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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 09:46

 

Challenge : Le 24 janvier 2014.


Elle n’est pourtant pas à proprement parler une spécialiste de l’international.


Véronique Bédague, haut-fonctionnaire à la ville de Paris, est fortement pressentie pour prendre la tête de l’Afii, l’Agence française des Investissements Internationaux, et d’Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises. Sa nomination devrait être annoncée lors du Conseil supérieur de l’attractivité le 17 février.


Selon nos informations, c’est Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, qui aurait poussé la nomination de Véronique Bédague, son ancienne conseillère technique au ministère des finances de 2000 à 2002. Mais, coté Bercy, on assure que la candidature de Bédague porte le tampon de Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, et qu’elle est soutenue par Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur.


Entre Bercy et le Quai, les couteaux sont tirés. Fabius tente, depuis des mois, de faire la nique à ses collègues et de s’imposer comme le principal fer de lance de la "diplomatie économique" française. Cet automne, il s’était opposé à une fusion pure et simple entre l’Afii et Ubifrance, souhaité par Moscovici et Bricq. Finalement, les deux entités continueront, pour l’instant, à coexister mais sous l’égide d’un seul organe de direction.


Enarque et diplômée d’HEC, Véronique Bédague, âgée de 50 ans, n’est pas à proprement parler une spécialiste de l’international. Elle est issue de la direction du Budget et avait d’ailleurs candidaté pour ce poste, qui a finalement échoué à Denis Morin en novembre dernier. Bédague est, depuis 2002, en poste à la Mairie de Paris, comme directrice des finances puis comme secrétaire générale. 


Lire l’article de « Challenge »

 

 

 

                            Valérie Bédague n'est pourtant pas une spécialiste de l'international

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                             -  Lionel, faudrait pas que je me fasse épinglée pour incompétence !

 

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:31

 

Le Parisien : Le 22 janvier 2014


C’est pourquoi un appel est lancé pour sa reconnaissance par la Sécurité Sociale


C'est le mal de notre siècle et peu de grandes entreprises y échappent. Le syndrome d'épuisement professionnel, communément appelé «burn out», guette 3,2 millions d'actifs en France, selon une étude publiée ce mercredi par le cabinet de prévention des risques Technologia. Spécialisé dans le conseil et la souffrance au travail, ce dernier lance un appel pour la reconnaissance de ce syndrome par les autorités et tente d'alerter le gouvernement.

Selon le sondage mené auprès de 1 000 actifs, 12,6% semblent être sujets à cette pathologie professionnelle caractérisée par un travail excessif et compulsif. Le risque est particulièrement élevé chez les agriculteurs (23,5%), devant les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (19,7%) et les cadres (19%). Viennent ensuite les ouvriers (13,2%), les professions intermédiaires (9,8%) et les employés (6,8%).

Le «burn-out» a par ailleurs la particularité de toucher des personnes sans antécédent psychique, fait valoir Technologia, qui est notamment intervenu chez France Télécom après la vague de suicides de 2008-2009. Ces pathologies sont «très difficilement reconnues» étant donné le flou sur la définition clinique du syndrome et l'absence de tableaux de maladies professionnelles spécifiques.

 

Les personnes concernées peuvent bien invoquer l'article L 461-1 du code de la Sécurité sociale mais uniquement si la maladie justifie une incapacité permanente de plus de 25% et si un lien «direct et essentiel» avec le travail a été mis en évidence par un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Seuls quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année.

C'est en ce sens que le cabinet Technologia lance ce mercredi un appel pour la reconnaissance par la Sécurité sociale du «burn-out» via la création de trois nouveaux tableaux de maladies professionnelles: dépression d'épuisement, état de stress répété et anxiété généralisée. Une pétition rassemblant encore peu de signatures a été lancée sur le site appel-burnout.fr.


Lire l’article du « Parisien »

 

 

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Des salariés usés par les transports en commun

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 16:03

 

Livre Hebdo : Le 4 février 2014

 

La direction de la BnF a fait évacuer les sept étages de la tour T1 pour des raisons de qualité de l’air.

 

Après l’inondation survenue à la mi-janvier, la Bibliothèque Nationale de France (BnF) fait face à un nouvel imprévu.

 

La direction a en effet décidé d’évacuer tous les membres du personnel travaillant dans les sept étages de la tour T1 du site François-Mitterrand après que des éléments mettant en cause la qualité de l’air ont été découverts.

 

« À la suite du signalement de certains agents concernant la qualité de l’air dans leur espace de travail, une vérification sur les installations techniques a conclu à la présence en quantité significative d’éléments de laine minérale dans les batteries à débit variable qui alimentent en air conditionné l’ensemble des étages de bureaux de la tour 1 », explique la direction dans un communiqué.

 

À compter du 4 février, des prélèvements de poussière sont effectués par un laboratoire extérieur. Les résultats seront connus sous une dizaine de jours et c’est par précaution que l’évacuation a été ordonnée.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

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Inondation à la Bibliothèque Nationale de France

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 08:19

 

Deux jours de fermeture pour une formation de l’ensemble de l’équipe à la gestion des personnalités difficiles après l’agression de la semaine dernière.


C’est un fait divers qui a marqué les esprits des bibliothécaires parisiens. La semaine dernière, trois agents de la bibliothèque Louise Michel (XXe) ont été agréssés par un usager entrainant la fermeture de l'établissement durant deux jours.


L'homme que les employés avaient déjà repéré alors qu'il rôdait dans les lieux, a tenté d'étrangler un bibliothécaire. Deux autres employés sont venus à la rescousse. Une bibliothécaire a reçu un coup de tête et l'autre agent a été molesté. Prévenus, les policiers ont interpellé le forcené et l'ont placé en garde à vue. 

 

Suite à cet evenement, la CGT a demandé une enquête du CHSCT (NDLR: Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) dans une lettre adressée à Bruno Julliard, adjoint au maire en charge de la Culture. Ce dernier a dénoncé au journal Le Parisien « une croissance des faits d'incivilité même si les agressions restent heureusement rares », et a confirmé l'enquête du CHSCT.  


L'adjoint de Bertrand Delanoë n'entend pas en rester là: « Nous allons lancer une enquête générale sur toutes les bibliothèques afin de faire l'état des lieux, avec des visites, questionnaires et auditions des syndicats ».


Toutefois, l’évenement a, semble-t-il, été pris suffisemment au sérieux par la municipalité pour fermer de nouveau la bibliothèque Louise Michel les mardi 4 et mercredi 5 février 2014 pour une formation de l’ensemble de l’équipe à l’accueil et à la gestion des personnalités difficiles. Une formation au close-combat ?


Pour les personnels de Louise Michel, cette formation devrait servir « à assurer au mieux l’accueil suite à cet événement »  ont-ils réaffirmé dans leur lettre d’information envoyée aux usagers.    

   

 

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Lire aussi

Paris : trois agents de la bibliothèque Louise Michel (XXe) agressés par un usager

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 14:35

 

Métro : Le 3 février 2014

 

L'association Louvre pour tous lance une pétition pour le maintien de la gratuité le premier dimanche du mois toute l'année.

 

C'est une mesure symbolique et particulièrement appréciée des Franciliens les plus modestes. Le Louvre va supprimer, durant la haute saison (avril à septembre), l'accès gratuit aux collections permanentes du musée le premier dimanche de chaque mois, mis en place par la droite en 1996. Une information révélée par l'association Louvre pour tous et confirmée lundi à metronews par le musée, qui nous a renvoyés vers le ministère de la Culture.

 

Selon Louvre pour tous, qui vient de mettre en ligne une pétition pour défendre le principe de la gratuité, cette décision, conséquence des « restrictions budgétaires », a été prise au conseil d'administration du musée de novembre dernier. « C'est déplorable dans la mesure où il s'agit du Louvre, le symbole des musées français », juge Bernard Hasquenoph, le fondateur de Louvre pour tous, voyant dans la gratuité mensuelle un rare exemple de « réussite de démocratisation culturelle ». « On ne peut pas parler de démocratisation culturelle et ne pas la traduire dans les actes », estime-t-il, ciblant la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

 

Pour l'initiateur de la pétition, le premier dimanche gratuit, mesure généralisée à tous les musées nationaux depuis 1998, permet d'attirer des visiteurs souvent "locaux", issus de milieux populaires. Sollicité, le ministère de la Culture n'a pas donné davantage de précision sur la suppression de la gratuité entre avril et septembre. Toutefois, selon nos informations, le ministère plancherait sur une mesure compensatoire en faveur des publics les plus défavorisés.

 

         Bande_A_Part_Jean-Luc_Godard_course_Musee_du_Louvre_scene_g.jpg

 

La gratuité mensuelle, destinée à "démocratiser" l'accès à la culture, générerait un "effet d'aubaine", certaines agences de voyages tablant sur ces journées pour faire venir les touristes. Durant les journées de gratuité, la fréquentation du Louvre est particulièrement massive - jusqu'à 70 % de hausse -, voire pénible pour les visiteurs. Les autres mesures tarifaires, dont la gratuité pour les moins de 26 ans, ne sont pas remises en cause. Le prix d'un billet pour les expositions permanentes est passé de 11 à 12 euros en juillet dernier.

 

Le musée a donné, après la publication de l'article, des explications complémentaires sur la fin de la gratuité du premier dimanche entre avril et septembre. Voici ses arguments : l'objectif de démocratisation culturelle a été « partiellement atteint au cours de la décennie », mais l'augmentation de la fréquentation - 70 % des visiteurs étant des étrangers – « conduit à des phénomènes d'hyper-fréquentation pouvant toucher à la sécurité des personnes et des œuvres ».

 

Selon le musée, les études ont également révélé que « le nombre de primo-visiteurs était en forte baisse » lors de ces dimanches gratuits, au profit de la fréquentation étrangère, « en particulier à l'initiative des agences touristiques » qui profitent de l'effet d'aubaine.

 

Pour compenser la suppression du dimanche gratuit, la direction indique travailler sur des mesures pour « renforcer et diversifier ses offres culturelles » à destination des publics locaux.

 

Lire l’article de « Métro »

 

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Lire aussi

Musées : Aurélie Filippetti et les grands ducs

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:20

 

Elle était déjà fermée dimanche dernier avec plus de 80% de grévistes

A l'appel des syndicats, le personnel de la bibliothèque Champs Libres à Rennes sera en grève ce dimanche 2 février. La bibliothèque devrait être fermée comme dimanche dernier.

La mobilisation risque d’être importante car le 26 janvier c’est plus de 80% des bibliothécaires qui se sont mis en grève pour réclamer une revalorisation salariale auprès de Rennes Métropole, leur employeur.

« Nous avons comparé notre situation aux autres villes de France et nous sommes parmi les moins bien payés, alors que nous travaillons le dimanche. Nous ne demandons pas grand-chose, juste une revalorisation de 50 € de notre prime », explique Philippe Chavroche, secrétaire général CGT au journal « 20 Minutes ».

Le personnel a été reçu par Rennes Métropole ce jeudi. « On nous a dit que notre demande était légitime mais qu'il fallait attendre les municipales. Ce que l'on veut, ce sont des garanties », poursuit le délégué. Certes, Rennes Métropole dit comprendre leur revendication, mais estime que, compte tenu des lourdes charges qui pèsent sur l'agglo, le moment n'est pas opportun.

La bibliothèque pourrait être fermée chaque dimanche « à moins que l’employeur soit décidé à répondre favorablement et complètement aux attentes du personnel d’ici-là » précise la CGT sur son site.

Un personnel qui n’est pas prêt de baisser les bras vue l’ampleur de la mobilisation, certains ont même déjà entamé une procédure au tribunal administratif pour réclamer la NBI accueil qu’on leur refuse.

En tout cas, si la Ville de Rennes veut  « jouer sur l’usure, cela pourrait durer longtemps... » conclut d’ailleurs le syndicat. D’autant que les grévistes sont soutenus par de nombreux usagers.

Publié également sur " Miroir Social

 

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                                          Rennes:  La bibliothèque Champs Libres sera fermée dimanche

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:33

 

Le Parisien : Le 30 janvier 2014

 

Une enquête sur les incivilités dans les bibliothèques parisiennes va être lancée par Bruno Julliard, l’adjoint chargé de la culture

 

Une tentative de strangulation sur un bibliothécaire et ses deux collègues molestés ... Aujourd'hui, la bibliothèque municipale Louise-Michel, rue des Haies (XXe), est restée fermée.

 

Hier, elle l'était déjà. Un message laconique indique sur son site Internet : « Fermeture exceptionnelle, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée. » Mardi, à la mi-journée, les trois bibliothécaires, deux hommes et une femme, se sont fait agresser. « Un monsieur un peu fou », détaille un riverain présent au moment des faits.

 

A l'origine de ce « pétage' de plombs », un vol de téléphone portable à l'intérieur de l'établissement public. L'usager a exigé d'utiliser la vidéoprotection du bâtiment afin d'identifier lui-même le voleur. Les employés ont refusé. Il a alors tenté d'étrangler le fonctionnaire. Deux autres employés sont venus à la rescousse. Une bibliothécaire a reçu un coup de tête et l'autre agent a été molesté.

 

Les policiers ont dû intervenir. L'agresseur, interpellé, a été placé en garde à vue. Il s'y trouvait encore hier soir.


 

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Hier, la mairie de Paris a donné son feu vert pour une fermeture de deux jours de cet équipement et ses services se sont rendus sur place.

 

« Malheureusement, déplore Bertrand Pieri, de la CGT des bibliothèques parisiennes, les problèmes d'usagers violents sont assez fréquents. » Le syndicaliste a précisé que, dans la foulée, une lettre demandant une enquête du CHSCT (NDLR: Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a été adressée à Bruno Julliard, adjoint au maire en charge de la Culture. Hier soir, ce dernier, qui dénonce « une croissance des faits d'incivilité même si les agressions restent heureusement rares », a confirmé l'enquête du CHSCT.

 

L'adjoint de Bertrand Delanoë n'entend pas en rester là. « Nous allons lancer une enquête générale sur toutes les bibliothèques afin de faire l'état des lieux, avec des visites, questionnaires et auditions des syndicats. »

 

Lire l’article du « Parisien »



 

                                            Bruno Julliard accepte la demande de la CGT d'un enquête du CHS

 

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                                  - La violence dans les bibliothèques ne passera pas par moi

 


 

 

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Paris : La bibliothèque Louise Michel (XXe) fermée pour cause d’agression !

Nouvelle fermeture pour la bibliothèque Louise Michel (XXe) les mardi 4 et mercredi 5 février


 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:20

 

Une violence qui a surgi là où ne l’attendait pas

 

Les faits doivent être suffisamment graves pour arriver à cette extrémité. La bibliothèque Louise Michel implantée dans le quartier Réunion dans le XXème arrondissement de Paris a dû fermer en urgence après une agression envers le personnel.

 

La nouvelle est tombée ce mercredi vers 13 heures : « La bibliothèque Louise Michel sera fermée aujourd’hui et demain toute la journée suite à l’agression de trois collègues par un usager. » a-t-il été annoncé par la direction de la bibliothèque de ce quartier du nord-est parisien.

 

En tout cas la fermeture d’une bibliothèque suite à une agression est une première à Paris, au moins depuis quelques années.

 

Outre la violence, d’autres bibliothèques ferment parfois leurs portes pour des raisons indépendantes de leur volonté. Dernièrement c’était la médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) qui dû fermer pour cause de chauffage défaillant.

 

 

                                                             Paris: Violence dans une bibliothèque

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                               - Manuel, je compte sur toi pour m'envoyer des troupes !

                         

 

 

 

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La bibliothèque Fessart (XIXe) risque de perdre son pôle d'accueil des sourds.

Bibliothèques : Ouvrir plus ou ouvrir mieux ?

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 08:56

 

Les bibliothèques c’est aussi un territoire, des représentations et une dimension économique


L’association Bibliothèques sans frontières a lancé une campagne de pétition et de communication rassemblant déjà des signatures prestigieuses d'écrivains et d'intellectuels pour « ouvrir plus les bibliothèques », notamment le dimanche ou le soir. Idée généreuse et à laquelle on pourrait souscrire les yeux fermés si elle n'était pas portée de telle manière (on vous laisse lire le texte de la pétition qui frôle l'agressivité et le discours anti-fonctionnaire) et surtout si elle n'était pas aussi démagogique en cette période pré-électorale. Quelques arguments essentiels dans ce débat :


-  L'augmentation des horaires peut difficilement se faire avec des moyens humains en baisse : non remplacement d'un fonctionnaire sur deux comme l'oblige la RGPP

-  Même en réorganisant les services et en ouvrant là où c'est possible, plus largement, impossible de ne pas avoir recours à des mécanismes de compensation financière (le dimanche notamment) : avec quel argent ?

-  On pourra dire : embauchons des vacataires, des étudiants, des chômeurs avec des contrats précaires. Même question : avec quel argent ? Mais surtout : avec quelles compétences, pour quel service ? L'ouverture des bibliothèques plus largement ne doit pas se faire sur le mode dégradé que nous subissons d'ailleurs suffisamment en semaine !

-  Ouvrons plus : le dimanche en particulier focalise l'attention des pétitionnaires beaucoup plus que le lundi ou la nuit. Pour l'avoir vécu, l'ouverture dominicale pose un problème de logistique et de support : en cas de panne électrique, informatique, de trouble à l'ordre public etc... à qui fait-on appel ? Ce problème est déjà pénalisant le samedi, je ne vous dis pas le dimanche... Va-t-on demander à nos DSI (Direction des Systèmes Informatiques) de venir bosser aussi le dimanche ?

 

 

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                                                                 - Bon, la panne attendra lundi

 


Ouvrons plus : mais pour quoi faire ?  A l'origine de cette demande, l'idée que les bibliothèques (parisiennes surtout, et universitaires d'autant plus) sont sursaturées et qu'en ouvrant plus on libère de l'énergie intellectuelle et créative en permettant l'accès au savoir pour tout le monde. En réalité, cette demande affiche plutôt le manque de places de travail et concerne en 1er lieu les étudiants, très mal lotis à Paris. Cette mission ne peut pas reposer uniquement sur les bibliothèques publiques dont les missions sont plus nombreuses (loisirs, culture, apprentissage)

-  Par exemple à la Médiathèque Yourcenar (Paris XVe), l'ouverture du dimanche ne permet pas de toucher d'autres publics. Du monde, oui, mais en famille. Ce sont les mêmes CSP qui fréquentent l'établissement. En semaine nous avons les enfants voire la maman le mercredi, et le dimanche, tous ensemble à la médiathèque. Croire que l'ouverture élargie peut seule permettre l'accès démocratique au savoir est illusoire, il faut prendre la question sous trois angles :


Le territoire : il est facile de comparer les très grosses bibliothèques centrales d'Amsterdam et d'Europe avec la multitude de médiathèques parisiennes. La France a choisi un maillage de bibliothèques très précis, au plus proche des populations. Cette tendance est en train de disparaître (elle a des défauts, bien évidemment) au profit de gros établissements. En supprimant le lien de proximité on "perd" les publics qui ont le plus de mal à se déplacer, à savoir les plus démunis, en favorisant les habitants des centre-villes et / ou en capacité de se déplacer facilement. Sans mécanismes hors-les-murs, cette tendance risque à terme de créer un fossé encore plus grand entre les territoires.


 

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Les représentations : bien que la bibliothèque soit reconnue pour jouer un rôle important dans la cité et même dans l'université, sa représentation par les différentes CSP est extrêmement différente. Il est évident que des établissements centraux, massifs, qui plus est fréquentés par des étudiants, peuvent "faire peur" à des populations au capital culturel plus faible. Les bibliothèques doivent travailler sur cette écart, par de la communication ciblée et des actions hors-les-murs, pour réduire cet aspect à un détail et promouvoir la lecture publique pour tous.

La dimension économique : le débat actuel se focalise sur des volumes horaires sans aborder la question des tarifs de bibliothèque. C'est pourtant un élément important pour les familles. Il n'y a que des décideurs pour ignorer cet aspect ou répéter, comme je l'entends souvent "mais 15€ pour une année, c'est rien, c'est symbolique". Non, ce débat doit être ouvert et pourquoi pas, débattu nationalement. Je ne suis pas pour autant favorable à une gratuité absolue et pour tous, mais une meilleure dose de progressivité devrait être mise en place.

Alors avant d’ouvrir plus, ouvrons mieux et soutenons la pétition mise en ligne



 

                                               Ouvrir mieux les bibliothèques: Un objectif à atteindre

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                                                           - On peut y arriver !

 

 

 

 

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Recul sur la gratuité de la musique dans les bibliothèques parisiennes

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 08:04

 

Ouvrir plus ou ouvrir mieux ? Les vrais problèmes sont posés et dans les bibliothèques, il n’y a pas que les horaires qui vont mal

 

Le blog  Social Nec Mergitur  vient de poser l’une des questions fondamentales qui touche le service public : doit-on faire plus ou doit-on faire mieux ?

L’interrogation se pose actuellement avec une certaine acuité en ce qui concerne les bibliothèques municipales, suite au lancement d’une pétition en ligne appelant à l’ouverture des dites le soir et le week-end. « Insuffisants, inadaptés, les horaires d’ouverture des bibliothèques interdisent nombre d’entre nous d’y accéder, qui le midi, qui le soir, qui le dimanche. Calqués sur ceux des bureaux, ils pénalisent ceux qui devraient en être les premiers bénéficiaires : étudiants salariés, demandeurs d’emploi, enseignants, et tant d’autres » affirme le collectif auteur de la pétition, qui est soutenue par quelques personnalités telles qu’ Erik Orsenna, Lilian Thuram et Benjamin Stora.

« Avant d’ouvrir le dimanche ou le soir, les bibliothèques devraient déjà pouvoir fonctionner normalement en semaine » répond Social Nec Mergitur, qui estime – non sans raison – que des horaires d’ouverture calqués sur ceux des drugstores new-yorkais n’arriveront pas à eux seuls à contribuer ou à régler la question de l’accès à la connaissance et à la culture pour le plus grand nombre (et qu’il est un tantinet démagogique d’attaquer le problème uniquement sous cet angle).

 

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Le blog souligne ainsi que le premier problème des bibliothèques est celui des restrictions budgétaires qui les frappent (acquisitions, moyens bureautiques, effectifs). Il fait également remarquer que l’élargissement des plages horaires ne pourrait se faire, vu le contexte financier, que par le recours à du personnel précaire et pas très bien payé. Et « qui dit personnel temporaire dit non formé, non formé à l’accueil, non formé au métier, non formé au bâtiment, non formé à la sécurité. En clair, une ouverture au rabais qui reviendrait à proposer un service dégradé, au mieux un simple espace de travail. Où est le projet culturel dans cette proposition ? ».

Social Nec Mergitur fait également remarquer que le problème consistant à élargir le public des bibliothèques et à toucher des populations qui ne fréquentent pas ces établissements est lié à « la question épineuse des tarifs, souvent dissuasifs, du maillage local, insuffisant, des initiatives numériques, très en retard ».

Paradoxe des élu(e)s : Bruno Julliard, adjoint au Maire  de Paris chargé de la Culture, soutient l’initiative du collectif demandant l’ouverture des bibliothèques le soir et le week-end… alors qu’il  réduit les horaires  d’ouverture des bibliothèques municipales parisiennes !

Social Nec Mergitur, après avoir posé les vrais problèmes, lance ainsi une pétition  : « Bibliothèques : y a pas que les horaires qui vont mal ! ». Lire l’article de l’UNSA  


A noter que la CGT Culture de la Ville de Paris, la CGT de la BnF et la FSU de la BnF ont également appelé à signer l'appel.

 

 

                                Un paradoxe pour l'UNSA: Bruno Julliard soutien l'initiative de BSF

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                                                                            -  Et de toutes mes forces !

 

Lira aussi

Une bibliothécaire lyonnaise nous explique pourquoi elle signe l’appel « Ouvrons mieux les bibliothèques ».

Ouvrir mieux avant d’ouvrir plus : Quelques arguments essentiels

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