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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:22

 

Le Figaro : Le 26 novembre 2014


Après le scandale des travaux de son appartement, le secrétaire général de la CGT va devoir s'expliquer sur la réfection de son bureau, qui a coûté quelque 62.000 euros, selon Le Canard enchaîné

 

Un parquet à 7400 euros, un nouveau système électrique pour 10.000 euros, du mobilier fabriqué sur-mesure pour 21.600 euros... Non, ce n'est pas la facture des travaux de l'appartement de Thierry Lepaon mais celle... de « l'aménagement » de son bureau. Le Canard enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi publie un extrait du devis des travaux, réalisés en début d'année au siège de la CGT, qui ont coûté au total plus de 62.000 euros.

 

Le journal satirique révèle ainsi que celui qui a succédé à Bernard Thibault souhaitait « disposer d'une déco au goût du jour » dans son bureau de plus de 50 m². La CGT a donc missionné un «conducteur de travaux » pour superviser le chantier, a exigé des « études préliminaires » et fait établir un «contrat de maîtrise d'oeuvre », le tout pesant pour 15.000 euros dans la facture finale. De quoi s'interroger sur l'ampleur de « l'aménagement ».


Le coût de la rénovation de l'appartement de Thierry Lepaon, pris en charge par son syndicat, avait déjà provoqué une tempête fin octobre. Bien que Lepaon s'était défendu de savoir que la réfection de son appartement avait coûté quelque 130.000 euros (avec le mobilier), le secrétaire général de la CGT avait fini par avouer « une faute collective ».

 

Thierry Lepaon avait botté en touche, estimant que « les gens s'en foutent » et préférant se rencentrer sur les missions de son syndicat. Celui-ci avait d'ailleurs soutenu son numéro 1 et l'affaire semblait classée. Les militants, déjà sur la défensive après cette somptueuse rénovation, risquent de ne pas apprécier ces nouvelles révélations.

 

Lire l'article du « Figaro »


 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 15:09

 

Le Parisien: Le 26 novembre 2014

 

« Je n'ai pas changé de bureau », a malicieusement commenté Laurent Berger. «Je n'y suis pas beaucoup, je suis sur le terrain avec les militants et les salariés ».

 

Les affres de la CGT « ne le regardent pas ». Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a quand même adressé ce mercredi matin sur Europe 1 une pique à son homologue cégétiste Thierry Lepaon, empêtré dans une nouvelle affaire de dépenses disproportionnées, cette fois au siège du syndicat, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

Le Canard Enchaîné révèle ce jour que le syndicat a déboursé 62 000 euros pour rénover le bureau de 50 m2 de son secrétaire général , un an après qu'il a succédé à Bernard Thibault. Rien que pour le remplacement du mobilier, 21 000 euros ont été facturé. L'hebdomadaire avait déjà révélé le mois dernier que la CGT avait dépensé 105 000 euros pour rénover l'appartement de fonction du même Thierry Lepaon, aux abords du bois de Vincennes, ce qui avait suscité une vague d'indignation.

« Je n'ai pas changé de bureau », a malicieusement commenté Laurent Berger, qui a succédé à Laurent Chèrèque à la tête de la CFDT il y a deux ans. « Je n'y suis pas beaucoup, je suis beaucoup sur le terrain avec les militants et les salariés ». 

Ce commentaire aigre-doux est lancé au moment où CFDT et CGT s'affrontent dans les urnes. Vendredi dernier, la CGT a été détrônée chez Orange-France Télécom par... la CFDT. Du jamais vu dans l'histoire de l'entreprise. La centrale a perdu sa première place, chutant de trois points à un peu moins de 20% contre plus de 30% il y a dix ans. C'est le troisième scrutin d'ampleur où la centrale a récemment perdu des plumes, après EDF (près de 4 points perdus) et la SNCF (-1,69%). En attendant un nouveau revers dans la fonction publique ? 

Les yeux sont braqués sur le scrutin du 4 décembre, lors duquel 5 millions de fonctionnaires sont appelés à voter. La CGT est aujourd'hui en tête (25,4% des voix) avec plus de 6 points d'avance devant la CFDT. Ses bastions sont la fonction publique Territoriale (FPT) et l'Hospitalière (FPH), mais à l'Etat, qui compte bien plus de cadres (53%, en catégorie A), le syndicat n'est que troisième derrière FO et la FSU. Autre défi la semaine prochaine: les élections à La Poste, où le syndicat est aussi en tête.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

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                       Travaux à la CGT: Laurent Berger (CFDT) passe la deuxième couche

 

 


 

 

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:20

 

Le syndicat a mis en ligne une parodie de Star Wars où Pierre Gattaz et Manuel Valls tiennent les rôles principaux.

 

C'est une initiative qui est en train de faire le buzz sur la toile. Des syndiqués de Loire de la fédération CGT Équipement ont mis en ligne une vidéo parodiant Star Wars, dans laquelle ils appellent à combattre « le côté obscur » en votant, dans deux semaines, contre les projets de destruction massive de la fonction publique orchestrés par… « Seigneur Gattaz et son apprenti Seigneur Dark Vallsious ». Comprenez le président du Medef et le premier ministre.

 

La vidéo est tellement réussi que de nombreux syndicats CGT territoriaux dans toute la France ont repris à leurs compte ce mode de communication on ne peut plus décalé. Une communication d'ailleurs tellement inhabituelle venant d'un syndicat que plusieurs médias comme Le Figaro, Ecran Large, Le Progrès de Lyon ou encore Marianne s'en sont fait l'écho.

 

Il est vrai que tout y est: la célèbre musique originale du film, le générique défilant qui nous envoi « dans une République lointaine, très très lointaine, ou alors pas si lointaine que ça…». Un monde parallèle où, pêle-mêle, « les politiques d'austérité dans toute l'Europe mettent à mal les services publics, les attaques RGPP ont infligé des destructions massives d'emploi, les collectivités territoriales sont asphyxiées et en voie de disparition, l'éducation est maltraitée, les services publics sacrifiés ».

 

Pour mettre fin à la financiarisation de l'économie, les fonctionnaires et salariés des services publics n'ont donc qu'une issue: voter pour « les forces rebelles de la CGT, emmenées par ses infatigables militants ». Et ce, pour « remporter une bataille décisive et faire reculer les forces obscures de l'ultralibéralisme »… conduites par un Pierre Gattaz qui demande, dans le court extrait parodié, à son disciple, Manuel Valls, de se relever car… « on dirait une serpillière ». Une séquence on ne peu plus hilarante.

 

En conclusion de cette parodie, cette scene savoureuse où maître Yoda, professe à son élève jedi Luke Skywalker: « Utile est le vote CGT, un vote des luttes, un vote efficace, un vote d'espoir, un vote qui peut changer la donne. Combattez le côté obscur, CGT votez ! ». May the force be with them ? La vidéo est visible ici

 

Publié également sur Miroir Social 

 

 

                                                                  Voici le côté obscur de la force 

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                                                       - Manu, je suis ton père ...


 

 


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Amours patronales pour Manuel Valls

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:25

 

Depuis plus de deux ans, les bibliothèques Marseillaises connaissent une dégradation sans précédent de leurs services et de leurs conditions d'accueil


Dans la cité phocéenne, pour avoir accès à la lecture publique c’est comme si la sardine avait bouché le Vieux-Port. En effet depuis deux ans, les bibliothèques marseillaises connaissent une dégradation sans précédent des services, des conditions d'accueil et de travail entrainant des réductions d'horaires d'ouverture voire même des jours entiers de fermeture. Pour les syndicats cette situation est la conséquence de quarante postes qui n’ont pas été remplacés.


Pour protester contre cette bouillabaisse culturelle, les syndicats CGT et FSU des bibliothèques municipales marseillaises a lancé une pétition sur le site change.org à l’attention du maire, Jean-Claude Gaudin, laquelle a déjà recueilli près d’un millier de signatures.


Il est vrai que la situation est on ne peut plus inquiétante. Si la bibliothèque de Bonneveine avec sept postes manquants va réduire ses heures d'ouverture de 34 à 28 heures celles du Panier, de Cinq-Avenues et de la Castellane réduisent elles aussi leurs horaires avec à la clef des jours entiers de fermeture (le samedi au Panier, le vendredi à Castellane et le jeudi aux Cinq-avenues).

 

 

                                Jean-Claude Gaudin veut emmener son ami visiter une bibliothèque

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                                                     - Peuchère, c'est déjà fermé !


Quand à la bibliothèque de la Grognarde, celle-ci a ouvert cet été sans agent titulaire avec uniquement des vacataires recrutés en catastrophe. Pire le service Lire Autrement de l'Alcazar (unique service documentaire municipal destiné aux personnes mal-voyantes et mal-entendantes) est resté fermé quatre mois en raison d'une organisation défaillante.


Selon Anne-Marie d'Estienne d'Orves, adjointe au maire de Marseille déléguée aux bibliothèques, une étude a été lancée par l'État sur le contrat de lecture dans les villes. « D'ici le début de l'année prochaine cet état des lieux servira de base de travail pour apporter les réponses aux problèmes énoncés par les syndicats » précise l’élue. Rappelons toutefois que la cité phocéenne ne compte que huit bibliothèques, ce qui est bien peu pour la deuxième ville de France.

En attendant l'adjointe réfute les chiffres avancés à propos des quarante postes vacants : « Le calcul est fait d'après des grilles qui datent de 2004, les choses ont évolué ». Concernant les horaires, l'élue rajoute que « la réduction des heures d'ouverture est un choix, compte tenu des maladies et des départs à la retraite ». Peut être que les marseillais arriveront à la faire changer d’avis. La pétition est ici.

 

Lire aussi: Ouvrons mieux les Bibliothèques 

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Les bibliothécaires marseillais rappelle le maire à ses promesses

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                                                                   - Peuchère, ils m'ont pris au mot

 


 

 

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Vagues de protestation dans les bibliothèques municipales

 

Lire aussi, l'article du Monde.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:21

 

 La Marseillaise : Le 12 novembre 2014


Les syndicats accusent le coup du manque de personnels dans la plupart des bibliothèques municipales de la ville de Marseille.


Elles sont actuellement quatre bibliothèques sur les huit que compte le réseau des bibliothèques municipales de Marseille à avoir revu leurs horaires d'ouverture à la baisse faute de personnels dont le manque à gagner est évalué à « une cinquantaine de postes sur les 300 dévolus au réseau des bibliothèques depuis l'ouverture de l'Alcazar en 2004 », selon l'intersyndicale (CGT et FSU) qui accuse le coup de la dégradation du service public et des conditions de travail des personnels municipaux.


Un constat plus qu'alarmant à Marseille où l'ensemble des services culturels de la Ville est touché et où le réseau des bibliothèques « est loin d'être à la hauteur si l'on compare le service à celui de Lyon ou Paris », estime Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Du côté de l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves qui préfère ne pas se prononcer sur le nombre des postes manquants, « il faudra attendre les résultats de l’enquête lancée auprès des services des bibliothèques en janvier prochain, les syndicats s’appuient sur une grille de lecture trop ancienne à savoir celle de 2004 qui date de l’ouverture de l’Alcazar ». Une base selon elle désuète qui ne permettrait pas d’affirmer le manque à gagner des 50 postes sur le réseau des bibliothèques à Marseille.


« En attendant, nous avons préféré baisser le volume horaires d’ouverture au public pour ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents », continue l’adjointe au maire qui précise également qu’une vague de recrutements internes a également été lancée. Mais « aucun recrutement externe », déplore-t-on encore du côté syndical qui accuse le coup de la mauvaise foi de la part de la direction des bibliothèques de Marseille.

 

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                                                          - Nous de mauvaise fois ? Oh, peuchère !

 


Depuis la Révision générale des moyens municipaux (en lien avec la réforme générale des politiques publiques de Sarkozy) et la contractualisation du réseau des Bibliothèques de Marseille à vocation régionale (BMVR) avec l'Office centrale des bibliothèques et les bibliothèques de l’Association culturelle d'espaces lecture et d' écriture en Méditerranée (Acelem), les syndicats tirent la sonnette d'alarme et ont même lancé une pétition qui a déjà recueilli plus d'un millier de signatures (bientôt en ligne) pour la pérennisation du service de lecture publique de proximité.


Avec un volume horaire de 41 heures par semaine au lieu des 50 heures proposées par les syndicats et la baisse des effectifs (le non-remplacement des départs à la retraite), « la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers du volume horaire normal sans autre forme de procès », indique le responsable CGT. « Nous lançons pas mal de propositions depuis deux ans mais nous ne sommes jamais entendus », déclare Noëlle Colombié du côté de la FSU.


Conséquences sur le réseau marseillais, la bibliothèque du Panier est fermée trois jours sur sept, Bonneveine perd six heures d'ouverture par semaine et la plupart des bibliothèques restent fermées tous les matins. « L'accueil des collectivités et des scolaires s'effectuait essentiellement le matin, nous perdons le plus gros de notre activité et les publics n'ont accès à nos services que durant des horaires restreints », lance le responsable CGT.

 

 

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                                     - Alors les minots, vous avez encore loupé la bibliothèque ?

 


Même constat sur le site de Castellane qui subit également une forte dégradation des services avec la fermeture répétée de la boîte de retours, « l'une des plus importantes du réseau des bibliothèques » ou encore à la Grognarde où des vacataires ont dû remplacer les personnels en août dernier. à l'Alcazar, le service « Lire autrement » destiné aux déficients visuels est resté fermé durant trois mois.


Depuis sa réouverture à la fin du mois d'octobre, les syndicats déplorent « des conditions de travail déplorables à la fois pour les publics et le personnel ». Pourtant, la mise en service des automates devait permettre de compenser la baisse des effectifs mais pour l'intersyndicale toujours, « l'automatisation du prêt et du retour n'a rien changé, aucune réorganisation des services n'a été lancée ».


Pour les syndicats, « le réseau des bibliothèques de Marseille est déficient et il faut le développer et le pérenniser par le service public et l'emploi statutaire et pas uniquement en développant le partenariat associatif ou des recrutements internes ».


Lire l’article de « La Marseillaise »

 

 

                                                       Bibliothèques marseillaises: c'est le bazar

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                                               - Ben Jean-claude, je te dis pas merci pour ce moment 

 

 

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:15

 

Métro : Le 12 novembre 2014


Depuis la rentrée, la municipalité a réduit les horaires d’ouverture de plusieurs bibliothèques de Marseille. Certaines doivent fermer un jour entier par semaine. Une décision prise en raison du manque de personnel.


Un an après avoir été Capitale européenne de la culture, la mesure fait mal. Faute de moyens et de personnels, la municipalité de Marseille a réduit la voilure des heures d’ouvertures des 8 bibliothèques de la ville depuis la rentrée. Une mesure drastique qui affecte profondément les petites structures du réseau, à commencer par les établissements des 5 avenues, du Panier et de la Castellane où un jour de fermeture supplémentaire a été ajouté.


Si les problèmes de gestion dans ce service ne sont pas nouveaux, il pose surtout question si l’on compare avec les autres grandes villes. Selon les chiffres de l’Observatoire de la lecture du ministère de la Culture, le nombre de jours d’ouverture au public en 2010 a été  de 254 à Paris, 253 à Lyon et seulement 222 à Marseille. « Malgré nos propositions (…) la direction a décidé de baisser le volume horaire de plus d'un tiers sans autre forme de procès », s’inquiète dans la Marseillaise Raymond Romano, secrétaire général du syndicat CGT cadres.


Interrogée à ce sujet, l’adjointe à la Culture de la Ville, Anne-Marie d’Estienne d’Orves estime que la réduction des heures d’ouverture a été décidé afin « de ne pas aggraver les conditions de travail de nos agents ». Pour la CGT, il manquerait cinquante postes pour retrouver une situation normale. Un chiffre à tempérer selon la municipalité qui a lancé une enquête interne avant d'entamer une campagne de recrutement.


Mais en attendant, ce sont les Marseillais qui pâtissent de ce manque d’accès à la culture. Qui plus est dans le IIIème arrondissement. Dans ce secteur du centre-ville où résident près de 45 000 personnes, soit une ville de la taille d’Orléans, aucune bibliothèque n’existe. Une pétition en ligne a été lancée il y an pour exiger la création d’une structure. Le collectif Brouettes et compagnie de la Belle de Mai a même fait installer des étagères de livres chez les commerçants pour faciliter la lecture dans ce quartier.


Lire l’article de « Métro »

 

 

                                                 Plus de lecture dans le centre ville de Marseille

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                                              - C'est que peuchère, j'ai perdu mes bibliothèques au casino

 

 

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:54

 

France Musique : Le 18 novembre 2014

 

Bruno Julliard, adjoint à la culture regrette un manque de « mixité » sociale et une formation « trop académique ».

 

C'est un sujet sensible auquel a décidé de s'attaquer la mairie de Paris. Dans un article du journal Le Monde paru le 17 novembre, l'équipe d'Anne Hidalgo annonce avoir la volonté de réformer les conservatoires de la capitale. On leur reproche de coûter cher à la ville alors qu'ils ne bénéficient qu'à un trop petit nombre de parisiens. Sur les 17 établissements, seulement 18 000 jeunes sont inscrits dans un conservatoire municipal. La mairie pointe aussi le coût élevé du fonctionnement de ces établissement, 36 millions d'euros par an, salaires inclus.

 

Autre point noir, le manque de mixité sociale. Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, en charge de la culture, déplore que les familles aisées soient surreprésentées. « Il n’est pas suffisant que ces établissements soient pleins. Ils doivent aussi participer à la volonté municipale de démocratiser l’accès à la culture et de lutter contre les inégalités », ajoute l'élu. La mairie indique avoir mis en place un collectif de directeurs de conservatoire afin de réfléchir aux pistes permettant de réformer l'accès aux établissements.

 

Tout d'abord, il serait envisagé de retarder l'âge d'inscription pour éviter que des enfants suivent un cursus qui ne les intéresserait pas. Les conservatoires parisiens souffrent d'une désertion des élèves en deuxième et troisième cycles, qui correspondent aux années collège et lycée. La mesure serait accompagnée par un « parcours personnalisé ».

 

Autre piste: proposer davantage de connexions pour les enfants âgés de 8 à 10 qui ont découvert la musique à l'école mais dont les parents n'ont pas le réflexe « conservatoire ». Un axe qui s'appuie sur la mise en place des ateliers périscolaires dans le cadre des rythmes scolaires auxquels 7500 enfants participent cette année. Des ateliers animés par des professeurs de conservatoire et des enseignants de la ville de Paris.

 

Il est également question d'élargir l'offre pédagogique en intégrant des associations aux pédagogies innovantes. Enfin, dernière piste et pas des moindres, revoir les conditions d'accès et d'inscription en instaurant un tirage au sort. Chaque année, les conservatoires enregistrent environ trois fois plus de demandes qu'il n'y a de places et la règle du « premier arrivé, premier servi » ne semble pas convenir à l'équipe municipale. 

 

Lire l'article de « France Musique »

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:17

 

Le Monde : Le 18 novembre 2014


En cause, selon la mairie de Paris : un manque de « mixité sociale » et une formation « trop académique ».


Au lendemain de l’inauguration du nouveau conservatoire du XIIe arrondissement et à quelques mois de l’ouverture de celui du forum des Halles dans le Ier, Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture, ne cache pas sa volonté de réformer ces établissements qui représentent un budget de fonctionnement de 36 millions d’euros par an (salaires inclus). « Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent dans ses conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées », résume-t-il.


Pris d’assaut chaque année par des parents persuadés que la musique favorisera la réussite scolaire de leurs enfants, les dix sept conservatoires de la Ville de Paris – qui accueillent plus de 18 000 jeunes – sont majoritairement fréquentés par des élèves issus des catégories sociales favorisées. Les tarifs d’inscription variant en fonction de la situation financière des familles (de 73 à 510 euros par an pour un cursus complet en musique ou en danse), les chiffres montrent une surreprésentation des quotients familiaux 7 et 8, qui correspondent aux revenus le plus élevés.

 

« Cette composition n’est pas à l’image de la société parisienne, considère Bruno Julliard. Il n’est pas suffisant que ces établissements soient pleins. Ils doivent aussi participer à la volonté municipale de démocratiser l’accès à la culture et de lutter contre les inégalités. » A cette homogénéité sociologique, s’ajouterait, aux yeux du premier adjoint, « une défaillance du service public d’éducation musicale » lié à un recrutement « très sélectif et très jeune » et au caractère normé de l’enseignement.


Comment toucher d’autres publics et faire évoluer l’apprentissage de la musique ? Pour tenter de répondre à ces deux questions et ouvrir une réflexion sur l’évolution des pratiques, la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris vient de mettre en place un collectif de directeurs. Parmi eux, Jean-François Piette, directeur du conservatoire du Xe arrondissement : « Il suffit, dit-il, d’ouvrir les yeux et de regarder la société pour se dire que c’est le moment d’inventer. » Lui a déjà commencé. « Jusqu’à présent, dans mon établissement, près de 60 % des parents voulaient inscrire leurs enfants aux cours de piano. Pour certains, cette demande est liée à une frustration de jeunesse, pour d’autres à la présence d’un piano dans le salon, le choix de l’enfant lui, vient après », constate-t-il.


 

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                        -  « c’est le moment d’inventer » selon un directeur de conservatoire



A cette rentrée, le directeur a mis en place un nouveau dispositif intitulé « orchestre et mouvement dansé ». Les jeunes entrants âgés de 7 ans découvrent, en changeant chaque trimestre, trois instruments de trois familles différentes : les cordes, les cuivres, les bois. A cela s’ajoute un travail corporel autour de la danse classique et contemporaine. « Quand j’ai proposé cette formule, il y a eu beaucoup de réticences chez les enseignants ; finalement cette proposition n’a en rien diminué les demandes d’inscription ; » Mathieu Ferey, inspecteur de la musique pour la Ville de Paris, applaudit l’initiative : « La question cruciale est celle de la motivation des élèves. Si on leur offre un vrai choix, cela limitera le taux d’abandon. »


Car, dans le Xe comme ailleurs, l’essentiel des effectifs se concentre sur le premier cycle (élèves de 6 à 10 ans) et s’évapore fortement en deuxième et troisième cycles, lors des années collège et lycée. Pour tenter de « garder » les adolescents, le conservatoire du Xe a imaginé à leur attention un « parcours personnalisé ». « Parce que c’est l’âge où l’on a envie de créer et d’être regardé, nous leur proposons une année moins exigeante en termes d’apprentissage, composée notamment d’un cours en petit groupe afin qu’ils pratiquent la musique d’une autre façon, avec ce qu’ils savent déjà faire », explique M. Piette. Là encore, l’inspecteur approuve : « Il faut réfléchir à plusieurs parcours et mettre les pratiques collectives au centre, on ne peut plus continuer à offrir aux ados une seule possibilité. »


Pour mener à bien sa réforme, la Ville de Paris envisage deux scénarios : soit retarder « un peu » l’âge d’inscription dans les conservatoires, « afin que les enfants décident suivant leur appétence » ; soit maintenir les critères d’entrée mais en « multipliant les passerelles pour que les 8-10 ans, qui auront découvert, au sein de l’école, leur intérêt pour la musique – mais dont les parents n’ont pas le réflexe de se tourner vers les conservatoires – puissent rejoindre ces établissements », détaille Bruno Julliard.


 

                                                   Conservatoires : Bruno Julliard expose son programme

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                                               - Il faut multiplier les passerelles



Ces pistes de travail s’appuient sur le développement de l’initiation musicale dans le cadre de l’aménagement des rythmes éducatifs. Cette année, environ 7 500 enfants bénéficient d’ateliers pris en charge par des professeurs de conservatoire et des enseignants de musique de la Ville de Paris. « Cet éveil musical au sein des écoles primaires doit contribuer à rompre le déterminisme socioculturel qui mène au conservatoire et élargir le vivier de recrutement », explique-t-on au sein du cabinet d’Anne Hidalgo. Le premier adjoint souhaiterait aussi « travailler avec des associations de musique qui ont des pédagogies innovantes et, pourquoi pas, en labelliser certaines ». Pour Jean-François Piette, la question de la mixité sociale est « un leurre. C’est une erreur de vouloir tout faire dans les conservatoires ; il faut mettre en place des réseaux et des partenariats avec d’autres structures ».


Tentant d’anticiper les critiques sur le risque de « baisse de niveau », Bruno Julliard et Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, font valoir que « le maintien de l’exigence n’est pas contradictoire avec la notion de plaisir » et rappellent que seuls 1 % des élèves de conservatoire municipaux deviennent des professionnels. « Nous ne sommes qu’au début de la réflexion, il y aura beaucoup de concertation, car c’est un dossier sensible, reconnaît Bruno Julliard, avant d’ajouter : une partie des conservatoires porte bien leur nom… »

 

Enfin, le processus d’inscription (premier arrivé, premier inscrit) pourrait être revu. Pour gérer des demandes parentales près de trois fois supérieures au nombre de places, la municipalité parisienne étudie de « nouvelles pistes ». Ni les longues files d’attente devant les conservatoires ni la ruée sur la plate-forme téléphonique n’ayant donné satisfaction, la municipalité dit « ne rien s’interdire » et réfléchit notamment à un système de tirage au sort. « Une discussion est en cours avec les directeurs et les maires d’arrondissement, précise Noël Corbin. D’ici fin décembre, nous définirons la procédure retenue, qui reposera toujours sur le principe de l’équité ».


Lire l'article du « Monde »

 

 

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                      -   J'ai bon mot pour toi Bruno: Les conservatoires portent bien leur nom

                                         -  Ah, ben celle là, je vais la réutiliser...

 

 

 

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 16:18

 

La Gazette des Communes : Le 18 novembre 2014

 

Une mobilisation a minima pas pour autant vécue comme un échec par les organisateurs

 

Le mouvement, à l’appel de la CGT, FA-FP (Autonomes), FSU et Solidaires, intervient à moins d’un mois des prochaines élections professionnelles à laquelle sont appelés à participer les quelque 5 millions d’agents, le 4 décembre. Il visait principalement à dénoncer le gel de leurs salaires, le point d’indice qui sert à les calculer étant bloqué depuis 2010.

 

Mais le rassemblement parisien n’a pas drainé les foules. A 14 h, Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des services publics, recensait « environ 500 » participants devant l’Assemblée qui devait voter l’ensemble du projet de budget 2015 dans l’après-midi. D’autres initiatives étaient prévues localement.

 

Interrogé sur la faiblesse de cette mobilisation, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, venu brièvement se joindre au mouvement, a répondu : « C’est difficile de mobiliser dans la période, parce qu’il y a de la déception et on ne passe pas forcément de la déception à l’action ». Pour autant, « la CGT n’est pas affaiblie », a-t-il assuré, faisant valoir « des adhésions nouvelles – plus cette année que l’année précédente » – pour la première force syndicale du pays.

 

Pour le numéro un de la CGT, cette journée de mobilisation « vise à dénoncer la politique gouvernementale en matière de rémunération des fonctionnaires » qui « n’acceptent pas le gel du point d’indice », a-t-il ajouté. « Tout ceux qui ont voté à gauche pour un changement politique majeur dans ce pays sont aujourd’hui déçus. Ça se voit dans les urnes, et ça se verra aussi dans les rues », a-t-il prévenu.

 

« Nous serions en échec si nous avions dit que nous organisions une grande journée de grève et d’action dans la fonction publique » alors que là, « c’est une journée d’interpellation des élus sur tout le territoire », s’est défendue de son côté Bernadette Groison (FSU). « C’est un coup de semonce par rapport au gouvernement, puisque le débat parlementaire tourne autour du budget » et que la « politique budgétaire est totalement inacceptable », a souligné Denis Turbet-Delof (Solidaires), pour lequel « le personnel est de plus en plus écoeuré, inquiet, désabusé ».

 

Lire l'article de « La Gazette des Communes »



 

                        Il y avait plus de journalistes que de manifestants autour de Thierry Lepaon

 

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                    - Bah, C'etait juste une journée d’interpellation des élus sur tout le territoire

 


 

 

 


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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:48

 

MarsActu : Le 9 octobre 2014

 

Discrètement, quatre des huit bibliothèques que compte le réseau marseillais ont réduit leurs horaires, faute de personnel pour accueillir le public. La Ville assure que c'est une situation provisoire. Or, celle-ci dure depuis des années.

 

Une bibliothèque ouverte tous les jours même le dimanche ? A l'heure où le ministère de la culture souhaite aider les collectivités locales à étendre leurs horaires pour faciliter l'accès à la lecture, la Ville de Marseille fait l'inverse.

 

Depuis la rentrée, la municipalité réduit drastiquement les horaires de quatre des huit bibliothèques du réseau. En septembre, les « petites » bibliothèques du Panier, des Cinq-Avenues et de Castellane ont perdu un jour entier d'ouverture au public. Au Panier, le lieu est donc fermé trois jours sur sept. Celle de Bonneveine a également perdu six heures d'ouverture au public. Cette logique restrictive touche également l'Alcazar. Depuis trois mois, le service Lire autrement destiné aux déficients visuels est fermé faute de personnel pour le faire vivre.

 

Cette politique de peau de chagrin est symptomatique de l'extrême tension vécue dans ce service culturel depuis près de dix ans. Car cette brusque réduction de voilure a une cause unique : le déficit chronique de personnels. « Sans données précises, nous avons évalué ce manque à environ 40 personnes sur l'ensemble des sites, constate Raymond Romano, représentant CGT. La réponse de la direction est de réduire l'ouverture au public sur quatre des huit bibliothèques du réseau. Ce n'est pas une solution : la charge de travail reste la même et il y a une dégradation du service ».

 

Une pétition a déjà rassemblé 400 signatures au dire des syndicats et une demande de rendez-vous est partie en direction de la nouvelle élue à la culture, Anne-Marie d'Estienne d'Orves. Cette dernière y a répondu positivement ce mardi en recevant une délégation syndicale de représentants CGT et de la FSU. De son côté, le syndicat Force ouvrière (très proche de la direction lire ici) préfère limiter la communication sur ce sujet au comité technique paritaire qui siège ce jeudi. La perspective des élections professionnelles, en décembre, rend le syndicat majoritaire prudent ou stratégique selon les points de vue. Après la séance du comité technique paritaire, le syndicat a publié un tract faisant état d'une « cote d'alerte dépassée » dans les bibliothèques. Il fixe à 50 le nombre d'agents manquants et fait part de sa vigilance quant aux solutions « rapides » proposées par la Ville. 


 

                      Bibliothèques de Marseille: Même FO conteste la politique de Jean-Claude Gaudin

 

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                                                                   - Oh, peuchère !


 

Avant cela, en recevant les autres représentants syndicaux, ce mardi, l'élue était accompagnée du directeur des affaires culturelles, Sébastien Cavalier et d'un de ses adjoints. En revanche, le directeur actuel des bibliothèques, Christian Laget, était absent à cette réunion. Comme s'il incarnait déjà le fusible à faire sauter en cas de montée du courroux. En tout état de cause, c'est l'élue qui est montée en première ligne à sa place pour tenter de calmer les inquiétudes sans toujours y parvenir. « Pour la énième fois, une élue fraîchement arrivée nous a dit qu'elle avait besoin de faire de la prospective avant de prendre des décisions, regrette Catherine Roux une représentante du SDU-FSU. A chaque fois, on perd du temps et la situation se dégrade ».

 

De son côté, Raymond Romano regrette l'absence de réaction de la Ville face à une carence ancienne et connue : « Depuis quelques mois, la direction générale des ressources humaines permet enfin l'accès aux postes ouverts à mobilité dans l'ensemble des services. Depuis juillet, les listes de postes vacants ont été mises en ligne sur l'intranet de la ville en quatre vagues successives. Aucune ne concernait les affaires culturelles ».

 

« Cette situation est provisoire, assure Anne-Marie d'Estienne d'Orves, jointe par nos soins. Elle est effectivement due à un manque d'effectifs qui ne nous permet pas d'accueillir les publics dans les meilleures conditions. Mais nous allons ouvrir une nouvelle vague de promotion interne qui devrait nous permettre de recruter quinze personnes dans les prochaines semaines. Une autre vague de recrutement toujours en interne permettra de revenir à une situation normale au mois de janvier, voire même pour les vacances de Noël ». En revanche, l'élue à la culture qui revendique un parler clair ne s'étend pas sur les causes de ce manque chronique. « Vous savez c'est une question qui concerne tous les services de la ville », élude-t-elle.


 

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                                 - Peuchère, mon adjointe vient de me tailler un costard !


 

Du côté syndical, on pointe pourtant les effets de la Réduction générale des moyens municipaux « qui consistait à ne pas remplacer les départs à la retraite comme dans la RGPP au plan national ». A cela s'ajoute un certain nombre de « mobilités externes », c'est-à-dire des cadres qui ont quitté Marseille, lassés par le manque de moyens et l'ambiance délétère. « Il manque de tout mais en particulier des catégories B et C », reprend le bibliothécaire qui organise une réunion d'information syndicale ce jeudi. Cette carence en personnels avait d'ailleurs été soulignée par la chambre régionale des comptes dans le rapport qu'elle avait réalisée sur la commune de Marseille. 

 

Les effectifs ont été réduits de 14% en équivalents temps plein (ETP) entre 2007 et 2012. Au 1er janvier 2012, le service des bibliothèques employait 287 agents représentant 275 ETP, ce qui représente une baisse notable des effectifs totaux (324 agents pour 318,1 ETP au 1er janvier 2007).

 

Dans sa réponse à la chambre, la Ville indique que « la mise en place de l'automatisation des fonctions de prêt et de retour va permettre de compenser la réduction d'effectifs ». Cette position officielle n'est pas le discours tenu par l'élue près d'un an après la mise en service des automates : « Cela a permis de pallier ce manque mais pas suffisamment », reconnaît-elle aujourd'hui. Or, la chambre notait que Marseille était à la traîne en termes de personnels comme en termes d'amplitude d'ouverture. 

 

 

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                                            - Peuchère, je suis encore à la traîne


 

Les chiffres de l’observatoire de la lecture du ministère de la culture, le nombre de jours d’ouverture au public a été de 254 à Paris, 253 à Lyon et 222 à Marseille pour l’année 2010, soit approximativement l’équivalent d’un mois complet de fermeture en plus.


Le lecteur marseillais pourra se satisfaire en voyant la Ville s'appuyer désormais sur le réseau de l'Office central des bibliothèques (OCB) pour tenter d'améliorer la couverture de la ville. En effet, un accord a été passé avec ce réseau d'officines nées dans le giron des paroisses marseillaises et gérées par des bénévoles. Les usagers des bibliothèques municipales pourront accéder aux OCB de la Belle-de-Mai, des Olives et de la Valentine qui elle-mêmes bénéficieront de prêts de livres de la Ville. Une manière de filer au secteur privé ce que ce le service public n'arrive pas à faire ?

 

« Il n'y a pas lieu de faire de polémique à ce sujet, pose Anne-Marie d'Estienne d'Orves. C'est pour nous une manière de couvrir l'ensemble de la ville et d'être présents dans des quartiers dont nous étions absents ». Notamment à la Valentine où l'ancienne usine Rivoire et Carret attend toujours d'accueillir des livres en plus des engins de nettoyage de la communauté urbaine. Une vieille revendication des habitants et une promesse politique jamais tenue. « Le projet n'est pas du tout abandonné, plaide l'élue, mais vous savez que c'est compliqué. En revanche, la bibliothèque de Saint-Antoine est sur la bonne voie. L'architecte a été choisi. Cela avance ». Dans le rapport de la chambre régionale des comptes, elle était annoncée pour 2014/2015.

 

Lire l'article de « MarsActu »

 

 

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