Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 08:21

 

« On ne peut pas politiquement donner une prime aux agents des stades et des piscines alors que neuf mille agents de la ville travaillent le dimanche » a d’ailleurs déclaré Jean-François Martins, l’adjoint chargé des sports


« Il est hors de question de céder à des revendications catégorielles ! ». C’est la réponse faite publiquement par Jean-François Martins l’adjoint chargé des sports à la mairie de Paris aux personnels des équipements sportifs municipaux (stades, piscines..) …en grève depuis huit mois maintenant pour réclamer la revalorisation de la prime pour le travail du dimanche .


N’empêche que ce long mouvement social empoisonne très clairement le nouveau mandat de l’équipe d’Anne Hidalgo en place depuis les dernières municipales de mars. Alors que la mairie de Paris avait très clairement parié sur le pourrissement du mouvement, voilà que l’exécutif décide d’écrire aux deux milles agents concernés par la grève, lesquels ont reçu ce courrier directement à leur domicile. Une lettre signée rien moins que par deux adjoints aux maires, Jean-François Martins bien sûr mais aussi Emmanuel Grégoire, en charge, lui, des personnels. Début de panique du côté de l’Hôtel de Ville ? En tout cas, le geste est assez inhabituel (lire ici).

 

 

                                                                   Jean-François Martins  

       01.11-Jean-Francois-Martins-conseiller-de-Paris-MoDem-dans-    

                                 - Emmanuel fournit les enveloppes, moi je paye les timbres !    

 

                

Dans cette missive, la municipalité commence d’abord à sortir la brosse à reluire la chaussure à crampons. « Conscient de la large ouverture des équipements sportifs, 360 jours pas an sur des plages horaires particulièrement étendues, nous tenons à vous remercier pour la qualité de votre travail et pour le service rendu aux parisiens ». Toutefois, après cette formule de politesse nos élus d’expliquer aux grévistes pourquoi ils ne peuvent répondre à leur revendication arguant du fait que les agents municipaux qui travaillent le dimanche (culture, nettoiement, parcs et jardin, sports..) sont non seulement très nombreux, près de neuf mille, mais en plus ne touchent pas la même chose. Ça tombe bien, c’est justement le souhait des agents des équipements sportifs qui demandent à toucher la même prime que les bibliothécaires.


Sauf que de son côté, la Ville qui parle « de manque de lisibilité », veut plutôt aller « vers une harmonisation », c'est-à-dire la même prime dominicale pour tous, sans que l’on sache très bien si ce sera 44 euros (la prime que touchent actuellement les agents), de 100 euros celle obtenue par les bibliothécaires après douze semaines de grève en 2010 ou bien 180 euros, la revendication des grévistes et de la majorité des organisations syndicales présentes à la Ville de Paris ? A moins que ce ne soit tout simplement 60 euros selon plusieurs sources bien informées.


En tout cas, ce ne sera pas 180 euros. « Nous tenons à vous indiquer qu’aucun agent à la ville ne touche 180 euros » écrivent sans se démonter nos deux élus. Mieux, d’après Messieurs Martins et Grégoire, les grévistes de la DJS seraient même largement favorisés question pouvoir d’achat. « Si l’on prend en compte tous les éléments de rémunération pour une moyenne d’une dizaine de dimanches travaillés dans l’année, l’écart réel est de huit euros à votre bénéfice » osent même nos deux Géo Trouvetout. Bref les grévistes sont encore bien trop payés si l'on calculent les primes de ceux qui font huit dimanches dans l’année à 100 euros avec ceux qui en font plus d’une vingtaine à 44 euros. Il fallait oser non ?



      hidalgo-soutiens

                                    - J'oserais prendre comme adjoint non pas un mais deux Géo Trouvetout

           

 

Pas sûr que les grévistes soient convaincus par les calculs issus du « théorème de Martins » comme l’appellent désormais les syndicalistes du secteur. « Depuis le début, il n’y a aucun dialogue social, car aucune discussion n’est possible. Nous demandons pourtant la revalorisation d’une prime inchangée depuis quinze ans pour des agents qui travaillent dix heures consécutives, un week-end sur deux ; dans des conditions pénibles. Ils ne se rendent pas compte… » avait d’ailleurs déclaré au Parisien William Bouffet, délégué CGT.


Non, ils ne se rendent pas compte. C’est aussi l’avis des sportifs parisiens qui ne comprennent pas que la mairie n’entame pas des négociations pour sortir de ce très long conflit. « Nous souhaitons un dénouement rapide des négociations avec la mairie » a déclaré un représentant du CA Paris, un club de football désormais obligé de jouer ses matchs en grande banlieue et encore seulement « grâce à des amis » (lire ici). Pareil pour les rugbymen qui eux aussi déplorent le silence municipal : « malgré nos demande d’aide nous n’avons aucun écho de la mairie » déclare un dirigeant du SCUF dans la presse régionale (lire ici).


De son côté, la mairie n’a apporté comme réponse pour le moment que le prolongement (pour six mois) des abonnements pour les utilisateurs des piscines. La seule proposition de Jean-François Martins est d’ailleurs assez baroque : « Je vais essayer de prendre contact avec d’autres équipements ou communes pour relocaliser les rencontres des clubs qui me solliciterons » a-t-il piteusement déclaré au Parisien. Un engagement qui pourrait d’ailleurs occuper largement ses journées car des préavis sont posés jusqu’à la fin de l’année.




                                        Jean-François Martins a présenté son théorème à Anne Hidalgo

                ptitvelib2

                                                                             - Rah, t'as encore osé !

 


L’élu reconnaît d’ailleurs « être dans une impasse » et avoue : « C’est une grève catégorielle et on ne peut pas politiquement donner une prime aux agents des équipements sportifs alors que neuf mille agents de la ville travaillent le dimanche ». On l’a compris la mairie de Paris a peur de la contagion. En fait, pour la plupart des observateurs, la mairie est assise sur une bombe à retardement, c’est sans doute pourquoi elle renvoie la question pour 2015 en prenant pour excuse la tenue des élections professionnelles à la fin de l’année 2014.


Une attitude difficilement compréhensible de la part d’une municipalité classée à gauche pour Stéphane Gautherot, délégué CGT chez les maîtres-nageurs, lesquels ne participent pas directement au mouvement, mais soutiennent néanmoins leurs collègues agents techniques. « Ces agents ne touchent pas de gros salaires. Faire traîner ce conflit est inadmissible. Dans n'importe quelle entreprise, on discuterait. On aurait pu, par exemple, leur proposer une revalorisation de leurs carrières » a ainsi déploré le syndicaliste au quotidien Métro.

 

Publié également sur Miroir Social


 

 

                       Social: La mairie de Paris ouvrira-t-elle des négociations avec les grévistes ? 

        2014-01-28hidalgo

                               - Mais qui est le Géo Trouvetout qui a mis ça derrière moi ?

 


                       

 

 

Lire aussi

Piscines parisiennes : les raisons de l'interminable grève dominicale

Paris : il sera difficile d'aller à la piscine ou dans une stade le dimanche

Les stades et les piscines de la capitale resteront fermés chaque dimanche pour cause de grève au moins jusqu’à la fin de l’année.

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 10:39

 

Les bibliothécaires et le public cherchaient leur second souffle.

La bibliothèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier de Tolbiac dans le XIIIème arrondissement de Paris, a été contrainte de fermer ses portes hier suite à la panne du système de climatisation.

« L’air est tellement irrespirable que le public et les personnels se plaignent d’irritation, de maux de gorges….  Ils vivent un véritable pic de pollution permanent » a dénoncé dans un communiqué le syndicat CGT Culture. De fait la bibliothèque Melville, construite au début des années quatre-vingt, est certes munie de large baies vitrées mais celle-ci ne s’ouvrent pas vers l’extérieur et le renouvellement de l’air ne se fait qu’avec le système de climatisation. Sauf que celui est tombé en panne depuis… un mois !

« L’air est tellement vicié que la quiétude des lecteurs est polluée par les quintes de toux continuelles de ceux qui auraient eu l’imprudence de rester trop longtemps au sein de cette atmosphère saturée en gaz carbonique » précise d’ailleurs le syndicat qui a alerté le comité hygiène et sécurité.

Pour palier à l’urgence la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a décidé de fermer l’établissement au public en attendant les réparations. Des réparations lourdes puisque le moteur doit être changé la semaine prochaine permetant (peut être) à la bibliothèque Jean-Pierre Melville de retrouver ainsi un second souffle.

  

                            Le_deuxieme_souffle_v2.jpg

 

 

 

 

Lire aussi

Atmosphère irrespirable à la bibliothèque Parmentier (XIe)

Paris : Le froid sévit sur la médiathèque Jean Pierre Melville

Les bibliothécaires grelottent dans le XIIIème arrondissement

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Culture nec mergitur
commenter cet article
9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 08:18

 

Libération : Le 26 septembre 2014


La Cour de cassation a confirmé l’interdiction du travail de nuit, estimant que le recours au travail nocturne n’était pas «inhérent à l’activité » du parfumeur.


Dans son arrêt daté du 24 septembre et consulté vendredi par l’AFP, la Cour de cassation estime « que le travail de nuit ne peut pas être le mode d’organisation normal au sein d’une entreprise », selon le Code du travail et que le recours au travail nocturne « n’est pas inhérent à l’activité » du parfumeur.

 

Selon la loi, le recours au travail de nuit (après 21 heures et jusqu’à 6 heures) est en principe exceptionnel et doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale. De plus, les juges relèvent que la décision du Conseil constitutionnel du 4 avril, qui avait refusé de remettre en cause le droit encadrant le travail de nuit, était « applicable à toutes les affaires non jugées définitivement à la date de sa publication ».

 

Attaqué devant les tribunaux il y a deux ans par les organisations du Clic-P (intersyndicale du commerce de Paris CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD et CGC), Sephora avait multiplié les procédures judiciaires. Dans ce dernier recours, le parfumeur contestait la décision de la Cour d’appel de Paris de septembre 2013 l’obligeant à fermer à 21 heures son magasin amiral des Champs-Elysées sous huitaine et sous peine d’une astreinte de 80 000 euros par infraction et par salarié. « Nous ne faisons aucun commentaire », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Sephora.

 

« C’est la première fois que la Cour de cassation a eu à se prononcer sur le travail de nuit », a souligné auprès de l’AFP Karl Ghazi, du Clic-P qui se félicite de cette décision qui donne «définitivement tort » à Sephora. L’intersyndicale rappelle dans un communiqué que le parfumeur avait « instrumentalisé des salariés en leur faisant croire qu’ils perdraient de l’argent, voire leur emploi ».

 

« Les faits ont prouvé le contraire et Sephora a perdu aujourd’hui tous ses recours judiciaires », souligne le Clic-P qui relève que « dans l’entreprise, les syndicats opposés au travail de nuit ont remporté les dernières élections » professionnelles en juillet 2014.

 

Lire l'article de « Libération »

 

 

               johnny-hallyday-6444004.jpg

 

                          

 

Lire aussi

Social: Le travail de nuit étalé au grand jour !

Une intersyndicale, cauchemar des grandes enseignes

Travail dominical : les syndicats ulcérés par les projets du ministre de l'Economie


Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 16:37

 

Les bibliothécaires dénoncent les méthodes du nouveau directeur.

Il y a de sacrés remous du côté du lac Léman. C’est même la fronde pour les personnels de la bibliothèque de Genève, lesquels dénoncent un climat on ne peut plus délétère depuis l’arrivée du nouveau directeur, Alexandre Vanautgaerde il y deux ans.

En cause: les méthodes de management comme en témoigne une lettre signée par trente sept employés dénonçant ses agissements et transmise au département municipal de la culture (DC) selon la révélation de l’édition helvétique du journal 20 minutes. Certains parlent de harcèlement et plus de la moitié d’entre eux bénéficieraient d’un soutien psychologique.

Des dérapages qui vont parfois jusqu’à l’insulte selon la radio genevoise One FM laquelle rapporte une altercation en plein public qui aurait opposé le directeur à deux collaboratrices. Ces dernières auraient essuyé des insultes proférées par leur supérieur et envisageraient de porter plainte. On est loin de l’univers habituellement feutré de la cité suisse.

De son côté si le directeur reconnait des « tensions » c’est seulement parce qu’il a bouleversé le mode de fonctionnement des bibliothécaires. « Auparavant, les bibliothèques étaient de gros navires chargés de livres, aujourd’hui, elles sont devenues des lieux ouverts, axés sur le service au public » a déclaré Monsieur Vanautgaerde à la Tribune de Genève. Une méthode « d’ouverture » prôné par le directeur qui ne concerne apparemment pas les personnels vu le climat

En tout cas l’administration genevoise prend très au sérieux les faits rapportés. « Le directeur a amené de nombreux changements depuis son arrivée à la tête de l'institution, ce qui a pu créer des tensions » affirme ainsi un porte parole de la mairie annonçant la mise en place d’une procédure de médiation au sein des équipes. Une proposition qui rejoint celles des syndicats, lesquels dénonçant « un manque de dialogue » réclament des mesures alors que de leur côté des élus genevois ont également fait part de leurs inquiétudes face à cette situation en plein Conseil municipal. Visiblement à la bibliothèque de Genève, il y a le feu au lac !

 

    665654740

 

Lire aussi

Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

La médiathèque des Tarterêts à Corbeil-Essonnes a été incendiée

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 10:38

 

Livre Hebdo : Le 6 octobre 2014  

Les sapeurs-pompiers ont mis plus de deux heures pour venir à bout des flammes, ne parvenant pas à sauver la médiathèque  

Dans la nuit de dimanche à lundi, deux attaques à la voiture bélier ont été perpétrées contre la médiathèque et une école du quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes en région parisienne. Selon Le Parisien, les suspects ont ensuite incendié les voitures et les flammes se sont immédiatement propagées.

La médiathèque des Tarterêts, située rue Henri-Matisse, a été gravement endommagée malgré l'intervention des sapeurs-pompiers durant deux heures. Un groupe scolaire, inauguré en 2012, a été victime du même mode opératoire, même si les dégâts sont moins importants. La police confirme l'intention criminelle à l'encontre des deux établissements publics.

La médiathèque des Tarterêts proposait 18 000 livres et revues, ainsi que 2 500 CD. Corbeil-Essonnes compte deux autres médiathèques - Chantemerle et Monconseil.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

              4191811_voiture-belier-corbeil.png

 

 

 

 

 

Lire aussi

A la BnF, même les décorations prennent l'eau

Bibliothèque Historique de Paris : des sanitaires victimes de fuites

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 11:46

 

Métro : Le 30 septembre 2014

 

Chaque dimanche, une grande partie des équipements sportifs de la capitale restent fermés à cause d'une grève débutée… Il y a sept mois. En cause : une prime dominicale dont certains agents demandent la revalorisation. En vain.

 

C'est un mouvement social exceptionnel par sa longueur. La grève des piscines et des gymnases parisiens a célébré le 23 septembre son septième mois d'existence. Chaque dimanche, prévient la Ville de Paris sur son site, près de la moitié des piscines et 20 % des équipements sportifs sont tout simplement fermés.


Et ce n'est pas près de s'arrêter : l'intersyndicale CGT-FO-Supap-FSU et SUD a décidé de prolonger le mouvement jusqu'à la fin de l'année. La principale revendication de ces adjoints techniques, personnels en charge de l'accueil, de la caisse ou encore de l'entretien dans les piscines : faire passer la prime dominicale de 44 euros… A 180 euros par dimanche travaillé.


Comment en sont-ils arrivés à demander une telle revalorisation ? En regardant simplement du côté de leurs collègues des bibliothèques municipales.  « Dans ces dernières, les agents touchent une prime de 100 euros pour 5 heures de travail le dimanche  », observe Stéphane Gautherot, délégué CGT chez les maîtres-nageurs, qui ne participent pas au mouvement bien qu'ils touchent la même prime.  « Eux, ils travaillent dix heures le dimanche  ». La logique syndicale est imparable.


Et elle risque de faire tache d'huile au sein des autres directions concernées par le travail dominical, soit 9.200 agents au total. Alors que les grévistes du dimanche souhaiteraient négocier directement avec la Ville, celle-ci temporise donc. A metronews, elle indique vouloir  « remettre à plat  » l'ensemble de ces primes et non les discuter séparément.


Pour Stéphane Gautherot, le mouvement des adjoints techniques est malgré tout  « justifié ». « Ces agents ne touchent pas de gros salaires. Faire traîner ce conflit est inadmissible. Dans n'importe quelle entreprise, on discuterait. On aurait pu, par exemple, leur proposer une revalorisation de leurs carrières ». Les agents de la Ville risquent d'être échaudés par un chantier concomitant. Anne Hidalgo s'était engagée durant les municipales à étendre les horaires de certains services publics. La question des primes ne devrait pas être réglée de sitôt.

 

Lire l'article de Métro



                                             Grève du dimanche: La mairie de Paris nage dans la semoule

              2219.jpg

                                                - Je comprends pas, j'e suis coincé !

 

 

 


 

 

Lire aussi

La mairie de Paris va tailler dans ses effectifs dès 2015 !

Les stades et les piscines de la capitale resteront fermés chaque dimanche pour cause de grève au moins jusqu’à la fin de l’année.

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 11:45

 

Le Journal Du Dimanche : Le 28 septembre 2014

 

Depuis février, des agents municipaux des bassins et équipements sportifs parisiens font grève le dimanche pour obtenir une augmentation. Ils viennent de reconduire leur mouvement

 

Piquer une tête le dimanche à Paris? Difficile depuis février 2014, et le début d’une grève dominicale dans les piscines parisiennes. Un mouvement social mené par les agents municipaux de la Direction de la jeunesse et des sports, qui viennent de reconduire les grèves du dimanche jusqu’à la fin de l’année 2014… Pour l’instant. « S’il le faut, on continuera encore en 2015 », annonce William Bouffet, délégué syndical CGT.

 

Ces arrêts de travail touchent de nombreux bassins. « Ce sont des équipements très encadrés d’un point de vue réglementaire, il suffit parfois d’un agent en grève pour fermer l’établissement », explique Jean-François Martins, adjoint à la maire de Paris chargé des Sports. Les chiffres diffèrent : selon la mairie de Paris, 40 % des piscines sont fermées pour cause de grève chaque dimanche ; selon une association – Les Nageurs citoyens –, qui recense toutes les fermetures, ce serait plutôt 50 %, voire 70 %.

 

« Il y a deux phénomènes qui se conjuguent, la grève du dimanche et les fermetures liées à des travaux qui durent parfois depuis des années comme à Émile-Antoine, près de la tour Eiffel (pour cause de moisissures). Les piscines parisiennes (au nombre de 39) sont souvent vétustes et mal entretenues, déplore Emmanuel, le président de l’association. On a déjà connu une grève des maîtres nageurs qui a duré presque neuf mois en 2012-2013, et maintenant, voilà celle des agents ! »



                        Jean-François Martins (à gauche) l'adjoint au maire de Paris chargé des sports

          ptitvelib2

                                       - Tiens Jeff, voici un vélo en forme de bouée

                                     - Pas la peine, je pédale déjà dans la semoule !


 

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-SUD demande que la prime pour travail du dimanche, actuellement de 44,80 €, passe à 180 €. Dans sa ligne de mire, l’indemnisation des bibliothécaires, qui avaient obtenu, après une grève de douze semaines en 2010, une hausse de leur indemnisation dominicale de 75 à 100€.

 

« Nous ne pouvons pas ouvrir une négociation spécifique pour la direction de la jeunesse et des sports, explique Jean-François Martins, des discussions doivent avoir lieu de manière globale en 2015 au sujet de l’amplitude d’ouverture des équipements, sportifs, culturels ». Le montant de la prime dominicale devrait concerner également les personnels de la voirie, de la propreté, des musées municipaux, des bibliothèques (quelques-unes ouvrent pour le moment le septième jour)…

 

La mairie, qui cherche actuellement à faire des économies budgétaires, ne semble pas vouloir ouvrir un régime spécial pour les agents des piscines. « On ne cédera pas, rétorque William Bouffet de la CGT. On nous demande d’attendre. Jusqu’à quand ? »

 

Le groupe UMP, présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet, a déposé un vœu qui sera étudié lundi au Conseil de Paris afin de connaître les « mesures (en dehors des négociations avec les organisations syndicales) » qui seront mises en place par la mairie, « afin de permettre aux Parisiens d’exercer à nouveau leur activité sportive ».

 

Lire l'article du « Journal du Dimanche »


 

 

                           Dimanche : La mairie de Paris n'ouvrira pas de négociations avant 2015 (au moins)

 

                                  v-21-1097166-1202740020

                                                   - Y a plus qu'à aller se rhabiller

 

 


 

 

Lire aussi

Les stades et les piscines de la capitale resteront fermés chaque dimanche pour cause de grève au moins jusqu’à la fin de l’année.

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 08:29

 

 

Un plan d’économie qui devrait entraîner la suppression d’un millier d’emplois


La maire de Paris prépare discrètement un plan de réduction de 2% de sa masse salariale, soit l’équivalent d’un millier d’agents selon les révélations de la Lettre A, un site spécialisé dans les arcanes de l’administration et généralement très bien informé.


L’information parait plus que crédible car la mairie de Paris a annoncé avant l’été un trou de 400 millions d’euros dans ses comptes et envisage pour le combler, outre l'augmentation des taxes et des tarifs municipaux, un plan d’économies assez inédit de 130 à 180 millions d’euros dans ses dépenses de fonctionnement 2015. Un chiffre annoncé par des élus de la majorité, notamment communistes et écologistes, après une réunion de travail menée par l'ensemble des services de la Ville.


« Le chiffre donné est pertinent » a d’ailleurs reconnu, au journal Métro, le premier adjoint (PS), Bruno Julliard qui a demandé aux différentes directions de la Ville de proposer un plan d’économies pour leur prochain budget.


« Les réunions se multiplient sur ce sujet à la mairie et les adjoints ont tous la main dans le cambouis pour traquer les réductions de dépenses », confirme d’ailleurs le même Bruno Julliard au journal 20 minutes. L’élu écarterait néanmoins l'hypothèse d'une baisse d'effectifs à la mairie de Paris, évoquant plutôt la rationalisation de l'administration et des baisses de dépenses sur certains postes.


 

                            zune historique 1975 03 10

                                            La Mairie de Paris doit encore boucher un trou


 


Pas de baisse d’effectifs alors ? A voir, car si dans un budget de fonctionnement on trouve les dépenses de bâtiments (entretien, éclairage, location..) ou d’achat de fournitures, difficile de faire émerger là les marges d’économies demandées par Anne Hidalgo. Désormais, dans l’entourage de la Maire de Paris on lorgne immanquablement là où se situe l’essentiel du budget c'est-à-dire vers les dépenses de personnels (2 milliard d’euros environ, chiffres 2012).


Ainsi, Bruno Julliard a lâché au journal Le Parisien : « Il est vrai que nous réfléchissons à des redéploiements, mais des redéploiements dans la haute administration et l’administration centrale ». Une assertion qui ne suffira pas non plus à atteindre son objectif de 130 millions.


 

         NKM-evoque-un-possible-conflit-d-interets-du-directeur-de-c

                                                       - Anne, on a un problème....



Car un plan d’économie était déjà en place, avant même ce trou budgétaire, selon la CGT qui avait révélée les premiers projets municipaux en mai dernier : « d’après de nombreuses sources, la Direction des Finances et la Direction des Ressources Humaines planchent sur une réduction de trente millions d’euros par an de charge de personnel d’ici la fin de la mandature. Cela correspond à plus d un millier d’agents en moins dans les cinq ans qui viennent. Un véritable pacte d’irresponsabilité ! » avait déclaré le syndicat dans un communiqué, sans être démentie par la Mairie de Paris.


Les chiffres annoncés par la CGT sont comparables à ceux cité par la lettre A. Des chiffres d’autant plus crédibles qu’ils ne représentent qu’un quart des objectifs à atteindre et peuvent donc être considérés comme des estimations assez basses, sauf qu'au lieu de trente millions de réduction sur une mandature de six ans, ce sera quarante millions sur la seule année 2015. Du brutal !


Cette austérité budgétaire devrait avoir pour conséquence la réduction, voire la fermeture de certains services. De quoi mettre à mal les projets de campagne d’Anne Hidalgo notamment l’extension des horaires des piscines ou des mairies ou bien l’ouverture le dimanche des bibliothèques. Du côté de l’Hôtel de Ville, certains annoncent déjà l’abandon de ces mesures d’autant que la question du travail du dimanche, notamment la prime accordée aux agents, empoisonne la ville de Paris depuis le début de l’année. Pas très fluctuat tout ça. Et même carrément mergitur !

 

Publié également sur  Miroir Social


 

 

                                            Le programme démagogique de la candidate est mis à mal

          Anne-Hidalgo

                                                                 - Vadé rétrou !

 

         

 

 

 

                                                     

Lire aussi

Anne Hidalgo la nouvelle Dame de Fer de Paris

Paris: Pas de piscine (et de stade) le dimanche jusqu'en septembre

Paris cherche 400 millions d'euros pour boucler son budget

Ouvrir les bibliothèques le dimanche à Paris coûterait plus de 5 millions d’euros

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 13:22

 

Blog UNSA Paris : Le 30 septembre 2014


Elle voudrait faire démarrer le travail de ses 5 500 éboueurs plus tard le matin afin de supprimer la prime dite de contrainte matinale.


Selon La Lettre A (publication confidentielle à accès payant), les conseillers d’Anne Hidalgo travailleraient actuellement « en toute discrétion » sur un projet de réduction de 2 % de la masse salariale de la Ville. Ce plan pourrait ainsi impacter entre 2 000 et 3 000 agents sur l’ensemble des effectifs de la Ville, soit une économie dans le budget de fonctionnement de plus de 70 millions d’euros alors que la Municipalité doit faire face à un trou de 400 millions dans son budget. La Mairie de Paris dément ces informations mais évoque une « mutualisation des fonctions support ».


Pour La Lettre A (numéro mis en ligne le 25 septembre), ces réductions dans les effectifs se feraient via le gel de certains concours de recrutement, le non-reconduction des CDD et le non-remplacement des départs à la retraite. D’autres pistes seraient à l’étude, notamment dans le domaine de la propreté. La Mairie de Paris voudrait ainsi faire démarrer le travail de ses 5 500 éboueurs plus tard le matin afin de supprimer la prime dite de contrainte matinale.


Cette lettre confidentielle affirme que les différentes Directions de la Ville « ont déjà été informées de cette prochaine réduction des effectifs » mais que « les syndicats n’ont pas encore été mis dans la confidence ». (Ndr : Tu m’étonnes).


Lire l’article du blog de l’UNSA des attachés parisiens.

 



                                     Sans primes : A Paris, les éboueurs devront commencer plus tard 

   hidalgo-soutiens

                                           - Je dis non à la France qui se lève tôt !

 


          

 

 

Lire aussi

La mairie de Paris va tailler dans ses effectifs dès 2015 !

Les stades et les piscines de la capitale resteront fermés chaque dimanche pour cause de grève au moins jusqu’à la fin de l’année.

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
commenter cet article
29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:34

 

 

Le directeur général des services mis en cause pour son attitude « particulièrement agressive » et discriminante.


« Tyrannie », « racisme », « humiliations », c'est un bien triste tableau que dépeignent les employés de la mairie de XXème arrondissement de Paris au quotidien Métro. En cause : le directeur général des services, monsieur C., en poste depuis 2008 et accusé par les salariés de discriminations quotidiennes dont ils seraient victimes.


Dernier épisode en date : les agents ont été priés par une note officielle de ne plus « parler une langue étrangère» ni « entre eux, ni avec les usagers » au sein de la mairie qui emploi nombre d’agents originaires du Maghreb. « Aucune manifestation de communautarisme n'a lieu d'être dans la mairie » précise même la note de service.


« C’est vrai, la mairie est très cosmopolite, témoigne un agent polyvalent de la mairie du XXème arrondissement auprès du quotidien 20 Minutes. « Beaucoup de fonctionnaires de la mairie sont tunisiens, marocains, kabyles... Mais jamais nous n’avons parlé arabe avec les administrés ni entre nous.». N’empêche, le directeur administratif annonce qu'il « dispose dorénavant du pouvoir de mettre directement des blâmes ou des avertissements aux agents sans avoir à engager une procédure auprès des services centraux ». Ambiance.


 

                                     Frédérique Calandra, maire du XXe (au centre)

     2031-le-20e-inauguration-local-de-campagne-avec-anne-hidal

                                    - Bravo Frédérique, t'as trouvé un vrai p'tit chef !


 


De son côté la CGT des personnels administratifs de la Ville de Paris a dans une lettre ouverte à la maire de Paris, Anne Hidalgo dénoncé le caractère de cette note déclarant toutefois « ne pas être surprise par la méthode de monsieur C »., sachant qu'elle a déjà par le passé « jugé utile de saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations) au sujet de ses méthodes de recrutement et de son comportement en général ». Un comportement guère en phase avec les valeurs prônées habituellement par la majorité municipale en place pourtant depuis treize ans, si l’on en croit les personnels.


« Le directeur a un problème avec les personnes d'origine étrangère », déclare ainsi l'agent au journal Métro et raconte comment ses collègues sont les victimes quotidiennes du « racisme » de ce directeur. « Lors des entretiens de recrutement, il nous demande si l'on pratique le ramadan, ce que l'on pense des gens qui mangent du porc », raconte ainsi le jeune homme. Le reste étant à l’avenant.


D’ailleurs la CGT n’est pas la seule organisation à s’élever contre les méthodes du directeur général des services du XXème. Dès son arrivée à la mairie, en 2008, le syndicat UNSA avait lui aussi tiré la sonnette d'alarme auprès de la maire d’arrondissement PS, Frédérique Calandra. « Management particulièrement agressif », « sanctions arbitraires à caractère discriminatoire », « mépris envers les agents », « langage irrévérencieux »... La liste dressée par l’UNSA fait donc écho à celle de la CGT.


 

         constance DECORDE-CIRIC-2

                                          Discrimination:  La Mairie aux abonnés absents



En tout cas l’affaire dépasse désormais les enceintes de la mairie. « C'est un secret de polichinelle, cet homme est un raciste notoire », a ainsi lâché dans la presse un responsable associatif local. Du côté des politiques, Danielle Simonnet, élue Front de Gauche du XXe arrondissement, confirme à son tour « avoir eu vent de plusieurs plaintes d'agents. Il faut que cela cesse et que les procédures, si elles sont engagées, aboutissent ».


Dans un mail envoyé en interne, la mairie du XXème a annoncé le départ de monsieur C., prévue pour début octobre. En fait le directeur va sévir  à la mairie du XIXème dans un arrondissement sociologiquement similaire à celui de son voisin. Une affaire dont se serait sûrement passé le maire de l'arrondissement, François Dagnault, ancien adjoint de Bertrand delanoë....en charge des personnels. Il sera en cela accompagné par les syndicats pour qui l'affaire est loin d’être réglée et pourrait faire mauvais genre dans les couloirs de l’Hôtel de Ville.

 

Publié également sur Miroir Social 

 

 


                                                           François Dagnaud et Anne Hidalgo

         6a0167644a19e4970b017c31dbcde5970b-800wi.jpg

                                                   - Anne, c'est quoi ce binz ?

 

 

 

 

 

Lire aussi

Paris : Nouvelle grève dans les mairies d’arrondissement le mardi 10 juin

Au musée Carnavalet, le chef brutal a été mis au placard

La mairie de Paris va tailler dans ses effectifs dès 2015 !

Paris : La Maire du XXème arrondissement menace journalistes et syndicalistes

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article

Pages