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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:34

 

Notamment pour justifier le nom de la future médiathèque du Clos Saint Lazare (Xe).

On savait les bibliothèques parisiennes victimes du naming, on ne savait pas que cette pratique pousserait la municipalité à un tel ridicule.

Le scoop vient de Serge Federbush, conseiller du Xe arrondissement et animateur du site Delanopolis qui a eu entre les mains le projet de délibération annonçant le nom de la future médiathèque St Lazare.

« Pour justifier l'attribution du nom de Français Sagan à la future médiathèque du Clos Saint Lazare (10ème), les Delanoistes ont eu recours à une motivation ébouriffante.» nous révèle l'élu qui ne s'attendait visiblement pas à ça en plein conseil municipal.

Mais attention, avant de lire la suite, et si l'on en croit l'exposé des motifs, attachez solidement vos ceintures ! « Les oeuvres de Françoise Sagan s'inspirent d'une vie faite d'excès, menée à grande vitesse ... elle aborde des sujets qui sont définitivement associés à son oeuvre : la vie facile, les voitures rapides " !!! » explique la délibération soudainement devenue fluctuat.

La Mairie de Paris aurait pu rajouter l’alcool, les stupéfiants ou encore la fraude fiscale puisque eux aussi ont été définitivement associés à l'auteur de bonjour tristesse. Un oubli sans doute de la municipalité qui devait être dans un état des plus mergitur.

Et le Delanopolis de pointer (à grande vitesse) : « Sûr que pour une mairie, qui veut réduire la vitesse sur le périph' et partout dans Paris et conspue la voiture individuelle, l'exemple est probant !  Il n'y a pas que les pneumatiques qui chauffent place de l'Hôtel de ville ... » (lire ici)

Ajoutons que justifier le nom d’une bibliothèque en mettant en avant la notion de « vie facile » est presque une provocation pour les agents du réseau des bibliothèques municipales au fonctionnement pour le moins « pas facile » depuis un certain temps.

Sauf à imaginer qu’il y a un élément facétieux parmi ceux chargé de rédiger les délibérations municipales, on doit admettre que la Mairie de Paris a franchi le mur du çon*. on peut même dire qu'elle a été flashé à Mach 2. Bang ! Bang !

 


                                Naming dans les bibliothèques: Paris franchi le mur du çon

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                                        -  Ouch, Quelle vitesse. cette délibération est vraiment stupéfiante ! 

 

 

*Le mur du çon est une célèbre distinction attribuée chaque semaine (ou peu s’en faut) par le Canard enchaîné. Tout est dans la cédille : il s’agit là d’épingler une « connerie» prononcée par une personnalité (ou une institution)

 

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:31

 

Mais pour les syndicats, les bibliothèques parisiennes touchent le fond et pourraient subir un plan de restructuration. (Comme dans les houillères ?)

La CFDT parisienne en est restée sans voix ! Lors d’une audience avec le Maire de Paris, alors que la centrale syndicale réclamait de meilleures conditions de travail pour les bibliothécaires municipaux, elle s’est vu rétorquer que « travailler en bibliothèque, c’est pas la mine » par un Bertrand Delanoë plus en verve que jamais, si l’on en croit le site du syndicat.

La CFDT ne cache pas son courroux car si les bibliothèques « c’est pas la mine », elles sont néanmoins en train de toucher le fond car les conditions de travail ne sont pas dignes de la collectivité la plus riche de France. Pour le syndicat, la Mairie de Paris « fait constamment porter l’effort sur les personnels en essayant de les culpabiliser voir de les opposer aux usagers ». Outre « le manque de considération des bibliothécaires de la part de leur employeur », en ligne de mire se profile surtout la question des effectifs.

 

                              Après la réunion, Bertrand Delanoë raccompagne la CFDT vers la sortie

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                    -  Dépêchons nous, j'dois aller chercher un livre avant que la bibliothèque ferme  

 

« Aujourd’hui, d’étranges projets semblent vouloir être mis en place » déclare la CFDT qui dénonce « un pseudo audit des effectifs demandé aux chefs d’établissements du réseau…le but étant, in fine, de les persuader, ainsi que leur équipe, que les effectifs sont  complets, voir trop nombreux. »

« Pendant ce temps un cadre de l’administration est chargé de dresser de nouveaux tableaux démontrant, par l’exercice des nombres complexes : que le négatif en poste, mal vécu par les équipes sur le terrain, est en fait du positif présent, bien vécu par la mairie. Qui pourra désormais dire qu’il n’y a pas de  poésie en mathématique quand un oulipien est dans la place ? » conclut le syndicat plus pataphysique que jamais.

             

                                                L'administration expose sa méthode à Bertrand Delanoë

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                       - Alors, ici monsieur le Maire, on entre dans la galerie des nombres complexes

                              -  Je vous préviens, je veux pas de pataphysique, juste de l'oulipien !

 

Une méthode que la CGT des bibliothèques parisiennes a elle aussi décortiquée et la formule mathématique utilisée qu’elle a révélé pourrait défriser plus d’un bibliothécaire car « ne sont désormais pris en compte pour calculer les effectifs nécessaires au bon fonctionnement des bibliothèques que….les horaires d’ouverture au public ! Pour le profane la manœuvre pourrait passer mais pour les professionnels cela est tout simplement intenable » affirme l’organisation syndicale sur son site (lire ici). 

Le syndicat tient à préciser auprès de l’administration et des élus « que le fonctionnement d’une bibliothèque ce n’est pas seulement l’ouverture au public (d’ailleurs de plus en plus réduite pour certaines), ce sont aussi les réunions d’acquisition, la veille documentaire, les commissions thématiques, le rangement des collections, la réception des commandes et les livraisons de la réserve centrale… toutes choses faites pendant que l’établissement est fermé aux usagers. De leur côté, les sections « jeunesse » reçoivent les classes et les crèches pour une première initiation à la lecture. »  

Pour la CGT « si cette politique néfaste était mise en œuvre, ce serait rien moins que la mort de la lecture publique de proximité, c'est-à-dire la fermeture programmée de nombreuses bibliothèques, surtout les plus petites qui n’auraient plus la masse critique pour fonctionner. Est-ce donc le souhait des usagers ? » demande-t-elle avec un à propos assez fluctuat.

 

                                      Bibliothèques: Bertrand Delanoë assiste à une réunion d'acquisition   

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                        - Ce sera pas long monsieur le Maire, de toute façon ils ont plus de budget !


La Mairie de Paris est toutefois gênée aux entournures car pour justifier les compressions de personnel elle déclare poétiquement que la création de ce nouveau mode de calcul s'inscrit « dans un souci de comptabilité synchronisée entre la Direction des Affaires Culturelles et celle des Ressources Humaines. ». Houlà !

 

Contacté par le site ActuaLitté, le cabinet de Bruno Julliard, adjoint au Maire de Paris en charge de la culture précise de son côté que ce travail de comptabilisation a été lancé « pour mettre à plat les effectifs dans chaque bibliothèque ». Les calculettes vont chauffer car « des ajustements seront possibles entre les établissements ». Mieux, du côté de l’exécutif municipal il y aurait même des « établissements en sureffectif » (lire ici). Et oui, ils l'ont dit ! Mais comme le déclarait Alphonse Allais « passé les bornes y a plus de limite ».


Les syndicats ont donc des craintes pour l’avenir des bibliothèques parisiennes, car si la municipalité arrivait à ses fins cela ressemblerait à une sorte de plan de restructuration comme en ont connu les Houillères dans les années quatre vingt. Dans ce cas, Bertrand Delanoë, plus mergitur que jamais, aurait vu juste : les bibliothèques, c’est même plus la mine !

Publié également sur " Miroir Social "

                             

                                               Le Maire de Paris sort d'une visite de bibliothèque

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                                     - Heureusement que j'avais un casque car on touche le fond !

 

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:30

 

Les agents du musée Carnavalet ne s’attendaient pas à devenir fossoyeurs


C’est une particularité parisienne. Les Catacombes qui accueillent depuis trois siècles les dépouilles de six millions de Parisiens, évacuées des cimetières pour des raisons de salubrité publique, dépendent …des musées de la Ville de Paris (et plus particulièrement du musée Carnavalet). Mais, cette situation ne doit pas permettre la confusion entre ossements humains et œuvres d’arts.


Depuis la création de Paris-Musées, l’établissement public qui chapeaute désormais les musées municipaux, les attributions professionnelles des agents semblent enterrées, dénonce la CFTC dans un communiqué envoyé aux personnels.


Le syndicat nous apprend que des agents en charge de l’entretien du musée Carnavalet ont dernièrement été convoqués dès potron-minet au célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau. « Ils furent reçus par deux personnes chargées de leur expliquer comment faire de la « conservation préventive » sur les ossements (nettoyer, remplacer les crânes qui s’affaissent…) » écrit la CFTC.


On comprend la surprise de ces agents qui interviennent généralement uniquement pour des problèmes de serrureries, d’électricité ou d'instalations d'oeuvres plutôt que de nettoyage funéraire. La CFTC souligne urbi et orbi « qu’auparavant, les agents n’ont jamais été sollicités pour le nettoyage des ossements des Catacombes. ». L'administration du musée Carnavalet est toutefois tombé sur un os car les agents n’ayant pas voulu troubler leur repos éternel, les crânes sont restés sur leurs positions laissant ainsi la direction dans une situation pas très fluctuat.


Et le syndicat de questionner la présidente de Paris-Musées, Anne Hidalgo : « Mais alors, est-ce tout ce que les ouvriers professionnels vont gagner du passage à l’Etablissement Public : l’attribution de fonction de fossoyeur ? ». Ce serait alors pour l’ancienne inspectrice un enterrement mergitur du statut de la fonction public parisienne. Y aura plus qu’à envoyer le squelette aux Catacombes.

 

Publié également sur " Miroir Social "


 


                      Les agents de Carnavalet ne veulent pas confondre oeuvres d'art et ossements humains

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                                                   - Vade rétro satanas !

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:32

 

Libération : Le 15 octobre 2013

Un mois et demi après la rentrée, florilège des imprévus de la semaine de quatre jours et demi (notamment à Paris) .

C’est entendu, la réforme des rythmes scolaires initiée à la rentrée change les emplois du temps des enfants, et sans doute celui des parents. Mais depuis sa mise en place dans 17% des communes françaises (dont Paris), ce changement a aussi mis au jour, par ricochet, des situations ou des problèmes plus inattendus. Et confirmé en creux les rapports passionnés qu’entretiennent enseignants, parents, personnels et enfants avec leur école. Alors que Libération a entrepris depuis septembre un suivi régulier de la réforme, sur son site et dans le journal, illustration en cinq exemples de ces impondérables.

 

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                                            Illustration en cinq exemples de ces impondérables.

 

La lutte des classes  Attention, sujet ultrasensible. Dans les écoles exiguës, les mairies ont dû «réquisitionner» les salles de classe pour faire place aux activités périscolaires. Un crève-cœur pour certains enseignants, si attachés à ce lieu qu’ils font parfois le lapsus et disent «ma chambre», en pensant «ma classe». « Dans la mienne, j’accroche aux murs les travaux des élèves. Comme un adolescent qui met des posters. C’est important de s’y sentir bien, pour que les enfants s’y sentent bien aussi et soient disposés à bien apprendre », témoigne Isabelle, vingt-quatre ans de métier.

Souvent, la salle sert aussi de bureau pour corriger après la classe les cahiers des élèves, trop encombrants pour les emporter à la maison. « Vous aimeriez, vous, que des gens s’installent à votre bureau ? Ce n’est jamais agréable. Mais on fait avec », soupire Anaïs, 26 ans. Ce qui l’inquiète surtout, c’est l’impact sur les élèves. « Ils associent le lieu à une discipline, certaines règles.» Là, d’un coup, tous ces repères sont chamboulés.

 

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                                       - Les enfants je vous préviens, tous mes repères sont chamboulés.

 

Le périscolaire bouffe à tous les ateliers  Surprise au rayon du périscolaire : voilà ainsi une élève de CM1 qui apprend à faire depuis la rentrée… des sons avec sa bouche. Soit une heure trente par semaine de beatbox. Dans la liste des ateliers offerts aux enfants, on trouve aussi du tricot, du manga, du jardinage, et même une initiation «droits de l’enfant» pour les maternelles. Bref, l’imagination semble sans limite, mais ne cloue pas le bec aux râleurs. « En lisant "activités culturelles et artistiques", les parents ont cru que leurs bambins allaient faire des trucs géniaux : de la peinture sur soie, du parachute », assure avec un brin de mauvaise foi Marie-Christine, enseignante en maternelle et opposée à la réforme.

La réalité est décevante. Par exemple, l’atelier percussions corporelles se résume à " tape des mains, tape des pieds " pendant une heure et demie…» Le pompon, dit-elle, ce sont «les tout-petits en maternelle réveillés tambour battant de la sieste» pour participer à l’activité de 15 heures intitulée « relaxation ». Sauf erreur, l’atelier « pour-ne-rien-faire » n’a pas encore été inventé. Il ne déplairait pas à Paul Raoult, le président de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), défenseur de la réforme, qui rappelait dans nos colonnes : « Les enfants ont aussi besoin d’être au calme, de temps entre copains et parfois même de s’ennuyer.»

 

                                                          Ils animent un atelier percussions corporelles

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                                                  -  Allons tapez des mains et tapez des pieds !

 

Le bazar des cartables  Avant, c’était simple : durant toute la journée de cours, le cartable restait sagement dans la salle de classe et repartait avec l’écolier le soir venu. Avec les nouveaux rythmes, c’est le bazar. Qu’en faire à la sortie de la classe et pendant les ateliers ? « Le premier jour, on s’est retrouvés avec 250 cartables en vrac dans la cour », raconte une animatrice. Depuis, des solutions ingénieuses ont été trouvées. Comme la création du « parking à cartable » sous le préau, avec des panneaux de couleur, par classe. Vu aussi : les sacs accrochés aux portemanteaux dans le couloir, pour permettre aux agents de service de faire le ménage.

 

                                                                      Un parking à cartable ?

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                                                                  - Oui, c'est bien ici mais c'est complet !

 

Mais où est passée Émilie ?  Gérer les présents et les absents, c’est depuis toujours l’angoisse du directeur. La voilà maintenant aussi partagée par les animateurs. Les ateliers étant gratuits dans la plupart des villes, les parents ont tendance à les utiliser à la carte. « A 15 heures, quand le portail de l’école s’ouvre, je me prends des suées. Imaginez qu’un petit CP sorte alors qu’il est censé rester aux ateliers ! » stresse François, animateur à Paris. Ce jour-là, quand les portes se sont refermées, une Emilie manquait à l’appel. Elle était en fait partie au catéchisme sans prévenir… 

 

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                                                                             - T'as pas vu Emilie ?

 

Le caté ne se fait pas prier  Musique, sport ou culture : la réforme a eu des effets collatéraux sur les autres associations, amputées des horaires du mercredi matin et parfois privées d’équipements (piscines, salles…) réattribués aux scolaires. Certaines ont tenté de rebondir. Le catéchisme notamment. Des paroisses ont élaboré un plan B pour garder leurs ouailles, voire séduire des petits nouveaux. A Sanary-sur-Mer, dans le Var, les sœurs de la paroisse de Saint-Nazaire vont ainsi chercher les enfants à l’école à 15 h 30, leur donnent le goûter, les aident pour les devoirs avant le caté.

A Paris, on trouve aussi l’option « mercredi midi, avec ramassage à la sortie de l’école et pique-nique tiré du sac ». « On essaie de saisir l’occasion de cette réforme pour redonner un élan au caté », racontait le diocèse de Paris, qui a lancé une campagne « Nouveaux rythmes scolaires, le catéchisme s’adapte ».

Lire l’article de « Libération »

 

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                                     - Prends celui là, il sera mieux pour mettre le pique-nique !

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:06

 

La Voix du Nord : Le 15 Octobre 2013

« Il semblerait qu’un pigeon mort ait bouché une canalisation d’évacuation » a déclaré la Mairie.

Lundi matin, les portes de la bibliothèque municipale, rue Benjamin-Morel, sont restées closes. Les averses qui ont frappé le Dunkerquois dans la journée de dimanche sont à l’origine de cette fermeture dont le terme n’a pas encore été fixé.

En arrivant sur les lieux, lundi matin, l’agent d’entretien a immédiatement constaté que le deuxième étage du bâtiment avait été victime des graves infiltrations d’eau. « Il semblerait qu’un pigeon mort ait bouché une canalisation d’évacuation et que l’eau a débordé à l’intérieur du bâtiment, constatait ce mardi Bruno Cooren, directeur de la Culture à la mairie de Dunkerque. Dès que l’alerte a été donnée, les personnels présents, relayés par des collègues en repos et certains, d’autres services, sont intervenus afin de mettre à l’abri les ouvrages se trouvant sur ce deuxième étage. »

Ceux-ci ont été descendus au rez-de-chaussée, en salle de lecture, sur les tables et sur le sol. « C’est la raison pour laquelle nous avons fermé l’accès au public, précise Amaël Dumoulin, directrice du réseau des bibliothèques. Pour l’heure (NDLR : ce mardi après-midi), nous ne pouvons pas encore estimer le nombre d’ouvrages touchés car, par mesure de précaution, nous avons descendu tous les livres du secteur victime de l’infiltration. Nous sommes en train d’inventorier tous les ouvrages. »

 

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                                                               From outer space to Dunkerque

 

Mais, assure, Bruno Cooren, il n’y a pas lieu de craindre un « drame culturel. Quelques ouvrages souffriront de ce dégât des eaux mais il n’y aura pas de perte essentielle. » Pour la simple et bonne raison que les documents les plus précieux de la bibliothèque sont abrités à l’intérieur d’un coffre-fort, dans un lieu sécurisé à l’abri du feu et de l’humidité.

Bien qu’elle renferme des documents rares et précieux, la bibliothèque dunkerquoise ne dispose pas d’un fonds à la mesure de son importance historique. En effet, nombre de pièces sont parties en fumée durant la première moitié du XXe siècle. La Seconde Guerre mondiale, malgré ce que l’on pourrait imaginer, n’est en rien responsable de ces pertes. « C’est un incendie, à la fin des années 20, qui a détruit en grande partie ce patrimoine. Et la bibliothèque actuelle, que l’on attribue souvent à tort à la période de la reconstruction, date en fait des années 30. »

Dans l’attente du passage des experts et de la mise en sécurité des ouvrages détériorés, la bibliothèque restera encore fermée durant quelques jours. « Donner une date serait un peu prématuré », assure Bruno Cooren.

Lire l’article de « La Voix du Nord »

 

                                                     Bibliothèque de Dunkerque: Mais que fait le plombier ?

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                                                -   Hmmm, donner une date serait un peu prématuré

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:23

 

Un choix bizarre pour des bêtes qui n’aiment rien tant que la chaleur et l’humidité !

Il se pourrait qu’à la bibliothèque Glacière dans le XIIIe arrondissement de Paris on exige de nouveau la carte d’inscription avant de pouvoir entrer.

Depuis le mois de février de nouveaux usagers ont fait leur apparition. On les trouve nichés dans les rayonnages, sur les fauteuils des salles de lectures ou encore à la banque de prêt. Il arrive même parfois qu’on les retrouve sur les claviers des ordinateurs mis à la disposition du public.

D’après les personnels, c’est une véritable colonie de blattes (appelés aussi cafards ou cancrelats pour les connaisseurs) qui a envahi la bibliothèque depuis huit mois. Parfois pour le plus grand plaisir des lecteurs quand quelques unes d’entre elles viennent leur caresser les jambes. Hum, hum...                                  

Les services d’hygiène de la Ville de Paris sont pourtant intervenus plusieurs fois mais la bête est solide. Et l’air a beau être saturé d’insecticide, les cafards sont toujours dans une position des plus fluctuat. Il faut dire que ces animaux ont de quoi se nourrir car un marché d’alimentation est installé deux fois par semaine devant la bibliothèque, laissant toujours des résidus de nourriture sur le trottoir. Suffisant pour pouvoir tenir.

Alors, pour éradiquer l’invasion, faudra-t-il fermer temporairement l’établissement du quartier de la Glacière ? La balle est dans le camp de la Mairie de Paris qui semble y réfléchir.  En tout cas, l’ironie pour ces insectes qui aiment tant la chaleur et l’humidité, c’est d’avoir choisi cette bibliothèque. Du pur mergitur ! Elle mériterait d’être rebaptisée tiens (lire ici).  

 

                                   La bibliothèque Glacière arrivera-t-elle à éradiquer les blattes ?

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                                         -   Oui, mais d'abord la Ville de Paris doit arrêter de blablater !

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:16

 

Le Nouvel Observateur : Le 15 octobre 2013

Si l'Anses fait preuve d'une grande prudence, elle appelle tout de même à beaucoup de précaution avec les ondes.

Comment présenter en toute liberté un rapport sur les effets des expositions aux ondes quand le sujet est aussi polémique et les fronts aussi radicalement opposés ? Tout est affaire de communication. Mardi 15 octobre, Marc Mortureux, le directeur général de l’ANSES (Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) a rendu public le rapport "Radiofréquences et santé". Très attendu, ce rapport est une revue du millier d’études scientifiques publiées dans le monde sur le sujet depuis avril 2009.

La dernière présentation en 2009 avait donné lieu à de vives polémiques et abouti au changement de dénomination de l’Agence (préalablement l’Affset) et à la démission de son directeur. L’Anses a donc cette fois décidé de faire preuve d’une grande prudence dans sa présentation. Trop au goût des associations comme Robin des Toits ou Priartem (Pour une réglementation des implantations d’Antennes relais et de Téléphone Mobile). Mais pour qui veut se donner la peine de lire entre les lignes, les signaux sont assez clairs.  

On ne pouvait pas s’attendre à ce que l'Anses disent : " les ondes tuent " comme on peut lire sur les paquets de cigarettes " fumer tue ". Le sujet des ondes, qui touchent plusieurs disciplines (physique, biologie, etc) est plus complexe et le recul scientifique pas encore assez long. L'Anses a donc dit que l’actualisation des données scientifiques " ne met pas en évidence d’effet sanitaire avéré ".

 

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Et pourtant, dès la ligne suivante, elle met en avant des études démontrant différents effets biologiques des champs électromagnétiques chez l’Homme ou l’animal. Les effets sur le sommeil et la fertilité mâle ont notamment été démontrés par l’Ineris (Institut National de l’environnement industriel et des risques). Et enfin l’Anses écrit noir sur blanc que " plusieurs publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable ".

Beaucoup de journalistes présents lors de cette conférence de presse ont cru avoir mal entendu…Alors pour en avoir le cœur net, l’une d’entre eux a demandé à Marc Mortureux ce que signifiait " long terme " et " utilisateurs intensifs ". Sa réponse : " toute personne qui a utilisé le portable à l’oreille 30 minutes par jour pendant vingt à vingt-cinq ans "… Autrement dit, nous tous. Ou en tout cas, tous ceux qui ont besoin d’un téléphone portable dans le cadre de leur travail.

Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques de l’Anses, a rappelé que l’usage du téléphone portable évoluait (On fait plus de SMS) et que les constructeurs ont fait des efforts pour réduire le DAS (Débit d’absorption spécifique) qui mesure la quantité d’énergie absorbée par les tissus organiques sous l’effet des ondes électromagnétiques émises par un appareil. Il est recommandé que le DAS ne dépasse pas 2 Watt/ kilogramme. Ces données sont inscrites sur tous les téléphones. En revanche, elles ne sont pas du tout indiquées sur tous les autres appareils de la vie quotidienne émettant des ondes comme les téléphones sans fil (DECT), le Wi-Fi, les babyphone, les tablettes, les consoles de WI.

C’est pourquoi l’Anses a recommandé que tous ces " appareils communicants ", comme on les appelle désormais, affichent clairement leur DAS. Le demanderait-elle s’il n’y avait aucun danger ? Non. D'ailleurs, l’Anses préconise, tout comme en 2009, de limiter les expositions aux radiofréquences avec des recommandations (qui sont tout à fait en ligne avec celles du "Nouvel Observateur"). La façon de les formuler est là encore plus " politique ". Et c’est ce qui exaspère les associations.

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Ainsi, Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits, estime que " l’Anses aurait dû carrément recommander l’interdiction pure et simple des téléphones portables et autres tablettes pour les enfants de moins de six ans. Une loi a été votée dans ce sens le 12 juillet 2010 mais n’a jamais été promulguée… On sait que le cerveau des enfants est particulièrement fragile tant qu’il n’est pas définitivement formé, mais cela n’empêche pas M. Peillon de lancer son plan numérique dans les écoles ".

Dans le langage plus administrativo-politique de l’Anses, cela donne la recommandation suivante : " réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone mobile ". Présidente du comité d’experts chargé de faire cette revue scientifique, Martine Hours a regretté, lors de cette conférence de presse, qu’il n’y ait pas davantage d’études sur les enfants.

Sur les antennes-relais, l’Anses a opté pour un discours tout aussi précautionneux. Il est pris entre le marteau et l’enclume. D'un côté, les associations qui s’inquiètent de la recrudescence d’appels au secours d’électrohypersensibles (EHS) et, de l’autre, les opérateurs qui comptent sur la 4G pour se refaire une santé économique après l’arrivée du trublion Free dans le secteur du mobile.

Dans son communiqué, on peut donc lire que " le développement des nouvelles infrastructures de réseaux de téléphonie mobile fassent l’objet d’études préalables en matière de caractérisation des expositions et que les conséquences d’une éventuelle multiplication du nombre d’antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d’expositions environnementaux fassent l’objet d’un examen approfondi ".

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Le décryptage est : théoriquement, il faudrait vérifier avant qu’un opérateur n’installe une nouvelle antenne 4G que le niveau d’exposition n’explose pas. Selon les spécialistes, le déploiement de la 4G suscitera en moyenne 50% d’augmentation du niveau d’exposition car les opérateurs devront pendant un certain temps laisser allumer les autres technologies 2G et 3G avant de tout faire basculer en 4G. 

Les associations peuvent légitimement se sentir flouées car elles exigent depuis longtemps cet " examen approfondi ". En vain. De même elles demandent que le principe de précaution soit appliqué dans les écoles et les crèches. Mais Fleur Pellerin, ministre de l’innovation et de l’économie numérique avait balayé cette demande en évoquant des " peurs irrationnelles ".

Aujourd'hui, l’Anses recommande de "documenter les situations des installations existantes conduisant aux expositions les plus fortes du public et d’étudier dans quelle mesure ces expositions peuvent être techniquement réduites". Seule " petite " victoire : le cas des EHS est implicitement reconnu puisque l’Anses a décidé d’y consacrer un rapport à part entière en 2014.

La balle est aujourd'hui dans le camp des pouvoirs publics. Les ministres de la santé, de l’écologie… et du numérique doivent prendre leur responsabilité. Et ne pas faire semblant de ne pas comprendre de qui est écrit dans ce rapport, sans quoi ils devront, peut-être dans dix ans ou dans vingt ans, rendre des comptes sur leur pseudo-cécité. A défaut de "preuves avérées", comme les appelle l’Anses, il y a suffisamment de signaux pour appliquer des principes de précaution, au moins en ce qui concerne les personnes les plus fragiles.

Lire l’article du « Nouvel Observateur »

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 17:13

 

Un colloque organisé le 24 octobre par le cabinet Technologia  

 

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:04

 

ActuaLitté : Le 5 octobre 2013

 

Mais à en croire les questions, les bibliothécaires sont les coupables idéals

 

Afin d'en savoir un peu plus sur les problèmes rencontrés par les lecteurs, la Ville de Paris a fait appel à la société Sphinx Institute pour établir une enquête auprès des usagers des différentes bibliothèques parisiennes. Le seul problème, c'est que les questions posées sont très orientées sur le personnel et presque rien sur les locaux, rapporte le blog de la CGT Culture.

 

Or, les principaux problèmes rencontrés par les établissements parisiens ont justement trait à des locaux vieillissants et mal entretenus.

 

On ne compte plus les fuites et les salles qui, sans climatisation, deviennent insupportables en été. Un sous-investissement chronique qui agace de nombreux usagers avec des ordinateurs désuets ou encore l'absence de photocopieuses dans certaines bibliothèques.

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

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                    Paris: Un questionnaire qui cible particulièrement les bibliothécaires

 

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:53

 

Quand la Mairie de Paris bricole, c'est le bazar à l’Hôtel de Ville 

Est-ce vraiment une surprise ? En tout cas,si l’on en croit la CFTC, le passage à la semaine de quatre jours et demi pour les écoliers parisiens a bien du mal à passer auprès des personnels municipaux en charge d’appliquer la réforme des rythmes éducatifs dans la capitale. Il fait dire que, comme annoncée, l’organisation semble des plus chaotiques. Pour le syndicat c’est même « le bazar de la rentrée scolaire » d'après leur communiqué

Pour la CFTC qui a visité plusieurs écoles « le climat de travail ne semble pas à la fête ! A partir de 15h règne une agitation anxieuse. D’une école à une autre, on assiste à un encombrement et à des flux désorganisés d’enfants. Commence alors le « tri » entre ceux qui sortent et ceux qui doivent attendre, dans un couloir, sous le préau ou dans la cour, l’arrivée des référents pour l’animation (adjoint d’animation, ASEM ou intervenant extérieur). Sauf que les animateurs ne sont pas toujours en nombre suffisant ! ». Bref, c'est pas très fluctuat


                              bvh

                                                       Rythmes scolaires: La Mairie de Paris bricole

 

Mais la suite ne s’annonce guère mieux si l’on en croit le syndicat. «  Les animateurs arrivant à 15h prennent le relais des enseignants et doivent alors re-acheminer les petits dans les salles de classe, et parfois gérer un surnombre d’enfants au-delà du taux - 1 adulte pour 14 en maternelle / 1 pour 18 en élémentaire - quand il manque des animateurs… » On se croirait au rayon bricolage du célèbre magasin installé sous les fenêtres du Maire de Paris.                                                    

Car comme au BHV,  c’est parfois l’heure de pointe dans les cours de récréation parisiennes d’après la CFTC  car « ce trafic bruyant prenant bien 30 minutes, ne reste qu’une petite heure pour l’atelier, et ensuite rebelote, il faut que les équipes re-trient les enfants  entre ceux qui sortent à 16h30 et ceux qui restent à l’étude ou à une activité du soir… » Une scène  digne d’un embouteillage rue de Rivoli.

Le syndicat tire donc la sonnette d’alarme et « s’inquiète de cette pagaille qui n’augure rien de bon tant pour les enfants que pour les personnels, et dénonce urbi et orbi, le bazar de la rentrée scolaire ». Pour cette mise en place plutôt mergitur de la réforme des rythmes éducatifs, on peut même parler de Bazar de l’Hôtel de Ville pour la Municipalité parisienne.

Publié également sur " Miroir Social "


                                 A l'Hôtel de Ville de Paris, le bazar le plus vaste du monde

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                                     -  " Et ben, c'est encore l'empbouteillage rue de Rivoli ! "

                              - Oui, on se croierait à 15h30 dans une cour d'école parisienne ! "

 

 

 

 

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