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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 16:51

 

Livres-Hebdo : le 8 avril 2017

 

Les personnels de l’établissement parisien, qui doit servir de bureau de vote pour les élections présidentielle et législatives, s’opposent au maintien de l’ouverture au public pendant les quatre dimanches concernés

 

La médiathèque Marguerite-Duras, à Paris (XXe), qui fait partie des établissements pratiquant l’ouverture dominicale, pourrait restée portes closes pendant les quatre dimanches des élections présidentielle et législatives. La mairie a prévu d’utiliser la bibliothèque comme bureau de vote, en remplacement de l’école utilisée habituellement, fermée pour travaux, tout en la laissant ouverte au public pendant les dimanches concernés. Les personnels, opposés à cette décision, demandent que la bibliothèque soit fermée au public pendant les jours d’élection.

 

Dans un communiqué publié sur son blog, le syndicat CGT Culture de la fait valoir que l'obligation de neutralité du bureau de vote prévue par le code électoral ne pourra pas être garantie si l’établissement reste ouvert aux usagers. «La médiathèque, de par le pluralisme de ses collections, est un lieu d’échanges pour le public. Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique », précise le communiqué. L’autre argument avancé est la question de la jauge maximale à respecter dans le bâtiment, fixée à 662 personnes simultanément, selon les personnels (lire ici).

 

Vendredi 7 avril en fin d’après-midi, la mairie n’avait pas encore pris sa décision. « Nous examinons actuellement les statistiques de fréquentation des dimanches ainsi que les taux de participation dans ce secteur lors des élections régionales de 2015 où la médiathèque avait déjà servi de bureau de vote, ainsi que lors de l'élection présidentielle de 2012, précise Noël Corbin, directeur des Affaires culturelles de la Ville de Paris, joint par Livres Hebdo. Notre souhait est de préserver deux services d’intérêt général, tout en assurant bien sûr les conditions de sécurité des publics et des personnels. S’il s’avère que cette sécurité ne pouvait être assurée, nous ne prendrons pas de risque. La bibliothèque sera fermée. Nous sommes en dialogue constant avec les représentants syndicaux et la directrice de la médiathèque Marguerite-Duras sur cette question ».

 

Si la mairie n’opte pas pour la fermeture de la bibliothèque aux usagers les jours concernés, les salariés prévoient de déposer, lundi 10 avril, un préavis de grève pour les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

La médiathèque Marguerite-Duras ne veut pas servir de bureau de vote
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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 11:14

 

Un dispositif « dangereux » selon l’UCP, le syndicat des cadres parisiens

 

La radicalisation religieuse est un thème hautement sensible dans le monde du travail. Et la mairie de Paris n’avait pas échappé au phénomène puisque après les attentats du Bataclan la presse avait révélé « la dérive communautaire » de plusieurs agents municipaux (lire ici). Pour détecter d’éventuels profils à risque, l’Hôtel de Ville a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant un grand dispositif « de prévention de la radicalisation » dont l’un des outil est la création d’une adresse mail, radicalisation@paris.fr, qui permettrait à des agents de signaler des comportements de collègues jugés comme suspects.

 

Une initiative qui a fait bondir l’UCP, le syndicat des cadres parisiens, lequel dans un communiqué dénonce un dispositif « inutile, voire dangereux » qui aura pour conséquence d’installer « un climat toxique au sein des équipes ». « Les personnels estiment (..) qu’ils ne peuvent évoluer dans un espace de travail ou se déploie la méfiance et la suspicion généralisée » poursuit le syndicat. Les cadres de la mairie de Paris redoutent également « de possibles dérives qui se verraient cautionnées par un discours et des dispositifs institutionnels ».

 

Mais l’UCP n’est pas seule, loin de là, puisque cette citique est également partagée par les syndicats CGT et FSU de la mairie de Paris. « La mise en place d’une adresse mail dédiée, prend le risque de mettre au pilori des agents ou des usagers sur simple dénonciation » ont ainsi affirmé les deux organisations dans un communiqué commun. Et tous réclament à une administration tétanisée l’abandon en l’état du dispositif.

 

Une polémique qui tombe mal en cette période de campagne électorale et que l’exécutif municipal dirigé par Anne Hidalgo n’avait pas vu venir. Et qui a réduit au silence la première magistrate socialiste, elle qui est d’habitude si bavarde (et sur tout les sujets). Une méthode radicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Radicalisation : la Ville de Paris lance une adresse mail pour débusquer ses agents

                        - Pfff, je croyais que ça concernait que des radicaux de gauche

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 11:50

 

Car niveau démagogie, il s'est fait tailler un costard par un autre candidat

 

« Quel est votre programme pour les bibliothèques ? ». C’est la question que le site Archimag a posé aux candidats à l’élection présidentielle. Preuve du désintérêt que représente la lecture publique dans notre pays, seulement cinq d’entre eux, sur les onze déclarés, ont envoyé une réponse truffée de banalités. Pour les autres, Archimag a été obligé d’aller consulter leur programme « pour en extraire les passages les plus significatifs ». Ce qui a permis de relever que certains disent vraiment n’importe quoi.

 

C’est le cas notamment d’Emmanuel Macron (En Marche) et François Fillon (Les Républicains) qui justement avaient refusé de répondre aux sollicitations d’Archimag. On comprend pourquoi. Commençons par Emmanuel comme un soleil, celui qui fait marcher à ses côtés Alain Madelin et Bertrand Delanöe. Il n’a qu’un credo en matière culturelle : « ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche » ! Évidemment, Macron balance ce truc (pas très nouveau d’ailleurs, car récurrent depuis vingt ans) visiblement pour flatter une population étudiante réduite uniquement à une cibles électorale.

 

Pour appuyer sa démonstration, le candidat d’En Marche est prêt à dire n’importe quoi puisqu’il affirme « qu’à Paris, sur 56 bibliothèques municipales, seulement trois sont ouvertes jusqu’à 22 heures ou le dimanche ». Bon, il faut juste savoir que dans la Capitale elles sont au moins six à ouvrir le dimanche et que les trois autres qui faisaient nocturne y ont depuis renoncé faute de fréquentation. Une erreur de chiffrage de un à trois pas très fluctuat pour un énarque. Et même carrément mergitur

 

Mais si l’ancien ministre de l’économie veut ouvrir à tout va, dans son esprit cela ne peut qu’être au rabais. Peut être même….en fermant des bibliothèques puisque le programme de l’ex banquier consistera à continuer de tailler dans les budgets de l’État (et des communes via les dotations) pour tenir la promesse faite à ses amis « de réduire le déficit public » avec l’objectif de soixante milliard d’euros d’économie sur le quinquennat (lire ici).

 

Il n’y aurait alors qu’une seule solution pour Macron pour arriver à satisfaire les tenants des dérégulations des rythmes de travail des bibliothécaires : piquer le programme …de François Fillon ! En effet, toujours dans Archimag, celui qu’on n’imaginait pas être mis en examen propose lui d’élargir les heures d’ouverture des bibliothèques « en développant le bénévolat et en mettant à contribution les jeunes ayant opté pour un service civique culturel ». Pas moins ! De quoi illustrer le mépris qu’ont les politiques à l’égard des professionnels de la lecture publique. En tout cas, question démagogie sur les extensions d’ouverture, Macron s’est fait tailler un costard. Par un spécialiste du genre il est vrai !

 

 

                       Macron se prend une veste sur les ouvertures des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Comme je l'ai dit un jour à un pauvre hère, la meilleur façon de se payer un costard c'est de travailler !

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 10:45

 

ActuaLitté : le 30 mars 2017

 

Depuis plusieurs semaines, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras (XXe), s'oppose de manière frontale à la décision d'y installer un bureau de vote lors des scrutins présidentiels et législatifs à venir. Les personnels dénoncent une organisation problématique pour la bonne tenue des scrutins et la sécurité des citoyens

 

L'équipe de la médiathèque Marguerite Duras ne lâche pas l'affaire : après un premier courrier envoyé à la Direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris et une réunion le 7 mars dernier, les personnels ont signé une nouvelle missive pour la Direction des Affaires culturelles de Paris. Ils menacent à nouveau de faire valoir leur droit de grève, les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin, dates des différents scrutins. Pour rappel, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras s'oppose à l'organisation des scrutins dans l'enceinte de la bibliothèque pour des raisons de sécurité et de bon déroulement des votes. « [L]es lieux de vote en France sont habituellement fermés au public » remarquaient ainsi les bibliothécaires, reprochant à la mairie de l'arrondissement de négliger sécurité et confidentialité lors des scrutins.

 

La mairie de Paris avait apporté des éléments de réponse : pour commencer, « ce ne sont pas les personnels de l'établissement qui tiennent le bureau de vote », et les élections régionales de 2015, organisées dans l'établissement, n'avaient pas posé problème notait l'administration parisienne. Par ailleurs, Paris annonçait des « effectifs de la sécurité [...] doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles. Sur les quatre dimanches concernés, un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture sera présent en renfort », ajoutait la Mairie.

 

Les arguments et mesures de la Mairie de Paris n'ont visiblement pas rassuré les personnels, qui s'expriment de nouveau contre cette tenue des scrutins dans la médiathèque : « [I]l s’agit cette fois d’élections plus importantes en termes de participation, mais aussi de tensions, et l’accueil d’un bureau de vote (situé dans un espace d’exposition jouxtant les collections, donc au sein même de la médiathèque) a été imposé à la médiathèque sans concertation, transformant l’exception en norme, sans considération pour les troubles occasionnés », notent d'abord les personnels. Plus loin, l'équipe note aussi que la présence des électeurs et des usagers habituels de la bibliothèque sera problématique lorsqu'ils devront cohabiter, l'après-midi : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement ».

 

Sollicitée par ActuaLitté, la Mairie de Paris explique que le bureau de vote sera tenu par le président du bureau, assisté par des assesseurs, ainsi que des agents volontaires de la ville et des citoyens volontaires : autrement dit, de quoi diriger et renseigner les personnes. Quant à l'ouverture de l'établissement le matin, alors qu'il est habituellement fermé sur ces horaires, elle sera assurée par un agent de la ville, plus précisément de la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires. Selon nos informations, des représentants du personnel ont demandé à la Direction des Affaires culturelles de leur communiquer des chiffres de fréquentation précis de l'établissement le dimanche et pour de tels scrutins. La DAC aurait en effet assuré que la jauge maximale de l'établissement en matière de fréquentation ne serait pas dépassé par l'organisation des scrutins (lire ici).

 

Les personnels de Marguerite Duras soulignent enfin une contradiction entre la neutralité imposée aux bureaux de vote par le Conseil constitutionnel, et les lieux de débats que sont les bibliothèques et médiathèques : « Les bibliothécaires ne peuvent ni ne souhaitent interdire aux usagers d’échanger des propos de nature politique. De ce fait se pose la question de la neutralité du bureau de vote et de ses abords, et de son maintien », écrivent-ils. En conclusion, « l’équipe demande la fermeture administrative de l’établissement avec la possibilité de travailler en interne les dimanches 23 avril, 7 mai, 11 juin et 18 juin ». Dans le cas contraire, une grève se profile...

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

   La mairie de Paris promet du renfort pour tenir le bureau de vote à la médiathèque Duras

Paris XXe : la médiathèque Marguerite Duras vote « Non » aux élections
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:24

 

ActuaLitté : le 27 mars 2017

 

La manifestation des bibliothécaires de Grenoble, soutenus par de nombreux collègues, au salon Livre Paris, a finalement abouti sur un constat : l'ABF ne représente plus correctement la parole de ceux qui exercent ce métier. La création d'un collectif est à l'étude

 

Les critiques se sont fait entendre alors que les bibliothécaires de Grenoble, mais aussi de Clamart, Sevran, Nantes ou encore Paris venaient de présenter les difficultés de moyens et de personnels auxquels ils doivent faire face l’ocasion d’une conférence donnée au Salon du livre le 24 mars. Mais alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'Association des Bibliothèques de France et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour assurer du soutien de l'ABF, plusieurs bibliothécaires de l'assemblée ont mis en cause l'association et le soutien qu'elle apporte — ou n'apporte pas — au métier.

 

« Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », reprochaient notamment certains manifestants, tandis que Chantal Ferreux défendait l'association et son travail : « Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus. » À l'issue de la conférence de presser organisée à Livre Paris, la création d'un collectif national avait été proposée : « Cela va prendre un peu de temps à mettre en place, mais nous voulons créer ce collectif, en dehors de toute étiquette, politique comme syndicale, et hors du carcan de l'ABF », nous explique-t-on. Le collectif a bien sûr pour objectif de rassembler un maximum de de bibliothécaires, mais aussi, pourquoi pas, des soutiens issus de la société civile.

 

L'une des missions de ce collectif sera aussi de faciliter la transmission d'informations entre les bibliothécaires de toute la France, et « peut-être, un jour, de permettre l'organisation d'un mouvement national de toutes les bibliothèques. Pour protester contre les réductions de moyens, rien ne vaut une fermeture, et si ce mouvement est national, l'impact sera réel ». En effet, si le rassemblement proposé par les bibliothécaires de Grenoble à Livre Paris est « une première étape qui a permis de se rencontrer », les relais médiatiques se comptent sur les doigts d'une main. « Le fait que les bibliothécaires n'aient pas tous le même employeur, finalement, rend difficile ce type d'action collective », explique un bibliothécaire. « Le collectif pourra démarrer à travers la création d'un site, d'un groupe de discussion, et pas forcément à travers une structure ». Évidemment, pas question de créer une association, à moins de reproduire la structure de l'ABF.

 

Ce collectif se distinguera aussi des organisations syndicales, en adoptant un mode d'action similaire à celui du Collectif Notre Petite Bibliothèque Ronde, qui soutient l'établissement de lecture publique de Clamart. « Le fait qu'il y ait parfois trop de syndicats ralentit l'exécution des actions — mais un seul syndicat ne serait pas la solution, évidemment. Le problème, c'est que les syndicats de bibliothécaires n'existent pas en France, il s'agit de syndicats culturels, tous reliés à leur syndicat local, ou à leur commune », nous précise-t-on. Ici aussi, l'appareil serait parfois devenu trop lourd pour coordonner une action rapide et efficace.

 

Lire l’article d’ ActuaLitté

 

 

 

Un collectif « pour réunir et fédérer des bibliothécaires de toute la France »
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:43

    

Pan sur le bec de celui qui promettait « de la culture pour tous et partout » !

Le Canard Enchainé se déchaine sur les fermetures de bibliothèques à Grenoble
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:11

 

Le candidat insoumis avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que ces défenseurs de la lecture publique attendaient sa présence

 

C'était pourtant une occasion rêvée. De nombreux bibliothécaires venus de plusieurs communes de France (Grenoble, Amiens, Clamart, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Paris...) s'étaient donnés rendez-vous le vendredi 24 mars au Salon du Livre de Paris pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. Des bibliothécaires qui dénoncent les fermetures d'établissement ou les restrictions budgétaires qui ont cours ces dernières années dans de nombreuses municipalités souvent sous couvert de politiques d'austérité consécutives aux baisses de dotation de l’État.

 

« Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » pouvait-ton d'ailleurs lire dans le manifeste de ces bibliothécaires publié sur leur page Facebook. De quoi en principe attirer l'attention de nombreux politiques en cette période électorale.

 

Justement, hasard du calendrier, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle sous l’étiquette de la France Insoumise et ardent partisan d'une ligne anti-austérité était lui aussi ce même vendredi 24 mars en visite au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L'occasion pour lui d'aller à le rencontre des « bibliothécaires en lutte » et de leur apporter un soutien sans faille ?

 

En fait, pas vraiment. Car il y avait un os dans cette bataille des défenseurs de la lecture publique. En effet, les initiateurs de cette manifestation sont les bibliothécaires de Grenoble, lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres qui ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements (lire ici). Seulement problème, l'équipe municipale qui applique ce programme de « casse du service public » a été élue sur une liste Gauche Alternative et « anti-austérité » qui comprenait notamment ….. le Parti de Gauche ! Oui, celui là même qui a été fondé par Jean-Luc Mélenchon. ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Si bien que le candidat insoumis qui avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que les bibliothécaires en lutte de France et de Navarre attendaient sa présence (et son soutien), s'est bien gardé d'aller à leur rencontre et aura ainsi évité soigneusement les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre. Pas même par hologramme. D'après plusieurs sources, il ne voulait pas être contraint de devoir expliquer la politique d'austérité menée pas ses amis à Grenoble. Heureusement ce jour là, il avait trouvé un plan B. Comme battre en retraite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Au Salon du Livre, Jean-Luc Mélenchon sera resté insoumis avec les bibliothécaires en lutte

Pourquoi Mélenchon a-t-il soigneusement évité les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre

- T'inquiètes Jean-Luc nous on est des vrais soumis et on va pas t'emmerder sur la politique de tes amis à Grenoble

- Bon quand même vous me prévenez si vous voyez arriver ces "bibliothécaires en lutte" que je puisse me carapater !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

C'est une revendication inattendue qui s'est fait entendre au salon Livre Paris pendant la manifestation des bibliothécaires venus alerter de moyens en baisse et de conditions de travail dégradées. Et l'Association des Bibliothécaires de France en a également pris pour son grade, les manifestants jugeant l'organisation trop éloignée des agents et de leurs préoccupations

 

« Très honnêtement ? On s'attendait un peu à ce que la question survienne, parce que cela commence vraiment à peser sur les agents. » L'Association des bibliothécaires de France (ABF), principal organe de représentation du métier, a été sévèrement chahutée lors de la manifestation des bibliothécaires à Livre Paris, ce vendredi matin. Alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'association et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour déclarer que « l'ABF était très attentive aux difficultés rencontrées par la profession », elle a été prise à parti par quelques manifestants présents dans la salle Connexions. « Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », soulignent des bibliothécaires.

 

« Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus », se défend Chantal Ferreux. « On le sait, il y a des pressions, nous faisons de notre mieux », a-t-elle souligné en rappelant que le bureau de l'association ne comprenait que quatre personnes. L'invitation du maire de Grenoble Éric Piolle (Europe Écologie Les Verts) au prochain Congrès de l'ABF, à Paris en juin, a également soulevé les protestations dans l'assistance, puisque ce même Éric Piolle est justement critiqué par les personnels pour son plan d'austérité à Grenoble, entraînant la fermeture de trois établissements.

 

L'ABF avait dépêché une délégation pour accompagner les bibliothécaires manifestants à Livre Paris, mais les personnels mobilisés reprochent à l'association un manque de soutien, et de fermeté vis-à-vis des responsables politiques. Des incompréhensions ont également été générées face aux soutiens importants accordés à certains, comme la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ou le réseau de Sevran, quand d'autres luttes, notamment à Grenoble ou à Paris, sont moins suivies par l'ABF.

 

« Je pense que la voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme, plus affirmée », résume un responsable syndicaliste. L'Association, qui a la réputation d'accueillir essentiellement des cadres, des directeurs d'établissements et des conservateurs, avait pourtant mis en place une campagne pour attirer de nouveau des agents parmi ses adhérents. « Je me souviens de congrès, il y a quelques années, c'était beaucoup plus engagé », nous confie un manifestant. « Je préfère l'action en organisation syndicale, car faire partie d'une organisation corporatiste, cela ne m'intéresse pas », tranche tout de suite une bibliothécaire.

 

En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF. En attendant, certains manifestants ont donné rendez-vous à l'ABF à son Congrès, en juin prochain, en espérant être bien accueillis. Réponse de l'association : « Nous en avons discuté, mais je ne peux pas vous donner de réponse dans l'immédiat ».

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

« La voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme »
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

L'appel de Grenoble, lancé fin février par des bibliothécaires de la ville, aura porté ses fruits : des personnels d'établissements de Grenoble, Clamart, Paris, Sevran, Amiens, Lille et d'autres villes de France se sont retrouvés au salon Livre Paris pour protester contre les mesures d'austérité des municipalités et du gouvernement, qui dégradent selon eux leurs conditions de travail

 

Le rendez-vous était pris à la Porte de Versailles : avec l'accord des organisateurs du Salon du livre de Paris, qui leur ont fourni la salle Connexions, des bibliothécaires de plusieurs villes de France étaient réunis pour évoquer des situations critiques, de réductions de budgets, de suppressions de postes, d'extensions des horaires d'ouverture, y compris les dimanches. Le discours des bibliothécaires est clair, bien rodé, et pour cause : la plupart mènent des luttes dans leurs villes respectives depuis plusieurs mois, comme à Clamart, à Grenoble ou à Paris.

 

À Grenoble, le départ s'est fait cette nuit, à minuit, dans un bus pour la capitale : si une trentaine de bibliothécaires sont montés à Paris, c'est aujourd'hui grève générale des services publics à Grenoble. « L'austérité touche tout le monde, c'est évident », observe simplement une manifestante. « Depuis six mois, nous avons au moins un préavis de grève par mois, dont les revendications sont systématiquement rejetées par l'administration ». Car ce contexte d'austérité est très souvent mal vécu par les personnels, à cause d'un dialogue difficile, quand il n'est pas inexistant, avec les élus. « Il n'y a aucun échange sur le ressenti des agents, et aucune remise en cause du plan de sauvegarde proposé par la mairie.»

 

À Clamart, autour de la Petite Bibliothèque Ronde, le dialogue est lui aussi au point mort : une réunion prévue le 30 mars entretient l'espoir de le ranimer, en présence du préfet, de l'association de la Petite Bibliothèque Ronde, de la mairie et de la DRAC. Selon la mairie, le bâtiment actuel de la PBR, icône d'une politique de lecture publique tournée vers une pédagogie attentive à l'enfant, doit être rénové. L'association ne le nie pas, mais dénonce un plan de réhabilitation obscur et sans garantie. La réunion du 30 mars a justement pour objectif d'évoquer la rénovation, mais aussi le projet d'établissement, qui reste justement indissociable de la PBR.

 

Parmi les intervenants, les personnels de la Bibliothèque nationale de France qui, si elle n'est pas municipale, se dit solidaire de la lutte des bibliothécaires mobilisés. Ou encore les établissements de la Plaine Commune, Vitry-sur-Seine ou Boulogne-Billancourt. Sur la scène Connexions, les bibliothécaires, qui étaient au total entre 150 et 200, ont échangé sur leurs situations respectives, à la fois particulières et réunies par une cause commune, la réduction des budgets et un dialogue difficile avec les élus. Qui, d'ailleurs, sont de tous bords : de la droite à la gauche, la culture est partout malmenée, déplorent les bibliothécaires.

 

Pendant la conférence de presse au salon Livre Paris, une délégation de bibliothécaires se rendait au ministère de la Fonction publique pour une réunion. « Elle s'est bien passée, nous avons été reçus par la directrice de cabinet, qui a priori découvrait l'ensemble des situations que nous lui avons exposées. La bonne nouvelle, c'est qu'elle nous a demandé de faire remonter les cas ville par ville, pour pouvoir les étudier, parce que la problématique était différente entre les communes. La mauvaise, c'est que ces interlocuteurs risquent de changer dans les prochains mois. Mais nous avons fait passer le message que l'argument principal des collectivités pour justifier ces politiques, c'était la baisse des dotations de l'État ». En somme, un bilan pour le quinquennat Hollande au salon Livre Paris ?

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

Les bibliothécaires à Livre Paris : « Il faut défendre notre métier au niveau national »
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 19:09

 

Livres-Hebdo : le 24 mars 2017

 

A l’appel de leurs confrères de Grenoble, de nombreux bibliothécaires venus de plusieurs villes de France se sont retrouvés au salon de la Porte de Versailles pour exprimer leur inquiétude face à la dégradation de leurs conditions de travail

 

Près d’une centaine de professionnels de la lecture publique ont répondu à l’appel au rassemblement proposé vendredi 24 mars à Livre Paris par le collectif des bibliothécaires en lutte de Grenoble. « Le salon du livre est un moment propice pour donner écho aux problèmes que connaissent les bibliothèques partout en France et notamment au combat emblématique des bibliothécaires de Grenoble », a souligné un représentant national de la CGT en ouverture de la conférence de presse qui se tenait dans une salle mise à disposition par les organisateurs de Livre Paris.

 

Les délégués syndicaux de Grenoble, qui s’opposent depuis le mois de juin 2016 à la fermeture de trois bibliothèques de quartier programmée par la mairie dans le cadre de son plan d’économie, ont dénoncé une logique purement comptable. « Avant, chaque quartier de la ville possédait sa bibliothèque qui était un outil majeur de la lutte contre les inégalités sociales, a martelé une bibliothécaire à la tribune. L’absence de moyens attribués à la culture ne se fait sentir que des années plus tard. C'est cette invisibilité des effets à court terme qui fait que la culture est souvent la cible première des restrictions budgétaires. Au niveau local, nous resterons mobilisés jusqu’à la victoire ».

 

Des représentants des personnels ou des collectifs de soutien de la Bibliothèque nationale de France, de la Petite bibliothèque ronde de Clamart, des bibliothèques de Plaine Commune, de Vitry-sur-Seine, de Nantes (qui, n’ayant pas pu faire le déplacement, avaient envoyé un message de soutien à leurs confrères), ont fait entendre successivement leurs voix. Malgré les spécificités propres à chaque réseau, tous les intervenants ont souligné la dégradation des moyens humains et financiers consacrés à la lecture publique dans leurs établissements, au moment même où on demande aux équipes des efforts supplémentaires, notamment pour élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques, et en particulier le dimanche. « Nous voulons lutter contre la vague libérale qui conduit à la disparition programmée de la culture de proximité », a alerté un agent de la Ville de Paris.

 

En parallèle de la conférence de presse, une délégation d’une vingtaine d’agents s’est rendue dans la matinée au ministère de la Fonction publique. Les bibliothécaires y ont rencontré la directrice de cabinet de la ministre, Annick Girardin, et ont pu évoquer les situations préoccupantes dans leurs collectivités territoriales respectives.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Une centaine de bibliothécaires manifestent à Livre Paris
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