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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:20

 

Elle était déjà fermée dimanche dernier avec plus de 80% de grévistes

A l'appel des syndicats, le personnel de la bibliothèque Champs Libres à Rennes sera en grève ce dimanche 2 février. La bibliothèque devrait être fermée comme dimanche dernier.

La mobilisation risque d’être importante car le 26 janvier c’est plus de 80% des bibliothécaires qui se sont mis en grève pour réclamer une revalorisation salariale auprès de Rennes Métropole, leur employeur.

« Nous avons comparé notre situation aux autres villes de France et nous sommes parmi les moins bien payés, alors que nous travaillons le dimanche. Nous ne demandons pas grand-chose, juste une revalorisation de 50 € de notre prime », explique Philippe Chavroche, secrétaire général CGT au journal « 20 Minutes ».

Le personnel a été reçu par Rennes Métropole ce jeudi. « On nous a dit que notre demande était légitime mais qu'il fallait attendre les municipales. Ce que l'on veut, ce sont des garanties », poursuit le délégué. Certes, Rennes Métropole dit comprendre leur revendication, mais estime que, compte tenu des lourdes charges qui pèsent sur l'agglo, le moment n'est pas opportun.

La bibliothèque pourrait être fermée chaque dimanche « à moins que l’employeur soit décidé à répondre favorablement et complètement aux attentes du personnel d’ici-là » précise la CGT sur son site.

Un personnel qui n’est pas prêt de baisser les bras vue l’ampleur de la mobilisation, certains ont même déjà entamé une procédure au tribunal administratif pour réclamer la NBI accueil qu’on leur refuse.

En tout cas, si la Ville de Rennes veut  « jouer sur l’usure, cela pourrait durer longtemps... » conclut d’ailleurs le syndicat. D’autant que les grévistes sont soutenus par de nombreux usagers.

Publié également sur " Miroir Social

 

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                                          Rennes:  La bibliothèque Champs Libres sera fermée dimanche

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:33

 

Le Parisien : Le 30 janvier 2014

 

Une enquête sur les incivilités dans les bibliothèques parisiennes va être lancée par Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la culture

 

Une tentative de strangulation sur un bibliothécaire et ses deux collègues molestés ... Aujourd'hui, la bibliothèque municipale Louise-Michel, rue des Haies (XXe), est restée fermée.

 

Hier, elle l'était déjà. Un message laconique indique sur son site Internet : « Fermeture exceptionnelle, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. » Mardi, à la mi-journée, les trois bibliothécaires, deux hommes et une femme, se sont fait agresser. « Un monsieur un peu fou », détaille un riverain présent au moment des faits.

 

A l'origine de ce « pétage' de plombs », un vol de téléphone portable à l'intérieur de l'établissement public. L'usager a exigé d'utiliser la vidéoprotection du bâtiment afin d'identifier lui-même le voleur. Les employés ont refusé. Il a alors tenté d'étrangler le fonctionnaire. Deux autres employés sont venus à la rescousse. Une bibliothécaire a reçu un coup de tête et l'autre agent a été molesté.

 

Les policiers ont dû intervenir. L'agresseur, interpellé, a été placé en garde à vue. Il s'y trouvait encore hier soir.


 

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Hier, la mairie de Paris a donné son feu vert pour une fermeture de deux jours de cet équipement et ses services se sont rendus sur place.

 

« Malheureusement, déplore Bertrand Pieri, de la CGT des bibliothèques parisiennes, les problèmes d'usagers violents sont assez fréquents. » Le syndicaliste a précisé que, dans la foulée, une lettre demandant une enquête du CHSCT (NDLR: Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a été adressée à Bruno Julliard, adjoint au maire en charge de la Culture. Hier soir, ce dernier, qui dénonce « une croissance des faits d'incivilité même si les agressions restent heureusement rares », a confirmé l'enquête du CHSCT.

 

L'adjoint de Bertrand Delanoë n'entend pas en rester là. « Nous allons lancer une enquête générale sur toutes les bibliothèques afin de faire l'état des lieux, avec des visites, questionnaires et auditions des syndicats. »

 

Lire l’article du « Parisien »



 

                                            Bruno Julliard accepte la demande de la CGT d'un enquête du CHS

 

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                                  - La violence dans les bibliothèques ne passera pas par moi

 


 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:20

 

Une violence qui a surgi là où ne l’attendait pas

 

Les faits doivent être suffisamment graves pour arriver à cette extrémité. La bibliothèque Louise Michel implantée dans le quartier Réunion dans le XXème arrondissement de Paris a dû fermer en urgence après une agression envers le personnel.

 

La nouvelle est tombée ce mercredi vers 13 heures : « La bibliothèque Louise Michel sera fermée aujourd’hui et demain toute la journée suite à l’agression de trois collègues par un usager. » a-t-il été annoncé par la direction de la bibliothèque de ce quartier du nord-est parisien.

 

En tout cas la fermeture d’une bibliothèque suite à une agression est une première à Paris, au moins depuis quelques années.

 

Outre la violence, d’autres bibliothèques ferment parfois leurs portes pour des raisons indépendantes de leur volonté. Dernièrement c’était la médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) qui dû fermer pour cause de chauffage défaillant.

 

 

                                                             Paris: Violence dans une bibliothèque

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                               - Manuel, je compte sur toi pour m'envoyer des troupes !

                         

 

 

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:56

 

Les bibliothèques c’est aussi un territoire, des représentations et une dimension économique


L’association Bibliothèques sans frontières a lancé une campagne de pétition et de communication rassemblant déjà des signatures prestigieuses d'écrivains et d'intellectuels pour « ouvrir plus les bibliothèques », notamment le dimanche ou le soir. Idée généreuse et à laquelle on pourrait souscrire les yeux fermés si elle n'était pas portée de telle manière (on vous laisse lire le texte de la pétition qui frôle l'agressivité et le discours anti-fonctionnaire) et surtout si elle n'était pas aussi démagogique en cette période pré-électorale. Quelques arguments essentiels dans ce débat :


-  L'augmentation des horaires peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse : non remplacement d'un fonctionnaire sur deux comme l'oblige la RGPP

-  Même en réorganisant les services et en ouvrant là où c'est possible, plus largement, impossible de ne pas avoir recours à des mécanismes de compensation financière (le dimanche notamment) : avec quel argent ?

-  On pourra dire : embauchons des vacataires, des étudiants, des chômeurs avec des contrats précaires. Même question : avec quel argent ? Mais surtout : avec quelles compétences, pour quel service ? L'ouverture des bibliothèques plus largement ne doit pas se faire sur le mode dégradé que nous subissons d'ailleurs suffisamment en semaine !

-  Ouvrons plus : le dimanche en particulier focalise l'attention des pétitionnaires beaucoup plus que le lundi ou la nuit. Pour l'avoir vécu, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, je ne vous dis pas le dimanche... Va-t-on demander à nos DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi le dimanche ?

 

 

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                                                                 - Bon, la panne attendra lundi

 


Ouvrons plus : mais pour quoi faire ?  A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande affiche plutôt le manque de places de travail et concerne en 1er lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques dont les missions sont plus nombreuses (loisirs, culture, apprentissage)

-  Par exemple à la Médiathèque Yourcenar (Paris XVe), l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes CSP qui fréquentent l'établissement. En semaine nous avons les enfants voire la maman le mercredi, et le dimanche, tous ensemble à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire, il faut prendre la question sous trois angles :


Le territoire : il est facile de comparer les très grosses bibliothèques centrales d'Amsterdam et d'Europe avec la multitude de médiathèques parisiennes. La France a choisi un maillage de bibliothèques très précis, au plus proche des populations. Cette tendance est en train de disparaître (elle a des défauts, bien évidemment) au profit de gros établissements. En supprimant le lien de proximité on "perd" les publics qui ont le plus de mal à se déplacer, à savoir les plus démunis, en favorisant les habitants des centre-villes et / ou en capacité de se déplacer facilement. Sans mécanismes hors-les-murs, cette tendance risque à terme de créer un fossé encore plus grand entre les territoires.


 

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Les représentations : bien que la bibliothèque soit reconnue pour jouer un rôle important dans la cité et même dans l'université, sa représentation par les différentes CSP est extrêmement différente. Il est évident que des établissements centraux, massifs, qui plus est fréquentés par des étudiants, peuvent "faire peur" à des populations au capital culturel plus faible. Les bibliothèques doivent travailler sur cette écart, par de la communication ciblée et des actions hors-les-murs, pour réduire cet aspect à un détail et promouvoir la lecture publique pour tous.

La dimension économique : le débat actuel se focalise sur des volumes horaires sans aborder la question des tarifs de bibliothèque. C'est pourtant un élément important pour les familles. Il n'y a que des décideurs pour ignorer cet aspect ou répéter, comme je l'entends souvent "mais 15€ pour une année, c'est rien, c'est symbolique". Non, ce débat doit être ouvert et pourquoi pas, débattu nationalement. Je ne suis pas pour autant favorable à une gratuité absolue et pour tous, mais une meilleure dose de progressivité devrait être mise en place.

Alors avant d’ouvrir plus, ouvrons mieux et soutenons la pétition mise en ligne



 

                                               Ouvrir mieux les bibliothèques: Un objectif à atteindre

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                                                           - On peut y arriver !

 

 

 

 

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Recul sur la gratuité de la musique dans les bibliothèques parisiennes

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:04

 

Ouvrir plus ou ouvrir mieux ? Les vrais problèmes sont posés et dans les bibliothèques, il n’y a pas que les horaires qui vont mal

 

Le blog  Social Nec Mergitur  vient de poser l’une des questions fondamentales qui touche le service public : doit-on faire plus ou doit-on faire mieux ?

L’interrogation se pose actuellement avec une certaine acuité en ce qui concerne les bibliothèques municipales, suite au lancement d’une pétition en ligne appelant à l’ouverture des dites le soir et le week-end. « Insuffisants, inadaptés, les horaires d’ouverture des bibliothèques interdisent nombre d’entre nous d’y accéder, qui le midi, qui le soir, qui le dimanche. Calqués sur ceux des bureaux, ils pénalisent ceux qui devraient en être les premiers bénéficiaires : étudiants salariés, demandeurs d’emploi, enseignants, et tant d’autres » affirme le collectif auteur de la pétition, qui est soutenue par quelques personnalités telles qu’ Erik Orsenna, Lilian Thuram et Benjamin Stora.

« Avant d’ouvrir le dimanche ou le soir, les bibliothèques devraient déjà pouvoir fonctionner normalement en semaine » répond Social Nec Mergitur, qui estime – non sans raison – que des horaires d’ouverture calqués sur ceux des drugstores new-yorkais n’arriveront pas à eux seuls à contribuer ou à régler la question de l’accès à la connaissance et à la culture pour le plus grand nombre (et qu’il est un tantinet démagogique d’attaquer le problème uniquement sous cet angle).

 

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Le blog souligne ainsi que le premier problème des bibliothèques est celui des restrictions budgétaires qui les frappent (acquisitions, moyens bureautiques, effectifs). Il fait également remarquer que l’élargissement des plages horaires ne pourrait se faire, vu le contexte financier, que par le recours à du personnel précaire et pas très bien payé. Et « qui dit personnel temporaire dit non formé, non formé à l’accueil, non formé au métier, non formé au bâtiment, non formé à la sécurité. En clair, une ouverture au rabais qui reviendrait à proposer un service dégradé, au mieux un simple espace de travail. Où est le projet culturel dans cette proposition ? ».

Social Nec Mergitur fait également remarquer que le problème consistant à élargir le public des bibliothèques et à toucher des populations qui ne fréquentent pas ces établissements est lié à « la question épineuse des tarifs, souvent dissuasifs, du maillage local, insuffisant, des initiatives numériques, très en retard ».

Paradoxe des élu(e)s : Bruno Julliard, adjoint au Maire  de Paris chargé de la Culture, soutient l’initiative du collectif demandant l’ouverture des bibliothèques le soir et le week-end… alors qu’il  réduit les horaires  d’ouverture des bibliothèques municipales parisiennes !

Social Nec Mergitur, après avoir posé les vrais problèmes, lance ainsi une pétition  : « Bibliothèques : y a pas que les horaires qui vont mal ! ». Lire l’article de l’UNSA  


A noter que la CGT Culture de la Ville de Paris, la CGT de la BnF et la FSU de la BnF ont également appelé à signer l'appel.

 

 

                                Un paradoxe pour l'UNSA: Bruno Julliard soutien l'initiative de BSF

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                                                                            -  Et de toutes mes forces !

 

Lira aussi

Une bibliothécaire lyonnaise nous explique pourquoi elle signe l’appel « Ouvrons mieux les bibliothèques ».

Ouvrir mieux avant d’ouvrir plus : Quelques arguments essentiels

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:13

 

Elle aussi, l’appel pour ouvrir les bibliothèques le dimanche et le soir l’a beaucoup énervée

 

Ca faisait longtemps que je n'avais pas pété les plombs en direct, non ? En tous les cas, c'est sûr, c'est la première fois de l'année ... Et quel sujet a donc réussi à me faire sortir de mes gonds aujourd'hui ...? ... je vous le donne Emile ... l’appel de bibliothèques sans Frontières pour ouvrir les bibliothèques le soir ou le dimanche. Voui, je vous le dis tout net, moi, je suis contre !

 

Rien d'étonnant, me direz-vous, je suis une affreuse fonctionnaire privilégiée, qui n'a pas envie de travailler plus pour gagner pareil.

 

Je vais vous faire une confidence : une bibliothécaire, ça ne porte pas forcément des lunettes, une jupe plissée et un cardigan gris, mais ça ne porte pas non plus une robe de bure et une tonsure avec chapelet assorti, en d'autres termes, bibliothécaire, c'est un métier, pas un sacerdoce, un métier que j'adore, mais qui reste un métier, auquel je n'entends pas sacrifier ma famille ...  


Parce qu'ouvrir les bibliothèques le soir et le week-end (vous noterez l'utilisation judicieuse du terme week-end, tellement plus fédérateur que le mot dimanche, qui aurait dû être utilisé ici, puisque l'immense majorité des bibliothèques est déjà ouverte le samedi ... et puis quand on met travail ou ouverture et dimanche dans la même phrase, on pense forcément aux magasins de bricolage, en ce moment), forcément, ça veut dire faire travailler les gens qui sont dedans le soir et le week-end ...  

 


                                  Bibliothèques: Comment faire pour ouvrir le dimanche et le soir ?

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                                                                           -  Just do it  !

 

 

Et que quand on a une famille, finir trois ou quatre soirs par semaine à 19h (et donc regagner ses pénates à 20h bien sonnées) et travailler le samedi jusqu'à 18h (je sais que ce n'est pas le cas partout, mais à Lyon, les bibliothèques sont ouvertes jusqu'à 19h les soirs de semaine et jusqu'à 18h le samedi), cela signifie n'avoir plus que le dimanche à passer avec ses proches (une toute petite journée ensemble, sans réveil strident, sans course contre la montre pour que tout le monde soit prêt à temps, sans cris et énervements parce qu'on va encore être en retard, une journée tous ensemble, libre de toute contrainte extérieure ...) ... et que travailler le dimanche, ce sera la fin de cette journée hebdomadaire en famille ...                  

 

Alors, bien sûr, j'entends déjà les voix s'élever pour dire que les étudiants se bousculeront au portillon pour venir bosser le dimanche et les soirs de semaine dans les bibliothèques ... euh, mais l'argumentaires des pro-ouvertures c'est de dire que les étudiants n'ont pas accès aux bibliothèques les jours de semaine en journée parce qu'ils ont cours ou travaillent ...

 

Et puis, quelles communes auront les moyens de recruter du personnel statutaire et qualifié pour faire ces heures en plus ? Qui (parmi le personnel) aura vraiment le choix de dire s'il est volontaire ou non pour travailler les dimanches et soirées ? Est-ce qu'on ouvrira les bibliothèques avec simplement des automates de prêt et retour (ah, les automates, le bonheur en barre pour tout chef du personnel qui se respecte ...) et des vigies pour surveiller les entrées et sorties ?  


Donc, je résume : les bibliothèques en France ne sont pas assez ouvertes ... je suis plutôt d'accord, mais avant d'ouvrir en nocturne et les dimanches, on pourrait peut-être commencer par ouvrir un peu plus tôt le matin (par exemple, je ne connais aucune bibliothèque qui ouvre ses portes avant 10h ... mais cela ne veut pas dire que le personnel ne commence pas avant, simplement, il y a beaucoup de taches à effectuer avant l'accueil du public, et il y a aussi les accueils de public spécifique, notamment scolaires, qui se font en dehors des horaires d'ouverture au public) ... et réfléchir aux journées continues, mais cela signifie bien sûr embaucher du monde, étant donné qu'en France, il y a des lois accordant aux salariés le droit de manger en milieu de journée..  


              
                                    Ils soutiennent l'appel "ouvrons mieux, avant d'ouvrir plus"

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                                -   N'écoutez pas ces intellectuels germaprotins, madame !

 

 

Mais d'un autre côté, la tendance n'est pas vraiment à l'embauche de personnel supplémentaire et à l'attribution de nouveaux crédits (une des bibliothécaires de la médiathèque que je fréquente avec les enfants me confiait il y a deux jours que le Conseil Général se désengageait totalement de la bibliothèque cette année, aucune subvention attribuée, et qu'il ne leur resterait que le seul budget municipal pour les achats de l'année ...), donc on fait quoi ?  


En fait, pour conclure, je dirais simplement que je suis contre le travail le dimanche, qu'il s'agisse des bibliothèques, des magasins de bricolages ou des supermarchés ... parce qu'ouvrir des magasins et des services le dimanche, c'est forcément faire travailler des gens, et pas que des volontaires, n'en déplaise à ceux qui vivent au pays des Bisounours, et c'est taillader un peu plus dans les liens familiaux et sociaux (déjà mal en point) en désarticulant l'emploi du temps des familles, en ne laissant plus de temps libre et en commun aux gens pour faire autre chose que consommer, encore et toujours consommer ... que ce soit des biens, des services ou de la culture, cela reste de la consommation, en fast-food, en libre-service, à toute heure du jour et de la nuit, partout ... et ça me rend dingue !  


Merci à Laetitia qui m'a transmis les coordonnées d'un article de Livres-Hebdo qui relaie l'initiative d'un groupement de bibliothécaires et d'usagers réunis sous le nom de Socialnecmergitur, et qui a lancé sa propre pétition en réaction à celle dont je vous parlais : Ouvrir mieux les Bibliothèques avant de les ouvrir plus !

 

Et cette fois-ci, je vous invite à signer et à faire circuler !

 

Lire ce billet publié sur « Lud in The Mist »

 

 

 

                                                La pétition de Bibliothèques Sans Frontières a énérvé

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                                                                      - Et pas qu'un peu !

 

 

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:56

 

ActuaLitté : Le 23 janvier 2014

 

Brrrr répétita….

 

La médiathèque Jean Pierre Melville, située dans le XIIIème arrondissement parisien, a été obligée de fermer ses portes à cause d'un problème de chauffage, rapporte la CGT Culture. Il ferait ainsi seulement 14° au rez-de-chaussée.

 

Un problème identique avait entraîné déjà une fermeture de cet établissement en décembre 2013. Pour l'instant, aucune date de réouverture n'a été donnée.

 

Entre l'eau pour la Bnf et le froid pour la médiathèque Jean Pierre Melville, on peut dire que les éléments épargnent peu les établissements parisiens…

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:05

 

Le Parisien : Le 16 janvier 2014


C’est pourtant la seule structure, dans tout le nord-est parisien, à proposer ce plus à ses lecteurs sourds.


La rumeur se fait de plus en plus forte à la bibliothèque Fessart, dans la rue du même nom (XIXe): le service d'accueil des sourds et malentendants devrait fermer dans les mois à venir. Une fermeture « compensée », selon la mairie de Paris, par l'ouverture d'un nouveau pôle· dans la future bibliothèque Canopée des Halles. 


Compensée? Mathématiquement peut-être, qualitativement pas si sûr, estiment les bibliothécaires. Fessart est la seule structure, dans tout le nord-est parisien, à proposer ce plus à ses lecteurs sourds. Accueillis et conseillés en langue des signes, (LSF), ils y trouvent également des DVD en LSF ou sous-titrés en français, et peuvent assister à la plupart des animations, spectacles, ateliers et conférences, le plus souvent dans les deux langues.


A Fessart, l'Heure du conte est par exemple un rendez-vous régulier que le public sourd fréquente davantage encore que les salles de lecture. L'équipe fait aussi de la sensibilisation dans les écoles du quartier et travaille avec des enfants autistes. Alors demain, si le pôle disparaît, « c'est tout ce travail qui est réduit à néant, tandis que les usagers de Fessart, bibliothèque de quartier, n'iront pas aux Halles, à des kilomètres de là », souligne le syndicat CGT -culture de la Ville (lire ici). 


« L'ouverture d'un pôle sourds à la Canopée est une excellente chose, estime son porte-parole, mais cela ne doit pas se faire· au détriment du nord-est. La vérité, c'est que la fermeture de Fessart déséquilibrera la couverture du territoire parisien.» Sans compter que « l'établissement va subir une taille drastique dans ses effectifs. Inévitablement, la qualité du service risque fort d'en pâtir. »


« Aucune décision ne sera prise avant l'ouverture du pôle de la Canopée, en 2015 », assure l'adjoint (PS) à la culture Bruno Julliard. La Ville mise sur cet équipement « plus grand, plus accueillant, plus accessible et offrant plus de services» pour rallier naturellement les usagers sourds de Paris. « II ne s'agit pas de fermer totalement le pôle de Fessart, veut encore rassurer Bruno Julliard. En revanche, on ne s'interdit pas de réajuster selon la fréquentation. » Ce qui prendra « de toute façon plusieurs mois après l'ouverture des Halles. »


Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 08:52

 

Le Parisien : Le 21 janvier 2014

 

Des mesures effectuées sur la ligne 3 ont montré que les niveaux d'ondes dans le métro sont loin d'être négligeables. La 4G ne devrait rien arranger.

C'est un rapport qui va relancer le débat sur la surexposition aux ondes de téléphonie mobile dans le métro. Alors qu'elle s'apprête à déployer la 3G et la 4G sur l'ensemble de son réseau, la RATP vient en effet de boucler une étude sur les champs électromagnétiques enregistrés d'un bout à l'autre de la ligne 3 (Pont-de-Levallois - Gallieni).

Et le document, que nous nous sommes procuré, montre que les niveaux d'ondes subis par les usagers de cette ligne (et à fortiori par leurs conducteurs) sont loin d'être négligeables.

Réalisées en juin dernier à la demande du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la Régie, les mesures ont été réalisées dans les cabines de conduite durant huit trajets tests effectués en heures de pointe. Résultat : des pics d'émission (mesurés en volts par mètre) qui varient de 1 V/m en bout de ligne, jusqu'à plus de 8 V/m. Les valeurs les plus élevées sont atteintes autour du secteur Bourse, sans doute en raison d'un nombre d'utilisateurs de smartphones plus important.                           

Si ces valeurs restent très largement inférieures aux seuils maximums fixés par la loi, elles sont cependant au-dessus des normes que la Ville de Paris impose dans sa charte de téléphonie mobile.

 

 

                                                 A la RATP, on fait entrer la 4G de force dans le métro

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                                                                                   -  Allez hop !

 

 

« En clair, on tolère en souterrain des niveaux d'exposition qui sont fortement déconseillés en surface », s'étonne François-Xavier Arouls, délégué SUD-RATP et membre du CHSCT. « C'est d'autant plus gênant que les niveaux d'ondes sur la ligne 3 risquent encore d'augmenter quand elle sera équipée en 4G », poursuit le syndicaliste, en demandant une étude d'impact sanitaire avant le déploiement du haut débit dans le métro.


« L'étude sur la ligne 3 a été réalisée en dehors du protocole de l'Agence nationale des radiofréquences qui préconise des mesures depuis un point fixe. On ne peut pas comparer une exposition subie pendant quelques secondes dans un train en mouvement à celle que l'on reçoit eh restant face à une antenne », rappelle Olivier Salson, référent ondes de la Régie. Le spécialiste considère que les niveaux d'ondes relevés dans le rapport ne sont « pas trop élevés ».


Il rappelle par ailleurs que les futurs relais 4G du métro respecteront les puissances « Alara » (As low as reasonably achievable », soit aussi basses que possible) recommandées par le Conseil de l'Europe.

Déjà truffé d'émetteurs d'ondes (UMTS, 2G mais aussi wi-fi, réseau interne à la RATP, radio de la police ...), le réseau du métro compte actuellement 2 500 antennes-relais. Ce parc devrait doubler d'ici trois ans.

Lire l’article du « Parisien »

 

                                       A La RATP, on passe au dessus des recommandations du CHSCT

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                                              - Et sans prendre de précautions !

 

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:31

 

ActuaLitté : Le 14 janvier 2014

 

Certes, la pétition lancée pour ouvrir le dimanche et le soir part d'une bonne intention. Mais bon, l'enfer en est pavé...

 

Ah, les pétitions sur Internet... Qu'elles soient envoyées par votre patron ou votre grande-grande-tante, l'effet est le même : on découvre un titre, un résumé de la situation, et on signe - ou pas - sans vraiment avoir saisi les enjeux...comme celle sur l’ouverture des bibliothèques, le soir et le dimanche...

 

Parmi les personnels des bibliothèques, la pétition a « beaucoup énervé ». Et pour cause : certes, la pétition lancée par Bibliothèques sans frontières part d'une bonne intention, en réclamant d'Ouvrir + les bibliothèques. Mais bon, l'enfer en est pavé...

 

En effet, les personnels des bibliothèques, et pour le coup, pas seulement à Paris, font face depuis quelques années à une désaffection des pouvoirs publics, qui réduisent dès que cela est possible, et particulièrement en période de crise, les budgets relatifs aux établissements de prêt. Alors, proposer d'ajuster, voire d'élargir les horaires, c'est un peu fort de café...

 

La moutarde est encore plus montée au nez des personnels lorsque l'équipe d'Anne Hidalgo, candidate à la Mairie de Paris, et particulièrement Bruno Julliard, porte-parole de la candidate, également adjoint du Maire de Paris chargé de la Culture, a accueilli à bras ouverts la proposition : « Paris doit rattraper son retard en matière de bibliothèques et s'adapter aux attentes et au rythme des habitants », explique-t-il à l'AFP. Qui a parlé d'élections ?


 

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                                      Qui a parlé d'élections ? Ah c'est pas moi, c'est l'autre !       

                        

 

Ne pas faire ce que j'ai dit qu'on ferait, pas ce que je fais actuellement  Avec cette pétition, et celle créée par les personnels des bibliothèques pour y répondre, c'est un peu le marronnier des fonctionnaires fainéants qui revient sur le tapis : si les personnels critiquent la pétition pour l'élargissement des horaires, c'est parce qu'ils tiennent à quitter le travail à 17 heures, c'est bien connu. Et quand Bruno Julliard note « la difficulté des négociations avec les personnels », c'est parce que ces derniers sont de mauvaise volonté, forcément.

 

Contrairement à ce que pourrait laisser entendre un examen rapide, les fonctionnaires n'ont pas cherché à réduire à tout prix leurs horaires : au contraire, leurs revendications comprennent déjà l'élargissement des horaires, ou en tout cas le rétablissement des horaires habituels.

 

Ainsi, plusieurs établissements ont vu leurs plages horaires réduites, ces dernières années : La bibliothèque Clignancourt, désormais Robert Sabatier, dans le 18e , qui ferme deux matinées supplémentaires, ou encore la bibliothèque Edmond Rostand, dans le 17e, avec une nocturne en moins. D'autres établissements (comme Europe, dans le 8e) ont également vu leurs horaires à la baisse, ou aménagés selon des critères à l'opposée de la pétition « Ouvrons + ». La bibliothèque Marguerite Duras (20e) a ainsi perdu sa nocturne du dimanche pour gagner une matinée d'ouverture supplémentaire.

 

On remarquera que les réductions d'horaires touchent des établissements situés dans des arrondissements défavorisés, où la promotion de la lecture devrait être de mise... Les élus auront beau jeu de souligner que la fréquentation diminue, pour justifier ces aménagements à la baisse.

 

La politique parisienne de gestion des bibliothèques a de plus en plus tendance, depuis plusieurs mois, à se concentrer sur les grands établissements, comme la Canopée qui devrait ouvrir en 2015, au détriment de ceux de proximité, jugés peu fréquentés, voire peu fréquentables. Par ailleurs, une source nous confirme que plusieurs chefs d'établissements se sont vu demander « de rendre des postes », jusqu'à quatre par établissement.

 

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                              -   Mais monsieur l'adjoint à la culture, c'est tout ce qu'il nous reste

                                                  - M'en fous, allez me les chercher !


 

Budgets bernés et en berne  Par ailleurs, la politique culturelle de la Ville de Paris souffre d'un autre point faible, rarement évoqué, car habilement dissimulé dans les rapports et autres bilans financiers annuels. Les budgets des établissements se distinguent en différentes catégories : les budgets d'investissement, qui sont utilisés pour la construction d'un nouvel équipement; les budgets de fonctionnement, qui comprennent notamment les salaires du personnel, et les budgets d'acquisition, réservés à l'achat de documents.

 

Le truc, c'est de transférer les acquisitions des nouveaux établissements sur les fonds de fonctionnement des autres bibliothèques. Cela permet d'éviter d'alourdir des budgets d'acquisition qu'il faudrait ensuite reconduire d'année en année. Il est plus facile de négocier avec un budget de fonctionnement, ou encore plus, d'investissement, puisque celui-ci est censé être ponctuel...

 

Depuis deux ans, estiment les personnels, les budgets d'acquisition sont ainsi en baisse, même si une étude du MOTif publiée en 2011 montre que les chiffres sont en hausse. Seulement, si l'on prend en compte les différentes ouvertures de nouveaux établissements, et, à la proportionnelle, le différentiel s'avère alors négatif. Le même calcul doit être appliqué aux effectifs globaux, qui augmentent, certes, quand un grand établissement ouvre ses portes, au détriment de ceux de proximité qui perdent des postes. Encore une fois, le différentiel devient soudain négatif...


 

             julliard et hidalgo

                                          - Bruno, c'est plus du calcul, c'est de l'art ...


 

Par ailleurs, les budgets d'acquisition auraient une singulière tendance à se confondre avec les budgets de fonctionnement, prompts à être réduits... à la faveur d'une crise économique. En examinant les budgets primitifs entre les années 2010 et 2014 (ceux des années précédentes ne sont pas disponibles en détail), ce dernier ayant été voté très récemment, on se rend bien compte que les budgets d'acquisition ont baissé (voir le détail de ces budgets sur ActuaLitté)

 

Enfin, l'étude du MOTif elle-même souligne que l'« offre parisienne demeure toutefois inférieure à la moyenne nationale (6,12 m2) ou à celle des villes de plus de 300 000 habitants (4,47 m2) ». Autant dire que la politique des bibliothèques parisiennes devrait se remettre à l'heure pour proposer des horaires élargis...

 

Bien entendu, on ne fera pas l'affront de rappeler que l'idée d'élargir les horaires des bibliothèques parisiennes, avant d'être accueillie comme l'invention de l'électricité par Bruno Julliard, a été avancée par NKM (le « M », c'est pour « métro ») dans ses propres propositions de campagne...

 

Lire l’article de « ActuaLitté »




                                               Les bibliothèques sortent les pieds devants: Oeuvre 2014

                   anne-hidalgo-france-socialist-e6cc-diaporama

                                         - Anne, je viens de trouver ça dans le métro, ce lieu plein de charme

                                             - Tu vois Bruno, je t'avais bien dis de prendre un pass Navigo !

                                             

 

 


 

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