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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 09:37

 

Le Parisien : le 22 décembre 2014


Le Conseil de Paris vient de voter la gratuité pour l'emprunt des CD dans les bibliothèques municipales pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux.


C'est un cadeau de Noël de la mairie. Le Conseil de Paris vient de voter la gratuité pour l'emprunt des CD dans les bibliothèques municipales pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux (lire ici). Un vœu proposé par les élus communistes-Front de gauche et Europe Écologie-Les Verts (EELV).


Arguant de la baisse du nombre d’abonnés à la musique, la Ville avait d’abord envisagé de supprimer les sections discothèques. Actuellement le prêt de livres dans les bibliothèques parisiennes est gratuit, mais l’abonnement pour emprunter des disques est de trente euros par an (soixabte et un euros pour le forfait disques et DVD).


Lire l’article du « Parisien »

 

 

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Lire aussi

Bibliothèques : La gratuité des prêts musicaux adoptée dans la Ville de Paris

Prêt de CD : ce sera gratuit dans les bibliothèques parisiennes pour les mineurs et les revenus modestes

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 08:40

 

Des sections syndicales décident même de suspendre leur cotisation ! Comme dirait le Général, « c’est la chienlit » !


L'onde de choc sur les révélations du montant des travaux de rénovation du logement de Thierry Lepaon (plus de 100 000 €), de son bureau (65 000 €) ou encore sur sa très conséquente prime de départ (31 000 €) n'en finit pas de se propager au sein de la CGT. Le premier syndicat de France traverse aujourd'hui la crise la plus grave de son histoire. La centrale est affaiblie et son image est gravement ternie.


Une onde de choc qui s' étend jusqu'à ses hauts dirigeants. « La transparence ne doit pas signifier le déballage. Elle doit concerner le secrétaire général et le bureau confédéral » (c'est-à-dire pas grand monde) osait pourtant préconiser Alain Aphon Layre de la Commission exécutive confédérale.

 

Il est vrai que jusque là à Montreuil, la « transparence » était jusque là réservée à un petit cénacle. « Heureusement que la presse est là pour nous informer » lâchent amers les adhérents et militants de base. Le plus comique, c'est que les « communiqués » officiels de la CGT sur les différentes affaires ne sont même plus validés par les instances officielles, c'est-à-dire le Bureau Confédéral. Comme dirait le Général, « c’est la chienlit » !



                                      George Séguy du temps du Gouvernement De Gaulle - Pompidou         

 

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                                                  - Ah, si le Général voyait ça ....

                       

 

Une crise qui touche au plus haut point les adhérents et surtout les militants. « On ne compte plus les interpellations des adhérents ou des collègues qui ont de la sympathie pour nous » résume ainsi un militant parisien. « Mais le plus cruel dans cette histoire, quand on connaît la crise du syndicalisme et la difficulté de syndiquer les collègues, c'est que l’on entend désormais quotidiennement le même argument : « j’aurais bien voulu adhérer, mais c’est trop cher pour moi, mais je comprends maintenant où va l’argent » peut-on lire sur le blog de la CGT-Culture.


Désormais, les soutiens de Thierry Lepaon sont chaque jour moins nombreux. Poussées par la base de leurs militants, les très puissantes fédérations de la métallurgie et des mines-énergie viennent à leur tour de le lâcher pour gonfler les rangs de ceux qui réclament sa démission.


Une démission exigée par beaucoup, puisque une cinquantaine d'organisations ont réclamé le départ de l'actuel, bientôt ex-futur, Secrétaire Général. Parmi elles, les deux plus grosses fédérations, celles des services publics et celle de la santé ou encore le syndicat des journalistes SNJ-CGT. De son côté, Serge Pléchot, secrétaire général de la Fédération de la construction de la CGT, demande ouvertement sa démission. Il explique sur France-Info «  Ce n’est pas moi qui demande, c’est notre commission exécutive fédérale qui s’est réunie mardi 16 décembre et qui, à l’unanimité, a effectivement demandé la démission le plus rapidement possible du secrétaire général de la CGT. Parce qu'aujourd’hui, on est dans le discrédit total, on est dans un conflit latent et dans une période grise foncée pour la CGT ».


Cette position est partagée par un grand nombre d'adhérents jusqu’aux grands anciens si l’on en croit Jean-Louis Moynot, un proche de Louis Viannet, ex-numéro un de la CGT, qui évoque, dans une tribune publiée par Le Monde, les « fautes graves » commises par l’actuel secrétaire général de la centrale. Visiblement la défense de Thierry Lepaon prend eau de toute part malgré ses manœuvres pour se maintenir coûte que coûte.


 


                                                   Thierry Lepaon est lâché jusqu'aux grands anciens

 

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             - Bon Thierry, moi je vais par là parce que ça commence vraiment à sentir le roussi !


   

Coûte que coûte est bien le mot puisque Le Parisien explique comment Thierry Lepaon essaye de se mettre nombre d’apparatchiks de la centrale de son côté à coup de promotion ! Ou bien encore promet un parachutage doré au patron de la fédération des transports. Mais cela ne devrait pas suffire car les faits mais surtout les chiffres sont têtus. Et notamment la fameuse histoire de « la prime de départ ».


Devant la Commission Exécutive, Thierry Lepaon a affirmé que cette « indemnité, déclarée, s’élève exactement à 26 650 euros » et qu’il l’a « acceptée… sans imaginer que cela pouvait poser problème ». Évidemment, ne pas comprendre que quitter la CGT Normandie tout en restant à la CGT Montreuil ne méritait pas forcément une grosse prime de transfert, représente effectivement un problème en soi.


Sommes auxquelles il convient d’ajouter les charges patronales, 22 000 €. Charges à priori très, trop élevées. Il manquerait plus que la CGT se fasse appliquer le pacte de responsabilité pour faire baisser le coût du travail (qui est effectivement exorbitant dans ce cas). Encore plus fort. A la CGT, on paye aussi les charges salariales de ses propres employés selon le rapport officiel : 7000 € (ce qui signifie donc que Lepaon s’est fait offrir ses propres charges salariales par le syndicat), soit un total de 60 000€.


Mais les dépenses en faveur de Thierry Lepaon ne s’arrêtent pas là : Alain Alphon Layre, auteur du rapport officiel, rappelle que Montreuil a aussi pris à sa charge quelques frais de bouche « en 2012, des frais exceptionnels de septembre à décembre d’une hauteur de 8400 € » : soit une moyenne de 2 100 euros de frais mensuels, somme plus que rondelette pour des restaurants, mais il parait que ça comprend aussi …son tabac. L’argent des autres.


 

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Pareil pour ses émoluments actuels : Visiblement Lepaon s’emmêle les pinceaux comme un vulgaire Jérôme Cahuzac entre le brut, le net, les impôts. Ainsi le 5 décembre dernier, il a lâché devant une dizaine de personnes : « Je gagne 5 000 € par mois et je paie 22 000 € d'impôts par an ». Problème : Thierry Lepaon serait alors énormément taxé... plus d'un tiers de son salaire y passerait. Cette déclaration censée lever tous les soupçons a eu l'effet inverse, y compris chez les fidèles. Alors pensez chez les autres ! Une chose est sûre, ces 5 000 euros par mois sont nets d’impôts et tout frais payé (maison, bouffe, transports, clopes…) pas mal pour quelqu’un qui affirme « vivre comme un ouvrier ».


En tout cas, si on additionne les travaux de l’appart, du bureau et ses « frais de mutation » pour passer du bocage normand à la centrale de Montreuil, on arrive à la somme de près de 300 milles euros, chiffre officiel de la confédération ! Soit 20 ans de smic ou bien trois milles cotisations annuelles d’adhérents !


Ceci dit l’argent pourrait avoir des difficultés à rentrer car nombreux sont ceux désormais qui appellent à suspendre le versement de leur cotisation au siège de Montreuil, à l’image de ceux de la Fonderie de Bretagne « tant que la situation n’est pas réglée », c'est-à-dire un changement au sommet, ont déclaré les cégétiste au journal Ouest-France. L'agent, ce nerf de la guerre, pourrait donc être l'ultime offensive contre Thierry Lepaon.

 

Publié également sur  Miroir Social



                                                               L'argent, ce nerf de la guerre

 

            Contrat-unique-Lepaon-CGT-ferme-totalement-la-porte article

                                         - Non pitié, pas la grève des cotisations ....

 


 

 

 

 

Lire aussi

Chez Moulinex, Thierry Lepaon était très proche du patron et ne pensait déjà qu’à sa gueule

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Affaire Lepaon : La CGT ne sait vraiment plus où elle habite !

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 10:11

 

La Croix : Le 7 décembre 2014


Une trentaine de parlementaires de gauche ont lancé dans le Journal du Dimanche un appel pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.


Depuis deux ans, le sujet est très débattu, c’est pourquoi une trentaine de parlementaires de la majorité ont lancé un appel au gouvernement, publié dans le Journal du dimanche , pour « la reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle ». Emmené par la députée chevènementiste de l’Aisne Marie-Françoise Bechtel, cet appel a été signé par les socialistes Christophe Sirugue, député de Saône-et-Loire, Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger, Pascal Cherki, député de Paris, Barbara Romagnan, députée du Doubs ou encore Régis Juanico, député de la Loire.


Les parlementaires affirment que 3,2 millions d’actifs « seraient en situation de risque élevé d’épuisement nerveux », selon une étude du cabinet Technologia. « Cadres, médecins, ouvriers, agriculteurs isolés, enseignants, petits patrons, le même symptôme » se manifeste dans de très nombreuses professions, rappellent-ils.


Faisant l’analyse que cette « souffrance généralisée dans le monde du travail » peut s’expliquer par le fait que « le salariat est devenu une variable d’ajustement des politiques de gain de productivité et de rentabilité financière auxquelles s’astreignent les entreprises sous l’étreinte de la concurrence », les parlementaires estiment que le phénomène est « malheureusement destiné à s’accroître ». Ils appellent donc « le gouvernement à une action énergique sur ce sujet central », souhaitant la « reconnaissance de l’épuisement comme maladie professionnelle ».

 

Aujourd’hui, les risques psychosociaux ne font pas partie des pathologies classées comme maladies professionnelles. Pour voir sa pathologie reconnue par la branche maladie professionnelle-accidents du travail, une personne victime d’un épuisement professionnel doit donc passer devant une commission composée d’experts et faire état d’éléments établissant une causalité directe entre son travail et son état de santé. Il faut aussi que soit reconnue une incapacité permanente partielle (IPP) d’au moins 25 %. Ce qui rend cette reconnaissance extrêmement rare.


 

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À défaut, le burn-out est soigné comme une vulgaire déprime par le médecin de ville. Les parlementaires demandent donc « que le tableau des maladies professionnelles intègre deux éléments supplémentaires, la dépression suite à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail ».           

 

Ce qui aurait l’avantage de faire « basculer le financement des effets du burn-out sur la branche accidents du travail et maladies professionnelles, financée par les cotisations patronales à 97 % ». Autrement dit, de faire payer « ceux qui en sont responsables », à savoir les employeurs. Comme le montant des cotisations dépend du nombre d’arrêts de travail occasionnés par les accidents du travail ou les maladies professionnelles, l’objectif est ainsi d’encourager la prévention.


D’autres voix s’élèvent pour faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. Aux manettes, le cabinet Technologia, qui a organisé son premier colloque sur ce thème dès 2012, mène campagne très activement. En janvier 2014, il a lancé une pétition avec la même revendication, qui a recueilli 8 600 signatures.

 

En juillet, avant le changement de majorité au Sénat, le groupe des sénateurs socialistes a adopté une proposition de résolution visant à faire reconnaître plusieurs risques psychosociaux en tant que maladies professionnelles.  Le 17 novembre, une centaine de médecins du travail de région Centre ont lancé un appel similaire, qui a recueilli 336 signatures.


Reste que le débat n’est pas tranché. Il bute toujours sur la difficulté de définir avec précision la causalité professionnelle d’une maladie de nature psychosociale. Et aussi bien sûr sur le coût qu’induirait une telle reconnaissance.


Lire l’article de « La Croix »



 

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Lire aussi

Risques Psycho Sociaux : Les sénateurs adoptent une résolution pour favoriser la reconnaissance des pathologies psychiques liées au travail

Le travail avec horaires décalés accélère le vieillissement cognitif

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:08

 

Il est vrai qu'au sujet des conservatoire municipaux parisiens, Bruno Julliard dit vraiment n'importe quoi. C'est même un rapport officiel qui le confirme.

 

Un récent article du Monde sur la réforme des conservatoires parisiens a mis en émoi de nombreux enseignants et musiciens et personnels du secteur. Nous publions la réponse d’un professionnel, de la question aux propos tenus par Bruno Julliard, l’adjoint au maire de Paris en charge (entre autre) de la culture. Il est vrai que sur ce sujet, Bruno Julliard a dit n'importe quoi. Et ce n'est pas nous qui le disont mais rien moins.... qu'un rapport de l'inspection générale de la Ville de Paris. Cette tribune, signée par Gérard Ganvert*, et publiée à l'origine par La lettre du musicien, va nous expliquer pourquoi (par contre les illustrations et les légendes sont uniquement de nous). Alors pour en savoir plus sur les conservatoires de la capitale, ouvrons grandes nos oreilles.


 

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                             - Je crois que je vais avoir bientôt les miennes qui vont siffler...



 

Dans un article intitulé « Conservateurs les conservatoires ? La Ville de Paris veut réformer » (Le Monde du 17 novembre), le premier adjoint et adjoint à la culture de Paris réitère ses anciennes velléités de réforme des dix-huit conservatoires de la Ville de Paris, qui sont des écoles spécialisées comme les quatre mille autres conservatoires français – conservatoires de musique, de danse et d’art dramatique.


En 2013 déjà, derrière la diligente mise en œuvre de la réforme des rythmes éducatifs par la capitale, l’adjoint à la culture avait tenté un premier essai rampant de mutation forcée de ces (ses) écoles d’enseignement artistique (1). Résultat : pour la première fois de leur longue histoire (2), l’ensemble des conservatoires parisiens avaient déclenché deux journées – exceptionnelles – de grève, les 20 mars et 12 juin 2013 (lire ici).
   Dans ce même article, on peut lire qu’une certaine confusion, devenue traditionnelle(3), persiste chez les politiques entre ces établissements – encore une fois « spécialisés » (des écoles) – et des centres d’animation (4).


De fait, on peut se demander quelles compétences ces politiques possèdent en matière de pédagogie musicale, de pédagogie chorégraphique ou de pédagogie de l’art dramatique. D’autant que la Ville vient de recruter – souvent sur simples dossiers adressés aux directeurs – des animateurs (et/ou des élèves !) non ou insuffisamment diplômés, alors qu’elle demande des surqualifications à ses professeurs de conservatoires (exigence de diplômes spécialisés), recrutés par concours.


 

                                                 Bruno Jullliard a les conservatoires en travers de la gorge

 

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                                                           -  Et même jusque là ! 



Ainsi, depuis la fin des années 1970, époque de la municipalisation progressive de la culture en France, l’argumentation avancée se trouve, hélas, toujours la même : d’abord, les conservatoires coûtent toujours beaucoup trop cher (par rapport à quoi, s’agissant d’un investissement culturel et social ?) ; ensuite, ils touchent toujours beaucoup trop peu de monde (par rapport au supposé nombre d’électeurs-clients des élus qui pensent surtout à leur réélection).               

 

Quatre assertions sont relayées dans l’article du Monde : Première assertion. Forts de 20 000 jeunes – et moins jeunes – Parisiens, ces établissements seraient « majoritairement fréquentés par des élèves issus de catégories sociales favorisées » (surreprésentation des quotients familiaux [QF] 7 et 8). C’est tout simplement faux ! Il suffit de lire les pages 15 et 16 du Rapport définitif – Synthèse de l’audit des conservatoires municipaux d’arrondissement, n° 08-24, août 2010, 92 p., réalisé par l’inspection générale de la Mairie de Paris : « Depuis l’instauration des quotients familiaux en 2006, on constate une augmentation des familles aux revenus les plus bas (le QF 1 passe de 4,7 % en 2005-2006 à 5,6 % en 2008-2009) » ; « l’absence de plafond pour le QF 8 […] regroupe ainsi des familles ayant des revenus fortement dispersés » 

 

Deuxième assertion. A cette pseudo-homogénéité sociologique, s’ajouterait « une défaillance du service public d’éducation musicale » liée à un recrutement « très sélectif et très jeune » et « au caractère normé de l’enseignement ». De tels propos, insultants pour tous les personnels enseignants et administratifs, sont quelque peu démagogiques et également faux ! Le rapport cité ci-dessus précise en effet que « les objectifs de la municipalisation ont été atteints » (p. 22), notamment « l’égalité d’accès pour tous et la mixité sociale » : ce dernier objectif « s’est concrétisé dans l’harmonisation des tarifs d’un conservatoire à l’autre avec le vote dès 2006 par le Conseil de Paris d’une grille tarifaire […] d’un montant très attractif par rapport aux tarifs pratiqués par les structures d’enseignement artistique semblables. » (pour voir le rapport de l'inspection, cliquez là)



                                                    La Mairie de Paris en route vers la mixité sociale

 

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                              - Bon mon Bruno, tu commences par les conservatoires...

                                               - Je vais d'abord leur tailler un costard


 

Troisième assertion. Pour réformer, l’adjoint à la culture de Paris voudrait :
• soit retarder « un peu » l’âge d’inscription dans les conservatoires. Cette solution est inefficace (elle a déjà été testée sans succès par d’autres collectivités) et dangereuse, car nihiliste sur le plan psychopédagogique : tout pédagogue, particulièrement dans le domaine artistique, sait que l’apprentissage précoce est fondamental dans la formation de l’enfant ;
• soit multiplier « les passerelles » entre l’école élémentaire et les conservatoires, à partir de l’initiation musicale réalisée dans le cadre de l’aménagement des rythmes scolaires. C’est là une solution confuse et totalement irréaliste sans davantage de moyens, puisque, aujourd’hui, il manque déjà des places pour accueillir tous les candidats à l’entrée directe en conservatoire.

 

Quatrième assertion. L’adjoint à la culture et son directeur des affaires culturelles découvrent :
• que « le maintien de l’exigence n’est pas contradictoire avec la notion de plaisir » !
• que seul 1 % des élèves des conservatoires municipaux deviennent des professionnels. Là aussi, l’argument est fallacieux et contradictoire avec les propos antérieurs ! Il n’existe aucune source connue de ce pourcentage. Mais, si oui, cela voudrait dire que 200 élèves parisiens deviendraient, chaque année, des artistes professionnels et pourraient donc entrer sur le marché du travail musical, chorégraphique ou théâtral : mais c’est un très beau résultat !

• qu’« une partie des conservatoires porte bien leur nom (sic) ». Il faudrait que les élus sachent combien les professeurs de musique, de danse, d’art dramatique sont fiers d’appartenir à un « conservatoire », lieu de tradition et de transmission du savoir-faire (l’art et la technique) ! Comme l’artisan transmet à son compagnon, et cela, même si les techniques évoluent ! Sans ces « maîtres » de la transmission, la création s’étiolera, car elle n’aura plus ni source ni repères : alors, les « amateurs » – au premier sens du terme – seront eux-mêmes incompétents, car non éduqués et sans jugement possible.



                                                         Conservatoires : Bruno Julliard s'est pris un vent

 

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                                                           - Je crois même que c'est un instrument à vent

 

                     
Cet article s’est donc gratuitement fait l’écho de propositions funestes, à terme, pour les dix-huit établissements parisiens et leurs personnels artistes. Les propos qu’il relate, non « sourcés » ni sur le plan politique ni sur le plan journalistique, attestent, de la part d’un responsable politique chargé de faire rayonner la culture d’une grande capitale comme Paris, d’un manque de respect et de considération, d’une méconnaissance du travail et des conditions de travail de toutes celles et tous ceux qui s’investissent et œuvrent depuis bien longtemps pour satisfaire un public en demande d’un enseignement artistique spécialisé de qualité.                    
                   


* Gérard Ganvert, musicien, musicologue et essayiste, est professeur de conservatoire à Paris (depuis 1976) et représentant élu des professeurs du conservatoire Gustave-Charpentier du 18e arrondissement. Il a notamment publié L’Enseignement de la musique en France, Situation – Problèmes – Réflexions (L’Harmattan, 1999).

 


1 Voir « Paris reporte la réforme de ses conservatoires » in LM 431.
2 Les premiers cours municipaux de musique parisiens voient le jour en 1900 (dans le 18e arrondissement).
3 Lire ou relire l’article de l’auteur (in l’édition électronique de L’Education musicale, juillet 2014) : “La confusion de certains décideurs politiques à l’égard des écoles et conservatoires de musique, de danse et d’art dramatique”
4 Relire l’essai incontournable La Crise de la culture de Hannah Arendt, Gallimard, coll. Folio, 1972.

 

 

 

                                           Conservatoires : Le disque préféré de l'adjoint à la culture

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 09:41

 

Même NKM est tombée dans le panneau


« La ville de Paris va créer plus de 800 emplois nets en 2015 », a claironné l'adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (PS) face aux conseillers de Paris, à l’occasion du débat sur le budget 2015 de la collectivité parisienne. Une décision qui a rendu furax l’opposition UMP menée par Nathalie Kosciusko-Morizet qui dénonce « une hausse continuelle des effectifs depuis 2001 » (soit depuis l’arrivée de Delanoë) sauf que …


Sauf que NKM est peut être tombée dans le panneau de la communication municipale parisienne car selon les termes même de l’adjoint en charge des ressources humaines  près de mille emplois ne sont pas réellement des embauches mais simplement des régularisations. « Ces emplois correspondent au « retour dans le droit commun » de la ville pour le taux d’encadrement des activités périscolaires qu’elle propose, dans le cadre d’un accord avec la CAF, qui lui apporte en contrepartie son soutien financier », a ainsi déclaré M. Grégoire auprès de l’AFP.


C’est donc juste un simple accord avec l’Etat pour assurer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qui en plus paye en partie les salaires de ces nouveaux personnels. Ce qui permet donc de gonfler les nombre d’ agents municipaux parisiens. La mairie a, en la matière, souvent plus d’un tour dans son sac.

Car malgré la création de nouveaux équipements qui devrait effectivement se traduire par une hausse des effectifs, la Ville de Paris mélange les choux et les carottes et s’appuie habilement sur un jeu d’écriture (comptable) pour finalement les amener à la baisse.


Une observation qui est aussi …celle des syndicats. A l’occasion de la présentation du budget prévisionnel et du bilan social, les partenaires sociaux avaient pointé une baisse des effectifs  « 347 postes sont créés grâce à la suppression de 347 postes dans d’autres services et le solde reste négatif de 138 postes. Cela veut dire que près de 500 postes sont supprimés dans les directions de la Ville de Paris ! » ont-ils constatés unanimes.


Pas d’embauche massive donc dans la capitale Ce serait même plutôt le contraire si l’on en croit l’élu parisien qui….  confirme les calculs des syndicats. « Dans le même temps, 490 emplois feront l’objet d’un redéploiement.  Il s’agit de départs non remplacés (départs en retraite, à hauteur des deux tiers, mobilité externe) », a ainsi précisé, candide, M. Grégoire toujours à l’AFP.  Chapeau l’artiste qui a donc réussit  son tour jusqu’à bluffer les rangs de l’UMP et faire en sorte que sa chef de file, NKM soit victime d’une illusion.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                        Effectifs budgétaires : La Mairie de paris a encore mélangé les choux et les carottes


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                  - Ah les rosses, ils m'ont encore bluffé. Ils ont vraiment plus d'un tour dans leur sac

 


 

 

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 12:26

   

Certains appellent au boycott des vœux d’Anne Hidalgo. D’autres demandent carrément leur suppression et le reversement du coût de la cérémonie à des associations caritatives.


Les vœux  de la  maire de Paris aux personnels de la Ville vont finir par devenir un exercice très périlleux. En 2010, Bertrand Delanoë avait essuyé des lazzis et été contraint d’abréger son discours. Par la suite, le maire rendu prudent préférait que les voeux soient diffusés uniquement par vidéo, histoire d’éviter toute contestation de la part des agents municipaux parisiens. On pensait toutefois que l’élection d’Anne Hidalgo dans le fauteuil de la première magistrate de la capitale était l’occasion de tourner une page mais ..the song remain the same  puisque pas moins de trois syndicats -  FO, L’UNSA et le Supap-FSU – appellent à boycotter les vœux de la nouvelle maire comme nous le révèle le quotidien Le Parisien (lire ici).

En effet, cette année la municipalité parisienne, pour cause de travaux du Palais Omnisports de Bercy, s’est rabattu sur les salons d’honneur de l’Hôtel de ville. Un lieu certes plus prestigieux, (on se croirait dans la Galerie des glaces à Versailles) mais à la capacité nettement plus réduite, ce qui a conduit la mairie à sortir de son chapeau une idée de génie…le tirage au sort d’agents sur des critères représentatifs. Lesquels ? Ça la mairie ne le précise pas.

Un procédé « scandaleux » pour le syndicat UNSA : « Qu’en est-il de la considération de Madame Hidalgo, Maire de Paris, envers tous ses autres agents. Paris, Capitale, Ville lumière n’a-t-elle pas les moyens d’accueillir tous ses agents à l’occasion des vœux… Le personnel de la Ville de Paris n’est pas une part ajustable. Avec l’UNSA, dites non à cette économie de bout de chandelle et boycottons tous, les vœux 2015 de la Maire de Paris » a déclaré le deuxième syndicat de la Ville dans un communiqué envoyé aux personnels.

« La mairie de Paris dont le budget est de plus de huit milliards d’euros et dont vingt-trois sites ont été triés sur le volet dans le cadre de l’opération « Réinventer Paris » investit à tour de bras. Résultat : elle est paraît-il dans l’incapacité de convier tous ses agents pour la fête de la nouvelle année. » renchérit de son côté le syndicat Force Ouvrière qui lui aussi appelle au boycott de la cérémonie organisé par l’équipe d’Anne Hidalgo (lire ici).

 

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                                                             - T'emballe pas Anne, y a encore personne !

 

Un tirage qui n’est pas non plus au goût du Supap-FSU lequel suggère « que le sort ne fasse pas un mauvais sort à certaines catégories d’agents et d’égrener les possibles invités : une vieille fille, un puceau, une blonde, une femme enceinte, une personne à mobilité réduite, une jeune, un vieux, un chauve, un aveugle, un manchot, un éboueur, un AAS, un punk, un rappeur, un agent de catégorie c, une directrice, un bûcheron, un administratif, un orthodoxe, une protestante, un sans dent (le pôvre), un unijambiste, un p4 du contingent, un basque, une bretonne, la vache qui rit, Laurel et Hardy ».

Sauf que de tirage au sort risque de ne même pas avoir selon la CGT. « Pas d’enthousiasme intempestif cependant pour ceux qui espéraient aller visiter le saint des saints qu'est devenu le l'Hôtel de Ville, car les heureux élus seront triés sur le volet. D'après plusieurs informations les directeurs sont en train de dresser la liste des invités. Et ce ne sera pas pour le petit personnel lambda, ça non ! Cette fois le spectacle sera uniquement dans la salle » précise vachard le syndicat (lire ici). D'ailleurs cette information a été confirmée par l'équipe de Anne Hidalgo. « Les agents seront choisis sur proposition des directeurs des services » a ainsi affirmé officiellement au journal Le Parisien un porte parole de la municipalité. On comprends alors que ces premiers vœux de la nouvelle maire ne démarrent pas sous les meilleurs auspices au vu des couacs qu’ils génèrent.

Pour éviter cette cacophonie la CGT propose, elle, une idée simple : rien moins « qu’annuler les vœux et redistribuer sous forme de bons d'achat aux agents les moins rémunérés l'équivalent du coût de cette cérémonie Mieux encore, sur le même principe : donner un chèque au resto du cœur » peut on ainsi lire sur son blog. Histoire de coincer Anne Hidalgo sur son côté gauche morale ? La remise du chèque pourrait alors se faire fin janvier dans les salons dorés de la mairie de Paris. Ah les enfoirés !

Publié également sur  Miroir Social

 

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                                                         - Ma chère Anne, te voilà bien coinçée....

                                             

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 16:14

 

ActuaLitté:Le 17 décembre 2014

 

La base de la démocratisation culturelle ?

 

La gratuité des prêts de CD en bibliothèques était en réflexion au sein du Conseil de Paris, réunissant 163 conseillers auprès de la maire de la ville Anne Hidalgo, depuis le 17 juin dernier. Le Conseil avait adopté un voeu municipal dans ce sens, qui avait été pourtant retoqué par Bruno Julliard, l'adjoint à la culture de Paris. Mais la raison du plus sensé est heureusement sortie victorieuse (lire ici). 

 

La présence de la musique, au format physique qu'est le CD, au sein des médiathèques est débattu depuis quelques années : certains estiment que les établissements de prêt devraient se tourner vers les contenus dématérialisés, et des municipalités, donc celle de Paris, ont entamé la fermeture de services au sein de petites structures. Quoi qu'il en soit, le sujet suscite d'intenses débats, particulièrement chez les professionnels concernés, qui militent pour le maintien de cette offre de prêt.

 

Dans la plupart des municipalités, l'accès aux CD est payant, quand le prêt des livres est gratuit. Ainsi, Bruno Julliard, adjoint chargé de la Culture s'était montré opposé au principe de gratuité pour la musique dans les bibliothèques, mais manifestement, le Conseil de Paris est passé outre. Les élus communistes et front de gauche, associés aux écologistes ont obtenu la gratuité du prêt de CD pour les mineurs, ainsi que les bénéficiaires de minima sociaux.

 

Bien entendu, les CD sont moins empruntés dans les établissements, et, pour le syndicat CGT, la Mairie aurait pris pour prétexte ce point comme d'« un prétexte qui lui permettra de récupérer des postes budgétaires de personnels et les sommes allouées aux acquisitions ».


Toutefois, un rapport portant sur L'avenir de la musique dans les bibliothèques de la ville de Paris, pointait que faire disparaître cette offre était une erreur. « Il nous apparaît donc important que le Réseau des bibliothèques dispose d'une instance qui suive la mise en œuvre des mesures qui auront été retenues, mais qui, également, exerce une veille sur l'évolution de la musique en discothèque, et réalise des travaux d'étape pour prendre en compte une situation nouvelle, en faire l'analyse et préconiser des solutions adaptées » précisait ce rapport livré en 2012 à l'administration parisienne.


 

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Il semblait en effet intéressant d'envisager des initiations à l'écoute musicale, mais également de proposer une gratuité pour le prêt. « Nous constatons que le réseau parisien est l'un des rares à percevoir des droits spécifiques sur les supports musicaux. Une situation d'autant plus paradoxale que l'emprunt des livres est gratuit. La gratuité, cette doctrine immuable à la Ville de Paris est pourtant loin d'être la règle générale dans les autres collectivités. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental », pouvait-on encore lire dans le document.

 

Si l'adjoint à la Culture avait exprimé des réserves, ces dernières ne semblaient pas solidement motivées. D'une part, il invoquait une tradition du paiement pour les emprunts de CD dans la ville. D'autre part, la recette issue de ces abonnements n'était pas négligeable. Sauf que les forfaits sont de 30 € pour les CD et 61 € pour les CD et DVD, rappelle le syndicat.

 

Toutefois, les élus ont finalement décidé d'adopter le principe de gratuité, considérant que « les espaces discothèques implantés dans de nouveaux établissements et disposant d'un fonds important rencontre un réel succès ». Si la culture doit être un bien accessible à tous, il importe tout particulièrement que, dans les établissements de prêt, la musique ne soit pas discriminée.

 

Et les conseillers parisiens d'ajouter : « Il faut que soit anticipé au budget 2015 la possibilité de mettre en place la gratuité des prêts musicaux en direction des mineurs et des bénéficiaires des minima sociaux. » Le budget devra donc prendre en compte cette nouvelle donnée – et la perte de recette associée.

 

Lire l'article de « ActuaLitté »

 

 

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Prêt de CD : ce sera gratuit dans les bibliothèques parisiennes pour les mineurs et les revenus modestes

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 11:50

 

Livre Hebdo : Le 17 décembre 2014

 

Le Conseil de Paris a voté lundi 15 décembre la gratuité du prêt de disques pour les usagers de moins de 18 ans et les bénéficiaires des minima sociaux. Une avancée saluée par les syndicats.

 

Les élus municipaux réunis au Conseil de Paris ont voté lundi 15 décembre en faveur de la gratuité des prêts de disques dans les bibliothèques municipales pour les mineurs et les bénéficiaires des minima sociaux.
 
Une avancée non négligeable, surtout en cette période où la ville de Paris vote la hausse des tarifs de plusieurs services municipaux tels que la cantine scolaire ou les conservatoires de musique, qui a été saluée par les syndicats. « Symboliquement, c’est très important », souligne Bertrand Piéri, délégué syndical de la CGT à Paris (lire ici).

Les syndicats ont cependant prévu de proposer à nouveau la gratuité pour tous lors du prochain conseil technique, qui devrait avoir lieu courant mars 2015, où le projet de nouveau règlement des bibliothèques sera présenté pour la deuxième fois.
 
La gratuité du prêt de disques était l’une des recommandations données dans le rapport rédigé en 2012 par un collectif de discothécaires parisiens pour endiguer la baisse du nombre d’emprunteurs de CD.

 

Lire l'article de « Livre Hebdo »

 

 

 

                  Prêt de CD : c’est gratuit dans les bibliothèques parisiennes pour les mineurs

            75018 ~1

                                    - Pour faire enregister vos documents, c'est par là ..

 

 

 

 

 

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Bibliothèques parisiennes : Les syndicats plaident pour la gratuité de l’abonnement aux disques

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 11:38

 

Le Parisien : Le 13 décembre 2014

 

Les syndicats s'insurgent contre le « tri séléctif » de la Ville de Paris

 

Adieu Bercy, re-bonjour l'Hôtel de Ville. Délocalisés depuis 2002 au palais omnisports de Paris-Bercy, désormais Bercy Arena (XIIIe), les vœux du maire de la capitale aux dizaines de milliers d'agents de la Ville auront lieu cette année à la mairie centrale (IV e) le 9 janvier. Un retour à la tradition qui s'accompagne d'une autre décision qui fait déjà polémique : un peu plus d'un millier de fonctionnaires seulement -- sur plus 51 000 titulaires -- pourront assister à la cérémonie.

 

Les syndicats Unsa et Force ouvrière, arrivés respectivement deuxième et quatrième lors des élections professionnelles qui viennent de se dérouler, appellent d'ores et déjà au boycott des premiers vœux d'Anne Hidalgo en tant que maire. « Le personnel de la Ville de Paris n'est pas une part ajustable, s'insurge l'Unsa. Paris, capitale, Ville Lumière, n'a-t-elle pas les moyens d'accueillir tous ses agents à l'occasion des vœux ? » Force ouvrière, qui dénonce pour sa part le « mépris » de la mairie, déplore également la procédure employée pour sélectionner les agents.

Alors que Bertrand Delanoë avait essuyé des sifflets en 2010 et s'était abstenu de prendre la parole en début d'année, Anne Hidalgo et son équipe tentent de circonscrire un nouvel incendie. « Comme Bercy est en travaux ( NDLR : la fin du chantier est prévue en octobre 2015), nous n'avons pas la possibilité de réunir tout le monde, explique-t-on à l'Hôtel de Ville. Les 1 000 agents ne seront pas tirés au sort, ils seront choisis proportionnellement à la taille des directions et sur proposition des directeurs de services. »

Privés également du traditionnel spectacle qui leur était offert chaque année à Bercy, les quelque 51 000 agents de la Ville de Paris seront conviés à visiter l'Hôtel de Ville en compagnie de leurs familles lors du week-end des 24 et 25 janvier. Anne Hidalgo devrait en outre se rendre dans toutes les mairies d'arrondissement pour présenter ses vœux à tous les personnels. « Cette organisation en trois temps était la solution la plus adaptée », assure la mairie. Pas sûr que les agents partagent ce point de vue.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

   hidalgo-soutiens

                            - Je généraliserais le tri sélectif à l'Hôtel de Ville dès 2015...

 

 


 

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A Paris, les syndicats font vœux de tout bois !

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 08:50

 

Oui, si l’on en croit les résultats des élections à la BnF, la Ville de Paris et même rue de Valois.


Le contexte ne semblait pourtant guère favorable à l'organisation syndicale avec la litanie des affaires qui ont secouées son siège à Montreuil, mais dans le secteur culturel la CGT a fait plus que tirer son épingle du jeu. Une gageure alors que le syndicat a essuyé plusieurs échecs à l’occasion des élections professionnelles qui viennent de se tenir dans les trois fonctions publiques (et même quatre, si l’on tient compte du statut particulier de la capitale).

On peux même parler, dans certains cas, de percée spectaculaire. Notamment à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), l’établissement public composé du prestigieux site de Richelieu au cœur de la capitale et de la Bibliothèque François-Mitterrand située, elle, à Tolbiac dans le XIIIème arrondissement de Paris, où la CGT a fait un bond de ….14% ! « Avec près de 42% des suffrages, la CGT BnF progresse de 14% par rapport au dernier scrutin de 2010 et obtient un siège supplémentaire dans chacune des instances devant être renouvelées (4 sur 9 au CHSCT et 4 sur 10 au Comité technique) » a affirmé le syndicat dans un communiqué (lire ici).

Au ministère de la Culture, la petite musique est un peu la même. Alors qu’elle se situait à un niveau déjà assez élevé, la CGT a réussi le tour de force d’augmenter son résultat. Un véritable exploit dans une période où les bastions traditionnels du syndicat comme la RATP, la Poste, EDF, la SNCF ou encore Orange sont fragilisés depuis plusieurs années. « Avec 5547 voix, soit plus du double de l'organisation qui arrive en second, et 37,78% des suffrages exprimés, la CGT-Culture demeure, et de loin, la 1ère organisation syndicale du ministère de la culture. Il faut souligner que la CGT continue sa progression en recueillant 500 voix supplémentaires » peut-on ainsi lire sur son site.

Y aurait-il une sorte de potion magique pour la CGT dans le domaine culturel ? Possible, car la surprise est également venue de ce secteur à la Mairie de Paris. Alors qu’elle était historiquement peu implantée, la CGT des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, qui regroupent, entre autres, les bibliothèques et les conservatoires de la capitale, a en effet fait un bond de huit points, ce qui lui permet de doubler ses sièges dans les nouvelles instances et faire jeu égal avec la CFDT et le Supap-FSU qui étaient jusqu’alors les leaders du secteur, a affirmé le syndicat sur son blog (lire ici). Là aussi la performance est à saluer car dans le même temps, la CGT de la collectivité parisienne a subi une baisse de 6%. 

Publié également sur  Miroir Social

 

           BnF

 

 

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