lepaon, surtout si ses proches commencent à juger son sort presque scellé. Et vu la détermination que ses opposants mettent à le sortir de scène, le patron de la CGT va devoir s'accrocher et trouver, vraiment, les mots justes pour convaincre les adhérents et plus largement l'opinion qu'il doit rester...


Lire l’article du « Figaro »

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:44

   

L’Expansion : Le 1er décembre 2014

 

Avant d'accéder au poste de secrétaire général de la CGT en 2013, Thierry Lepaon a perçu des indemnités de départ de la part de la région CGT qui l'employait. Une rupture conventionnelle étonnante. 


Début 2013, Thierry Lepaon s'apprête à succéder à Bernard Thibault à la tête de la CGT. Il est encore secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie. Quelques semaines avant d'être intronisé au congrès de Toulouse, il négocie avec son employeur normand une rupture conventionnelle. Et touche, comme un salarié lambda poussé vers la sortie, des indemnités de départ. 

 

Interrogé par l'Express, Thierry Lepaon confirme l'existence de cette transaction, mais n'y voit rien d'anormal. « Je changeais d'employeur », se justifie-t-il. Pourtant, bien qu'autonomes, les deux maisons font bien partie de la galaxie CGT et plaider le changement d'employeur est assez audacieux. Quant au montant, il ne « s'en souvient plus », mais « ce n'était pas grand-chose puisqu'il n'avait que cinq ou six années d'ancienneté » dans la fonction.

 

Si la pratique n'a rien d'illégal, elle est pour le moins surprenante de la part d'un secrétaire général de la CGT. Une organisation qui n'a jamais caché tout le mal qu'elle pensait d'un dispositif créé en 2008, qu'elle juge trop favorable au patronat.  


Depuis la fin du mois d'octobre, les révélations sur le montant des travaux réalisés dans l'appartement et le bureau de Thierry Lepaon ont suscité d'importants remous à la CGT. 


Lire l’article de « l’Expansion »



 

                       Thierry Lepaon demande des indemnités de départ à la CGT pour rejoindre la CGT

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                                            - Rien dans les mains, tout dans la poche

 


                         

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 09:04

 

Le Parisien : Le 1er décembre 2014

 

Des syndicats posent désormais la question de sa démission quand d'autres appellent carrément à une grève des cotisations

 

Ambiance délétère à la CGT. Vendredi, dans les couloirs du siège de Montreuil (Seine-Saint-Denis), on ne parlait que de ça... « Un homme s'est mis à hurler dans le patio, insultant Thierry Lepaon, le traitant de voleur et réclamant son départ », rapporte un des témoins. « C'est du jamais-vu. »

D'autres évoquent à l'abri des regards les « 
courriers envoyés par les organisations de la centrale », qui arrivent au 7 e étage (celui de la direction) pour réclamer la tenue d'un comité central national (CCN) extraordinaire avec pour ordre du jour la démission de Lepaon.
Certains appellent aussi à une grève des cotisations... Les révélations sur le secrétaire général de la CGT -- les travaux de son appartement de fonction à 105 000 €, la rénovation du bureau à plus de 60 000 EUR -- ont sidéré une partie des troupes.


Pourtant, tout le monde se garde bien de le dire tout haut, par peur des représailles. Pour l'heure, la direction confédérale a réussi à empêcher toute contestation, mettant en avant la thèse du complot. Boule puante ou pas des anti-Lepaon, les arguments du numéro un ne semblent plus suffire à calmer les esprits. Les onéreux travaux du bureau, révélés par le Canard enchaîné, ne passent pas. « Cela traduit une telle insouciance », observe un responsable. Et la question commence à tourner dans les têtes des militants  : Lepaon ira-t-il à la fin de son mandat, prévu fin novembre 2016 ?

« La mauvaise passe », selon l'expression de son ancien leader Bernard Thibault, n'en finit donc pas de durer. La grogne s'amplifie chaque jour et reflète non plus un problème de ligne comme il y a quelques mois. Elle se polarise désormais sur la personne d'un Lepaon affaibli. Une lente descente aux enfers pour le successeur de Thibault, toujours en quête de légitimité après plus de vingt mois à la la tête de la CGT. D'autant que les résultats ne sont pas là après les mobilisations ratées des derniers mois.

Même constat dans les entreprises. Chez EDF, où elle était reine depuis des décennies, la CGT a essuyé un premier échec cuisant en 2013, perdant 4 points, avec 37,5 % des voix aux élections professionnelles. Chez Orange récemment, le syndicat a été détrôné par la CFDT. A quelques jours des élections professionnelles dans la fonction publique, son bastion, tout le monde guettera les résultats. « Si la CGT arrive avec moins de 25 % des voix, Lepaon aura du mal à rester », pronostique un expert des syndicats.

Vu de l'Elysée, trois scénarios sont sur la table : « Soit nous sommes à la veille d'une révolution de palais, soit la pression est telle que Lepaon démissionne, soit la CGT sauvegarde les apparences et rentre dans une période glaciaire... » Quoi qu'il en soit, si une nouvelle affaire venait à sortir, « ce serait un peu la dernière étape avant la sortie », prédit ce proche de François Hollande.

 

Lire l'article du « Parisien »


 

                                          Il y a le feu dans les couloirs de la CGT

 

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                                                            - Euh Thierry, là je crois ça sent le roussi !

 

 

 

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 15:25

 

Et c'est pas du cinéma !

 

On ne s'attendait pas vraiment à ça de leur part. Mais décidément du côté de la quatrième internationale, on est tombé en plein dans le détournement des codes de la « pop culture ». Après la CGT qui avait parodié avec malice le film Stars Wars (la guerre des étoiles) pour appeler les agents de la fonction publique à voter pour eux lors des prochaines élections, voici que c'est au tour du Parti Communiste et du Front de gauche de faire dans le Pop art.

 

Voici un petit clip hilarant qui retrace façon Bollywood le parcours de François Hollande depuis son discours du Bourget jusqu'à sa rencontre avec le patron du Medef, Pierre Gattaz et la mise en place du pacte de responsabilité. Le film révèle aussi la façon dont Manuel Valls a obtenu le poste de premier ministre. Les comédiens indiens sont plus vrais que nature.


 

 

                        
                                                                De Jaurès à Gattaz - Itinéraire de François...  


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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 18:14

 

La Gazette des communes : Le 28 novembre 2014

 

Les services publics strasbourgeois vont bientôt pédaler dans la choucroute

 

Des agents de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) ont fait grève ce vendredi 28 novembre à l'appel d'une intersyndicale, pour protester contre des réductions annoncées d'effectifs et un recours croissant à l'externalisation.

 

Quelques 15,2% des effectifs étaient en grève à la mi-journée selon la municipalité, tandis que plusieurs centaines d’agents (1.200 selon les syndicats) sur les quelques 8.000 que compte l'agglomération strasbourgeoise, se sont réunis en fin de matinée devant le centre administratif de la ville.

 

La restauration scolaire et les accueils périscolaires ont été annulés pour la journée dans la communauté urbaine, et certains établissements municipaux ont connu des perturbations (des piscines, haltes garderie et bibliothèques notamment). Un mouvement de grève touchait également vendredi la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), à l’appel aussi d’une intersyndicale, pour dénoncer la sous-traitance de certaines activités notamment de contrôle dans les transports publics.

 

La grève des agents de la Commune de Strasbourg intervient après des annonces de réduction de 10% des effectifs dans les prochaines années, par des non-remplacements de départs à la retraite. Les syndicats protestent également contre le recours croissant à l’externalisation, notamment pour des activités de nettoyage dans les écoles ou encore les piscines.

 

Lire l'article de la  « Gazette des Communes »


 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 18:27

 

Ouest-France : le 28 novembre 2014

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes veulent débrancher le wi-fi dans les bibliothèques, au titre du principe de précaution.

 

Dans une intervention, lundi soir en conseil municipal de Rennes, Laurent Hamon, élu EELV délégué aux technologies de l'information et de la communication, a évoqué « l'exposition toujours plus grande de la population aux ondes électromagnétiques ».

 

Les élus Europe Ecologie-Les Verts de Rennes, « dans le souci de ne pas exclure les personnes électrohypersensibles des bibliothèques municipales et au titre du principe de précaution » souhaitent « qu'une réflexion émerge permettant de limiter l'exposition aux ondes en coupant de le wi-fi si besoin ».

 

Lire l’article de Ouest-France

 

Rennes. Faut-il couper le wi-fi dans les bibliothèques ?
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 17:50

 

AFP : Le 28 novembre 2014

 

La CGT reste le premier syndicat de la RATP, malgré un important recul, devant l'Unsa et SUD, alors que la CFDT et FO ont perdu leur représentativité

 

Les 44.600 salariés de la régie publique des transports parisiens (métro, bus, tramway, une partie des RER A et B) étaient appelés aux urnes jeudi pour renouveler leurs délégués du personnel. Et, surtout, voter pour les élus des onze comités départementaux économiques et professionnels (CDEP), qui assument le rôle des comités d'établissement.  Avec 28.880 votants, la participation s'est élevée à 65%. 

 

La CGT reste la première instance représentative du personnel avec 30,4% des voix, loin devant l'Unsa (22,1%), qui recule de 3,6 points. Cependant, le syndicat contestataire enregistre lui aussi une baisse conséquente, de 3,5 points par rapport au précédent scrutin de décembre 2010. 

 

SUD se maintient à la troisième place avec 15,3%, en hausse de 1,2 point. « On a une implantation qui s'est élargie » au sein de l'entreprise, s'est félicité Philippe Touzet, son délégué syndical central. Son organisation « a gagné une représentativité dans trois CDEP », a-t-il noté, évoquant la maintenance, la sécurité et, surtout, le département informatique et communication, « une vraie bonne surprise ». 

 

Les grands perdants sont la CFDT et FO, qui n'ont plus la représentativité acquise quatre ans plus tôt d'une courte tête avec respectivement 10,12% et 10,06%. La chute est lourde pour la CFDT, qui s'écroule à 5,1% et se voit même dépassée par le SAT RATP (5,2%). Évoquant une « grosse déception », son secrétaire général Laurent Gardoni a expliqué à l'AFP que ce mauvais score était « le fruit de dissensions internes », s'inquiétant par ailleurs de la « montée d'un syndicalisme communautariste » dans l'entreprise. 

 

Force ouvrière est également en baisse et échoue de très peu (9,6%) à atteindre le seuil des 10%, au-delà duquel un syndicat est représentatif.  A l'inverse, la CFE-CGC, syndicat proche des cadres, réalise un bond de plus de 4 points, passant à 9,3%. Dans le collège dédié à l'encadrement, son score atteint 32,7%, contre 18,3% quatre ans plus tôt. 

 

Lire l'article de « L'Express »

 

 

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                                   Elections à la RATP: Certains syndicats sont restés à quai

 


 

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 10:28

 

Le Monde-Question(s) Sociale(s) : Le 26 novembre 2014

 

Le patron de la CGT est tellement fragilisé que la question se pose de nouveau de savoir s'il pourra tenir la barre jusqu'au terme de ce premier mandat.

 

C'est le 22 mars 2013 à Toulouse, jour de son élection au poste de secrétaire général de la CGT, que les ennuis de Thierry Lepaon, 54 ans, ont commencé. L'ancien ouvrier soudeur de Moulinex s'est retrouvé élu sans avoir la légitimité attachée à la fonction.

 

Son péché originel est d'avoir succédé par défaut à Bernard Thibault, au terme d'une longue guerre de succession qui avait écarté les trois prétendants - Nadine Prigent, la « dauphine » désignée et rejetée par l'appareil, Eric Aubin, celui dont le secrétaire général sortant ne voulait en aucun cas, et Agnès Naton - en laissant ouvertes de profondes plaies.

 

Les nouvelles révélations du Canard enchaîné du 26 novembre, après celles concernant son logement de fonction, sur le montant des travaux réalisés dans son bureau de secrétaire général à Montreuil (Seine-Saint-Denis), soit 62 179,44 euros, montrent que l'offensive contre Thierry Lepaon prend de l'ampleur. Plusieurs responsables cégétistes s'attendent à la sortie prochaine d'autres affaires.


 

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                                          CGT : D'autres affaires vont-elles sortir ?


 

N'ayant jamais réussi en vingt-et-un mois de mandat à voir reconnaître son autorité et à asseoir son autorité, Thierry Lepaon semble vivre une lente descente aux enfers. La contestation qui s'amplifie au sein de la CGT n'est pas un problème de « ligne » - il se veut « pragmatique » comme son prédécesseur et a même une image plutôt réformiste, tout en affichant une opposition sans la moindre concession au gouvernement socialiste - mais vise sa personne et sa façon d'exercer sa fonction.              

 

Elle intervient alors que la CGT est le réceptacle des tensions entre le Parti communiste, dont il est membre sans avoir jamais figuré dans ses instances, et le Parti de gauche. Le 8 octobre, lorsqu'il avait reçu l'auteur de ce blog (Michel Noblécourt, journaliste du Monde) pour indiquer qu'il souhaitait rempiler pour un second mandat, lors du prochain congrès de la CGT en octobre 2016, il avait lui-même affirmé: « Il y a eu une tentative d'instrumentalisation de la CGT par le Parti de gauche, mais j'y ai mis bon ordre et il n'y a plus d'infiltration du PG dans notre organisation ».

 

Après son élection, M. Lepaon avait mis du temps à répartir les responsabilités au sein d'un bureau confédéral de dix membres où figurent deux anciens prétendants à la succession de M. Thibault, Mme Naton et M. Aubin. Confrontée à une carte de la représentativité syndicale où la CGT est désormais talonnée par la CFDT, et à une érosion électorale dans les entreprises publiques, M. Lepaon s'est dit prêt à « assumer les difficultés » de sa centrale. Mais les embûches se sont multipliées sur son chemin.


 

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                                         Les embûches se sont multipliées sur le chemin de Thierry Lepaon.


 

En décembre 2013, M. Lepaon, au diapason de son bureau confédéral, était prêt à signer un accord interprofessionnel sur la formation. Mais - fait unique dans les annales de la CGT -, il céda devant l'opposition de la responsable de la délégation de négociateurs et renonça. Une décision qui abima un peu plus l'image de la CGT qui, depuis l'élection de François Hollande, n'a signé qu'un accord national, sur les contrats de génération.

 

Le 14 février de cette année - épisode là aussi inédit -, Valérie Lesage, membre du bureau confédéral, adressait au secrétaire général de la CGT un véritable réquisitoire, dénonçant un « manque de cohérence, de clarté » dans la ligne de la centrale et même de la « malhonnêteté intellectuelle ». « Cela créait, écrivait-elle, le flou, l'illisibilité, la confusion, tant dans les forces militantes que chez les salariés ».

 

Rebelote en mars: dans une interview au Nouvel économiste, M. Lepaon affirmait: « Il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté ». « Ces déclarations, réagissait le 26 mars l'union départementale de Paris, remettent en cause les fondements mêmes de la CGT car le salariat n'a aucun intérêt commun avec le capital ».

 

A la même période, M. Lepaon a subi un nouveau camouflet à l'occasion de la « marche contre l'austérité » organisée le 12 avril par le Front de gauche. Mettant en avant le souci (à peu près constant) de la CGT de ne pas participer à une manifestation politique, il refusait d'y engager sa confédération. « Je pense, avait-il dit le 1er avril devant sa commission exécutive, qu'on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s'engager politiquement. (...) La CGT, ce n'est pas le rempart pour se masquer ». Peine perdue: plusieurs grosses fédérations - comme l'Union générale des fédérations de fonctionnaires, la culture, les finances, le livre, la chimie, l'agriculture -, se réfugiant derrière l'autonomie qu'autorise le fédéralisme, défilaient avec leurs banderoles derrière Jean-Luc Mélenchon. A titre personnel, M. Thibault y avait aussi participé.

 

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                                        Lepaon et Thibault pas toujours sur la même ligne


 

L'épisode s'est reproduit le 15 novembre lors d'une nouvelle manifestation du collectif 3A (Alternatives à l'austérité), où le Front de gauche joue un rôle pilote. Alors que la CGT en tant que confédération refusait de nouveau d'y participer, neuf fédérations (sur 33) récidivaient ainsi que treize unions départementales (sur 96). Cet événement, survenu alors que M. Lepaon était très affaibli par l'affaire du devis des travaux réalisés dans son logement de fonction à Vincennes (Val-de-Marne), soit 105 000 euros, a été une nouvelle preuve de sa perte d'autorit sur ses propres troupes.

 

Lors du comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT, qui a suivi, les 4 et 5 novembre, les révélations du Canard enchaîné sur son logement de fonction, M. Lepaon n'a pas convaincu. Dénonçant un complot contre la CGT, mettant en avant « un problème de fonctionnement du bureau confédéral qui handicape notre capacité collective », et chargeant le trésorier, Eric Lafont, il n'a pas convaincu les responsables de fédérations et d'unions départementales. Pire, en refusant leur proposition de créer une commission du CCN pour faire un audit sur les dépenses de la confédération depuis son élection, il s'est mis à dos son propre parlement et aucune déclaration n'a été votée.


 

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                                     Thierry Lepaon s'est mis à dos son propre parlement


 

Cette crise a mis à jour la fracture au sein du bureau confédéral avec quatre membres - Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik - qui se sont opposés à M. Lepaon. Pour mettre au pas les « rebelles », il a reçu un à un les dix membres de cette instance et annoncé qu'il allait faire entrer deux membres supplémentaires, deux fidèles. La démarche n'a pas abouti - pour écarter des membres du bureau confédéral ou en faire entrer de nouveaux, il  doit avoir l'aval de son parlement, qui doit se réunir en février, où il aura désormais du mal à obtenir une majorité - et les quatre « rebelles » se sont de nouveau démarqués de la déclaration consécutive aux nouvelles révélations du Canard sur les travaux dans le bureau du patron de la centrale. Elles tombent au plus mal, à une semaine des élections, le 4 décembre, dans les trois fonctions publiques.

 

La « mauvaise passe » de la CGT, selon l'expression de M. Thibault, qui s'est bien gardé de voler au secours de son successeur, risque donc d'être durable. Des responsables cégétistes signalent que des militants rendent leurs cartes ou hésitent à en reprendre une. Et elle soulève de fortes inquiétudes tant au gouvernement qu'au patronat ou parmi les autres confédérations, en premier lieu la CFDT qui s'alarme des dégâts sur l'image du syndicalisme.

 

Alors que de nouvelles « boules puantes » sont à prévoir à court terme et que M. Lepaon, que l'on décrit « stoïque », reste sourd aux propositions émanant de ses propres instances, l'avenir politique du secrétaire général s'annonce sombre. Un second mandat  est aujourd'hui plus qu'improbable. M. Lepaon est tellement fragilisé que la question se pose de nouveau de savoir s'il pourra tenir la barre jusqu'au terme de ce premier mandat.

 

Lire l'article du « Monde-Question(s) Sociale(s) »


 

 

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                                          CGT : Thierry Lepaon pourra-t-il tenir la barre ?

 


 

 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:50

 

Les Échos : Le 26 novembre 2014

 

La rénovation de son bureau a coûté quelque 65.000 euros. La commission de contrôle rendra ses premières conclusions début décembre.

 

Thierry Lepaon n’en a pas fini avec l’affaire du coût prohibitif de la rénovation de son appartement de fonction qu’une nouvelle polémique s’ouvre. Après son logement, le secrétaire général de la CGT s’est aussi entièrement fait refaire son bureau. Le devis cette fois-ci s’est monté à 62.179,44 euros, révèle « Le Canard enchaîné ».

 

La nouvelle a fuité dès mardi dans la confédération, alors que sa commission exécutive (direction élargie de 50 membres) était réunie comme tous les quinze jours. Fidèle à sa stratégie depuis le début de la crise, il est resté mardi aux abonnés absents. « Les gens s’en foutent  ! » avait estimé Thierry Lepaon samedi sur France Inter, à propos de la polémique sur son logement de fonction. Prévenu dès lundi de l’article de ce matin, il a maintenu son déplacement au congrès de la Fédération du commerce CGT, où il est intervenu en fin de matinée, avant que la nouvelle n’arrive jusqu’à Vichy.

 

C’est Agnès Naton, en charge de la communication au bureau confédéral et soutien inconditionnel de Thierry Lepaon, qui est montée au créneau à la commission exécutive, affirmant que la somme avait été utilisée pour rénover trois bureaux. Elle a omis de préciser qu’en réalité, les travaux réalisés dans ceux des secrétaires et de la directrice de cabinet de Thierry Lepaon ont consisté en une pose de parquet pour assurer la continuité du sol du secrétariat général. D’après nos informations, les travaux auraient en définitive coûté au total 65.413,20 euros TTC, dont 7.000 euros environ pour les bureaux des secrétaires et directrice de cabinet.

 

Agnès Naton a refusé de soumettre à la commission exécutive un projet de communiqué en réaction à l’article du Canard enchaîné, renvoyant sa rédaction à plus tard. Elle a diffusé hier soir un texte qui n’a pas recueilli l’aval des instances de direction. Il évoque de « prétendues révélations » et un programme de travaux d’entretien, de rénovation, de modification et de mise aux normes des bâtiments, faisant le parallèle entre la rénovation du bureau de Thierry Lepaon et les travaux engagés pour mettre les bâtiments aux normes handicapés. Prochain rendez-vous dans quinze jours : la commission financière de contrôle devrait présenter de premières conclusions.

 

Lire l'article des « Échos »


 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:45

 

Le Monde : Le 26 novembre 2014

 

Le trône du patron de la CGT est de plus en plus fissuré.

 

Il y a un « corbeau » qui s'active à la CGT contre le secrétaire général, Thierry Lepaon. Dans son édition du 26 novembre, Le Canard enchaîné révèle le devis du montant des travaux, effectués en début d'année dans le bureau de plus de 50 m2 du patron de la centrale : 62 179,44 euros, dont 21 588 pour le renouvellement complet du mobilier.

 

Le 4 novembre, lorsqu'il s'était expliqué, sans convaincre, devant le comité confédéral national (CCN) sur le devis des travaux de son logement de fonction (105 000 euros), M. Lepaon avait évoqué, sans précision, ceux réalisés dans son bureau et ceux du secrétariat général. Mardi, ces révélations sont survenues alors que la commission exécutive de la CGT était réunie. M. Lepaon a assuré que depuis plus de quinze ans il n'y avait pas eu de travaux dans les locaux qui lui sont attribués.

 

Ce nouveau coup dur pour M. Lepaon, déjà très affaibli, intervient une semaine avant les élections, le 4 décembre, dans les fonctions publiques. Dans une brève déclaration, la CGT réfute les « prétendues révélations » du Canard, ajoutant qu'elle « s'emploie actuellement à faire toute la lumière sur les dysfonctionnements concernant le montant et l'engagement des dépenses de la confédération ». Et elle met en avant « des travaux de mise aux normes handicapés du complexe » de Montreuil. Mais ce texte n'a pas été adopté, comme lors des précédentes révélations, par l'ensemble du bureau confédéral, quatre de ses dix membres – Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik – ayant proposé des modifications qui n'ont pas été retenues.

 

Pour les syndiqués de base, cette nouvelle pilule va être dure à avaler, ce devis de près de 62 000 euros représentant 43 fois le montant d'un smic mensuel brut (1 445 euros). « Il y a beaucoup de cartes qui volent actuellement, raconte un dirigeant, sous couvert d'anonymat, et cela a évidemment un impact sur les élections dans les entreprises ». Alors que M. Lepaon avait refusé la création d'une commission du CCN pour examiner les dépenses de la confédération depuis son élection, en mars 2013, laissant opérer la seule commission financière de contrôle et chargeant lourdement Eric Lafont, le trésorier confédéral, ces nouvelles révélations accroissent la suspicion sur ce qu'il pourrait avoir encore à cacher.

 

A ceux qui l'approchent, M. Lepaon donne l'impression de n'être ni inquiet ni trop affecté. « Tout cela semble glisser sur lui comme si ça ne le perturbait pas, observe un responsable confédéral. Il est stoïque. » Mais, ajoute-t-il, « je crains qu'il y ait d'autres choses qui arrivent derrière ces révélations ». M. Lepaon, qui a reçu individuellement, comme il l'avait annoncé, les neuf autres membres de son bureau confédéral, pour faire plier les « rebelles » – sans résultat –, devra attendre le CCN de février pour y faire entrer deux fidèles. Mais cette réunion du parlement cégétiste s'annonce déjà à hauts risques. Pour l'heure, le trône du patron de la CGT est de plus en plus fissuré.

 

Lire l'article du « Monde »

 

 

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