Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 16:00

 

Libération : le 16 décembre 2016

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe)

 

« A saturation et au bord de l'implosion ». Ça bout dans les bibliothèques parisiennes, au point que l'intersyndicale CGT, FO, UCP, Unsa et Supap appelle à la grève générale ce samedi 17 décembre. Les bibliothécaires protestent contre la baisse constante des effectifs, « de 10 à 15% depuis une dizaine d'années sur environ 1 000 agents », explique Bertrand Pieri, de la CGT bibliothèques de la Ville de Paris à Libération. Ils réclament également un rattrapage de prime : « Nous avons les primes les plus basses des différents services de la Ville de Paris »  (lire ici).

 

Cerise sur la cocotte-minute, la mairie a décidé d'étendre l'ouverture le dimanche à sept bibliothèques (avec toutes les nouvelles qui le sont automatiquement). Hélène Berr, dans le XIIe, est la première des sept ouvertures dominicales programmées, en janvier. « On demande cinq postes budgétaires à Hélène Berr contre seulement un au final proposé, poursuit Bertrand Pieri. Et encore, cinq c'est un minimum, il en faudrait une dizaine ».

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe).

 

Lire l’article de Libération

 

La vie pas rose des bibliothécaires parisiens
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
commenter cet article
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:59

 

Les personnels ne pensaient pas vivre ça dans une municipalité tenue par la gauche alternative

 

C’est une fronde citoyenne qui dure depuis maintenant six mois. Depuis qu'Eric Piolle, le maire de Grenoble a décidé au mois de juin de fermer brutalement trois de ses treize bibliothèques municipales: la bibliothèque Hauquelin, avenue du Maréchal Randon, la bibliothèque Prémol dans le quartier du Village Olympique, spécialisées dans l’accueil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique selon les bibliothécaires et les usagers.

« Nous n'avions pas le choix », expliquait alors au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, lequel mettait en avant « qu'en raison de la baisse des dotations de l'État mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans » avant d’avouer qu'il s'agissait bien pour Grenoble d'une « politique d'austérité ».

Une nouvelle posture politique qui la foutait plutôt mal puisque la nouvelle majorité municipale de Grenoble est issue…. de toute la Gauche Alternative dans une liste comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs ou encore la Gauche anticapitaliste laquelle s’était présentée aux élections sur une ligne « anti-austérité ». Un programme qui leur revient comme un boomerang avec des mouvements de protestation continus de la part des habitants.

                                 Bibliothèques: Eric Piolle dévoile son programme    

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle

Puis, nouveau rebondissement. Alors qu’il était finalement arrivé à ses fins en fermant en septembre les deux bibliothèques Prémol et Hauquelin, Eric Piolle face à la mobilisation des grenoblois, annonce renoncer à fermer celle de l’Alliance. « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, mais aussi d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquentée par des personnes de tous âges et de tous horizons » déclarait un Eric Piolle qui retrouvait bien à propos le lyrisme de sa campagne électorale. Malheureusement, il semble que ce soit encore une promesse non tenue par le maire estampillé Gauche Alternative.

Car, en fait de maintien de la bibliothèque de l’Alliance, les personnels regroupé dans le collectif « bibliothécaires de Grenoble en lutte » découvrent que ce sera plutôt un vague « tiers-lieu » dont il faudra « redéfinir le périmètre ». Traduction : la mairie va transformer ce qui était une médiathèque avec des personnels formés en un simple point lecture avec une surface très réduite et plus grand monde pour l’animer. On ne peut que comprendre que la déclaration d’Eric Piolle soit ravalée au rang de mensonge par les bibliothécaires grenoblois qui ne pensaient pas vivre ça sous cette mandature.

En tout cas, ces derniers ne désarment pas. Le conflit entre les bibliothécaires et la mairie va même crescendo ces derniers temps avec des mouvements de grève très suivis les 7, 10 et 14 décembre. Tellement suivi que le taux de gréviste a atteint selon les jours jusqu’à….90%. Des personnels tellement en colère contre la politique de la mairie de Grenoble qu’ils seront de nouveau en grève ce samedi 17 décembre. Gageons qu’elle sera aussi suivie que les précédentes.

Enfin last but not least une grande assemblée générale de l’ensemble des personnels municipaux aura lieu le lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville. Les agents iront ensuite manifester avec les usagers « leur mécontentement » lors de la tenue du Conseil municipal qui se tiendra au même endroit à 18 heures. Reste à savoir si comme lors des précédentes réunions la mairie gauche citoyenne, écologiste et alternative fera appel aux CRS pour faire évacuer la salle (voir ici).

Publié également sur Miroir Social

            Démocratie locale : La situation est en train d'échapper au maire de Grenoble

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:32

 

 « Les personnels sont entre implosion et saturation » expliquent les syndicats qui prévoient une très forte mobilisation

 

Constatant une dégradation des conditions de travail dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes, l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA a annoncé une grève générale des établissements le 17 décembre. Comptant sur une forte mobilisation, les syndicats espèrent « qu’enfin la Maire de Paris prête une attention à la situation des personnels des bibliothèques ».

 

Des agents entre implosion et saturation, expliquent les syndicats dans leur communiqué : « la situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs ». Et de constater que les dégradations des conditions de travail s’accompagnent en outre du « manque de considération, certains diraient le mépris », vis-à-vis des personnes de la Direction des Affaires Culturelles de Paris. Une question de prime est évoquée par les syndicats, et d’injustice, « comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle » (lire ici).

 

Les syndicats dénoncent par ailleurs l’intention d’Anne Hidalgo d’ouvrir sept nouveaux établissements le dimanche, alors que les effectifs se disent déjà sous pression. Et ce, « sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement ». Manifestement, l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard serait « fermé à toute négociation », et aurait refusé les propositions avancées par les organisations. Une attitude pas très fluctuat pour un ancien révolutionnaire syndicaliste étudiant. Et même carrément mergitur.

 

En tout cas l'ancien leader de l'UNEF devrait sentir le doux parfum de la fronde sociale car selon de nombreuses sources internes le mouvement s’annonce très suivi le samedi 17 décembre avec la fermeture probable d’une majorité des soixante bibliothèques du réseau parisien. Deux manifestations seront également au programme ce jour là, l’une le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe) et l’après midi devant la bibliothèque Picpus-Hélène Berr.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Paris : Bruno Julliard, ancien syndicaliste étudiant, refuse tout dialogue social dans les bibliothèques

Paris : grève générale dans les bibliothèques le 17 décembre

              - Bah, faut bien ça pour être digne de la confiance d'Anne Hidalgo !

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 19:20

 

Le Parisien : le 12 décembre 2016

 

Avec deux manifestations au programme

 

Restrictions budgétaires, baisse des effectifs, extension des horaires d'ouverture... A l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et Unsa, les bibliothécaires de la ville seront en grève samedi 17 décembre.

 

Deux manifestations sont prévues : la première, le matin devant la bibliothèque Parmentier (20, avenue Parmentier, XIe) et la deuxième, l'après-midi devant la médiathèque Hélène-Berr (70, rue de Picpus, XIIe).

 

La CGT considère comme « une provocation » le fait que l'Hôtel de Ville ambitionne d'ouvrir d'ici 2020, sept bibliothèques supplémentaires le dimanche « sans proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement », qui viendraient s'ajouter aux cinq établissements déjà ouverts le dimanche.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                       Les bibliothèques municipales parisiennes sont bien malades

Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
commenter cet article
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 11:28

 

« Et pour une durée indéterminée » selon la direction de l'établissement

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun située rue Mouffetard dans le Vème arrondissement est fermée depuis maintenant plus de trois semaines pour raison de sécurité. « La bibliothèque est fermée depuis le 19 novembre en raison d'une panne qui affecte à la fois les portes et le système de sécurité incendie » a déclaré la direction de l'établissement dans une communiqué (lire ici).

 

Une fermeture qui pourrait durer car, symbole de la mondialisation, la pièce défectueuse n'est visiblement pas disponible dans l’hexagone, ce qui amène la bibliothèque Mohammed Arkoun à préciser qu'elle « restera fermée pour une durée indéterminée ». Probablement jusqu'à la fin de l'année.

 

D'autres problèmes de sécurité avaient déjà affecté la bibliothèque de la rue Mouffetard depuis la rentrée et pas des moindres. A tel point que la direction de l’établissement avait dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers (lire ici).

 

Paris : La bibliothèque Arkoun (Ve) fermée pour raison de sécurité
Repost 0
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 15:51

 

Livres-Hebdo : le 6 décembre 2016

 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues », a déclaré dans un communiqué Eric Piolle, le maire de la ville

 

La ville de Grenoble ne fermera finalement pas la bibliothèque Alliance, visée par un plan d’économie de la mairie. Les protestations des usagers, des bibliothécaires et du collectif « Touchez pas à nos bibliothèques », qui avait lancé une pétition pour le maintien de trois bibliothèques grenobloises, multiplié les manifestations et les grèves en octobre 2016, ont porté leur fruit pour cette antenne de quartier qui devait fermer dans le courant de l'année 2017.
 

« Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, a déclaré dans un communiqué daté du 2 décembre, Eric Piolle, maire de Grenoble. Elle y joue un rôle majeur comme lieu de lecture publique et d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquenté par des personnes de tous âges et de tous horizons ».

 

Deux autres bibliothèques Hauquelin et Prémol sont concernées par le plan d’austérité et ont fermé leurs portes en septembre dernier.

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

                   GrenobleEric Piolle, contraint de renoncer a fermer une bibliothèque

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Comme ça je tiens enfin une promesse de campagne

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Revue de presse
commenter cet article
2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:36

 

Interrogé par le site d’information, le directeur des affaires culturelles a été obligé d’annoncer que l’individu « était exfiltré puis mis sous surveillance »

 

C’est un article qui a fait l’effet d’une bombe à la mairie de Paris. Il faut dire que l’enquête de Médiapart « Avis de tempête post-socialiste sur les conservatoires parisiens » est truffée de révélations sur les carences de gestion des ressources humaines en vigueur dans les conservatoires de la capitale en pointant notamment le comportement du directeur du conservatoire Claude Bussy situé dans le XVIIème arrondissement (voir ici).

 

Un directeur qui, il est vrai, ne faisait pas dans la demie-mesure si l’on en croit Médiapart puisque la gestion de son établissement consistait surtout dans le harcèlement qu’il exerçait sur les employés du conservatoire. Au point que nombre d’entre eux ont été « déplacés » à leur demande par la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « C’est un habitué des conflits ayant déjà semé le trouble de Saint-Ouen au Ve arrondissement de la capitale en passant par Amiens », déclare même un fonctionnaire de la ville au site d’information. « C’est un manipulateur qui se pose en victime et traite d’homophobe toute personne qui lui résiste », confirme pour sa part une enseignante.

 

En tout cas, l’affaire ne pouvait plus durer du côté du conservatoire Claude Debussy puisque les parents d’élèves, inquiets des perturbations patentes affectant jusqu’au fonctionnement de l'établissement se sont plaints auprès des élus. Avec succès semble-t-il, puisque Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, annonçait à Mediapart, que le directeur du XVIIe était finalement exfiltré – « mis sous surveillance et bénéficiant d’un coaching » – vers une structure plus modeste, le conservatoire Camille Saint Saëns dans le VIIIe arrondissement.

 

Problème, c’est à Camille Saint Saëns justement qu’avait trouvé refuge une de ses principales victimes. Ni une, ni deux, l’administration parisienne réaffecte alors l’ancienne victime, qui pouvait donc se retrouver de nouveau face à son harceleur, vers….le conservatoire Claude Bussy ! « Un chassé-croisé caractéristique d’un management déficient » observe Médiapart.

 

Alors cette affaire marque t’elle une tolérance coupable de la part de la direction des affaires culturelles ? « Pas du tout » se défend Noël Corbin au site d’information prenant pour preuve avoir récemment démis de ses fonctions la directrice du Conservatoire Darius Milhaud dans le XIVe et avoir aussi pris des sanctions contre le directeur du conservatoire Jean-Philippe Rameau, situé lui dans le VIe. « Et nous nous préparons d’ailleurs à sévir ailleurs » révèle le directeur des affaires culturelles, lequel confirme ainsi le gros problème de management actuellement à l’œuvre dans les conservatoires municipaux de la capitale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

            Noël Corbin soucieux sur la conduite à mener dans les conservatoires parisiens

Repost 0
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 17:48

 

Il explique à des grands patrons assis dans des fauteuils Louis XVI, lors d’un colloque organisé par la Fondation Concorde, qu’il est temps de revenir aux lois d’avant 1936

 

La scène est on ne peut plus officielle. Elle a même été diffusée sur la chaine Public Sénat. On y voit alors un François Fillon qui, entre champagne et petits fours, promet un blitzkrieg social, ce sont ses mots, devant un parterre patronal assis dans des fauteuils Louis XVI lors d’un colloque organisé par la Fondation Concorde.

 

« Je ferais passer pendant tout l’été, sans interruption, que ce soit par ordonnances ou le 49.3, les réformes sur le code du travail, la durée légale du travail, l’assurance chômage… » affirme le vainqueur des primaires de la Droite (mais pas du Centre visiblement). Il explique ainsi en une minute qu’il est temps de revenir aux lois qui étaient en vigueur avant 1936. Un discours édifiant...

 

Publié également sur Miroir Social

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Arrêt sur image
commenter cet article
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:19

 

Une bibliothèque qui semble vivre une existence mouvementée car ces deux derniers mois la direction de l’établissement a dû également déposer plusieurs plaintes pour violence au commissariat

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun est fermée au public pour au minimum deux semaines car une panne de portes électriques empêche l’entrée des usagers a-t-on appris par un communiqué de la direction de cet établissement situé rue Mouffetard dans le Vème arrondissement.

 

La panne constatée depuis le samedi 19 novembre n’avait « pas pu être identifiée ni par la société de maintenance, ni par les services municipaux d’astreinte » précisait la bibliothèque guère optimiste quand à une réparation prochaine. Une inquiétude confirmée le mardi 22 novembre puisque la bibliothèque de la rue Mouffetard était toujours inaccessible au public. « Les portes ne sont toujours pas réparées, la bibliothèque est annoncée fermée pour la journée sur paris.fr » annonçait alors un nouveau communiqué diffusé aux personnels du réseau parisien. Mais de réparation point, car le bâtiment restait toujours portes closes dans les jours qui ont suivi. Un problème de pièce de rechange semble-t-il (voir commentaire). Désormais la bibliothèque ne rouvrira pas au mieux avant le mardi 6 décembre. Mais quand même, deux semaines de fermeture (minimum) pour une panne électrique c'est quand même assez inédit. A croire que cet établissement a reçu un mauvais sort.

 

En effet, la bibliothèque Mohammed Arkoun semble vivre une existence mouvementée car depuis le mois de septembre la direction de l’établissement a dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers. Et pas des moindres.

 

« Deux agents ont été victimes d’insultes violentes et sexistes, l’une d’elle de menaces de mort, le matériel a été bousculé, et le chef d’établissement, venu en défense d’une collaboratrice, avait été frappé au visage » avait ainsi rapporté l'UCP, le syndicat des cadres parisiens dans un tract diffusé aux personnels. « Ces incidents ont eu lieu en milieu de semaine, les agents ont pu s’absenter pour se rendre au commissariat, et être libérés de leur service public en raison de leur état de choc. Qu’en serait-il un dimanche ? » concluait même, perfide, le syndicat des cadres parisiens. On ignore pour le moment la réaction de Bruno Julliard.

 

En tout cas, les mésaventures de le bibliothèque Mohammed Arkoun illustrent comme un symbole la dégradation du réseau parisien. D'ailleurs pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail et le manque de considération à leur égard, les bibliothécaires de la capitale, soutenus par les syndicats CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, appellent à une grève le samedi 17 décembre (lire ici et ).

 

Paris : une bibliothèque fermée pour (au moins) deux semaines à cause d'une panne électrique
Repost 0
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:00

 

Place Gre’net : le 24 novembre 2016

 

Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » lance une pétition dans le cadre du dispositif mis en place par la Ville de Grenoble. Mais la validation de cette dernière se fait, curieusement, attendre… 

 

Dans le cadre de son plan d’économies, la Ville de Grenoble a décidé de sacrifier trois bibliothèques de quartier : Hauquelin (secteur 2) et Prémol (secteur 6) dès cet été, ainsi qu’Alliance (secteur 4) en 2017. Malgré les pétitions citoyennes, moult manifestions d’usagers, de syndicats et d’habitants destinées à perturber la tenue de conseils municipaux et à se faire entendre, l’exécutif reste droit dans ses bottes et ne transige pas. Mais, de leur côté, les citoyens n’ont pas l’intention d’abdiquer… D’où la décision de se saisir du dispositif d’interpellation et de votation de la Ville de Grenoble. Le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ! » réunissant usagers, bibliothécaires et citoyens a donc déposé sa pétition auprès de la mairie, le 9 novembre dernier. Les services se donnent un mois pour valider le texte (disponible dans la rubrique commentaire).

 

Alors que celui-ci semble clair, sa validation ne paraît pas aller de soi… la mairie a notamment suggérée de scinder la pétition qui englobe les trois bibliothèques en trois pétitions distinctes. Ruse de la Ville ou sincère souci de clarté ? Dans tous les cas, « c’est hors de question ! », s’offusque le collectif. Et ce lundi, l’adjoint à la démocratie locale, Pascal Clouaire, a indiqué aux pétitionnaires que les élus de la majorité allaient également en discuter entre eux. C’est que le texte de la pétition ne semble pas convenir tout à fait… Les tergiversations des élus ont le don d’agacer le syndicat CGT de la Ville, qui dénonce cette ambiguïté dans un communiqué de presse : « la municipalité refuse la pétition du collectif d’habitants qui se bat pour le maintien du service de lecture publique de proximité, elle ne lui convient pas, et pour cause ! La municipalité veut bien de la démocratie participative, mais pour les choses sérieuses, comme les pigeonniers contraceptifs ».

 

Pour cette bibliothécaire, c’est évident : « Les élus jouent la montre ! Moins on a de temps pour nous mobiliser, plus ils vont pouvoir avancer sur les projets de réaffectation des locaux ». ll faut en effet rappeler que les bibliothèques Prémol et Hauquelin ont déjà fermé leurs portes. Ainsi, alors que la page semblait définitivement tournée pour la Ville, les citoyens sont bien déterminés à ne pas en rester là… « Récemment, les services de la Ville nous ont concertés pour la réutilisation des locaux de la bibliothèque Prémol. Mais nous, on ne veut pas avancer sur ce terrain ! Ni nous engager dans des solutions irréversibles, puisque nous voulons faire aboutir la pétition ! », indique Cécilio Sanchez, vice-président de l’Union de quartier Village-olympique Vigny-Musset.

 

Une pétition, encore une donc… « Il n’y a pas plusieurs solutions pour nous faire entendre », constate Julia, l’une des porte-paroles du collectif. « On va donc rentrer dans ce processus de pétition et de votation qui permettra d’ouvrir le débat en conseil municipal et de mobiliser les citoyens. L’objectif est d’abord de faire parler des bibliothèques. Car on voit déjà les impacts négatifs qu’engendre la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol ». Une bibliothécaire abonde dans le même sens et développe : « Nous constatons une surcharge de lecteurs dans les autres bibliothèques, et donc un mauvais accueil du public ».

 

Une maman du quartier interroge : « Imagine-t-on réaliste, en terme de temps, de faire déplacer les écoles à la bibliothèque Kateb Yacine de Grand’Place ? [où le fond jeunesse va-t-être constitué, ndlr]. C’est toute une expédition… Qui plus est avec les marches d’escaliers en prime qui ne sont pas pratiques pour les tout petits ». N’y a-t-il pas la solution du bibliobus qui peut venir devant les écoles, faute désormais de bibliothèque dans le quartier ? « Ça n’a strictement rien à voir ! Un bibliobus, c’est huit enfants à la fois qui peuvent monter dedans. Et puis c’est très compliqué à gérer pour les enseignants. Et ce n’est simplement pas envisageable à l’école Sidi Brahim », affirme Carole, qui semble bien informée. Bref, les plans B envisagés par la Ville sont loin de contenter les divers usagers des bibliothèques. « Je pense qu’Eric Piolle, de par son capital socio-culturel, n’appréhende pas ce qu’est la réalité des gens dans les quartiers et les difficultés qu’ont certains à se déplacer pour aller dans une bibliothèque, considère un bibliothécaire dans la trentaine. Ce réseau de proximité, ces services publics qu’on détricote, c’est pourtant ce qui fait société ! ».

  

 Lire l’article de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

Grenoble : Les usagers se saisissent du dispositif de votation citoyenne pour le maintien de trois bibliothèques
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur
commenter cet article

Pages