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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:11

 

L'Express : Le 9 décembre 2014

 

Le secrétaire général de la CGT voulait éviter la convocation du parlement du syndicat. Avec la démission de son trésorier, il y est contraint. D'ici au 13 janvier, ses opposants vont préparer sa chute... et la suite. 

 

Un fusible qui précipite la chute? Fragilisé par les révélations sur le coût des travaux dans son appartement et son bureau et sur les indemnités de départ qu'il a perçues en 2013, Thierry Lepaon aura tout fait pour éviter la convocation du « Parlement » de la CGT. Il n'y est pas parvenu. Le comité confédéral national (CCN), qui regroupe les responsables de fédérations et d'unions territoriales, se réunira le 13 janvier, pour une séance qui s'annonce d'ores et déjà houleuse.

 

La centrale n'a pas fait de déclaration officielle à l'issue de sa réunion ce mardi mais une source interne a confirmé auprès de l'AFP le calendrier. Si rien ne dit que la destitution du secrétaire général sera à l'ordre du jour, le « Parlement » est la seule instance habilitée à pouvoir la prononcer.  

Jusqu'à ce 9 décembre, Thierry Lepaon avait proposé d'organiser une simple réunion des responsables de fédérations et d'unions territoriales. Une rencontre qui ressemblait étrangement à un CCN mais qui n'a pas le pouvoir de défaire un secrétaire général. Habile, la manoeuvre a échoué. En effet, alors que les 56 membres de la Commission exécutive de la CGT se réunissaient mardi pour faire « toute la transparence » sur les affaires qui secouent Montreuil, Eric Lafont, l'administrateur-trésorier, a démissionné.  

 

Mis en cause pour avoir autorisé les travaux dans l'appartement et le bureau, il avait, début novembre, refusé de porter le chapeau pour tout le monde et résisté aux pressions le poussant à la démission. Il n'a, cette fois, pas eu le choix. Mais son départ a un effet collatéral qui ressemble fort à un cadeau empoisonné pour Thierry Lepaon: l'obligation de convoquer un CCN.  

 


 

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               CGT  Les adhérents voient d'un mauvais œil l'utilisation faite de leurs cotisations. 


 

 

Désormais, le secrétaire général va devoir assumer seul. Notamment le versement des indemnités qui lui ont été versées lorsqu'il a quitté le comité régional de Basse-Normandie pour remplacer Bernard Thibault à la tête du syndicat. Car même si elles relèvent d'une pratique ancienne de la CGT destinée à compenser une perte de revenus au moment de la retraite , elles n'en suscitent pas moins l'émoi parmi les militants qui ne bénéficient pas de tels avantages et qui voient d'un mauvais œil l'utilisation qui est faite de leurs cotisations.  


Lors de la séance du 13 janvier, Thierry Lepaon aura du mal à sauver sa peau en mettant en avant son bilan. Les résultats aux élections dans la fonction publique, rendus publics aujourd'hui, révèlent un recul important de la CGT. Certes, elle conserve sa première place -mais son avance était telle qu'il n'y avait guère de doute- mais perd 2,3 points.

 

Reste l'entière question de l'après Lepaon si celui-ci est débarqué début janvier ou s'il décide de jeter l'éponge. Qui peut le remplacer? Un ancien? Une jeune pousse? Une direction collégiale? Un secrétaire général par intérim ? La trêve des confiseurs sera très active du côté de la porte de Montreuil. Avec le risque que chacun connaît et mesure, c'est qu'à la CGT, il est toujours mal vu d'apparaître comme celui qui divise ou fragilise l'organisation. La succession sanglante de Bernard Thibault en 2013 l'a montré.  

 

A l'exception des militants de Lutte Ouvrière présents à la CGT, comme Jean-Pierre Mercier, ex-délégué de PSA Aulnay, chacun prendra bien soin de ne sortir du bois qu'une fois certain d'avoir une majorité derrière lui. Le mois à venir - rendu obligatoire par les délais de convocation d'un CCN - aura au moins une utilité pour les différentes parties. Se compter, se compter encore, convaincre les indécis et faire basculer les derniers méfiants. De quel côté ? Nul ne le sait, même si les opposants à Thierry Lepaon ont indéniablement marqué des points ce mardi.  

 

Lire l'article de « L 'Express »

 

 

                               un-drama-singular

 

 


 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 12:14

 

Le Parisien : Le 9 décembre 2014

 

la CGT resté souvent en tête, mais son avance a considérablement fondu.

 

La CGT paie dans les urnes l'affaire Lepaon. Alors qu'elle est ébranlée depuis un mois et demi par les révélations sur les coûteuses rénovations de l'appartement et du bureau de patron, mais aussi sur les 30 0000 € obtenu par Thierry Lepaon avant qu'il ne devienne secrétaire général, l'organisation syndicale dégringole aux élections professionnelles.

 

Car au moment où la polémique a enflé, les salariés et fonctionnaires ont été appelés à voter pour désigner leurs représentants du personnel dans la fonction publique, à la Poste, mais aussi à la RATP et chez Orange. A chaque fois, la CGT est restée en tête, mais son avance a considérablement fondu.

Ce mardi, le verdict est tombé dans la Fonction publique, son bastion, et il n'est guère reluisant. La CGT, engrange 23,1% des voix, mais l'écart avec le second, la CFDT, se rétrécit considérablement. Alors que le syndicat dirigé par Laurent Berger est stable, la centrale perd -2,3 points par rapport au vote de 2011.  Surtout, la CGT chute partout. Dans la fonction publique d'Etat, elle perd 2,4 points (13,4%). Elle conserve la première place dans la Territoriale et à l'Hospitalière mais perd à chaque fois des plumes. Dans la première,elle perd 3,5 points (29,5%). A l'hôpital, elle limite la casse avec 1,5 point en moins (32,1%). 



                                 Avec l'affaire Lepaon, la CGT perd des plumes

        le paon

                              - j'sais pas ce qui se passe maisj'arrive pas à les rattraper

                      


Il y a quatre jours, les résultats sont tombés à la Poste ou 230 000 postiers étaient appelés à voter. Là encore, la CGT (26,54%, -2,79 points) s'est faite rattraper par la CFDT qui enregistre une progression spectaculaire (22,51%, +4,37 points). Fin novembre, la centrale a réussi à conserver sa première place à la RATP. Et même si elle garde une avance confortable sur le second, l'UNSA (22,1%), son électorat s'effrite dangereusement (30,4%, -3,5 points).

Plus grave, chez Orange, elle a perdu 10 jours plus tôt sa première place au profit de... la CFDT. Une première dans l'histoire de France Télécom. Avec 24,12 % des voix (+2,27 points), cette dernière l'a emporté haut la main. De son côté, la CGT, trébuche lourdement (19,56 %, -3,18 points).

Mais en réalité, l'érosion a commencé avant les révélations fracassantes dans la presse. Comme le note auprès de l'AFP Bernard Vivier, de l'Institut supérieur du travail (IST), le recul de l'organisation «n'est pas imputable à Thierry Lepaon tout seul. La centrale fait depuis trop longtemps du sur place, elle le paie en ce moment, elle ne s'est pas modernisée en interne et n'a pas renouvelé son mode de fonctionnement.»

D'ailleurs, à la SNCF, la CGT n'a pas attendu ces affaires pour obtenir un score en demi-teinte. En mars, elle n'a obtenu «que» 35,64% des suffrages. Certes, largement devant l'UNSA (22,98%). Sauf que là encore, elle a reculé (-1,69 point). A la Ville de Paris même configuration mais là elle a chuté de six points (lire ici).

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                          affich_32000_1.jpg

 

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 11:57

 

AFP : Le 9 décembre 2014


Le numéro un de la CGT, empêtré dans une crise liée à son train de vie, est de plus en plus sur la sellette avec la convocation le 13 janvier le « parlement » du syndicat (CCN), seule instance habilitée à le révoquer.


Avant ce rendez-vous décisif pour le secrétaire général, la crise a déjà fait une première victime: l'administrateur-trésorier, Eric Lafont, qui avait validé les dépenses coûteuses dans l'appartement de fonction et le bureau de M. Lepaon, à l'origine des reproches adressés au numéro un, a présenté mardi sa démission. 


La Commission exécutive (direction élargie) réunie toute la journée à huis clos au siège de la CGT, a décidé de convoquer le 13 janvier une réunion extraordinaire du « parlement » (le Comité confédéral national, CCN), a indiqué une source interne à l'AFP.  Regroupant les numéros un des 33 fédérations et des 96 unions départementales, le CCN est la seule instance habilitée à destituer le secrétaire général. 


La direction de la CGT a confirmé auprès de l'AFP la tenue d'un CCN le 13 janvier, mais aussi d'une « Assemblée générale » des premiers responsables lundi prochain au siège de la centrale à Montreuil. Cette rencontre devra débattre de l'ordre du jour du CCN du 13 janvier. La question sera de savoir si le départ de Thierry Lepaon est clairement mentionné. Dans son rapport liminaire, la direction a pointé mardi « les préoccupations qui traversent la CGT en mettant en cause son secrétaire général et la direction confédérale ». « La discussion a été franche et responsable », ajoute-t-on. 


Thierry Lepaon, numéro un de la confédération depuis mars 2013, avait réussi à sauver sa tête vendredi dernier, lors du bureau confédéral (direction resserrée). Ses soutiens avaient mis en avant le risque d'une nouvelle guerre de succession, à l'image de celle qui a ébranlé le syndicat en 2012. 


Après les révélations du Canard enchaîné sur les dépenses de rénovation (105.000 euros) de son appartement de location en bordure du bois de Vincennes, M. Lepaon avait reconnu une « faute », mais l'avait imputée principalement au trésorier, affirmant que lui-même n'était pas au courant du montant des dépenses. M. Lafont avait très mal vécu sa stigmatisation, comme principal responsable de cette affaire, et a fini par servir de fusible, selon des sources internes. 



                                                                        Eric Lafont (à droite)

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                                               - Je vous présente mon fusible

               


Le secrétaire général n'avait pas jugé exagérés les travaux pour 62.000 euros dans son bureau, réalisés, selon lui, dans le cadre de la rénovation du siège de la CGT à Montreuil, ni les indemnités de 31.000 euros qu'il a reçues lors de son départ de la CGT Basse-Normandie.  Ces faits ont en revanche suscité l'indignation des militants, des cadres et de dirigeants.  Selon Les Echos le numéro un aura tout essayé mardi, « même les larmes », pour tenter d'amadouer les 56 membres de la Commission exécutive. En vain.  


La CGT entre dans une nouvelle phase de tourmente: une âpre bataille politique devrait se poursuivre pendant un mois entre les opposants au secrétaire général, qui le jugent désormais disqualifié pour diriger le premier syndicat français, et ses soutiens qui mettent en garde contre le risque d'une nouvelle crise interne.  « La base est exaspérée, mais l'appareil reste prudent », relève auprès de l'AFP Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. « A ce jour, ouvrir la succession de Lepaon c'est ouvrir un débat qui ressemble à une crise, ce ne sera pas un débat serein », estime cet analyste. 


Hasard du calendrier: les résultats de la CGT aux élections dans la fonction publique - baisse de 2,3 points, même si le syndicat reste en tête - ont été annoncés dans l'après-midi et contribué à plomber l'ambiance de la réunion mardi. Sans être le facteur explicatif, l'affaire Lepaon, qui a jeté le trouble chez militants et syndiqués, n'est sans doute pas étrangère à ce résultat en berne, constaté également la semaine dernière à La Poste (-2,79 points).  

 

De son côté le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé sur France Info qu'il appartenait à « la CGT de régler ses problèmes en interne ». Mais, « je ne voudrais pas qu'on fasse l'amalgame syndicats tous pourris », a-t-il lancé. 

 

Lire la dépêche de « L'AFP »



 

                                           Pour Jean-Claude Mailly la CGT doit vite régler ses problèmes

             Mailly-Lepaon-FO-CGT_scalewidth_630.jpg

                                                 -  Une déclaration qui décoiffe !

 


 

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 10:38

 

ActuaLitté : Le 3 décembre 2014

L'adjoint à la maire en charge de la culture, Bruno Julliard s'est opposé à tout changement.

Lors du dernier Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l'adjoint à la maire en charge de la culture, Bruno Julliard s'est opposé au passage à la gratuité de l'offre musicale dans les bibliothèques parisiennes, rapporte la CGT

Ce principe se trouvait consigné dans le nouveau règlement municipal fruit de longues discussions entre les partenaires sociaux. Mais l'adoption de ce texte a été repoussée. 

Actuellement, pour accéder à l'offre musicale dans les bibliothèques parisiennes, il faut tout d'abord s'acquitter d'un abonnement annuel de 30 € pour les CD et de 61 € pour les DVD. 

Bruno Julliard a apporté deux arguments pour expliquer son recul. Il s'est appuyé d'abord sur les traditions, assurant que « c'est un usage ancien à Paris de faire payer les emprunts de CD ». Puis il a ajouté que « cela rapporte encore beaucoup d'argent ». 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

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                                         Pas de gratuité de l'offre musicale dans les bibliothèques parisiennes

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:16

 

Sud progresse lui de quatre points mais ne sera toutefois pas représentatif.


Les 62 185 électeurs inscrits à la Mairie de Paris (ce qui inclus les agents titulaires et vacataires mais aussi les personnels du Département) étaient appelés aux urnes jeudi pour renouveler leurs délégués du personnel. Pour l’élection du Comité technique central, malgré la présence de huit syndicats (CGT,UNSA, CFDT, FO, UCP, Supap-FSU, CFTC et Sud), la participation s'est révélée très faible puisque seulement  38,63% des électeurs ont voté malgré la généralisation du vote par correspondance.


Le mode de scrutin était inédit, tant pour l’administration que pour les partenaires sociaux car au lieu de voter pour la seule commission paritaire (CAP) de son corps ou de son grade, chaque agent de la Ville pouvait désormais voter pour le Comité Technique Central mais aussi pour leur Comité Technique de Direction (propreté, petite enfance, équipements sportifs, culture…). Alors nouveau mode de scrutin, nouvelles représentativités syndicales ? Sachant que les « plaques tectoniques » dans le domaine syndical ne bougent que très lentement ?


Oui et non, pour ce qui concerne la CGT. Si le syndicat reste la première force syndicale dans la collectivité parisienne avec 30,49% des voix, elle subit une baisse vertigineuse de ….six points par rapport au dernier scrutin de 2008 (36,49%). Les affaires qui ont touché Thierry Lepaon et la direction nationale ont probablement joué un rôle non négligeable sur ce résultat qui traduit tout de même un recul conséquent.

 

Il semble que le transfert des voix soit allé vers Sud. Le syndicat qui se présentait pour la première fois récolte en effet 4% voix. Insuffisant toutefois pour décrocher un siège. Cette organisation ne sera donc pas encore représentative à Paris.


Derrière, c’est la stabilité. L’UNSA confirme sa deuxième place décrochée aux précédentes élections avec 21,30% (21,86% en 2008). Troisième, la CFDT qui avec 12,46% gagne deux points. Un rééquilibrage après les pertes subies depuis dix ans à une époque où elle tutoyait les 20%. Suivent Force Ouvrière avec 9,81%, le syndicat des cadres UCP avec 7,81% et le Supap-FSU (7,28%).  La CFTC pousse, elle, un ouf de soulagement en préservant son siège avec ses 6,86%.

 

Publié également sur Miroir Social

 

                  

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:56

 

L’expansion : le 5 décembre 2014


Le maintien ou non de Thierry Lepaon à la tête de la CGT sera décidé, d'ici au 16 décembre, par les principaux responsables du syndicat. Explications. 


Gagner un tout petit peu de temps pour ne pas donner l'impression de céder à la pression médiatique. Après les révélations de l'Express sur les indemnités de départ qu'a touchées Thierry Lepaon en 2013, la CGT a décidé de se laisser quelques jours avant d'officialiser une décision sur le sort de son secrétaire général.  


Ce vendredi, le bureau du syndicat, composé de 10 personnes, s'est réuni jusqu'en milieu d'après-midi. Il n'a pas pris de décision, mais annoncé deux échéances déterminantes. Mardi prochain, le 9, la commission exécutive de 56 membres se penchera sur les suites des affaires des travaux dans l'appartement et dans le bureau de Thierry Lepaon dévoilés dans Le Canard enchaîné fin octobre. « Des propositions [y seront faites] pour améliorer les procédures financières dans la CGT ». 


Mais l'avenir de Thierry Lepaon se jouera quelques jours plus tard, lors d'une « réunion des secrétaires généraux des organisations » convoquée d'ici au 16 décembre. Cette instance, qui n'a pas d'existence statutaire, ne pourra pas destituer ou confirmer le secrétaire général. Seul le Comité confédéral national (CCN) le peut en vertu de l'article 30 des statuts de la CGT. Mais elle pourra servir à prendre le pouls de l'organisation et demander la convocation d'un CCN extraordinaire, le prochain n'étant prévu qu'en février. Une manière aussi de s'assurer que le choix retenu est largement partagé pour ne pas sombrer dans une guerre de tranchées dont personne n'a envie. 


D'ici à la mi-décembre, la CGT va devoir trouver la « moins pire » des solutions à une situation plus que complexe. Maintenir Thierry Lepaon à la tête du syndicat jusqu'au prochain congrès prévu en 2016, c'est prendre le risque de l'immobilisme. Extrêmement fragilisé, le secrétaire général n'est plus en mesure d'imposer une ligne claire alors même que les débats sont nombreux. Le remplacer en cours de mandat serait un séisme d'autant plus grand que la CGT ne dispose pas, pour l'instant, de figure incontestable capable de prendre le relais. 


Les rescapés de la guerre de 2013 sur la succession de Bernard Thibault - Eric Aubin, Agnès Naton et Nadine Prigent - semblent hors course. Les jeunes prometteurs ( Sophie Binet, de la fédération des cadres, ou Baptiste Talbot, de la fonction publique territoriale) sont sans doute encore un peu trop inexpérimentés pour ce tour-là. Restent des responsables de fédération, comme Philippe Martinez, de la métallurgie, qui défend la fin d'un « syndicalisme institutionnel », mais qui est loin de faire l'unanimité.  


Autre inconnue, l'attitude de Thierry Lepaon qui, selon Les Échos, tente de se maintenir à la tête de la CGT. Discret depuis le début de la semaine, il est apparu ce matin dans une courte vidéo pour se féliciter de la première place de la CGT aux élections dans la fonction publique. Vidéo qui avait un petit air de performance surréaliste... 


Lire l’article de « L’Expansion » 
 

                

                                             Le sort de Thierry Lepaon tranché avant Noël ?

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                                                     - Heu, tranché comme mon bureau ?

 


 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:13

 

Le Monde : Le 5 décembre 2014

Encore un instant monsieur le bourreau…

Le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), Thierry Lepaon, a obtenu un délai. Alors qu'il était annoncé prêt à démissionner à la suite d'une série d'affaires l'impliquant, le bureau exécutif de la CGT a clarifié sa position, vendredi 5 décembre dans un communiqué, affirmant qu'« aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon ».

A la tête du premier syndicat français depuis seulement un an et huit mois (mars 2013), M. Lepaon est en effet empêtré dans plusieurs polémiques. Il lui est reproché d'avoir touché 30 000 euros d'indemnités de départ du comité régional CGT de Normandie, qu'il dirigeait avant de prendre la tête de la centrale, et d'avoir effectué des travaux coûteux dans son appartement de fonction et son bureau aux frais de la centrale. Ces derniers jours, plusieurs membres avaient multiplié, sous couvert d'anonymat, les charges contre lui.

Deux réunions seront essentielles pour son avenir : mardi se tiendra la réunion de la commission exécutive (exécutif élargi de 56 membres), devant laquelle M. Lepaon devra s'expliquer, tandis qu'une réunion des responsables de ses fédérations et unions départementale discutera de la situation interne « avant le 16 décembre ».

Selon le quotidien économique Les Echos, le numéro un « s'accroche à son poste » et aurait réussi à s'allier à plusieurs fédérations, parmi les plus importantes de la CGT – métallurgie, énergie, transports, cheminots, santé – pour garder son fauteuil jusqu'au congrès de 2016. Pour les convaincre, M. Lepaon aurait évoqué le risque d'une guerre des chefs après son départ, selon le journal.

Un peu plus tôt dans la journée, M. Lepaon s'était exprimé pour la première fois depuis les révélations en début de semaine sur ses indemnités. Il a annoncé dans un message vidéo que la CGT est arrivée « en tête » dans la fonction publique, selon les premières estimations des élections de jeudi. Les trois versants de la fonction publique (Etat, territoriale et hospitalière), soit plus de 5 millions d'agents, ont été appelés à désigner leurs représentants du personnel. Dans ce contexte de crise interne, le score de la CGT, qui sera publié mardi, est particulièrement attendu.

Lire l’article du « Monde »

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 10:36

 

Question(s) Sociale(s) : le 5 décembre 2014

 

« J'ai été choisi par défaut, donc je dois rester par défaut » a-t-il déclaré

 

Juste avant la réunion de crise du bureau confédéral de la CGT, vendredi 5 décembre au matin, Thierry Lepaon a enregistré une vidéo pour indiquer que, selon les premières estimations, sa centrale était en tête aux élections dans la fonction publique. Sans préciser si elle avait progressé ou reculé, il a parlé de « point d'appui ». Point d'appui pour lui-même ? Au cours de ce conclave qui a duré trois heures d'horloge, le secrétaire général a manifesté sa volonté de s'accrocher à son poste, écartant toute démission : « J'ai été choisi par défaut, a-t-il déclaré, et c'est très dur parce qu'il faut gouverner par défaut. Et donc je dois rester par défaut même si c'est dur parce qu'il ne faut pas qu'on revive ce qu'on a connu avec la cacophonie et la guerre des chefs ». Conclusion : « Je ne partirai pas  ».

 

Le secrétaire général de la CGT qui, lors de la précédente réunion du 2 décembre, après les révélations de L'Express sur son indemnité de départ de la région Basse-Normandie, s'était mis à dos l'ensemble de son bureau confédéral, à l'exception d'Agnès Naton qui, absente, avait été consultée par téléphone, a réussi à retourner certains membres de cette instance. Agnès Le Bot, Philippe Lattaud et Agnès Naton se sont rangés à ses côtés, en expliquant que son départ rallumerait la guerre des chefs. Un communiqué de la CGT assurait dans l'après-midi que « contrairement à ce qui circule dans certains médias, aucun membre du bureau confédéral n'a demandé la démission de Thierry Lepaon ».

 

Sauf que tous les membres de la direction ont indiqué que la question de sa démission était sur la table. Même Agnès Naton a observé que, compte tenu du grand nombre de courriers qu'elle recevait, réclamant la démission du secrétaire général, le sujet était dans le paysage. Tout en renvoyant la décision d'une démission à la responsabilité du seul secrétaire général, Marie-Laurence Bertrand a estimé qu'il fallait mesurer les dégâts que la crise provoquait chez les militants et les effets sur sa crédibilité.

 

 

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                                                           Thierry Lepaon brouille la crédilité de la CGT

 

 

Au début de la réunion, à laquelle assistaient deux membres de la commission exécutive (CE), au titre de leur « permanence » – Nadine Prigent, candidate malheureuse à la succession de Bernard Thibault et Alain Alphon-Layre –, le successeur de Thierry Lepaon à la tête de la Basse-Normandie est venu justifier son indemnité de départ. Après ces explications, raconte un dirigeant, « c'était encore plus opaque que ce que l'on savait avant. Il y a des montages financiers qui sont abracadabrantesques ».

 

Les quatre « rebelles » du bureau – Eric Aubin, Sophie Binet, Valérie Lesage et Mohammed Oussedik – se sont exprimés à l'unisson. La question, ont-ils dit, n'est pas de se demander si la CGT est en crise mais de constater qu'elle l'est. Il s'agit de savoir si la direction est encore crédible. Ils ont plaidé pour le « respect des instances » et la convocation d'un comité confédéral national (CCN) extraordinaire, le parlement cégétiste, qui réunit les 33 fédérations et les 96 unions départementales, qui aurait à examiner la démission du secrétaire général, voire de l'ensemble du bureau confédéral.

 

Thierry Lepaon a alors sorti sa botte secrète : comme l'indique le communiqué de la CGT, il a proposé la tenue, avant le 16 décembre, « d'une réunion des secrétaires généraux des organisations pour permettre le débat le plus large dans la CGT », en assurant que « la transparence complète sera donnée sur l'ensemble des sujets ». En convoquant les secrétaires généraux des fédérations et des unions départementales, qui composent le CCN, il évite la réunion statutaire de cette instance et la prive de son pouvoir de décision.

 

  

                                                                   Lepaon tente un tour de passe-passe

               le paon

                                                                                   - Mince, je l'ai loupé !

 

 

Thierry Lepaon avait préparé le terrain en réunissant, mercredi 3 décembre au soir, « à leur demande », a-t-il précisé, les secrétaires généraux de six fédérations – métallurgie, énergie, santé, transports, travailleurs de l'Etat et cheminots. Il aurait alors tenté de passer un accord avec Philippe Martinez, le secrétaire général de la fédération de la métallurgie, en lui demandant de le soutenir, indiquant qu'en échange il lui proposerait de lui succéder au prochain congrès en octobre 2016. Or, selon nos informations, après les révélations de L'Express, M. Martinez était mandaté pour demander la démission de M. Lepaon. « Ces fédérations ont joué la division, souligne un dirigeant. Si on ne voulait pas employer des grands mots on pourrait parler d'activité fractionnelle. Ils risquent d'avoir de gros problèmes dans leurs fédérations ».

 

Vendredi, Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de PSA et militant de Lutte ouvrière, a réclamé la démission de M. Lepaon : « Pour le bien de tous les militants d'entreprise, tous les syndiqués, qu'il laisse la place, ça ferait du bien à tout le monde ». « C'est intenable et écœurant », a-t-il ajouté. « Je suis rarement d'accord avec lui, explique un dirigeant, mais là je constate qu'il ne fait qu'exprimer un sentiment qui se reflète majoritairement dans l'énorme courrier que nous recevons ».

 

M. Lepaon a-t-il sauvé sa tête ? C'e serait bien présomptueux de l'affirmer. « Personne ne s'attendait à ce qu'il démissionne aujourd'hui, observe un responsable, et personne ne le demandait ». Si la colère des militants continue à monter, à travers le courrier reçu à Montreuil et dans les fédérations, la commission exécutive du 9 décembre sera sous pression et peut toujours décider de convoquer un CCN extraordinaire. « Le légitimisme peut jouer, explique un dirigeant, mais si on reste dans le statu quo, ce serait terrible pour l'organisation, ce serait une catastrophe ».

 

A défaut, il suffit qu'un tiers des membres du CCN en demande la convocation pour qu'il se réunisse. Vu l'état d'esprit ambiant, ce nombre ne serait pas difficile à réunir. « Ce serait l'hypothèse la pire pour lui », avec à l'arrivée une probable révocation, souligne un dirigeant, qui juge que « Thierry Lepaon ne mesure pas ce qui monte dans la CGT ».

 

La dernière et unique fois où un secrétaire général de la CGT avait été contraint à démissionner, c’était  ….en1909. Il s’appelait Victor Griffuelhes et avait été débarqué après une sombre histoire immobilière (lire ici).

 

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                                           Thierry Lepaon tente de s'accocher à son fauteuil 

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                                                                             - J'espère que j'vas pas tomber...

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 16:42

 

Question(s) Sociale(s)


Ça fait trop longtemps qu’il ne sait plus où il habite


« Les jours de Thierry Lepaon sont comptés », affirme un membre de la direction de la CGT, qui comme tous ceux qui s'expriment sur le sujet parle sous couvert d'anonymat. « Pendant notre entretien, explique-t-il à l'auteur de ces lignes, j'ai reçu trois courriels de syndicats demandant sa démission ».


A ce stade, la question n'est plus de savoir si le secrétaire général de la CGT, 54 ans, va abandonner les fonctions qu'il détient depuis mars 2013, mais quand il va le faire et sous quelle forme. Après les révélations du Canard enchaîné sur les travaux dans son appartement de fonction puis ceux dans son bureau, puis celles de l'Express sur son indemnité de départ quand il est passé de la région Normandie à la direction de la centrale - 31 000 euros, selon nos informations - le couvercle a sauté. « Il est fini, souligne un autre dirigeant. Avec ces indemnités de départ qui mettent en cause les valeurs de la CGT,  ce n'est plus tenable. C'est irrattrapable ».


Mardi 2 décembre, lors de la réunion du bureau confédéral qui a suivi les informations de L'Express, Thierry Lepaon  a expliqué que cette indemnité était « une compensation » compte tenu de la « situation de précarité » dans laquelle il se serait trouvé à son départ de Moulinex. Mais il n'a pu que constater qu'il était lâché par les autres membres de son bureau confédéral. A l'exception peut-être d'Agnés Naton, la directrice de la Nouvelle Vie ouvrière, qui n'était pas présente, aucun des huit autres membres de son équipe dirigeante ne l'a soutenu.

 

 

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                                               Thiery Lepaon se retrouve tout seul



Une information (minimaliste) a été adressée aux 33 fédérations et aux 96 unions départementales composant le comité confédéral national (CCN) – le parlement de la centrale –  indiquant que « la transparence complète sera donnée à nos organisations sur ces derniers éléments et la commission exécutive (CE) confédérale se réunira le 9 décembre pour prendre toutes les dispositions nécessaires ».


Vendredi 5 décembre au matin, alors qu'on devrait connaître les premières tendances des élections dans les trois fonctions publiques, le bureau confédéral se réunira de nouveau pour préparer la réunion de la CE. « Il pense encore qu'il ne va pas être obligé de démissionner, indique un dirigeant. Il est à l'ouest, incapable de mesurer l'état de l'organisation ». « Il y a des cartes d'adhérents qui volent, ajoute-t-il, et des militants qui font savoir qu'ils vont faire la grève des cotisations tant que cette situation ne sera pas réglée ».


Dès lors, il y a deux hypothèses, alors que de plus en plus de syndicats demandent sa démission : « Soit il prend la mesure de ce qui se passe, affirme une source, et à l'issue de la réunion de la CE du 9 décembre, il démissionne le soir même ou le lendemain; soit il attend un CCN en espérant que d'ici là il réussira à calmer le jeu. Mais c'est trop tard ».

 

 

 

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Seul le parlement de la CGT  peut révoquer, selon l'article 30 des statuts, le secrétaire général. Le CCN peut être convoqué par la commission exécutive ou  à la demande d'un tiers de ses membres. Selon toute probabilité, la CE convoquera un CCN qui ne pourrait pas se tenir avant début janvier. « Je ne vois pas comment il s'en sort, observe un dirigeant. Dans son entourage, certains peuvent lui conseiller de s'accrocher mais cela prouve qu'il est mal entouré. S'il ne démissionne pas de lui-même, le CCN sera amené à le débarquer, ce qui sera pour lui la pire des solutions ».


Si M. Lepaon quitte ses fonctions à court terme, la question sera de savoir comment le remplacer. Et, là, la CGT plonge dans l'inconnu. On peut imaginer trois hypothèses. La première serait que le « parlement » cégétiste élise un nouveau secrétaire général. L'écueil est que la CGT ne veut pas se retrouver dans la crise qui a prévalu lors de la succession de Bernard Thibault, avec une compétition entre trois responsables – Eric Aubin, Nadine Prigent et Agnés Naton. « Il ne faut pas retomber dans la guerre des noms », prévient un dirigeant.


Pour l'heure, le seul nom qui circule est celui de Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie qui vient de chez Renault et incarne une ligne encore plus radicale que celle suivie actuellement. Cette orientation n'est pas majoritaire dans la CGT mais M. Martinez pourrait compter sur le soutien d'une autre fédération importante, celle de la santé, l'ancienne organisation de Mme Prigent. « Ce serait le retour des gardiens du temple, commente un responsable, le retour de la CGT des années 70-80 ».


La seconde hypothèse consisterait à nommer un secrétaire général à titre transitoire jusqu'au prochain congrès, en octobre 2016. La troisième hypothèse s'en rapprocherait avec la désignation d'une direction collégiale. Cela n'est pas prévu explicitement par les statuts mais ils ne l'interdisent pas.  « Rien n'est impossible », assure un dirigeant de fédération.

 

 

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Cette affaire est un méchant clin d'œil à l'histoire de la CGT, avec son second  secrétaire général, Victor Griffuelhes, élu en 1901, qui fut mis en difficulté par une sombre affaire immobilière. En 1905, la CGT est expulsée de la Bourse du travail  par le gouvernement, indique le Maitron, le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social.


Grâce à un prêt de 90 000 francs, elle s'installe rue de la Grange-aux-Belles, dans le Xe arrondissement parisien. Comme la loi française interdit à la confédération d'être propriétaire d'un bien immobilier, l'immeuble fut acheté au nom de la « Société Victor Griffuelhes et compagnie ». « Cette pratique, commente le Maitron, heurta les sentiments ouvriéristes de certains militants. De plus, pour mettre en état le nouveau siège et y installer une imprimerie et un dispensaire, Griffuelhes dut faire de larges prélèvements dans des fonds que la CGT destinait à d'autres fins ».

 

Compromis dans une autre affaire, Griffuelhes se retrouve en prison, le gouvernement Briand cherchant à obtenir l'éviction du secrétaire général de la CGT. Une « crise du syndicalisme » se profilant selon son expression, Griffuelhes choisit de démissionner en 1909.


Au congrès de la CGT de 1910, Victor Griffuelhes revient à la charge pour se défendre:  comme il est « difficile de me prendre, on veut procéder par des moyens détournés et on se dit : puisque la lutte en face n'est pas possible, on va jeter la suspicion, soulever les questions toujours délicates, comme les questions d'argent, et ainsi créer une atmosphère telle qu'il sera obligatoire pour Griffuelhes de déguerpir ! Je l'ai fait, je ne me suis pas fait prier, je suis parti bien vite pour moi-même et je vais m'expliquer : je suis parti parce que je sentais que si j'avais voulu m'obstiner à rester – et j'aurais pu le faire – il m'eût été difficile de poursuive ma tâche dans les conditions anciennes ». Un siècle plus tard, toute comparaison avec une situation déjà connue est hors de propos.


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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:34

 

AFP : Le 4 décembre 2014

Un an et demi seulement après son arrivée à la tête de la CGT, Lepaon va probablement quitter son poste. Mais la question reste de savoir quand. 

Selon le journal Liberation le processus pourrait s'accélérer dès demain. En effet, le bureau confédéral de la CGT se réunit ce vendredi et pourrait « voter un texte qui met Lepaon en minorité, ce qui pourrait provoquer sa démission ». 

Selon le Figaro, cette réunion serait informelle. Par conséquent, aucune décision ne peut être juridiquement arrêtée. Néanmoins, certains comptent bien mettre la pression sur Thierry Lepaon pour qu'il « démissionne de lui-même, sans attendre d'être démis de ses fonctions dans les semaines qui viennent ». Les principales autorités de la centrale pourraient donc décider de débarquer le patron de la CGT avant même les résultats définitifs mardi 9 décembre des élections dans les trois fonctions publiques. 

Si la décision n'est pas prise en décembre, elle pourrait être prise en janvier par le Comité confédéral national (CCN), qui est le parlement de la CGT et encore à ce jour l'unique instance  qui peut demander à Thierry Lepaon de quitter ses fonctions.

Déjà sur la sellette après les révélations par le Canard enchaîné sur les travaux onéreux réalisés dans son appartement de fonction (105.000 euros) et son bureau (62.000 euros), Thierry Lepaon est en butte à des informations parues dans l'Express selon lesquelles avant d'accéder au poste de secrétaire général en 2013, il a perçu des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l'employait.

 

                                                             Aux innocents les mains pleines ?  

     le paon

                                                                          - Voyez, les miennes sont vides !

 

Thierry Lepaon a lui-même confirmé auprès de l'Express l'existence de cette transaction, n'y voyant toutefois rien d'anormal. « Je changeais d'employeur », s'est-il justifié, alors que dans les deux cas il s'agissait de la CGT. Du montant des indemnités, il ne s'en souvient plus.

Mais cette troisième révélation - qui a déclenché mardi 2 décembre des salves de moqueries sur les réseaux sociaux- a fait déborder le vase au sein de la centrale: « Ces trois affaires sont des fautes politiques dont le responsable est le secrétaire général », a affirmé à l'AFP un cadre dirigeant.

« Qu'il en tire les enseignements, qu'il tire sa révérence. Il faut arrêter les dégâts, on ne peut pas continuer comme cela », tempête ce cadre.

Même colère exprimée chez un militant qui se dit « effondré ». « C'est scandaleux, ces indemnités, c'est même plus grave que l'affaire de l'appartement, ce n'est même pas reconnaître l'importance de la fonction à laquelle il est nommé. Il faut qu'il parte, on ne peut pas rester avec un secrétaire général qui se conduit de cette façon », lance-t-il.

A la CGT, on se défend en dénonçant une campagne de dénigrement. « Thierry Lepaon est ébranlé, contesté mais, pour le moment il n'est pas acculé », estime auprès de l'AFP, René Mouriaux, historien et politologue. Et les fédérations de fonctionnaires ne veulent pas croire à un impact de ce « buzz médiatique » sur le vote des fonctionnaires ce jeudi 4 décembre pour élire leurs représentants syndicaux.

Lire la dépêche de « l’AFP »

                                       

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                                                                         Thierry Lepaon va-t-il tomber ?


 

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