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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:34

 

La mandature risque d’être agitée entre Anne Hidalgo, les communistes et les écologistes !

 

Contrairement aux apparences la claque infligée au Gouvernement et à la Gauche a eu aussi des conséquences à Paris. Bien que les socialistes résistent à la vague bleue en conservant la capitale, la victoire d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris ne doit pas masquer une baisse certaine.

 

Ainsi par rapport à la précédente mandature, la gauche a perdu une mairie d’arrondissement, celle du IXe. Autre enseignement à l’issue de ce scrutin : le fort recul en nombre de siège d’élus socialistes au Conseil de Paris.

 

Si la Gauche reste largement majoritaire à Paris, les socialistes eux perdent pas moins de quinze sièges en passant de 77 à 62 élus, soit une baisse, quand même, de 20%. Un recul qui s’explique d’abord par la baisse du nombre de voix sur l’ensemble des arrondissements (dont la perte du IXe) mais aussi par les très bons accords négociés par les communistes et les écologistes qui leurs permettent désormais de pouvoir compter sur 29 conseillers de Paris.

 

Si l’on rajoute l’élection de Danielle Simonet, élue en autonome dans le XXe pour le Front de Gauche, c’est près d’un tiers de la majorité municipale qui pourrait donner des sueurs froides à la nouvelle Maire de Paris qui n’est plus majoritaire à elle seule. Une majorité qui pourrait tanguer sur un certain nombre de dossiers.


 

                     Danielle Simonet (Front de Gauche), Anne Hidalgo, Christophe Najdovski (EELV)

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                                                   - Ouch, je suis prise en tenaille

 

 

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de la première mandature de Bertrand Delanoë en 2001 quand le groupe écologiste était charnière au Conseil de Paris sans qui aucune délibération ne pouvait être votée. Bis repetita ? Pour Anne Hidalgo que certains décrivent comme parfois cassante et autoritaire il faudra faire œuvre d’une diplomatie des plus fluctuat.

 

Autre mauvaise nouvelle pour les socialistes parisiens, la perte du Grand Paris après les résultats dans les communes de la petite couronne qui ont basculé à droite. La nouvelle agglomération pourrait être présidée par quelqu’un de plutôt inattendu du côté de l’UMP.

 

Car si l’on en croit Libération, « aucun des pontes de la droite, ni Patrick Devedjian, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pécresse ne sont élus municipaux, condition nécessaire pour siéger au conseil du Grand Paris. » Reste alors... Nathalie Kosciusko-Morizet qui pourrait ainsi être la chef de l’opposition parisienne comme présidente du Grand Paris » Du pur mergitur pour Anne Hidalgo.

 

 

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                                                                                  - A moi Paris !

                                                                           - A moi le Grand Paris.....

 

 

 

 

Lire aussi

Même si elle conservait Paris, la gauche perdra sans doute le Grand Paris.

Paris : Anne Hidalgo déplie le tapis rouge pour les écologistes…


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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:52

 

Les personnels demandent une meilleure rémunération pour travailler le dimanche.

 

Dimanche, jour du deuxième tour des élections municipales, les piscines parisiennes mais aussi bains-douches, stades et gymnases de la capitale seront de nouveau en grève. Certains bureaux de votes pourraient même êtres perturbés puisque plusieurs d’entre eux sont installés dans des gymnases.

 

Ce conflit, qui dure désormais depuis près de deux mois, est centré sur la revalorisation de la prime dominicale des agents des équipements sportifs municipaux. Ces personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris qui travaillent en roulement, et sont appelés à travailler obligatoirement le dimanche, ne s’estiment pas rémunérés à la hauteur de cette contrainte.

 

« Dans d’autres directions, certains agents perçoivent une prime de 100 euros » déclare ainsi l’intersyndicale (CGT, FO, Supap et Solidaires) en faisant référence à une prime arrachée par les bibliothécaires parisiens en 2010 après un conflit de plusieurs semaines. Une différence de traitement avec les personnels de la direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) « qui ne perçoivent qu’une prime de 44,79 euros par dimanche travaillé » pointent les syndicats qui demandent à ce qu’ils soient, au moins, alignés sur leurs collègues de la culture.

 

Une chose est sûre, pour la nouvelle municipalité issue des urnes, ce sera, sur le front social, le premier chantier à traiter, le mouvement ne montrant pour le moment pas de signes d’essoufflements. Il pourrait même faire tache d'huile car les candidats à la Mairie de Paris se sont empressés (imprudemment?) d’inscrire dans leurs programmes l’ouverture….. de nouvelles bibliothèques le dimanche. Un nouveau conflit en perspective où la question de la prime dominicale sera indéniablement posée avec pour enjeu, une somme de plusieurs millions d'euros à sortir chaque année. A moins de remettre en cause la prime accordée aux bibliothécaires ?

 

Publié également sur Miroir Social


 

               

                                                      Travail dominical : Paris va devoir payer

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                    - Bon Anne, je te laisse ce chèque en blanc tu risques d'en avoir besoin ...

               - T'inquiètes Bertrand, je vais ramener la prime des bibliothèques à 44,79 euros

 

 

 

Lire aussi

Les établissements sportifs parisiens touchés par un mouvement de grève !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:53

 

Libération : Le 27 mars 2014

Au vu des résultats du premier tour, l'opposition pourrait bien obtenir la majorité des sièges au sein du futur conseil métropolitain. Une surprise qui prend tout le monde de court.

C’est le scénario qui affole la gauche et prend de court la droite: même si Paris reste à gauche après le deuxième tour des municipales, la métropole du Grand Paris, qui verra le jour au 1er janvier 2016, sera probablement à droite. La présidence de la structure deviendrait ainsi, selon le mot d’un spécialiste « le plus beau poste d’opposition en France ». Ce que personne n’avait prévu.

Les 337 membres du futur conseil métropolitain étant issus des conseils municipaux, le premier tour des élections dans les 124 communes de la métropole a d’ores et déjà dessiné l’esquisse générale, peinte en noir pour la gauche. Il faudrait qu’elle ne perde aucune des villes difficiles à garder, type Bobigny, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Villepinte, Saint-Ouen ou Livry-Gargan pour espérer un petit 51% des conseillers. Hypothèse peu vraisemblable. Daniel Guiraud, maire PS des Lilas (réélu) et président de Paris Métropole pense que «c’est la déroute» et que « dimanche va amplifier ce résultat ».  

 

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                                          - Tu sais Bertrand, quand ça veut pas....       

              

Vent d'affolement Le système de désignation des conseillers offre, dans chaque ville, une forte prime majoritaire au camp qui emporte la municipalité. Paris, cas à part, enverra à la métropole 90 conseillers reflètant le rapport gauche-droite au sein du Conseil de Paris. Mais dans les autres communes, le nombre de conseillers, lié à la population, sera au maximum de cinq dont minimum quatre pour la majorité et un pour l’opposition. Avec quelques villes qui basculent, c’est vite plié.

Dans la gauche francilienne, «souffle un vent d’affolement», reconnaît un élu. L’arithmétique étant sans espoirs, tous les regards se tournent vers les communes limitrophes de la métropole. Elles ont jusqu’à septembre pour décider si elles y adhèrent ou pas. Argenteuil par exemple, où le socialiste Philippe Doucet pourrait conserver la mairie, apporterait cinq sièges à la gauche si l’envie lui prenait de rejoindre la métropole. Ce genre de montage rendrait la victoire envisageable quoique peu honorable.

Mais ce retournement de situation est problématique aussi pour la droite. Ce coup-là, elle ne l’a absolument pas vu venir. Contrairement au prudent Claude Bartolone qui a pris la précaution de se faire élire au conseil municipal du Pré-Saint-Gervais, aucun des pontes de la droite n’a rien prévu. Ni Patrick Devedjian, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pécresse ne sont élus municipaux. Reste... Nathalie Kosciusko-Morizet. La chef de l’opposition parisienne présidente du Grand Paris? Pittoresque.


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                                                                  - Grrrr...


Effets secondaires S’estimant « légitime sur le sujet », Philippe Dallier, sénateur-maire UMP des Pavillons-sous-Bois, militant d’une métropole très intégrée, a posé ce matin sa candidature à la présidence, via Twitter. Il a pour lui la constance et contre, son isolement parfait chez les siens.

Cette nouvelle donne électorale provoque en outre de multiples effets secondaires. Elle réactive le débat entre les partisans d’une métropole fédérée, coopérative des intercommunalités, et ceux d’une métropole intégrant les communes dans une structure unique.

Les premiers avaient perdu à l’Assemblée et ils rappellent aujourd’hui que si on avait gardé le filtre des intercommunalités, le paysage politique serait moins net. Les fédéralistes voient leurs adversaires, et leur mentor Claude Bartolone, « pris à leur propre jeu ». « Ils avaient une conception un peu propriétaire de la métropole », dit l’un d’entre eux. Et brusquement, changement de propriétaire... Daniel Guiraud, le maire des Lilas qui faisait partie des « intégrateurs », se veut beau joueur: « On savait tous, quand on a lancé cette construction, qu’il n’y avait aucune garantie pour la gauche là-dessus.»

Reste enfin le gouvernement, que cette situation met dans une posture difficile. Est-il si urgent désormais de supprimer les intercommunalités en première couronne comme c’est prévu dans la loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles? Ne vaudrait-il pas mieux observer quels seront les rapports droite-gauche au sein de ces structures avant de les envoyer au cimetière des institutions? Et les départements? Faut-il encore se dépêcher de les faire disparaître, comme l’a annoncé le Premier ministre, en les offrant à la métropole dirigée par la droite? Nouvelle donne.

Lire l’article de « Libération »

 

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                                                       - Quand ça veut pas....

 

 

Lire aussi

Les flingues sont de sortie entre Anne Hidalgo et le président de l’Assemblée Nationale  

La Gauche conserve la capitale mais les socialistes perdent 20% des sièges au Conseil de Paris.

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:31

 

L’historique d’un scandale sanitaire connu depuis maintenant trois ans

 

A la Mairie de Paris, l’entre-deux tour n’est pas seulement compliqué sur le plan politique il l’est également, semble-t-il, sur le front social et sanitaire puisque les employés d’Eau de Paris entament leur deuxième semaine de grève, un mouvement suivi à 80%. Les salariés mènent ce mouvement pour défendre leur santé et les risques qu'ils encourent à être exposés à l'amiante lors que ceux-ci interviennent sur les canalisations d’eau potable installées dans les égouts parisiens (lire ici).

 

Bien que restant sourde à leurs revendications la municipalité semble surtout énervée par ce mouvement. Au point de faire entourer les manifestants qui viennent défiler sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville par des forces de police, lesquelles pour intervenir sont ….obligées de bloquer la rue de Rivoli provoquant un embouteillage monstre. Une situation des plus mergitur….

 

« Amiante, la Mairie savait » clame l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC. Elle sait même depuis au moins trois ans nous explique Claude Danglot, médecin et chargé de recherche au laboratoire du contrôle des eaux de le Ville de Paris entre 1973 et 2005. C'est aussi en tant qu'expert amiante qu'il est intervenu avec le cabinet Aliavox, chargé d’une étude sur le sujet, pour le compte du CHSCT des égouts de la capitale. Voici l’historique d’un scandale sanitaire connu depuis trois ans désormais par la Mairie de Paris. Parole d'expert.

 

 

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                                   - Je t'assure François, même Martine elle m'avait rien dit  !

 

 


 

De l’amiante dans les égouts de Paris ? L’historique D’une « découverte »


Par le docteur Claude Danglot.

 

D’après Monsieur Dely, ancien Directeur de la Direction de la Propreté et de l’Eau (DPE), de l’amiante a été découverte, en mai 2011, dans le glutinage protégeant de la corrosion les conduites d’eau potables installées dans les égouts de Paris. Le glutinage est un revêtement bitumineux en brai de houille contenant de l’amiante dans environ 60% des cas (mesuré). Cette technique a été utilisée entre les années 1949 et 1997, avant d’être abandonnée par la suite à cause des difficultés de mise en œuvre et de l’interdiction de l’utilisation de l’amiante (Décret n°96-1132  du 24 décembre 1996). D’après l’ASTM (American Society for Testing and Material) son utilisation limiterait la corrosion dans l’atmosphère très humide des égouts, et serait le meilleur moyen de protéger la fonte.

 

Le 19 septembre 2012, Le LEPI (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) a réalisé des analyses sur (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) une conduite de 500 mm recouverte de glutinage.

 

Le meulage du glutinage par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 201 rue d’Alésia a provoqué l’émission d’une quantité importante de fibres d’amiante (2200 f/L et 6000 f/L) très largement supérieure à la VLEP (100 f/L).

 

Les opérations de tronçonnage de la conduite glutinée, menées par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 225 rue d’Alésia, a provoqué l’émission d’une quantité équivalente de fibres d’amiante (2797 f/L et 2965 f/L), là encore très largement supérieure à la VLEP. Les prélèvements d’ambiance sur le trottoir au n°201 et au n° 225 de la rue d’Alésia n’ont pas montré de contamination significative par les fibres d’amiante libérées en égout (6 f/L).

 

 

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                                                                   Amiante: La Mairie de Paris savait .....

 

 

 

Le 15 octobre 2012, Madame Sylvie Catala du MIHS (Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité) adressait un rapport à Madame Véronique Bédague-Hamilius, Secrétaire Générale de la Ville de Paris, concernant : “Présence d'amiante et de brai de houille (produits cancérogènes) dans la protection anti corrosion recouvrant les canalisations d'eau” et détaillant le “Cadre réglementaire applicable en matière de prévention des risques d'exposition à l'amiante des travailleurs”.

 

Dans sa conclusion elle rappelait : “S'agissant du cas particulier d'Eau de Paris, il convient de souligner que certains travaux, comme le remplacement de canalisations, doivent faire l'objet d'un plan de retrait d'amiante Ces travaux de retrait doivent être réalises par des entreprises certifies.

   

S'agissant des travaux de percement des parois réalisés par les concessionnaires qui ont besoin de supports pour installer leurs réseaux, le premier des principes de prévention : éviter le risque, impose que la réflexion porte sur des tracés de réseau évitant les zones ou des projections d'enduit ont été réalisées. L'inspection commune devra permettre de déterminer ce tracé.

 

Le même jour, un additif au risque amiante était émis par la Section de l’assainissement de Paris (Messieurs Laeuffer et Desavisse) rappelait le contexte d’utilisation du glutinage et précisait : “Consigne de non intervention en égout sur tous matériaux suspects de type produit de revêtement noir.

 

En conséquence et jusqu’à nouvel ordre à titre conservatoire, il est interdit d’intervenir sur tous matériaux suspects de type produits noirs de revêtement de surface, tant sur les éléments d’équipements fixés dans les ouvrages (conduites, consoles des conduites, etc.…), que sur les zones des parements des maçonneries recouverts du même produit.

 

 

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                                          Amiante: La Mairie de Paris a pourtant été alertée par ses services

 

 

 

Le 18 octobre 2012, s’est tenue une réunion sous la présidence de Monsieur Dely invitant tous les membres du CHS du STEA faisant le point sur l’amiante détectée en égout. Cette réunion a débouché sur des instructions de précaution qui ont été données aux personnels le vendredi dernier 12 octobre 2012, à titre conservatoire et en lien étroit avec Eau de Paris et la MIHS de la DRH. Les agents de la SAP peuvent circuler en égout, peuvent travailler comme d’habitude sur les parois dépourvues de « glutinage », mais ne doivent pas intervenir sur les zones murales « glutinées » tant que des investigations complémentaires n’ont pas été effectuées. Eau de Paris, de son côté, doit donner des consignes comparables. Enfin, le STEA alerte les autres intervenants dans le réseau.

 

Le 23 octobre 2012, Monsieur Desavisse, chef de la SAP, a diffusé une note de service concernant des mesures de sécurité exceptionnelles liées à la présence d’amiante en égout et précisant notamment :

Le produit de glutinage est un revêtement de couleur noire, de type bitumineux qui a été utilisé de manière éparse dans Le réseau, entre les années 1949 et 1997 environ, pour protéger Les canalisations de La corrosion. Ce revêtement contient par endroit, de l'amiante dit “inerte”, c'est-à-dire qui ne disperse pas de fibres en l'absence d'interventions agressives…”

Outre l'interdiction d'intervenir sur ces revêtements noirs, il vous est demandé, par précaution, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les agents du service, les opérateurs et prestataires extérieurs n'interviennent pas dans les zones où il y a eu des travaux sur des canalisations Eau de Paris pendant une durée d'un mois. Cette mesure vise à prendre en compte l'éventuel maintien dans l'air d'une concentration de fibres pendant un certain temps, en l'absence de données fiables sur le temps d'abattement des fibres.

Les tronçons d'égouts de la liste jointe seront donc consignés pour une durée d'un mois à compter de la fin des travaux. Cette consignation inclura la zone de la liste jointe, ainsi que les tronçons d'égout donnant accès à cette zone en amont et en aval de la zone. Ces mesures restent applicables tant que les analyses complémentaires demandées par La SAP et Eau de Paris n'auront pas permis de quantifier plus précisément le risque.

 

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Les 11 et 12 décembre 2012, le LEPI, à la demande d’Eau de Paris, a effectué une étude dans les égouts de la rue d’Alésia, entre les numéros 191 et 225, pour quantifier la présence résiduelle de fibres d’amiante suite à des travaux sur des conduites d’eau enduites de peinture bitumineuse comportant de l’amiante chrysotile. Le résultat a montré l’absence de fibres d’amiante dans l’air de l’égout (< 0,91 f/L).

 

Le 19 novembre 2012 le Comité d’Hygiène et de Sécurité spécial du service de l’eau de la Direction de la Propreté et de l’Eau, se réunit sous la présidence de Madame Le Strat. En fin de séance, la Présidente acte la demande des organisations syndicales d'une expertise extérieure concernant le risque glutinage. Cette proposition soumise au vote est adoptée à l’unanimité. Le cabinet Aliavox, agréé par le ministère du travail, est proposé par les organisations syndicales pour effectuer cette expertise.

 

 

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                                                Le CHSCT se penche sur le problème de l'amiante

 

 

 

Le risque « glutinage »  Le glutinage est un mélange de brai-de houille (un cancérigène reconnu par l’INRS) et d’amiante (un autre cancérigène reconnu par l’INRS), c’est une véritable « association de malfaiteurs ».

   

A) Brai-de-Houille  C’est un résidu provenant de la distillation du pétrole ou de la houille, qui se présente sous forme d'un solide noir se ramollissant sous l'effet de la température entre 200°C et 400°C. Il est constitué principalement de carbone (80 % en poids) et d'hydrogène. Le brai peut présenter, suivant son origine, une structure aliphatique (chaine carbonée linéaires) et/ou une structure aromatique (chaines carbonées circulaires). Il est utilisé comme agent d'isolation, comme agent scellant. Dans le domaine des composites il est utilisé comme résine d’imprégnation ou comme précurseur des fibres de carbone.

 

Les pathologies induites par le brai de houille sont différentes selon la température à laquelle il est exposé : 

- Au dessus de 80-100°C, il émet des vapeurs (HAP pour Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) qui sont

toxiques par inhalation et au contact de la peau et des yeux,

- A température ambiante, il est essentiellement toxique par contact direct ou direct indirect (gants souillés avec la peau,

 

Le brai de houille entraîne des pathologies bénignes aigües et chroniques :

- Effets aigus avec irritation de la peau (sensations de brulure et démangeaisons) et des yeux (blépharite et conjonctivite souvent associées à une kératite)

- Effets chroniques avec dépigmentation de la peau par plages (rare) ou hyperpigmentation touchant les avant-bras, les poignets, les mains et le scrotum (fréquent), dermites folliculaires (comédons, acné, kystes sébacés), photophobie.

- Effets cancérigènes, à long terme, après 15 et 25 ans, il entraîne des pathologies malignes qui sont :

- “Verrues du brai” avec, à terme, une dégénérescence des lésions en carcinome épidermoïde.

- Cancers de la peau (cancer épidermoïde)

 

 

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B) Amiante  L'amiante est un minéral naturel. Elle se présente sous forme de filaments peu adhérents entre eux. Ces fibres sont extraites d'un minéral formé de silicates hydratés de magnésium et de calcium.  

Deux groupes minéralogiques d'amiante, les serpentines et les amphiboles, ont été exploités industriellement et commercialement:

-  Les serpentines ne comportent qu'une seule variété d'amiante, le chrysotile.

- Les amphiboles comportent quatre variétés d'amiante, l'anthophyllite, l'amosite, la crocidolite et la trémolite. Seules deux d'entre elles ont été très utilisées : l'amosite et la crocidolite.

 

L’amiante chrysotile présente de fibres qui peuvent atteindre un diamètre  de 0,02 à 0,03 µm alors les amphiboles ont des diamètres supérieurs : crocidolite 0,06 µm à 1,2 µm, amosite 0,15 µm à 1,5 µm et anthophyllites de 0,25 à 2,5 µm. Les rapports longueur sur diamètre des fibres peuvent atteindre l'ordre de 100 :1. Ces fibres, sous forme libres, sont très légères et sont emportées par le moindre courant d’air. Après libération dans l’atmosphère elles peuvent y demeurer en suspension plusieurs semaines.

 

Les pathologies de l'amiante peuvent être pleurales ou pulmonaires, bénignes ou malignes, mais elles ont en commun plusieurs caractéristiques : 

 - Un temps de latence important ; 

-  Une persistance du risque toute la vie durant ;

- Un risque d'apparition corrélé à la dose cumulée d'amiante inhalé (relation dose-effet) ;                                  

 

1. Les pathologies bénignes de l'amiante :

·  Les plaques pleurales de la plèvre pariétale,

·   La pleurésie asbestosique bénigne pour la plèvre pulmonaire, avec une fibrose de la plèvre, comme séquelle.

 

 

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2. Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) 

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau des petites bronches,

- II n'existe pas de signes cliniques, radiologiques ou histopathologiques permettant de rattacher avec certitude un CBP à une exposition professionnelle à l'amiante,

- La mortalité par CBP est plus élevée parmi les travailleurs exposés à l'amiante que parmi la population générale,

- Le risque de CBP croît de façon linéaire avec l'augmentation de l'exposition cumulée à l'amiante,

- En France le nombre de décès par CBP attribuables à l'amiante a été estimé à 1200 cas pour l'année 1996.  

 

3. Le mésothéliome

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau de la plèvre,

- Il s'agit d'une tumeur très rare dans les populations non exposées à l'amiante. Son incidence “spontanée” est évaluée à 1 ou 2 cas annuels par million d'habitants,

- Une exposition à l'amiante est retrouvée chez 60 à 80 % des patients atteints de mésothéliome,

- Le temps de latence de cette tumeur est très long, 35 à 40 ans en moyenne,

- Les fibres d'amphiboles, en particulier de crocidolite, sont beaucoup plus mésothéliogènes que les fibres de chrysotile.

- Les manifestations cliniques du mésothéliome les plus fréquentes sont les douleurs thoraciques, la dyspnée (essoufflement) et l'altération de l'état général,

- Un épanchement pleural est présent dans 80 à 90% des cas, révélé par la radiographie thoracique,

- Dans les formes évoluées, la tomodensitométrie montre un épaississement circonférentiel irrégulier, mamelonné, de la plèvre pariétale, associé à une rétraction de l’hémithorax,

- La thoracoscopie représente la technique diagnostique de choix et permet la biopsie,

 

 

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Le risque en égout. Deux situations forts différentes se rencontrent lors du travail :

 

1. Le travail direct (meulage, disquage, sciage, etc.) sur des conduites d’eau recouvertes de glutinage. Ces opérations libèrent beaucoup de fibres (jusqu’à 6000 fibres par litre d’air) bien au dessus de la VLE (Valeur Limite d’Exposition) qui est située à 100 fibres par litres en 2014 et qui sera abaissée à 10 fibres par litre en 2015. Ces fibres mettent des semaines voire des mois à se déposer et la simple circulation en égout après la fin des travaux est dangereuse.

 

2. La simple circulation en égout peut être dangereuse selon les secteurs visités. Lorsque le glutinage recouvrant les conduites (ou les parois de l’égout) est en bon état le risque est très faible et les fibres d’amiante lorsqu’elles sont présentes le sont à une concentration « réglementairement sans risque » (mais pas médicalement !!) inférieure à la VLE. Ce risque est bien connu et bien identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui ont procédé à l’évaluation de ce risque par des mesurages.

 

Lorsque le glutinage recouvrant les conduites est en mauvais état, à cause de la corrosion des conduites, la situation est différente. Au bout d’un grand nombre d’années de la rouille se forme entre la conduite en acier et son revêtement de glutinage. La rouille en « gonflant » décolle le glutinage qui tombe en plaque et en poussière au moindre choc de la tête (traces noires sur le casque) ou au frottements lorsque les agents passent le long d’une grosse conduite dans une galerie étroite. Localement les débris libérés contiennent de la poudre de rouille, des particules de brai-de-houille et des fibres d’amiante.

 

Ces situations en égout et correspondent à une libération locale de fibres d’amiantes vraisemblablement inhalées par les agents lors de leur circulation. Ce risque constaté sur le terrain n’est pas clairement identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui n’ont pas encore procédé à son évaluation.

 

 

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                                                     Amiante: La Mairie de Paris navigue à vue

 

 

 

3.   La prévention minimale.

Le risque amiante n’est pas le seul risque encouru par les personnels circulant en égout : la présence de

gaztoxiques (méthane, oxyde de carbone, hydrogène aux concentrations supérieures à 10 ppm) et d’une gaz

perturbateur endocrinien (hydrogène sulfuré aux concentrations inférieures à 1 ppm) peuvent avoir des

conséquences dramatiques sur la santé à court terme (intoxication aigüe) et à long terme (intoxication

chronique).

   

Une étude récente effectuée par l’INRS et le Service de Médecine Préventive de la Mairie de Paris à montré que les égoutiers avaient une espérance de vie réduite de 7 ans par rapport aux ouvriers de la Seine Saint-Denis (93)

 

Un simple masque ventilé (circulation  forcée d’air filtré à l’aide d’une mini-pompe portée à la taille) permettrait d’éliminer totalement le risque amiante et le risque hydrogène sulfuré. Son coût est faible (environ 300 euros par personne) et son intérêt majeur. D’après les égoutiers ayant testé cet équipement, ce matériel est très confortable à utiliser.  Selon les engagements de la Direction de la SAP, il sera en service à la SAP dès la fin 2014.

 

La direction d’Eau de Paris n’a pas encore accepté cette idée et dénie encore, qu’il soit dangereux de circuler dans les égouts « sans travailler ». Espérons que la longue grève des fontainiers d’Eau de Paris de la fin mars 2014, ouvrira les yeux des responsables d’Eau de Paris.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

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                                       -  Maintenant qu'on est éclairé, on a plus d'excuses !!

 

 

 

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:30

 

…Et propose un « placard à balai » au Front de Gauche

La gauche s’est réveillée un peu sonnée lundi matin dans la capitale, encore sous le choc des résultats de la veille. Car Nathalie Kosciusko-Morizet a créé une véritable surprise en se plaçant en tête du premier tour, avec 35,8% des suffrages exprimés, un point devant sa rivale socialiste, Anne Hidalgo. Pas de temps à perdre pour les deux partis majoritaires : l'heure est désormais aux tractations pour préparer le second tour.

Pour s’assurer une victoire dimanche prochain, Anne Hidalgo a besoin de ses alliés. Après avoir quitté son QG hier soir, elle s'est empressée de rejoindre les Verts pour proposer une alliance à leur chef de file Christophe Najdovski (voir  ici). Un accord accepté par le candidat du 12ème arrondissement, et qui garantirait au parti écolo 18 conseillers, contre 9 actuellement

Sollicité par le Parti socialiste et le PCF, le Parti de gauche a quant à lui préféré décliner l’invitation, dénonçant des conditions d’alliance « scandaleuses ». La chef de file des listes A Paris, place au peuple, Danielle Simonnet a même laissé éclater sa colère sur Twitter, en détaillant quelques éléments de négociation.

Selon elle, le PS et le PCF ont demandé de : 1) Soutenir intégralement et sans conditions le programme d'Anne Hidalgo ; 2) S'engager à voter tous les budgets de la mandature dont personne ne peut connaitre le contenu ; 3) Reconnaître que l'on s'est trompé sur la stratégie d'autonomie du Front de Gauche », s'est-elle emportée.  Et d’ironiser sur le lieu où se sont déroulées les négociations en postant une photo où l'on voit une salle étroite, comparée par Jean-Luc Mélenchon à « un placard à balai » (voir ici la photo publié sur tweeter).

Lire l’article de « Paris5/5 »

 

                         Hidalgo ne propose qu'un placard à balai pour rencontrer le Front de Gauche

 

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                                                 - Ben quoi, le reste de tapis rouge est resté sur mes épaules ...

 

 

 

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:22

 

Le Parisien : le 24 mars 2014

Des journalistes ont même été affectés par les gaz.

Les équipes de sécurité d'Anne Hidalgo ont utilisé dimanche soir du gaz poivré pour disperser des intermittents du spectacle venus manifester violemment devant le QG de la candidate PS, selon un journaliste de BFMTV qui a assisté à la scène.

« Une petite vingtaine d'intermittents, de précaires et de chômeurs sont venus manifester devant le QG d'Hidalgo en fin de soirée. Ils ont tenté de s'en prendre à son porte-parole Bruno Julliard, contraignant les équipes d'Anne Hidalgo à utiliser du gaz au poivre », a raconté le journaliste. « Les CRS sont arrivés ensuite alors que le calme était revenu. Ils n'ont arrêté personne à ma connaissance », a-t-il poursuivi.

Jean-Louis Missika, directeur de campagne d'Anne Hidalgo, a confirmé les faits. « L'agression venait des manifestants, a-t-il assuré. Ils avaient balancé deux grilles sur les vitres de notre QG avant que nos équipes de sécurité n'utilisent du gaz poivré.»

Selon le reporter de BFMTV, « quatre journalistes, deux de BFMTV et deux d'i-Télé », ont été affectés par les gaz. « Les équipes d'Anne Hidalgo nous ont soignés mais ça pique encore les yeux et la peau », a-t-il témoigné quelques minutes après les affrontements.

Peu avant, les forces de l'ordre avaient procédé à l'évacuation d'une centaine d'intermittents et de précaires installés depuis vendredi au Carreau du Temple, nouveau lieu pluridisciplinaire de la Ville de Paris, selon un membre de la coordination des intermittents et précaires.

Lire l’article du « Parisien »

 

                                             Anne Hidalgo, en difficulté, en appelle à Manuel Valls

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                                                                   - Hey Manu, tu descends ?

                                                                      - Mais pour quoi faire ?

 

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:00

 

« C’est vrai que ce produit cancérigène est présent dans plus de 100 km de canalisations » reconnaît la Mairie de Paris

 

Depuis quatre jours les personnels d’Eau de Paris sont en grève illimitée. Les salariés mènent ce mouvement pour défendre leur santé et les risques qu'ils encourent à être exposés à l'amiante.

 

Ce vendredi 21 mars, des employés d'Eau de Paris, la régie municipale chargée de la production et de la distribution de l'eau dans la capitale, manifestent place de l'Hôtel-de-Ville (IVe), à l'appel de la CGT,la CFDT et la CFTC, sous le slogan : « Amiante, la mairie savait ! »

 

Ces employés qui opèrent dans les égouts et les galeries souterraines seraient exposés à la fibre cancérigène contenue dans le revêtement des conduites. Selon Romaric Montbobier, délégué syndical CGT, la mairie a été prévenue il y a deux ans déjà. De son côté, la municipalité rappelle qu'une délégation a déjà été reçue par la direction des ressources humaines. 

 

Dans une déclaration faite au Parisien, Claude Danglot, médecin chercheur et chargé de recherche au laboratoire du contrôle des eaux de le Ville de Paris entre 1973 et 2005, est lui alarmiste : « l’espérance de vie d’un égoutier, mesurée par l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) est inférieure de sept ans à celle d’un ouvrier lambda et inférieure de quinze à celle d’un cadre »

 

De son côté le patron de Paris d’Eau de Paris, François Poupart, reconnait, toujours dans Le Parisien : « C’est vrai que ce produit cancérigène est présents dans plus de 1000 km de canalisations parisiennes. Dans les années 60, 70 et 80 une partie d’entre elles a été badigeonnée avec une peinture contenant de l’amiante pour empêcher la rouille »

 

Pour compenser ces mauvaises conditions de travail, les syndicats revendiquent une augmentation des primes et un départ à la retraite à 58 ans.  Sûr que cette affaire ne s’arrêtera pas après les élections. Un véritable défi pour la prochaine Maire de Paris.

 

Publié également sur "Miroir Social" 

 

 

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                                                                        - Amiante, la mairie savait !

 

 

 

 

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:38

 

Pourtant même un député UMP estime que le burn-out devrait être reconnu comme maladie professionnelle.


L’affaire a fait la une du Parisien. Les arrêts de travail pour cause de risque psycho-sociaux (RPS) font l’objet de conflits de plus en plus répétés entres employeurs et médecins. Plus de trois millions de salariés sont pourtant exposés « à un risque élevé de burn-out » alerte une récente étude du cabinet Technologia. N'empêche les pathologies psychiques liées au travail ne sont pas reconnues comme une maladie professionnelle. Un état dans lequel s’engouffrent les entreprises (publiques et privées d’ailleurs).


Il est vrai, que dans le cas contraire, la facture pourrait être salée, mais le patronat « préfère rejeter la faute sur les salariés » déclare Martine Keyser du syndicat CFE-CGC au Parisien. Pour preuve, un nombre croissant d’employeurs… attaque les médecins qui auraient eu l’audace d’établir un certificat médical faisant le lien entre l’état psychique d’un patient et ses conditions de travail. Ainsi une dizaine de médecins, un record, font aujourd’hui l’objet de plainte devant le conseil de l’ordre. Un phénomène pour le moins alarmant.


 

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Car syndicats et médecins du travail sont désormais unanimes : la reconnaissance des RPS en maladie professionnelle est une priorité. Un courrier a d’ailleurs été adressé en ce sens à la ministre de la santé, Marisol Touraine.  Un soutien à cette reconnaissance qui peut d’ailleurs venir  parfois là où on ne l’attend pas.

 

Ainsi Jen-Frédéric Poisson député UMP des Yvelines estime que le burn-out devrait être reconnu comme maladie professionnelle.  Le parlementaire, qui a il est vrai signé un rapport sur les risques psycho-sociaux en 2011 (lire ici), n’hésite pas à déclarer, toujours au Parisien : « certaines organisations sont devenues de véritables machines à broyer. En France cela se double d’un problème de formation. Les employeurs envoient au feu des jeunes cadres mal préparés qui se retrouvent en situation de faire de la casse humaine. Aujourd'hui, les salariés tirent la sonnette d'alarme ».


Et le députer UMP d’ajouter : « Il est impératif de mieux former salariés, syndicats et patrons. Je milite pour que le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle ». Un véritable défi pour le Gouvernement Hollande.

 

Publié également sur "Miroir Social"



 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:24

 

« Nous vous prions, Madame, de répondre, et s'il vous est possible, de sortir du silence sans manier la langue de bois » écrivent-ils dans une lettre incendiaire.

 

Les relations sociales se tendent à la Ville de Paris en cette période électorale. Après les agents des équipements sportifs et les personnels des bibliothèques, c’est au tour des professeurs des cours du soir pour adulte de dénoncer leur situation dans une lettre ouverte. Pour ces enseignants, malgré les promesses faites, les relations sociales à la Ville de Paris, sont assez mergitur comme nous le rappelions ici.

 

C’est pourquoi le collectif pour la contractualisation des professeurs de CMA vient d’adresser une lettre ouverture à Anne Hidalgo, favorite au fauteuil de maire de Paris, mais aussi première adjointe dans la municipalité sortante. La charge est lourde pour l’ancienne inspectrice du travail puisque celle-ci est interpellée « sur l'illégalité, en matière de droit du travail, des pratiques de la mairie de Paris » et lui demande de répondre « s'il vous est possible sans manier la langue de bois » pas moins. La voici dans son intégralité.

 

   

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                                                       - J'espère que tu vas répondre !

 

 

« Madame, Le collectif pour la contractualisation des professeurs des Cours Municipaux d'Adultes (CMA) vous interpelle aujourd'hui sur l'illégalité, en matière de droit du travail, des pratiques de la mairie de Paris, car la situation, dénoncée depuis longtemps tant par le personnel que par ses représentants syndicaux et parfaitement connue des responsables administratifs et politiques, devient d'autant plus insupportable qu'elle aurait dû changer par application de la loi n°2012-347 du 12 mars 2012.

 

Bertrand Delanoë ne manque pas de mettre en avant ses actions de déprécarisation. Il  oublie de mentionner que le nombre annuel des « précaires nouveaux » dépasse certainement le nombre des « déprécarisés ». La CGT, après un recensement, estime à plus de 15 000 le nombre de faux vacataires à la mairie de Paris.

 

Certes, avant l'arrivée de l'équipe socialiste, les communiqués auto-satisfaits sur le sujet n'existaient pas : rien n'était prévu pour les milliers de faux vacataires, ces employés qui assurent des missions permanentes mais que la ville embauche abusivement à la vacation – modalité d'emploi légale seulement lorsqu'elle concerne une mission ponctuelle, limitée dans le temps. Comme on nous l'avait déclaré à l'époque, à l'accueil du service des ressources humaines de l'Hôtel de Ville : « Les vacataires n'ont aucune perspective de carrière ». La rime intérieure n'adoucissait pas l'amertume, mais la phrase avait le mérite d'être claire.

 

 

                         Paris:  Avant Delaoë, les communiqués auto-satisfaits n'existaient pas

 

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                                                                  - Jean, mais pourquoi tu m'as rien dit !

 

 

Aujourd'hui, les choses ont changé : on déprécarise a minima (Danielle Simonnet, sur son blog, avance le chiffre de 6%) parallèlement à des embauches toujours massives de vacataires. Combien de faux vacataires ont été recrutés pour mettre en œuvre la réforme des rythmes scolaires ? Tout Parisien fréquentant les bibliothèques municipales peut lire ces affiches-offres d'emploi : « la Mairie recrute des vacataires ».

 

Il s'agit, par exemple, d'animateurs ou de surveillants de cantine. C'est bien connu, les enfants mangent un mois à la cantine, puis ne mangent plus ; la surveillance de la cantine est donc une mission temporaire. De qui se moquent les services municipaux des ressources humaines ? D'une grande partie de leurs employés, chargés d'assurer des services continus et pérennes, dont la ville par ailleurs se plaît à faire la publicité.

 

La Direction des Affaires Scolaires (Dasco) est une des directions parisiennes les plus friandes de faux vacataires. Et pourquoi diable cela changerait-il quand les élus en place, en dix ans, n'ont pas remis en cause cette pratique ? La distorsion est d'ailleurs incontestée, entre ce que la mairie définit comme emploi vacataire, sur son site officiel, et les emplois vacataires effectifs. L'illégalité est devenue criante, insupportable, avec l'entrée en vigueur de la  loi n° 2012-347 du 12 mars 2012, que la mairie de Paris se refuse à appliquer à certaines catégories d'employés, tout particulièrement à ceux qui ont un « petit temps ».

 

C'est le cas pour les professeurs des CMA. Cette institution dispense des cours du soir aux Parisiens depuis le XIXe siècle. C'est dire si la mission est provisoire... Selon les chiffres de la Dasco, sur les 850 professeurs qui forment annuellement 30 000 auditeurs, 500 ne sont pas titulaires de la fonction publique, et sont donc concernés par l'embauche contractuelle.

 

 

                                                 CMA: une institution qui dure depuis le XIXe siècle                              

 

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                                         -  Un provisoire qui dure, c'est pas pour mon ballon qu'on dirait ça !

 

 

Pourtant, en 2007, une trentaine de professeurs seulement ont été contractualisés, sans tenir compte de l'ancienneté. Quant aux 470 collègues restants, dont certains enseignent depuis 20 ou 30 ans, ils n'ont pu que constater les inégalités nouvelles : heures de réunion rémunérées pour les uns, pas pour les autres, heures supprimées pour maintenir en-deçà du seuil (arbitrairement fixé) pour une contractualisation... La médecine du travail ? Le droit individuel à la formation ? Les congés payés ? Pour les faux vacataires, cela n'existe pas.

 

L'indemnité chômage pour compenser l'absence de congés payés l'été ? Ceux qui ont eu l'occasion de demander leur indemnisation au fameux bureau des pensions de la rue Audubon savent la propension de ce service, qui est en passe de devenir à lui seul une légende urbaine, à égarer des dossiers confectionnés à l'aide de dizaines de documents, à notifier des refus immotivés, bref à dissuader quiconque de réitérer une demande.

 

Malgré cette absence de droit, les exigences vis-à-vis des professeurs, depuis 2007, se sont accrues. Le professeur précaire devra ainsi en fin de session se faire évaluer par ses auditeurs, à qui sont posées des questions aussi pertinentes que, par exemple : « Le professeur corrige-t-il les exercices qu'il donne ? » Non, bien sûr, le professeur fait les pieds au mur. Sans doute les lois de la récente « démarche qualité », qui ne nous épargne pas de petite humiliation. Telle est la situation des enseignants. On conviendra qu'ils ne sont guère valorisés.

 

Aux professeurs qui se rendent à leur travail, à 18h30, depuis 20 ans, pour former les Parisiens, et que vous laissez sans contrat de travail, quel message adresserez-vous, Madame? Les enseignants des CMA qui ont demandé par courrier, en 2012, puis une nouvelle fois en 2013, leur requalification en CDI par application de la loi, se sont vu opposer non pas un refus écrit, mais un silence complet. Cela s'appelle du mépris.

 

Mépriser des personnels au point de ne pas répondre à une demande de régularisation qui constitue un tel enjeu pour leur situation professionnelle et personnelle, est indigne de responsables administratifs ou politiques. Le collectif des professeurs, soutenu par le syndicat UNSA, vous a écrit le 19 avril 2012. La lettre reste en ligne sur leur blog. Elle n'a pas reçu de réponse. Ainsi en va-t-il de tous les courriers envoyés aux différents niveaux du millefeuille des ressources humaines. A chaque niveau trône, on peut l'imaginer, une corbeille broyeuse dédiée aux recommandés.

 

 

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                                              -  Z'avez pas vu ma broyeuse ? Mon bureau est tout encombré !

 

 

Nous avons cru que nos démarches aboutiraient : les Verts ont fait pour nous un vœu au Conseil de Paris (8,9,10 juillet 2013). Nous avons rencontré l'élue en charge de la Vie scolaire, madame Colombe Brossel, le 1er juillet 2013, qui nous a promis pour 2014 l'élaboration d'un règlement d'emploi, et pour la fin 2013, 50 contrats équivalents temps plein, devant concerner 200 professeurs.

 

Promesse non tenue : les ressources humaines n'ont pas daigné contractualiser les professeurs en 2013, inversant ce calendrier. Le règlement d'emploi est bien en cours d'élaboration, mais aucun contrat n'a été proposé. Les calendes grecques sont certainement la date envisagée.

 

Après tant de vaines démarches, nous faut-il vraiment attendre quoi que ce soit de votre équipe ou chaque professeur devra-t-il aller devant le tribunal réclamer l'application de la loi ?

 

Nous vous prions, Madame, de répondre, s'il vous est possible de sortir du silence sans manier la langue de bois. Vous engagez-vous, une fois élue, à contractualiser les professeurs des Cours Municipaux d'Adultes ? Et, plus généralement, que ferez-vous pour la contractualisation de la dizaine de milliers de faux vacataires de la ville de Paris ? »

 

Par le collectif pour la contractualisation des professeurs de CMA

 

Publié également sur " Miroir Social "

 

 

 

                         Anne hidalgo sortira-t-elle de son silence sans langue de bois ?

 

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                                                    - Oh, j'utiliserais juste ça !

 

 

 

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 13:53

 

Un collectif s’insurge contre cette attaque pour l’accès à la culture (et à la lecture) pour les enfants dans les bibliothèques


Par le collectif SavoirsCom1

   

La SACD veut faire payer les heures du conte en bibliothèque ! Protégeons cet usage collectif de la culture !   

Partout en France, les bibliothèques de lecture publique organisent des « heures du conte », au cours desquelles des ouvrages sont lus en groupe à des enfants. Ces animations sont très courantes dans les bibliothèques et elles participent à l’éveil du goût pour la lecture chez les plus jeunes. Jusqu’à présent, cette pratique est restée libre, bien que ces lectures publiques puissent être assimilées à des représentations en public d’oeuvres protégées. 

Mais comme on peut le lire sur le forum de l’Association des Bibliothécaires de France, plusieurs établissements ont récemment reçu des courriers de la part de la SACD, la société des gestion collective des auteurs dans le domaine du spectacle vivant. Cet organisme réclame visiblement que les bibliothèques déclarent la tenue de telles animations et la liste des livres utilisés, afin de les soumettre à une tarification. Ce faisant, cette société manifeste sa volonté de mettre fin à une tolérance admise depuis des décennies, ce qui fragilise la capacité des bibliothèques à jouer leur rôle de médiation culturelle. Rappelons également que les bibliothécaires promeuvent ainsi et depuis longtemps, une diversité et une richesse éditoriale pour la jeunesse dont la France s’enorgueillit.


Ce ne serait pas la première fois que de telles revendications seraient adressées à des bibliothèques par des représentants des titulaires de droits. En Belgique, à partir de 2012, la société de gestion collective SABAM s’est mise elle-aussi à appliquer des tarifs aux bibliothèques organisant des lectures publiques à destination des enfants, pouvant atteindre 1600 euros par an pour de petits établissements.

 

 

                                          Christophe Girard devra-t-il payer pour lire ?

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                                                            - Oumph, j'ai plus les moyens !

 


Au-delà du principe, c’est le procédé employé par la SACD qui s’avère choquant : ses agents surveillent les sites de bibliothèques pour repérer les annonces de tenue d’une heure du conte et envoyer des courriers aux bibliothèques, sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu sur ce sujet. Rappelons également que la SACD ne dispose d’aucun mandat général pour représenter l’intégralité des auteurs. Elle ne peut agir que pour les auteurs membres de la société et n’a aucun droit en dehors de ce périmètre.


Les bibliothèques se sont de tout temps constituées comme des lieux de développement des usages collectifs de la culture, qui font intrinsèquement partie de leur mission de service public. Elles aménagent à côté de la sphère marchande un espace d’usages non-marchands, indispensables pour que la découverte de la lecture puisse s’épanouir.


L’approche maximaliste de la revendication des droits d’auteur qui se déploie depuis des années remet en cause la capacité des bibliothèques à remplir leurs fonctions fondamentales. Les achats de livres effectués par les bibliothèques ainsi que le droit de prêt dont elles s’acquittent annuellement constituent pourtant des contributions importantes au secteur de l’édition jeunesse, en particulier pour les éditeurs indépendants. Les bibliothèques favorisent également la création en faisant intervenir des conteurs professionnels devant les enfants. Et grâce à leur inventivité, la formule de l’heure du conte a aussi été renouvelée ces dernières années, sous la forme de lectures numériques utilisant des tablettes ou des ordinateurs.


 

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                             - Gasp, la formule de l'heure du conte a encore été renouvelée !



Par son attitude, la SACD remet en cause l’équilibre entre le droit des auteurs et les droits du public dans l’usage de la culture. Même si les paiements restent modiques, les modalités que la SACD entend imposer, autorisation préalable des auteurs et déclarations à la société, auront fatalement pour effet de freiner la mise en place de lectures pour les enfants dans les bibliothèques. Est-ce ainsi que l’on favorisera le goût pour la lecture chez les nouvelles générations, alors qu’il s’agit d’un enjeu fondamental de politique culturelle ?


La SACD devrait comprendre que sa conception maximaliste et déséquilibrée des droits exclusifs ne fait que fragiliser un peu plus la légitimité du droit d’auteur. Ce jusqu’au-boutisme de l’usage conçu comme un « préjudice » ne peut qu’engendrer la réprobation. Les auteurs eux-mêmes sont-ils d’accord avec les revendications que l’on adresse en leur nom ?


SavoirsCom1 appelle les bibliothécaires, mais aussi les parents, les élus locaux, les auteurs, les enseignants, en particulier les professeurs documentalistes, les agences régionales du livre et tous ceux qui accordent de l’importance à la diffusion de la culture à se mobiliser pour protéger les usages collectifs que constituent les heures du conte en bibliothèques.


Lire l’appel de « SavoirsCom1 »

 

 

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                                                  -  A 1 600 euros ça devient l'heure du compte !

 

 

 

 

 

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