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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:27

 

L’ASPP, la structure en charge de la restauration collective, accuserait un déficit de 845 000 euros

 

La Mairie de Paris compte-elle bientôt fermer des cantines destinées à son  personnel pour pouvoir se renflouer ? C’est en tout cas la question que se pose la CGT, laquelle a lancé une pétition « pour que tous les personnels qui travaillent au service la collectivité parisienne, quelques soient les horaires de travail ou les fonctions de chacun puissent avoir accès à une restauration collective digne de ce nom »

 

Il faut dire que la période est on ne peut plus délicate pour l’ASPP, la structure entièrement financée et contrôlée par la mairie de Paris, chargée de gérer les services de restauration collective pour les agents municipaux qui accuse un trou béant après les premières révélations du syndicat UNSA. « Fin mai, le compte bancaire de l’association est débiteur de 407 000 €. Si rien n’est fait, l’ASPP risque ainsi d’être en cessation de paiement courant novembre 2014 avec un solde débiteur de l’ordre de 800 000 € » affirme le syndicat sur son site.

 

De son côté la CGT, qui confirme les pertes de l’association, va plus loin puisque selon elle « on annonce d’ores et déjà un déficit de 845 000 euros pour 2014 «  un chiffre encore supérieur aux estimations de l’UNSA.


 

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                                      Paris: Les comptes de l'ASPP sont dans le rouge

 


Les comptes de l’ASPP risquent d’ailleurs de ne guère s’améliorer car la subvention municipale est calculée, semble-t-il, sur le nombre d’agents qui vont déjeuner dans les cantines municipales. Or la fréquentation est en baisse régulière. Une situation qui pour la CGT s’explique : « depuis 2009, les fermetures de restaurants de proximité, qui accueillaient notamment les personnels les plus modestes, n’ont pas été compensées. Pire encore, aucune ouverture de restaurants dans les arrondissements populaires à forte présence d'agents n’a été envisagée. Au contraire, certains prédisent d’autres fermetures de cantines. »

 

Le problème est que si la fréquentation baisse, les coûts fixes ont plutôt tendance à augmenter mettant inexorablement les comptes de l’ASPP dans le rouge. La participation de la Mairie de Paris dans les œuvres sociales (ASPP + AGOSPAP) est riquiqui puisque elle ne représente que 0,5 % de la masse salariale de la Ville quand dans le secteur privé, la participation d’une société en faveur de son comité d’entreprise représente généralement 1 % ou plus de sa masse salariale. C’est pourquoi les syndicats demandent que la Mairie porte sa subvention globale à 0,7 %

 

Pour le moment, l’équipe dirigée par Anne Hidalgo se trouve dans une position assez mergitur car elle n’a pas démenti les accusations des syndicats, alors qu’elle n’hésite généralement pas à envoyer des communiqués sur les messageries internes à tout bout de champ, preuve d’un certain embarras. Voire d’un embarras certain ?

 

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        hidalgo

                                                     - Hein ? Quoi ? Vous êtes sûr ?

 

 

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:21

 

AFP : Le 17 juillet 2014

 

Alain Juppé estime « qu'il n'y a pas de corrélation entre gratuité et fréquentation ».

 

Le conseil municipal de Bordeaux a mis fin à la gratuité d'accès aux collections permanentes de ses musées municipaux, en vigueur depuis 2005, a-t-on appris jeudi.

 

« En m'inspirant de l'exemple de plusieurs villes françaises, j'ai décidé de renoncer à la gratuité des expositions permanentes », a indiqué mardi le maire de Bordeaux, Alain Juppé, en préambule à la décision votée par le conseil municipal, estimant « qu' il n'y a pas de corrélation entre gratuité et fréquentation ».

 

Les visiteurs devront à partir du 1er août s'acquitter d'un tarif de 4 euros, identique à l'ensemble des musées municipaux, pour avoir accès aux collections permanentes. Les accès aux deux collections, temporaires et permanentes, seront facturés 6,50 euros. Des conditions de réduction, pouvant aller jusqu'à la gratuité, seront également en vigueur selon certaines conditions.

 

« Cette ressource nous permettra de dégager un volant pour compléter nos crédits d'acquisition d’œuvres d'art qui sont un peu justes en ce moment », a justifié le maire. Cette délibération n'a pas suscité de débat de la part de l'opposition municipale.  La ville de Bordeaux compte onze musées, dont six municipaux: le Centre d'arts plastiques contemporains (CAPC), le musée d'Aquitaine, le musée des Arts décoratifs, le musée des Beaux Arts, le muséum d'Histoire naturelle, le Centre Jean Moulin.

 

L'accès au Centre national Jean Moulin, créé en 1967 à l'instigation de Jacques Chaban-Delmas, compagnon de la Libération, et qui présente des collections consacrées à la Résistance, à la Déportation et aux Forces Françaises Libres, demeurera gratuit.  La gratuité d'accès aux collections permanentes était en vigueur depuis 2005. Elle le restera pour l'ensemble des collections des musées municipaux lors de la journée sans voiture, chaque premier dimanche de mois.

 

 

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                                                   - Alain, tu déconnes là ...    

                                           - Non jacques, fini de visiter à l'oeil         

 

 


 

                                 
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 08:27

 

Les premières promesses de campagne de Bruno Julliard n’ont pas passé l’été

 

« Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants ». La promesse ne date pourtant que de quelques semaines (lire ici), mais visiblement Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la Culture à la Mairie de Paris, se heurte aux réalités budgétaires de la municipalité.

 

Fini, semble-t-il, le soutien à l’appel de Bibliothèque Sans frontières qui voulait « ouvrir plus les bibliothèques » car cet été, ce n’est pas moins de vingt bibliothèques qui sont fermées de quelques semaines à plusieurs mois. Un chiffre considérable pour un réseau qui en compte cinquante six, soit plus d’un tiers du total*. La majorité de celles qui restent ouvertes a du adopter des « horaires d’été » avec pour conséquence une réduction des ouvertures au public.

 

Mais pour les nombreux parisiens qui ne partent pas en vacances mais voudraient tout de même emprunter un livre, c’est la première quinzaine d’août qui risque de s’avérer redoutable puisque cette fois ce sont toutes les bibliothèques qui seront fermées. D'abord, du 4 au 11 août pour cause de changement de système informatique puis du 15 au 18 août en raison de l’assomption cette fois (lire ici).

 

La Mairie de Paris explique ces fermetures par des travaux ou des inventaires alors que la période est propice. Néanmoins de mémoire de parisiens (bibliothécaires et usagers) c’est d’une ampleur jamais vue car habituellement seuls quatre ou cinq établissements avaient le droit de fermer simultanément afin de maintenir une couverture du territoire. Une époque révolue semble-t-il.


 

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                             Bruno Julliard, l'adjoint au maire de Paris chargé de la culture


 

De fait, si les bâtiments municipaux sont pour certains en bout de course et méritaient bien une rénovation, certaines fermetures ont surpris plus d’un observateur, car les travaux programmés n’étaient pas aussi nombreux. D’ailleurs, plusieurs bibliothèques ont annoncé ces fermetures au tout dernier moment prenant de court les usagers

 

D’autres suggèrent que ces fermetures tomberaient plutôt bien car le manque de personnels, conséquence des réductions de poste depuis plusieurs années, est aggravé par cette traditionnelle période de vacances. Les bibliothèques qui restent ouvertes, reçoivent ainsi avec un soulagement des plus fluctuat le renfort d’agents dispatchés pour l’occasion par l’administration. Une tendance lourde puisque depuis deux ans, période estivale ou pas, la mairie de Paris réduit ses horaires faute de personnel (lire ici).

 

Une autre promesse de campagne pourrait elle aussi de ne pas passer la mandature. Alors que les deux candidates au fauteuil de maire de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo s’étaient lancées dans une course à l’échalote sur l’extension des horaires pour les bibliothèques municipales (lire ici), la nouvelle maire de Paris une fois élue avait de nouveau réaffirmé son intention d’ouvrir …vingt bibliothèques le dimanche !

 

Là encore, le manque de moyen pour embaucher du personnel supplémentaire (la Ville accuse un trou de 400 millions d’euros) mais surtout la question explosive de la prime dominicale (lire ici) ont obligé la municipalité à temporiser puisque Bruno Julliard a renvoyé prudemment cette question à 2015. Plutôt mergitur.

                    

                       

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                        - Hmm, nos promesses démagogiques ont du mal à franchir les rayonnages 


                                   

 

 

* Sont fermées pour travaux les bibliothèques Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Malraux (VIe), Amélie (VIIe), Europe (VIIIe), Drouot (IXe), Valeyre (IXe), Lancry (Xe), Faidherbe (XIe), Glacière (XIIIe), Melville (XIIIe), Vaugirard (XIVe), Vivier (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Crimée (XIXe), Hergé (XIXe), Oscar Wilde (XXe). Helène Berr (XIIe) est fermée pour inventaire et Duras (XXe) pour la mise en place d’automate. Clignancourt (XVIIIe) sera fermée pour trois mois à partir d’octobre.

 

 

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:14

 

Pour y remédier, elle envisagerait de fermer la quasi-totalité des cantines réservées aux personnels municipaux

L'Association d'Action Sociale en faveur des Personnels de la Ville de Paris et du Département de Paris (ASPP) dont la mission est de gérer les services de restauration pour les 46 000 agents de la Mairie de Paris va-t-elle mettre la clé sous la porte d’ici la fin de l’année ?

En tout cas l’institution « est en crise » d’après le syndicat UNSA des attachés d’administration qui a révélé un trou dans les comptes, une mauvaise habitude décidément à la Mairie de Paris ces derniers temps (lire ici).  « Fin mai, le compte bancaire de l’association est débiteur de 407 000 €. Si rien n’est fait, l’ASPP risque ainsi d’être en cessation de paiement courant novembre 2014 avec un solde débiteur de l’ordre de 800 000 € » affirme le syndicat sur son site.

Pour réduire le déficit, l’association, entièrement contrôlée par la Mairie de Paris qui lui octroie une subvention annuelle à hauteur de douze millions d’euros, a du déjà commencer à renoncer à sa vocation sociale puisqu’elle vient de supprimer les formules à prix réduits. Pas très fluctuat. 

 

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                                        - Désolé madame, les caisses sont vides !

 

Prochaine étape : La suppression de la majorité des cantines réservées aux agents municipaux. Sur les dix sept actuellement existantes, l’ASPP n’en garderait… plus que six* ! C’est donc onze restaurants administratifs qui vont passer à la trappe**. Un chiffre auquel il faut ajouter celui des cantines déjà fermées cette année comme l’annonçait la CGT l’année dernière (lire ici). Les personnels vont bientôt apporter leur gamelle au bureau. Du pur mergitur.

Ces fermetures seraient même évoquées, d’après l’UNSA, au prochain conseil d’administration de l’association prévu à la rentrée. Une réunion à laquelle participera Annick Olivier, présidente de l’ASPP, Conseillère de Paris élue du XIIIe arrondissement, Éric Robine, directeur de l’association, et (entre autres) les représentants des personnels.

L’ASPP avait été crée en 1981 suite à la dissolution judiciaire du Comité de gestion des œuvres sociales de la Préfecture de Paris et de l’Assistance publique de Paris (CGOSPPAP). A l’époque, cette décision avait été prise pour faire face au nouveau statut juridique de la Ville de Paris, à nouveau doté d’un maire en 1977 après un siècle de gestion par un préfet nommé par l’Etat. Toutefois, moins de vingt ans plus tard, en 1999, de nouveaux statuts ont du être mis en place suite à un audit de l’inspection générale de la Ville de Paris qui en dénonçait la gestion (lire ici). Désormais, c’est dans sa forme actuelle que l’ASPP semble condamnée, dépôt de bilan ou pas.

 

Publié également sur Miroir Social


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                      A la mairie de Paris, les personnels vont bientôt apporter leur gamelle au bureau             

 

 

 

* Les six restaurants qui seraient suffisamment rentables sont: Hôtel de Ville, Morland, Poissonniers, avenue de France, Square Lesage et Audubon. 

** Les onze restaurants qui devraient fermer seraient donc : Boulogne, Italie, Ivry, Jean Bart, Jean Rey, Lecourbe, Mairie du IXe, Mairie du XVIIe, Mazas, Rungis, Schoelcher

 

                   

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 13:39

   

Métro : Le 9 juillet 2014

 

Faute d'accord avec la Ville de Paris, l'intersyndicale poursuit la grève. Les agents, qui ont entamé leur mouvement en février, revendiquent toujours une prime pour revaloriser le travail dominical.

Météo France promet une amélioration dans le ciel francilien ce week-end. Malheureusement, les Parisiens ne devraient pas pouvoir profiter de cette éclaircie pour aller se baigner. Samedi dernier, l'intersyndicale CGT-Supap-SUD et FO de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) faisait savoir qu'elle avait déposé un préavis de grève pour tous les dimanches jusqu'au 7 septembre dans les piscines, stades et gymnases parisiens.

Mardi soir, ils indiquaient que le mouvement, qui s'éternise, était maintenu. Depuis février en effet, les agents de la DJS (maîtres nageurs, adjoints techniques des gymnases, stades et bains-douches) revendiquent une revalorisation de la prime dominicale de 47 à 180 euros.

La rencontre organisée mardi 8 juillet entre les représentants syndicaux et la Ville n'a pas permis de débloquer la situation. « Les fois précédentes, les organisations syndicales ne sont pas venues ou sont parties au bout de cinq minutes. Là, il y a eu un dialogue », se félicitait toutefois Jean-François Martins, adjoint (Radicaux de gauche, centre et indépendants) à la mairie de Paris chargé des sports au lendemain de la réunion. Reste que la Ville a refusé la prime demandée et que les équipements concernés resteront fermés (75 % des agents en grève dans les piscines des Ve, VIIe, XIXe, Xe, XIe, XIIIe, XIVe, XVIIIe et XIXe arrondissements selon les syndicats).

 

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                         - Vous êtes médisants, y encore des endroits où on peut faire trempette !

 

« La municipalité mène actuellement une réflexion générale sur l'amplitude horaire et le travail dominical, il ne s'agit pas que des sports, si prime il y a, elle concernera tout le monde » rétorque l'adjoint indiquant que ce débat devrait être à l'ordre du jour en janvier prochain. Dans ce cas le mouvement pourrait-il durer encore six mois ? « La grève a été beaucoup moins suivie le week-end dernier affirme Jean-François Martins sans vouloir donner de chiffres. Je ne suis pas sûr que la situation reste bloquée encore six mois… »

Les syndicats, sont, eux, moins optimistes. « La prochaine AG est prévue le 11 septembre. On verra ce qui est décidé, indiquait un représentant FO. Si la Ville trouve qu'aujourd'hui ça va mieux, nous ne sommes pas d'accord. Les élus prennent les usagers en otages et les privent d'équipements très prisés, notamment l'été. La prime que nous demandons est justifiée. Aujourd'hui, nous sommes agents de la Ville mais aussi psy, défouloirs et éducateurs. Nous travaillons le dimanche, nous faisons des heures supplémentaires… Nous demandons 180 euros, ça n'est pas le bout du monde. »

Lire l’article de « Métro »

 

                                  Jean-François Martins (à gauche) s'est fait piquer sa bouée

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                               - T'as vu Anne, j'ai dis qu'il y avait une réflexion générale 

                   - A mon avis, Jean-François c'est pas ça qui va t'empêcher de couler...


 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:17

 

Mais mergitur, cette fois, ce n’était pas que de l’eau !


La bibliothèque nationale-François Mitterrand (XIIIe) connait décidément des problèmes de tuyauterie. Après les inondations en début d’année d’une partie importante des collections du département littérature et arts situé dans les niveaux L1 à L3 de la tour Nord-Ouest, le nombre d'ouvrages concernés atteignant les 10 000, c’est une autre fuite qui a défrayé la chronique, et cette fois il n’y avait pas que de l’eau...


L’histoire est un peu ancienne, mais vient juste d’être révélé par le syndicat FSU de la BnF. Le syndicat nous apprends ainsi qu’il y a quelques semaines « un membre du personnel entendit le doux son léger de l’eau tombant en salle X , une salle de recherche bibliographique ». Mais cette fois, l’eau était légèrement usée puisque provenant… des toilettes des niveaux A1 à L2, soit sur une hauteur de quatre étages, qui leur tombait dessus !


Les pompiers et techniciens arrivés sur les lieux confirmèrent le sinistre, il y avait bien une fuite des toilettes et bien que l’on soit au printemps la senteur n’était pas encore de saison. Mais pour la FSU, même si il y avait les pompiers, on a assisté à un drôle de bal :  « Puis, le bal des responsables en tous genres commença, et de sinistre, cela devint pour beaucoup (pas pour ceux qui essayaient de limiter les dégâts et ceux qui faisaient leur possible pour arrêter tout ça), un cabinet de curiosité » (lire ici). Du pur mergitur.


En tout cas cette catastrophe (une de plus) qui frappe la BnF n’est pas du goût, si l’on peut dire, du syndicat lequel déclare « qu’il est plus que certain que si nos grands patrons écoutaient d’une oreille sérieuse les propos et conseils du Département des Moyens Techniques, ainsi que ceux qui travaillent sur place, comme les magasiniers et les conservateurs spécialisés dans la conservation, on n’en serait pas là ». Une remarque on ne peut plus fluctuat.


La FSU pointe néanmoins du nez les conséquences pour les agents car « l’adjointe alla chercher de quoi se changer et se récurer, un magasinier s’essaya au trompe-couillon (parfums d’intérieur) pour également tenir jusqu’à 20h, les trois autres devant rentrer chez eux prirent le parti d’user de Sainte Patience avant de se doucher. ». La BnF qui adore pourtant nouer des partenariats divers et surtout variés (lire ici) devra désormais penser à se faire sponsoriser par des marques de sanitaires.


 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:28

 

Pour le syndicat Force Ouvrière c’est même un sacré sportif !


La fronde des bibliothécaires parisiens avait été si spectaculaire le 13 juin dernier - manifestation, fermeture d’établissements, jusqu’à un boycott inédit du séminaire des cadres - que Noël Corbin, le directeur des affaires Culturelles de la Ville de Paris, fraichement nommé, avait été obligé de déminer le terrain.


« Je sens qu’il y a une défiance, je la note, je la vois, j’en prends acte par l’importance du boycott. Et donc je veux restaurer la confiance » avait lancé Noël Corbin aux manifestants, annonçant comme première preuve de son écoute attentive le gel des fermetures des sections discothèques (lire ici).


Autre sujet sur lequel le nouveau directeur avait promis de se pencher rapidement : l’avenir du Service du Document et des Echanges (SDE) dont certains redoutent la fermeture. Ce service, baptisé auparavant le Service Technique des Bibliothèques (STB), se charge notamment du traitement physique et intellectuel des documents - catalogage, exemplarisation, pelliculage - mais fournit également les cartes de lecteurs, les antivols et organise les commandes auprès du réseau des bibliothèques de la capitale.  


« Je vais aller voir les agents du SDE, discuter avec eux, discuter de ce qu’ils font, de comment ils voient depuis quelques années l’évolution de leurs métiers » avait rassuré Noël Corbin promettant rien moins que de prendre une matinée début juillet. Une promesse de Gascon si l’on en croit Force Ouvrière.


Car voilà, selon le syndicat, il semble que le directeur soit vraiment l’homme pressé de Paul Morand, puisque au lieu de la demi-journée annoncée, sa visite a duré …une heure. Mieux, il semble plutôt venu faire un exercice physique car le périple s’est fait « au pas de course pour cette visite éclair ».


 

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                                                          - Une visite éclair ?

                                                      - Une heure, top chrono....



Une visite façon « village Potemkine » puisque de toute façon Noël Corbin n’a pas rencontré les agents. « Seuls les chefs de services ont été mis au courant » indique, sévère, le syndicat qui décrit par le menu « une visite sommaire des locaux avec poignée de main furtive aux agents » mais surtout « aucunes allusions aux problèmes de SDE. »


Pourtant selon les spécialistes de la question, l’absence de perspective d’un service est un véritable facteur de risques psycho-sociaux.  « Ils sont pour moi une priorité » avait d’ailleurs déclaré Noël Corbin dès son arrivée. Une déclaration semble-t-il peu en phase avec ses pratiques puisque  « il n’a, à aucun moment, cherché à engager la discussion, ni à aborder les problèmes que rencontrent les agents travaillant sur le site. » remarque, amer, le syndicat.


Evidemment pour le moment, trêve estivale oblige, les bibliothécaires sont encore dans l’expectative après le mouvement de juin. Toutefois selon les observateurs, la manière dont leur directeur a répondu à l’attente des agents du SDE ne présagerait rien de bon pour la suite. Dans ce cas, la fin de l’année risquerait d’être agitée dans les bibliothèques parisiennes.


 

                          
                         FO fait chuter Noël Corbin après sa visite du SDE au pas de course


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                                -  Faut dire qu'il n’a pas cherché à engager la discussion !

 

 

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:42

 

Seule la CFDT s’est prononcée pour….

Cinq syndicats sur les sept organisations représentatives à la Ville de Paris ont voté contre le projet de réorganisation d’une partie des services municipaux présenté par la Maire de Paris, a annoncé le syndicat UNSA des attachés des administrations sur son blog. Ce projet de réorganisation voulu par la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo, consiste essentiellement à fusionner (fissionner ?) des services et des directions (lire ici).

« Lors d’un vote global sur ce projet de réforme émis lors la réunion du Comité technique paritaire de la Ville et du Département de Paris (dit « CTP Central »), la CFTC, la CGT, FO, le SUPAP-FSU et l’UCP ont en effet rendu un avis négatif sur le projet ». Alors que pour sa part elle ne participait pas au vote, l'UNSA précise que « seule la CFDT s’est prononcée en faveur de la réorganisation ». certains dirait comme toujours ?

Alors que d’après l’UNSA, « les syndicats  leur faisaient part de la lassitude des personnels en ce qui concerne les réorganisations incessantes de la Mairie depuis 2008 et de leurs vives inquiétudes face à une nouvelle réforme aboutissant selon eux à une réduction des effectifs et des moyens » le nouvel adjoint au maire chargé des personnels, Emmanuel Grégoire aurait  de nouveau assuré « qu’aucune baisse du nombre d’agents n’était envisagée, que les conditions de travail ne seraient pas dégradées et qu’aucun plan secret ne se cachait derrière la première étape de la réforme » Mais malgré ce plaidoyer pro domo, « Ils n’ont guère été entendus » précise le syndicat des attachés.

Les représentants des personnels sont d’autant moins enclins à croire la municipalité que le climat social est dégradé que ce soit dans les crèches, les bibliothèques, les mairies, les musées et surtout les équipements sportifs en grève depuis six mois. Un climat qui n’est pas prêt de s’apaiser puisque au moment où la mairie de Paris avoue un trou de 400 millions d’euros (minimum) dans son budget, elle n’hésite pas dans le même temps à recruter de manière très mergitur d’anciens élus à la recherche de nouveaux revenus (lire ici).

Publié également sur MiroirSocial

 

                                           Dialogue social: Anne Hidalgo seule au monde ?

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                                                   - Bah, on peut  toujours compter sur la CFDT !

 

 

 

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 08:48

 

Problème : La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris devra revoir sa copie car elle avait prévu un autre lieu.

Le XIXème arrondissement situé dans le nord-est parisien qui compte près de deux cent mille habitants semble manquer cruellement de bibliothèque et les élus le font savoir : « L’offre municipale de service public culturel dans le XIXe n’est pas à la hauteur des ambitions que porte Paris en faveur de ses quartiers populaires. Ce déficit est d’autant plus injustifiable que la fréquentation des bibliothèques et la richesse de leur programmation témoignent de l’attachement des habitants de l’arrondissement au service de proximité qu’elles rendent » déclarent de concert les élus de la majorité municipale par la voix de leur nouveau maire, François Dagnaud dans un vœu adopté lors du dernier Conseil pour réclamer la construction d’une médiathèque dans l’arrondissement.

Reste à savoir où se situera la nouvelle médiathèque du nord-est parisien .Une histoire qui remonte à plus de dix ans puisque à l’origine elle devait être implantée à la Porte des Lilas dans le cadre d’une opération urbaine qui recouvrirait le périphérique (lire ici).

 

Aujourd’hui, après de nombreux reports, ce projet de nouvelle bibliothèque a toutefois du plomb dans l’aile après que la Direction des Affaires culturelles a présenté aux élus une hypothèse d’un équipement de plus de 3000m² sur six niveaux, pour un budget de construction d’environ vingt millions d’euros.


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Une hypothèse que semblent rejeter les élus locaux qui pointent « qu’au-delà des surcoûts de construction, il apparait qu’un équipement ainsi éclaté sur de multiples plateaux multiplierait les besoins de surveillance tout en pesant sur la fluidité des circulations internes, générant un confort d’usage dégradé et un budget de fonctionnement alourdi. ». Une véritable fin de non-recevoir pour l’administration.

A la place du site de la Porte des Lilas, la mairie du XIXeme arrondissement propose plutôt celui de la Place des Fêtes. « De nombreux arguments plaident en faveur de ce transfert : La Place des Fêtes bénéficie d’une position beaucoup plus centrale à la convergence des deux arrondissements, elle offre un bassin de population plus important et l’emprise proposée réduirait considérablement les coûts d’investissement et de fonctionnement. Par ailleurs, la concertation actuellement menée sur l’aménagement de la Place des Fêtes fait ressortir entre autres souhaits, une demande forte d’équipement culturel innovant » argumentent les élus locaux.

D’autant qu’il y a, semble-t-il, du foncier disponible. On évoque l’ancien lycée hôtelier Jean Quarré qui serait disponible pour pas (trop) cher. Un détail qui n’a pas échappé à la sagacité de ces élus soucieux des dépenses publiques puisque ils écrivent dans le vœu « tant en terme d’investissement que de fonctionnement, il apparaît donc plus opportun et plus rationnel de réaliser cet équipement sur une partie de l’emprise de 7000m² » laissé par l’ancien lycée professionnel. C’est désormais à l’administration parisienne de faire de nouvelles propositions.


                                                     François Dagnaud (à gauche), le maire du XIXeme

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                                                        - Je suis prêt à investir l'ancien lycée hôtelier

 

 

En tout cas, si ce nouvel équipement devait voir le jour, cela modifierait la carte des bibliothèques du secteur car elle remplacerait sans nul doute l’actuelle bibliothèque de la rue Jansen située à quelques centaines de mètres de là. Elle reconfigurerait aussi probablement la bibliothèque de la rue Fessart, logée à une station de métro.Si bien que les destins de Fessart et de la future médiathèque sont désormais liés. En effet, pendant ce même conseil municipal, les élus ont également demandé le maintien du pôle Sourds de la bibliothèque Fessart que la mairie de paris veut transférer à la bibliothèque Canopée au Forum des halles dans le centre de la capitale (lire ici).

Toutefois, les élus du XIXe ne perdent pas le nord-est car si le pôle sourd doit rester à Fessart, ce serait, selon eux « jusqu’à ce que l’ouverture d’une médiathèque sur la Place des Fêtes permette de maintenir une offre adaptée sur le secteur » (lire là). C’est ce qu’on appelle faire d’une pierre, deux coups !


                                    Le voeu du maire du XIXeme sera-t-il exaucé ?

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                                                                              - Prions,mes frères ...

 

 

 

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 07:38

 

Le mouvement dure depuis février et touche 75% des équipements sportifs

 

Le torchon brûle entre la Mairie de Paris et les agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) .  Depuis près de six mois, une majorité des équipements sportifs municipaux  (piscines, stades…), normalement ouverts le dimanche, reste fermée en raison d’un mouvement social.

 

L'intersyndicale CGT - Supap - SUD et FO a déposé un préavis de grève pour tous les dimanches  jusqu'au 7 septembre. En ligne de mire, une revalorisation de la prime dominicale à 180 euros (contre 47 euros actuellement) pour tout les agents, adjoints techniques des gymnases, stades, bain-douches et maîtres-nageurs, travaillant le dimanche.

 

Si la mairie évoque 20% des stades et 50% des piscines touchés par le mouvement, un chiffre déjà considérable (lire ici), pour les syndicats il faut plutôt parler de 75% pour une grande partie des arrondissements de la capitale, lesquels affirment que « les Vème, VIIème, IXème, Xème, XIème, XIIIème, XIVème, XVIIIème et XIXème étaient en grève à plus de 75%. » en détaillant au passage la liste des équipements fermés (lire ici).

 

Une réunion est prévue mardi 8 juillet avec Jean-François Martin, un transfuge du Modem rallié pendant la campagne à Anne Hidalgo et devenu adjoint chargé des sports. Il est peu probable toutefois que cette réunion porte ses fruits tant la volonté de la Mairie de Paris de sortir du conflit semble faible puisque elle a renvoyé les discussions sur la rémunération du travail du dimanche à …l’année prochaine !



                                            Jean François Martins (à gauche ) un transfuge rallié à Anne Hidalgo

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                                   - On lui demande un vélo et il nous refile une bouée !

 


En effet, la Mairie de Paris est tellement embêtée par la question de l’ouverture des équipements municipaux le dimanche (et la prime qui va avec) à cause de ses promesses inconsidérées pendant la campagne électorale qu’elle propose seulement « de ne faire un groupe de travail qu’après les élections professionnelles ». Toutefois celles-ci n’auront lieu… que le 4 décembre 2014.

Le problème pour l’équipe d’Anne Hidalgo, c’est que l’on ne voit pas bien l’intérêt d’attendre le verdict des urnes puisque l’ensemble des syndicats… est sur la même position ! Ainsi la CFDT et l’UNSA qui ne font pourtant pas partie de l’intersyndicale réclament elles aussi une prime de 180 euros mais pour tout les agents de la ville cette fois (lire ici). La mairie de Paris est donc dans une impasse !

En tout cas, le conflit social dans les équipements sportifs, malgré sa longueur, ne marque aucun signe d’essoufflement et comme le dit si bien la mairie de Paris de manière plutôt mergitur sur son site « les agents grévistes ne sont pas soumis à une obligation de prévenance, il n’est pas possible de prévoir à l’avance les fermetures ».

 

Et la municipalité de rajouter ce conseil on ne peut plus fluctuat « il est préférable pour le public de s'assurer de son ouverture en contactant l’agent d’accueil par téléphone ». Enfin, à condition que ce dernier ne soit pas en grève !  « Le plus dur est derrière nous », espérait Jean-François Martins début juin dans une déclaration au « Parisien ». Il va plutôt devoir regarder devant.

 

Publié également sur Miroir Social


 

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