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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:15

 

Métro : Le 12 novembre 2014


Depuis la rentrée, la municipalité a réduit les horaires d’ouverture de plusieurs bibliothèques de Marseille. Certaines doivent fermer un jour entier par semaine. Une décision prise en raison du manque de personnel.


Un an après avoir été Capitale européenne de la culture, la mesure fait mal. Faute de moyens et de personnels, la municipalité de Marseille a réduit la voilure des heures d’ouvertures des 8 bibliothèques de la ville depuis la rentrée. Une mesure drastique qui affecte profondément les petites structures du réseau, à commencer par les établissements des 5 avenues, du Panier et de la Castellane où un jour de fermeture supplémentaire a été ajouté.


Si les problèmes de gestion dans ce service ne sont pas nouveaux, il pose surtout question si l’on compare avec les autres grandes villes. Selon les chiffres de l’Observatoire de la lecture du ministère de la Culture, le nombre de jours d’ouverture au public en 2010 a été  de 254 à Paris, 253 à Lyon et seulement 222 à Marseille. « Malgré nos propositions (…) la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers sans autre forme de procès », s’inquiète dans la Marseillaise Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Interrogée à ce sujet, l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves estime que la réduction des heures d’ouverture a été décidé afin « de ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents ». Pour la CGT, il manquerait cinquante postes pour retrouver une situation normale. Un chiffre à tempérer selon la municipalité qui a lancé une enquête interne avant d'entamer une campagne de recrutement.


Mais en attendant, ce sont les Marseillais qui pâtissent de ce manque d’accès à la culture. Qui plus est dans le IIIème arrondissement. Dans ce secteur du centre-ville où résident près de 45 000 personnes, soit une ville de la taille d’Orléans, aucune bibliothèque n’existe. Une pétition en ligne a été lancée il y an pour exiger la création d’une structure. Le collectif Brouettes et compagnie de la Belle de Mai a même fait installer des étagères de livres chez les commerçants pour faciliter la lecture dans ce quartier.


Lire l’article de « Métro »

 

 

                                                 Plus de lecture dans le centre ville de Marseille

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                                              - C'est que peuchère, j'ai perdu mes bibliothèques au casino

 

 

 

 

 

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Les syndicats des bibliothèques de Marseille lancent une pétition via internet

   

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:54

 

France Musique : Le 18 novembre 2014

 

Bruno Julliard, adjoint à la culture regrette un manque de « mixité » sociale et une formation « trop académique ».

 

C'est un sujet sensible auquel a décidé de s'attaquer la mairie de Paris. Dans un article du journal Le Monde paru le 17 novembre, l'équipe d'Anne Hidalgo annonce avoir la volonté de réformer les conservatoires de la capitale. On leur reproche de coûter cher à la ville alors qu'ils ne bénéficient qu'à un trop petit nombre de parisiens. Sur les 17 établissements, seulement 18 000 jeunes sont inscrits dans un conservatoire municipal. La mairie pointe aussi le coût élevé du fonctionnement de ces établissement, 36 millions d'euros par an, salaires inclus.

 

Autre point noir, le manque de mixité sociale. Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, en charge de la culture, déplore que les familles aisées soient surreprésentées. « Il n’est pas suffisant que ces établissements soient pleins. Ils doivent aussi participer à la volonté municipale de démocratiser l’accès à la culture et de lutter contre les inégalités », ajoute l'élu. La mairie indique avoir mis en place un collectif de directeurs de conservatoire afin de réfléchir aux pistes permettant de réformer l'accès aux établissements.

 

Tout d'abord, il serait envisagé de retarder l'âge d'inscription pour éviter que des enfants suivent un cursus qui ne les intéresserait pas. Les conservatoires parisiens souffrent d'une désertion des élèves en deuxième et troisième cycles, qui correspondent aux années collège et lycée. La mesure serait accompagnée par un « parcours personnalisé ».

 

Autre piste: proposer davantage de connexions pour les enfants âgés de 8 à 10 qui ont découvert la musique à l'école mais dont les parents n'ont pas le réflexe « conservatoire ». Un axe qui s'appuie sur la mise en place des ateliers périscolaires dans le cadre des rythmes scolaires auxquels 7500 enfants participent cette année. Des ateliers animés par des professeurs de conservatoire et des enseignants de la ville de Paris.

 

Il est également question d'élargir l'offre pédagogique en intégrant des associations aux pédagogies innovantes. Enfin, dernière piste et pas des moindres, revoir les conditions d'accès et d'inscription en instaurant un tirage au sort. Chaque année, les conservatoires enregistrent environ trois fois plus de demandes qu'il n'y a de places et la règle du « premier arrivé, premier servi » ne semble pas convenir à l'équipe municipale. 

 

Lire l'article de « France Musique »

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:17

 

Le Monde : Le 18 novembre 2014


En cause, selon la mairie de Paris : un manque de « mixité sociale » et une formation « trop académique ».


Au lendemain de l’inauguration du nouveau conservatoire du XIIe arrondissement et à quelques mois de l’ouverture de celui du forum des Halles dans le Ier, Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture, ne cache pas sa volonté de réformer ces établissements qui représentent un budget de fonctionnement de 36 millions d’euros par an (salaires inclus). « Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent dans ses conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées », résume-t-il.


Pris d’assaut chaque année par des parents persuadés que la musique favorisera la réussite scolaire de leurs enfants, les dix sept conservatoires de la Ville de Paris – qui accueillent plus de 18 000 jeunes – sont majoritairement fréquentés par des élèves issus des catégories sociales favorisées. Les tarifs d’inscription variant en fonction de la situation financière des familles (de 73 à 510 euros par an pour un cursus complet en musique ou en danse), les chiffres montrent une surreprésentation des quotients familiaux 7 et 8, qui correspondent aux revenus le plus élevés.

 

« Cette composition n’est pas à l’image de la société parisienne, considère Bruno Julliard. Il n’est pas suffisant que ces établissements soient pleins. Ils doivent aussi participer à la volonté municipale de démocratiser l’accès à la culture et de lutter contre les inégalités. » A cette homogénéité sociologique, s’ajouterait, aux yeux du premier adjoint, « une défaillance du service public d’éducation musicale » lié à un recrutement « très sélectif et très jeune » et au caractère normé de l’enseignement.


Comment toucher d’autres publics et faire évoluer l’apprentissage de la musique ? Pour tenter de répondre à ces deux questions et ouvrir une réflexion sur l’évolution des pratiques, la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris vient de mettre en place un collectif de directeurs. Parmi eux, Jean-François Piette, directeur du conservatoire du Xe arrondissement : « Il suffit, dit-il, d’ouvrir les yeux et de regarder la société pour se dire que c’est le moment d’inventer. » Lui a déjà commencé. « Jusqu’à présent, dans mon établissement, près de 60 % des parents voulaient inscrire leurs enfants aux cours de piano. Pour certains, cette demande est liée à une frustration de jeunesse, pour d’autres à la présence d’un piano dans le salon, le choix de l’enfant lui, vient après », constate-t-il.


 

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                        -  « c’est le moment d’inventer » selon un directeur de conservatoire



A cette rentrée, le directeur a mis en place un nouveau dispositif intitulé « orchestre et mouvement dansé ». Les jeunes entrants âgés de 7 ans découvrent, en changeant chaque trimestre, trois instruments de trois familles différentes : les cordes, les cuivres, les bois. A cela s’ajoute un travail corporel autour de la danse classique et contemporaine. « Quand j’ai proposé cette formule, il y a eu beaucoup de réticences chez les enseignants ; finalement cette proposition n’a en rien diminué les demandes d’inscription ; » Mathieu Ferey, inspecteur de la musique pour la Ville de Paris, applaudit l’initiative : « La question cruciale est celle de la motivation des élèves. Si on leur offre un vrai choix, cela limitera le taux d’abandon. »


Car, dans le Xe comme ailleurs, l’essentiel des effectifs se concentre sur le premier cycle (élèves de 6 à 10 ans) et s’évapore fortement en deuxième et troisième cycles, lors des années collège et lycée. Pour tenter de « garder » les adolescents, le conservatoire du Xe a imaginé à leur attention un « parcours personnalisé ». « Parce que c’est l’âge où l’on a envie de créer et d’être regardé, nous leur proposons une année moins exigeante en termes d’apprentissage, composée notamment d’un cours en petit groupe afin qu’ils pratiquent la musique d’une autre façon, avec ce qu’ils savent déjà faire », explique M. Piette. Là encore, l’inspecteur approuve : « Il faut réfléchir à plusieurs parcours et mettre les pratiques collectives au centre, on ne peut plus continuer à offrir aux ados une seule possibilité. »


Pour mener à bien sa réforme, la Ville de Paris envisage deux scénarios : soit retarder « un peu » l’âge d’inscription dans les conservatoires, « afin que les enfants décident suivant leur appétence » ; soit maintenir les critères d’entrée mais en « multipliant les passerelles pour que les 8-10 ans, qui auront découvert, au sein de l’école, leur intérêt pour la musique – mais dont les parents n’ont pas le réflexe de se tourner vers les conservatoires – puissent rejoindre ces établissements », détaille Bruno Julliard.


 

                                                   Conservatoires : Bruno Julliard expose son programme

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                                               - Il faut multiplier les passerelles



Ces pistes de travail s’appuient sur le développement de l’initiation musicale dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs. Cette année, environ 7 500 enfants bénéficient d’ateliers pris en charge par des professeurs de conservatoire et des enseignants de musique de la Ville de Paris. « Cet éveil musical au sein des écoles primaires doit contribuer à rompre le déterminisme socioculturel qui mène au conservatoire et élargir le vivier de recrutement », explique-t-on au sein du cabinet d’Anne Hidalgo. Le premier adjoint souhaiterait aussi « travailler avec des associations de musique qui ont des pédagogies innovantes et, pourquoi pas, en labelliser certaines ». Pour Jean-François Piette, la question de la mixité sociale est « un leurre. C’est une erreur de vouloir tout faire dans les conservatoires ; il faut mettre en place des réseaux et des partenariats avec d’autres structures ».


Tentant d’anticiper les critiques sur le risque de « baisse de niveau », Bruno Julliard et Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, font valoir que « le maintien de l’exigence n’est pas contradictoire avec la notion de plaisir » et rappellent que seuls 1 % des élèves de conservatoire municipaux deviennent des professionnels. « Nous ne sommes qu’au début de la réflexion, il y aura beaucoup de concertation, car c’est un dossier sensible, reconnaît Bruno Julliard, avant d’ajouter : une partie des conservatoires porte bien leur nom… »

 

Enfin, le processus d’inscription (premier arrivé, premier inscrit) pourrait être revu. Pour gérer des demandes parentales près de trois fois supérieures au nombre de places, la municipalité parisienne étudie de « nouvelles pistes ». Ni les longues files d’attente devant les conservatoires ni la ruée sur la plate-forme téléphonique n’ayant donné satisfaction, la municipalité dit « ne rien s’interdire » et réfléchit notamment à un système de tirage au sort. « Une discussion est en cours avec les directeurs et les maires d’arrondissement, précise Noël Corbin. D’ici fin décembre, nous définirons la procédure retenue, qui reposera toujours sur le principe de l’équité ».


Lire l'article du « Monde »

 

 

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                      -   J'ai bon mot pour toi Bruno: Les conservatoires portent bien leur nom

                                         -  Ah, ben celle là, je vais la réutiliser...

 

 

 

 

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La mairie de Paris veut réformer les conservatoires  

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 16:18

 

La Gazette des Communes : Le 18 novembre 2014

 

Une mobilisation a minima pas pour autant vécue comme un échec par les organisateurs

 

Le mouvement, à l’appel de la CGT, FA-FP (Autonomes), FSU et Solidaires, intervient à moins d’un mois des prochaines élections professionnelles à laquelle sont appelés à participer les quelque 5 millions d’agents, le 4 décembre. Il visait principalement à dénoncer le gel de leurs salaires, le point d’indice qui sert à les calculer étant bloqué depuis 2010.

 

Mais le rassemblement parisien n’a pas drainé les foules. A 14 h, Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, recensait « environ 500 » participants devant l’Assemblée qui devait voter l’ensemble du projet de budget 2015 dans l’après-midi. D’autres initiatives étaient prévues localement.

 

Interrogé sur la faiblesse de cette mobilisation, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, venu brièvement se joindre au mouvement, a répondu : « C’est difficile de mobiliser dans la période, parce qu’il y a de la déception et on ne passe pas forcément de la déception à l’action ». Pour autant, « la CGT n’est pas affaiblie », a-t-il assuré, faisant valoir « des adhésions nouvelles – plus cette année que l’année précédente » – pour la première force syndicale du pays.

 

Pour le numéro un de la CGT, cette journée de mobilisation « vise à dénoncer la politique gouvernementale en matière de rémunération des fonctionnaires » qui « n’acceptent pas le gel du point d’indice », a-t-il ajouté. « Tout ceux qui ont voté à gauche pour un changement politique majeur dans ce pays sont aujourd’hui déçus. Ça se voit dans les urnes, et ça se verra aussi dans les rues », a-t-il prévenu.

 

« Nous serions en échec si nous avions dit que nous organisions une grande journée de grève et d’action dans la fonction publique » alors que là, « c’est une journée d’interpellation des élus sur tout le territoire », s’est défendue de son côté Bernadette Groison (FSU). « C’est un coup de semonce par rapport au gouvernement, puisque le débat parlementaire tourne autour du budget » et que la « politique budgétaire est totalement inacceptable », a souligné Denis Turbet-Delof (Solidaires), pour lequel « le personnel est de plus en plus écoeuré, inquiet, désabusé ».

 

Lire l'article de « La Gazette des Communes »



 

                        Il y avait plus de journalistes que de manifestants autour de Thierry Lepaon

 

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                    - Bah, C'etait juste une journée d’interpellation des élus sur tout le territoire

 


 

 

 


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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:48

 

MarsActu : Le 9 octobre 2014

 

Discrètement, quatre des huit bibliothèques que compte le réseau marseillais ont réduit leurs horaires, faute de personnel pour accueillir le public. La Ville assure que c'est une situation provisoire. Or, celle-ci dure depuis des années.

 

Une bibliothèque ouverte tous les jours même le dimanche ? A l'heure où le ministère de la culture souhaite aider les collectivités locales à étendre leurs horaires pour faciliter l'accès à la lecture, la Ville de Marseille fait l'inverse.

 

Depuis la rentrée, la municipalité réduit drastiquement les horaires de quatre des huit bibliothèques du réseau. En septembre, les « petites » bibliothèques du Panier, des Cinq-Avenues et de Castellane ont perdu un jour entier d'ouverture au public. Au Panier, le lieu est donc fermé trois jours sur sept. Celle de Bonneveine a également perdu six heures d'ouverture au public. Cette logique restrictive touche également l'Alcazar. Depuis trois mois, le service Lire autrement destiné aux déficients visuels est fermé faute de personnel pour le faire vivre.

 

Cette politique de peau de chagrin est symptomatique de l'extrême tension vécue dans ce service culturel depuis près de dix ans. Car cette brusque réduction de voilure a une cause unique : le déficit chronique de personnels. « Sans données précises, nous avons évalué ce manque à environ 40 personnes sur l'ensemble des sites, constate Raymond Romano, représentant CGT. La réponse de la direction est de réduire l'ouverture au public sur quatre des huit bibliothèques du réseau. Ce n'est pas une solution : la charge de travail reste la même et il y a une dégradation du service ».

 

Une pétition a déjà rassemblé 400 signatures au dire des syndicats et une demande de rendez-vous est partie en direction de la nouvelle élue à la culture, Anne-Marie d'Estienne d'Orves. Cette dernière y a répondu positivement ce mardi en recevant une délégation syndicale de représentants CGT et de la FSU. De son côté, le syndicat Force ouvrière (très proche de la direction lire ici) préfère limiter la communication sur ce sujet au comité technique paritaire qui siège ce jeudi. La perspective des élections professionnelles, en décembre, rend le syndicat majoritaire prudent ou stratégique selon les points de vue. Après la séance du comité technique paritaire, le syndicat a publié un tract faisant état d'une « cote d'alerte dépassée » dans les bibliothèques. Il fixe à 50 le nombre d'agents manquants et fait part de sa vigilance quant aux solutions « rapides » proposées par la Ville. 


 

                      Bibliothèques de Marseille: Même FO conteste la politique de Jean-Claude Gaudin

 

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                                                                   - Oh, peuchère !


 

Avant cela, en recevant les autres représentants syndicaux, ce mardi, l'élue était accompagnée du directeur des affaires culturelles, Sébastien Cavalier et d'un de ses adjoints. En revanche, le directeur actuel des bibliothèques, Christian Laget, était absent à cette réunion. Comme s'il incarnait déjà le fusible à faire sauter en cas de montée du courroux. En tout état de cause, c'est l'élue qui est montée en première ligne à sa place pour tenter de calmer les inquiétudes sans toujours y parvenir. « Pour la énième fois, une élue fraîchement arrivée nous a dit qu'elle avait besoin de faire de la prospective avant de prendre des décisions, regrette Catherine Roux une représentante du SDU-FSU. A chaque fois, on perd du temps et la situation se dégrade ».

 

De son côté, Raymond Romano regrette l'absence de réaction de la Ville face à une carence ancienne et connue : « Depuis quelques mois, la direction générale des ressources humaines permet enfin l'accès aux postes ouverts à mobilité dans l'ensemble des services. Depuis juillet, les listes de postes vacants ont été mises en ligne sur l'intranet de la ville en quatre vagues successives. Aucune ne concernait les affaires culturelles ».

 

« Cette situation est provisoire, assure Anne-Marie d'Estienne d'Orves, jointe par nos soins. Elle est effectivement due à un manque d'effectifs qui ne nous permet pas d'accueillir les publics dans les meilleures conditions. Mais nous allons ouvrir une nouvelle vague de promotion interne qui devrait nous permettre de recruter quinze personnes dans les prochaines semaines. Une autre vague de recrutement toujours en interne permettra de revenir à une situation normale au mois de janvier, voire même pour les vacances de Noël ». En revanche, l'élue à la culture qui revendique un parler clair ne s'étend pas sur les causes de ce manque chronique. « Vous savez c'est une question qui concerne tous les services de la ville », élude-t-elle.


 

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                                 - Peuchère, mon adjointe vient de me tailler un costard !


 

Du côté syndical, on pointe pourtant les effets de la Réduction générale des moyens municipaux « qui consistait à ne pas remplacer les départs à la retraite comme dans la RGPP au plan national ». A cela s'ajoute un certain nombre de « mobilités externes », c'est-à-dire des cadres qui ont quitté Marseille, lassés par le manque de moyens et l'ambiance délétère. « Il manque de tout mais en particulier des catégories B et C », reprend le bibliothécaire qui organise une réunion d'information syndicale ce jeudi. Cette carence en personnels avait d'ailleurs été soulignée par la chambre régionale des comptes dans le rapport qu'elle avait réalisée sur la commune de Marseille. 

 

Les effectifs ont été réduits de 14% en équivalents temps plein (ETP) entre 2007 et 2012. Au 1er janvier 2012, le service des bibliothèques employait 287 agents représentant 275 ETP, ce qui représente une baisse notable des effectifs totaux (324 agents pour 318,1 ETP au 1er janvier 2007).

 

Dans sa réponse à la chambre, la Ville indique que « la mise en place de l'automatisation des fonctions de prêt et de retour va permettre de compenser la réduction d'effectifs ». Cette position officielle n'est pas le discours tenu par l'élue près d'un an après la mise en service des automates : « Cela a permis de pallier ce manque mais pas suffisamment », reconnaît-elle aujourd'hui. Or, la chambre notait que Marseille était à la traîne en termes de personnels comme en termes d'amplitude d'ouverture. 

 

 

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                                            - Peuchère, je suis encore à la traîne


 

Les chiffres de l’observatoire de la lecture du ministère de la culture, le nombre de jours d’ouverture au public a été de 254 à Paris, 253 à Lyon et 222 à Marseille pour l’année 2010, soit approximativement l’équivalent d’un mois complet de fermeture en plus.


Le lecteur marseillais pourra se satisfaire en voyant la Ville s'appuyer désormais sur le réseau de l'Office central des bibliothèques (OCB) pour tenter d'améliorer la couverture de la ville. En effet, un accord a été passé avec ce réseau d'officines nées dans le giron des paroisses marseillaises et gérées par des bénévoles. Les usagers des bibliothèques municipales pourront accéder aux OCB de la Belle-de-Mai, des Olives et de la Valentine qui elle-mêmes bénéficieront de prêts de livres de la Ville. Une manière de filer au secteur privé ce que ce le service public n'arrive pas à faire ?

 

« Il n'y a pas lieu de faire de polémique à ce sujet, pose Anne-Marie d'Estienne d'Orves. C'est pour nous une manière de couvrir l'ensemble de la ville et d'être présents dans des quartiers dont nous étions absents ». Notamment à la Valentine où l'ancienne usine Rivoire et Carret attend toujours d'accueillir des livres en plus des engins de nettoyage de la communauté urbaine. Une vieille revendication des habitants et une promesse politique jamais tenue. « Le projet n'est pas du tout abandonné, plaide l'élue, mais vous savez que c'est compliqué. En revanche, la bibliothèque de Saint-Antoine est sur la bonne voie. L'architecte a été choisi. Cela avance ». Dans le rapport de la chambre régionale des comptes, elle était annoncée pour 2014/2015.

 

Lire l'article de « MarsActu »

 

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 10:50

 

La Gazette des Communes : Le 12 novembre 2014


La ville du Havre et l’intersyndicale s’opposent quant à la mise en œuvre de l’ouverture le dimanche au sein de la future bibliothèque Niemeyer.


Au Havre, l’ouverture programmée, en septembre 2015, de la bibliothèque centrale Niemeyer suscite beaucoup de remous. Plusieurs mouvements de grève ont déjà eu lieu, le dernier s’étant déroulé le 5 novembre. Il concerne les personnels des bibliothèques municipales, environ une centaine d’agents. Organisations syndicales et direction générale sont en complet désaccord à propos de ce futur vaisseau amiral de la lecture publique au Havre. Et c’est la question des horaires de travail qui pose problème. La majorité municipale souhaite ouvrir ce lieu le dimanche.

 

« Les modes de vie ont changé, il faut s’adapter aux nouvelles pratiques », plaide Patrick Teisseire, adjoint au maire aux ressources humaines. Avec cette ouverture, l’élu espère aussi ramener de l’activité économique au cœur du centre-ville. L’ouverture dominicale n’est donc, selon lui, pas négociable. Dès lors, il a fallu trouver les moyens d’y parvenir. « Les premières discussions avec les organisations syndicales ont eu lieu au printemps 2014 », rappelle l’élu en charge du personnel.


La direction a posé deux scénarios sur la table : une extension du travail le dimanche sur la seule base du volontariat à condition de trouver quarante salariés intéressés ou l’annualisation du temps de travail appliquée à tous les agents. « Soit sept dimanche de travail dans l’année par fonctionnaire », détaille Patrick Teisseire. En retour, la ville propose une indemnité compensatoire de l’ordre de 30 à 60 euros brut par mois selon les catégories. Jusque-là, l’intersyndicale CGT, FO, CFDT ne s’est pas prononcée en faveur de l’une ou l’autre des options.

 

« C’est un jeu de dupes, il n’y aura jamais 40 volontaires », fait savoir Malik Ghersa, secrétaire général du syndicat CGT ICTAM (ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maitrise). Une consultation des agents pourrait être organisée d’ici à la fin de l’année pour trancher. En tout état de cause, on se dirige plutôt vers le deuxième scénario, le plus explosif. « Nous ne sommes pas opposés par principe au travail le dimanche. Simplement, nous refusons son application dans les conditions posées par la direction », résume Malik Ghersa qui rappelle que les salariés du service travaillent déjà « en flux tendu ».


Les syndicats demandent à ce que les heures travaillées le dimanche soient comptabilisées comme des heures supplémentaires et donnent droit à une compensation horaire de 1h40. Autre revendication, l’application du strict volontariat et la mise en place d’une indemnité de sujétion particulière (ISP) qui vienne contrebalancer chaque dimanche travaillé. Si la question des compensations financières ne semble pas insoluble, la problématique de l’annualisation du temps de travail, elle, apparaît comme le point dur de ce conflit. « Nous maintiendrons le cap quoiqu’il arrive », prévient déjà Patrick Teisseire, tandis que les organisations syndicales ne veulent pas battre en retraite.


Un nouveau préavis de grève reconductible a déjà été déposé. « Il y aura de nouveaux arrêts de travail », prévient Malik Ghersa. Les syndicats veulent désormais être reçus par Edouard Philippe, député maire UMP. « Il les rencontrera avant la fin de l’année », annonce Patrick Teisseire. En tout état de cause, les discussions s’annonce très serrées…


Lire l’article de la « Gazette des Communes »

 

 

 

                                                                La bibliothèque Niermeyer (Le Havre)

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                                                  Ouverture du dimanche: le maire du Havre sur un volcan

 

 

 

 

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:04

 

Un ancien directeur de Aventis-Pharma (Sanofi) accuse son employeur d’avoir fabriqué des médicaments susceptibles de transmettre la maladie de la Vache Folle.

 

Cela pourrait être un jour qui fera date pour la santé publique. Le 17 novembre, à la cour d'appel de Versailles, se tiendra le premier procès prud'homal portant sur un scandale sanitaire d'importance depuis l'adoption par l'Assemblée Nationale des nouvelles lois destinées à protéger les lanceurs d'alerte. 

 

Un lanceur d’alerte était directeur général chez Aventis-Pharma (depuis cette société a été rebaptisée Sanofi) avant d'être licencié. Il est vrai qu'il avait dénoncé la composition d'un médicament dont les matières premières étaient interdites en France car susceptibles de transmettre la maladie dite de la vache folle.  

  

« J’étais l'un des Directeurs Généraux de la société pharmaceutique Aventis-Pharma, témoigne Jacques Poirier sur son blog, j’ai été licencié en 2003 pour avoir alerté mon employeur des risques sanitaires concernant un médicament anticoagulant, l'énoxaparine (Lovenox /Clexane), une héparine dont plus de la moitié des matières premières (des intestins de porcs) proviennent de Chine ». Des matières premières évidemment prohibées à l'époque car déjà identifiées d'être susceptibles de transmettre la maladie de Creutzfeldt-Jacob.

 

« Pour l'Agence Nationale (française) de Sécurité du Médicament cette affaire représente un « sac de nœuds » inextricable, compte tenu des conflits d'intérêts majeurs qui entachent la réputation de certains de ses hauts responsables ou certains de ses experts. Une affaire qu'on croyait avoir bel et bien étouffée, mais que l'actualité, encore sous le choc du Médiator, est en train de placer à nouveau sous le feu des projecteurs. » affirme toujours Jacques Poirier lequel est soutenu dans son combat par plusieurs associations dont l'UFC Que Choisir (lire ici) laquelle avait à l'époque interpellé les pouvoirs publics (lire ici).

 

Ce procès prud'homal qui porte de prime abord sur un simple conflit de travail pourrait donc mettre la lumière sur un scandale sanitaire d'envergure selon l'ancien cadre de l'industrie pharmaceutique. Ce qui explique pourquoi Aventis-Sanofi son ancien employeur avait toujours réussi à repousser l'échéance du procès. Pas folle la vache.

 

Publié également sur Miroir Social


 

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Lire aussi, un article de Libération,



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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:38

 

Travailler pendant une longue période en horaires décalés, notamment la nuit, accélère le vieillissement cognitif, selon une étude publiée récemment.   

 

Alors que le travail de nuit et le travail posté (horaires changeants) sont déjà suspectés de jouer un rôle dans divers problèmes de santé comme les ulcères, les maladies cardiovasculaires et certains cancers, des chercheurs ont entrepris d'étudier son impact sur les capacités cognitives. Pendant dix ans, ils ont suivi 3 000 salariés du sud de la France, âgés de 32 à 62 ans au début de l'étude, travaillant dans tous les secteurs de production et dont la moitié avaient travaillé en horaires décalés pendant au moins 50 jours au cours de l'année.  

Leurs capacités cognitives (mémoire, attention, vitesse de réaction) ont été mesurées à trois reprises (1996, 2001 et 2006) lors de tests neuropsychologiques. L'étude publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine a permis de montrer que ceux qui avaient eu un travail posté pendant dix ans ou plus, présentaient un déclin cognitif - processus naturel chez toute personne vieillissante - nettement plus rapide que les autres.

Selon Jean-Claude Marquié, un chercheur du CNRS à Toulouse qui a coordonné l'étude, la baisse des scores obtenus équivaut à « un vieillissement cognitif de 6,5 ans », une baisse « qui n'est pas négligeable » mais qui demande encore à être confirmée par d'autres études. « On savait déjà qu'il y avait des effets à court terme, mais on ne savait pas si ceux-ci se maintenaient pendant longtemps », explique-t-il à l'AFP.  

L'étude a permis de montrer que l'impact négatif sur les capacités cognitives persistait pendant au moins cinq ans après l'arrêt du travail posté et qu'il existait une « grande variabilité » selon les individus. Parmi les solutions préconisées pour limiter ces effets, le chercheur a cité une « surveillance médicale personnalisée », ainsi qu'une meilleure organisation du travail permettant de favoriser les « horaires les plus favorables au sommeil ».  

« Il vaut mieux par exemple démarrer à 6 heures du matin plutôt qu'à 4 heures » relève-t-il. De plus en plus répandu dans divers milieux professionnels, le travail en horaires décalés a fait l'objet de plusieurs études ces dernières années qui ont identifié divers risques en termes de santé. Le travail posté de nuit (avec des alternances irrégulières de périodes de travail jour-nuit) a notamment été classé cancérogène « probable » en 2007 par le Centre international de recherche sur le cancer (IARC), l'agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le cancer, en raison de son effet perturbant sur le rythme biologique.  

Une étude suédoise publiée en 2011 a pour sa part montré que le travail de nuit doublait le risque de sclérose en plaques chez les jeunes tandis qu'une étude française publiée l'année suivante a fait état d'un risque accru de cancer du sein d'environ 30 % chez les femmes travaillant de nuit.  

Lire l’article du « Midi Libre » (et Miroir Social)

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 13:55

 

Question(s) Sociale(s)


Après les révélations sur le scandale de son appartement, Thierry Lepaon aimerait bien démettre les frondeurs. Le trésorier lui « commence à se lâcher »


Commentant la crise que traverse la CGT à propos du devis des travaux de l'appartement de fonction de Thierry Lepaon, Bernard Thibault a estimé, mercredi 5 novembre sur Europe 1, que la centrale traverse « une mauvaise passe ».

 

Dans l'Humanité du 7 novembre, l'ancien secrétaire général de la CGT, aujourd'hui membre du conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail (OIT), revient sur cet « épisode », comme l'écrit le quotidien communiste : « Je fais confiance, déclare-t-il, à tous ceux qui sont élus pour trouver les réponses adaptées à la situation. Nous devons conserver une CGT unie, avec toutes ses forces. Le pire serait de rajouter à cet environnement hostile aux salariés, au syndicalisme, une division ou des déchirures au sein de la CGT. Il faut trouver les modalités pour agir dans l'unité la plus large déjà au sein de la CGT ». L'utilisation du pluriel quand il parle de « ceux qui sont élus » sans citer le nom de son successeur fait dire aux opposants à Thierry Lepaon que « Thibault l'a lâché ».


Il faut dire que le comité confédéral national (CCN) qui a débattu les 4 et 5 novembre de « l'affaire Lepaon » s'est terminé dans la plus grande confusion, ce qui accrédite l'idée que cette « mauvaise passe » va être durable. La confédération a diffusé, au soir du 5 novembre, « une déclaration des organisations de la CGT dont les principes ont été votés à l'issue du CCN ». Ce texte dénonce « une campagne de dénigrement visant toute la CGT, à travers les attaques dont fait l'objet notre secrétaire général, auquel nous réaffirmons notre solidarité et notre confiance ». Le seul problème est que la réunion du parlement de la centrale s'est terminée dans le plus grand désordre et... qu'il n'y a eu aucun vote.

 

 

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                                                    - Je sais plus où j'ai planqué les bulletins

 


« Lepaon  a refusé toutes les propositions des fédérations et des unions départementales qui lui auraient offert une sortie de crise », raconte un dirigeant. Il a rejeté l'idée que la lettre qu'il compte adresser à tous les adhérents de la CGT émane du CCN (alors que ce sont ses membres qui disposent des fichiers). Il a fait de même avec la demande de création d'une commission du parlement cégétiste qui aurait réalisé un audit des dépenses de la confédération depuis le début de son mandat pour en rendre compte à un CCN extraordinaire. Il a enfin rejeté la proposition d’élargir la commission financière de contrôle à des membres du CCN. Le texte diffusé par la confédération indique seulement que les différentes instances « vont travailler ensemble pour que cette situation ne se reproduise pas ».


« S'il avait accepté nos propositions, commente un frondeur, il aurait obtenu un vote à une large majorité ou à l'unanimité. Mais Thierry est incapable d'écouter et d'entendre une assemblée. Il s'est mis les trois quarts du CCN à dos ». « Je ne me l'explique pas, ajoute-t-il, si ce n'est qu'il a des choses à cacher. Cela ne fait que rajouter à la suspicion ». Durement critiqué par Thierry Lepaon, Eric Lafont, le trésorier confédéral, « commence à se lâcher », selon une source.

 

 

 

                                                              Eric Aubin,  Thierry Lepaon et Eric Lafont le trésorier

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                                                                           - C'est pas moi, c'est lui !

 

 

Selon une autre source, « il se raconte à Montreuil qu'ils étaient trois à avoir accès au coffre fort de la comptabilité où était rangé le fameux devis: Thierry Lepaon, Eric Lafont et Michel Doneddu », l'ancien trésorier confédéral. Les mêmes rappellent que, lors du congrès de Toulouse, en mars 2013, Michel Doneddu militait pour être remplacé non par Eric Lafont mais par Philippe Lattaud, aujourd'hui membre du bureau confédéral. Autant dire qu'en interne les règlements de compte ne font que commencer...


Alors qu'une commission exécutive est prévue le 12 novembre, Thierry Lepaon doit recevoir dans les prochains jours chacun des dix membres du bureau confédéral pour, selon sa formule, « s'assurer de leur engagement et adhésion à l'esprit d'équipe ». Sont dans le collimateur les quatre « frondeurs » qui ont refusé de voter « la note interne » diffusée le 29 octobre en réplique aux informations du Canard enchaîné: Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik.

 

Seront-ils sommés de se soumettre sous peine d'être démis? « Pour virer un membre du bureau confédéral, explique un dirigeant, il faut qu'il repasse par le CCN. Il en est de même pour les deux membres supplémentaires qu'il envisage de nommer ». Or la prochaine réunion du parlement cégétiste est programmée en février. En attendant, Thierry Lepaon sort encore plus affaibli par cet « épisode ».


Lire l’article de Question(s) Sociale(s)

 

 

 

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                                               - J'ai l'impression que la situation m'échappe

 

 


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Affaire Lepaon : La CGT ne sait vraiment plus où elle habite !


 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:55

 

76 Actu : Le 7 novembre 2014

 

Les bibliothécaires du Havre, qui ont dénoncé, lors de deux mouvements de grève, début octobre, l'extension des horaires de travail au dimanche, annoncent une nouvelle action.

 

Samedi 11 et mercredi 15 octobre 2014, les agents des bibliothèques du Havre cessaient le travail, pendant deux heures, inquiets de l’extension des horaires d’ouverture de la future médiathèque sur le site du Volcan, au dimanche. Le mouvement avait pris fin pour permettre le temps des négociations avec la Ville. Au terme de 15 jours de discussions, un nouveau préavis de grève de l’intersyndicale CGT, FO et CFDT, a été déposé. Les agents  débrayaient mercredi 5 novembre 2014, à  partir de 14h.

 

Pourquoi ce conflit ? Le point avec Malik Ghersa, le secrétaire général du syndicat CGT ICTAM (Ingénieurs cadres techniciens agents de maîtrise). « Nous ne sommes pas contre le travail le dimanche », prévient d’emblée le représentant syndical, mais nous réclamons que cette journée de travail soit exceptionnelle et que ce soit uniquement basé sur le volontariat. Il doit donner lieu, de facto, à des compensations financières et des récupérations ».

 

Le syndicaliste de poursuivre : « Le Code du travail impose en cette journée du dimanche qu’une heure de travail soit payée 1h40. La Ville refuse de payer ces heures supplémentaires et propose au mieux une indemnité de compensation. Ce qui nous dérange aussi beaucoup est que la direction générale entend faire entrer cette journée du dimanche dans le cycle de travail normal. Nous nous y opposons fermement. Les agents travaillent déjà beaucoup trop à flux tendu », insiste Malik Ghersa.

 

L’extension du travail au dimanche fait débat, encore aujourd’hui, au plan national. Le gouvernement a en effet commandé un rapport sur le sujet, qui doit servir de base, à un futur texte de loi. Au Havre, les actions des bibliothécaires du Havre ont été diversement appréciées. « Nous avons eu beaucoup de retours négatifs de la part des Havrais, lors de nos deux précédents mouvements », reconnaît Malik Ghersa,« mais je tiens à signaler que les agents ne sont pas des fainéants. Nous aimerions d’ailleurs que la population s’associe à notre action car l’extension du travail au dimanche, comme une journée de travail ordinaire, est un danger pour tous », argumente encore le syndicaliste.

 

Mercredi 5 novembre 2014, à l’appel de l’intersyndicale FO, CGT, CGT Ictam et CFDT, les agents des bibliothèques du Havre ont cessé le travail, à 14h, pour exprimer leurs inquiétudes. Les grévistes ont été rejoints par les agents des bibliothèques de quartier. Un préavis de grève de 24 heures, reconductible, a été déposé. Les agents menacent de réitérer le mouvement sans plus d’avancées de la part de la municipalité. « Il prendra fin lorsque nous obtiendrons un rendez-vous avec le maire », annoncent les agents en grève.

 

De son côté, la Ville du Havre regrette que les syndicats «n’aient pas respectés leurs engagements conditionnant la reprise de la concertation ». Elle réaffirme, cependant,  sa volonté de conduire le chantier de réorganisation du service public en concertation tant avec les agents concernés, qu’avec les représentants du personnel.

 

Lire l'article de « 76 Actu »


 

                                                                            Hôtel de Ville du Havre

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                                 Grève des bibliothècaires: le maire reste dans son bunker 

                                                 

 

 

 

 

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Conflit sur le travail le dimanche dans la future médiathèque du Havre

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