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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 12:11

 

Livre Hebdo : Le 31 juillet 2014

 

Dans son édition du 30 juillet, Le Canard enchaîné revient sur la fermeture du site des Archives nationales à Fontainebleau. L’état des principaux bâtiments est en effet préoccupant. 

 

Depuis maintenant près d’un mois, le site des Archives nationales à Fontainebleau est totalement fermé, rappelle Le Canard enchaîné du mercredi 30 juillet. D’inquiétantes fissures menacent en effet les deux principaux édifices dans lesquels sont conservées des millions d’archives publiques dont celles du Conseil d’Etat, de la Commission des comptes de campagne ainsi que celles de plusieurs ministères.

 

Une première fermeture au public avait été décidée en mars, lors de la réunion du comité d’hygiène et de sécurité. Selon le ministère de la Culture, ces difficultés sont liées à la nappe phréatique ainsi qu’à la présence d’argiles vertes dans le sol «  qui peuvent aspirer des immeubles à la façon des sables mouvants », selon les termes du journal satirique. 

 

La CGT avance de son côté une explication supplémentaire : entre juillet 2012 et septembre 2013, le déplacement depuis les soutes de 8000 tonnes de cartons, d’un seul côté du site, aurait entrainé des déséquilibres. Les documents extraits devaient rejoindre le centre flambant neuf de Pierrefitte-sur-Seine.

 

Par ailleurs, Le Canard enchaîné mentionne des rapports alarmants sur l’état des archives en général, réparties sur trois sites (dans le Marais à Paris, et à Fontainebleau et Pierrefitte). Ainsi, registres du Conseil du roi, cartes et plans séculaires, bulles pontificales seraient souvent conservés dans de mauvaises conditions, exposés par exemple au froid, à l’humidité et à la poussière. Selon le journal, un mémoire compilant les derniers rapports a été remis à la ministre de la culture Aurélie Filippetti en août 2013.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »



 

                              Aurélie Filippetti regarde les Archives Nationales couler

 

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                                          - hmm, un peu comme mon ministère....

 

 


 

 

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Des bâtiments des Archives nationales au bord de l’effondrement.

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:01

 

Le Figaro : Le 30 juillet 2014

 

La rétrospective attire, chaque jour, des milliers de personnes curieuses de découvrir la vie à la Belle Époque dans la capitale. Un succès qui pèse parfois sur la bonne humeur de ses visiteurs...

 

L'exposition Paris 1900 au Petit Palais est un succès. Chaque jour, des milliers de personnes viennent pour admirer l'exposition, mais l'attente, qui peut parfois durer deux heures, exacerbe l'agressivité des gens. Comme le rapporte le site 20 Minutes, les insultes ont remplacé les simples soupirs. « La semaine dernière, un de mes collègues s'est retrouvé à terre, bousculé par un touriste qui voulait forcer le passage », indique un agent d'accueil du Petit Palais.

 

« Auparavant, un autre avait été giflé », ajoute Hervé Pouteau, délégué CGT du personnel du Petit Palais. Les insultes aussi sont régulières et virent parfois au racisme. Un employé s'est ainsi vu traiter de « chinetoque ». Lassé de ces comportements déplacés, la CGT Paris Musées demande à la Mairie de Paris de porter plainte à chaque débordement physique ou verbal.

 

Depuis l'ouverture de l'exposition, le 2 avril dernier, elle a recensé huit rapports d'incident transmis à la direction de Paris Musées, l'instance qui gère les quatorze musées de la ville, ainsi qu'une plainte déposée au commissariat. Le syndicat, a recensé sur son blog les insultes: « Connard », « bande de cons », « pétasse »... Si la direction du Petit Palais préfère calmer le jeu et concentrer son discours sur le succès de l'exposition (160.000 visiteurs jusqu'à présent) et les nombreuses lettres de remerciements, les personnels de l'établissement culturel n'en peuvent plus.

 

Cette attente est notamment due à la capacité d'accueil du lieu et à la durée de l'exposition. Avec près de 600 œuvres exposées, « les visiteurs restent en moyenne deux heures », explique Christophe Leribault, le directeur du Petit Palais. L'exposition est également limitée à 399 visiteurs en même temps, ce qui ne fait rien pour arranger la situation.

 

Le personnel du musée met également en garde contre les places coupe-files trop nombreuses et les réservations dont « l'entrée se fait au même endroit que les autres », précise Hervé Pouteau avant d'ajouter: « Une personne qui attend depuis des heures peut ainsi voir une quarantaine de personnes lui passer sous le nez dans la file d'à-côté. C'est ainsi que les situations dégénèrent ».

 

Lire l’article du « Figaro »


 

                                                             Paris 1900: Un des clous de l'exposition

                        P-bartitsu_realne_sebeobranne_situace_4201-3.jpg

 

 

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Insultes, réflexions malveillantes, agressions : Au musée du Petit Palais, les visiteurs n’ont pas un comportement très « belle époque»

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:53

 

Le personnel demande à la mairie de Paris de porter plainte face à ces comportements agressifs

 

Insultes, réflexions malveillantes, agressions : c’est le quotidien dans les files d’attente pour l’exposition Paris 1900 devant le Petit Palais. La gestion des flux est difficile entre les réservations « coupe-file » et ceux qui attendent pour aller au guichet. Résultat, les visiteurs n’ont pas un comportement très « belle époque»

 

Il faut dire que l’exposition Paris 1900 qui a ouvert ses portes début avril et se termine le 17 août, connait un gros succès. Les visiteurs sont très nombreux et les files d’attente s’allongent surtout à partir de 15h00. Des visiteurs qui ont parfois du mal à contenir leur impatience et se laissent aller parfois jusqu’à lancer des noms d’oiseaux aux agents. D’autres plus agressifs vont jusqu’à gifler ou bousculer les personnels du musée.

 

Car pour espérer entrer au Petit Palais et découvrir l’exposition qui raconte le Paris de la Belle époque, ceux qui n’ont pas réservé doivent souvent attendre près de deux heures. Pire, même ceux qui ont déjà acheté leur billet sont parfois obligés d’attendre parce qu’à l’intérieur du musée le nombre de visiteurs maximum est atteint.



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Il faut dire que la direction du Petit Palais a eu visiblement du mal à anticiper. « En fait les visiteurs restent d’avantage dans l’exposition peut-être qu’on ne s’y attendait » explique Chritophe Leribault, directeur du Petit Palais à la radio France Bleue alors que ces pratiques sont pourtant prévisibles.

 

En effet, les insultes et agressions sont provoquées par des files d’attente générées par le système de quota de réservation de Paris-Musées, l’établissement public chargé des musées municipaux parisiens. Des réservations au nombre trop élevées par rapport à la capacité d’accueil du musée qui crée le même phénomène de surbooking, cette pratique régulièrement utilisée par les compagnies aériennes pour le plus grand malheur des passagers.

 

En tout cas le personnel commence à exprimer un véritable ras-le-bol face au comportement agressif des visiteurs. La CGT a demandé à la Mairie de Paris de porter plainte systématiquement après chaque agression. Le syndicat a d’ailleurs saisi en ce sens Bruno Julliard, l’adjoint au maire chargé de la Culture (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social.  Pour écouter le reportage de France Bleu, cliquez là.


 

  

                                   Agressions au Petit Palais: Christophe Leribault tombe des nues

 

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                                   Le thème de ma prochaine expo ? Le ravi de la crèche !

 

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:43

 

Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux Sosos*

 

C’est ce que l’on appelle « un ballon sonde ». On lance une idée en l’air et on voit ce qui en sort. On ne sait jamais ? Un grand n’importe quoi peut parfois prospérer.

 

Alors ouvrir les grands musées sept jours sur sept et même la nuit? Le ministère de la culture, dirigé par Aurélie Fillipetti, réfléchirait, parait-t-il, sérieusement à cette piste. Trois des musées nationaux les plus prestigieux de Paris et  d’Ile de France seraient concernés: le Louvre, le Musée d'Orsay et le château de Versailles. Tous trois sont pour l'instant fermés le lundi ou le mardi. Selon le ministère, parisiens et touristes étrangers sont prêts à profiter de l'offre culturelle de Paris et sa région à toute heure. Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux désirs des Sosos*.

 

Le problème c’est que ce même ministère est en pleine restriction budgétaire. Un détail peut être, mais à moins de supprimer le Code du travail pour ouvrir les musées tous les jours et tard en soirée, il faudra nécessairement recruter du personnel, or la tendance n’est pas à l’embauche et encore moins dans le secteur culturel.

 

De plus, il faut rappeler que le jour de fermeture d’un musée au public est aussi « un jour actif » avec de nombreuses activités de nettoyage, réparation, montage d’exposition, décrochage d’œuvre….Voire parfois pour les tournages de film.

 

Ce qui est encore plus embêtant avec ce genre d’idée venant de responsables politiques (ou des cabinets) en charge des équipements culturels, c’est que les musées dont ils ont la charge n’arrivent déjà pas à ouvrir normalement. On ne compte plus les salles fermées dans les musées nationaux. A Paris, où la tentation d’ouvrir tard le soir titille aussi l’adjoint à la culture, Bruno Julliard, le nombre important de salles fermées toute l’année a déjà fait l’objet de moqueries.

 

Ce genre d’initiative on ne peut plus mergitur vient visiblement alimenter le débat périodiquement. En début d’année, des intellectuels germanopratins demandaient ainsi d’ « ouvrir plus les bibliothèques » notamment le dimanche et le soir. Ils avaient là aussi reçu le soutien des mêmes acteurs politiques. Les professionnels du secteur avaient alors répondu à leur manière des plus fluctat (lire ici).

 

 

                                            Bruno Julliard, Aurélie Fillipetti et leur maitre à tous

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                                      - Oh, y a un ballon sonde juste derrière nous

                                - Vous affolez pas les jeunes, c'est juste une baudruche

 


 

 

* Les bobos, c'est fini, voici les sosos. Le terme de soso (soft socialiste) a été inventé par Jean Christophe Cassely dans un article à lire ici. Ce néologisme même si il contient le mot socialiste renferme en réalité un concept partagé aussi bien par tous les urbains dit de gauche (Anne Hidalgo bien sûr) que ceux situés à droite de l'échiquer politique (NKM par exemple). 

 

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:27

 

L’ASPP, la structure en charge de la restauration collective, accuserait un déficit de 845 000 euros

 

La Mairie de Paris compte-elle bientôt fermer des cantines destinées à son  personnel pour pouvoir se renflouer ? C’est en tout cas la question que se pose la CGT, laquelle a lancé une pétition « pour que tous les personnels qui travaillent au service la collectivité parisienne, quelques soient les horaires de travail ou les fonctions de chacun puissent avoir accès à une restauration collective digne de ce nom »

 

Il faut dire que la période est on ne peut plus délicate pour l’ASPP, la structure entièrement financée et contrôlée par la mairie de Paris, chargée de gérer les services de restauration collective pour les agents municipaux qui accuse un trou béant après les premières révélations du syndicat UNSA. « Fin mai, le compte bancaire de l’association est débiteur de 407 000 €. Si rien n’est fait, l’ASPP risque ainsi d’être en cessation de paiement courant novembre 2014 avec un solde débiteur de l’ordre de 800 000 € » affirme le syndicat sur son site.

 

De son côté la CGT, qui confirme les pertes de l’association, va plus loin puisque selon elle « on annonce d’ores et déjà un déficit de 845 000 euros pour 2014 «  un chiffre encore supérieur aux estimations de l’UNSA.


 

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                                      Paris: Les comptes de l'ASPP sont dans le rouge

 


Les comptes de l’ASPP risquent d’ailleurs de ne guère s’améliorer car la subvention municipale est calculée, semble-t-il, sur le nombre d’agents qui vont déjeuner dans les cantines municipales. Or la fréquentation est en baisse régulière. Une situation qui pour la CGT s’explique : « depuis 2009, les fermetures de restaurants de proximité, qui accueillaient notamment les personnels les plus modestes, n’ont pas été compensées. Pire encore, aucune ouverture de restaurants dans les arrondissements populaires à forte présence d'agents n’a été envisagée. Au contraire, certains prédisent d’autres fermetures de cantines. »

 

Le problème est que si la fréquentation baisse, les coûts fixes ont plutôt tendance à augmenter mettant inexorablement les comptes de l’ASPP dans le rouge. La participation de la Mairie de Paris dans les œuvres sociales (ASPP + AGOSPAP) est riquiqui puisque elle ne représente que 0,5 % de la masse salariale de la Ville quand dans le secteur privé, la participation d’une société en faveur de son comité d’entreprise représente généralement 1 % ou plus de sa masse salariale. C’est pourquoi les syndicats demandent que la Mairie porte sa subvention globale à 0,7 %

 

Pour le moment, l’équipe dirigée par Anne Hidalgo se trouve dans une position assez mergitur car elle n’a pas démenti les accusations des syndicats, alors qu’elle n’hésite généralement pas à envoyer des communiqués sur les messageries internes à tout bout de champ, preuve d’un certain embarras. Voire d’un embarras certain ?

 

Publié également sur Miroir Social



        hidalgo

                                                     - Hein ? Quoi ? Vous êtes sûr ?

 

 

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:21

 

AFP : Le 17 juillet 2014

 

Alain Juppé estime « qu'il n'y a pas de corrélation entre gratuité et fréquentation ».

 

Le conseil municipal de Bordeaux a mis fin à la gratuité d'accès aux collections permanentes de ses musées municipaux, en vigueur depuis 2005, a-t-on appris jeudi.

 

« En m'inspirant de l'exemple de plusieurs villes françaises, j'ai décidé de renoncer à la gratuité des expositions permanentes », a indiqué mardi le maire de Bordeaux, Alain Juppé, en préambule à la décision votée par le conseil municipal, estimant « qu' il n'y a pas de corrélation entre gratuité et fréquentation ».

 

Les visiteurs devront à partir du 1er août s'acquitter d'un tarif de 4 euros, identique à l'ensemble des musées municipaux, pour avoir accès aux collections permanentes. Les accès aux deux collections, temporaires et permanentes, seront facturés 6,50 euros. Des conditions de réduction, pouvant aller jusqu'à la gratuité, seront également en vigueur selon certaines conditions.

 

« Cette ressource nous permettra de dégager un volant pour compléter nos crédits d'acquisition d’œuvres d'art qui sont un peu justes en ce moment », a justifié le maire. Cette délibération n'a pas suscité de débat de la part de l'opposition municipale.  La ville de Bordeaux compte onze musées, dont six municipaux: le Centre d'arts plastiques contemporains (CAPC), le musée d'Aquitaine, le musée des Arts décoratifs, le musée des Beaux Arts, le muséum d'Histoire naturelle, le Centre Jean Moulin.

 

L'accès au Centre national Jean Moulin, créé en 1967 à l'instigation de Jacques Chaban-Delmas, compagnon de la Libération, et qui présente des collections consacrées à la Résistance, à la Déportation et aux Forces Françaises Libres, demeurera gratuit.  La gratuité d'accès aux collections permanentes était en vigueur depuis 2005. Elle le restera pour l'ensemble des collections des musées municipaux lors de la journée sans voiture, chaque premier dimanche de mois.

 

 

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                                                   - Alain, tu déconnes là ...    

                                           - Non jacques, fini de visiter à l'oeil         

 

 


 

                                 
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:27

 

Les premières promesses de campagne de Bruno Julliard n’ont pas passé l’été

 

« Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants ». La promesse ne date pourtant que de quelques semaines (lire ici), mais visiblement Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture à la Mairie de Paris, se heurte aux réalités budgétaires de la municipalité.

 

Fini, semble-t-il, le soutien à l’appel de Bibliothèque Sans frontières qui voulait « ouvrir plus les bibliothèques » car cet été, ce n’est pas moins de vingt bibliothèques qui sont fermées de quelques semaines à plusieurs mois. Un chiffre considérable pour un réseau qui en compte cinquante six, soit plus d’un tiers du total*. La majorité de celles qui restent ouvertes a du adopter des « horaires d’été » avec pour conséquence une réduction des ouvertures au public.

 

Mais pour les nombreux parisiens qui ne partent pas en vacances mais voudraient tout de même emprunter un livre, c’est la première quinzaine d’août qui risque de s’avérer redoutable puisque cette fois ce sont toutes les bibliothèques qui seront fermées. D'abord, du 4 au 11 août pour cause de changement de système informatique puis du 15 au 18 août en raison de l’assomption cette fois (lire ici).

 

La Mairie de Paris explique ces fermetures par des travaux ou des inventaires alors que la période est propice. Néanmoins de mémoire de parisiens (bibliothécaires et usagers) c’est d’une ampleur jamais vue car habituellement seuls quatre ou cinq établissements avaient le droit de fermer simultanément afin de maintenir une couverture du territoire. Une époque révolue semble-t-il.


 

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                             Bruno Julliard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture


 

De fait, si les bâtiments municipaux sont pour certains en bout de course et méritaient bien une rénovation, certaines fermetures ont surpris plus d’un observateur, car les travaux programmés n’étaient pas aussi nombreux. D’ailleurs, plusieurs bibliothèques ont annoncé ces fermetures au tout dernier moment prenant de court les usagers

 

D’autres suggèrent que ces fermetures tomberaient plutôt bien car le manque de personnels, conséquence des réductions de poste depuis plusieurs années, est aggravé par cette traditionnelle période de vacances. Les bibliothèques qui restent ouvertes, reçoivent ainsi avec un soulagement des plus fluctuat le renfort d’agents dispatchés pour l’occasion par l’administration. Une tendance lourde puisque depuis deux ans, période estivale ou pas, la mairie de Paris réduit ses horaires faute de personnel (lire ici).

 

Une autre promesse de campagne pourrait elle aussi de ne pas passer la mandature. Alors que les deux candidates au fauteuil de maire de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo s’étaient lancées dans une course à l’échalote sur l’extension des horaires pour les bibliothèques municipales (lire ici), la nouvelle maire de Paris une fois élue avait de nouveau réaffirmé son intention d’ouvrir …vingt bibliothèques le dimanche !

 

Là encore, le manque de moyen pour embaucher du personnel supplémentaire (la Ville accuse un trou de 400 millions d’euros) mais surtout la question explosive de la prime dominicale (lire ici) ont obligé la municipalité à temporiser puisque Bruno Julliard a renvoyé prudemment cette question à 2015. Plutôt mergitur.

                    

                       

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                        - Hmm, nos promesses démagogiques ont du mal à franchir les rayonnages 


                                   

 

 

* Sont fermées pour travaux les bibliothèques Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Malraux (VIe), Amélie (VIIe), Europe (VIIIe), Drouot (IXe), Valeyre (IXe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Vaugirard (XIVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Crimée (XIXe), Hergé (XIXe), Oscar Wilde (XXe). Helène Berr (XIIe) est fermée pour inventaire et Duras (XXe) pour la mise en place d’automate. Clignancourt (XVIIIe) sera fermée pour trois mois à partir d’octobre.

 

 

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:14

 

Pour y remédier, elle envisagerait de fermer la quasi-totalité des cantines réservées aux personnels municipaux

L'Association d'Action Sociale en faveur des Personnels de la Ville de Paris et du Département de Paris (ASPP) dont la mission est de gérer les services de restauration pour les 46 000 agents de la Mairie de Paris va-t-elle mettre la clé sous la porte d’ici la fin de l’année ?

En tout cas l’institution « est en crise » d’après le syndicat UNSA des attachés d’administration qui a révélé un trou dans les comptes, une mauvaise habitude décidément à la Mairie de Paris ces derniers temps (lire ici).  « Fin mai, le compte bancaire de l’association est débiteur de 407 000 €. Si rien n’est fait, l’ASPP risque ainsi d’être en cessation de paiement courant novembre 2014 avec un solde débiteur de l’ordre de 800 000 € » affirme le syndicat sur son site.

Pour réduire le déficit, l’association, entièrement contrôlée par la Mairie de Paris qui lui octroie une subvention annuelle à hauteur de douze millions d’euros, a du déjà commencer à renoncer à sa vocation sociale puisqu’elle vient de supprimer les formules à prix réduits. Pas très fluctuat. 

 

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                                        - Désolé madame, les caisses sont vides !

 

Prochaine étape : La suppression de la majorité des cantines réservées aux agents municipaux. Sur les dix sept actuellement existantes, l’ASPP n’en garderait… plus que six* ! C’est donc onze restaurants administratifs qui vont passer à la trappe**. Un chiffre auquel il faut ajouter celui des cantines déjà fermées cette année comme l’annonçait la CGT l’année dernière (lire ici). Les personnels vont bientôt apporter leur gamelle au bureau. Du pur mergitur.

Ces fermetures seraient même évoquées, d’après l’UNSA, au prochain conseil d’administration de l’association prévu à la rentrée. Une réunion à laquelle participera Annick Olivier, présidente de l’ASPP, Conseillère de Paris élue du XIIIe arrondissement, Éric Robine, directeur de l’association, et (entre autres) les représentants des personnels.

L’ASPP avait été crée en 1981 suite à la dissolution judiciaire du Comité de gestion des œuvres sociales de la Préfecture de Paris et de l’Assistance publique de Paris (CGOSPPAP). A l’époque, cette décision avait été prise pour faire face au nouveau statut juridique de la Ville de Paris, à nouveau doté d’un maire en 1977 après un siècle de gestion par un préfet nommé par l’Etat. Toutefois, moins de vingt ans plus tard, en 1999, de nouveaux statuts ont du être mis en place suite à un audit de l’inspection générale de la Ville de Paris qui en dénonçait la gestion (lire ici). Désormais, c’est dans sa forme actuelle que l’ASPP semble condamnée, dépôt de bilan ou pas.

 

Publié également sur Miroir Social


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                      A la mairie de Paris, les personnels vont bientôt apporter leur gamelle au bureau             

 

 

 

* Les six restaurants qui seraient suffisamment rentables sont: Hôtel de Ville, Morland, Poissonniers, avenue de France, Square Lesage et Audubon. 

** Les onze restaurants qui devraient fermer seraient donc : Boulogne, Italie, Ivry, Jean Bart, Jean Rey, Lecourbe, Mairie du IXe, Mairie du XVIIe, Mazas, Rungis, Schoelcher

 

                   

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 13:39

   

Métro : Le 9 juillet 2014

 

Faute d'accord avec la Ville de Paris, l'intersyndicale poursuit la grève. Les agents, qui ont entamé leur mouvement en février, revendiquent toujours une prime pour revaloriser le travail dominical.

Météo France promet une amélioration dans le ciel francilien ce week-end. Malheureusement, les Parisiens ne devraient pas pouvoir profiter de cette éclaircie pour aller se baigner. Samedi dernier, l'intersyndicale CGT-Supap-SUD et FO de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) faisait savoir qu'elle avait déposé un préavis de grève pour tous les dimanches jusqu'au 7 septembre dans les piscines, stades et gymnases parisiens.

Mardi soir, ils indiquaient que le mouvement, qui s'éternise, était maintenu. Depuis février en effet, les agents de la DJS (maîtres nageurs, adjoints techniques des gymnases, stades et bains-douches) revendiquent une revalorisation de la prime dominicale de 47 à 180 euros.

La rencontre organisée mardi 8 juillet entre les représentants syndicaux et la Ville n'a pas permis de débloquer la situation. « Les fois précédentes, les organisations syndicales ne sont pas venues ou sont parties au bout de cinq minutes. Là, il y a eu un dialogue », se félicitait toutefois Jean-François Martins, adjoint (Radicaux de gauche, centre et indépendants) à la mairie de Paris chargé des sports au lendemain de la réunion. Reste que la Ville a refusé la prime demandée et que les équipements concernés resteront fermés (75 % des agents en grève dans les piscines des Ve, VIIe, XIXe, Xe, XIe, XIIIe, XIVe, XVIIIe et XIXe arrondissements selon les syndicats).

 

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                         - Vous êtes médisants, y encore des endroits où on peut faire trempette !

 

« La municipalité mène actuellement une réflexion générale sur l'amplitude horaire et le travail dominical, il ne s'agit pas que des sports, si prime il y a, elle concernera tout le monde » rétorque l'adjoint indiquant que ce débat devrait être à l'ordre du jour en janvier prochain. Dans ce cas le mouvement pourrait-il durer encore six mois ? « La grève a été beaucoup moins suivie le week-end dernier affirme Jean-François Martins sans vouloir donner de chiffres. Je ne suis pas sûr que la situation reste bloquée encore six mois… »

Les syndicats, sont, eux, moins optimistes. « La prochaine AG est prévue le 11 septembre. On verra ce qui est décidé, indiquait un représentant FO. Si la Ville trouve qu'aujourd'hui ça va mieux, nous ne sommes pas d'accord. Les élus prennent les usagers en otages et les privent d'équipements très prisés, notamment l'été. La prime que nous demandons est justifiée. Aujourd'hui, nous sommes agents de la Ville mais aussi psy, défouloirs et éducateurs. Nous travaillons le dimanche, nous faisons des heures supplémentaires… Nous demandons 180 euros, ça n'est pas le bout du monde. »

Lire l’article de « Métro »

 

                                  Jean-François Martins (à gauche) s'est fait piquer sa bouée

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                               - T'as vu Anne, j'ai dis qu'il y avait une réflexion générale 

                   - A mon avis, Jean-François c'est pas ça qui va t'empêcher de couler...


 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:17

 

Mais mergitur, cette fois, ce n’était pas que de l’eau !


La bibliothèque nationale-François Mitterrand (XIIIe) connait décidément des problèmes de tuyauterie. Après les inondations en début d’année d’une partie importante des collections du département littérature et arts situé dans les niveaux L1 à L3 de la tour Nord-Ouest, le nombre d'ouvrages concernés atteignant les 10 000, c’est une autre fuite qui a défrayé la chronique, et cette fois il n’y avait pas que de l’eau...


L’histoire est un peu ancienne, mais vient juste d’être révélé par le syndicat FSU de la BnF. Le syndicat nous apprends ainsi qu’il y a quelques semaines « un membre du personnel entendit le doux son léger de l’eau tombant en salle X , une salle de recherche bibliographique ». Mais cette fois, l’eau était légèrement usée puisque provenant… des toilettes des niveaux A1 à L2, soit sur une hauteur de quatre étages, qui leur tombait dessus !


Les pompiers et techniciens arrivés sur les lieux confirmèrent le sinistre, il y avait bien une fuite des toilettes et bien que l’on soit au printemps la senteur n’était pas encore de saison. Mais pour la FSU, même si il y avait les pompiers, on a assisté à un drôle de bal :  « Puis, le bal des responsables en tous genres commença, et de sinistre, cela devint pour beaucoup (pas pour ceux qui essayaient de limiter les dégâts et ceux qui faisaient leur possible pour arrêter tout ça), un cabinet de curiosité » (lire ici). Du pur mergitur.


En tout cas cette catastrophe (une de plus) qui frappe la BnF n’est pas du goût, si l’on peut dire, du syndicat lequel déclare « qu’il est plus que certain que si nos grands patrons écoutaient d’une oreille sérieuse les propos et conseils du Département des Moyens Techniques, ainsi que ceux qui travaillent sur place, comme les magasiniers et les conservateurs spécialisés dans la conservation, on n’en serait pas là ». Une remarque on ne peut plus fluctuat.


La FSU pointe néanmoins du nez les conséquences pour les agents car « l’adjointe alla chercher de quoi se changer et se récurer, un magasinier s’essaya au trompe-couillon (parfums d’intérieur) pour également tenir jusqu’à 20h, les trois autres devant rentrer chez eux prirent le parti d’user de Sainte Patience avant de se doucher. ». La BnF qui adore pourtant nouer des partenariats divers et surtout variés (lire ici) devra désormais penser à se faire sponsoriser par des marques de sanitaires.


 

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