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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:15

 

Le Parisien : Le 24 octobre 2014

 

Accusé par plusieurs employés de la mairie de racisme, le directeur général des services peut compter sur le soutien de Frédérique Calandra.

 

Partira, partira pas? La polémique concernant le sort du directeur général des services (DGS) de la mairie du XXe n'en finit pas de faire des vagues.


Accusé par plusieurs employés de la mairie de racisme, l'homme désigné sous le pseudonyme de Monsieur C. peut compter sur le soutien de Frédérique Calandra. Dans un communiqué, la maire de l'arrondissement estime que « le DGS du XX e a pleinement agi dans le cadre de ses prérogatives » et affirme avoir déposé plainte auprès du procureur de la République « à l'encontre de ceux qui se livrent à ces propos inadmissibles ».


Dernier épisode en date : Monsieur C., annoncé partant pour la mairie du XIXe selon un mail interne consulté par Metronews, devrait finalement conserver le poste qu'il occupe depuis 2008. « Aucun départ n'est à l'ordre du jour », précise-t-on au cabinet de Frédérique Calandra. Au grand dam, semble-t-il, des employés de la mairie.

La polémique a été lancée il y a quelques semaines par la CGT des personnels administratifs et de service de la Ville. Deux semaines après la réunion des chefs de services de la mairie organisée le 4 septembre, le syndicat a publié une lettre ouverte à destination d'Anne Hidalgo pour dénoncer « un dangereux amalgame ». La raison ? D'après le compte rendu de cette réunion, Monsieur C. a tenu à rappeler par écrit « l'obligation de laïcité et de neutralité » des agents qui « n'ont pas à avoir d'échanges entre eux ni avec les usagers dans une autre langue, sauf cas exceptionnel ».

 

 

                                                  Frédérique Calandra et Anne Hidalgo

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                                                                - Dans le XXe on ose porter plainte !


« Le directeur général des services annonce qu'il dispose dorénavant du pouvoir de mettre directement des blâmes ou des avertissements aux agents sans avoir à engager une procédure auprès des services centraux », poursuit le document.

Dans un arrondissement où réside et travaille une importante communauté maghrébine, ces remarques ont fait réagir. Plusieurs employés de la mairie ont dénoncé les pratiques et propos jugés racistes de Monsieur C. « Le directeur a un problème avec les personnes d'origine étrangère, résumait un agent à « Metronews ». Lors des entretiens de recrutement, il nous demande si l'on pratique le ramadan, ce que l'on pense des gens qui mangent du porc. »

Face à ces « très graves accusations », Frédérique Calandra a tenu à rappeler que « le français est la langue officielle de notre République [...] à ce titre, en présence du public ou d'autres agents, les employés de la mairie s'expriment en français ». Sous peine pour les récalcitrants d'écoper d'un blâme ou d'un avertissement express.

   

Lire l'article du « Parisien »


 

            

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Paris : La Maire du XXème arrondissement menace journalistes et syndicalistes

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 10:41

 

La centrale de Montreuil claque un million (d’anciens nouveaux francs) pour « rénover » un appartement qui ne lui appartient même pas !

Sale affaire pour la CGT après les révélations du montant astronomique engagé pour « rénover » le « logement de fonction » de son secrétaire général, Thierry Lepaon. Un scandale qui atteint le cœur du pouvoir de la centrale de Montreuil, laquelle a bien du mal à convaincre du bien fondé de ces travaux.

Il faut dire que l’histoire est on ne peut plus embarrassante pour la CGT qui n’a contesté ni le devis, ni le montant des travaux pour 130 mille euros de remise à neuf de l’appartement destiné à Thierry Lepaon. Le problème, et non des moindre, est qu’il s’agit… d’une location. Or, c'est bien la première fois qu'un locataire engage autant de travaux pour un appartement qui ne lui appartient même pas et les montants en jeu ne peuvent que choquer les adhérents du syndicat.

Il faut dire qu’il y a de quoi : 24 mille euros pour refaire le carrelage et la plomberie et presque 20 mille pour l’électricité. Mieux le syndicat a sorti le carnet de chèque, 40 milles euros là encore…  pour installer des volets roulants, du parquet flottant (?) et rafraîchir les murs. Parmi les autres dépenses, notons encore un lot « mobilier et décoration » qui s’élève à 28.500 euros et comprend notamment l’installation d’une télévision dans chaque chambre, l’aménagement floral et du linge de maison. Ce qui commence à faire cher le « logement de fonction ». A croire que leur fournisseur est la société Bygmalion.

Pour se justifier, le trésorier de la CGT a bien essayé de trouver des arguments, mais reconnaissons que ceux-ci ont bien du mal à convaincre. Dans son communiqué, la Confédération explique qu’elle a « décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d'exercer son mandat  et que « l'appartement a été remis à neuf avant son entrée dans les lieux ».

 

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                                                         -  Il faut toujours savoir mettre la main à la poche

 

« Tout était à refaire », a d’ailleurs  confié Éric Lafont, trésorier de la CGT. Sauf que là encore le montant des travaux qui équivaut  à près d’un million de francs avant le passage à l’euro, a vraiment de quoi surprendre car le logement se situe dans une résidence de standing qui semble loin à première vue d’être délabrée. Se pose surtout  la question de savoir pourquoi la centrale de Montreuil a refait toute l’électricité ou la plomberie qui on le rappelle est toujours à la charge du propriétaire. Lequel propriétaire doit se frotter les mains. L’alliance du capital et du travail en quelque sorte.

Autre argument avancé par le syndicat : « la Confédération a décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d’exercer son mandat ». Rappelons toutefois que Vincennes outre le fait d’être une banlieue chic n’est pas si « proche » de Montreuil lorsque l’on connaît un tant soit peu la région parisienne.

En effet, si sur une carte les deux communes sont voisines, c’est pur effet d’optique car par les transports en commun pour aller du bois de Vincennes à la porte de Montreuil compter une bonne demi-heure puisqu'il faut marcher une bonne dizaine de minutes pour attraper le métro, changer à Nation avant d’arriver aux bureaux de la cofédération. En voiture, ça peut être pire pour ceux qui connaissent les embouteillages car il faut prendre le périphérique. Aux heures de pointe! Reste le Vélib’. 

En réalité pour être le plus proche du siège de la CGT il y avait le XXeme arrondissement, Bagnolet et bien sûr Montreuil. A moins que l’on n'y trouve guère de résidence de standing comme à Vincennes ? Possible si l’on en croit les photos publiées dans les médias.

 

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                                        Appartement de fonction avec terrasse et jardin (et tout et tout..)

 

Autre sujet qui fâche : La surface du « logement de fonction ». Là aussi pour une personne seule, on n’est loin des standards prolétariens. Mais on est aussi loin des standards syndicaux si l’on en croit les les leaders des autres centrales qui ont été interrogés par le quotidien Libération (lire ici).  

Dans le Figaro  un autre dirigeant d’une centrale syndicale appuie là où ça fait mal « Il est normal que le secrétaire général de la CGT ait un logement de fonction dans la capitale s'il vient de province et y a conservé son appartement, Mais là, c'est délirant. Le syndicat aurait dû lui louer, si sa famille n'habite pas avec lui et sans faire de travaux somptuaires, un studio ou un tout petit deux-pièces ». 

Enfin dernier détail qui a été peu relevé mais qui est désastreux en terme de symbole l’achat d'une cafetière Nespresso (avec les dosettes ?). Or Thierry Lepaon…. est un ancien de chez Moulinex. Visiblement, il ne devait pas apprécier le matériel qu’il fabriquait dans son ancienne maison. What else ?             

Pendant ce temps, on ne peut que s’interroger sur la ligne de défense de l’entourage proche de Thierry Lepaon, laquelle ressemble à un vrai sauve qui peu pour empêcher toute contestation publique d’un quelconque responsable cégétiste en agitant l’épouvantail de la théorie du complot comme le démontre le communiqué qui semble tout droit sorti de l’époque de George Séguy. Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

 

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                                      -  Je crois mon cher Thierry que tu devrais plutôt regarder derrière toi

 

Pas sûr toutefois que cela suffise à éteindre le scandale, car à Paris comme en province, nombre de cégétistes s’émouvaient des conditions de logement du secrétaire général. « Je ne vous dis pas le nombre de mails que j’ai reçus », commentait  d’ailleurs un dirigeant fédéral, au journal Les Échos.

Car la déflagration est terrible comme le remarque, amer, l’éditorialiste Jean-Marcel Bouguereau pour qui cette affaire jette une lumière crue sur le comportement des élites de ce pays et du fossé qui se creuse entre ces mêmes élites et des Français en bute à la crise. « À côté des Riads de Marrakech et autres villas de luxe des époux Balkany, des additions de Bygmalion sur le dos des militants UMP, des comptes cachés de Cahuzac et des impôts impayés de Thomas Thevenoux, les 130 000 € de Thierry Lepaon pèsent moins lourd. Mais on pouvait penser que la CGT serait l'un des derniers bastions contre cet argent fou. Eh bien, non ! Il a même frappé la CGT comme si ses métastases avaient gagné toute la société » (lire ici).

   

Le mot de la fin sera pour Eric Laffont, le trésorier qui a payé rubis sur l’ongle, lequel à déclaré dans Le Monde que cette histoire  « abîme toute la CGT, et même le syndicalisme en général. Cela renforce l'impression du tous pourris auprès des Français ». Pas faux. Malheureusement pour le trésorier cégétiste l’explication ne se trouverait-elle pas dans le fait que l’on accepte de payer ce genre de facture sans que cela ne pose un cas de conscience ? C’est toujours comme ça quand l’on ne sait plus où l’on habite.

Publié également sur  Miroir Social


       thierry lepaon

                                                                               - Alors comment tu trouves ?

                                                                 - Pas mal en effet !

 

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:34

 

Le Figaro : Le 30 octobre 2014


L'affaire des travaux somptuaires de son logement de fonction fragilise un peu plus le leader déjà contesté.


Un coup dur de plus pour Thierry Lepaon. L’avenir du patron de la CGT s'annonce des plus incertains après la révélation, par Le Canard enchaîné, que la centrale syndicale a financé quelque 130.000 euros de travaux de rénovation pour pouvoir le loger dans un appartement à proximité de Paris. « Il est normal que le secrétaire général de la CGT ait un logement de fonction dans la capitale s'il vient de province et y a conservé son appartement, semble le défendre le dirigeant d'une centrale concurrente. Mais là, c'est délirant. Le syndicat aurait dû lui louer, si sa famille n'habite pas avec lui et sans faire de travaux somptuaires, un studio ou un tout petit deux-pièces


Et sûrement pas un 100 ou 120 m2, refait à neuf loin des standards prolétaires, le long du bois de Vincennes. « Il y a un minimum de bon sens à avoir, abonde-t-on au sommet de l'État. Le patron de la CGT ne peut cautionner de tels excès. Loger à Vincennes et non dans un quartier populaire quand on occupe ce poste, c'est en soi toxique ». L'entourage de Thierry Lepaon fait d'ailleurs savoir qu'il aurait refusé une HLM pour ne pas qu'il se voit reprocher de prendre la place de quelqu'un dans le besoin… « C'est une grosse maladresse qui fait désordre par les temps qui courent », jure néanmoins l'un de ses proches.


Quoi qu'il en soit, cette « boule puante », probablement lancée par l'un de ses contradicteurs au sein de la centrale, aura de lourdes conséquences internes. « Elle explose à un moment où Thierry Lepaon est déjà fragilisé et son onde de choc va dépasser la sphère de ses premiers opposants », s'inquiète l'Élysée. « Cette affaire choque tous les militants tant elle heurte les fondamentaux du syndicat », confirme un ex-cadre de la CGT. « Thierry Lepaon, qui a été élu en 2013 par défaut après une guerre de succession qui a laissé des traces, n'a jamais réussi à s'installer à la tête de la centrale et cette histoire le délégitime un peu plus », décrypte Bernard Vivier, le directeur de l'Institut supérieur du travail.


 

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                                      Affaire Lepaon : ça va laisser des traces à la CGT



Mais pas au point de le pousser vers la sortie ou à la démission. « C'est injouable, la CGT n'a pas la culture du putsch malgré les divergences existantes », assure un visiteur du soir influent de Thierry Lepaon. « S'il y a bien une opposition en interne entre ceux qui veulent attendre le congrès de 2016 pour s'en débarrasser et ceux qui veulent le faire partir rapidement, personne n'est en position de prendre la relève », ajoute un expert de la centrale.


Et ce, d'autant que la CGT n'est plus que l'ombre de ce qu'elle a été. Elle ne cesse de céder du terrain dans les élections: elle a par exemple perdu neuf points en six ans chez EDF, l'un de ses bastions historiques. « Elle s'est aussi pris une claque à la SNCF et craint le pire pour les élections à venir dans la fonction publique, la Poste ou France Télécom », signale un ancien dirigeant de fédération.


La CGT a aussi nettement perdu en influence. Elle ne pèse plus dans les négociations, où elle vient désormais en observateur. « Elle n'était déjà plus un partenaire fiable, cette histoire ne va rien améliorer », confie-t-on au Medef. La direction de la CGT ne tient plus non plus ses fédérations. Pour preuve, l'incapacité de Thierry Lepaon d'empêcher, puis de stopper avant l'été la grève (de deux semaines) à la SNCF contre la réforme ferroviaire. « C'est vrai, on a été dépassé », avait-il d'ailleurs reconnu à l'issue du conflit dans les colonnes du Figaro.


Il a également été mis plusieurs fois en minorité au sein de son propre bureau, une première pour un nouvel élu ! Quant à ses appels à la mobilisation, comme le 16 octobre dernier pour défendre la Sécu, ils n'attirent plus personne dans les rues. Le vrai problème de la CGT est qu'elle ignore où elle va: elle ne sait pas si elle doit prôner un syndicalisme de lutte - pour coller aux centrales radicales comme Solidaires - ou de compromis - un champ occupé par la CFDT et parfois FO. « La CGT est livrée à elle-même sans avoir la culture du débat, traduit Bernard Vivier. Le problème n'est pas Thierry Lepaon, mais l'absence de ligne.» Une ligne jadis fixée par l'état-major du Parti communiste, dont faisait partie le patron de la CGT…


 

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                                     -  Maintenant, les lignes sont derrière nous !



Cet affaiblissement supplémentaire du patron de la première centrale de France pourrait toutefois bien produire l'effet inverse de celui recherché. « Personne n'a intérêt à un affaiblissement de la CGT », confirme un cégétiste historique. « La théorie du complot va une nouvelle fois l'emporter et permettre à Thierry Lepaon de resserrer les rangs autour de lui », prédit déjà l'un de ses proches. « Il peut tout à fait renforcer provisoirement sa légitimité en prétextant que, à travers lui, c'est en fait la CGT qu'on attaque », confirme un ancien de la maison.


Une enquête interne a d'ailleurs été diligentée pour trouver le coupable qui a dérobé, dans les bureaux de la trésorerie bien gardés, les devis des travaux réalisés… « Tout va se jouer dans les jours qui viennent », prévient l'Élysée. Et notamment mardi et mercredi prochains, lors de la réunion du comité confédéral national, le parlement de la CGT.


Reste qu'au-delà de ses conséquences internes l'affaire des travaux de l'appartement de Thierry Lepaon va avoir une répercussion externe. « Tout ce qui décrédibilise un acteur social n'est pas bon », juge l'Élysée. « Après le scandale Thévenoud, ça va renforcer le sentiment que toute la classe dirigeante est pourrie et conforter un peu plus le Front national ou le Front de gauche », renchérit, dépité, le dirigeant d'un syndicat concurrent. Bref, les extrêmes. Certains croient d'ailleurs voir, dans cette affaire, une opération de déstabilisation orchestrée au sein de la CGT par les amis de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, de plus en plus nombreux dans le syndicat.


Lire l’article du « Figaro »


 

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                                              - Dis Jean-Luc, c'est vrai tout ça ?


 

 

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:55

 

Libération : 30 octobre 2014

 

Les responsables des autres syndicats ont des pied-à-terre parisiens beaucoup plus modestes.

 

Philippe Louis débarque gare de l’Est à Paris tous les lundis par le train de 9 h 34. Le président de la CFTC depuis 2011 quitte son épouse, restée, à Strasbourg jusqu’au vendredi. Il appelle sa semaine dans la capitale « une journée de travail entrecoupée de quatre siestes ». Comme beaucoup de permanents nationaux, ce provincial a décidé de n’occuper qu’un pied-à-terre à Paris. Bien loin du fastueux appartement de Thierry Lepaon, dont le Canard enchaîné vient de révéler que la CGT avait déboursé 130 000 euros pour la rénovation des 120 m2 situés dans le Vincennes cossu.

 

La CFTC, peut-être plus pingre mais surtout beaucoup plus petite, loue depuis une dizaine d’années trois ou quatre studios dans le Xe arrondissement près de son ancien siège. A des loyers compris entre 700 et 800 euros. « C’est moins cher, plus pratique et près de la gare », défend son président, qui y rentre le soir à 20 h 30, se réchauffe un plat au micro-ondes, puis retourne à la confédération à 8 heures le lendemain matin. « Dirigeant syndical, ce n’est pas une carrière professionnelle, ajoute-t-il. Le mandat dure trois ans ou quatre ans. A chaque congrès tout peut s’arrêter brutalement ».

 

Un sacerdoce plus qu’un train de vie, en somme. « Ce n’est pas scandaleux que l’organisation syndicale offre des conditions normales à un camarade qui vient de province et prenne en charge ses frais », estime un ex-dirigeant syndical. Normal mais cela n’a pas à être disproportionné. Si les 130 000 euros de plomberie, carrelage, parquet et peinture dépensés dans le douillet logis du leader de la CGT sont jugés particulièrement choquants, les responsables de confédérations interrogés restent prudents. Les prestations représentent un sujet si sensible qu’ils préfèrent invoquer la transparence. « Se déplacer ne doit pas coûter d’argent à un militant mais il ne doit pas pour autant en tirer bénéfice », admet le même ex-dirigeant.


 

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« La transparence a été encore plus renforcée avec le contrôle obligatoire des commissaires aux comptes », précise Rose Boutaric, la trésorière de Force ouvrière. La loi de 2008 contraint en effet les organisations syndicales à présenter des comptes certifiés. « Dans mon organisation, je ne pourrais pas ordonner ce type de travaux, explique ainsi Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC. Les experts comptables sortiraient la facture en assemblée générale ! » La dirigeante depuis 2013 de la confédération, située rue du Rocher dans le VIIIe arrondissement, a conservé le studio qu’elle occupait lors de la précédente mandature avec quatre autres dirigeants nationaux, rue d’Edimbourg, tout près. Avec un loyer d’environ 850 euros, car le bail remonte à une dizaine d’années. « Quand je suis devenue présidente, on m’a proposé de prendre quelque chose de plus grand, mais j’ai refusé, souligne Carole Couvert, qui rentre à Macon tous les week-ends. Le studio ne me sert que de dortoir, je ramène des dossiers et j’y dors».

 

A Force ouvrière, c’est le même système qui prévaut. On conseille aux militants plutôt le studio que l’hôtel, dont les prix, avenue du Maine (XIVe), peuvent varier entre 90 et 120 euros. « La Confédération loue trois studios dans le quartier, entre 500 et 800 euros, pour les permanents qui quittent leur province pour trois ou quatre ans, poursuit Rose Boutaric. Fiscalement, le loyer est considéré comme un avantage en nature mis sur les bulletins de salaire» .

 

A la CFDT, Laurent Berger a vendu sa maison de Saint-Nazaire et racheté sur « ses propres deniers une propriété en Seine-et-Marne », fait valoir la centrale de Belleville. Quant aux autres permanents provinciaux, la CFDT leur alloue une participation au loyer de 500 euros.


 

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Bref, la note salée de Lepaon peut paraître lunaire dans les autres confédérations. « C’est une erreur d’appréciation, avance un leader sous couvert d’anonymat. Il a dû se dire : "Je donne tellement que je peux aussi me faire plaisir" ». Mais les confrères (consœur), sans vouloir trop juger les goûts de luxe de l’ancien héraut des Moulinex, ne se trompent pas sur le timing de la fuite. « C’est une affaire d’organisation et le signe de querelles internes, affirme Carole Couvert. Il faut se demander à qui profite le crime.» Il y a « un corbeau dans la place qui joue un drôle de jeu », renchérit un autre syndicaliste.

 

Le trésorier de la CGT, Eric Lafont, a annoncé mercredi le lancement d’une enquête interne, « car il s’agit vraisemblablement d’un document qui a été dérobé à l’intérieur de nos services ». La CGT a justifié les dépenses par la nécessité de « mettre à disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé » à Thierry Lepaon, qui vit en province. Le devis dévoilé avait été envoyé dans un courrier anonyme à toutes les grosses fédérations de la CGT il y a huit jours.

 

L’affaire sort juste avant un Conseil confédéral national, mardi, qui prévoyait déjà d’être houleux après une rencontre décriée entre les bureaux confédéraux montreuillois et bellevillois, qui s’était tenue une semaine avant l’appel à la grève du 16 octobre, laquelle a connu de surcroît un bilan catastrophique . « Je fais partie des opposants à Lepaon, souligne un dirigeant de fédération, mais ce n’est pas dans nos méthodes de jouer les corbeaux crapoteux.» Sachant que mardi, ce sera probablement quitte ou double.

 

Lire l'article de « Libération »

 


 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 17:19

 

Le Parisien : le 29 octobre 2014


Pour rénover le logement de son secrétaire général, la CGT a déboursé entre 130 000 et 150 000 €.

 

Le patron de la CGT a-t-il un train de vie un peu trop bling-bling pour le syndicat CGT ? Depuis quinze jours, on ne parle que de ça entre les murs de la confédération montreuilloise. Dans les conversations et sous le manteau, les dépenses payées par la maison pour refaire l'appartement de fonction de Thierry Leapon, niché face au bois de Vincennes, font jaser. Tant elles seraient, murmurait-on hier encore, « pharaoniques ».

Un document qu'un corbeau semble s'être chargé d'envoyer « pour info » aux 32 fédérations de la CGT il y a une plus d'une dizaine de jours a allumé la mèche. Selon ce devis d'avril 2013 que nous avons pu consulter, le trésorier du syndicat et le comptable en chef ont donné leur feu vert à un montant global de 149 995,13 € de travaux.

Objectif : rénover de fond en comble l'appartement loué pour le secrétaire général alors fraîchement élu, il y a un an. Une information finalement confirmée hier soir par l'entourage de Thierry Leapon dans un communiqué, à la suite de la parution d'un article dans le journal satirique le Canard enchaîné daté d'aujourd'hui faisant état d'une facture finale ramenée à 130 000 € : « Pour la première fois, la CGT a élu un secrétaire général habitant en province. Elle se devait de mettre à sa disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé. »

Selon nos informations, le loyer, lui aussi payé par le syndicat, est de 2 500 € par mois. Des « frais disproportionnés pour un patron de la CGT » aux yeux de certains responsables déjà au courant dans la maison. Loin, très loin, de la modestie du train de vie affiché jusqu'à présent par les anciens patrons de la centrale ouvrière.


 

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                                                              - Alors ?

                                         - Faut reconnaitre que c'est pas mal !


 

Car, à la lecture des détails de ce devis, la plupart des destinataires de ce courrier n'en croyaient pas leurs yeux. Le descriptif de la rénovation et des aménagements allait de la démolition, maçonnerie, plomberie, carrelage, électricité, menuiserie, volets, au parquet flottant... sol, mur, plafond, de l'entrée en passant par le salon, la salle à manger, le cellier, les deux chambres, la salle d'eau. Jusqu'à la fourniture de cimaises à tableaux, de la vaisselle, d'une cafetière de type Nespresso (lui, l'ancien de Moulinex !), du linge de maison, du « textile et autres », mais aussi de plusieurs télévisions. Et d'un home cinéma et d'une cave auxquels le numéro un de la CGT aurait renoncé, a fait savoir la centrale hier.

 

Ces quelques dépenses en moins auraient fait baisser le montant final du devis. Une facture au demeurant très élevée pour une surface de 120 m2 dans un appartement avec salon-salle à manger, deux chambres, terrasse, cellier, sous réserve que le syndicat puisse démontrer avoir payé le juste prix.                             


Quoi qu'il en soit, l'affaire risque d'ouvrir une nouvelle crise à la CGT. L'ancien leader du conflit des Moulinex, qui a grimpé les échelons jusqu'à devenir le joker de Bernard Thibault en pleine crise de succession, est attendu au tournant depuis son arrivée à la tête de la centrale.

Les échecs des dernières mobilisations lancées par la CGT, la gestion du conflit de la SNCF, ajoutés aux critiques répétées sur la ligne de Lepaon, rendent la situation particulièrement sensible. Et l'heure des règlements de comptes vient peut-être de sonner. Comme s'il s'y attendait, lors d'une réunion en petit comité hier matin, Thierry Lepaon a lancé : « Maintenant que tout le monde connaît mon adresse, je vais devoir déménager. » Et certains ne cachaient pas souhaiter son départ définitif...

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

            lepaon

                                           - Vite Bernard, échappons nous par là

                                        - Heu, j'crois qu' il y a ton syndicat qui brûle

 

 


 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 11:31

 

Le Figaro: Le 29 octobre 2014

 

Le syndicat a payé au prix fort la rénovation d'un appartement de 120 m2 à deux pas du château de Vincennes pour son secrétaire général révèle Le Canard Enchainé.

 

« On n'a pas osé le loger à Clichy ou à Aubervilliers », avoue au Canard Enchaîné Éric Lafont, trésorier de la CGT et chargé de trouver un logement à son secrétaire général, Thierry Lepaon. Originaire du Calvados, ce dernier souhaitait trouver une habitation similaire à celle qu'il occupait là-bas... une maison isolée, entourée de verdure. Un type de bien difficile à trouver dans le centre de Paris. Résultat: Lepaon a opté pour « une résidence de standing, à deux pas du château de Vincennes », écrit le Canard Enchaîné.

 

Seulement voilà: le président de la CGT ne s'est pas contenté de choisir son nouveau domicile dans les beaux quartiers. Il a également décidé d'entreprendre des travaux de rénovation dudit domicile, dont la facture s'avère plus que salée... 150.000 euros de travaux selon le devis initial (130.000 euros au final) dans cet appartement de 120 mètres carrés, qu'il a fait payer aux militants de la CGT. Une somme équivalente aux cotisations annuelles de 750 adhérents relève l'hebdomadaire satirique !


 

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                                           - Les gars, faut mettre la main à la poche !


 

Et si la facture est si conséquente, c'est que les travaux à entreprendre n'étaient pas minces. « Tout était à refaire », a confié Éric Lafont, trésorier de la CGT. Plomberie/carrelage (24.000 euros), électricité (18.800 euros), sol (la moquette a été remplacée par du parquet flottant pour 11.498 euros), peintures (15.866 euros)

                                

... Et ce n'est pas tout: dans le devis publié intégralement par le Canard Enchaîné, on constate également que Thierry Lepaon s'était aussi ajouté une liste de décorations et d'équipements électroménagers complémentaires, pour la modique somme de 37.661 euros. Dans cette liste, on trouve un home cinéma et une cave à vin (sur lesquels Lepaon a finalement dû faire une croix), télévision dans chaque chambre, lave-vaisselle, machine à café...

 

Côté loyer, le trésorier de la CGT se targue d'avoir fait une bonne affaire: « autour de 2000 euros par mois », ce qui est effectivement peu pour une surface de cet acabit. Quoiqu'il en soit, cette affaire fait des remous à la CGT, d'autant que Thierry Lepaon n'a pas caché qu'il sollicitait d'ores et déjà un second mandat pour 2016. Ce goût des beaux quartiers n'est pas une nouveauté pour les dirigeants de la CGT, note également le Canard Enchaîné: Thierry Lepaon est le quatrième dirigeant du bureau confédéral de la CGT à avoir choisi de s'installer à proximité du bois de Vincennes.

 

Lire l'article du « Figaro »


 

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                                            - Alors, il est pas beau mon escalier ?


 


 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:10

 

AFP : Le 29 octobre 2014

 

Selon le Canard enchaîné daté de mercredi, le devis initialement présenté par le dirigeant syndical s'élevait à 150 000 euros.

 

Les travaux de rénovation de l’appartement de fonction de Thierry Lepaon, numéro un de CGT, en banlieue parisienne, ont coûté 130 000 euros à la centrale, selon le Canard Enchaîné. L’hebdomadaire satirique daté de mercredi affirme que les travaux pour cet appartement de 120 m2 ont coûté 130 000 euros à la CGT, mais le devis initial était encore plus élevé (150 000 euros). Le numéro un de la CGT aurait renoncé à quelques dépenses comme l’installation d’un home cinéma ou d’une cave à vins, selon l’hebdomadaire.

 

Ancien de Moulinex, Thierry Lepaon, élu en mars 2013 à la tête de la confédération, habitait auparavant dans le Calvados, d’où la nécessité pour la centrale de lui trouver un appartement de fonction. Le loyer de cet appartement, situé le long du bois de Vincennes, près de Paris, est de 2 000 euros, selon le Canard enchaîné.

 

De son côté, la CGT a affirmé dans un communiqué que «le Canard enchaîné s’est procuré un devis estimatif portant sur un ensemble de travaux exécutés dans l’appartement occupé par le secrétaire général de la CGT». « Pour la première fois, la CGT a élu un secrétaire général habitant en province. Elle se devait de mettre à sa disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé », souligne le communiqué. « La Confédération a donc décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d’exercer son mandat » et « l’appartement a été remis à neuf avant son entrée dans les lieux », précise le communiqué.

 

Le secrétaire général de la CGT, qui avait succédé à Bernard Thibault à l’issue d’une longue crise de succession, a déjà annoncé qu’il briguerait un deuxième mandat lors du prochain congrès de la confédération en 2016. Il a estimé que les tensions, qui ont perduré à la CGT après son élection, se sont apaisées et qu’il ne se sentait pas contesté.

 

Lire la dépêche de « l'AFP »


 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 16:32

 

Pour les bibliothécaires  « il n’était pas possible en l’état de maintenir l’ouverture de l’établissement ».

 

La  bibliothèque de la Place des Fêtes dans le XIXème arrondissement de Paris a dû fermer ses portes en urgence cet après-midi suite à un dégât des eaux qui a touché l’ensemble de l’immeuble de la rue Jansen, où est situé l’établissement.

 

Dans un communiqué les bibliothécaires annoncent ainsi à leurs collègues que  « la Bibliothèque Place des fêtes ferme exceptionnellement ses portes à 16h, nous avons subi vendredi et samedi un dégât des eaux dans l’ensemble de l’immeuble et l’eau est coupée (lavabos, toilettes etc …), aussi bien pour nous que pour le public il n’est pas possible en l’état de maintenir l’ouverture de l’établissement ».

 

La durée de la fermeture de la bibliothèque Place des Fêtes est pour le moment très incertaine. La dernière bibliothèque a avoir subit une inondation de ce type était celle de Saint-Eloi située dans le XIIème entre Montgallet et Reuilly-Diderot. Elle avait dû rester fermée près de dix jours.

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:04

 

 

« Si rien n’est entrepris d’ici la fin de l’année, nous seront en cessation de paiement ! » affirme son directeur


Le dernier conseil d’administration de l’ASPP, l’association chargée de la restauration des personnels de la Ville de Paris, s’est tenu dans un climat on ne peut plus houleux. Il faut dire que la situation financière de cette structure entièrement contrôlée par la mairie accuse actuellement un déficit sur les six premiers mois de l’année… de plus de six cent mille euros ! Un déficit qui se creuse car « fin mai, le compte bancaire de l’association était débiteur de 407 000 € » annonçait le syndicat UNSA des attachés d’administrations parisiennes. Un trou qui s’est donc élargi de deux cent mille euros en un mois.


« Si rien n’est entrepris d’ici la fin de l’année, l’ASPP sera en cessation de paiement ! » affirme d’ailleurs son directeur, M. Robine dans une phrase reprise sur le site de la CGT. Il est vrai que diverses sources annoncent même un trou de …800 000 euros avant la fin de l’année. De quoi laisser les agents municipaux, dont c’est un des rares avantages sociaux, sur leur faim.

 

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                                                - Jamais contents, ceux là !

                             


La CGT a d’ailleurs exprimé son désaccord dès le début de la réunion. « Madame la Maire de Paris s’apprête à accompagner une nouvelle fois les pertes cumulées de l’ASPP,  par de nouvelles augmentations des prix imposées aux personnels» a dénoncé la CGT dans un communiqué. « Nous ne sommes donc pas étonnés des suites de cette gestion catastrophique. La crise courait depuis longtemps, elle arrive au bout ! » a ajouté le syndicat avant de claquer la porte (lire ici).


Voire même au bout du bout car le syndicat UNSA des attachés révèle de son côté que la mairie de Paris a réduit sa subvention de près d’un million d’euros pas rapport aux années précédentes ce qui explique en parti le trou dans les comptes.

 

Car la Ville a trouvé la parade : Pour payer moins, elle se base sur la baisse du nombre de repas servis dans l’année. «  Les subventions d’exploitation versées par la Ville sont proportionnelles au nombre de couverts servis chaque jour, ceux-ci étant en baisse, les subventions baissent automatiquement. Elles sont ainsi passées de 12 344 000 € pour l’année 2009 à 11 423 000 € pour l’année 2013 » CQFD précise ainsi l’UNSA.

 

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                                           -  Après le trou normand, le trou parisien !



Chez les économistes, on appelle ça un cercle vicieux. D’autant plus vicieux que la municipalité a fermé de nombreuses cantines ces dernières années (lire ici). Une habileté on ne peut plus mergitur alors que la mairie se réfugie derrière l’existence de ses rares cantines pour refuser l’attribution de tickets restaurant à ses agents et économiser ainsi la bagatelle de soixante millions d’euros par an. Une aubaine pour la Ville de Paris, elle qui doit trouver 400 millions d’euros pour réussir à boucler son prochain budget.


L’ASPP, crée en 1981 suite à la dissolution judiciaire du Comité de gestion des œuvres sociales de la Préfecture de Paris et de l’Assistance publique de Paris (CGOSPPAP), a souvent connu une histoire mouvementée comme le rappelle un rapport de l'Inspection Générale de la Ville de Paris (lire ici). Désormais, c’est le dépôt de bilan qui s’annonce. Une perspective qui en tout cas ne semble pas du goût des syndicats.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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                                                                       - Tenez,  je vous ai laissé les miettes

 


 


 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 09:10

 

« Ce n’est que du redéploiement » croit savoir l’adjoint en charge des finances de la Ville

 

C’est une affaire qui tombe plutôt mal pour la Ville de Paris. Alors que plusieurs anciens élus ont été recasés à la mairie juste avant l’été avec des salaires confortables, une information qui avait fait scandale, voici que le quotidien Le Parisien révèle une nouvelle affaire du même type.

 

Cette fois, c’est au tour d’une ancienne conseillère du VIIème arrondissement, Laurence Girard, de se voir octroyer un job au sein de l’Hôtel de Ville. Le poste proposé est même des plus ronflants puisque madame Girard vient d’être nommée « directrice auprès du secrétaire du général  de la Ville de Paris ». Une directrice sans direction donc. On se croirait sous Chirac !

 

« Ce n’est pas parce ce que vous avez eu un engagement militant que cela doit vous fermer les portes de l’administration » se défend la Mairie dans le Parisien. Un peu tout de même quand on « milite » dans la commune de cette même administration. D'autant que la municipalité parisienne aime à brandir le bâton de la neutralité ou du droit de réserve à l'égard de ses agents (notamment syndicalistes). Il est vrai que certains ont parfois l'outrecuidance d'êtres un peu critique avec sa politique.

 

« Mais Laurence Girard avait de l’expérience dans l’administration centrale » argumente même la municipalité. Sûrement en faisant référence au fait que l’ancienne élue avait été nommée (déjà) par le Gouvernement Hollande, directrice générale de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé). Par contre, ce qu’oublie de souligner la Mairie de Paris, c'est que Laurence Girard a été aussi secrétaire générale administrative du.... Parti socialiste pendant quatre ans ! Pas très fluctuat. 

 

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Une dérive que ne manque pas de souligner Pierre Yves Bournazel, élu UMP au conseil de Paris. « L’administration doit rester impartiale car elle est garante de l’intérêt général. C’est une question d’éthique. Delanoë l’avait promis en arrivant en 2001 » rappelle d'ailleurs avec cruauté le conseiller d’opposition.

 

Cette affaire tombe d’autant plus mal que la mairie de Paris a présenté un plan d’économie de 150 millions d’euros environ pour son budget de fonctionnement de 2015. Un plan d’économie qui ne concerne visiblement pas le recrutement de Laurence Girard, à qui l'on offre un des postes les mieux payés de l’administration, pourtant imputé sur du fonctionnement.

 

Nul doute que ce plan d'économie touchera plutôt l’employé lambda, celui qui doit juste assurer le service public auprès des parisiens. « Nous ne détruirons pas l’emploi mais certains départs à la retraite ne seront pas remplacés » a d’ailleurs déclaré au Parisien Julien Bargeton, adjoint aux finances de la Ville, lequel ajoute pour ceux qui n’aurait pas bien compris qu’« il n’y aura pas de licenciement mais des redéploiements de poste ». Dans ce cas, le recrutement de Laurence Girard doit sûrement faire parti des simples redéploiements ! Et ça, c’est on ne peut plus mergitur.

 

Publié également sur  Miroir Social

 

 

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