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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:15

 

La nouvelle mandature ne s’annoncera toutefois pas de tout repos sur le plan culturel et social

Certains savait qu’il allait prendre du galon comme premier adjoint au maire de Paris, mais Bruno Julliard cumulera.... car également reconduit dans ses fonctions d’adjoint chargé de la Culture selon des sources proches de l'Hôtel de Ville. Une nomination qui sera officialisée demain au Conseil de Paris au moment du vote qui intronisera la nouvelle équipe municipale.

La nouvelle mandature ne s’annoncera pas de tout repos. Au menu : la fermeture, ou non, de certaines bibliothèques dans la capitale. On sait désormais que l’avenir de quelques établissements ne tient qu’à un fil comme ceux de Louvre (Ier) ou Château d’Eau (Xe). Ces deux bibliothèques situées dans leur mairie d’arrondissement pourraient être amenées à fermer leur porte après les ouvertures des médiathèques Canopée au Forum des Halles (Ier) et Françoise Sagan (Xe) située, elle, dans les locaux de l’ancienne prison du carré Saint Lazare.

Mais d’autres pourraient se retrouver fragilisées. La Bibliothèques Fessard (XIXe) craint pour l’avenir du seul pôle sourd du Nord-Est parisien et de nombreux espaces discothèques sont amenés à disparaître selon les plans de l’administration parisienne. Après les  bibliothèques Plaisance (XVe) ou Glacière (XIIIe), c’est au tour de la bibliothèque Europe (VIIIe) de voir son fonds disparaître. Prochaine victime, la section discothèque de la bibliothèque Italie (XIIIe) ? En tout cas le nouvel adjoint ne pourra pas échapper à la question de la gratuité de l’emprunt de la musique réclamée par les professionnels du secteur.

 

                    Bruno-Julliard

                                                            - Ouch, ça ne s'annonce pas de tout repos !

 

Autre dossier brûlant : l’ouverture de nombreuses bibliothèques le dimanche. C’était certes une promesse d’Anne Hidalgo, mais cela pourrait cacher une bombe à retardement sur le plan budgétaire. Car depuis plusieurs semaines, un conflit agite les équipements sportifs de la capitale avec la revendication d’une revalorisation de leur prime du dimanche. Une intersyndicale (CGT, FO, Supap et Solidaire) dénonce le faible taux de prime. Les agents travaillants dans les stades ou les piscines de la capitale ne touchent que 44 euros quand leurs collègues bibliothécaire en touchent 100.

Plus inquiétant pour la Mairie de Paris, deux syndicats, La CFDT et l’UNSA, qui ne sont pas partie prenante dans la grève des agents des établissements sportifs, réclament une prime dominicale « de 180 euros pour tout les agents municipaux travaillant le dimanche quelque soit son statut » (lire ici). Une revendication qui concernerait donc aussi…. Les bibliothécaires. « Ouvrir les bibliothèques le dimanche ça va coûter bonbon » prophétisait le syndicat CGT des affaires culturelles sur son blog. Il ne croyait pas si bien dire.

Enfin dernier chantier et pas des moindres, celui des effectifs accordés au domaine de la culture. Si les syndicats dénoncent les nombreux postes vacants dans les bibliothèques, la situation n’est guère plus enviable dans les ateliers beaux-arts et les conservatoires municipaux parisiens. Ces derniers souffrent également du manque d’effectifs, une situation qui s’est aggravée avec la mise en place des nouveaux rythmes scolaires qui a désorganisé une bonne partie des établissements.

Car pour les personnels on est à l’os semble-t-il. « Le redéploiement des effectifs a atteinds ses limites » a d’ailleurs reconnu publiquement Bruno Julliard à Livre Hebdo lors de la manifestation des personnels de la culture juste avant les élections municipales (lire ici). Il a désormais tout pouvoir pour se faire entendre.

 

 

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                                                                 -  Bruno, tu seras le premier adjoint

                                                        -  Mais je pourrais quand même cumuler la culture ?

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:48

 

L’Express : Le 4 avril 2014

 

Manuel Valls a nommée Véronique Bédague-Hamilius à la tête de son cabinet. Cette femme discrète a administré la Mairie de Paris mais son autoritarisme a laissé des traces... 

 

As de la communication, roi des coups d'éclat, Manuel Valls a choisi une femme pour diriger son cabinet à Matignon, une première pour ce poste. Véronique Bédague-Hamilius, 50 ans, énarque, est la caution économique de l'ancien ministre de l'Intérieur.

 

Non pas que Manuel Valls n'a pas ses idées sur la question (pour la TVA sociale, contre les 35 heures, pour la réduction des déficits publics...) mais ce n'est certainement pas son domaine de prédilection. De plus, le nouveau Premier ministre commence ses fonctions avec une minorité d'opinions favorables (43%) sur sa capacité à relancer l'économie, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié jeudi. 


 

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                                              - Grrr, ça y est, je commence à baisser..


                     

C'est pourquoi il a décidé de s'entourer. Véronique Bédague-Hamilius est une habituée des administrations. Issue de la promotion Jean Monnet de l'ENA (en 1990, comme Martin Hirsh ou François Pérol, deux anciens de l'équipe Sarkozy), elle est déjà passée par Bercy entre 2000 et 2002 comme conseillère de Laurent Fabius. Par la suite, elle rejoint la Mairie de Paris où, de l'avis de beaucoup, elle a été « la femme clé de l'administration de la capitale ».

 

Présentée par Le Monde comme « discrète mais réputée pour son autorité », Véronique Bédague-Hamilius venait tout juste d'être chargée en Conseil des ministres (14 mars dernier) de la fusion entre deux agences d'Etat à forte connotation internationale, l'AFFI (chargée des investissements internationaux) et Ubifrance, bras armé du développement international des entreprises, piloté par Christophe Lecourtier depuis 2008. Avant cette dernière étape, c'est donc à Paris sous Bertrand Delanoë, qu'elle a fait ses armes. D'abord en tant que Directrice des Finances (2002-2008), pour le premier mandat du Maire de Paris. Puis au Secrétariat Général, où elle a eu en charge pas moins de 50 000 fonctionnaires. 

 

Dans son e-mail d'adieu (« Merci pour le chemin parcouru ensemble ») envoyé le 12 mars dernier, que L'Express a pu consulter, Véronique Bédague-Hamilius exprimait son « émotion » au moment de quitter ses fonctions. « Plus performante, l'administration parisienne est désormais davantage tournée vers l'usager et plus ancrée dans le territoire parisien », écrivait-elle.



                             L'ancienne SG de la Ville de Paris a pourtant laissé de bon souvenirs à certains

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                                            - Oui, car moi j'aime les femmes autoritaires !


 

La Secrétaire générale (SG) souligne par ailleurs « la grande importance accordée à la communication interne ». D'un point de vue plus organisationnel, Véronique Bédague-Hamilius revendique avoir "développé des instruments destinés à améliorer la qualité du management dans tous les secteurs de la Ville". Ce que confirme une source syndicale à L'Express. « Dans tous les services il y avait beaucoup de tableaux à remplir. On passait parfois plus de temps au reporting qu'à travailler », ironise cette source qui n'hésite pas à parler de "quelqu'un de très autoritaire, qui menait les choses à la baguette ». On l'aura compris, la vision optimiste de la secrétaire générale sortante n'est pas toujours partagée pas certains de ses anciens collaborateurs.

 

Ainsi, sur la page Internet du syndicat Unsa des attachés des administrations parisiennes, les méthodes de travail de Véronique Bédague-Hamilius y sont vivement critiquées. « Elle avait la réputation de considérer que toute personne née avant 1964 n'était plus bonne à grand-chose au niveau des postes de responsabilités (...) La Secrétaire Générale sortante s'est toujours entourée de personnes avec qui elle avait des rapports d'amitié ou pour lesquelles elle ressentait des atomes crochus (...) À cette vision des choses assimilable à une forme de monarchie absolue (« On ne dit pas "Non" à la Secrétaire Générale! » s'est vu encore dernièrement répondre un collègue attaché) s'est ajouté une brutalité affirmée dans la façon de traiter un certain nombre de Directeurs et Directrices de la Ville », rapportent les auteurs, qui visiblement, ne garderont pas la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls dans leur cœur. 

 

Lire l’article de « L’Express »


 

                                      Les syndicats ont taillé un costard à la nouvelle DirCab de Matignon

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                                                   - Faites bien attention à vous ...

 

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 08:24

 

Médiapart : Le 4 avril 2014

 

Le premier ministre a choisi son cabinet. Pour la première fois, il est dirigé par une femme, Véronique Bédague-Hamilius, proche de Bertrand Delanoë

 

Mardi, dans la cour de Matignon, les caméras étaient toutes braquées sur Jean-Marc Ayrault laissant les clefs à Manuel Valls. Au même moment, en toute discrétion, une autre passation de pouvoir avait lieu au premier étage de l’hôtel particulier : celle entre le directeur de cabinet du partant, Christophe Chantepy, et sa remplaçante, Véronique Bédague-Hamilius. Et dans le sillage de Manuel Valls, plusieurs de ses proches venus de la place Beauvau prenaient déjà possession des lieux.

 

Leur profil traduit logiquement la feuille de route fixée par François Hollande à son premier ministre : mieux communiquer et mettre en œuvre le « pacte de responsabilité ». Vendredi, lors du premier conseil des ministres du gouvernement remanié, le président de la République a confirmé ses priorités. « Aller encore plus vite, il s’agit moins de légiférer que de répondre rapidement aux attentes des Français. De faire plus simple pour changer plus concrètement la vie de nos concitoyens. Plus simple et différemment », a expliqué Hollande à ses 16 ministres de plein exercice.

 

Quant à Valls, il a esquissé sa méthode de travail, avec davantage de discussions politiques au sein du gouvernement, et vanté les mérites d’une communication mieux huilée. « Les membres du gouvernement devront également veiller à la bonne intégration des contraintes de la communication dans la démarche de réforme », a-t-il dit, selon le compte-rendu officiel du conseil des ministres.


 

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                                           Valls veut une communication mieux huilée


 

À Matignon, il s’appuiera d’abord sur sa directrice de cabinet, première femme nommée à ce poste à Matignon, Véronique Bédague-Hamilius. Elle n’est ni une “vallsiste” ni une proche du nouveau premier ministre. À 50 ans, elle est considérée comme une proche de Laurent Fabius, dont elle a été la conseillère à Bercy sous Lionel Jospin de 2000 à 2002, et qui venait de la nommer pour diriger la nouvelle agence du commerce extérieur français. Et, surtout, de Bertrand Delanoë, avec qui elle a travaillé 13 ans à la mairie de Paris. De 2002 à 2009, elle est directrice des finances, puis secrétaire générale (de 2009 à 2014) d’un mastodonte fort de 50 000 agents et d’un budget de 7 milliards d’euros.

 

C’est là qu’elle a noué une « forte relation », selon un témoin de l’époque, avec Nicolas Revel, directeur de cabinet de Delanoë à l’époque, devenu en 2012 secrétaire général adjoint de l’Élysée. Une proximité qui a joué un rôle important de la nomination de Véronique Bédague-Hamilius. Son profil très économique – en début de carrière, elle a été détachée de Bercy comme économiste au FMI – a également pesé puisqu’elle devra coordonner et impulser la mise en œuvre du « pacte de responsabilité » de François Hollande et du vaste plan d’économies de 50 milliards d’euros, dans un domaine qui n’a jamais été la spécialité de Manuel Valls.

 

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                                      - Alors  comme ça Manu, tu vas te coltiner Bédague ?


 

« Techno mais politique », selon un ancien collaborateur à Paris, elle est réputée partager la ligne « très social-démocrate » de l’Élysée. « Elle est dans la cohérence parfaite. Elle pense qu’il faut réduire la dépense publique, elle n’est pas passée par le privé mais elle a une sensibilité très forte vis-à-vis des entreprises et une vision internationale », dit un autre ex de l’équipe Delanoë. Un de ceux qui l’ont côtoyée auprès de Fabius juge aussi qu’elle est « une femme de gauche, même si elle vient du Budget et qu’elle compte ses sous », avec une « fibre sociale et de lutte contre les discriminations » mais que « ce n’est pas une idéologue avec une vision structurée de transformation de la société ». 

 

Ceux que Mediapart a interrogés décrivent tous une « femme bien » qui se tient « loin des

intrigues », « bosseuse », parfois rétive à déléguer, et « qui ne tergiverse pas ». Les syndicats de la mairie de Paris sont bien plus critiques, dénonçant sa mise en œuvre de la RGPP (c’est la CGT) ou une « vision technocratique du monde » (c’est l’Unsa).


 

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                                                                               - J'comprends pas .....


 

L’arrivée de Valls à Matignon, c’est aussi le grand retour d’Yves Colmou. Homme de l’ombre et de réseaux, expert de la carte électorale et ancien super-DRH du PS, il retrouve la rue de Varenne pour la troisième fois après avoir officié comme conseiller de Valls place Beauvau ! En quelques décennies, Yves Colmou a su se rendre incontournable, sorte de fil rouge entre la rocardie, la jospinie, et aujourd’hui Manuel Valls. « On n’est pas très nombreux, au PS, à connaître aussi bien le fonctionnement des cabinets, à avoir participé aux quatre législatures de la gauche », soufflait l’an dernier l’intéressé, ami revendiqué de Daniel Vaillant.

 

Les deux hommes se connaissent depuis trente ans. Pendant quinze ans, Yves Colmou a suivi Michel Rocard comme son ombre, d’abord aux ministères du plan et de l’agriculture au début des années 1980, puis à Matignon (1988-1991) comme chef de cabinet, puis à la tête du PS (1993-1994) comme directeur de cabinet. Valls, lui aussi, a été de l’aventure Rocard et, comme Colmou, il va ensuite choisir Lionel Jospin après la lourde défaite de leur mentor aux européennes de 1994.

 

Les deux hommes ont été conseillers de Jospin à Matignon à l’époque de la gauche plurielle. Et pendant la campagne présidentielle de 2002, Colmou gère la communication du premier ministre, Valls celle du candidat. Ils se sont retrouvés pendant la campagne de François Hollande en 2012. Entretemps, Colmou a travaillé comme chasseur de têtes au service des collectivités locales de gauche, pour un cabinet de recrutement privé baptisé Progress. Son métier : fournir des cadres dirigeants aux communes, départements, intercommunalités... Un marché ultra-juteux, de plus en plus vaste au fur et à mesure des victoires remportées par la gauche aux élections locales, et parfois contesté. L’an dernier, une chambre régionale des comptes, celle d’Alsace, avait tiqué sur certains contrats entre Progress et la Ville de Strasbourg dirigée par l’ex-rocardien Roland Ries.


 

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                                                             - Un chasseur de tête, c'est parfait pour moi


 

Au fil des ans, Yves Colmou s’est imposé comme l’un des meilleurs « DRH » du parti socialiste, au point d’avoir joué un rôle en mai 2012, lorsque les ministres de François Hollande ont dû constituer leurs cabinets. Discrètement, il a placé ses ouailles – « Sans doute pas plus de dix personnes au total ! » s’efforçait-il de relativiser quand Mediapart l’interrogeait l’an dernier. Colmou est également devenu l’un des meilleurs connaisseurs de la carte électorale, et c’est lui qui a préparé le dernier redécoupage des cantons. De quoi faire hurler la droite qui l’avait déjà attaqué en janvier 2013 sur sa nomination comme préfet « hors cadre ».

À Matignon, Manuel Valls sera entouré d’un autre ancien du cabinet de Lionel Jospin entre 1997 et 2002 : Gilles Gateau va être nommé conseiller social, poste qu’il occupait déjà sous la gauche plurielle. Depuis mai 2012, il était directeur de cabinet de Michel Sapin, ministre du travail.

 

Le premier ministre emmène également rue de Varenne sa garde rapprochée, à ses côtés depuis ses années en Essonne et à Évry, Sébastien Gros (chef de cabinet) et Harold Hauzy (chargé de la communication). Sa conseillère parlementaire Magali Alexandre est, quant à elle, coauteure d’un ouvrage avec Jean-Jacques Urvoas, « un pote de Manuel » selon son expression.

 

Lire l'article de Médiapart

 

 

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                                                - Maintenant je suis bien entouré !

 

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:11

 

Il est vrai que la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls avait dirigé d'une main de fer l'administration de l'hôtel de Ville de Paris

C'est la nouvelle directrice de cabinet de Manuel Valls, le nouveau Premier Ministre. Mais avant d'intégrer Matignon, Véronique Bédague-Hamilius a été la femme clé de l'administration de la capitale durant des années. Secrétaire générale de la Ville et du département de Paris depuis 2008 - une administration de 50.000 fonctionnaires -, elle occupait entre 2002 et 2008, le poste de directrice des finances… Elle a donc suivi les deux mandats du maire PS sortant Bertrand Delanoë.

Véronique Bédague-Hamilius avait ensuite quitté la Ville de Paris il y a quelques semaines, remplacée par Philippe Chotard, pour fusionner Ubifrance et l'Agence française pour les investissements internationaux. Un départ salué alors comme il se doit par les syndicats parisiens qui, visiblement, ne la regretterons pas.

Il faut dire que certains n’y sont pas allés de main morte, notamment le syndicat UNSA des attachés d’administrations qui dénonce « une vision technocratique du monde ». Pour ce syndicat, « la SG de la Mairie de Paris est surtout renommée pour avoir introduit dans l’ensemble de l’administration parisienne les indicateurs, tableaux de bord et autres mesures de reporting à haute dose. ». Valls n’a qu’à bien se tenir.

 

                                     La nouvelle DirCab de Matignon sous l'oeil de l'ancien maire de Paris

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                                     - Hmm, avec une telle main de fer, même les micros doivent se soumettre

 

Autre reproche fait à Bédague Hamilius son jeunisme à tout va, car selon le syndicat « elle avait la réputation de considérer que toute personne née avant 1964 n’était plus bonne à grand-chose au niveau des postes de responsabilités » Une démarche qui, il est vrai, collait à merveille avec la politique municipale parisienne qui dessine de même le profil du « nouveau parisien » (lire ici). 

Mais c’est surtout « une conception féodale du pouvoir » que dénonce ce syndicat représentant un certain nombre de cadres des administrations parisiennes. Une pratique qui consisterait à « rejeter un certain nombre de collaborateurs et collaboratrices qui pourraient être utilement retenus d’un strict point de vue de la compétence » mais plus encore à   « constituer une garde rapprochée qui se transforme rapidement en un cercle de courtisans. » Bigre !

 

                                    La nouvelle DirCab de Matignon habillée pour le printemps

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                                                                   - Merci pour ce cadeau de départ ! 

 

Mais le syndicat n’en reste pas là car il rajoute : « À cette vision des choses assimilables à une forme de monarchie absolue (« On ne dit pas “Non” à la Secrétaire Générale ! » s’est vu encore dernièrement répondre un collègue attaché) s’est ajoutée une brutalité affirmée dans la façon de traiter plusieurs Directeurs et Directrices de la Ville. » voilà la nouvelle DirCab de Matignon habillée pour le printemps (lire ici).

En tout cas, la charge de l’UNSA n’a pas vraiment plus à la Mairie de Paris. L’article a provoqué de tels remous que l’administration, comme souvent en pareil cas, s’est empressée d’aller engueuler quelques représentants du syndicat.

De son côté le syndicat CGT n’avait pas aussi hésité à épingler Mme Bédague Hamilius en profitant de sa remise de la légion d’honneur par un Lionel Jospin sorti de sa retraite politique.

 

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                           - Avec cette épingle tu vas maintenant pouvoir accrocher Matignon !

 

« Nous ne savons pas vraiment en quel honneur cette décoration prestigieuse a été accordée car cette distinction récompense normalement « une conduite civile irréprochable et méritante, ou des faits de guerre exceptionnels… ». Pas vraiment  le cas de notre Secrétaire Générale dont le seul exploit, en plus d’être grassement payé (un des plus hauts salaires municipaux), est d’être gratifié, chaque année, de la célèbre prime départementale  à ………quarante mille euros ! » raille le syndicat

La CGT rajoute toutefois que « pour les grands projets, il y bien eu « la création de valeurs municipales », un épisode où la haute administration parisienne s’est surpassée dans la flagornerie (lire ici), sinon, la seule grande réforme qu’aura mené à bien la secrétaire générale est l’application « avec ténacité » de la….RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) cette pratique aveugle de réduction des effectifs. ».Un programme qui ne devrait pas déparer à Matignon.

Publié également sur Miroir Social

 

                 Delanoe-toujours-pret-a-tester-le-recipisse-officiellement

                                                    - Fini de rigoler maintenant ...

 

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 08:34

 

La mandature risque d’être agitée entre Anne Hidalgo, les communistes et les écologistes !

 

Contrairement aux apparences la claque infligée au Gouvernement et à la Gauche a eu aussi des conséquences à Paris. Bien que les socialistes résistent à la vague bleue en conservant la capitale, la victoire d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris ne doit pas masquer une baisse certaine.

 

Ainsi par rapport à la précédente mandature, la gauche a perdu une mairie d’arrondissement, celle du IXe. Autre enseignement à l’issue de ce scrutin : le fort recul en nombre de siège d’élus socialistes au Conseil de Paris.

 

Si la Gauche reste largement majoritaire à Paris, les socialistes eux perdent pas moins de quinze sièges en passant de 77 à 62 élus, soit une baisse, quand même, de 20%. Un recul qui s’explique d’abord par la baisse du nombre de voix sur l’ensemble des arrondissements (dont la perte du IXe) mais aussi par les très bons accords négociés par les communistes et les écologistes qui leurs permettent désormais de pouvoir compter sur 29 conseillers de Paris.

 

Si l’on rajoute l’élection de Danielle Simonet, élue en autonome dans le XXe pour le Front de Gauche, c’est près d’un tiers de la majorité municipale qui pourrait donner des sueurs froides à la nouvelle Maire de Paris qui n’est plus majoritaire à elle seule. Une majorité qui pourrait tanguer sur un certain nombre de dossiers.


 

                     Danielle Simonet (Front de Gauche), Anne Hidalgo, Christophe Najdovski (EELV)

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                                                   - Ouch, je suis prise en tenaille

 

 

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de la première mandature de Bertrand Delanoë en 2001 quand le groupe écologiste était charnière au Conseil de Paris sans qui aucune délibération ne pouvait être votée. Bis repetita ? Pour Anne Hidalgo que certains décrivent comme parfois cassante et autoritaire il faudra faire œuvre d’une diplomatie des plus fluctuat.

 

Autre mauvaise nouvelle pour les socialistes parisiens, la perte du Grand Paris après les résultats dans les communes de la petite couronne qui ont basculé à droite. La nouvelle agglomération pourrait être présidée par quelqu’un de plutôt inattendu du côté de l’UMP.

 

Car si l’on en croit Libération, « aucun des pontes de la droite, ni Patrick Devedjian, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pécresse ne sont élus municipaux, condition nécessaire pour siéger au conseil du Grand Paris. » Reste alors... Nathalie Kosciusko-Morizet qui pourrait ainsi être la chef de l’opposition parisienne comme présidente du Grand Paris » Du pur mergitur pour Anne Hidalgo.

 

 

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                                                                                  - A moi Paris !

                                                                           - A moi le Grand Paris.....

 

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 10:52

 

Les personnels demandent une meilleure rémunération pour travailler le dimanche.

 

Dimanche, jour du deuxième tour des élections municipales, les piscines parisiennes mais aussi bains-douches, stades et gymnases de la capitale seront de nouveau en grève. Certains bureaux de votes pourraient même êtres perturbés puisque plusieurs d’entre eux sont installés dans des gymnases.

 

Ce conflit, qui dure désormais depuis près de deux mois, est centré sur la revalorisation de la prime dominicale des agents des équipements sportifs municipaux. Ces personnels de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris qui travaillent en roulement, et sont appelés à travailler obligatoirement le dimanche, ne s’estiment pas rémunérés à la hauteur de cette contrainte.

 

« Dans d’autres directions, certains agents perçoivent une prime de 100 euros » déclare ainsi l’intersyndicale (CGT, FO, Supap et Solidaires) en faisant référence à une prime arrachée par les bibliothécaires parisiens en 2010 après un conflit de plusieurs semaines. Une différence de traitement avec les personnels de la direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) « qui ne perçoivent qu’une prime de 44,79 euros par dimanche travaillé » pointent les syndicats qui demandent à ce qu’ils soient, au moins, alignés sur leurs collègues de la culture.

 

Une chose est sûre, pour la nouvelle municipalité issue des urnes, ce sera, sur le front social, le premier chantier à traiter, le mouvement ne montrant pour le moment pas de signes d’essoufflements. Il pourrait même faire tache d'huile car les candidats à la Mairie de Paris se sont empressés (imprudemment?) d’inscrire dans leurs programmes l’ouverture….. de nouvelles bibliothèques le dimanche. Un nouveau conflit en perspective où la question de la prime dominicale sera indéniablement posée avec pour enjeu, une somme de plusieurs millions d'euros à sortir chaque année. A moins de remettre en cause la prime accordée aux bibliothécaires ?

 

Publié également sur Miroir Social


 

               

                                                      Travail dominical : Paris va devoir payer

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                    - Bon Anne, je te laisse ce chèque en blanc tu risques d'en avoir besoin ...

               - T'inquiètes Bertrand, je vais ramener la prime des bibliothèques à 44,79 euros

 

 

 

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Les établissements sportifs parisiens touchés par un mouvement de grève !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:53

 

Libération : Le 27 mars 2014

Au vu des résultats du premier tour, l'opposition pourrait bien obtenir la majorité des sièges au sein du futur conseil métropolitain. Une surprise qui prend tout le monde de court.

C’est le scénario qui affole la gauche et prend de court la droite: même si Paris reste à gauche après le deuxième tour des municipales, la métropole du Grand Paris, qui verra le jour au 1er janvier 2016, sera probablement à droite. La présidence de la structure deviendrait ainsi, selon le mot d’un spécialiste « le plus beau poste d’opposition en France ». Ce que personne n’avait prévu.

Les 337 membres du futur conseil métropolitain étant issus des conseils municipaux, le premier tour des élections dans les 124 communes de la métropole a d’ores et déjà dessiné l’esquisse générale, peinte en noir pour la gauche. Il faudrait qu’elle ne perde aucune des villes difficiles à garder, type Bobigny, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Villepinte, Saint-Ouen ou Livry-Gargan pour espérer un petit 51% des conseillers. Hypothèse peu vraisemblable. Daniel Guiraud, maire PS des Lilas (réélu) et président de Paris Métropole pense que «c’est la déroute» et que « dimanche va amplifier ce résultat ».  

 

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                                          - Tu sais Bertrand, quand ça veut pas....       

              

Vent d'affolement Le système de désignation des conseillers offre, dans chaque ville, une forte prime majoritaire au camp qui emporte la municipalité. Paris, cas à part, enverra à la métropole 90 conseillers reflètant le rapport gauche-droite au sein du Conseil de Paris. Mais dans les autres communes, le nombre de conseillers, lié à la population, sera au maximum de cinq dont minimum quatre pour la majorité et un pour l’opposition. Avec quelques villes qui basculent, c’est vite plié.

Dans la gauche francilienne, «souffle un vent d’affolement», reconnaît un élu. L’arithmétique étant sans espoirs, tous les regards se tournent vers les communes limitrophes de la métropole. Elles ont jusqu’à septembre pour décider si elles y adhèrent ou pas. Argenteuil par exemple, où le socialiste Philippe Doucet pourrait conserver la mairie, apporterait cinq sièges à la gauche si l’envie lui prenait de rejoindre la métropole. Ce genre de montage rendrait la victoire envisageable quoique peu honorable.

Mais ce retournement de situation est problématique aussi pour la droite. Ce coup-là, elle ne l’a absolument pas vu venir. Contrairement au prudent Claude Bartolone qui a pris la précaution de se faire élire au conseil municipal du Pré-Saint-Gervais, aucun des pontes de la droite n’a rien prévu. Ni Patrick Devedjian, ni Roger Karoutchi, ni Valérie Pécresse ne sont élus municipaux. Reste... Nathalie Kosciusko-Morizet. La chef de l’opposition parisienne présidente du Grand Paris? Pittoresque.


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                                                                  - Grrrr...


Effets secondaires S’estimant « légitime sur le sujet », Philippe Dallier, sénateur-maire UMP des Pavillons-sous-Bois, militant d’une métropole très intégrée, a posé ce matin sa candidature à la présidence, via Twitter. Il a pour lui la constance et contre, son isolement parfait chez les siens.

Cette nouvelle donne électorale provoque en outre de multiples effets secondaires. Elle réactive le débat entre les partisans d’une métropole fédérée, coopérative des intercommunalités, et ceux d’une métropole intégrant les communes dans une structure unique.

Les premiers avaient perdu à l’Assemblée et ils rappellent aujourd’hui que si on avait gardé le filtre des intercommunalités, le paysage politique serait moins net. Les fédéralistes voient leurs adversaires, et leur mentor Claude Bartolone, « pris à leur propre jeu ». « Ils avaient une conception un peu propriétaire de la métropole », dit l’un d’entre eux. Et brusquement, changement de propriétaire... Daniel Guiraud, le maire des Lilas qui faisait partie des « intégrateurs », se veut beau joueur: « On savait tous, quand on a lancé cette construction, qu’il n’y avait aucune garantie pour la gauche là-dessus.»

Reste enfin le gouvernement, que cette situation met dans une posture difficile. Est-il si urgent désormais de supprimer les intercommunalités en première couronne comme c’est prévu dans la loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles? Ne vaudrait-il pas mieux observer quels seront les rapports droite-gauche au sein de ces structures avant de les envoyer au cimetière des institutions? Et les départements? Faut-il encore se dépêcher de les faire disparaître, comme l’a annoncé le Premier ministre, en les offrant à la métropole dirigée par la droite? Nouvelle donne.

Lire l’article de « Libération »

 

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                                                       - Quand ça veut pas....

 

 

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La Gauche conserve la capitale mais les socialistes perdent 20% des sièges au Conseil de Paris.

 

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 13:31

 

L’historique d’un scandale sanitaire connu depuis maintenant trois ans

 

A la Mairie de Paris, l’entre-deux tour n’est pas seulement compliqué sur le plan politique il l’est également, semble-t-il, sur le front social et sanitaire puisque les employés d’Eau de Paris entament leur deuxième semaine de grève, un mouvement suivi à 80%. Les salariés mènent ce mouvement pour défendre leur santé et les risques qu'ils encourent à être exposés à l'amiante lors que ceux-ci interviennent sur les canalisations d’eau potable installées dans les égouts parisiens (lire ici).

 

Bien que restant sourde à leurs revendications la municipalité semble surtout énervée par ce mouvement. Au point de faire entourer les manifestants qui viennent défiler sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville par des forces de police, lesquelles pour intervenir sont ….obligées de bloquer la rue de Rivoli provoquant un embouteillage monstre. Une situation des plus mergitur….

 

« Amiante, la Mairie savait » clame l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC. Elle sait même depuis au moins trois ans nous explique Claude Danglot, médecin et chargé de recherche au laboratoire du contrôle des eaux de le Ville de Paris entre 1973 et 2005. C'est aussi en tant qu'expert amiante qu'il est intervenu avec le cabinet Aliavox, chargé d’une étude sur le sujet, pour le compte du CHSCT des égouts de la capitale. Voici l’historique d’un scandale sanitaire connu depuis trois ans désormais par la Mairie de Paris. Parole d'expert.

 

 

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                                   - Je t'assure François, même Martine elle m'avait rien dit  !

 

 


 

De l’amiante dans les égouts de Paris ? L’historique D’une « découverte »


Par le docteur Claude Danglot.

 

D’après Monsieur Dely, ancien Directeur de la Direction de la Propreté et de l’Eau (DPE), de l’amiante a été découverte, en mai 2011, dans le glutinage protégeant de la corrosion les conduites d’eau potables installées dans les égouts de Paris. Le glutinage est un revêtement bitumineux en brai de houille contenant de l’amiante dans environ 60% des cas (mesuré). Cette technique a été utilisée entre les années 1949 et 1997, avant d’être abandonnée par la suite à cause des difficultés de mise en œuvre et de l’interdiction de l’utilisation de l’amiante (Décret n°96-1132  du 24 décembre 1996). D’après l’ASTM (American Society for Testing and Material) son utilisation limiterait la corrosion dans l’atmosphère très humide des égouts, et serait le meilleur moyen de protéger la fonte.

 

Le 19 septembre 2012, Le LEPI (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) a réalisé des analyses sur (Laboratoire d’Étude des Particules Inhalées) une conduite de 500 mm recouverte de glutinage.

 

Le meulage du glutinage par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 201 rue d’Alésia a provoqué l’émission d’une quantité importante de fibres d’amiante (2200 f/L et 6000 f/L) très largement supérieure à la VLEP (100 f/L).

 

Les opérations de tronçonnage de la conduite glutinée, menées par deux opérateurs en deux endroits différents, au droit du 225 rue d’Alésia, a provoqué l’émission d’une quantité équivalente de fibres d’amiante (2797 f/L et 2965 f/L), là encore très largement supérieure à la VLEP. Les prélèvements d’ambiance sur le trottoir au n°201 et au n° 225 de la rue d’Alésia n’ont pas montré de contamination significative par les fibres d’amiante libérées en égout (6 f/L).

 

 

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                                                                   Amiante: La Mairie de Paris savait .....

 

 

 

Le 15 octobre 2012, Madame Sylvie Catala du MIHS (Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité) adressait un rapport à Madame Véronique Bédague-Hamilius, Secrétaire Générale de la Ville de Paris, concernant : “Présence d'amiante et de brai de houille (produits cancérogènes) dans la protection anti corrosion recouvrant les canalisations d'eau” et détaillant le “Cadre réglementaire applicable en matière de prévention des risques d'exposition à l'amiante des travailleurs”.

 

Dans sa conclusion elle rappelait : “S'agissant du cas particulier d'Eau de Paris, il convient de souligner que certains travaux, comme le remplacement de canalisations, doivent faire l'objet d'un plan de retrait d'amiante Ces travaux de retrait doivent être réalises par des entreprises certifies.

   

S'agissant des travaux de percement des parois réalisés par les concessionnaires qui ont besoin de supports pour installer leurs réseaux, le premier des principes de prévention : éviter le risque, impose que la réflexion porte sur des tracés de réseau évitant les zones ou des projections d'enduit ont été réalisées. L'inspection commune devra permettre de déterminer ce tracé.

 

Le même jour, un additif au risque amiante était émis par la Section de l’assainissement de Paris (Messieurs Laeuffer et Desavisse) rappelait le contexte d’utilisation du glutinage et précisait : “Consigne de non intervention en égout sur tous matériaux suspects de type produit de revêtement noir.

 

En conséquence et jusqu’à nouvel ordre à titre conservatoire, il est interdit d’intervenir sur tous matériaux suspects de type produits noirs de revêtement de surface, tant sur les éléments d’équipements fixés dans les ouvrages (conduites, consoles des conduites, etc.…), que sur les zones des parements des maçonneries recouverts du même produit.

 

 

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                                          Amiante: La Mairie de Paris a pourtant été alertée par ses services

 

 

 

Le 18 octobre 2012, s’est tenue une réunion sous la présidence de Monsieur Dely invitant tous les membres du CHS du STEA faisant le point sur l’amiante détectée en égout. Cette réunion a débouché sur des instructions de précaution qui ont été données aux personnels le vendredi dernier 12 octobre 2012, à titre conservatoire et en lien étroit avec Eau de Paris et la MIHS de la DRH. Les agents de la SAP peuvent circuler en égout, peuvent travailler comme d’habitude sur les parois dépourvues de « glutinage », mais ne doivent pas intervenir sur les zones murales « glutinées » tant que des investigations complémentaires n’ont pas été effectuées. Eau de Paris, de son côté, doit donner des consignes comparables. Enfin, le STEA alerte les autres intervenants dans le réseau.

 

Le 23 octobre 2012, Monsieur Desavisse, chef de la SAP, a diffusé une note de service concernant des mesures de sécurité exceptionnelles liées à la présence d’amiante en égout et précisant notamment :

Le produit de glutinage est un revêtement de couleur noire, de type bitumineux qui a été utilisé de manière éparse dans Le réseau, entre les années 1949 et 1997 environ, pour protéger Les canalisations de La corrosion. Ce revêtement contient par endroit, de l'amiante dit “inerte”, c'est-à-dire qui ne disperse pas de fibres en l'absence d'interventions agressives…”

Outre l'interdiction d'intervenir sur ces revêtements noirs, il vous est demandé, par précaution, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les agents du service, les opérateurs et prestataires extérieurs n'interviennent pas dans les zones où il y a eu des travaux sur des canalisations Eau de Paris pendant une durée d'un mois. Cette mesure vise à prendre en compte l'éventuel maintien dans l'air d'une concentration de fibres pendant un certain temps, en l'absence de données fiables sur le temps d'abattement des fibres.

Les tronçons d'égouts de la liste jointe seront donc consignés pour une durée d'un mois à compter de la fin des travaux. Cette consignation inclura la zone de la liste jointe, ainsi que les tronçons d'égout donnant accès à cette zone en amont et en aval de la zone. Ces mesures restent applicables tant que les analyses complémentaires demandées par La SAP et Eau de Paris n'auront pas permis de quantifier plus précisément le risque.

 

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Les 11 et 12 décembre 2012, le LEPI, à la demande d’Eau de Paris, a effectué une étude dans les égouts de la rue d’Alésia, entre les numéros 191 et 225, pour quantifier la présence résiduelle de fibres d’amiante suite à des travaux sur des conduites d’eau enduites de peinture bitumineuse comportant de l’amiante chrysotile. Le résultat a montré l’absence de fibres d’amiante dans l’air de l’égout (< 0,91 f/L).

 

Le 19 novembre 2012 le Comité d’Hygiène et de Sécurité spécial du service de l’eau de la Direction de la Propreté et de l’Eau, se réunit sous la présidence de Madame Le Strat. En fin de séance, la Présidente acte la demande des organisations syndicales d'une expertise extérieure concernant le risque glutinage. Cette proposition soumise au vote est adoptée à l’unanimité. Le cabinet Aliavox, agréé par le ministère du travail, est proposé par les organisations syndicales pour effectuer cette expertise.

 

 

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                                                Le CHSCT se penche sur le problème de l'amiante

 

 

 

Le risque « glutinage »  Le glutinage est un mélange de brai-de houille (un cancérigène reconnu par l’INRS) et d’amiante (un autre cancérigène reconnu par l’INRS), c’est une véritable « association de malfaiteurs ».

   

A) Brai-de-Houille  C’est un résidu provenant de la distillation du pétrole ou de la houille, qui se présente sous forme d'un solide noir se ramollissant sous l'effet de la température entre 200°C et 400°C. Il est constitué principalement de carbone (80 % en poids) et d'hydrogène. Le brai peut présenter, suivant son origine, une structure aliphatique (chaine carbonée linéaires) et/ou une structure aromatique (chaines carbonées circulaires). Il est utilisé comme agent d'isolation, comme agent scellant. Dans le domaine des composites il est utilisé comme résine d’imprégnation ou comme précurseur des fibres de carbone.

 

Les pathologies induites par le brai de houille sont différentes selon la température à laquelle il est exposé : 

- Au dessus de 80-100°C, il émet des vapeurs (HAP pour Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) qui sont

toxiques par inhalation et au contact de la peau et des yeux,

- A température ambiante, il est essentiellement toxique par contact direct ou direct indirect (gants souillés avec la peau,

 

Le brai de houille entraîne des pathologies bénignes aigües et chroniques :

- Effets aigus avec irritation de la peau (sensations de brulure et démangeaisons) et des yeux (blépharite et conjonctivite souvent associées à une kératite)

- Effets chroniques avec dépigmentation de la peau par plages (rare) ou hyperpigmentation touchant les avant-bras, les poignets, les mains et le scrotum (fréquent), dermites folliculaires (comédons, acné, kystes sébacés), photophobie.

- Effets cancérigènes, à long terme, après 15 et 25 ans, il entraîne des pathologies malignes qui sont :

- “Verrues du brai” avec, à terme, une dégénérescence des lésions en carcinome épidermoïde.

- Cancers de la peau (cancer épidermoïde)

 

 

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B) Amiante  L'amiante est un minéral naturel. Elle se présente sous forme de filaments peu adhérents entre eux. Ces fibres sont extraites d'un minéral formé de silicates hydratés de magnésium et de calcium.  

Deux groupes minéralogiques d'amiante, les serpentines et les amphiboles, ont été exploités industriellement et commercialement:

-  Les serpentines ne comportent qu'une seule variété d'amiante, le chrysotile.

- Les amphiboles comportent quatre variétés d'amiante, l'anthophyllite, l'amosite, la crocidolite et la trémolite. Seules deux d'entre elles ont été très utilisées : l'amosite et la crocidolite.

 

L’amiante chrysotile présente de fibres qui peuvent atteindre un diamètre  de 0,02 à 0,03 µm alors les amphiboles ont des diamètres supérieurs : crocidolite 0,06 µm à 1,2 µm, amosite 0,15 µm à 1,5 µm et anthophyllites de 0,25 à 2,5 µm. Les rapports longueur sur diamètre des fibres peuvent atteindre l'ordre de 100 :1. Ces fibres, sous forme libres, sont très légères et sont emportées par le moindre courant d’air. Après libération dans l’atmosphère elles peuvent y demeurer en suspension plusieurs semaines.

 

Les pathologies de l'amiante peuvent être pleurales ou pulmonaires, bénignes ou malignes, mais elles ont en commun plusieurs caractéristiques : 

 - Un temps de latence important ; 

-  Une persistance du risque toute la vie durant ;

- Un risque d'apparition corrélé à la dose cumulée d'amiante inhalé (relation dose-effet) ;                                  

 

1. Les pathologies bénignes de l'amiante :

·  Les plaques pleurales de la plèvre pariétale,

·   La pleurésie asbestosique bénigne pour la plèvre pulmonaire, avec une fibrose de la plèvre, comme séquelle.

 

 

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2. Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) 

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau des petites bronches,

- II n'existe pas de signes cliniques, radiologiques ou histopathologiques permettant de rattacher avec certitude un CBP à une exposition professionnelle à l'amiante,

- La mortalité par CBP est plus élevée parmi les travailleurs exposés à l'amiante que parmi la population générale,

- Le risque de CBP croît de façon linéaire avec l'augmentation de l'exposition cumulée à l'amiante,

- En France le nombre de décès par CBP attribuables à l'amiante a été estimé à 1200 cas pour l'année 1996.  

 

3. Le mésothéliome

- C’est une tumeur maligne qui se développe au niveau de la plèvre,

- Il s'agit d'une tumeur très rare dans les populations non exposées à l'amiante. Son incidence “spontanée” est évaluée à 1 ou 2 cas annuels par million d'habitants,

- Une exposition à l'amiante est retrouvée chez 60 à 80 % des patients atteints de mésothéliome,

- Le temps de latence de cette tumeur est très long, 35 à 40 ans en moyenne,

- Les fibres d'amphiboles, en particulier de crocidolite, sont beaucoup plus mésothéliogènes que les fibres de chrysotile.

- Les manifestations cliniques du mésothéliome les plus fréquentes sont les douleurs thoraciques, la dyspnée (essoufflement) et l'altération de l'état général,

- Un épanchement pleural est présent dans 80 à 90% des cas, révélé par la radiographie thoracique,

- Dans les formes évoluées, la tomodensitométrie montre un épaississement circonférentiel irrégulier, mamelonné, de la plèvre pariétale, associé à une rétraction de l’hémithorax,

- La thoracoscopie représente la technique diagnostique de choix et permet la biopsie,

 

 

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Le risque en égout. Deux situations forts différentes se rencontrent lors du travail :

 

1. Le travail direct (meulage, disquage, sciage, etc.) sur des conduites d’eau recouvertes de glutinage. Ces opérations libèrent beaucoup de fibres (jusqu’à 6000 fibres par litre d’air) bien au dessus de la VLE (Valeur Limite d’Exposition) qui est située à 100 fibres par litres en 2014 et qui sera abaissée à 10 fibres par litre en 2015. Ces fibres mettent des semaines voire des mois à se déposer et la simple circulation en égout après la fin des travaux est dangereuse.

 

2. La simple circulation en égout peut être dangereuse selon les secteurs visités. Lorsque le glutinage recouvrant les conduites (ou les parois de l’égout) est en bon état le risque est très faible et les fibres d’amiante lorsqu’elles sont présentes le sont à une concentration « réglementairement sans risque » (mais pas médicalement !!) inférieure à la VLE. Ce risque est bien connu et bien identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui ont procédé à l’évaluation de ce risque par des mesurages.

 

Lorsque le glutinage recouvrant les conduites est en mauvais état, à cause de la corrosion des conduites, la situation est différente. Au bout d’un grand nombre d’années de la rouille se forme entre la conduite en acier et son revêtement de glutinage. La rouille en « gonflant » décolle le glutinage qui tombe en plaque et en poussière au moindre choc de la tête (traces noires sur le casque) ou au frottements lorsque les agents passent le long d’une grosse conduite dans une galerie étroite. Localement les débris libérés contiennent de la poudre de rouille, des particules de brai-de-houille et des fibres d’amiante.

 

Ces situations en égout et correspondent à une libération locale de fibres d’amiantes vraisemblablement inhalées par les agents lors de leur circulation. Ce risque constaté sur le terrain n’est pas clairement identifié par les directions de la SAP et d’Eau de Paris qui n’ont pas encore procédé à son évaluation.

 

 

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                                                     Amiante: La Mairie de Paris navigue à vue

 

 

 

3.   La prévention minimale.

Le risque amiante n’est pas le seul risque encouru par les personnels circulant en égout : la présence de

gaztoxiques (méthane, oxyde de carbone, hydrogène aux concentrations supérieures à 10 ppm) et d’une gaz

perturbateur endocrinien (hydrogène sulfuré aux concentrations inférieures à 1 ppm) peuvent avoir des

conséquences dramatiques sur la santé à court terme (intoxication aigüe) et à long terme (intoxication

chronique).

   

Une étude récente effectuée par l’INRS et le Service de Médecine Préventive de la Mairie de Paris à montré que les égoutiers avaient une espérance de vie réduite de 7 ans par rapport aux ouvriers de la Seine Saint-Denis (93)

 

Un simple masque ventilé (circulation  forcée d’air filtré à l’aide d’une mini-pompe portée à la taille) permettrait d’éliminer totalement le risque amiante et le risque hydrogène sulfuré. Son coût est faible (environ 300 euros par personne) et son intérêt majeur. D’après les égoutiers ayant testé cet équipement, ce matériel est très confortable à utiliser.  Selon les engagements de la Direction de la SAP, il sera en service à la SAP dès la fin 2014.

 

La direction d’Eau de Paris n’a pas encore accepté cette idée et dénie encore, qu’il soit dangereux de circuler dans les égouts « sans travailler ». Espérons que la longue grève des fontainiers d’Eau de Paris de la fin mars 2014, ouvrira les yeux des responsables d’Eau de Paris.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

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                                       -  Maintenant qu'on est éclairé, on a plus d'excuses !!

 

 

 

 

 

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Risque Psycho-Sociaux : Les entreprises attaquent les médecins qui font le lien avec les conditions de travail.

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:30

 

…Et propose un « placard à balai » au Front de Gauche

La gauche s’est réveillée un peu sonnée lundi matin dans la capitale, encore sous le choc des résultats de la veille. Car Nathalie Kosciusko-Morizet a créé une véritable surprise en se plaçant en tête du premier tour, avec 35,8% des suffrages exprimés, un point devant sa rivale socialiste, Anne Hidalgo. Pas de temps à perdre pour les deux partis majoritaires : l'heure est désormais aux tractations pour préparer le second tour.

Pour s’assurer une victoire dimanche prochain, Anne Hidalgo a besoin de ses alliés. Après avoir quitté son QG hier soir, elle s'est empressée de rejoindre les Verts pour proposer une alliance à leur chef de file Christophe Najdovski (voir  ici). Un accord accepté par le candidat du 12ème arrondissement, et qui garantirait au parti écolo 18 conseillers, contre 9 actuellement

Sollicité par le Parti socialiste et le PCF, le Parti de gauche a quant à lui préféré décliner l’invitation, dénonçant des conditions d’alliance « scandaleuses ». La chef de file des listes A Paris, place au peuple, Danielle Simonnet a même laissé éclater sa colère sur Twitter, en détaillant quelques éléments de négociation.

Selon elle, le PS et le PCF ont demandé de : 1) Soutenir intégralement et sans conditions le programme d'Anne Hidalgo ; 2) S'engager à voter tous les budgets de la mandature dont personne ne peut connaitre le contenu ; 3) Reconnaître que l'on s'est trompé sur la stratégie d'autonomie du Front de Gauche », s'est-elle emportée.  Et d’ironiser sur le lieu où se sont déroulées les négociations en postant une photo où l'on voit une salle étroite, comparée par Jean-Luc Mélenchon à « un placard à balai » (voir ici la photo publié sur tweeter).

Lire l’article de « Paris5/5 »

 

                         Hidalgo ne propose qu'un placard à balai pour rencontrer le Front de Gauche

 

                 970106-1147850

                                                 - Ben quoi, le reste de tapis rouge est resté sur mes épaules ...

 

 

 

 

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 12:22

 

Le Parisien : le 24 mars 2014

Des journalistes ont même été affectés par les gaz.

Les équipes de sécurité d'Anne Hidalgo ont utilisé dimanche soir du gaz poivré pour disperser des intermittents du spectacle venus manifester violemment devant le QG de la candidate PS, selon un journaliste de BFMTV qui a assisté à la scène.

« Une petite vingtaine d'intermittents, de précaires et de chômeurs sont venus manifester devant le QG d'Hidalgo en fin de soirée. Ils ont tenté de s'en prendre à son porte-parole Bruno Julliard, contraignant les équipes d'Anne Hidalgo à utiliser du gaz au poivre », a raconté le journaliste. « Les CRS sont arrivés ensuite alors que le calme était revenu. Ils n'ont arrêté personne à ma connaissance », a-t-il poursuivi.

Jean-Louis Missika, directeur de campagne d'Anne Hidalgo, a confirmé les faits. « L'agression venait des manifestants, a-t-il assuré. Ils avaient balancé deux grilles sur les vitres de notre QG avant que nos équipes de sécurité n'utilisent du gaz poivré.»

Selon le reporter de BFMTV, « quatre journalistes, deux de BFMTV et deux d'i-Télé », ont été affectés par les gaz. « Les équipes d'Anne Hidalgo nous ont soignés mais ça pique encore les yeux et la peau », a-t-il témoigné quelques minutes après les affrontements.

Peu avant, les forces de l'ordre avaient procédé à l'évacuation d'une centaine d'intermittents et de précaires installés depuis vendredi au Carreau du Temple, nouveau lieu pluridisciplinaire de la Ville de Paris, selon un membre de la coordination des intermittents et précaires.

Lire l’article du « Parisien »

 

                                             Anne Hidalgo, en difficulté, en appelle à Manuel Valls

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                                                                   - Hey Manu, tu descends ?

                                                                      - Mais pour quoi faire ?

 

 

 

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Des professeurs de la Ville de Paris interpellent Anne Hidalgo « en matière de droit du travail » !

 

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