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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 08:32

 

Les liseuses des bibliothèques parisiennes à peine livrées et déjà obsolètes


« Les liseuses en bibliothèque ? Ce n'est pas du virtuel ! » déclarait fièrement la mairie de Paris en annonçant la mise en place d'un milliers de liseuses Sony T3 dans les bibliothèques municipales de la capitale. Toutefois, à peine livrées, que celles-ci sont déjà obsolètes.

 

En effet, la firme Sony a décidé de mettre fin à la commercialisation de ses lecteurs d’e-books Reader. La dernière liseuse commercialisée par Sony, le Sony PRS-T3 (celle achetée justement par la Ville de Paris), restera en magasin jusqu’à épuisement des stocks. « Aucun autre nouveau modèle ne sera plus proposé » a déclaré la firme nippone.

 

Selon les chiffres Gartner cités par BBC News, après un pic de 23 millions d’unités en 2011, le marché mondial des liseuses électroniques passera sous la barre des 10 millions d’unités en 2017, au profit des smartphones et des tablettes lesquelles au rythme où vont les innovations technologiques finirons très rapidement dans les décharges de l'histoire numérique. Selon certains spécialistes, la seule technologie qui devrait y échapper.... serait.... les livres en papier  laquelle cumule d’ailleurs pas mal d'avantages (lire ici). Une technologie toutefois pas inutile dans une bibliothèque !

 

« A terme, ces liseuses pourront permettre de télécharger des livres plus récents de la bibliothèque numérique de la Ville de Paris quand elle sera constituée » avançait apparemment un peu vite la municipalité. Un vœu on ne peu plus « virtuel » désormais. Mais rien n'est définitivement mergitur. Car si Sony annonçait que ses liseuses PRS-T3 seraient disponibles « jusqu'à épuisement des stocks » il oublie de préciser que les bibliothèques peuvent aussi avoir une vocation patrimoniale et que Paris dispose désormais d'un stock d'un millier de liseuses.

 

Ainsi la municipalité dirigée par Anne Hidalgo, elle qui veut inventer la ville 3.0, pourrait enfin atteindre son rêve numérique en inventant ….Une bibliothèque pour les geek avec du matériel dédié aux férus d'histoire des technologies du numérique, un peu comme ceux qui jouent sur d'antiques consoles de jeux des années quatre vingts. Et là ce ne serait pas du « virtuel » mais carrément on ne peut plus fluctuat.



                                                    Paris: Bientôt une bibliothèque pour les geek ?

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                          - Regardez, c'est ma première liseuse et je suis toujours à la page

 


 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 09:26

 

Au même moment, les bibliothécaires lyonnais seront en grève pour dénoncer leurs conditions de travail.


« Bibliothèques, citoyenneté, société : une confluence vers la connaissance ». Vaste programme comme dirait le Général ! C’est en tout cas le titre choisi par l’association mondiale des bibliothécaires, l’IFLA (International Fédération of Library Association) pour son congrès qui se déroulera cette année à Lyon du 16 au 22 août.


Evidemment la cité des Gaules, qui a versée 200 000 euros pour cela, va s’enorgueillir d’être le lieu où va se discuter l’avenir des bibliothèques. Le problème c’est que dans la ville dirigée par Gérard Collomb les mots bibliothèques, citoyenneté et société semblent plutôt antinomiques ces dernières années.


Alors que la Ville de Lyon communique à tout va sur ce congrès quelques voix discordantes s’élèvent. Ainsi la CGT, syndicat majoritaire, a déposé un préavis de grève pendant le raout de l’IFLA pour dénoncer les carences qui touchent les bibliothèques municipales de la ville située entre Rhône et Saône (lire ici).


« Il y a un gros décalage entre la communication autour de ce congrès et notre réalité quotidienne » déclare la CGT au journal « le Progrès de Lyon ». Il est vrai que les bibliothèques municipales sont en conflit depuis neuf mois maintenant.

 

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Car à Lyon, le climat social est tellement tendu que les bibliothèques ont connu quatre jours de grève, tous très suivi. Au menu des revendications : les effectifs mais aussi les moyens matériels avec des ordinateurs et logiciels vieillissants. Autre critique : la deuxième ville de France semble surtout valoriser de gros événements au détriment des actions culturelles de proximité.


« La direction avait promis en janvier de nous donner le résultat de l’audit sur l’informatique ainsi que les chiffres pour les remplacements de personnel, mais nous n’avons toujours rien » dénonce Roland Hernandez, délégué CGT dans les colonnes du « Progrès ». Le syndicat pointe les manques permanents dans les bibliothèques de la Duchère, de Bachut et de celle située dans le IIIe arrondissement.


En tout cas, preuve du malaise, ils ne sont que 45 bibliothécaires lyonnais à s’être portés volontaires pour le congrès de l’IFLA, soit un dixième seulement des effectifs. Est-ce à dire que les 90% restant pourraient se donner rendez-vous dans la rue ? Une probabilité qui n’est pas à écarter tant la situation sociale est dégradée. L’été sera chaud chez les gônes.

 

Publié également sur Miroir Social


 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:25

 

France Bleu : Le 8 août 2014

 

Parallèlement les horaires des visites sont étendus jusqu’à 20 heures et les personnels craignent que cette mesure se fasse sur leur dos  


Le billet d’entrée pour les catacombes passe de 8 à 10 euros. Les syndicats ne comprennent pas qu’on augmente les tarifs alors qu’ils estiment que le lieu est en mauvais état. Parallèlement les horaires des visites sont étendus jusqu’à 20 heures et les représentants des personnels craignent que cette mesure se fasse sur le dos des salariés.  


Les syndicats redoutent que les nouvelles heures de fermeture qui passeront de 17 heures à 20 heures à partir du mois de septembre, aient des conséquences sur le planning des employés. Pourtant la direction se veut rassurante. Elle annonce qu’elle a recruté trois titulaires et que des contrats seront passés avec des étudiants pour les week-ends.

 

Quand aux tarifs en hausse, les syndicats estiment que l’augmentation n’est pas justifiée. « L’accueil des catacombes est sinistre, l’endroit est vétuste et moche » indique Dominique Quénéhen, élue CGT. Cette augmentation a été décidée en catimini au début de l’été affirme les syndicats (lire ici). Pas du tout répond Paris-Musées qui gère les catacombes. La direction précise qu’au contraire elle a expliqué ce choix en toute transparence et que 10 euros est une somme raisonnable pour visiter ce lieu exceptionnel.  


Pour écouter le reportage de « France Bleu », cliquez là.

 


 

                                        Les catacombes sont sinistres, l’endroit est vétuste et moche

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                                 -  Dix euros la visite, c'est vrai que ça sent l'arnaque !


 

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 08:20

 

 

Toutefois il doit encore être accepté par le Gouvernement pour se transformer cette fois en véritable projet de loi visant à mieux protéger la santé des travailleurs

 

Est ce le premier pas vers la reconnaissance des risques psycho-sociaux dans le cadre du travail ? C'est en tout cas le sens de la résolution de loi portée par Patricia Bordas, Sénatrice (PS) de la Corrèze et adoptée le 23 juillet (lire ici).

 

« Ces dernières années, la multiplication des suicides sur le lieu de travail, en particulier dans de grandes entreprises ou établissements publics en restructuration, ont révélé le malaise profond d'un nombre toujours plus important de travailleurs. Ces actes mortifères, par leur violence et leur irrémédiabilité, constituent le paroxysme d'un phénomène qui peut être défini globalement comme le mal-être au travail. » peut on lire dans l'exposé des motifs.

 

Ce projet législatif, qui doit encore être accepté par le Gouvernement pour se transformer cette fois en véritable projet de loi doit viser « à mieux protéger la santé des travailleurs et à lutter contre les risques psychosociaux d'origine professionnelle ».

                           

Si la loi est un jour adoptée elle devrait ainsi obliger « à la réalisation systématique d'une étude d'impact sur les risques psychosociaux d'origine professionnelle en cas de projet de restructuration, transmise au comité d'entreprise, au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, aux délégués du personnel »



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                                            Une loi visant à mieux protéger les travailleurs


 

Une obligation à laquelle n’échappera pas la fonction publique car « la modernisation de l’action publique, si elle se révèle impérieuse, doit néanmoins circonvenir et prévenir les effets pernicieux qu’elle peut engendrer sur les fonctionnaires ».

 

Dans ce même texte les Sénateurs « invitent les partenaires sociaux et les représentants du personnel (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, comités d'entreprise, délégués du personnel) à se saisir davantage de l'enjeu que représente la prévention des risques psychosociaux d'origine professionnelle » C’est également tout le sens de l’appel lancé fin 2013 par le cabinet Technologia, pour la reconnaissance du syndrome d’épuisement au tableau des maladies professionnelles. Un appel dont l'objectif de dix mille signataires est en passe d'être atteint.

 

Reste à savoir si de son côté le Gouvernement de François Hollande va reprendre à son compte ce que disait René Teulade, ancien ministre des affaires sociales et de la santé du temps de Mitterand : « la santé n'est pas une charge, c'est un investissement ». « investissement dont bénéficient les entreprises, les administrations, en somme, la société dans son ensemble » ajoutent d'ailleurs les sénateurs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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                   Réalisation systématique d'une étude d'impact en cas de projet de restructuration,

 

 

 

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:26

 

Libération : 27 juillet 2014

 

« Ça ne rigole pas » confie un élu pendant que les attachés de presse n’hésitent pas à engueuler les journalistes trop critiques

 

Rien ne manque à son « bonheur », depuis qu’elle est maire de Paris. La fonction comporte « plein d’emmerdes », dormir avec son téléphone sur l’oreiller n’est pas de tout repos, gérer l’après-Delanoë (qui a réclamé un bureau et une secrétaire) et éviter les missiles de Nathalie Kosciusko-Morizet, experte en polémique, n’est pas toujours simple. Mais c’est ce dont elle rêvait depuis 2001 : « Je suis vraiment heureuse », assure Anne Hidalgo.

 

Le dossier de 40 pages produit pour les cent jours de la mandature témoigne de cet état de béatitude sur papier recyclé. Sur les photos, Hidalgo sourit avec Sa Majesté la reine Elizabeth II, aux côtés de compagnons d’Emmaüs, à l’ONU et même devant son ordinateur. A la pointe du marketing politique, son cabinet y détaille la méthode de « gouvernance exemplaire et partagée», érigée à force de «transparence, économies, efficacité, impartialité, probité, assiduité ». 


                                                                    

                                                                 Anne Hidalgo est enfin heureuse

 

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                                      - Merci, par ta grâce, plus rien ne manque à mon bonheur ...

                     

  

On y vante également l’ardeur révolutionnaire de Mao Péninou, adjoint à la propreté et au règlement intérieur qui a imposé fissa un nouveau cadre au Conseil de Paris. Temps de parole contingenté, présences contrôlées, devoir de refuser les cadeaux de plus de 150 euros (et de donner ceux de moins de 150 euros)…   Un manifeste d’intégrité limite intégriste.

 

D'ailleurs, Rachida Dati s’est inquiétée : « Quoi ? Il va falloir venir tous les jours ? » a-t-elle demandé entre deux portes au maire PS du IVe, Christophe Girard au dernier Conseil. Il a hoché la tête, compatissant : « Oui, il va falloir signer toutes les demi-journées. Les relevés de présence seront publiés ».  Autre nouveauté du règlement, du sur-mesure pour la députée NKM : « Les questions d’actualité sont transférées du lundi au mardi.» Le jour, justement, où les chaînes d’info retransmettent celles de l’Assemblée… « C’est un peu mesquin », constate un élu vert.


 

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                                         - Faire ça à Rachida, c'est vraiment dégueulasse !

                                      -  Laisse tomber Nicolas, c'est rien que des mesquins


 

Ainsi va Hidalgo, nouvelle dame de fer de Paris. « Ça ne rigole pas », confie un élu PS. Comme dans toute bonne organisation, le service communication veille. Quand NKM s’invite pour papoter dans la salle de presse, un émissaire surgit dans la minute des profondeurs de l’Hôtel de Ville. Les couloirs sont longs, pourtant, et les escaliers nombreux. Il faut l’insistance des journalistes pour qu’il dégage ses grandes oreilles. Quand un élu de la majorité veut rencontrer un journaliste, même s’il est vert, PCF ou PRG, il doit rendre compte au service de communication.

 

Les attachés de presse, charmants pendant la campagne d’Hidalgo, n’hésitent pas à engueuler les journalistes trop critiques. « Ça ne se fait pas », disait pourtant la dauphine de Delanoë quand NKM pourrissait la vie des journalistes du Figaro ou du Monde, jugés trop favorables à la candidate PS.



                               La nouvelle dame de fer de Paris infléxible même avec les journalistes

 

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                                     - Bon maintenant, vous allez vous occuper d'eux


 

Attaquée par NKM sur un trou de 400 millions dans son budget, Hidalgo a pu compter sur ses lieutenants pour riposter. Il est surtout dû, dit-elle, aux baisses de dotations de l’Etat et sera comblé par des recettes (PV, taxe de séjour dans les hôtels) indolores pour le contribuable parisien.

 

Les élus de la majorité font corps, eux aussi. Christophe Najdovski, chef de file EE-LV, ne critique pas ce raidissement, qu’il attribue à une volonté de bien faire et à des débuts difficiles : « Le contexte est très dur. La gauche s’est pris une double claque historique aux municipales et aux européennes, et le gouvernement serre la ceinture des collectivités. Anne Hidalgo a le mérite de se confronter franchement à ses collègues du gouvernement et de défendre Paris. » 

 

Pour l’heure, la ligne de front tient. Elle pourrait se fissurer de l’intérieur si les 16 EE-LV ou les 13 PCF venaient à s’abstenir ou voter contre un projet. Très à cran en matière d’urbanisme et de transports, ils ont annoncé qu’ils « ne transigeraient pas » sur les tours et le tramway le long de la Seine. Hidalgo, confie un élu de sa majorité, n’est«pas à l’abri d’un couac ».

 

Lire l’article de « Libération »

 

 

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                                - You see Elisabeth, à Paris there also une dame de fer

                                 -  Oh look, It's a pretty flower in the skin of a cow, indeed !


 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:51

 

Une fermeture suffisante pour éviter un grand bug municipal  ?

  
Les bibliothèques municipales parisiennes changent leur système informatique. « Neuf serveurs sur les onze utilisés sont remplacés pour fonctionner sous le système d’exploitation Linux » a déclaré la Mairie de Paris.


Résultat: pendant la deuxième semaine d’août toutes les bibliothèques de la capitale seront entièrement fermées au public. Tous les systèmes informatiques étant déconnectés pendant cette période, notamment le portail,  il ne sera pas possible non plus pour les usagers de consulter leurs comptes.


« Le passage à une version supérieure de VSmart (le logiciel qui permet d’effectuer les opérations de prêt, retour, réservations.. NdR)  apportera des améliorations fonctionnelles » se gargarise ainsi la municipalité. Il est vrai que le système informatique des bibliothèques a connu parfois des problèmes dans le passé et non des moindres (lire ici). La Mairie de Paris va donc croiser les doigts pour que le nouveau système soit opérationnel.


Néanmoins nos geeks municipaux préviennent contre tout emballement intempestif car selon eux, « toutes les améliorations fonctionnelles ne seront mises en œuvre que progressivement à l’automne prochain. ». Cette précaution suffira-t-elle pour éviter le grand bug dans les bibliothèques parisiennes ?

 

Réponse le mardi 12 août, jour de leur réouverture. En cas de problèmes, la semaine sera de toute façon assez courte, car les bibliothèques ne seront ouvertes que trois jours. Elles seront fermées de nouveaux pour le vendredi 15 août, jour de l'assomption, ainsi que le samedi 16 août.

 

A noter que cet été, de très nombreuses bibliothèques municipales ont été fermées pour une période plus ou moins longue. Une première de mémoire de bibliothécaires et d'usagers parisiens (lire ici).

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 08:45

 

Marianne : Le 20 avril 2014

 

….Les sosos* applaudissent !

 

La « gentrification » de la capitale est galopante, ce n’est pas nouveau. Les classes populaires ont depuis belle lurette été priées de déplacer leurs valises à la périphérie, et les classes moyennes empruntent progressivement le même chemin. C’est qu’il faut faire de la place à l’essentiel : le business. Les ouvertures de boutiques de luxe ont triplé entre 2012 et 2013, d’après une étude publiée par le Figaro. Ne cherchez plus votre épicerie, c’est désormais une boutique Christian Dior. Il semble pourtant que le phénomène soit encore trop lent aux yeux de certains. Si Paris se transforme en vitrine de luxe, ne serait-il pas plus rapide d’acheter toute une rue pour la transformer non pas en « concept store » – trop petit —, mais bien en « concept street » ?

 

Cédric Naudon n’a pas peur d’être ambitieux, lui. Il y a quelques mois, l’homme était un parfait inconnu ; c’est qu’il vivait aux États-Unis. Là-bas, il aurait fait fortune « en achetant des immeubles au bon moment et en les revendant au bon moment », comme il l’expliquait doctement sur le plateau du « Supplément » de Canal +. Ah oui, dit comme ça, ça semble facile, on comprend tout. Devenu riche, Cédric Naudon est revenu en France pour exercer son véritable métier : « éditeur de lieux à vivre et à manger » (sic).

 

Il a donc fait main basse sur pas moins de trente six boutiques de la rue du Vertbois, dans le IIIe arrondissement de Paris. C’est désormais à la crème des designers et des architectes du monde entier que revient la délicate mission d’ « imaginer » qui une boucherie, qui une fromagerie ou une pâtisserie… Mais aussi d’autres commerces indispensables à la survie des Parisiens : un bar à huitres, un « streetfood coréen », un « concept store », une galerie d’art, un bar à tapas, ou encore un « club japonais ». On ne doute pas une seconde que tous ceux qui rêvent de transformer la vie quotidienne en expérience « arty » applaudiront des deux mains. L’ovation a d’ailleurs bien commencé, puisque la « bible du design », la revue Wallpaper, a consacré sa couverture au projet. Une myriade de personnages très bien habillés se disent enthousiasmés par le « concept ».


 

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L’argument censé rendre le projet moralement acceptable pour le reste des mortels (ceux d’entre nous qui ne portent pas de fine moustache trendy ou de pantalons fashion bleu électrique), le voilà : tous les commerçants se fourniront chez des producteurs français, des agriculteurs travaillant dans le respect de l’écologie et des savoir-faire traditionnels. Formidable. Mais si ces « produits exceptionnels » ne sont destinés qu’à la poignée de personnes qui fera son shopping rue Vertbois, on craint qu’il ne s’agisse là que d’un snobisme de plus.

 

Comme dans Asterix, un seul récalcitrant résiste à l’envahisseur : il s’agit de « L’Ami Louis », un restaurant installé depuis 1924 au 32 rue du Vertbois, une institution dans le quartier. Malgré les sollicitations, le patron n’a aucune intention de vendre, fut-ce au nom de la création d’un « hub arty et gastronomique ». On le sent agacé, l’ami. La seule présence d’un journaliste est perçue comme une menace. « Nous on est là, on ne bouge pas, on n’a rien à dire. L’ami Louis est aux abonnés absents, sauf pour ses clients ! ».Dans l’article dithyrambique que lui consacrait L’Express à la fin du mois de mars, Cédric Naudon n’était pas ému par la ténacité de l’Ami Louis : « On finira par l’avoir », disait-il simplement.


On sait bien que parmi les nombreux griefs formulés à l’encontre de la France et de ses habitants, il y a : la résistance au changement, la méfiance à l’égard des riches, et le fait de ne jamais suffisamment encourager les entrepreneurs. On aimerait pouvoir se réjouir, mais pour les Parisiens qui espèrent encore vivre à Paris, et non dans un « concept store » géant, le « rêve humaniste » prend des allures de cauchemar.  Pour ceux qui veulent se délecter d' « humanisme », le dossier de presse du projet est téléchargeable ci-dessous : LaJeuneRue.pdf  

 

Lire l’article de Marianne


 

 

                                            Une idée qui rend l'homme moderne enfin enthousiaste

 

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                                                         -  Un concept store ? Vite je reviens à Paris !

 


                                  

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 15:47

 

Le Parisien : Le 1er Août 2014

 

Et les agents d'accueil du musée sont régulièrement victimes d'insultes

 

« La queue n'avance pas. Heureusement, il ne pleut pas », s'impatiente une retraitée parisienne. Il y a foule ce mercredi devant le Petit Palais pour voir « Paris 1900 ». L'exposition est un gros succès avec déjà près de 170 000 visiteurs depuis son.lancement en avril.

 

Revers de la médaille, les files d'attente s'éternisent et les visiteurs laissent parfois éclater leur colère. Selon la CGT, les agents d'accueil seraient régulièrement victimes d'insultes et de réflexions. L'un d'eux aurait même été giflé, un autre bousculé.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                               Au Petit Palais, les visiteurs jouent des coudes à l'entrée

 

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                                                  - Laissez-moi passer sinon...

                                                            - Sinon quoi ?

 

 

 


 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 08:19

 

20 Minutes : Le 29 juillet 2014

 

Insultes, réflexions et parfois gifle et bousculade… Au Petit Palais ces dernières semaines, le personnel déguste…

 

« Pourquoi eux entrent et pas nous ? » « Ça fait bien un quart d’heure que ma file n’a pas bougé…» « Combien de temps faut-il attendre avant d’entrer ? »… Les remarques sont tous les jours les mêmes ces dernières semaines au pied du Petit Palais. Ouverte en avril et jusqu’au 17 août, l’exposition « Paris 1900 » fait s’agglutiner chaque jour des centaines de curieux devant le musée. Ce mardi matin encore, la queue débordait sur le trottoir et à 12h, il fallait patienter deux heures avant espérer entrer.

 

« C’est beaucoup, soufflent Mireille et Yannig, qui n’ont jamais attendu aussi longtemps pour une exposition. Mais nous n’aurons pas d’autres opportunités de la voir, alors on patiente ». Tout comme Katia, plusieurs rangs derrière, et qui serait partie depuis bien longtemps si elle ne devait pas accompagner des amis anglais. « Je n’ai pas la patience pour ça », glisse-t-elle.

 

Ce mardi matin, l’agacement n’ira pas plus loin que ces moues contrariées. Cela n’a pas toujours été le cas. « La semaine dernière, un de mes collègues s’est retrouvé à terre, bousculé par un touriste qui voulait forcer le passage », indique un agent d’accueil du Petit Palais. « Auparavant, un autre avait été giflé », ajoute Hervé Pouteau, délégué CGT du personnel du Petit Palais. Les insultes aussi sont régulières et virent parfois au racisme. Un employé s’est ainsi vu traiter de « chinetoque ».             

 

Depuis l’ouverture de l’exposition, la CGT Paris Musées a recensé huit rapports d’incident transmis à la direction de Paris Musées, l’instance qui gère les quatorze musées de la ville de Paris. « Plus une plainte déposée au commissariat », ajoute Bertrand Pieri, du syndicat qui s’est depuis fendu d’un post sur son blog.

                             

       

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                                          Petit Palais : Un employé s’est même fait traiter de chinetoque 


 

La direction du Petit Palais, elle, préfère calmer le jeu. « Le tract de la CGT me paraît excessif, explique Christophe Leribault, directeur du musée. Il n’y a eu que huit incivilités sur 160.000 visiteurs accueillis pour Paris 1900. A côté, nous avons reçu une multitude de lettres de remerciements pour la qualité de l’exposition et de l’accueil. Ça fait du bien de voir une exposition qui marche ».

 

Pourtant, d’autres expositions parisiennes ont connu un fort succès sans faire remonter autant d’incivilités. Mais le Petit Palais et l’exposition Paris 1900 ont leurs particularités qui peuvent exaspérer les moins patients. La capacité d’accueil du musée d’abord. « Elle est limitée à 399 visiteurs en même temps, rappelle Christophe Leribault. Or avec 600 œuvres à voir, les touristes ont tendance à s’attarder à l’exposition. Ils y restent en moyenne deux heures ».

 

D’où des queues qui s’éternisent. Mais des aspects pourraient être améliorés dans l’accueil du public. La CGT Paris Musées déplore ainsi un quota de places à réserver trop important. « Celles-ci ont un effet coupe-file et l’entrée se fait au même endroit que les autres, précise Hervé Pouteau. Une personne qui attend depuis des heures peut ainsi voir une quarantaine de personnes lui passer sous le nez dans la file d’à-côté. C’est ainsi que les situations dégénèrent ».

 

La CGT demande aussi à ce que la mairie porte plainte après chaque agression, «comme le fait déjà Pôle Emploi, La Poste ou la SNCF», lance Bertrand Pieri. Une mesure que rejette pour l’instant le cabinet de Bruno Julliard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la culture. « Mais nous incitons les employés agressés à le faire », précise un des proches collaborateurs de l’élu.

 

Lire l’article de « 20 Minutes »


 

                                 Bruno Julliard ne portera pas plainte, mais incite les agents à le faire 

        sarko-julliard-hidalgo-75653-copie-1.jpg

                             - Ah ça, pour parler comme un jésuite, il a été à bonne école !


 


 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 12:11

 

Livre Hebdo : Le 31 juillet 2014

 

Dans son édition du 30 juillet, Le Canard enchaîné revient sur la fermeture du site des Archives nationales à Fontainebleau. L’état des principaux bâtiments est en effet préoccupant. 

 

Depuis maintenant près d’un mois, le site des Archives nationales à Fontainebleau est totalement fermé, rappelle Le Canard enchaîné du mercredi 30 juillet. D’inquiétantes fissures menacent en effet les deux principaux édifices dans lesquels sont conservées des millions d’archives publiques dont celles du Conseil d’Etat, de la Commission des comptes de campagne ainsi que celles de plusieurs ministères.

 

Une première fermeture au public avait été décidée en mars, lors de la réunion du comité d’hygiène et de sécurité. Selon le ministère de la Culture, ces difficultés sont liées à la nappe phréatique ainsi qu’à la présence d’argiles vertes dans le sol «  qui peuvent aspirer des immeubles à la façon des sables mouvants », selon les termes du journal satirique. 

 

La CGT avance de son côté une explication supplémentaire : entre juillet 2012 et septembre 2013, le déplacement depuis les soutes de 8000 tonnes de cartons, d’un seul côté du site, aurait entrainé des déséquilibres. Les documents extraits devaient rejoindre le centre flambant neuf de Pierrefitte-sur-Seine.

 

Par ailleurs, Le Canard enchaîné mentionne des rapports alarmants sur l’état des archives en général, réparties sur trois sites (dans le Marais à Paris, et à Fontainebleau et Pierrefitte). Ainsi, registres du Conseil du roi, cartes et plans séculaires, bulles pontificales seraient souvent conservés dans de mauvaises conditions, exposés par exemple au froid, à l’humidité et à la poussière. Selon le journal, un mémoire compilant les derniers rapports a été remis à la ministre de la culture Aurélie Filippetti en août 2013.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »



 

                              Aurélie Filippetti regarde les Archives Nationales couler

 

   1754834 3 1bd9 la-ministre-de-la-culture-aurelie-filippetti

                                          - hmm, un peu comme mon ministère....

 

 


 

 

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Des bâtiments des Archives nationales au bord de l’effondrement.

 

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