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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:31

 

Des  agents enchainaient  les contrats précaires, parfois depuis… trente cinq ans !

Pour Anne Hidalgo, la nouvelle Maire de Paris, la mandature ne pouvait plus mal commencer. A peine élue voilà que de nouvelles plaintes s’abattent sur l’Hôtel de Ville. Elles portent toutes sur des questions de droit du travail.

Tout est partie d’une plainte de la CGT dénonçant le cas d’un agent qui enchainait les contrats précaires…  depuis trente cinq ans ! « A la Mairie de Paris on fait encore plus fort qu’à La Poste, condamnée après avoir fait enchainer les CDD à une postière pendant 23 ans. Dans la capitale, ce record est désormais pulvérisé par un professeur des cours municipaux pour adultes qui enchaine les contrats de vacataire …depuis 35 ans ! » écrit le syndicat dans son communiqué (lire ici).

Une plainte suivie de nombreuses autres, puisque le Tribunal Administratif de Paris va bientôt être saisi pour obtenir la requalification de pas moins de soixante dix contrats identiques. Les plaignants réclament une requalification de leurs contrats vacataires longs durée en Contrat à Durée Indéterminé (CDI).

Car ces quelques 800 professeurs recrutés par la mairie ont le même statut : ils sont vacataires. Une situation plus subie que choisie et ces longues années dans la précarité leurs donnent l’impression d’avoir beaucoup donné pour peu de reconnaissance de la part de la municipalité.

 

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                                                                         -  Ils sont jamais contents ...

 

En tout cas, ils semblent déterminés : « Peu importe le temps que cela prendra » estime l’agent aux 35 ans de contrats successifs dans une interview donnée au journal Le Parisien (lire ici). Surtout que l’issue pourrait leurs être favorable, car la Mairie de Paris ne semble pas être toujours d’équerre avec le droit du travail et depuis plus de deux ans on ne compte plus les condamnations faites par les tribunaux de toute sortes (prud’hommes, administratif, cour d’appel) avec au total plusieurs millions d’euros d’amende à la clé (lire ici).

Cette nouvelle affaire met de nouveau en lumière une situation sociale qui interpelle : « On a presque tous plusieurs emplois. Et  je sais qu’il me faudra travailler jusqu’à 70 ans » déclare une des plaignantes au quotidien du groupe Amaury. Et comme pour mieux enfoncer le clou, de rappeler une vérité guère reluisante pour la première commune de France « C’est pareil pour la plupart d’entre nous : on a peur de perdre ce travail, même si on ne sait jamais quel nombre d’heures on pourra avoir, qu’on est payé avec un mois de décalage et que c’est la croix et la bannière pour les droits au chômage ».  En bon français, on appelle cela la précarité.

  

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                                                                        -  C'est même écrit là ...

 

La Mairie de Paris, qui doit il est vrai assumer un héritage remontant parfois jusqu’aux années Chirac, affirme de son côté, toujours au Parisien que « la déprécarisation est une préoccupation constante ». Une déclaration qui agace visiblement Alain Derrien le responsable juridique de la CGT des cadres et techniciens de la Ville de Paris à l’origine du dossier : « On ne peut plus se contenter de belles promesses sur la résorption de cette précarité. Lorsque l’on s’attelle à reconstituer la carrière de ses agents, on se rend compte que la plupart a 15, 20 ans de vacations. ». Pas très fluctuat en effet.

Et le syndicaliste de rappeler mergitur que  « la moyenne des rémunérations de ces personnels n’excède pas 700 euros par mois. Cela concerne les profs, mais pas seulement : il y a près de 12 000 vacataires à la mairie ! ». Un véritable défi pour l’ancienne inspectrice du travail, désormais la première femme à diriger la Ville lumière.

Publié également sur Miroir Social

 

 

                              Précarité: La Mairie de Paris va-t-elle se retrancher derrière l'héritage ?

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                                                 - Tu vas voir que ça va être encore de notre faute...

 

 

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 08:56

 

Le Monde - Question(s) sociale(s): Le 3 avril 2014

 

C'est toujours difficile de couper le cordon…

La CGT ne participera pas à la marche contre l'austérité organisée par plusieurs formations de la gauche de la gauche – Front de gauche, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Ensemble, Alternative libertaire, etc. – le 12 avril à Paris.

Bien résolue à ne pas mélanger les genres depuis qu'en 2001, Bernard Thibault, alors secrétaire général de la CGT, avait rompu les derniers liens privilégiés avec le Parti communiste, la centrale cégétiste est fidèle à sa ligne. Elle avait déjà refusé, en 2013, de s'associer à la marche de Jean-Luc Mélenchon pour « une révolution fiscale ». Mais il y a un gros cactus. Dans l'appel de 200 personnalités, publié par L'Humanité du 2 avril, en faveur de cette marche contre l'austérité figurent – aux côtés de nombreux syndicalistes de Solidaires et de la FSU et de deux militants de FO – 36 responsables cégétistes. Et non des moindres.

On y retrouve deux anciens secrétaires généraux de la CGT, Georges Séguy et Bernard Thibault, des militants d'entreprises en lutte (Mory-Ducros, Fralib, Conti, Prestalis). Parmi les signataires – il va sans dire, à titre personnel – apparaissent surtout plusieurs secrétaires généraux de fédérations CGT – Equipement-environnement, Union générale des fédérations de fonctionnaires, industries chimiques, Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication, services publics – de quelques unions départementales (Ariège, Pas-de-Calais, Seine-Saint-Denis, Haute-Garonne) ou encore de l'union régionale d'Ile-de-France.

 

                                                                    Bernard Thibault et Thierry Lepaon

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                                                     -  Ah le cuistre, il est en train de me faire les poches !

 

Des responsables de fédérations, comme les finances, l'agroalimentaire, les spectacles, qui sont souvent dans l'opposition à la direction confédérale, s'inscrivent dans cette démarche sur fond de sourde contestation de Thierry Lepaon. Le 6 mars, l'union départementale CGT de Paris s'est alarmée après des propos du « patron » de la CGT au Nouvel économiste où il assurait qu' « il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés. Ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté.»

Dans un texte, adopté à l'unanimité, l'UD de Paris estime que « ces déclarations remettent en cause les fondements mêmes de la CGT ». Elle interpelle Thierry Lepaon sur « sa conception du mandat de secrétaire général confédéral ». « Ce type de démarche peut-il perdurer ? », interroge-t-elle, en réaffirmant que « le salariat n'a aucun intérêt commun avec le capital » et en soulignant que « le pacte de responsabilité n'est ni amendable ni négociable, il doit être retiré ».

Mardi 1er avril, lors de la réunion de la commission exécutive de la CGT, Thierry Lepaon, dans une intervention que Le Monde s'est procurée, est revenu sur le sujet. Il a d'abord estimé qu'il fallait prendre « un peu de temps et de recul » pour tirer les enseignements des élections municipales et de la nomination de Manuel Valls à Matignon.

 

                                                 Georges Seguy appelle à manifester contre Thierry Lepaon

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                                                       -  Heu, avec moi, la maison était mieux tenue...

 

« Ne brûlons pas l'étape de l'analyse », a-t-il lancé, en mettant en avant quatre mots clé: l'abstention « populaire »; la « sanction d'ampleur » contre François Hollande et la « droitisation »; et, « quatrième phénomène: « Il y avait un espace à gauche de la gauche pour essayer de faire mesurer qu'il était possible dans notre pays d'avoir une gauche différente que celle qui exerce le pouvoir. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle n'a pas recueilli des suffrages à la hauteur des espérances que l'on pouvait peut-être attendre ici ou là ».

S'inquiétant de la « montée des positionnements individuels , au détriment d'un positionnement collectif », Thierry Lepaon a souligné que « les organisations ont besoin d'autonomie, de réflexion, d'action, de positionnement mais on a besoin aussi de responsabilité et de cohérence ». Et le patron de la CGT a enchaîné à propos de la manifestation du 12 avril : « Je me mets à la place des gens qui vont regarder la télévision le soir du 12 avril, qui vont voir des banderoles et des drapeaux CGT dans le cortège et qui auront entendu Thierry Lepaon sur RTL ou vu sur France 2 [où il doit s'exprimer le 10 avril] dire : « la CGT n'appelle pas à la manifestation ». Je pense qu'on ajoute à la confusion et que des camarades se réfugient derrière le syndicat, la CGT, pour ne pas s'engager politiquement. »

Lire l’article de Question(s) Sociale(s)

 

                                                                         Ca sent le roussi à la CGT

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                                                            - Ouais, ça vient de la gauche de la gauche !

 

 

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:05

 

Les bibliothécaires-discothécaires parisiens demandent plutôt la gratuité de l’emprunt pour la musique.


Les espaces musique de nombreuses bibliothèques parisiennes semblent menacés si l’on en croit la CGT Culture. La Ville de Paris s’abrite devant la baisse des emprunts de CD pour tenter de fermer un certains nombre de discothèques avec à la clef la récupération des budgets d’acquisitions et de personnels, ce qui est loin d’être négligeable en ces temps de disette budgétaire même (et surtout ?) dans la capitale.

 

C’est dans ce contexte tendu que des professionnels du réseau des bibliothèques parisiennes ont réfléchi et rendu un rapport à leur administration de tutelle. Un rapport qui aurait été enterré si le syndicat ne l'avait pas rendu public (lire ici). Il faut dire que les auteurs proposent une mesure phare : rien moins que la gratuité des emprunts de CD, qui à Paris sont payants.


« Les bibliothèques de la Ville de Paris sont parmi les seules en France à soumettre à un forfait spécifique l'usage de leurs discothèques. Paradoxalement, la gratuité de l'emprunt des imprimés – doctrine immuable de la Ville, et qui est loin d'être la règle générale dans les autres collectivités, rend difficile l'adoption d'un forfait unique plus modique. Ce traitement différencié a un effet stigmatisant, laissant penser que la musique est soumise à droit tandis que seule la lecture serait un droit fondamental » écrivent d’ailleurs les discothécaires dans leur rapport.


Sur ce point, élections municipales récentes obligent, il est impossible de savoir exactement quelle sera la politique de la nouvelle équipe municipale. Marie-Noëlle Villedieu, responsable des bibliothèques parisiennes  confirme toutefois au site « ActuaLitté » « que ces différentes pistes leur seront soumises ». D'autres, reprises de ce rapport, seront également évoquées comme l'ouverture des établissements à des enregistrements ou événements musicaux.


 « Nous avons étudié les différentes pistes de ce rapport, qui a surtout été diffusé au niveau professionnel, et n'a pas été communiqué à la Direction des Affaires Culturelles, par exemple. La mise en place d'une plateforme numérique d'accès dans le portail des bibliothèques de Paris est ainsi à l'étude » déclare encore Marie-Noëlle Villedieu, toujours à « ActuaLitté »


Enfin, la gestion du patrimoine sonore de la Ville est également évoquée dans le document (consultable ici dans son intégralité), mais, cette fois encore, il faudra attendre la politique budgétaire de la Ville pour être fixé...  la balle est donc désormais dans le camp du désormais nouveau premier adjoint mais toujours en charge de la Culture. Lequel, vu ses nouvelles attributions, devrait avoir des moyens.


 

                                        Les discothécaires parisiens multiplient les propositions

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 12:39

 

 

ActuaLitté : Le 7 avril 2014

Bruno Julliard cumule les fonctions à la Mairie de Paris car il sera aussi en charge de …la nuit !

Considéré comme «  l'étoile montante » du PS, élu à 27 ans au Conseil de Paris, Bruno Julliard,  a été nommé Premier adjoint à la Mairie de Paris. Une charge qu'il cumulera avec celle d'adjoint à la culture déjà occupée sous Bertrand Delanoé, une délégation qui comporte également le patrimoine ainsi que …la nuit (lire ici). Si Bertrand Delanoë n'a pas manqué de souhaiter tous ses voeux de réussite à la nouvelle maire, Anne Hodalgo, le combat ne s'annonce pas pour autant gagné d'avance. En effet, le jeune premier adjoint devra se rôder sur quelques dossiers pour le moins brûlants... 

En tête des préoccupations : la fermeture éventuelle de certaines bibliothèques de la capitale. Quelques-une d'entre elles sont en effet sur la sellette : ainsi la bibliothèque du Louvre dans le 1er arrondissement, ou encore celle de Château d'Eau dans le 10ème. Situées dans leurs mairies d'arrondissement, elles se sont vues concurrencées par la construction des médiathèques Canopée et Françoise Sagan, respectivement placées au Forum des Halles et dans le dixième. 

La Bibliothèque Fessard, située dans le 19ème craint également également pour la suite, d'autant plus qu'elle est le seul pôle sourd du Nord-Est parisien… De nombreuses discothèques sont également censées disparaître à en croire les plans de l'administration de la municipalité.  Il devrait en être ainsi pour la bibliothèque Europe, qui suivra l'exemple des bibliothèques Plaisance et Glacière. Outre la question de la fermeture de ces fonds, c'est aussi celle de la gratuité de l'emprunt qui sera abordée. 

 

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                                 - Je lui avais pourtant dit à Anne, que je voulais juste être en chage de la nuit...


Question délicate également : le changement des horaires, et l'ouverture le dimanche… On se souvient déjà de la réaction d'exaspération des professionnels (lire ici) qui avait accueilli la déclaration de Julliard à propose de la pétition de Bibliothèques Sans Frontières qui réclamait une ouverture plus large des bibliothèques : « Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants. » L'occasion de voir si la promesse d'Hidalgo se bornera seulement à n'être qu'un vulgaire argument de campagne. 

À cela il faut ajouter l'animosité que Bruno Julliard avait suscitée chez les syndicats enseignants,s lorsqu'il s'en était pris début 2013 au « conservatisme » du « corporatisme des principaux syndicats enseignants » lors de la réforme des rythme scolaires...

Pour autant, il n'en demeure pas moins que le jeune premier adjoint, poulain de l'ancien maire, conserve une popularité assez large. À droite, Pierre-Yves Bournazel (premier secrétaire national de l'UMP) est favorable à la jeunesse de l'équipe d'Anne Hidalgo : « Nommer 1er adjoint un homme jeune, mais déjà expérimenté comme Bruno Julliard est une bonne chose dans un monde politique encore trop fermé sur lui-même », juge-t-il. Et d'ajouter qu'en effet, « On peut avoir la trentaine et être le numéro 2 de la capitale. » Espérons donc qu'il ne s'agira pas seulement de se borner à l'être.

Lire l’article de « ActuaLitté »


                                             Bruno Julliard, l'étoile montante du PS

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                                                        - Je suis le numéro deux                                                          

                                                   - Oui, mais qui est le numéro un ?

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:15

 

La nouvelle mandature ne s’annoncera toutefois pas de tout repos sur le plan culturel et social

Certains savait qu’il allait prendre du galon comme premier adjoint au maire de Paris, mais Bruno Julliard cumulera.... car également reconduit dans ses fonctions d’adjoint chargé de la Culture selon des sources proches de l'Hôtel de Ville. Une nomination qui sera officialisée demain au Conseil de Paris au moment du vote qui intronisera la nouvelle équipe municipale.

La nouvelle mandature ne s’annoncera pas de tout repos. Au menu : la fermeture, ou non, de certaines bibliothèques dans la capitale. On sait désormais que l’avenir de quelques établissements ne tient qu’à un fil comme ceux de Louvre (Ier) ou Château d’Eau (Xe). Ces deux bibliothèques situées dans leur mairie d’arrondissement pourraient être amenées à fermer leur porte après les ouvertures des médiathèques Canopée au Forum des Halles (Ier) et Françoise Sagan (Xe) située, elle, dans les locaux de l’ancienne prison du carré Saint Lazare.

Mais d’autres pourraient se retrouver fragilisées. La Bibliothèques Fessard (XIXe) craint pour l’avenir du seul pôle sourd du Nord-Est parisien et de nombreux espaces discothèques sont amenés à disparaître selon les plans de l’administration parisienne. Après les  bibliothèques Plaisance (XVe) ou Glacière (XIIIe), c’est au tour de la bibliothèque Europe (VIIIe) de voir son fonds disparaître. Prochaine victime, la section discothèque de la bibliothèque Italie (XIIIe) ? En tout cas le nouvel adjoint ne pourra pas échapper à la question de la gratuité de l’emprunt de la musique réclamée par les professionnels du secteur.

 

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                                                            - Ouch, ça ne s'annonce pas de tout repos !

 

Autre dossier brûlant : l’ouverture de nombreuses bibliothèques le dimanche. C’était certes une promesse d’Anne Hidalgo, mais cela pourrait cacher une bombe à retardement sur le plan budgétaire. Car depuis plusieurs semaines, un conflit agite les équipements sportifs de la capitale avec la revendication d’une revalorisation de leur prime du dimanche. Une intersyndicale (CGT, FO, Supap et Solidaire) dénonce le faible taux de prime. Les agents travaillants dans les stades ou les piscines de la capitale ne touchent que 44 euros quand leurs collègues bibliothécaire en touchent 100.

Plus inquiétant pour la Mairie de Paris, deux syndicats, La CFDT et l’UNSA, qui ne sont pas partie prenante dans la grève des agents des établissements sportifs, réclament une prime dominicale « de 180 euros pour tout les agents municipaux travaillant le dimanche quelque soit son statut » (lire ici). Une revendication qui concernerait donc aussi…. Les bibliothécaires. « Ouvrir les bibliothèques le dimanche ça va coûter bonbon » prophétisait le syndicat CGT des affaires culturelles sur son blog. Il ne croyait pas si bien dire.

Enfin dernier chantier et pas des moindres, celui des effectifs accordés au domaine de la culture. Si les syndicats dénoncent les nombreux postes vacants dans les bibliothèques, la situation n’est guère plus enviable dans les ateliers beaux-arts et les conservatoires municipaux parisiens. Ces derniers souffrent également du manque d’effectifs, une situation qui s’est aggravée avec la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qui a désorganisé une bonne partie des établissements.

Car pour les personnels on est à l’os semble-t-il. « Le redéploiement des effectifs a atteinds ses limites » a d’ailleurs reconnu publiquement Bruno Julliard à Livre Hebdo lors de la manifestation des personnels de la culture juste avant les élections municipales (lire ici). Il a désormais tout pouvoir pour se faire entendre.

 

 

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                                                                 -  Bruno, tu seras le premier adjoint

                                                        -  Mais je pourrais quand même cumuler la culture ?

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:48

 

L’Express : Le 4 avril 2014

 

Manuel Valls a nommée Véronique Bédague-Hamilius à la tête de son cabinet. Cette femme discrète a administré la Mairie de Paris mais son autoritarisme a laissé des traces... 

 

As de la communication, roi des coups d'éclat, Manuel Valls a choisi une femme pour diriger son cabinet à Matignon, une première pour ce poste. Véronique Bédague-Hamilius, 50 ans, énarque, est la caution économique de l'ancien ministre de l'Intérieur.

 

Non pas que Manuel Valls n'a pas ses idées sur la question (pour la TVA sociale, contre les 35 heures, pour la réduction des déficits publics...) mais ce n'est certainement pas son domaine de prédilection. De plus, le nouveau Premier ministre commence ses fonctions avec une minorité d'opinions favorables (43%) sur sa capacité à relancer l'économie, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié jeudi. 


 

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                                              - Grrr, ça y est, je commence à baisser..


                     

C'est pourquoi il a décidé de s'entourer. Véronique Bédague-Hamilius est une habituée des administrations. Issue de la promotion Jean Monnet de l'ENA (en 1990, comme Martin Hirsh ou François Pérol, deux anciens de l'équipe Sarkozy), elle est déjà passée par Bercy entre 2000 et 2002 comme conseillère de Laurent Fabius. Par la suite, elle rejoint la Mairie de Paris où, de l'avis de beaucoup, elle a été « la femme clé de l'administration de la capitale ».

 

Présentée par Le Monde comme « discrète mais réputée pour son autorité », Véronique Bédague-Hamilius venait tout juste d'être chargée en Conseil des ministres (14 mars dernier) de la fusion entre deux agences d'Etat à forte connotation internationale, l'AFFI (chargée des investissements internationaux) et Ubifrance, bras armé du développement international des entreprises, piloté par Christophe Lecourtier depuis 2008. Avant cette dernière étape, c'est donc à Paris sous Bertrand Delanoë, qu'elle a fait ses armes. D'abord en tant que Directrice des Finances (2002-2008), pour le premier mandat du Maire de Paris. Puis au Secrétariat Général, où elle a eu en charge pas moins de 50 000 fonctionnaires. 

 

Dans son e-mail d'adieu (« Merci pour le chemin parcouru ensemble ») envoyé le 12 mars dernier, que L'Express a pu consulter, Véronique Bédague-Hamilius exprimait son « émotion » au moment de quitter ses fonctions. « Plus performante, l'administration parisienne est désormais davantage tournée vers l'usager et plus ancrée dans le territoire parisien », écrivait-elle.



                             L'ancienne SG de la Ville de Paris a pourtant laissé de bon souvenirs à certains

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                                            - Oui, car moi j'aime les femmes autoritaires !


 

La Secrétaire générale (SG) souligne par ailleurs « la grande importance accordée à la communication interne ». D'un point de vue plus organisationnel, Véronique Bédague-Hamilius revendique avoir "développé des instruments destinés à améliorer la qualité du management dans tous les secteurs de la Ville". Ce que confirme une source syndicale à L'Express. « Dans tous les services il y avait beaucoup de tableaux à remplir. On passait parfois plus de temps au reporting qu'à travailler », ironise cette source qui n'hésite pas à parler de "quelqu'un de très autoritaire, qui menait les choses à la baguette ». On l'aura compris, la vision optimiste de la secrétaire générale sortante n'est pas toujours partagée pas certains de ses anciens collaborateurs.

 

Ainsi, sur la page Internet du syndicat Unsa des attachés des administrations parisiennes, les méthodes de travail de Véronique Bédague-Hamilius y sont vivement critiquées. « Elle avait la réputation de considérer que toute personne née avant 1964 n'était plus bonne à grand-chose au niveau des postes de responsabilités (...) La Secrétaire Générale sortante s'est toujours entourée de personnes avec qui elle avait des rapports d'amitié ou pour lesquelles elle ressentait des atomes crochus (...) À cette vision des choses assimilable à une forme de monarchie absolue (« On ne dit pas "Non" à la Secrétaire Générale! » s'est vu encore dernièrement répondre un collègue attaché) s'est ajouté une brutalité affirmée dans la façon de traiter un certain nombre de Directeurs et Directrices de la Ville », rapportent les auteurs, qui visiblement, ne garderont pas la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls dans leur cœur. 

 

Lire l’article de « L’Express »


 

                                      Les syndicats ont taillé un costard à la nouvelle DirCab de Matignon

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                                                   - Faites bien attention à vous ...

 

 

 

 

 

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Avant d’entrer à Matignon, Valérie Bédague Hamilius avait été épinglée par les syndicats parisiens  

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 08:24

 

Médiapart : Le 4 avril 2014

 

Le premier ministre a choisi son cabinet. Pour la première fois, il est dirigé par une femme, Véronique Bédague-Hamilius, proche de Bertrand Delanoë

 

Mardi, dans la cour de Matignon, les caméras étaient toutes braquées sur Jean-Marc Ayrault laissant les clefs à Manuel Valls. Au même moment, en toute discrétion, une autre passation de pouvoir avait lieu au premier étage de l’hôtel particulier : celle entre le directeur de cabinet du partant, Christophe Chantepy, et sa remplaçante, Véronique Bédague-Hamilius. Et dans le sillage de Manuel Valls, plusieurs de ses proches venus de la place Beauvau prenaient déjà possession des lieux.

 

Leur profil traduit logiquement la feuille de route fixée par François Hollande à son premier ministre : mieux communiquer et mettre en œuvre le « pacte de responsabilité ». Vendredi, lors du premier conseil des ministres du gouvernement remanié, le président de la République a confirmé ses priorités. « Aller encore plus vite, il s’agit moins de légiférer que de répondre rapidement aux attentes des Français. De faire plus simple pour changer plus concrètement la vie de nos concitoyens. Plus simple et différemment », a expliqué Hollande à ses 16 ministres de plein exercice.

 

Quant à Valls, il a esquissé sa méthode de travail, avec davantage de discussions politiques au sein du gouvernement, et vanté les mérites d’une communication mieux huilée. « Les membres du gouvernement devront également veiller à la bonne intégration des contraintes de la communication dans la démarche de réforme », a-t-il dit, selon le compte-rendu officiel du conseil des ministres.


 

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                                           Valls veut une communication mieux huilée


 

À Matignon, il s’appuiera d’abord sur sa directrice de cabinet, première femme nommée à ce poste à Matignon, Véronique Bédague-Hamilius. Elle n’est ni une “vallsiste” ni une proche du nouveau premier ministre. À 50 ans, elle est considérée comme une proche de Laurent Fabius, dont elle a été la conseillère à Bercy sous Lionel Jospin de 2000 à 2002, et qui venait de la nommer pour diriger la nouvelle agence du commerce extérieur français. Et, surtout, de Bertrand Delanoë, avec qui elle a travaillé 13 ans à la mairie de Paris. De 2002 à 2009, elle est directrice des finances, puis secrétaire générale (de 2009 à 2014) d’un mastodonte fort de 50 000 agents et d’un budget de 7 milliards d’euros.

 

C’est là qu’elle a noué une « forte relation », selon un témoin de l’époque, avec Nicolas Revel, directeur de cabinet de Delanoë à l’époque, devenu en 2012 secrétaire général adjoint de l’Élysée. Une proximité qui a joué un rôle important de la nomination de Véronique Bédague-Hamilius. Son profil très économique – en début de carrière, elle a été détachée de Bercy comme économiste au FMI – a également pesé puisqu’elle devra coordonner et impulser la mise en œuvre du « pacte de responsabilité » de François Hollande et du vaste plan d’économies de 50 milliards d’euros, dans un domaine qui n’a jamais été la spécialité de Manuel Valls.

 

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                                      - Alors  comme ça Manu, tu vas te coltiner Bédague ?


 

« Techno mais politique », selon un ancien collaborateur à Paris, elle est réputée partager la ligne « très social-démocrate » de l’Élysée. « Elle est dans la cohérence parfaite. Elle pense qu’il faut réduire la dépense publique, elle n’est pas passée par le privé mais elle a une sensibilité très forte vis-à-vis des entreprises et une vision internationale », dit un autre ex de l’équipe Delanoë. Un de ceux qui l’ont côtoyée auprès de Fabius juge aussi qu’elle est « une femme de gauche, même si elle vient du Budget et qu’elle compte ses sous », avec une « fibre sociale et de lutte contre les discriminations » mais que « ce n’est pas une idéologue avec une vision structurée de transformation de la société ». 

 

Ceux que Mediapart a interrogés décrivent tous une « femme bien » qui se tient « loin des

intrigues », « bosseuse », parfois rétive à déléguer, et « qui ne tergiverse pas ». Les syndicats de la mairie de Paris sont bien plus critiques, dénonçant sa mise en œuvre de la RGPP (c’est la CGT) ou une « vision technocratique du monde » (c’est l’Unsa).


 

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                                                                               - J'comprends pas .....


 

L’arrivée de Valls à Matignon, c’est aussi le grand retour d’Yves Colmou. Homme de l’ombre et de réseaux, expert de la carte électorale et ancien super-DRH du PS, il retrouve la rue de Varenne pour la troisième fois après avoir officié comme conseiller de Valls place Beauvau ! En quelques décennies, Yves Colmou a su se rendre incontournable, sorte de fil rouge entre la rocardie, la jospinie, et aujourd’hui Manuel Valls. « On n’est pas très nombreux, au PS, à connaître aussi bien le fonctionnement des cabinets, à avoir participé aux quatre législatures de la gauche », soufflait l’an dernier l’intéressé, ami revendiqué de Daniel Vaillant.

 

Les deux hommes se connaissent depuis trente ans. Pendant quinze ans, Yves Colmou a suivi Michel Rocard comme son ombre, d’abord aux ministères du plan et de l’agriculture au début des années 1980, puis à Matignon (1988-1991) comme chef de cabinet, puis à la tête du PS (1993-1994) comme directeur de cabinet. Valls, lui aussi, a été de l’aventure Rocard et, comme Colmou, il va ensuite choisir Lionel Jospin après la lourde défaite de leur mentor aux européennes de 1994.

 

Les deux hommes ont été conseillers de Jospin à Matignon à l’époque de la gauche plurielle. Et pendant la campagne présidentielle de 2002, Colmou gère la communication du premier ministre, Valls celle du candidat. Ils se sont retrouvés pendant la campagne de François Hollande en 2012. Entretemps, Colmou a travaillé comme chasseur de têtes au service des collectivités locales de gauche, pour un cabinet de recrutement privé baptisé Progress. Son métier : fournir des cadres dirigeants aux communes, départements, intercommunalités... Un marché ultra-juteux, de plus en plus vaste au fur et à mesure des victoires remportées par la gauche aux élections locales, et parfois contesté. L’an dernier, une chambre régionale des comptes, celle d’Alsace, avait tiqué sur certains contrats entre Progress et la Ville de Strasbourg dirigée par l’ex-rocardien Roland Ries.


 

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                                                             - Un chasseur de tête, c'est parfait pour moi


 

Au fil des ans, Yves Colmou s’est imposé comme l’un des meilleurs « DRH » du parti socialiste, au point d’avoir joué un rôle en mai 2012, lorsque les ministres de François Hollande ont dû constituer leurs cabinets. Discrètement, il a placé ses ouailles – « Sans doute pas plus de dix personnes au total ! » s’efforçait-il de relativiser quand Mediapart l’interrogeait l’an dernier. Colmou est également devenu l’un des meilleurs connaisseurs de la carte électorale, et c’est lui qui a préparé le dernier redécoupage des cantons. De quoi faire hurler la droite qui l’avait déjà attaqué en janvier 2013 sur sa nomination comme préfet « hors cadre ».

À Matignon, Manuel Valls sera entouré d’un autre ancien du cabinet de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 : Gilles Gateau va être nommé conseiller social, poste qu’il occupait déjà sous la gauche plurielle. Depuis mai 2012, il était directeur de cabinet de Michel Sapin, ministre du travail.

 

Le premier ministre emmène également rue de Varenne sa garde rapprochée, à ses côtés depuis ses années en Essonne et à Évry, Sébastien Gros (chef de cabinet) et Harold Hauzy (chargé de la communication). Sa conseillère parlementaire Magali Alexandre est, quant à elle, coauteure d’un ouvrage avec Jean-Jacques Urvoas, « un pote de Manuel » selon son expression.

 

Lire l'article de Médiapart

 

 

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                                                - Maintenant je suis bien entouré !

 

 

 

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Avant d’entrer à Matignon, Valérie Bédague Hamilius avait été épinglée par les syndicats parisiens

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:11

 

Il est vrai que la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls avait dirigé d'une main de fer l'administration de l'hôtel de Ville de Paris

C'est la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls, le nouveau Premier Ministre. Mais avant d'intégrer Matignon, Véronique Bédague-Hamilius a été la femme clé de l'administration de la capitale durant des années. Secrétaire générale de la Ville et du département de Paris depuis 2008 - une administration de 50.000 fonctionnaires -, elle occupait entre 2002 et 2008, le poste de directrice des finances… Elle a donc suivi les deux mandats du maire PS sortant Bertrand Delanoë.

Véronique Bédague-Hamilius avait ensuite quitté la Ville de Paris il y a quelques semaines, remplacée par Philippe Chotard, pour fusionner Ubifrance et l'Agence française pour les investissements internationaux. Un départ salué alors comme il se doit par les syndicats parisiens qui, visiblement, ne la regretterons pas.

Il faut dire que certains n’y sont pas allés de main morte, notamment le syndicat UNSA des attachés d’administrations qui dénonce « une vision technocratique du monde ». Pour ce syndicat, « la SG de la Mairie de Paris est surtout renommée pour avoir introduit dans l’ensemble de l’administration parisienne les indicateurs, tableaux de bord et autres mesures de reporting à haute dose. ». Valls n’a qu’à bien se tenir.

 

                                     La nouvelle DirCab de Matignon sous l'oeil de l'ancien maire de Paris

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                                     - Hmm, avec une telle main de fer, même les micros doivent se soumettre

 

Autre reproche fait à Bédague Hamilius son jeunisme à tout va, car selon le syndicat « elle avait la réputation de considérer que toute personne née avant 1964 n’était plus bonne à grand-chose au niveau des postes de responsabilités » Une démarche qui, il est vrai, collait à merveille avec la politique municipale parisienne qui dessine de même le profil du « nouveau parisien » (lire ici). 

Mais c’est surtout « une conception féodale du pouvoir » que dénonce ce syndicat représentant un certain nombre de cadres des administrations parisiennes. Une pratique qui consisterait à « rejeter un certain nombre de collaborateurs et collaboratrices qui pourraient être utilement retenus d’un strict point de vue de la compétence » mais plus encore à   « constituer une garde rapprochée qui se transforme rapidement en un cercle de courtisans. » Bigre !

 

                                    La nouvelle DirCab de Matignon habillée pour le printemps

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                                                                   - Merci pour ce cadeau de départ ! 

 

Mais le syndicat n’en reste pas là car il rajoute : « À cette vision des choses assimilables à une forme de monarchie absolue (« On ne dit pas “Non” à la Secrétaire Générale ! » s’est vu encore dernièrement répondre un collègue attaché) s’est ajoutée une brutalité affirmée dans la façon de traiter plusieurs Directeurs et Directrices de la Ville. » voilà la nouvelle DirCab de Matignon habillée pour le printemps (lire ici).

En tout cas, la charge de l’UNSA n’a pas vraiment plus à la Mairie de Paris. L’article a provoqué de tels remous que l’administration, comme souvent en pareil cas, s’est empressée d’aller engueuler quelques représentants du syndicat.

De son côté le syndicat CGT n’avait pas aussi hésité à épingler Mme Bédague Hamilius en profitant de sa remise de la légion d’honneur par un Lionel Jospin sorti de sa retraite politique.

 

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                           - Avec cette épingle tu vas maintenant pouvoir accrocher Matignon !

 

« Nous ne savons pas vraiment en quel honneur cette décoration prestigieuse a été accordée car cette distinction récompense normalement « une conduite civile irréprochable et méritante, ou des faits de guerre exceptionnels… ». Pas vraiment  le cas de notre Secrétaire Générale dont le seul exploit, en plus d’être grassement payé (un des plus hauts salaires municipaux), est d’être gratifié, chaque année, de la célèbre prime départementale  à ………quarante mille euros ! » raille le syndicat

La CGT rajoute toutefois que « pour les grands projets, il y bien eu « la création de valeurs municipales », un épisode où la haute administration parisienne s’est surpassée dans la flagornerie (lire ici), sinon, la seule grande réforme qu’aura mené à bien la secrétaire générale est l’application « avec ténacité » de la….RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) cette pratique aveugle de réduction des effectifs. ».Un programme qui ne devrait pas déparer à Matignon.

Publié également sur Miroir Social

 

                 Delanoe-toujours-pret-a-tester-le-recipisse-officiellement

                                                    - Fini de rigoler maintenant ...

 

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:34

 

La mandature risque d’être agitée entre Anne Hidalgo, les communistes et les écologistes !

 

Contrairement aux apparences la claque infligée au Gouvernement et à la Gauche a eu aussi des conséquences à Paris. Bien que les socialistes résistent à la vague bleue en conservant la capitale, la victoire d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris ne doit pas masquer une baisse certaine.

 

Ainsi par rapport à la précédente mandature, la gauche a perdu une mairie d’arrondissement, celle du IXe. Autre enseignement à l’issue de ce scrutin : le fort recul en nombre de siège d’élus socialistes au Conseil de Paris.

 

Si la Gauche reste largement majoritaire à Paris, les socialistes eux perdent pas moins de quinze sièges en passant de 77 à 62 élus, soit une baisse, quand même, de 20%. Un recul qui s’explique d’abord par la baisse du nombre de voix sur l’ensemble des arrondissements (dont la perte du IXe) mais aussi par les très bons accords négociés par les communistes et les écologistes qui leurs permettent désormais de pouvoir compter sur 29 conseillers de Paris.

 

Si l’on rajoute l’élection de Danielle Simonet, élue en autonome dans le XXe pour le Front de Gauche, c’est près d’un tiers de la majorité municipale qui pourrait donner des sueurs froides à la nouvelle Maire de Paris qui n’est plus majoritaire à elle seule. Une majorité qui pourrait tanguer sur un certain nombre de dossiers.


 

                     Danielle Simonet (Front de Gauche), Anne Hidalgo, Christophe Najdovski (EELV)

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                                                   - Ouch, je suis prise en tenaille

 

 

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de la première mandature de Bertrand Delanoë en 2001 quand le groupe écologiste était charnière au Conseil de Paris sans qui aucune délibération ne pouvait être votée. Bis repetita ? Pour Anne Hidalgo que certains décrivent comme parfois cassante et autoritaire il faudra faire œuvre d’une diplomatie des plus fluctuat.

 

Autre mauvaise nouvelle pour les socialistes parisiens, la perte du Grand Paris après les résultats dans les communes de la petite couronne qui ont basculé à droite. La nouvelle agglomération pourrait être présidée par quelqu’un de plutôt inattendu du côté de l’UMP.

 

Car si l’on en croit Libération, « aucun des pontes de la droite, ni Patrick Devedjian, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pécresse ne sont élus municipaux, condition nécessaire pour siéger au conseil du Grand Paris. » Reste alors... Nathalie Kosciusko-Morizet qui pourrait ainsi être la chef de l’opposition parisienne comme présidente du Grand Paris » Du pur mergitur pour Anne Hidalgo.

 

 

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                                                                                  - A moi Paris !

                                                                           - A moi le Grand Paris.....

 

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:52

 

Les personnels demandent une meilleure rémunération pour travailler le dimanche.

 

Dimanche, jour du deuxième tour des élections municipales, les piscines parisiennes mais aussi bains-douches, stades et gymnases de la capitale seront de nouveau en grève. Certains bureaux de votes pourraient même êtres perturbés puisque plusieurs d’entre eux sont installés dans des gymnases.

 

Ce conflit, qui dure désormais depuis près de deux mois, est centré sur la revalorisation de la prime dominicale des agents des équipements sportifs municipaux. Ces personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris qui travaillent en roulement, et sont appelés à travailler obligatoirement le dimanche, ne s’estiment pas rémunérés à la hauteur de cette contrainte.

 

« Dans d’autres directions, certains agents perçoivent une prime de 100 euros » déclare ainsi l’intersyndicale (CGT, FO, Supap et Solidaires) en faisant référence à une prime arrachée par les bibliothécaires parisiens en 2010 après un conflit de plusieurs semaines. Une différence de traitement avec les personnels de la direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) « qui ne perçoivent qu’une prime de 44,79 euros par dimanche travaillé » pointent les syndicats qui demandent à ce qu’ils soient, au moins, alignés sur leurs collègues de la culture.

 

Une chose est sûre, pour la nouvelle municipalité issue des urnes, ce sera, sur le front social, le premier chantier à traiter, le mouvement ne montrant pour le moment pas de signes d’essoufflements. Il pourrait même faire tache d'huile car les candidats à la Mairie de Paris se sont empressés (imprudemment?) d’inscrire dans leurs programmes l’ouverture….. de nouvelles bibliothèques le dimanche. Un nouveau conflit en perspective où la question de la prime dominicale sera indéniablement posée avec pour enjeu, une somme de plusieurs millions d'euros à sortir chaque année. A moins de remettre en cause la prime accordée aux bibliothécaires ?

 

Publié également sur Miroir Social


 

               

                                                      Travail dominical : Paris va devoir payer

              740073 hidalgo

                    - Bon Anne, je te laisse ce chèque en blanc tu risques d'en avoir besoin ...

               - T'inquiètes Bertrand, je vais ramener la prime des bibliothèques à 44,79 euros

 

 

 

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