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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:26

 

Libération : 27 juillet 2014

 

« Ça ne rigole pas » confie un élu pendant que les attachés de presse n’hésitent pas à engueuler les journalistes trop critiques

 

Rien ne manque à son « bonheur », depuis qu’elle est maire de Paris. La fonction comporte « plein d’emmerdes », dormir avec son téléphone sur l’oreiller n’est pas de tout repos, gérer l’après-Delanoë (qui a réclamé un bureau et une secrétaire) et éviter les missiles de Nathalie Kosciusko-Morizet, experte en polémique, n’est pas toujours simple. Mais c’est ce dont elle rêvait depuis 2001 : « Je suis vraiment heureuse », assure Anne Hidalgo.

 

Le dossier de 40 pages produit pour les cent jours de la mandature témoigne de cet état de béatitude sur papier recyclé. Sur les photos, Hidalgo sourit avec Sa Majesté la reine Elizabeth II, aux côtés de compagnons d’Emmaüs, à l’ONU et même devant son ordinateur. A la pointe du marketing politique, son cabinet y détaille la méthode de « gouvernance exemplaire et partagée», érigée à force de «transparence, économies, efficacité, impartialité, probité, assiduité ». 


                                                                    

                                                                 Anne Hidalgo est enfin heureuse

 

              anne-hidalgo.jpg

                                      - Merci, par ta grâce, plus rien ne manque à mon bonheur ...

                     

  

On y vante également l’ardeur révolutionnaire de Mao Péninou, adjoint à la propreté et au règlement intérieur qui a imposé fissa un nouveau cadre au Conseil de Paris. Temps de parole contingenté, présences contrôlées, devoir de refuser les cadeaux de plus de 150 euros (et de donner ceux de moins de 150 euros)…   Un manifeste d’intégrité limite intégriste.

 

D'ailleurs, Rachida Dati s’est inquiétée : « Quoi ? Il va falloir venir tous les jours ? » a-t-elle demandé entre deux portes au maire PS du IVe, Christophe Girard au dernier Conseil. Il a hoché la tête, compatissant : « Oui, il va falloir signer toutes les demi-journées. Les relevés de présence seront publiés ».  Autre nouveauté du règlement, du sur-mesure pour la députée NKM : « Les questions d’actualité sont transférées du lundi au mardi.» Le jour, justement, où les chaînes d’info retransmettent celles de l’Assemblée… « C’est un peu mesquin », constate un élu vert.


 

                 rachida_dati_et_nicolas_sarkozy_reference.jpg

                                         - Faire ça à Rachida, c'est vraiment dégueulasse !

                                      -  Laisse tomber Nicolas, c'est rien que des mesquins


 

Ainsi va Hidalgo, nouvelle dame de fer de Paris. « Ça ne rigole pas », confie un élu PS. Comme dans toute bonne organisation, le service communication veille. Quand NKM s’invite pour papoter dans la salle de presse, un émissaire surgit dans la minute des profondeurs de l’Hôtel de Ville. Les couloirs sont longs, pourtant, et les escaliers nombreux. Il faut l’insistance des journalistes pour qu’il dégage ses grandes oreilles. Quand un élu de la majorité veut rencontrer un journaliste, même s’il est vert, PCF ou PRG, il doit rendre compte au service de communication.

 

Les attachés de presse, charmants pendant la campagne d’Hidalgo, n’hésitent pas à engueuler les journalistes trop critiques. « Ça ne se fait pas », disait pourtant la dauphine de Delanoë quand NKM pourrissait la vie des journalistes du Figaro ou du Monde, jugés trop favorables à la candidate PS.



                               La nouvelle dame de fer de Paris infléxible même avec les journalistes

 

   Anne-Hidalgo-recrute-chez-les-Tiberi.jpg

                                     - Bon maintenant, vous allez vous occuper d'eux


 

Attaquée par NKM sur un trou de 400 millions dans son budget, Hidalgo a pu compter sur ses lieutenants pour riposter. Il est surtout dû, dit-elle, aux baisses de dotations de l’Etat et sera comblé par des recettes (PV, taxe de séjour dans les hôtels) indolores pour le contribuable parisien.

 

Les élus de la majorité font corps, eux aussi. Christophe Najdovski, chef de file EE-LV, ne critique pas ce raidissement, qu’il attribue à une volonté de bien faire et à des débuts difficiles : « Le contexte est très dur. La gauche s’est pris une double claque historique aux municipales et aux européennes, et le gouvernement serre la ceinture des collectivités. Anne Hidalgo a le mérite de se confronter franchement à ses collègues du gouvernement et de défendre Paris. » 

 

Pour l’heure, la ligne de front tient. Elle pourrait se fissurer de l’intérieur si les 16 EE-LV ou les 13 PCF venaient à s’abstenir ou voter contre un projet. Très à cran en matière d’urbanisme et de transports, ils ont annoncé qu’ils « ne transigeraient pas » sur les tours et le tramway le long de la Seine. Hidalgo, confie un élu de sa majorité, n’est«pas à l’abri d’un couac ».

 

Lire l’article de « Libération »

 

 

         au-milieu-des-fleurs-la-reine-elizabeth-ii-precede-anne-hid

                                - You see Elisabeth, à Paris there also une dame de fer

                                 -  Oh look, It's a pretty flower in the skin of a cow, indeed !


 

 

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:51

 

Une fermeture suffisante pour éviter un grand bug municipal  ?

  
Les bibliothèques municipales parisiennes changent leur système informatique. « Neuf serveurs sur les onze utilisés sont remplacés pour fonctionner sous le système d’exploitation Linux » a déclaré la Mairie de Paris.


Résultat: pendant la deuxième semaine d’août toutes les bibliothèques de la capitale seront entièrement fermées au public. Tous les systèmes informatiques étant déconnectés pendant cette période, notamment le portail,  il ne sera pas possible non plus pour les usagers de consulter leurs comptes.


« Le passage à une version supérieure de VSmart (le logiciel qui permet d’effectuer les opérations de prêt, retour, réservations.. NdR)  apportera des améliorations fonctionnelles » se gargarise ainsi la municipalité. Il est vrai que le système informatique des bibliothèques a connu parfois des problèmes dans le passé et non des moindres (lire ici). La Mairie de Paris va donc croiser les doigts pour que le nouveau système soit opérationnel.


Néanmoins nos geeks municipaux préviennent contre tout emballement intempestif car selon eux, « toutes les améliorations fonctionnelles ne seront mises en œuvre que progressivement à l’automne prochain. ». Cette précaution suffira-t-elle pour éviter le grand bug dans les bibliothèques parisiennes ?

 

Réponse le mardi 12 août, jour de leur réouverture. En cas de problèmes, la semaine sera de toute façon assez courte, car les bibliothèques ne seront ouvertes que trois jours. Elles seront fermées de nouveaux pour le vendredi 15 août, jour de l'assomption, ainsi que le samedi 16 août.

 

A noter que cet été, de très nombreuses bibliothèques municipales ont été fermées pour une période plus ou moins longue. Une première de mémoire de bibliothécaires et d'usagers parisiens (lire ici).

 

 

                  147

 

 

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 08:45

 

Marianne : Le 20 avril 2014

 

….Les sosos* applaudissent !

 

La « gentrification » de la capitale est galopante, ce n’est pas nouveau. Les classes populaires ont depuis belle lurette été priées de déplacer leurs valises à la périphérie, et les classes moyennes empruntent progressivement le même chemin. C’est qu’il faut faire de la place à l’essentiel : le business. Les ouvertures de boutiques de luxe ont triplé entre 2012 et 2013, d’après une étude publiée par le Figaro. Ne cherchez plus votre épicerie, c’est désormais une boutique Christian Dior. Il semble pourtant que le phénomène soit encore trop lent aux yeux de certains. Si Paris se transforme en vitrine de luxe, ne serait-il pas plus rapide d’acheter toute une rue pour la transformer non pas en « concept store » – trop petit —, mais bien en « concept street » ?

 

Cédric Naudon n’a pas peur d’être ambitieux, lui. Il y a quelques mois, l’homme était un parfait inconnu ; c’est qu’il vivait aux États-Unis. Là-bas, il aurait fait fortune « en achetant des immeubles au bon moment et en les revendant au bon moment », comme il l’expliquait doctement sur le plateau du « Supplément » de Canal +. Ah oui, dit comme ça, ça semble facile, on comprend tout. Devenu riche, Cédric Naudon est revenu en France pour exercer son véritable métier : « éditeur de lieux à vivre et à manger » (sic).

 

Il a donc fait main basse sur pas moins de trente six boutiques de la rue du Vertbois, dans le IIIe arrondissement de Paris. C’est désormais à la crème des designers et des architectes du monde entier que revient la délicate mission d’ « imaginer » qui une boucherie, qui une fromagerie ou une pâtisserie… Mais aussi d’autres commerces indispensables à la survie des Parisiens : un bar à huitres, un « streetfood coréen », un « concept store », une galerie d’art, un bar à tapas, ou encore un « club japonais ». On ne doute pas une seconde que tous ceux qui rêvent de transformer la vie quotidienne en expérience « arty » applaudiront des deux mains. L’ovation a d’ailleurs bien commencé, puisque la « bible du design », la revue Wallpaper, a consacré sa couverture au projet. Une myriade de personnages très bien habillés se disent enthousiasmés par le « concept ».


 

                       fiesta


 

L’argument censé rendre le projet moralement acceptable pour le reste des mortels (ceux d’entre nous qui ne portent pas de fine moustache trendy ou de pantalons fashion bleu électrique), le voilà : tous les commerçants se fourniront chez des producteurs français, des agriculteurs travaillant dans le respect de l’écologie et des savoir-faire traditionnels. Formidable. Mais si ces « produits exceptionnels » ne sont destinés qu’à la poignée de personnes qui fera son shopping rue Vertbois, on craint qu’il ne s’agisse là que d’un snobisme de plus.

 

Comme dans Asterix, un seul récalcitrant résiste à l’envahisseur : il s’agit de « L’Ami Louis », un restaurant installé depuis 1924 au 32 rue du Vertbois, une institution dans le quartier. Malgré les sollicitations, le patron n’a aucune intention de vendre, fut-ce au nom de la création d’un « hub arty et gastronomique ». On le sent agacé, l’ami. La seule présence d’un journaliste est perçue comme une menace. « Nous on est là, on ne bouge pas, on n’a rien à dire. L’ami Louis est aux abonnés absents, sauf pour ses clients ! ».Dans l’article dithyrambique que lui consacrait L’Express à la fin du mois de mars, Cédric Naudon n’était pas ému par la ténacité de l’Ami Louis : « On finira par l’avoir », disait-il simplement.


On sait bien que parmi les nombreux griefs formulés à l’encontre de la France et de ses habitants, il y a : la résistance au changement, la méfiance à l’égard des riches, et le fait de ne jamais suffisamment encourager les entrepreneurs. On aimerait pouvoir se réjouir, mais pour les Parisiens qui espèrent encore vivre à Paris, et non dans un « concept store » géant, le « rêve humaniste » prend des allures de cauchemar.  Pour ceux qui veulent se délecter d' « humanisme », le dossier de presse du projet est téléchargeable ci-dessous : LaJeuneRue.pdf  

 

Lire l’article de Marianne


 

 

                                            Une idée qui rend l'homme moderne enfin enthousiaste

 

               cb

                                                         -  Un concept store ? Vite je reviens à Paris !

 


                                  

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 15:47

 

Le Parisien : Le 1er Août 2014

 

Et les agents d'accueil du musée sont régulièrement victimes d'insultes

 

« La queue n'avance pas. Heureusement, il ne pleut pas », s'impatiente une retraitée parisienne. Il y a foule ce mercredi devant le Petit Palais pour voir « Paris 1900 ». L'exposition est un gros succès avec déjà près de 170 000 visiteurs depuis son.lancement en avril.

 

Revers de la médaille, les files d'attente s'éternisent et les visiteurs laissent parfois éclater leur colère. Selon la CGT, les agents d'accueil seraient régulièrement victimes d'insultes et de réflexions. L'un d'eux aurait même été giflé, un autre bousculé.

 

Lire l'article du « Parisien »

 

 

                               Au Petit Palais, les visiteurs jouent des coudes à l'entrée

 

      1131121.jpg

                                                  - Laissez-moi passer sinon...

                                                            - Sinon quoi ?

 

 

 


 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 08:19

 

20 Minutes : Le 29 juillet 2014

 

Insultes, réflexions et parfois gifle et bousculade… Au Petit Palais ces dernières semaines, le personnel déguste…

 

« Pourquoi eux entrent et pas nous ? » « Ça fait bien un quart d’heure que ma file n’a pas bougé…» « Combien de temps faut-il attendre avant d’entrer ? »… Les remarques sont tous les jours les mêmes ces dernières semaines au pied du Petit Palais. Ouverte en avril et jusqu’au 17 août, l’exposition « Paris 1900 » fait s’agglutiner chaque jour des centaines de curieux devant le musée. Ce mardi matin encore, la queue débordait sur le trottoir et à 12h, il fallait patienter deux heures avant espérer entrer.

 

« C’est beaucoup, soufflent Mireille et Yannig, qui n’ont jamais attendu aussi longtemps pour une exposition. Mais nous n’aurons pas d’autres opportunités de la voir, alors on patiente ». Tout comme Katia, plusieurs rangs derrière, et qui serait partie depuis bien longtemps si elle ne devait pas accompagner des amis anglais. « Je n’ai pas la patience pour ça », glisse-t-elle.

 

Ce mardi matin, l’agacement n’ira pas plus loin que ces moues contrariées. Cela n’a pas toujours été le cas. « La semaine dernière, un de mes collègues s’est retrouvé à terre, bousculé par un touriste qui voulait forcer le passage », indique un agent d’accueil du Petit Palais. « Auparavant, un autre avait été giflé », ajoute Hervé Pouteau, délégué CGT du personnel du Petit Palais. Les insultes aussi sont régulières et virent parfois au racisme. Un employé s’est ainsi vu traiter de « chinetoque ».             

 

Depuis l’ouverture de l’exposition, la CGT Paris Musées a recensé huit rapports d’incident transmis à la direction de Paris Musées, l’instance qui gère les quatorze musées de la ville de Paris. « Plus une plainte déposée au commissariat », ajoute Bertrand Pieri, du syndicat qui s’est depuis fendu d’un post sur son blog.

                             

       

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                                          Petit Palais : Un employé s’est même fait traiter de chinetoque 


 

La direction du Petit Palais, elle, préfère calmer le jeu. « Le tract de la CGT me paraît excessif, explique Christophe Leribault, directeur du musée. Il n’y a eu que huit incivilités sur 160.000 visiteurs accueillis pour Paris 1900. A côté, nous avons reçu une multitude de lettres de remerciements pour la qualité de l’exposition et de l’accueil. Ça fait du bien de voir une exposition qui marche ».

 

Pourtant, d’autres expositions parisiennes ont connu un fort succès sans faire remonter autant d’incivilités. Mais le Petit Palais et l’exposition Paris 1900 ont leurs particularités qui peuvent exaspérer les moins patients. La capacité d’accueil du musée d’abord. « Elle est limitée à 399 visiteurs en même temps, rappelle Christophe Leribault. Or avec 600 œuvres à voir, les touristes ont tendance à s’attarder à l’exposition. Ils y restent en moyenne deux heures ».

 

D’où des queues qui s’éternisent. Mais des aspects pourraient être améliorés dans l’accueil du public. La CGT Paris Musées déplore ainsi un quota de places à réserver trop important. « Celles-ci ont un effet coupe-file et l’entrée se fait au même endroit que les autres, précise Hervé Pouteau. Une personne qui attend depuis des heures peut ainsi voir une quarantaine de personnes lui passer sous le nez dans la file d’à-côté. C’est ainsi que les situations dégénèrent ».

 

La CGT demande aussi à ce que la mairie porte plainte après chaque agression, «comme le fait déjà Pôle Emploi, La Poste ou la SNCF», lance Bertrand Pieri. Une mesure que rejette pour l’instant le cabinet de Bruno Julliard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la culture. « Mais nous incitons les employés agressés à le faire », précise un des proches collaborateurs de l’élu.

 

Lire l’article de « 20 Minutes »


 

                                 Bruno Julliard ne portera pas plainte, mais incite les agents à le faire 

        sarko-julliard-hidalgo-75653-copie-1.jpg

                             - Ah ça, pour parler comme un jésuite, il a été à bonne école !


 


 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 12:11

 

Livre Hebdo : Le 31 juillet 2014

 

Dans son édition du 30 juillet, Le Canard enchaîné revient sur la fermeture du site des Archives nationales à Fontainebleau. L’état des principaux bâtiments est en effet préoccupant. 

 

Depuis maintenant près d’un mois, le site des Archives nationales à Fontainebleau est totalement fermé, rappelle Le Canard enchaîné du mercredi 30 juillet. D’inquiétantes fissures menacent en effet les deux principaux édifices dans lesquels sont conservées des millions d’archives publiques dont celles du Conseil d’Etat, de la Commission des comptes de campagne ainsi que celles de plusieurs ministères.

 

Une première fermeture au public avait été décidée en mars, lors de la réunion du comité d’hygiène et de sécurité. Selon le ministère de la Culture, ces difficultés sont liées à la nappe phréatique ainsi qu’à la présence d’argiles vertes dans le sol «  qui peuvent aspirer des immeubles à la façon des sables mouvants », selon les termes du journal satirique. 

 

La CGT avance de son côté une explication supplémentaire : entre juillet 2012 et septembre 2013, le déplacement depuis les soutes de 8000 tonnes de cartons, d’un seul côté du site, aurait entrainé des déséquilibres. Les documents extraits devaient rejoindre le centre flambant neuf de Pierrefitte-sur-Seine.

 

Par ailleurs, Le Canard enchaîné mentionne des rapports alarmants sur l’état des archives en général, réparties sur trois sites (dans le Marais à Paris, et à Fontainebleau et Pierrefitte). Ainsi, registres du Conseil du roi, cartes et plans séculaires, bulles pontificales seraient souvent conservés dans de mauvaises conditions, exposés par exemple au froid, à l’humidité et à la poussière. Selon le journal, un mémoire compilant les derniers rapports a été remis à la ministre de la culture Aurélie Filippetti en août 2013.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »



 

                              Aurélie Filippetti regarde les Archives Nationales couler

 

   1754834 3 1bd9 la-ministre-de-la-culture-aurelie-filippetti

                                          - hmm, un peu comme mon ministère....

 

 


 

 

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Des bâtiments des Archives nationales au bord de l’effondrement.

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:01

 

Le Figaro : Le 30 juillet 2014

 

La rétrospective attire, chaque jour, des milliers de personnes curieuses de découvrir la vie à la Belle Époque dans la capitale. Un succès qui pèse parfois sur la bonne humeur de ses visiteurs...

 

L'exposition Paris 1900 au Petit Palais est un succès. Chaque jour, des milliers de personnes viennent pour admirer l'exposition, mais l'attente, qui peut parfois durer deux heures, exacerbe l'agressivité des gens. Comme le rapporte le site 20 Minutes, les insultes ont remplacé les simples soupirs. « La semaine dernière, un de mes collègues s'est retrouvé à terre, bousculé par un touriste qui voulait forcer le passage », indique un agent d'accueil du Petit Palais.

 

« Auparavant, un autre avait été giflé », ajoute Hervé Pouteau, délégué CGT du personnel du Petit Palais. Les insultes aussi sont régulières et virent parfois au racisme. Un employé s'est ainsi vu traiter de « chinetoque ». Lassé de ces comportements déplacés, la CGT Paris Musées demande à la Mairie de Paris de porter plainte à chaque débordement physique ou verbal.

 

Depuis l'ouverture de l'exposition, le 2 avril dernier, elle a recensé huit rapports d'incident transmis à la direction de Paris Musées, l'instance qui gère les quatorze musées de la ville, ainsi qu'une plainte déposée au commissariat. Le syndicat, a recensé sur son blog les insultes: « Connard », « bande de cons », « pétasse »... Si la direction du Petit Palais préfère calmer le jeu et concentrer son discours sur le succès de l'exposition (160.000 visiteurs jusqu'à présent) et les nombreuses lettres de remerciements, les personnels de l'établissement culturel n'en peuvent plus.

 

Cette attente est notamment due à la capacité d'accueil du lieu et à la durée de l'exposition. Avec près de 600 œuvres exposées, « les visiteurs restent en moyenne deux heures », explique Christophe Leribault, le directeur du Petit Palais. L'exposition est également limitée à 399 visiteurs en même temps, ce qui ne fait rien pour arranger la situation.

 

Le personnel du musée met également en garde contre les places coupe-files trop nombreuses et les réservations dont « l'entrée se fait au même endroit que les autres », précise Hervé Pouteau avant d'ajouter: « Une personne qui attend depuis des heures peut ainsi voir une quarantaine de personnes lui passer sous le nez dans la file d'à-côté. C'est ainsi que les situations dégénèrent ».

 

Lire l’article du « Figaro »


 

                                                             Paris 1900: Un des clous de l'exposition

                        P-bartitsu_realne_sebeobranne_situace_4201-3.jpg

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:53

 

Le personnel demande à la mairie de Paris de porter plainte face à ces comportements agressifs

 

Insultes, réflexions malveillantes, agressions : c’est le quotidien dans les files d’attente pour l’exposition Paris 1900 devant le Petit Palais. La gestion des flux est difficile entre les réservations « coupe-file » et ceux qui attendent pour aller au guichet. Résultat, les visiteurs n’ont pas un comportement très « belle époque»

 

Il faut dire que l’exposition Paris 1900 qui a ouvert ses portes début avril et se termine le 17 août, connait un gros succès. Les visiteurs sont très nombreux et les files d’attente s’allongent surtout à partir de 15h00. Des visiteurs qui ont parfois du mal à contenir leur impatience et se laissent aller parfois jusqu’à lancer des noms d’oiseaux aux agents. D’autres plus agressifs vont jusqu’à gifler ou bousculer les personnels du musée.

 

Car pour espérer entrer au Petit Palais et découvrir l’exposition qui raconte le Paris de la Belle époque, ceux qui n’ont pas réservé doivent souvent attendre près de deux heures. Pire, même ceux qui ont déjà acheté leur billet sont parfois obligés d’attendre parce qu’à l’intérieur du musée le nombre de visiteurs maximum est atteint.



   FILEDATTENTE


 

Il faut dire que la direction du Petit Palais a eu visiblement du mal à anticiper. « En fait les visiteurs restent d’avantage dans l’exposition peut-être qu’on ne s’y attendait » explique Chritophe Leribault, directeur du Petit Palais à la radio France Bleue alors que ces pratiques sont pourtant prévisibles.

 

En effet, les insultes et agressions sont provoquées par des files d’attente générées par le système de quota de réservation de Paris-Musées, l’établissement public chargé des musées municipaux parisiens. Des réservations au nombre trop élevées par rapport à la capacité d’accueil du musée qui crée le même phénomène de surbooking, cette pratique régulièrement utilisée par les compagnies aériennes pour le plus grand malheur des passagers.

 

En tout cas le personnel commence à exprimer un véritable ras-le-bol face au comportement agressif des visiteurs. La CGT a demandé à la Mairie de Paris de porter plainte systématiquement après chaque agression. Le syndicat a d’ailleurs saisi en ce sens Bruno Julliard, l’adjoint au maire chargé de la Culture (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social.  Pour écouter le reportage de France Bleu, cliquez là.


 

  

                                   Agressions au Petit Palais: Christophe Leribault tombe des nues

 

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                                   Le thème de ma prochaine expo ? Le ravi de la crèche !

 

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 08:43

 

Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux Sosos*

 

C’est ce que l’on appelle « un ballon sonde ». On lance une idée en l’air et on voit ce qui en sort. On ne sait jamais ? Un grand n’importe quoi peut parfois prospérer.

 

Alors ouvrir les grands musées sept jours sur sept et même la nuit? Le ministère de la culture, dirigé par Aurélie Fillipetti, réfléchirait, parait-t-il, sérieusement à cette piste. Trois des musées nationaux les plus prestigieux de Paris et  d’Ile de France seraient concernés: le Louvre, le Musée d'Orsay et le château de Versailles. Tous trois sont pour l'instant fermés le lundi ou le mardi. Selon le ministère, parisiens et touristes étrangers sont prêts à profiter de l'offre culturelle de Paris et sa région à toute heure. Vieille rengaine de ceux qui pensent que le monde doit se plier aux désirs des Sosos*.

 

Le problème c’est que ce même ministère est en pleine restriction budgétaire. Un détail peut être, mais à moins de supprimer le Code du travail pour ouvrir les musées tous les jours et tard en soirée, il faudra nécessairement recruter du personnel, or la tendance n’est pas à l’embauche et encore moins dans le secteur culturel.

 

De plus, il faut rappeler que le jour de fermeture d’un musée au public est aussi « un jour actif » avec de nombreuses activités de nettoyage, réparation, montage d’exposition, décrochage d’œuvre….Voire parfois pour les tournages de film.

 

Ce qui est encore plus embêtant avec ce genre d’idée venant de responsables politiques (ou des cabinets) en charge des équipements culturels, c’est que les musées dont ils ont la charge n’arrivent déjà pas à ouvrir normalement. On ne compte plus les salles fermées dans les musées nationaux. A Paris, où la tentation d’ouvrir tard le soir titille aussi l’adjoint à la culture, Bruno Julliard, le nombre important de salles fermées toute l’année a déjà fait l’objet de moqueries.

 

Ce genre d’initiative on ne peut plus mergitur vient visiblement alimenter le débat périodiquement. En début d’année, des intellectuels germanopratins demandaient ainsi d’ « ouvrir plus les bibliothèques » notamment le dimanche et le soir. Ils avaient là aussi reçu le soutien des mêmes acteurs politiques. Les professionnels du secteur avaient alors répondu à leur manière des plus fluctat (lire ici).

 

 

                                            Bruno Julliard, Aurélie Fillipetti et leur maitre à tous

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                                      - Oh, y a un ballon sonde juste derrière nous

                                - Vous affolez pas les jeunes, c'est juste une baudruche

 


 

 

* Les bobos, c'est fini, voici les sosos. Le terme de soso (soft socialiste) a été inventé par Jean Christophe Cassely dans un article à lire ici. Ce néologisme même si il contient le mot socialiste renferme en réalité un concept partagé aussi bien par tous les urbains dit de gauche (Anne Hidalgo bien sûr) que ceux situés à droite de l'échiquer politique (NKM par exemple). 

 

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:27

 

L’ASPP, la structure en charge de la restauration collective, accuserait un déficit de 845 000 euros

 

La Mairie de Paris compte-elle bientôt fermer des cantines destinées à son  personnel pour pouvoir se renflouer ? C’est en tout cas la question que se pose la CGT, laquelle a lancé une pétition « pour que tous les personnels qui travaillent au service la collectivité parisienne, quelques soient les horaires de travail ou les fonctions de chacun puissent avoir accès à une restauration collective digne de ce nom »

 

Il faut dire que la période est on ne peut plus délicate pour l’ASPP, la structure entièrement financée et contrôlée par la mairie de Paris, chargée de gérer les services de restauration collective pour les agents municipaux qui accuse un trou béant après les premières révélations du syndicat UNSA. « Fin mai, le compte bancaire de l’association est débiteur de 407 000 €. Si rien n’est fait, l’ASPP risque ainsi d’être en cessation de paiement courant novembre 2014 avec un solde débiteur de l’ordre de 800 000 € » affirme le syndicat sur son site.

 

De son côté la CGT, qui confirme les pertes de l’association, va plus loin puisque selon elle « on annonce d’ores et déjà un déficit de 845 000 euros pour 2014 «  un chiffre encore supérieur aux estimations de l’UNSA.


 

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                                      Paris: Les comptes de l'ASPP sont dans le rouge

 


Les comptes de l’ASPP risquent d’ailleurs de ne guère s’améliorer car la subvention municipale est calculée, semble-t-il, sur le nombre d’agents qui vont déjeuner dans les cantines municipales. Or la fréquentation est en baisse régulière. Une situation qui pour la CGT s’explique : « depuis 2009, les fermetures de restaurants de proximité, qui accueillaient notamment les personnels les plus modestes, n’ont pas été compensées. Pire encore, aucune ouverture de restaurants dans les arrondissements populaires à forte présence d'agents n’a été envisagée. Au contraire, certains prédisent d’autres fermetures de cantines. »

 

Le problème est que si la fréquentation baisse, les coûts fixes ont plutôt tendance à augmenter mettant inexorablement les comptes de l’ASPP dans le rouge. La participation de la Mairie de Paris dans les œuvres sociales (ASPP + AGOSPAP) est riquiqui puisque elle ne représente que 0,5 % de la masse salariale de la Ville quand dans le secteur privé, la participation d’une société en faveur de son comité d’entreprise représente généralement 1 % ou plus de sa masse salariale. C’est pourquoi les syndicats demandent que la Mairie porte sa subvention globale à 0,7 %

 

Pour le moment, l’équipe dirigée par Anne Hidalgo se trouve dans une position assez mergitur car elle n’a pas démenti les accusations des syndicats, alors qu’elle n’hésite généralement pas à envoyer des communiqués sur les messageries internes à tout bout de champ, preuve d’un certain embarras. Voire d’un embarras certain ?

 

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        hidalgo

                                                     - Hein ? Quoi ? Vous êtes sûr ?

 

 

 

 

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