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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 13:37

 

L’express : Le 6 août 2013

Les musées parisiens s’inspireront-il de l’exemple du palais de Buckingham ?

Qui eut cru que la famille royale serait un jour à l'origine d'un débat sur la précarité au Royaume-Uni? C'est pourtant depuis qu'ils ont appris que le palais de Buckingham employait cet été 350 employés sans promesse de les rémunérer, qu'une partie des Britanniques s'indigne du vieux système des contrats « zéro heure ». 

Le quotidien The Guardian a révélé fin juillet que les saisonniers qui travaillent à l'accueil des visiteurs ou à la billetterie ne sont pas sûrs d'être sollicités -et donc d'être payés- pendant la durée de leur contrat. Ils ne peuvent pourtant frapper à la porte d'un autre employeur que si Buckingham les y autorise, en vertu d'une clause d'exclusivité. En cause, ce contrat so British qui ne fixe pas de durée de travail ni de rémunération minimale. 

Du pain béni pour les employeurs qui évitent de perdre de l'argent quand l'activité décline, et mobilisent illico une armée de bras lorsque la demande reprend. 34% des associations, 24% des employeurs publics, dont les musées Tate Britain et Tate Modern. Jusqu'en 1998, les employés britanniques en zéro heure étaient même contraints de rester sur leur lieu de travail sans être payés en attendant d'être remis à la tâche.

Alors, Paris-Musées, le nouvel établissement public en charge des musées municipaux parisiens s’inspira-t-il de l’exemple du palais de Buckingham ou des musées britanniques ? Après tout, là aussi la flexibilité est souvent à l'œuvre. Pour preuve, les musées de la Ville de Paris emploient depuis plusieurs années, nombre de vacataires pour faire les remplacements pendant les pauses repas (entre 11h et 15h). Paris n'a jamais été si près de Londres.

Lire la suite de l’article de « L’express »

 

                                                    Un employé de Buckingham en contrat  zero heure

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                                     Damn it, je fait seulement les remplacement pour les pauses repas !

 

 

 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:55

 

Libération : Le 5 Août 2013

 

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti a donné instruction à ses services de renforcer les mesures de suivi des zones à risque de feu.

 

Une partie de la toiture du site Richelieu de la Bibliothèque nationale (BNF) à Paris (IIe), a été endommagée lundi matin par un incendie qui n’a pas fait de blessés, a-t-on appris auprès de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).

 

Le lieutenant-colonel Samuel Bernès, porte-parole de la BSPP, a précisé à l’AFP que le feu avait pris dans une partie de la toiture actuellement en travaux de désamiantage. L’origine du feu est vraisemblablement accidentelle. Cent-vingt sapeurs-pompiers et une trentaine de véhicules ont été mobilisés en raison de la nature exceptionnelle du bâtiment qui compte en permanence un détachement de la BSSP. Celui-ci a pu faire évacuer les ouvriers présents sur le chantier.

 

Les pompiers sont parvenus très rapidement à maîtriser l’incendie qui a causé « de faibles dégâts matériels » sur une superficie d’environ 100 m², a précisé le ministère de la Culture dans un communiqué. Il était localisé sous les toits dans une zone de désamiantage des locaux, confinée et sous cloisons étanches, a précisé le ministère. L’incendie est resté circonscrit à la zone en toiture sur une vingtaine de mètres.

 

Le feu aurait pris au niveau d’un dispositif de filtrage de l’amiante, selon le ministère. Le chantier était terminé depuis vendredi et venait d’être vidé de ses matériels. La directrice générale de la BNF et le cabinet de la ministre « ont rejoint rapidement le site », précise le ministère.

 

La partie du quadrilatère Richelieu, qui reste ouverte au public en dépit des travaux, a rouvert normalement ses portes dès 10h ce matin. Située 5 rue Vivienne à Paris, elle constitue le berceau historique de la Bibliothèque nationale de France, depuis le XVIIIe siècle. Elle conserve de très riches collections de manuscrits, cartes et monnaies. Le chantier de rénovation du site, qui a débuté en 2010, doit durer huit ans.

 

Les températures estivales étant « exceptionnellement élevées », la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti a donné instruction à ses services en charge des chantiers en cours de renforcer les mesures de suivi et de contrôle préventif des zones à risque de feu.

 

À noter que la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), pointait des risques croissants d'incidents, dès le 15 février 2012, avec le titre prémonitoire de « Richelieu brûle-t-il ? » (lire ici). 

Lire l’article de « Libération »

 


                                          Incendie à la Bibliothèque Nationale: Plus jamais ça ?

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                          Les sevices du ministère en pleine inspection des risques incendie

 

 

 

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 11:43

 

Le Parisien : Le 27 juillet 2013

Le gouvernement lâche du lest vis-à-vis des fonctionnaires. Au 1er janvier, tous les agents de catégorie C bénéficieront d’un coup de pouce.

Opération rattrapage… Finalement, un fonctionnaire sur deux bénéficiera d’une augmentation à partir du 1er janvier. Et ce malgré le gel du point d’indice — qui sert de base de calcul des traitements des agents du public — décidé par le gouvernement pour 2014.

La bonne nouvelle a été confirmée hier par le ministère de la Fonction publique. Qui va profiter de cette revalorisation? « L’ensemble des agents de catégorie C », précise-t-on dans l’entourage de Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique. Autrement dit, les 2,4 millions d’agents actuellement rémunérés au smic ou un peu plus. C’est dans la fonction publique territoriale qu’ils sont les plus nombreux (76%) mais aussi dans la fonction publique hospitalière (50%).

Combien ces agents d’entretien, personnels techniques, aides-soignants et agents administratifs vont-ils percevoir en plus? Le gouvernement tranchera en septembre. Mais selon les syndicats, ce coup de pouce pourrait atteindre « entre 20 € et 40 € net par mois », soit 200 à 300 € brut sur l’année.

Concrètement, chaque agent va avoir droit à des points d’indice supplémentaires. C’est le montant de ce bonus — entre 4 et 6 points de plus? — qui sera au cœur de la prochaine négociation qui commencera fin août entre gouvernement et syndicats.

 

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                                              " C'est bon on tient notre catégorie C ! "


Une rentrée sociale délicate à négocier  Sans être mirifique, le coup de pouce annoncé est loin d’être négligeable. D’autant « qu’il est déjà acté qu’au 1er janvier 2015 ces mêmes agents auront droit à une nouvelle augmentation d’au moins 20 € net par mois », rappelle-t-on à la CFDT…

Assurément, le gouvernement est en train de lâcher du lest vis-à-vis des fonctionnaires. Mi-juin, sa décision de maintenir à la diète les quelque 5,4 millions de fonctionnaires pour la quatrième année consécutive a suscité une levée de boucliers. « Scandaleuse », « inacceptable », « suicidaire ». De la CGT à FO en passant par la CFDT, les leaders syndicaux, dont certains s’étaient plaints d’avoir appris la nouvelle à la radio, n’avaient pas mâché leurs mots. L’épisode a d’ailleurs jeté un sérieux coup de froid sur la deuxième conférence sociale du quinquennat Hollande, qui s’ouvrait deux jours plus tard.

Si le gouvernement a décidé d’adoucir le ton vis-à-vis des fonctionnaires, c’est aussi parce que le voici face à une rentrée sociale bien plus délicate à négocier que celle de l’an dernier. Chômage, pouvoir d’achat, les dossiers lourds s’accumulent. Sans oublier celui des retraites. « A la rentrée, il faudra être très vigilant, très attentif », prévenait il y a dix jours François Hollande. « On sait que sur la question des retraites, des gens qui ne pensent pas la même chose peuvent avoir le même intérêt à manifester. »

Calmer le jeu, éviter que les fonctionnaires ne viennent grossir les rangs des mécontents, le geste salarial annoncé, hier, tombe de ce point de vue à point nommé.

Lire l’article du « Parisien »

 

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                                                                      " Ah, pour ça il faudra attendre 2015 ! "

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 10:08

 

Libération : Le 23 juillet 2013

Après les ouvertures dominicales, l’intersyndicale du commerce d’Ile-de-France, Clic-P, s’attaque maintenant aux nocturnes de plusieurs enseignes.

L’ordre du jour est chargé. Au premier étage de la Bourse du travail de la rue de Turbigo, à Paris, treize personnes siègent ce 28 juin. L’intersyndicale Clic-P, qui rassemble les syndicats du commerce d’Ile-de-France, est presque au complet. Il y a les représentants CGT, CFTC, CFDT, FO, SUD, deux de leurs avocats et des délégués d’entreprise.

Connu pour ses procédures contre le travail du dimanche, Clic-P a enfourché un nouveau cheval de bataille depuis janvier 2012 : le travail de nuit.

La première offensive a été couronnée de succès, les Galeries Lafayette ont été condamnées l’an dernier à ne pas employer de salariés après 21 heures avec une amende de 30 000 euros par infraction à la clé. Et le 5 juin, le Clic-P a obtenu en référé la condamnation d’Uniqlo. Le tribunal de grande instance de Paris a interdit à l’enseigne, qui a une boutique dans le quartier de l’Opéra, «d’employer des salariés entre 21 heures et 6 heures […] sous astreinte de 10 000 euros par infraction constatée». 

 

                                            Après le dimanche, l'intersyndicale Clic-P s'attaque au travail de nuit

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                                                                           Et jamais la nuit non plus !

 

Ce soir-là, les syndicalistes évoquent une nouvelle cible : le Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), qui a repoussé jusqu’à 21 h 15 la fermeture de ses magasins contre l’avis de l’inspecteur du travail, mais avec l’accord de la Direction générale du travail. Pour les membres du Clic-P, pas question de laisser passer, même si le BHV ne dépasse l’horaire légal (21 heures) que d’un quart d’heure. « Pour les salariés, ça signifie une demi-heure de travail en plus et des transports plus problématiques », argumente un syndicaliste. Selon la loi, le recours au travail de nuit doit être justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité ou un service d’utilité sociale.

Comment attaquer le BHV ? « Référé en suspension ? » avance maître Vincent Lecourt, devenu le grand spécialiste des référés contre le travail du dimanche et qui accompagne le Clic-P depuis l’origine. « On peut pas organiser une manif devant le ministère ? » rebondit Alexandre Torgomian, de la CFDT. « C’est plus facile d’envahir le bureau de Jean-Denis Combrexelle [directeur général du travail, ndlr] que celui de [son ministre Michel] Sapin, les grévistes de PSA ont réussi à le faire », répond une voix. Le collectif décide finalement d’envoyer un recours gracieux au ministère, juste avant la procédure en justice.

Les francs-tireurs du Clic-P, souvent en disgrâce vis-à-vis de leurs propres organisations, forment une bande à part dans le paysage syndical français. En dehors des entreprises frappées par les plans sociaux, il est rarissime que la quasi-totalité des syndicats s’unissent pour mener un combat. C’est pourtant ce que parvient à faire Clic-P depuis plus de trois ans. Son arme : les procédures judiciaires. Il a traîné au tribunal de grandes enseignes, avec des victoires éclatantes, contre les Galeries Lafayette, Monoprix ou, plus récemment, les Apple Stores. Seul un dossier reste en suspens : Sephora.

La naissance du Clip-P tient sans doute à ses personnalités, et au vote, en 2009, de la loi Mallié qui a assoupli l’ouverture des magasins le dimanche. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, était opposé au travail dominical. Mais dans la foulée de la loi, il avait organisé une table ronde entre patronat et syndicats pour débattre des règles. C’est dans ce cadre qu’« avec la CGT et FO, on a commencé à discuter d’une plateforme commune et proposé à SUD et à la CFDT de nous rejoindre », raconte Eric Scherrer, de la CFTC. Il fallait s’organiser pour peser.  

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La première rencontre intersyndicale remonte au 26 février 2010. C’est la date de naissance du Clic-P, association informelle, qui se réunit au moins une fois tous les deux mois. « Dès le début, j’ai prévenu que nous partions dans une lutte de longue haleine », rapporte Karl Ghazi, de la CGT. Les objectifs sont fixés : s’attaquer d’abord au commerce alimentaire parisien et affirmer des revendications salariales. Une plateforme approuvée par la première assemblée générale des adhérents des cinq syndicats, dont la CGT, de loin la première sur Paris avec 6 000 adhérents.

Encore balbutiante et inexpérimentée, l’intersyndicale décide d’attaquer petit. Il y a de quoi faire. La loi Mallié a fait tomber des digues, les supérettes parisiennes lèvent allégrement le rideau le dimanche. « Moi, j’ai commencé par le Franprix de Colonel-Fabien, à côté de mon bureau, en allant y chercher des tickets, se souvient Laurent Degousée, de SUD. C’est le premier à avoir été assigné.»

Pour prouver que les entreprises trichent, il faut recueillir des tickets de caisse émis le dimanche après 13 heures et le lundi. Un travail de fourmi. Une première vague d’assignations a suivi. Le modus operandi est le même aujourd’hui. A la réunion du 28 juin, les syndicalistes discutent d’une offensive visant les Monoprix parisiens. « Il faut mener un quadrillage sérieux avec pour objectif septembre », lance Karl Ghazi. « Mais il faut parvenir à en démontrer l’illégalité sur la durée, avec des tickets, des témoignages et des attestations », intervient Me Lecourt.  

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Autre méthode testée depuis quelques mois : la présence systématique à l’audience économique et financière du tribunal de police. Le Clic-P y est représenté « tous les vendredis », raconte Alexandre Torgomian, de la CFDT.

A chaque fois que l’inspection du travail signale à la justice un commerçant qui ne respecte pas la fermeture hebdomadaire, l’avocat des syndicalistes demande à se porter partie civile. L’objectif : réclamer des dommages et intérêts, afin d’alourdir la note pour les entreprises. Faute de quoi elles s’en sortent avec « des contraventions de cinquième classe, dont les montants sont minimes : la plus forte depuis le début s’élève à 8 000 euros pour un Franprix », rapporte Stéphane Bruschini, l’un des avocats du Clic-P. Des montants peu dissuasifs, qui n’empêchent pas l’enseigne de recommencer.

Sur les nocturnes, les Galeries Lafayette et le BHV ont renoncé parce que le montant des astreintes était antiéconomique. « On dit au juge : avec des petits montants, ils vont revenir. Montrez l’exemple », ajoute Me Bruschini, qui fait systématiquement appel des décisions défavorables au Clic-P.

Les adversaires de ces « chevaliers blancs » de la légalité dominicale et nocturne les accusent d’avoir trouvé un bon moyen de renflouer leurs caisses. Ils répliquent qu’ils ne font que faire appliquer la loi. « On nous dit : "Les syndicats veulent s’enrichir ", poursuit Laurent Degousée. Mais nous parlons de textes législatifs clairs : on n’a pas le droit d’ouvrir le dimanche, ni de faire travailler après 21 heures.»

Même son de cloche d’Eric Scherrer, de la CFTC : « On se bat sur des questions de principe. Si les entreprises sont condamnées, elles n’avaient qu’à respecter la loi.» A ceux qui leur opposent que le travail du dimanche crée de l’emploi, ils citent en exemple Virgin, qui avait obtenu l’autorisation dominicale sur les Champs-Elysées en 1993 et qui vient d’être liquidée. Et, « à chaque fois qu’on a attaqué des magasins sur le dimanche, on est tombés sur des salariés qui sont contre », souligne Françoise Nicoletta, secrétaire de la Fédération nationale du commerce FO.  

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Un point commun rapproche quelques-uns des militants du Clic-P : d’être en bisbille avec la direction de leur propre syndicat. Certains assurent même que la « fédération nationale veut [leur] mort ». C’est le cas de la CGT. Le syndicat parisien du commerce « ne reçoit plus sa subvention de 300 000 euros et nous avons dû licencier un salarié », détaille Karl Gahzi. Leur méthode est controversée.

« Nous nous opposons à intenter un procès à une seule enseigne, car cela la met en difficulté par rapport à sa concurrente », estime Aline Levron, de la fédération CFDT du commerce hostile à Clic-P. Côté CFTC, le syndicat parisien du commerce créé en 1987 et dirigé par Eric Scherrer vient d’être exclu par sa confédération. « Nous préférons agir localement plutôt que mettre en place une grosse machine éloignée du terrain, estime Patrick Ertz, le président de la fédération CFTC du commerce. Et nous ne sommes pas là pour jeter les salariés dans la nature.»

Dans ces conditions, combien de temps le Clic-P durera-t-il ? Pour l’instant, ses membres défendent toujours bec et ongles leur revendication de base : éviter que Paris devienne un supermarché ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Et d’ajouter que si Clip-P n’avait rien fait, ce serait le cas depuis deux ans.

Lire l’article de « Libération »

 

                       L'intersyndicale Clic-P va-t-elle trouver du soutien auprès des Confédérations ?

                             la nuit du chasseur aff 02

                                     " Viens ici, mon petit Clic-P, avec moi t'es en de bonnes mains ! "

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 09:12

 

Dans le privé comme dans le public, les salariés ne savent plus ce qu’ils font.


Dans un entretien publié dans la Lettre du Cadre du 15 juillet 2013, le sociologue Vincent de Gaulejac, auteur avec Antoine Mercier de « Manifeste pour sortir du mal-être au travail » développe la notion de contrat narcissique imposé aux salariés, dans le privé comme dans le public. Morceaux choisis:


Au cœur de la crise, le privé comme le public imposent un contrat narcissique à leurs employés. Aimer son entreprise, y adhérer sans savoir pourquoi : telle est la réalité de milliers de salariés

 

Les  salariés du secteur public ou privé ont intégré les exigences de l’organisation du travail comme si elles relevaient d’un fonctionnement logique. On est passé en quelques années d’un pouvoir d’imposition à un pouvoir d’adhésion. On a basculé dans un contrat narcissique. Ce n’est plus le corps qui est mobilisé pour faire quelque chose mais la psyché.


Au siècle dernier la souffrance était physique, le corps était marqué. Aujourd’hui c’est la psyché qui est en souffrance. La perception de son propre rôle au sein du collectif professionnel devient de plus en plus complexe. Dans un tel contexte la « méritocratie » est elle aussi soumise à des facteurs très aléatoires.


Les DRH s’inspirent de la psychologie comportementale pour savoir si les cadres adhèrent réellement aux valeurs de l’entreprise. Aujourd’hui la valeur travail est moins perceptible et objectivable et les salariés ne savent plus très bien ce qu’ils font. Ils sont impliqués dans des projets, des campagnes de sensibilisation, de réorganisation dont les objectifs finaux restent illisibles. La conséquence de cette incarnation subjective du travail est une perte absolue de confiance en soi.


L’objectif est de créer les conditions de réussite d’un contrat narcissique. Cette révolution managériale est née dans les multinationales à la fin des années 70. Depuis l’objet du pouvoir n’est plus le corps qu’il s’agissait de rendre utile, docile et productifs mais la psyché que l’on prétend rendre utile, docile et productive. Cette évolution change radicalement la fonction du management et celle du travail. Nous avons tous un rapport contradictoire au travail. Il s’agit à la fois d’un lieu de désir et de souffrance, d’un lieu d’émancipation et de contrainte, de réalisation et d’asservissement.


Même si les syndicats luttent pour faire reculer cette souffrance, c’est un lent processus. Les représentants du personnel conseillent encore de suivre des formations de gestion du stress alors que c’est le stress qu’il faut essayer de mieux contrôler en amont. La défense des salariés doit passer par la dénonciation de toutes les formes de violence. Il ne suffit pas pour cela de se décharger sur les CHSCT, les médecins ou les psychologues du travail. Il faut peser sur les pouvoirs politiques  pour que ce dernier s’engage à rééquilibrer les rapports sociaux au travail en assurant ainsi une plus grande protection des salariés. Un cadre juridique s’impose, capable de faire face à l’idéologie managériale qui s’est imposée ces dernières années.

 

Publié aussi sur " Miroir Social "

 

 

         Storm-Thorgerson-M

 


 

Bibliographie : Vincent de Gaulejac et Antoine Mercier, Manifeste pour sortir du mal-être au travail, éditions Desclée de Brouwer

Biographie : Vincent de Gaulejac est sociologue, directeur de laboratoire de changement social à l’université de Paris-Diderot.

 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 10:32

 

Livre Hebdo : Le 29 juillet 2013


Des bibliothécaires et membres de la Fédération syndicale unitaire (FSU) ont lancé un site et une pétition pour dénoncer la soumission de la BNF à des « intérêts privés ».


Début juillet, des membres du personnel de la Bibliothèque nationale de France ont ouvert le site www.sauvons-bnf.fr et lancé une pétition, déclarant que la BnF (notamment le site Tolbiac), « outil démocratique et d'émancipation, se trouve aujourd'hui soumis à des intérêts privés, au détriment des lecteurs et des usagers ».
 
Selon le texte de la pétition, adressé au ministère de la Culture, la BnF s'écarte de ses missions de service public. Y sont dénoncés « un abaissement constant des services rendus aux usagers, une absence de politique documentaire et de choix scientifiques cohérents, une dégradation des conditions de travail des personnels et les lecteurs, les partenariats public-privé desservant l'intérêt général et aliénant les collections patrimoniales à des intérêts mercantiles. »

La pétition entend notamment « dénoncer la concession offerte à « MK2 » dans l'emprise du bâtiment de Tolbiac et exiger le démantèlement de « BnF Partenariats » ».

Les initiateurs du site web se présentent sur ce site comme « personnels ouvriers, administratifs, bibliothécaires, conservateurs, membres de la FSU » [Fédération syndicale unitaire]. Ils donnent la parole à Francisco Roa Bastos, chercheur et représentant des lecteurs du Rez-de-Jardin au Conseil d'administration de la BnF ou à Eric Hazan, éditeur.


Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

 

                                                         La BnF et MK2 se félicitent de leur partenariat

                   114030632

                                                              " Entre nous, ce sera toujours particulier ! "

 


 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:44

 

Le Point : Le 26 juillet 2013

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé aux syndicats une augmentation des salaires des fonctionnaires de catégorie C.

Malgré la reconduction, en 2014, du gel du point d'indice de leur grille salariale, jusqu'à près d'un fonctionnaire français sur deux devrait bénéficier l'an prochain d'une augmentation dont le gouvernement décidera des modalités en septembre, a annoncé vendredi la ministre de la Fonction publique.

Dans un communiqué, Marylise Lebranchu indique avoir soumis cette semaine aux syndicats une proposition d'évolution de la grille de la catégorie C, la plus basse des trois catégories de fonctionnaires et qui représente 47 % des effectifs, "avec un effort particulièrement marqué en direction des agents les moins bien rémunérés".

Les syndicats ont souhaité pour leur part une revalorisation uniforme de l'ensemble des agents de catégorie C, précise la ministre, en indiquant qu'elle s'est engagée à examiner cette demande et qu'une décision sera prise après une ultime réunion prévue début septembre. Le gouvernement s'était engagé début 2013 à faire un geste pour les bas salaires de la fonction publique après la confirmation du gel du point d'indice de la grille salariale, en place depuis 2010 et qui sera reconduit en 2014 pour des raisons budgétaires.

Selon Les Échos, les syndicats ont évoqué comme piste de travail de quatre à six points d'indice en plus par agent, ce qui correspond à 200-300 euros brut de plus par an (NdR: ce qui ne fera donc, pour 4 points d'indice, qu'une augmentation nette de 18 euros par mois). Une telle hausse serait plus coûteuse pour la fonction publique territoriale du fait du poids plus important des fonctionnaires de catégorie C dans ses rangs que pour la fonction publique d'État.

Pour l'État, qui emploie 500 000 fonctionnaires de catégorie C (22,1 % des effectifs), la mesure devrait coûter un peu moins de 200 millions d'euros. En revanche, pour les collectivités territoriales, qui en emploient près de 1,4 million (75,7 % des effectifs), la note sera trois fois plus élevée.

L'initiative s'inscrit dans une discussion plus large ouverte en début d'année sur une refonte de la grille salariale de la catégorie C. Le gouvernement reviendra sur la question de la grille salariale, à la demande des syndicats, dans le cadre d'une réunion prévue fin octobre. En effet, ce geste n'a pas suffi pour calmer la colère de ces personnels, dont le salaire moyen n'a pas augmenté depuis 2011.

Lire l’article du « Point »

 

                               18 euros de plus par mois, les fonctionnaires de catégorie C vont pouvoir flamber !

                                              les nouveaux riches

                                                                          " Ah, merci Mme Lebranchu ! "

 

 

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 12:49

 

Ensemble sauvons la BnF, c’est le cri d’alarme lancé par les personnels et des acteurs du monde culturel.

 

Depuis plusieurs années, la Bibliothèque Nationale de France (BnF) subit une politique de liquidation sans précédent de la part du Ministère de la culture. Outre une baisse régulière des effectifs, c’est surtout la marchandisation de l’espace public qui pourrait porter un coup fatal à l’institution.

On ne compte plus les « événements » à usage commerciaux dont certains sont même restés dans les mémoires: installations de vélos-dynamo ou de pistes de danse sur le parvis de la bibliothèque François-Mitterrand pour le plus grand plaisir de commanditaires aussi variés que Club Med Gym, Adidas ou la chaine MTV, sans compter, façon de parler, les partenariats avec Orange ou les liens très privilégiés noués avec la société de cinéma MK2. Bref, « à la BnF c’est tout bénéf » écrivions nous en novembre 2011 (lire ici).

D’ailleurs symbole de cette dérive mercantile, la création d’une filiale nommée, ça ne s’invente pas….BnF Partenariats. On ne pouvait pas faire plus mergitur.

Une chose est sûre, cet outil d’émancipation que devait être la BnF se trouve « aujourd’hui soumis à des intérêts privés, au détriment des lecteurs et des usagers. » selon les personnels à l’initiative de ce nouveau site internet baptisé, Ensemble, sauvons la BnF ! dont la vocation est de résister au déclassement programmé d’une institution séculaire, confortée par François Mitterrand avec la création de la Grande Bibliothèque dans le quartier de Tolbiac (XIIIe).

« Nous sommes profondément attachés au service public et au projet initial d’une grande bibliothèque encyclopédique  une bibliothèque démocratique, autonome, libre de toute aliénation à des intérêts privés, une BnF dont nous voulons défendre les missions contre tous les marchés. La BnF est notre bien commun, un bien que nous devons nous réapproprier tous ensemble » annoncent-ils d’ailleurs dans leur page de présentation. Une initiative on ne peut plus fluctuat.

Pour ses concepteurs, ce site sera aussi un lieu d’expression avec l’objectif de donner la parole à tous: lecteurs, chercheurs, usagers du haut et du rez-de-jardin. « Autant de regards croisés sur le devenir d’une bibliothèque dont les fondateurs avaient rêvé qu’elle fût « d’un genre entièrement nouveau » ; autant de souhaits pour dessiner les contours de ce que cette bibliothèque pourrait être en réalité. » c’est donc le crédo de Ensemble, sauvons la BnF ! qui a déjà mis en ligne quelques pistes de réflexion.

Parmi les premiers contributeurs : l’éditeur Eric Hazan, le chercheur Fransisco Roas Bastos, représentant des lecteurs au Conseil d’Administration de la BnF ou en encore Lionel Maurel, bibliothécaire et animateur du blog culturel S.I.Lex.

Ensemble, sauvons la BnF !, un site à lire d’urgence en cliquant là          

 

                                                     Un site fluctuat dont l'objectif est de redresser la BnF

                      221316 une-vue-exterieure-de-la-bibliotheque-nationale-de-f

                                                Pas de doute, la BnF est dans une situation toute mergitur

 

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:26

 

Direct-Matin : Le 23 juillet 2013

Lors d’une réunion avec des représentants du monde de la nuit, Anne Hidalgo, la candidate PS à la mairie de Paris a proposé qu’un maire-adjoint soit….. en charge de la nuit. 

C’est un membre de sa « Team Riposte », un des responsables de sa campagne, qui l’a annoncé, via Twitter. Alors qu’Anne Hidalgo rencontrait des représentants de la nuit, Jean-Luc Romero, dans un tweet, a déclaré que la candidate PS à la mairie de Paris aimerait créer un poste de maire-adjoint en charge de la nuit.

Comme le souligne le Lab d’Europe 1, cette initiative est déjà présente dans le programme des radicaux de gauche pour la mairie de Paris en 2014. Pour « réveiller les nuits parisiennes » afin de « rivaliser avec Berlin ou Londres », les radicaux de gauche proposent la création d’une fonction de « maire de nuit », l’extension des horaires d’ouverture des établissements municipaux comme les bibliothèques, l’augmentation du nombre de transports la nuit et la fréquence des soirées dans les musées ou encore améliorer l’insonorisation des lieux de diffusion musicale.

Pour l’instant, sur son site, Anne Hidalgo n’a pas encore fait de propositions concernant ce poste de maire-adjoint en charge de la nuit. Ce week-end, la candidate pour les municipales 2014 a prêché sur iTélé pour davantage d’événements festifs à Paris, proposant par exemple une « fête du périphérique » : un jour dans l’année, le boulevard parisien serait réservé aux piétons et vélos pour faire la fête. c'est vraiment: A wop bop a loo bop a wop bam boom !

Lire l’article de « Direct-Matin »

 

                                                     Paris:  Anne Hidalgo dégaine son programme !

                                    38228

                                                    " Même la nuit, on peut plus dormir tranquille ! "

 

 

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Le Paris d'Anne Hidalgo: Les bobos, c'est fini, voici les Sosos !

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:18

 

Libération: le 23 juillet 2013  

Le syndicat Force Ouvrière, tout puissant dans la Ville de Marseille depuis 60 ans,  est très courtisé par les candidats à la primaire socialiste.

C’est une situation curieuse. A Marseille, un syndicat, Force Ouvrière, se retrouve sans le vouloir au cœur de la primaire socialiste pour la municipale, plusieurs candidats de la gauche phocéenne pointant son rôle dans la « cogestion » de la ville, facteur selon eux de « l'immobilisme » d’une administration pléthorique et trop peu mobilisée. Ils promettent une « nouvelle gouvernance ». Mais, dans le même temps, certains d’entre eux courtisent discrètement FO, réputé pour son poids électoral depuis une soixantaine d’années.    

En 1953, voulant contrer l’influence du PCF et de la CGT, le nouveau maire, Gaston Defferre, s’était appuyé sur la CGT-Force ouvrière, scission antistalinienne du syndicat communiste. Il l’avait aidée à s’installer en lui permettant d’attribuer les embauches, les promotions et mutations. Ainsi, pour entrer à la ville puis progresser dans la hiérarchie, il fallait prendre sa carte à FO. Cela a permis au syndicat de devenir très vite majoritaire. 

 

                            Gaston Defferre, Maire de Marseille en 1945, puis de 1953 à 1986 

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                                                           " A Marseille, FO est le syndicat qu'il nous faut ! "

 

Jean-Claude Gaudin, le maire UMP, a repris la même méthode depuis 1995. A la différence près, suggèrent ses détracteurs, que Defferre était le patron et soignait un syndicat qu’il dirigeait, tandis qu’avec Gaudin le rapport de force s’est inversé : FO donne parfois le sentiment de décider. Le syndicat reste puissant (61% à la ville, 55% à la communauté urbaine aux dernières élections professionnelles), et le maire ne reçoit jamais ses concurrents dans son bureau. « Mais ce n’est pas à notre demande, précise Patrick Rué, secrétaire général FO territorial. Nous voulons la représentativité, pas l’exclusivité. Cela arrange le maire de faire croire que c’est pour FO qu’il refuse de rencontrer les autres. Il ne veut pas les voir parce qu’il sait qu’ils ne voteront jamais pour lui.»

 

                                                          Jean-Claude Gaudin, époque Gaston Defferre

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                                                    " Avec FO, je me suis fait avoir comme un débutant ! "

 

Bon patron. Gâté par la mairie, FO n’est pas ingrat. Lorsque le maire vient rendre une visite de courtoisie lors des congrès FO à la Bourse du travail de Marseille (où les autres syndicats sont interdits de séjour), il est applaudi debout par la salle. C’est un bon patron, bienveillant. Personne ne sait combien de dizaines de permanents FO sont payés par la municipalité. Le mur de Berlin est tombé depuis un petit quart de siècle, mais FO reste conforté face aux autres syndicats. Il sait toujours à l’avance les mutations et promotions, ce qui lui permet de faire lui-même les annonces.  

En échange, FO a longtemps évité les conflits sociaux (c’est moins vrai ces dernières années) et prêté main-forte lors des scrutins, faisant passer de discrets messages à ses troupes (6 500 adhérents). « Cette situation est sans équivalent en France, soupire Pierre Godard, porte-parole de la FSU territoriaux (un peu plus de 20% à la ville, un petit tiers à la communauté urbaine). Nous n’avons pas rencontré Jean-Claude Gaudin depuis treize ans, pas vu le directeur des ressources humaines [cadre Force ouvrière, ndlr] depuis plus de dix ans. Si au moins le service public s’en portait bien. Mais c’est une catastrophe.»  

La hiérarchie très majoritairement FO (à la communauté urbaine, les réunions syndicales se font même parfois dans le bureau du directeur général des services) « provoque une endogamie, le syndicat faisant barrage quand on essaie d’imposer un cadre de l’extérieur », selon un militant socialiste qui connaît le système de l’intérieur. La hiérarchie se trouve parfois en porte-à-faux, le contrôle du travail n’est possible que lorsque les consignes sont agréées par FO.

 

                                                 Marseille: Ils se rendent à une réunion Force Ouvrière

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                                            " Dis, c'est bien toujours dans le bureau du Directeur Général ? "

 

Dîners discrets. « Les choses évoluent, nuance cependant Eugène Caselli, président socialiste de la communauté urbaine et l’un des six candidats à la primaire socialiste pour les municipales à Marseille. Force ouvrière ne pourrait plus aujourd’hui faire virer un directeur, comme cela est arrivé. J’ai rencontré personnellement ses leaders et je leur ai dit que le syndicat devait montrer qu’il est un partenaire social capable de passer des accords gagnant-gagnant.»  

Les adversaires de Caselli soupçonnent FO de rouler pour lui. A son premier meeting de campagne, un tiers environ du public était du syndicat. « Cela ne veut pas dire qu’ils vont voter Caselli, prévient Patrick Rué. Ils sont simplement venus écouter leur patron. Il a un capital sympathie parce qu’il écoute les gens, il est souvent le dernier à fermer la porte quand il y a une réunion. Mais FO ne soutiendra personne, nous avons changé nous-même de gouvernance.»  

De fait, après 2008, le syndicat majoritaire a traversé une tempête qui l’a obligé à évoluer. La gauche venait de gagner la communauté urbaine de Marseille et, alors qu’elle avait promis de remettre en cause la cogestion avec FO, elle a jugé plus simple de faire alliance avec le syndicat majoritaire.

Des dîners discrets ont eu lieu dans la très belle villa du conseil général. Autour de la table, Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général, Eugène Caselli, nouveau président de la communauté urbaine, le secrétaire général de Force ouvrière et son adjoint, mais aussi Alexandre Guérini, frère de Jean-Noël et professionnel des déchets, ainsi qu’un avocat proche du syndicat et d’Alexandre Guérini. Tout ce petit monde discutait politiques de propreté et incinération, rapporte un des participants. Eugène Caselli ne se souvient pour sa part que d’un seul dîner, « pour faire connaissance ».

 

                                     Jean-Noël Guerini a entamé des négociations avec Force Ouvrière

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                                                                 " J'ai même amené des huitres ! "

 

Dans les mois qui ont suivi, les affaires Guérini ont éclaté, on a appris que FO jouait un rôle de courroie de transmission entre la communauté urbaine et les amis entrepreneurs d’Alexandre Guérini. Son patron, Elie-Claude Argy, qui se targuait alors d’être l’homme le plus puissant de Marseille (il avait provoqué une longue grève des poubelles pour montrer cette force), a été débarqué (Libération du 20 septembre 2011).  

« Depuis, nous avons évolué, promet Patrick Rué, le successeur d’Argy. Les élus ne l’ont pas tous remarqué et certains nous attaquent pour se démarquer pendant que d’autres quémandent notre soutien, mais nous ne prendrons pas position.» Rué a récemment déjeuné avec la ministre Marie-Arlette Carlotti (cofondatrice de la CFDT à Marseille), aussi candidate à la primaire PS. Elle lui a « rappelé les règles du jeu », rapporte l’entourage de l’élue, tout en le rassurant. « Je n’ai pas l’habitude de jeter l’anathème sur qui que ce soit, parce que je ne suis pas dans l’excès, confirme la ministre. Mais moi maire de Marseille, il n’y aura plus de cogestion.»

Une façon de s’inscrire dans la rupture tout en prenant ses distances avec un autre candidat, Patrick Mennucci, plus offensif : « Le seul moyen de sortir rapidement cette ville de l’immobilisme est de remettre en cause la cogestion exclusive installée par Jean-Claude Gaudin avec Force ouvrière », dit le député.

 

                                                 Patrick Mennucci partagera-t-il sa table avec Force Ouvrière ?

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                                                                     " Moi, je ne mange pas de ce pain là ! "

 

Continuité. Les deux élus, en réalité sur une ligne de rupture très proche, prônent une conférence sociale ouverte à tous les syndicats après l’élection, pour redéfinir le service public à Marseille. Eugène Caselli s’inscrit pour sa part plus dans la continuité, parce qu’il est déjà aux affaires. « Je dois tenir compte des rapports de force, dit-il. Avoir un syndicat puissant peut aussi être un avantage. Une fois les accords trouvés, les choses se font sans heurt.» Comme Gaudin, il n’ouvre pas son bureau aux autres syndicats : « Je reçois FO une fois par an, c’est traditionnel, mais cela n’empêche pas mes services et mon cabinet de recevoir les autres.»

Les relations sont bonnes au point que le cabinet du président s’appuie parfois sur le syndicat pour recruter. Le 9 avril, le secrétaire général des territoriaux FO écrivait à son directeur de cabinet : « Lors de notre dernier entretien, vous nous avez demandé deux candidatures pour des emplois de mécanicien et de conducteurs. Nous vous faisons parvenir ci-dessous les deux CV que nous avons retenus ».  

Une faveur ? Caselli répond : « Tous les syndicats nous demandent d’embaucher des gens. Tous. De temps en temps, nous faisons plaisir aux uns et aux autres. La collectivité n’y perd pas tant qu’ils nous présentent des gens compétents.» Il propose cependant, comme Mennucci et Carlotti, une « commission paritaire présidée par l’opposition » pour les embauches qui ne dépendent pas d’un concours. « Ce serait la fin du clientélisme car cela protégerait les élus de la pression des électeurs », dit-il. « En fait, c’est à nous-mêmes qu’il faut désormais imposer des barrières », ajoute Mennucci.  

Les élus marseillais pourront-ils échapper à la tentation? Début de réponse après la primaire.  

Lire l’article de « Libération »

                                           

                                                         A Marseille, le syndicalisme c'est un vrai pastis !   

                     Aff Agence Yves Alexandre 1939 AD m

 

 

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