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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:29

 

Le chantier de la bibliothèque, pourtant baptisée du nom de Françoise Sagan, n’est pas mené « à grande vitesse ».

Elle aurait dû ouvrir au printemps dernier d’après les premières prévisions. Aux dernières nouvelles la médiathèque Françoise Sagan située sur l’ancien carré Saint Lazare dans le quartier de la gare de l’Est (et non celui de la gare Saint Lazare NdR) n’ouvrira au mieux qu’au premier semestre 2015, les travaux ayant pris un retard considérable suite à la découverte de structures qui n’avaient pas été détectées lors des premières études de chantier.

Un an de retard ça pourrait paraitre banal (et même compréhensible pour un chantier de cette envergure) mais ce retard ne colle pas avec le nom de baptême de la bibliothèque. Mais alors vraiment pas.

C’était il y a un an, et la mairie de Paris obsédée par le naming en était même tombée dans le ridicule pour justifier l'attribution du nom de la future médiathèque du Clos Saint Lazare. Il faut dire que l’exposé des motifs de la délibération municipale présentée aux élus du conseil du Xème arrondissement avait de quoi surprendre : « les oeuvres de Françoise Sagan s'inspirent d'une vie faite d'excès, menée à grande vitesse ... elle aborde des sujets qui sont définitivement associés à son oeuvre : la vie facile, les voitures rapides » !!! » expliquait ainsi la mairie de Paris soudainement devenue fluctuat (lire ici).

Après un tel argumentaire, qui n'avait toutefois guère convaincue, on aurait pu penser que la médiathèque, désormais Françoise Sagan, allait rapidement franchir le mur du son. Malheureusement, il n’en aura rien été car visiblement le chantier n‘est pas, lui, « mené à grande vitesse ». Du côté de la mairie de Paris certains songeraient désormais à rebaptiser la bibliothèque. Suggérons, mergitur, le nom de Carl Honoré.

 

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                                                           Pour une vie sans excès

 

 

 

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La Mairie de Paris confond vitesse et nomination pour sa future bibliothèque

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 10:40

 

Une même grève, un (presque) même mot d’ordre mais… trois intersyndicales !

Les agents des crèches de la Ville de Paris étaient appelés à la grève le jeudi 11 septembre. Un appel fait par tous les syndicats sauf que ceux-ci étaient en ordre (très) dispersé puisque ce n’est pas une, ni deux… mais trois intersyndicales différentes qui étaient à la manœuvre ! Une situation assez rocambolesque. Décryptage

Tout a commencé fin août quand les syndicats CFDT, UNSA et UCP ont lancé un appel à la grève pour le 11 septembre. Pour ces « trois syndicats réformistes et constructifs » selon leur propre terme, c’était une manière sans doute de lancer la pierre à la CGT qui avait déjà lancé un mouvement dans les crèches de la capitale avant l’été. Notons toutefois que bien que « réformiste » l’intersyndicale réunie autour de la CFDT en appelait néanmoins « à une grève reconductible », un vocabulaire utilisé d’habitude par des forces plus révolutionnaires.

De son côté, le syndicat CGT, surpris par cet appel, a réagit aussi sec : « Pas question de prendre le risque d’affaiblir la mobilisation, en faisant (comme d’autres syndicats l’ont déjà fait) un appel à la grève un autre jour » a annoncé le syndicat majoritaire à la direction de la petite enfance de la Ville de Paris dans un communiqué. Il déplore « le choix de trois autres syndicats de faire bande à part, sans même venir discuter ». Il appelle à son tour à faire grève le même jour que la première intersyndicale mais…. sous la bannière d’une seconde intersyndicale avec la FSU et FO en renfort !

Oui mais voilà, pour rajouter un peu d’absurde à la situation, la CFTC, qui ne figurait donc ni dans l’une ni dans l’autre intersyndicale … se lançait  elle aussi dans un appel à la grève pour le 11 septembre, formant en quelque sorte une troisième intersyndicale avec elle-même. Du pur mergitur.

 

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Trois intersyndicales certes, mais peu ou prou le même mot d’ordre. « Les revendications des organisations syndicales portent essentiellement sur des demandes d’effectif supplémentaire et les modalités de remplacement des absences » constate ainsi la Mairie de Paris.

Mais trois intersyndicales, c’est aussi trois délégations et… trois réunions !  Un vrai vaudeville à l'Hôtel de Ville et de quoi occuper les négociateurs de la DRH pendant plusieurs heures. La municipalité devrait toutefois tirer parti de la situation en gonflant fluctuat la rubrique « dialogue » de son prochain bilan social. Certains expliquent cette « stratégie » syndicale par l’imminence des prochaines élections professionnelles prévues pour décembre. Pas sûr que cela soit efficace.

Car malgré la pléthore d’appels à la mobilisation, les personnels eux n’ont semble-t-il guère gouté la mascarade car la grève a été un véritable bide. « Sur les 463 crèches municipales que compte la capitale seuls 16 établissements sont restés fermés et 37 ont ouvert avec des effectifs réduits » a annoncé le journal Métro d’après les chiffres fournis par la ville. C’est beaucoup moins que le précédent mouvement de juin où là, ce sont toutes les crèches qui avait été touchées dont 140 établissements contraint de fermer. Les chiffres sont parfois cruels.

Néanmoins malgré l’échec de la mobilisation, la mairie de Paris serait « disposée à faire des propositions d'effectif supplémentaire pour renforcer le volant de remplacement » d’après un communiqué de l’intersyndicale réunie autour de la CGT qui a décidé de mettre fin au mouvement et précise qu’ « une réunion de travail est prévue jeudi 18 septembre ».

Une « réunion de travail » qui sera ….boycottée par les syndicats « réformistes et constructifs ». En effet l’intersyndicale réunie autour de la CFDT annonce au quotidien Le Parisien vouloir « boycotter la réunion de jeudi prochain, comme tous les autres prochains rendez-vous programmés d’ci la fin de l’année ». Ses représentants sont sortis « écœurés » de la réunion de négociation et appellent à une grève illimitée avec de nouveaux rassemblements vendredi puis lundi matin devant l’Hôtel de Ville. Les repères syndicaux ne sont plus ce qu’ils étaient. De son côté la CFTC n’a pas encore fait connaitre sa position...

Publié également sur Miroir Social

 

                                       le-grand-bazar-affiche hd

 

 

 

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Elections professionnelles à la Ville de Paris, nouveau mode de scrutin, nouvelle représentativité syndicale ?

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 08:24

 

Les photos de ce collectif d’artistes enfin exposées

Taken by Storm ! La bibliothèque André Malraux, située au carrefour de la rue de Rennes et du boulevard Raspail dans le VIème arrondissement de Paris, expose jusqu’au 11 décembre une sélection de pochettes d'albums vinyle du collectif Hipgnosis.

Hipgnosis est le nom d'un collectif de graphisme britannique formé en 1968. Il est à l'origine de la création de pochettes d'albums novatrices pour des groupes de rock au cours des années 70*, dont Pink Floyd, Led Zeppelin, UFO, Rainbow ou encore Scorpions.

 

            lovedrive

 

Hipgnosis est à l'origine composé de Storm Thorgerson et Aubrey Powell, auxquels vient s'ajouter Peter Christopherson en 1974. Au cours des années, le collectif d'artistes emploie de nombreux assistants et des designers freelance mais finit par se séparer en 1983. Après le split, Storm Thorgerson continuera néanmoins à travailler sur les pochettes de nombreux groupes comme Biffy Clyro ou Mars Volta* jusqu’à son décès en avril 2013.

L'approche artistique d’Hipgnosis, fortement axée sur la photographie, a aussi été doublée d’innovations car ses membres ont été pionniers de nombreuses techniques visuelles en utilisant de multiples expositions, retouches ou technique de collage à base de film à une époque où Photoshop n’existait pas. Une autre marque, c'est que beaucoup de leurs photos étaient directement liées au titre d’album souvent basé sur des jeux de mots ou des doubles sens.

Hipgnosis a donc élevé les pochettes au rang d’œuvre d’art en alliant surréalisme et désign. Il ne fait aucun doute que celles-ci feront un jour ou l’autre leur entrée au musée. Après tout, certains photographes ont déjà eu droit à des expositions temporaires ces dernières années sauf qu’Hipgnosis y ajoute une indéniable recherche artistique. En l’exposant pour la première fois à Paris, la bibliothèque André Malraux est donc elle aussi précurseur. Wish You Where Here.

 

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* Pour l’intégrale des œuvres d’Hipgnosis, cliquez ici, pour Storm Thogerson après 1983, cliquez là ou bien ici.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:58

 

L’inondation de janvier dernier continue de faire des vagues

 

La direction de la bibliothèque Nationale de France pensait sortir la tête de l'eau et en avoir fini avec cette histoire. Sauf que l'inondation du site de Tolbiac-François Mitterrand en ce début d'année refait parler d'elle pour une sombre histoire de décoration d'où la morale ne sort pas grandie.

 

Le 12 janvier 2014, la rupture d’une canalisation avait provoqué une importante fuite d’eau dans les magasins du département Littérature et art de la BnF. La direction, après avoir tenté de minimiser les dégâts et de tenir à distance les journalistes un peu curieux, avait fini par admettre l'étendu du sinistre. Le personnel du département concerné évoquait 35.000 titres abimés, quand la direction, forcée de communiquer sur l'inondation, annonçait le chiffre de 12.000 ouvrages endommagés.  Quoi qu'il en soit, ette inondation avait mobilisé des centaines d'agents pour le sauvetage des collections. En récompense de leur investissement, la patrie reconnaissante avait décidé de les décorer. Mais il y a toujours un revers à la médaille si l'on en croit le site Bibliothèques en luttes.

 

Le 28 août, des agents de la BnF ont été nommés au grade de Chevaliers des arts et des lettres « en raison de leur forte mobilisation lors de l’inondation de janvier dernier ». Ils ont toutefois été visiblement triés sur le volet car sur les possibles centaines de nominés, les heureux récipiendaires n'étaient qu'au nombre de ...dix. Tous membre de l'encadrement !


                                                      

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                                                            Les heureux élus ?       

                            

 

« Des très nombreux collègues ont pris part au sauvetage des collections après l’inondation de janvier. Pour la plupart, il s’agissait de personnels du département Littérature et Arts ainsi que du département de la Conservation, mais aussi de nombreux autres collègues volontaires ou désignés pour renforcer les équipes, dont une majorité de magasiniers. » observait le syndicat FSU. « Force est de constater que la liste fournie au Ministère par la direction de la BnF n’a en rien tenu compte de la réalité puisque ce sont en grande partie des encadrants qui sont représentés et non les propriétaires des petites mains qui ont pourtant épongé l’eau et séché les pages des livres ».


« Oubliées, donc, ou presque, les centaines de collègues dont l’attachement aux collections et l’abnégation n’ont pas eu l’heur d’émouvoir ceux qui, s’étant vu attribuer un quota de breloques à distribuer ont décidé d’honorer d’abord une partie de la chefferie, quitte à vexer l’autre et à adresser un pied de nez indécent à toutes celles et ceux pour qui le ridicule de la situation aura au moins été une occasion de rire. » conclue d'ailleurs amer la FSU.

 

Une chose est sûre, pour la direction de la BnF et le ministère de la Culture ce choix d'attribuer des décorations n'est pas très fluctuat. On peut même dire que s’agissant de reconnaître ceux qui ont vraiment lutté contre les conséquences de cette inondation, il est carrément mergitur.



                                                            François Mitterrand et Le Flock-Prigent

 

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                                                    - A la BnF, ils portent bien mon nom....

 


 

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 17:11

 

Le Parisien : Le 28 août 2014


« La sécurité et le bien-être des agents de la ville de Paris ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de la mauvaise gestion » affirme-t-elle dans un communiqué.

 

L'immeuble municipal « T8 » de l'avenue de France (XIIIe), dont les défauts multiples viennent d'être épinglés par le syndicat CGT des salariés de la mairie de Paris, est-il symbolique de « l'absurdité de la politique immobilière de la ville de Paris ? »

 

L'attaque frontale vient du groupe UMP au Conseil de Paris, qui réclame que se réunisse « enfin » le Conseil de l'Immobilier de la Ville, créé l'an dernier mais dont les membres viennent seulement d'être nommés. « Il est temps de définir une véritable stratégie en matière de politique immobilière, martèle l'UMP parisienne. La sécurité et le bien-être des agents de la ville de Paris ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de la mauvaise gestion, alors même que les sommes dépensées en locations immobilières par la mairie pour ses services ont triplé en 10 ans » (lire ici).

 

La Ville assure, de son côté que tous les contrôles de sécurité ont été « dûment réalisés » et que de nouveaux aménagements intérieurs sont en cours. Quant à l'installation dans le T8 des services de la Voirie et de l'Urbanisme, il a selon l'opposition entraînée 5 millions d'euros de dépenses supplémentaires : il n'était pas achevé lorsque la ville a vendu le bâtiment de la rue du Louvre (Ier), la ville a dû payer pour y rester plus longtemps que prévu.

 

Lire l'article du « Parisien »

 



                                        L'UMP parisienne dénonce la gabegie immobillière de la ville

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                                       - D'ailleurs j'ai les preuves, allez à la page T8 !

 


 

 

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Incidents à répétition dans le « bel immeuble » de la Ville de Paris

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:46

 

« Il faudrait plutôt contrôler l’activité réelle de Monsieur Rebsamen, recruté en avril dernier pour s’occuper de l’emploi » déclare un soutien du candidat Hollande.

 

« En visant à renforcer le contrôle des demandeurs d’emploi, le gouvernement confirme que pour lui, la lutte contre le chômage est d’abord une lutte contre les chômeurs » cette déclaration du Parti Socialiste pourrait sembler d'actualité.... sauf qu'elle date de 2005 ! Pourtant dix ans après, le ministre du travail socialiste, François Rebsamen,demande de « renforcer les contrôles » pour vérifier que les chômeurs « cherchent bien un emploi », estimant qu'une « sanction » est nécessaire dans le cas contraire.

 

Si à droite on applaudit, il est peu de dire que les déclarations du ministre du Gouvernement Hollande ont troublé du côté de Solférino : « Dépasser les 35 heures, supprimer les seuils sociaux, autoriser le travail du dimanche, ça commence à faire très loin du discours du Bourget » déclare, au « Parisien », le secrétaire national du PS chargé de l'emploi, François Kalfon. « On envoie des signaux à tout le monde sauf au peuple de gauche qui nous a sanctionné aux dernières élections municipales » ajoute pour sa part un élu socialiste.

 

Jérome Guedj, député de l'Essonne, regrette lui dans le journal « Sud Ouest » que l'on jette ainsi « l'opprobre sur l'ensemble des chômeurs ». Il ajoute : « C'est Auchan qui encaisse 120 millions d'euros de CICE et qui va quand même supprimer 300 emplois, c'est Adecco, dans le travail temporaire, qui doit encaisser 110 millions d'euros de CICE et qui va aussi supprimer plusieurs centaines de postes. »



                                                               François Hollande loin du Bourget

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                                                            - Sortez moi de là !


 

Côté syndicat, on observe que la sortie de Rebsamen renforce l'unité entre la CGT, la CFDT et Force Ouvrière dont les déclarations alternent entre « Atterré », « scandaleux », ou « abasourdi ».                       

 

« Il faudrait contrôler l’activité réelle de Monsieur Rebsamen François, recruté en avril dernier pour s’occuper de l’emploi », a pour sa part réagi le PCF dans un communiqué de son porte-parole Olivier Dartigolles, parti qui a été un soutien de François Hollande à la présidentielle. « François Rebsamen, ce ministre du Travail qui ne commente plus les chiffres du chômage tant ils sont catastrophiques et contredisent, mois après mois, les prophéties présidentielles, vient de trouver les responsables de cet échec : les chômeurs eux-mêmes.[...] En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd’hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu’il ne fallait pas "s’en prendre aux plus fragiles". Mais c’était avant. [...] Le gouvernement et le patronat doivent aujourd’hui rendre des comptes.»

 

Le coup de grâce est finalement venu du premier secrétaire socialiste du PS, « Les annonces faites sur le contrôle des chômeurs brouillent le message présidentiel, et nous le regrettons. Ces annonces ne sont pas pertinentes » a déclaré pour sa part Christophe Cambadélis. Nous laisserons le mot de la fin au Gorafi qui liste six astuces « pour éviter de se faire stigmatiser par François Rebsamen  »  et c'est on ne peut plus mergitur (lire ici).

 

Publié également sur  Miroir Social 



 

                                                   Le ministre du travail brouille le message présidentiel

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                                       -  Quel changement, maintenant on voit plus rien !

 

 

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 08:19

 

La tentative de fermeture avait suscité une forte inquiétude relayée par les élus du XIXème arrondissement. 


Le projet de la mairie de Paris était pourtant simple : le service d'accueil des sourds et malentendants de la bibliothèque Fessart, dans la rue du même nom (XIXe) devait fermer. Une fermeture « compensée », selon la mairie, par l'ouverture en 2015 d'un nouveau pôle dans la bibliothèque Canopée des Halles. Seulement, tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille.


Relayant l’émotion des personnels, c’est d’abord le syndicat CGT des affaires cuturelels qui avait soulevé le lièvre en diffusant un communiqué intitulé « la mairie sourde au handicap ? ». « La suppression du pôle sourds serait ressentie comme une régression malgré la création de celui de la Canopée et le message envoyé à la communauté sourde serait, pour le moins, extrêmement négatif » pointait le syndicat. De son côté Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture avait dû déclarer au journal Le Parisien « qu’aucune décision ne sera prise avant l'ouverture du pôle de la Canopée ». N’empêche que les postes budgétaires permettant de maintenir un pôle sourds à Fessart étaient supprimés en catimini. Pas très fluctuat.


 

                                            Bruno Julliard a supprimé deux postes budgétaires à Fessart

        anne2-35005

                                      - J'en avais besoin pour les créer ailleurs !



Seulement, au tout début juillet le syndicat a reçu un soutien de poids comme le remarque Le Parisien (lire ici) puisque les élus du XIXème, sont, à leur tour, entrés dans la danse par le vote d'un vœu au conseil d’arrondissement. Pour eux, le pôle sourds de Fessart et non seulement  « indispensable et apprécié » mais également « le seul équipement accessible aux sourds de l'ensemble du nord-est parisien » et ont demandés logiquement à ce « que le pôle sourds de la bibliothèque Fessart soit maintenu dans ses murs ». Le vœu a également été présenté au Conseil de Paris qui l’a adopté à son tour (lire ici).


De son côté l’Association des Bibliothécaire Français (ABF), prenant le train en marche, envoyait une lettre à Bruno Julliard… le 10 juillet, soit une semaine après le vote des élus du XIXème arrondissement mais surtout six bons mois après le déclenchement de l’affaire. Mieux vaut tard que jamais.


Dans sa réponse, Bruno Julliard reste tout de même un peu gêné aux entournures : « la fermeture du pôle sourds a indubitablement suscité des inquiétudes parmi les personnels, inquiétudes relayées par les élus du XIXème arrondissement » constate le nouveau premier adjoint toujours en charge de la culture avouant ainsi qu'il n'avait pas prévu le coup. Il en tire d'ailleurs les conclusions qui s’imposent : « par conséquent, je me suis engagé en séance publique du conseil de Paris à ce que les activités à destination du public sourds à la bibliothèque Fessart soient maintenues ». Une déclaration on ne peut plus mergitur !


 

                                  Bruno Julliard s'engage à maintenir le pôle sourd de Fessard

            14.02-Bruno-Julliard-930620

                                                           - N'empêche, c'est dificile à avaler !

 


                             

 

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Bibliothèque Fessart (XIXe) : Les élus demandent le maintien du pôle sourd

Bibliothèque Fessart : les élus du XIXeme arrondissement de Paris souhaitent garder le pôle sourd

Paris : La Mairie de XIXème arrondissement veut une nouvelle médiathèque à la Place des Fêtes.

La bibliothèque Fessart (XIXe) risque de perdre son pôle d'accueil des sourds.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 11:07

 

Le Parisien : Le 26 août 2014


Un  « syndicat trublion » dénonce ni plus ni moins que des malfaçons

Les personnels municipaux des Directions de la voirie et de l'urbanisme ont-ils emménagé trop tôt, trop mal, dans le bel immeuble « T8 », ce bâtiment aux façades parcourues d'une résille de bois, reconnaissable entre tous à l'angle de l'avenue de France et de la rue Neuve-de-Tolbiac (XIIIe) ? Plusieurs mois après l'installation des services parisiens dans ces 20 000 m 2 signés de l'architecte en vogue Rudy Ricciotti, le syndicat CGT des services parisiens ne mâche pas ses critiques, pointant un catalogue plus ou moins avéré de bizarreries et défaillances.

Selon les responsables CGT des services concernés, l'enchaînement d'incidents et quelques désagréments provoqueraient un « ras-le-bol », d'où ce tir nourri en plein mois d'août, et plusieurs mois après l'emménagement. « Une collègue est restée bloquée dans un ascenseur, un soir durant trois heures sans que les agents de sécurité parviennent à ouvrir les portes », cite par exemple le syndicat, qui note aussi la longue panne de plusieurs portes automatiques. La CGT, qui soulève le risque d'une évacuation très compliquée en cas d'alerte incendie, réclame aujourd'hui « la réparation et la révision générale des portes automatiques et des ascenseurs ».

Autre grief du syndicat, précisément le système d'alerte incendie, « déclenché deux fois inopinément en une semaine et obligeant le personnel à évacuer pour rien », souligne un représentant. Quant à la modernité et la beauté des lieux, manifestement ses qualités ont fait long feu parmi les responsables syndicaux : locaux trop sombres et mal agencés ; signalétique déroutante ; gaines d'équipement à hauteur d'hommes ; climatisation défectueuse et, en conséquence, une multiplication de cas de rhino-pharyngites ; suroccupation des bureaux, trop petits pour deux grands services...
  

                                                      

                                                    T8 : Un héritage bien encombrant....             

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                                                                        - Ah ben, merci du cadeau ! 

                                                     

Au regard de cet inventaire, la CGT dénonce ni plus ni moins que des malfaçons, et attaque bille en tête, sur son blog où le syndicat « exige de l'administration qu'elle procède sans délai à tous travaux adéquats pour mettre fin à ces désordres ».


A la mairie de Paris, l'on est rodé aux attaques acides du syndicat. Parfois à ses débordements, et cette nouvelle affaire n'y échappe pas : « Faux, faux, faux ! », répond la Ville à la plupart des griefs. « Tous les contrôles permettant d'ouvrir cet immeuble ont été dûment réalisés, et sa capacité d'accueil n'est même pas atteinte ! », s'étonne un porte-parole. Petite concession tout de même au syndicat trublion de la Ville : « C'est vrai qu'il y a quelques petits problèmes de confort, certaines salles pourraient être mieux agencées, d'autres sont un peu sombres, mais on y travaille. Un équipement aussi important implique toujours des petits réglages, par exemple la climatisation » (Depuis cet article, la CGT a révélé de nouveaux
incidents NdR)

Lire l’article du « Parisien »

 

                         A la mairie de Paris, l'on est (toujours pas) rodé aux attaques acides du syndicat

                    NKM-evoque-un-possible-conflit-d-interets-du-directeur-de-c.jpg

                                                       -  Bon, trouvez moi une idée pour les faire taire !

 

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:00

 

Un site d'information dont les révélations ne sont pas de la petite bière


C’est un nouveau lièvre qu’a soulevé le site spécialisé dans l’actualité muséale et patrimoniale, Louvre Pour Tous, qui en dénonçant l’illégalité d’une bâche publicitaire vantant une marque de bière a perturbé jusqu’au sommet de l’état.


« De la Seine on ne voit qu’elle. Quai de Conti, à deux pas de l’Institut de France, la pub pour la bière Heineken s’étale sur 600m2 de la façade XVIIIème de l’hôtel de la Monnaie de Paris » révèle Louvre Pour Tous. Problème, la publicité pour l’alcool est strictement encadrée par la loi Evin qui ne la tolère que sur certains supports. Le site a donc soumis le cas au ministère de la Santé. La réponse de la Direction générale a été sans appel : « La publicité directe ou indirecte pour les boissons alcooliques est régie par l’article L3323-2 du Code de la santé publique. Tout ce qui n’est pas explicitement autorisé est interdit, ce qui est le cas des bâches de chantier. » Avec sa pub Heineken gigantesque, la Monnaie de Paris est de fait hors-la-loi ! 


De son côté la Monnaie de Paris a été obligée de se fendre en urgence d’un communiqué pour dire « qu’à sa connaissance, elle avait obtenu toutes les autorisations nécessaires ». Ceux qui ont accordé ces autorisations avaient sûrement dû mettre les bières au frais si l'on en croit le ministère de la Santé.


 

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                        Pour contourner la loi Evin,  la Monnaie de Paris ne fait pas dans la petite bière

 


Une chose est sûre, le site Louvre Pour Tous est véritablement un empêcheur de tourner en rond dans le petit monde de nos élites culturelles car c'est ce même site qui avait démasqué « l'artiste » Ahae, mécène de plusieurs de nos grandes institutions culturelles (Le Louvre, Versailles...) qui lui avaient déroulé le tapis rouge et exposé ses photos d’amateur comme s’il était un grand artiste. Et Louvre Pour Tous de mettre les pieds dans le plat : « Mais qui est vraiment Ahae ? Et d’où vient son argent ? Nos grands patrons de musées se sont-ils seulement posés la question ? » Apparemment pas.


Car « l'artiste » s’appelle en réalité Yoo Byung-Eun et n' est autre qu'un homme d'affaire trouble doublé ..d'un prédicateur évangéliste cofondateur dans les années soixante d'un mouvement religieux considéré en Corée du Sud comme une secte. Côté casier judiciaire, en 1991, il a fait quatre ans de prison pour détournement des fonds financés par les membres de sa secte. Un profil qui fait mauvais genre lors d'un vernissage.


Depuis Ahae est devenu mondialement célèbre, non pour ses talents d'artiste mais comme propriétaire du ferry sud-coréen Sewol dont le naufrage en avril a fait près de trois cent morts. Puis deux mois plus tard, alors qu'il était en fuite, la police sud-coréenne a retrouvé son corps. Bref, du côté de nos élites culturelles, on aurait sûrement préféré mergitur ne jamais avoir croisé le personnage.


En tout cas l'épisode a laissé des traces dans le monde du mécénat culturel à tel point qu'au titre de « grand mécène » Ahae a eu le privilège.... d’avoir son nom gravé dans la pierre du Louvre ! Les dirigeants de la noble institution doivent maintenant s'en mordre les doigts. Parions fluctuat que Bernard Hasquenoph, le fondateur du site Louvre Pour Tous n'est pas prêt d'être dans les petits papiers du musée situé dans les jardins des tuileries. A moins de devenir son nouveau généreux donateur ? 


 

  ahae louvre

                             L'épisode Ahae a vraiment laissé des traces au musée du Louvre


 

 

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 13:07

 

Arrêts Sur Images : Le 28 août 2014


Amours Torrides même ! Si ça continue sur cette lancée, le CSA va devoir envisager des logos d'interdiction aux moins de douze ans.


Valls et les patrons : comment rester indifférent à une si belle histoire, qui se noue sous nos yeux ? Ce « j'aime l'entreprise ». Cette standing ovation du MEDEF. Ces micros-trottoirs d'après-discours, dans les allées du rassemblement du MEDEF, sur le thème « alors, heureux ? » Heureux, ah oui, ils le sont. Ca fait du bien. Ils avaient besoin d'entendre ces mots. C'est un baume, un onguent. Valls et les patrons : torride ! S'ils continuent sur cette lancée, le CSA va devoir envisager des logos d'interdiction aux moins de douze ans.

 

Mais il faut les excuser. Oui, cet élan qui les pousse l'un vers l'autre est sauvage, animal, indécent. Mais sauvage d'avoir été si longtemps bridé, clandestin, d'avoir dû tenir compte des convenances, des conventions, et des frondeurs de toutes sortes. Ils se sont enfin trouvés. Ils vont pouvoir vivre pleinement leur histoire. On a déjà la bande-son.

 

 

 

                                                        Manuel Valls en pleine action avec le MEDEF

    valls.jpeg

                                                                                Interdit aux mineurs

 


Ce n'est pas Stéphane Richard qui va s'y opposer. Stéphane Richard est ce patron mis en examen pour escroquerie en bande organisée dans l'affaire Tapie. Il est interrogé sur France Inter, dans la nouvelle séquence de Léa Salamé (toujours pas de cerveaux malades dans la matinale d'Inter, mais les mis en examen ont le ticket d'entrée). Salamé rappelle qu'il est mis en examen, mais sans prononcer les mots « pour escroquerie en bande organisée ». Trop méchant, sans doute (une question d'auditeur sur le sujet avait été censurée lors de sa précédente visite mensuelle, en juillet).

 

Il faut dire que le client a les oreilles sensibles. Par exemple, il n'aime pas le mot « patron » :« le patronat, c'est une notion marxiste du passé ». Sur le thème de la reproduction des élites, Salamé le chatouille sur son amour du piano, point commun avec Emmanuel Macron. Richard, piqué : « Emmanuel Macron est issu d'une famille modeste ». Modeste ? Wikipedia nous apprend que Jean-Michel Macron est médecin professeur de neurologie au CHU d'Amiens, et responsable d'enseignement à la faculté de médecine de cette ville. C'est la conception de la « famille modeste », selon Stéphane Richard.

 

 

                                                                   Emmanuel Macron

      macron.jpg

                                                             - Tout chez moi respire la modestie !

 


Pendant ce temps, Libé se demande sur cinq pages si le gouvernement Valls est de droite. Grave question, qui pourrait nous occuper aussi longtemps que la controverse de Valladolid. Mitterrand, rappelle le journal, était de gauche (la retraite à 60 ans). Jospin déjà un peu moins, mais il a tout de même fait les 35 heures. Et Hollande ? Pas grand chose (et encore, Libé a bouclé avant le scoop de l'aube : dans une interview au Point, à la veille de sa nomination, Macron a proposé qu'on ouvre à toutes les entreprises des dérogations aux 35 heures).


Au total, sur les cinq pages de Libé, pas de réponse à la question.Si l'on comprend bien la synthèse embrouillée du patron Joffrin, le gouvernement n'est ni de gauche ni de droite, ça dépend d'où on le regarde.  Au passage,Libé propose son critère : les socialistes ont toujours eu « au moins l'idée de la transformation de la société ». Critère minimal, mais sujet à interprétations. On pourrait en imaginer un autre, qui vaut ce qu'il vaut, mais immédiatement lisible : la gauche, ce sont ceux qui parlent de patrons ; et la droite, ceux qui cherchent des synonymes.


Lire l’article de « Arrêts Sur Images »

 

 

 

         patron.jpg

 

 

 

 

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