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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:28

 

Pour le syndicat Force Ouvrière c’est même un sacré sportif !


La fronde des bibliothécaires parisiens avait été si spectaculaire le 13 juin dernier - manifestation, fermeture d’établissements, jusqu’à un boycott inédit du séminaire des cadres - que Noël Corbin, le directeur des affaires Culturelles de la Ville de Paris, fraichement nommé, avait été obligé de déminer le terrain.


« Je sens qu’il y a une défiance, je la note, je la vois, j’en prends acte par l’importance du boycott. Et donc je veux restaurer la confiance » avait lancé Noël Corbin aux manifestants, annonçant comme première preuve de son écoute attentive le gel des fermetures des sections discothèques (lire ici).


Autre sujet sur lequel le nouveau directeur avait promis de se pencher rapidement : l’avenir du Service du Document et des Echanges (SDE) dont certains redoutent la fermeture. Ce service, baptisé auparavant le Service Technique des Bibliothèques (STB), se charge notamment du traitement physique et intellectuel des documents - catalogage, exemplarisation, pelliculage - mais fournit également les cartes de lecteurs, les antivols et organise les commandes auprès du réseau des bibliothèques de la capitale.  


« Je vais aller voir les agents du SDE, discuter avec eux, discuter de ce qu’ils font, de comment ils voient depuis quelques années l’évolution de leurs métiers » avait rassuré Noël Corbin promettant rien moins que de prendre une matinée début juillet. Une promesse de Gascon si l’on en croit Force Ouvrière.


Car voilà, selon le syndicat, il semble que le directeur soit vraiment l’homme pressé de Paul Morand, puisque au lieu de la demi-journée annoncée, sa visite a duré …une heure. Mieux, il semble plutôt venu faire un exercice physique car le périple s’est fait « au pas de course pour cette visite éclair ».


 

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                                                          - Une visite éclair ?

                                                      - Une heure, top chrono....



Une visite façon « village Potemkine » puisque de toute façon Noël Corbin n’a pas rencontré les agents. « Seuls les chefs de services ont été mis au courant » indique, sévère, le syndicat qui décrit par le menu « une visite sommaire des locaux avec poignée de main furtive aux agents » mais surtout « aucunes allusions aux problèmes de SDE. »


Pourtant selon les spécialistes de la question, l’absence de perspective d’un service est un véritable facteur de risques psycho-sociaux.  « Ils sont pour moi une priorité » avait d’ailleurs déclaré Noël Corbin dès son arrivée. Une déclaration semble-t-il peu en phase avec ses pratiques puisque  « il n’a, à aucun moment, cherché à engager la discussion, ni à aborder les problèmes que rencontrent les agents travaillant sur le site. » remarque, amer, le syndicat.


Evidemment pour le moment, trêve estivale oblige, les bibliothécaires sont encore dans l’expectative après le mouvement de juin. Toutefois selon les observateurs, la manière dont leur directeur a répondu à l’attente des agents du SDE ne présagerait rien de bon pour la suite. Dans ce cas, la fin de l’année risquerait d’être agitée dans les bibliothèques parisiennes.


 

                          
                         FO fait chuter Noël Corbin après sa visite du SDE au pas de course


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                                -  Faut dire qu'il n’a pas cherché à engager la discussion !

 

 

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:42

 

Seule la CFDT s’est prononcée pour….

Cinq syndicats sur les sept organisations représentatives à la Ville de Paris ont voté contre le projet de réorganisation d’une partie des services municipaux présenté par la Maire de Paris, a annoncé le syndicat UNSA des attachés des administrations sur son blog. Ce projet de réorganisation voulu par la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, consiste essentiellement à fusionner (fissionner ?) des services et des directions (lire ici).

« Lors d’un vote global sur ce projet de réforme émis lors la réunion du Comité technique paritaire de la Ville et du Département de Paris (dit « CTP Central »), la CFTC, la CGT, FO, le SUPAP-FSU et l’UCP ont en effet rendu un avis négatif sur le projet ». Alors que pour sa part elle ne participait pas au vote, l'UNSA précise que « seule la CFDT s’est prononcée en faveur de la réorganisation ». certains dirait comme toujours ?

Alors que d’après l’UNSA, « les syndicats  leur faisaient part de la lassitude des personnels en ce qui concerne les réorganisations incessantes de la Mairie depuis 2008 et de leurs vives inquiétudes face à une nouvelle réforme aboutissant selon eux à une réduction des effectifs et des moyens » le nouvel adjoint au maire chargé des personnels, Emmanuel Grégoire aurait  de nouveau assuré « qu’aucune baisse du nombre d’agents n’était envisagée, que les conditions de travail ne seraient pas dégradées et qu’aucun plan secret ne se cachait derrière la première étape de la réforme » Mais malgré ce plaidoyer pro domo, « Ils n’ont guère été entendus » précise le syndicat des attachés.

Les représentants des personnels sont d’autant moins enclins à croire la municipalité que le climat social est dégradé que ce soit dans les crèches, les bibliothèques, les mairies, les musées et surtout les équipements sportifs en grève depuis six mois. Un climat qui n’est pas prêt de s’apaiser puisque au moment où la mairie de Paris avoue un trou de 400 millions d’euros (minimum) dans son budget, elle n’hésite pas dans le même temps à recruter de manière très mergitur d’anciens élus à la recherche de nouveaux revenus (lire ici).

Publié également sur MiroirSocial

 

                                           Dialogue social: Anne Hidalgo seule au monde ?

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                                                   - Bah, on peut  toujours compter sur la CFDT !

 

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:48

 

Problème : La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris devra revoir sa copie car elle avait prévu un autre lieu.

Le XIXème arrondissement situé dans le nord-est parisien qui compte près de deux cent mille habitants semble manquer cruellement de bibliothèque et les élus le font savoir : « L’offre municipale de service public culturel dans le XIXe n’est pas à la hauteur des ambitions que porte Paris en faveur de ses quartiers populaires. Ce déficit est d’autant plus injustifiable que la fréquentation des bibliothèques et la richesse de leur programmation témoignent de l’attachement des habitants de l’arrondissement au service de proximité qu’elles rendent » déclarent de concert les élus de la majorité municipale par la voix de leur nouveau maire, François Dagnaud dans un vœu adopté lors du dernier Conseil pour réclamer la construction d’une médiathèque dans l’arrondissement.

Reste à savoir où se situera la nouvelle médiathèque du nord-est parisien .Une histoire qui remonte à plus de dix ans puisque à l’origine elle devait être implantée à la Porte des Lilas dans le cadre d’une opération urbaine qui recouvrirait le périphérique (lire ici).

 

Aujourd’hui, après de nombreux reports, ce projet de nouvelle bibliothèque a toutefois du plomb dans l’aile après que la Direction des Affaires culturelles a présenté aux élus une hypothèse d’un équipement de plus de 3000m² sur six niveaux, pour un budget de construction d’environ vingt millions d’euros.


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Une hypothèse que semblent rejeter les élus locaux qui pointent « qu’au-delà des surcoûts de construction, il apparait qu’un équipement ainsi éclaté sur de multiples plateaux multiplierait les besoins de surveillance tout en pesant sur la fluidité des circulations internes, générant un confort d’usage dégradé et un budget de fonctionnement alourdi. ». Une véritable fin de non-recevoir pour l’administration.

A la place du site de la Porte des Lilas, la mairie du XIXeme arrondissement propose plutôt celui de la Place des Fêtes. « De nombreux arguments plaident en faveur de ce transfert : La Place des Fêtes bénéficie d’une position beaucoup plus centrale à la convergence des deux arrondissements, elle offre un bassin de population plus important et l’emprise proposée réduirait considérablement les coûts d’investissement et de fonctionnement. Par ailleurs, la concertation actuellement menée sur l’aménagement de la Place des Fêtes fait ressortir entre autres souhaits, une demande forte d’équipement culturel innovant » argumentent les élus locaux.

D’autant qu’il y a, semble-t-il, du foncier disponible. On évoque l’ancien lycée hôtelier Jean Quarré qui serait disponible pour pas (trop) cher. Un détail qui n’a pas échappé à la sagacité de ces élus soucieux des dépenses publiques puisque ils écrivent dans le vœu « tant en terme d’investissement que de fonctionnement, il apparaît donc plus opportun et plus rationnel de réaliser cet équipement sur une partie de l’emprise de 7000m² » laissé par l’ancien lycée professionnel. C’est désormais à l’administration parisienne de faire de nouvelles propositions.


                                                     François Dagnaud (à gauche), le maire du XIXeme

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                                                        - Je suis prêt à investir l'ancien lycée hôtelier

 

 

En tout cas, si ce nouvel équipement devait voir le jour, cela modifierait la carte des bibliothèques du secteur car elle remplacerait sans nul doute l’actuelle bibliothèque de la rue Jansen située à quelques centaines de mètres de là. Elle reconfigurerait aussi probablement la bibliothèque de la rue Fessart, logée à une station de métro.Si bien que les destins de Fessart et de la future médiathèque sont désormais liés. En effet, pendant ce même conseil municipal, les élus ont également demandé le maintien du pôle Sourds de la bibliothèque Fessart que la mairie de paris veut transférer à la bibliothèque Canopée au Forum des halles dans le centre de la capitale (lire ici).

Toutefois, les élus du XIXe ne perdent pas le nord-est car si le pôle sourd doit rester à Fessart, ce serait, selon eux « jusqu’à ce que l’ouverture d’une médiathèque sur la Place des Fêtes permette de maintenir une offre adaptée sur le secteur » (lire là). C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre, deux coups !


                                    Le voeu du maire du XIXeme sera-t-il exaucé ?

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                                                                              - Prions,mes frères ...

 

 

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 07:38

 

Le mouvement dure depuis février et touche 75% des équipements sportifs

 

Le torchon brûle entre la Mairie de Paris et les agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) .  Depuis près de six mois, une majorité des équipements sportifs municipaux  (piscines, stades…), normalement ouverts le dimanche, reste fermée en raison d’un mouvement social.

 

L'intersyndicale CGT - Supap - SUD et FO a déposé un préavis de grève pour tous les dimanches  jusqu'au 7 septembre. En ligne de mire, une revalorisation de la prime dominicale à 180 euros (contre 47 euros actuellement) pour tout les agents, adjoints techniques des gymnases, stades, bain-douches et maîtres-nageurs, travaillant le dimanche.

 

Si la mairie évoque 20% des stades et 50% des piscines touchés par le mouvement, un chiffre déjà considérable (lire ici), pour les syndicats il faut plutôt parler de 75% pour une grande partie des arrondissements de la capitale, lesquels affirment que « les Vème, VIIème, IXème, Xème, XIème, XIIIème, XIVème, XVIIIème et XIXème étaient en grève à plus de 75%. » en détaillant au passage la liste des équipements fermés (lire ici).

 

Une réunion est prévue mardi 8 juillet avec Jean-François Martin, un transfuge du Modem rallié pendant la campagne à Anne Hidalgo et devenu adjoint chargé des sports. Il est peu probable toutefois que cette réunion porte ses fruits tant la volonté de la Mairie de Paris de sortir du conflit semble faible puisque elle a renvoyé les discussions sur la rémunération du travail du dimanche à …l’année prochaine !



                                            Jean François Martins (à gauche ) un transfuge rallié à Anne Hidalgo

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                                   - On lui demande un vélo et il nous refile une bouée !

 


En effet, la Mairie de Paris est tellement embêtée par la question de l’ouverture des équipements municipaux le dimanche (et la prime qui va avec) à cause de ses promesses inconsidérées pendant la campagne électorale qu’elle propose seulement « de ne faire un groupe de travail qu’après les élections professionnelles ». Toutefois celles-ci n’auront lieu… que le 4 décembre 2014.

Le problème pour l’équipe d’Anne Hidalgo, c’est que l’on ne voit pas bien l’intérêt d’attendre le verdict des urnes puisque l’ensemble des syndicats… est sur la même position ! Ainsi la CFDT et l’UNSA qui ne font pourtant pas partie de l’intersyndicale réclament elles aussi une prime de 180 euros mais pour tout les agents de la ville cette fois (lire ici). La mairie de Paris est donc dans une impasse !

En tout cas, le conflit social dans les équipements sportifs, malgré sa longueur, ne marque aucun signe d’essoufflement et comme le dit si bien la mairie de Paris de manière plutôt mergitur sur son site « les agents grévistes ne sont pas soumis à une obligation de prévenance, il n’est pas possible de prévoir à l’avance les fermetures ».

 

Et la municipalité de rajouter ce conseil on ne peut plus fluctuat « il est préférable pour le public de s'assurer de son ouverture en contactant l’agent d’accueil par téléphone ». Enfin, à condition que ce dernier ne soit pas en grève !  « Le plus dur est derrière nous », espérait Jean-François Martins début juin dans une déclaration au « Parisien ». Il va plutôt devoir regarder devant.

 

Publié également sur Miroir Social


 

                                       image

 

 

 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 08:49

 

Et elle le fait en s’attaquant à un symbole cher à la Mairie de Paris

 

La demande de gratuité du prêt de CD dans les bibliothèques municipales défendue par les professionnels des discothèques et les syndicats (lire ici) vient de faire l’objet d’une action spectaculaire à la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement

 

Une action que l’on doit à la CNT (Confédération Nationale du Travail), une organisation qui se définit elle même comme anarcho-syndicaliste, et qui a apposé des affiches demandant « la gratuité des supports musicaux dans les bibliothèques municipales de la Ville de Paris ».

 

Une initiative qui ne devrait pas plaire à la municipalité car nos anarcho-syndicalistes, pas très fluctuat, se sont rien moins attaqués à un panneau « Quali-Paris » un machin qui obsède tellement la mairie de Paris qu’elle oblige ses personnels à plusieurs séance de lavage de cerveau (pardon de « session de formation »). Des séances tellement mergitur qu'elles sont même tournées en ridicule par les syndicats (lire ici).

 

En tout cas, les anarcho-syndicalistes aiment visiblement beaucoup la bibliothèque Hélène Berr, puisque en mars 2009 le collectif « livre de papiers » qui se situe dans la même mouvance avait distribué des tracts aux usagers pour dénoncer la mise en place d’automates de prêt (lire ici).


 

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                                            Ceci n'est plus un panneau QualiParis

 

 


 

 

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 03:35

 

ActuaLitté : Le 4 juillet


Avec le vote d'un vœu de soutien.


Avec l'ouverture le deuxième semestre prochain de la médiathèque des Halles, la bibliothèque Fessart, située dans le XIXème arrondissement devrait perdre son pôle sourd au profit de cette nouvelle structure logée sous la canopée. 


Depuis janvier 2014, les personnels de la bibliothèque Fessart sont entrés en lutte pour demander le maintien de ce pôle particulier qui se traduit par un accueil en LSF assuré par un personnel formé en LSF, le tout est couplé avec des animations spécifiques. 


Désormais, à travers le vote d'un vœu de soutien, les élus de la mairie du XIXème arrondissement ont montré leur volonté de faire perdurer le pôle sourd dans la bibliothèque Fessart, le seul existant depuis dix ans dans le nord-est parisien. Les élus demandent donc « que le pôle sourd de la bibliothèque Fessart soit maintenu dans ses murs », rapporte Le Parisien.


Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 15:35

 

Le Parisien : Le 3 juillet 2014

 

Un lieu « indispensable et apprécié,  le seul équipement accessible de l’ensemble du nord-est parisien » selon eux.

 

Depuis janvier, le syndicat CGT Culture de la Ville de Paris défend le maintien du pôle sourd de la bibliothèque Fessart (lire ici). Ce lieu qui propose depuis dix ans un accueil et des animations en langue des signes françaises (LSF) serait menacé de fermeture en raison de son transfert vers la nouvelle médiathèque des Halles (Ier), qui doit ouvrir au second semestre sous la canopée.

 

Lundi soir, le syndicat a reçu un soutien de poids. Réunis en conseil d’arrondissement, les élus du XIXe ont voté un vœu de soutien à ce pôle « indispensable et apprécié », « le seul équipement accessible de l’ensemble du nord-est parisien ». Ils demandent donc « que le pôle sourd de la bibliothèque Fessart soit maintenu dans ses murs jusqu’à l’ouverture d’une médiathèque sur la Place des Fêtes (NdlR : sur le site Jean Quarré) permette de maintenir une offre adapté sur le secteur. »

 

En janvier, Bruno Julliard, adjoint (PS) à la culture (et aujourd’hui premier adjoint) assurait « qu’aucune décision ne serait prise avant l’ouverture du pôle de la canopée en 2015 ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 17:21

 

Autre douche froide : la CGT est à peine mieux considérée que le Medef !

La retombée du mouvement social à la SNCF ne signifie pas que Thierry Lepaon va pouvoir dormir tranquille puisque le secrétaire général de la CGT déraille selon un sondage BVA-Le Parisien. Le verdict des Français est en effet sans appel : seuls 14 % d'entre eux ont une bonne opinion de Thierry Lepaon ! Néanmoins, parmi ceux qui le connaissent suffisamment pour exprimer une opinion à son égard, 25 % l'apprécient.

Le leader de la CGT entraîne la centrale dans sa chute : 69 % des Français ont désormais une mauvaise opinion de la CGT. La fracture avec l'opinion s'est amplifiée ces derniers jours ; une majorité de Français a désapprouvé la centrale lorsqu'elle a appelé à poursuivre la grève à la SNCF alors que le bac approchait, et qu'elle a soutenu les intermittents du spectacle.

Au final, le camouflet est particulièrement sévère. A choisir entre les trois principaux syndicats de salariés, les Français préfèrent largement la CFDT (48 %) à la CGT (17 %) ou à FO (17 %). Sur le plan national, la CFDT s'impose comme la nouvelle locomotive syndicale, loin, très loin devant une CGT « recroquevillée sur ses fondamentaux : manifester et faire grève », lâche un syndicaliste CGT dépité.

Un an après avoir été élu numéro un, Thierry Lepaon n'a donc toujours pas réussi à tourner la page de la grave crise de succession vécue par la centrale en 2012 et 2013. « Bernard Thibault avait fait émerger l'image d'une CGT moderne, réformiste, nous sommes redevenus archaïques », soupire un cadre.

Autre douche froide : la CGT est à peine mieux considérée que le Medef (41 % contre 39 %) ! Bref, l'horizon est sombre, d'autant que les européennes ont montré qu'un certain nombre de sympathisants de la centrale étaient désormais attirés par le vote FN.

Lire l’article du « Parisien »

 

      Francois-Hollande-et-les-syndicats

                                     - Et ben, être à peine mieux considéré que l'autre derrière, c'est dur !

 

 

 

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 13:57

 

Libération :Le 25 juin 2014

 

Des membres de la CFDT commerce d'Ile-de-France (SCID) ont planté leur tente dans le hall de la confédération pour réclamer le retour de leur secrétaire général.

 

Devant les portes closes de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) à Paris, dans le quartier de Belleville, les passants font grise mine. Un jeune homme demande à Karine, déléguée syndicale, pourquoi il ne peut entrer dans le bâtiment. « Il y a un sit-in à l’intérieur du hall, Monsieur ». A travers les vitres, on distingue quelques sacs de couchages et une tente Quechua orange. Autour, une vingtaine de personnes sont venues apporter leur soutien à Alexandre Torgomian, secrétaire général de la section commerce Ile-de-France de la CFDT (SCID) jusqu’au 5 mai, date à laquelle il a été suspendu.

 

Karine, Khadija et Rachid attendent leurs collègues à l’extérieur du bâtiment. Lorsqu’ils sont arrivés, les portes étaient déjà fermées. « Ils sont enfermés dans le hall », explique Karine, employée au Printemps Italie, à Paris. « Mais ils ne partiront pas tant qu’ils n’auront pas rencontré Laurent Berger.» Elle aussi compte rester jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction. « On est venus soutenir notre secrétaire général », explique-t-elle. « On est là pour qu’il réintègre sa place, car la réalité, c’est qu’il défend bien les salariés. Si on l’a suspendu, c’est juste parce qu’il faisait trop de bruit, surtout sur le travail dominical. Ça gênait.»

 

A l’intérieur, Alexandre Torgomian discute avec ses collègues, sous la surveillance d’une quinzaine de membres de la confédération, du personnel de la sécurité et de quelques policiers. Certains commencent à remballer la tente, près de deux heures après le début de l’occupation, à 11h45. Laurent Berger a accepté de recevoir cinq membres du SCID, à la condition qu’ils quittent le hall.

 

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                                         Laurent Bergé n'aime pas trop être entouré


 

Petit retour en arrière. Le 5 mai, la direction de la CFDT fait changer les serrures des locaux du SCID. Depuis, personne ne peut retourner au siège de la section syndicale. Le même jour, Alexandre Torgomian est suspendu de ses fonctions.

 

Quelques mois plus tôt, le secrétaire général du SCID avait choisi de mettre en place un nouveau site pour sa section afin de mieux gérer les cotisations des adhérents. Une réponse à un dysfonctionnement du logiciel de la confédération. En effet, les cotisations de Karine, comme celles des autres adhérents, avaient doublé à cause d’un problème au sein du nouveau système de gestion mis en place par la centrale. « Alexandre a créé lui-même ce site, avec les adhésions du SCID, explique Karine. Mais la confédération l’a accusé de créer un syndicat parallèle et a lancé une procédure.»

 

Alexandre Torgomian a donc été convoqué en mai par le tribunal de grande instance de Bobigny, qui a renvoyé l’affaire sur le fond à septembre. En attendant une décision de justice, le SCID demande donc la levée de la mise sous administration. « Il y a des personnes qui doivent organiser des élections professionnelles, d’autres qui ont besoin d’avocats, mais tout est bloqué, puisqu’il n’y a personne au syndicat », déplore Karine. « En fermant notre section du jour au lendemain, sans prévenir, la CFDT a mis en péril les salariés du commerce, au moment où ils avaient vraiment besoin d’être aidés.»

 

A l’angle de l’immeuble, la tente orange des militants apparaît. « Ils nous ont demandé de sortir par la porte de derrière », tempête Catherine Blais, membre du SCID, tout en allumant une cigarette. « C’est déplorable de devoir nous battre à la fois contre les patrons, et contre notre propre confédération.» Alexandre Torgomian a été reçu durant trois quarts d’heure, à l’issue desquels Laurent Berger a déclaré qu’il examinerait le dossier et rendrait une réponse sous dix jours.

 

« Il était important qu’il nous entende », assure Alexandre Torgomian. « Mais pour cela, on a dû recourir à la seule méthode à notre disposition : l’occupation.» Jusqu’à présent, Laurent Berger n’avait jamais reçu les représentants du SCID.

 

Lire l’article de « Libération »


 

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                                Laurent Bergé a trouvé la solution pour aller tranquille au bureau

 

 

 

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 12:10

 

Le Parisien : Le 26 juin 2014

 

Une figure de la CGT des Bouches-du-Rhône est en fuite après avoir détourné les indemnités prud'homales de travailleurs qu'il défendait. 

 

Il coulerait des jours paisibles en Tunisie. Ou en Arabie saoudite, selon certaines sources. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a peu de chances que Brahim Ouerghi, 70 ans, soit présent cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Marseille, où il est poursuivi pour « escroquerie », « abus de qualité » et « abus de confiance ».

 

Pendant près de vingt ans, Brahim Ouerghi fut le Monsieur Prud'hommes du syndicat CGT des Bouches-du-Rhône. Non élu comme délégué mais titulaire d'un mandat, ce père de famille officiellement au RMI assistait bénévolement les salariés ayant entamé une procédure contre leur employeur. « Un type brillant, courtois, au-dessus de tous soupçons », note Joël Ellen, secrétaire départemental CGT de la construction, qui l'a bien connu. « Il était meilleur que nombre d'avocats, atteste un conseil. Il a même gagné des procès en cassation. »

 

Une bonhomie qu'Ouerghi a mise à profit pour berner tout le monde. Pendant au moins six ans, de 1999 à 2005, ce spécialiste du droit du travail a ainsi escroqué, officiellement, 88 personnes, pour un préjudice de 105 000 €. Il y aurait des dizaines de victimes supplémentaires, qui ne se sont jamais rendu compte qu'elles avaient été flouées, ou n'ont pas souhaité demander réparation.

 

A tous, Ouerghi appliquait une même méthode, parfaitement rodée : il s'en prenait aux salariés d'origine étrangère, précaires, maîtrisant mal le français et les arcanes judiciaires, à qui il racontait qu'ils avaient perdu leur procès, ou bien qu'il y avait appel et qu'il fallait patienter. Entre-temps, il détournait tout ou partie des indemnités gagnées, sans compter les frais de dossier fictifs qu'il réclamait.


 

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Le pot aux roses a été découvert fin 2005, lorsque plusieurs « clients », dont un délesté de 30 000 €, ont réclamé leur dû à ce drôle de juriste. Trop tard. Brahim Ouerghi avait déjà pris la poudre d'escampette. Seize victimes se sont constituées parties civiles, ainsi que la CGT, qui réfute toute implication. « Ça arrangeait tout le monde de dire qu'on magouillait avec lui, mais il n'en est rien, s'agace Joël Ellen. Nous avons pris conscience des faits lorsque les salariés, de plus en plus nombreux, se sont mis à le chercher. »

 

« La CGT a beau jeu de se draper dans ce rôle de partie civile, nuance Maître Jean-Pierre Darmon, avocat de plusieurs des salariés floués. C'est un peu facile de ressortir à chaque fois la thèse de la brebis galeuse... » « C'est vrai qu'il y avait quelques ambiguïtés, reconnaît Joël Ellen. Parfois, les gens disaient qu'ils venaient voir l'avocat... »

 

En revanche, s'il est un point sur lequel Maître Darmon et la CGT s'accordent, c'est le rôle de Gérard T. Cet huissier de justice à la retraite, bien connu sur la place de Marseille, a travaillé avec Brahim Ouerghi pendant près de vingt-cinq ans. C'est lui qui, après avoir reçu l'argent des indemnités, le reversait au syndicaliste plutôt qu'aux bénéficiaires. A son corps défendant, assure aujourd'hui Gérard T., huissier à la retraite. « Mais pour moi, quand je croisais M. Ouerghi, c'était la CGT que je voyais en face de moi. Je l'ai connu il y a vingt ans. Il a abusé de la crédulité des salariés, s'en prenant à des illettrés. »

 

L'ex-homme de loi se dit par ailleurs persuadé que l'arnaque a été pensée dans ses moindres détails. « Il s'est fait construire une maison en Tunisie, puis s'est fait régler un dernier gros dossier avant de filer avec la caisse... » Clamant son innocence, Gérard T. accuse en retour la CGT. « Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils savaient mais, pour moi, l'enquête ne s'est pas assez concentrée sur le syndicat... »

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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