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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:26

 

Le nouvel Obs : le 28 octobre 2016

 

« Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », révèle Thierry Magnier, l'éditeur d’un des ouvrages licencieux

 

« Des vignettes qui peuvent choquer de jeunes enfants ou leurs parents ». C’est ce qui a motivé, le 7 octobre dernier, le rappel de deux ouvrages par la Direction des affaires scolaires (Dasco) de la ville de Paris, alors que les 662 écoles - maternelles et élémentaires - en avaient déjà reçu un exemplaire à la rentrée. Quelques jours plus tard, une coordinatrice territoriale de la mairie a même demandé dans un autre mail à les « garder sous clef ».

 

Les deux livres en question : Beta civilisation, de Jens Harder et Le Dictionnaire fou du corps de Katy Couprie. Les vignettes évoquées ? Personne, que ce soit à la Dasco ou à la mairie de Paris, ne les a désignées. « Je ne sais toujours pas de quelles vignettes il s’agit », s’étonne Thierry Magnier, éditeur du dictionnaire, qui s'est exprimé dans une tribune sur Le Plus de l'Obs. « Un fonctionnaire de la mairie m’a parlé de ‘la chose sexuelle’ », ajoute-t-il, à la fois amusé et effrayé : « Le fait qu’ils n’osent même pas prononcer les mots ‘pénis’ ou ‘vagin’ est tout de même assez révélateur… ». « La mairie de Paris a enfin décidé de protéger nos enfants ! », ironise même François Morel, qui s’est fait une joie de s’emparer de la polémique dans son billet du 28 octobre sur France Inter. Mais protéger de quoi, exactement ? Dans l’ouvrage de Katy Couprie, on trouve, pêle-mêle, les définitions illustrées de « moustache », « aisselle », « bronzage », « touffe », « pustule », « coït », « seins », « pénis »… Bref, tous les termes qui se rapportent au corps. Mais certains (au hasard, les derniers) semblent être moins bien passés.

 

À cet égard, Le Dictionnaire fou du corps a d’ailleurs déjà reçu plusieurs prix, dont un au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en 2012. « Quant à Beta civilisations, la seule vignette qui pourrait être ciblée consiste en une illustration du Kamasutra », estime S. (il a préféré rester anonyme), animateur-lecture dans le VIe arrondissement de Paris. Ce dernier a, avec 81 autres animateurs, adressé plusieurs lettres à la Dasco le 10 octobre pour réclamer « une explication concrète sur cette censure ». Il refuse de rendre les fameux livres. Tout comme plusieurs de ses collègues, dont Thierry Bonus, secrétaire général de la CGT animateurs. Cela d’autant plus que ces ouvrages ont été testés au préalable dans les écoles, et ont fait l’objet d’une validation lors d’un comité, dans lequel la Dasco était représentée, en juin dernier.

 

S., qui est en charge de la bibliothèque et du centre de documentation d’une école élémentaire, a participé à ces tests. L’année dernière, il a reçu plusieurs mallettes contenant 15 à 30 livres chacune. Parmi elles, une abordant la thématique du corps, qui comprenait l’ouvrage de Katy Couprie. Celui-ci a ainsi fait l’objet d’ateliers durant deux semaines et était à la libre disposition des enfants… qui l’ont visiblement adoré. « Ils l’ont énormément utilisé. C’est un livre extrêmement riche, qui interroge les enfants et permet de créer des débats très intéressants », raconte S.. Pour preuve, ce genre de remarque de la part d’un élève, face à la gêne de certains de ses camarades : « Les fesses ça fait partie du dos, et si on ne parle pas du dos on ne parle pas du corps, donc il faut parler des fesses ». Ou encore, cette anecdote : « Les garçons étaient dérangés par les dessins de pénis, mais ceux de seins ne leur posaient aucun problème. Et pour les filles, c’était l’inverse ».

 

Du côté des animateurs, cette décision est d’autant plus difficile à digérer qu’elle est incompréhensible. « C’est tout notre travail qui est mis à mal », regrette un membre du comité de validation : « Avant la sélection des ouvrages, nous avons montré en toute transparence, lors du comité final, les quelques vignettes un peu osées. Leur achat a tout de même été validé ». Pourquoi un tel revirement de situation ? Pour l’éditeur Thierry Magnier, « il est évident qu’il s’agit d’une atteinte à la liberté d’expression ». Il ironise, non sans inquiétude : « Quelle sera la prochaine étape ? Surtout n’emmenez plus les enfants au Louvre, il n’y a que des corps dénudés. Et interdisez-leur de consulter Le Larousse ou Le Robert, ils sont plein de mots épouvantables ! ». N’aurait-il pas simplement fallu laisser ces livres là où ils étaient, laissant le choix à chaque animateur de les mettre en avant, ou non ? « Cela aurait été plus simple », concède Alexandra Cordebard, adjointe à la maire de Paris en charge des affaires scolaires.

 

Lire l’article du Nouvel Obs

 

 

          A la Mairie de Paris on sait y faire pour protéger sa jeunesse des livres licencieux

Quand la mairie de Paris censure deux livres pour « protéger » sa jeunesse
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:39

 

Une recherche action facturée 170 000 euros. Pour cette structure, baptisée 27ème région, c’est carrément le Grand Paris !

 

C’est une révélation qui a rendu furax la mairie de Paris : Il faut dire que l’article publié sur le site du syndicat UNSA des attachés d’administration parisienne, un corps de catégorie A de la fonction publique, vaut son pesant de cacahuètes.

 

Tout a commencé lorsqu’une sorte de cabinet de conseil en politique publique, baptisé 27ème région, lequel se présente comme un « laboratoire de transformation »  et « visant à tester de nouvelles méthodes d’innovation » est intervenu à la mairie du XIXeme arrondissement. Et selon les attachés d’administration parisienne pour ce qui est de l’innovation on n’a pas été déçu. L’entité spécialisée aussi en « recherche action » propose tout d'abord aux agents de cette mairie du nord-est parisien rien moins que « d’explorer une nouvelle forme de formation de pair à pair entre les services, sous la forme d’un vis ma vie ». Est-ce à dire que dorénavant n’importe quel employé en charge de l’état civil pourra échanger son existence avec les membres des cabinets des mairies d’arrondissement ? Le pensum de 27ème région ne le précise malheureusement pas.

 

Pas grave, car de toutes façons c’est un vent révolutionnaire qui soufflera désormais sur les services municipaux puisque le cabinet de conseil  propose carrément d’occuper les mairies façon Nuit Debout. Comment ? Et bien en inventant le concept Occupaï, lequel sera, selon ses inventeurs « une nouvelle forme de portes ouvertes, un événement joyeux d’occupation de la mairie ». Véridique ! Mais énorme. A tel point que les attachés d’administrations qui sont des gens sérieux l’on retranscrit avec la plus grande abnégation (voir ici).

 

Et se pose le pourquoi d’un tel ridicule de la part de la plus grande collectivité de France. Et c’est là que les révélations du syndicat sont intéressantes, car l’entité 27ème région n’est pas une société de conseil mais …une association ! Et gavée de subventions publiques qui plus est, notamment via la Ville de Paris, laquelle vient de lui a octroyer 170.000 euros, versée en trois ans. Une belle somme en effet. Il faut dire que 27ème région est un peu en terrain de connaissance du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Et même plus que ça, puisque selon le Canard enchaîné, du 5 octobre 2016, le président de l’association n’est autre qu'un…. député socialiste, Christian Paul, élu de la Nièvre (et par ailleurs un des chefs de file des frondeurs au Palais Bourbon). Mieux, l’hebdomadaire satirique relève également que l’une des filles de Christian Paul…. est chargée de mission au service de presse de la direction de l’information et de la communication de la Ville. C’est même plus la 27ème région c’est carrément le Grand Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Paris : une association de conseil en politique publique propose « d’envahir les mairies d’arrondissements » façon Nuit Debout
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:56

 

Anne Hidalgo et son équipe s’étaient pris pour Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé

 

Le tribunal administratif a donné raison à plusieurs syndicats des agents municipaux de la ville de Paris, en annulant une note de service définissant les modalités de droit de grève, après un conflit de plusieurs mois dans les équipements sportifs de la ville de Paris.

 

Réclamant une revalorisation de leur prime dominicale, des agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Paris - agents techniques des piscines, stadiers... - avaient fait une grève perlée (d'abord limitée au dimanche, puis étendue au samedi et au mercredi) entre février 2014 et juillet 2015, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD. Ils avaient obtenu une augmentation de 30 euros mensuel.

 

Durant le conflit, en mars 2015, le secrétaire général de la mairie de Paris avait produit une note de service imposant aux agents qui voulaient exercer leur droit de grève de le faire à leur prise de service, et de se déclarer gréviste « 48 heures avant le début de la grève fixé dans le préavis ». Les syndicats ont contesté en justice cette note, estimant qu'elle portait « des limitations excessives au droit de grève ».

 

Dans son jugement du 6 octobre, dont l'AFP a eu copie jeudi, le tribunal administratif considère comme « justifié » d'imposer aux agents d'exercer leur droit de grève à leur prise de service. Mais il souligne qu'en imposant à chaque agent de se déclarer gréviste « non pas 48 heures avant la date à laquelle il entend personnellement participer à un mouvement de grève, mais 48 heures avant le début de la grève fixé dans le préavis », la note « apporte au droit de tout agent de rejoindre un mouvement de grève déjà engagé, des restrictions qui excèdent ce qui est nécessaire ». Le tribunal administratif estime donc que « la note de service doit être annulée » (lire ici).

 

« Cette décision va permettre de clarifier les choses, a dit à l'AFP Alain Derrien, secrétaire général de la CGT des cadres et techniciens parisiens, soulignant que les effets de cette note » s'étaient fait ressentir lors des manifestations contre la loi travail. Interrogée par l'AFP, la ville de Paris souligne que « tribunal administratif n'a pas annulé la totalité de la note, qui n'est pas caduque ». « Il n'a  pas jugé illégales l'ensemble des règles qui avaient été posées » (un peu quand même NDR) et a « admis le principe qu'un délai de préavis de 48h soit exigé », mais « ce délai doit être préalable au choix individuel de l'agent de faire grève et non au début du préavis collectif », insiste la Ville. Un argumentaire qui ne dépareillera pas dans la primaire de la Droite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

La mairie de Paris condamnée par la tribunal administratif pour « atteinte au droit de grève »

       - Merci Anne, tu es mon véritable dernier soutien contre ce gauchiste de Juppé

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 12:04

 

BFM TV : le 25 octobre 2016

 

La CGT des cadres et techniciens parisiens s’interroge sur la sécurité dans les piscines et réclame la mise en place du système Poséidon, capable de détecter des corps inanimés sous l’eau

 

Nage-t-on en sécurité dans toutes les piscines parisiennes ? La CGT des Cadres et techniciens parisiens des services publics territoriaux semble en douter et dénonce des écarts inquiétants de sécurité selon les structures. « De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire », écrit le syndicat dans un communiqué.

 

Un avertissement qu'a formulé la CGT un mois après la mort d’un jeune homme à la piscine Blomet, dans le XVe arrondissement de Paris, comme l'indique Le Parisien. Découvert inanimé sous l’eau par des maîtres-nageurs, le nageur de 23 ans est mort malgré sa prise en charge par le personnel et les pompiers. Un drame qui traduit pour la CGT une faille dans la sécurité des piscines parisiennes. Pour parvenir à une "surveillance optimale", le syndicat met en avant la nécessité de recourir à une assistance électronique à travers le système Poséidon. 

 

Ce dispositif repose sur des caméras disposées en profondeur, capables de repérer un corps immobile au fond de l'eau. Un signal sonore se déclenche alors pour alerter les maîtres nageurs. Si le dispositif n'a pas vocation à remplacer une surveillance humaine, Poséidon a déjà fait ses preuves. Installé dans plus de 200 piscines dans le monde dont neuf à Paris, le système a permis de sauver plusieurs vies.

 

En 2010, un jeune homme avait ainsi été sauvé de la noyade à la piscine de Saint-Germain-en-Laye grâce à l'alerte de Poséidon qui avait permis une meilleure réactivité des maîtres-nageurs. Le syndicat souhaite également en complément de ce système un renforcement des effectifs au bord des bassins qui seraient à l'heure actuelle insuffisants. 

« Il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers de la piscine, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux », conclut la CGT.

 

Lire l'article de BFM TV

 

La mort d’un nageur à Paris questionne un syndicat sur la sécurité des piscines municipales
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:38

 

La Ville de Paris veut étendre l'ouverture dominicale des commerces. Une décision qui choque au sein de sa propre majorité

 

Anne Hidalgo fait volte-face sur l'ouverture des commerces le dimanche. Alors qu'elle était farouchement opposée à l'extension du travail dominical, la maire (PS) de la capitale a créé la surprise en annonçant cette semaine qu'elle proposerait au conseil de Paris du 7 novembre « d'autoriser les commerces à ouvrir douze dimanches en 2017 ». Soit le maximum défini par la loi.

 

La mairie explique vouloir soutenir « les commerces de proximité touchés par la baisse de la fréquentation touristique » et fragilisés par la « concurrence » de l'ouverture dominicale des grandes enseignes. Ce changement de cap choque visiblement au sein de sa propre majorité. « Il y a une sorte de rupture de confiance entre la maire et nous », a indiqué dans Le Parisien, Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe communiste - Front de gauche en évoquant le rapport sur le sujet voté au conseil de Paris en 2015. Ce dernier prévoyait un « dépassement possible » « de quelques unités » du plancher des cinq dimanches. De son côté, le groupe écologiste estime, lui, que « les douze dimanches ne sauveront pas les commerces de proximité ». Même si la déclaration est plus feutrée, elle marque elle aussi un désaveu sur la décision d'Anne Hidalgo.

 

Même colère du côté du Clic-P, le collectif des syndicats parisiens du commerce : « Plus les grandes chaînes pourront ouvrir le dimanche, plus le petit commerce, qui ne pourra pas suivre, sera fragilisé. ». En revanche la volte face d'Anne Hidalgo réjouit la droite parisienne. Rien d'étonnant quand on observe de près la politique des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

               Ouverture des magasins le dimanche à Paris : la droite applaudit Anne Hidalgo

Anne Hidalgo fait volte face sur l'ouverture des magasins le dimanche
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 16:40

 

20 Minutes : le 21 octobre 2016

 

Après la mort d’un homme de 23 ans dès suite d'un malaise à la piscine Blomet (XVe) le 15 septembre dernier, des maîtres-nageurs parisiens dénoncent des failles dans la sécurité des piscines de la capitale…

 

C’est une mort qui a été « soigneusement » passée sous silence par la mairie de Paris, estime la CGT. Le décès remonte à plusieurs semaines à la piscine Blomet (XVe) à Paris. Un homme de 23 ans a été découvert sous l’eau, inanimé, par les maîtres-nageurs, précise une note du centre de veille opérationnelle de la ville de Paris que 20 Minutes s'est procurée. Après les premiers secours sur place, le nageur a été transporté inconscient à l’hôpital, où il a trouvé la mort le lendemain.

 

Cette noyade n’est malheureusement pas si rare. Elie Vignac, chercheur à l’université de Lyon 1 au laboratoire sur les vulnérabilités et l’innovation dans le sport, évalue à 22 le nombre de noyades mortelles dans les piscines publiques en France chaque année en France et à 160 le nombre de cas a priori non-mortels. Mais pour que l’accident à Blomet ne reste pas sans conséquences, la CGT Cadres et techniciens parisiens, qui représente les maîtres-nageurs, lance une pétition auprès des usagers pour une « meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ».

 

Leur première revendication se nomme Poséidon. Ce système d’aide à la prévention des noyades, inventé par une entreprise de Boulogne-Billancourt, équipe aujourd’hui 240 piscines dans le monde. Dont huit des 38 piscines municipales à Paris. « La première, c’était celle d’Auteuil (XVIe) en 1999, explique Thierry Boeglin, directeur de Poséidon. Ont suivi Aspirant-Dunant (XIVe), Alfred-Nakache (XXe), Bertrand-Dauvin (XVIIIe), Jean-Taris (Ve), Catherine-Lagatu (Xe), et Jean-Boiteux (XIIe). Mais aussi Keller et Pailleron, deux piscines dont la gestion est confiée à une entreprise privée ».

 

Poséidon consiste en un système de caméras sous-marines et/ou à l’extérieur du bassin auquel sont associés des algorithmes mathématiques qui alertent les maîtres-nageurs, dès les premières secondes, lorsqu’un nageur se comporte potentiellement comme un noyé. « C’est-à-dire qu’il est plus ou moins immobile, sans trajectoire, au fond du bassin depuis au moins dix secondes », précise Thierry Boeglin.

 

 

La mort d'un nageur de 23 ans relance la question de la sécurité dans les piscines parisiennes

 

Poséidon a déjà fait plusieurs fois ses preuves. Comme à Saint-Germain-en-Laye. « A ce jour, aucune des piscines que nous équipons n’a connu de noyades mortelles, indique Thierry Boeglin. Nous avons à l’inverse permis d’éviter 33 noyades ». Le directeur de Poséidon se garde toutefois bien de dire que la noyade à Blomet aurait été évitée si la piscine avait été équipée de son système. « Dans le domaine de sécurité, il n’existe aucune technologie infaillible », rappelle-t-il.

 

De leur côté, les maîtres-nageurs à l’origine de la pétition demandent l’extension du système Poséidon à toutes les piscines parisiennes. Pourquoi n’est-ce pas déjà le cas ? Le coût du système, 100.000 euros, est peut-être l’une des raisons. Son installation nécessite de fermer les bassins entre huit et quinze jours. « A Paris, le choix a été fait d’installer le système dans les piscines lorsqu’elles font l’objet de travaux et en priorité dans les bassins profonds », indique Thierry Boeglin.

 

Pour le chercheur Elie Vignac, toutefois, déployer Poséidon dans toutes les piscines parisiennes ne résoudra pas tout. « C’est une réponse intéressante et innovante qui permet de limiter le risque de noyade », estime-t-il. Le professeur à l’université de Lyon, Poitiers et Caen a analysé les dispositifs de surveillance dans 108 piscines publiques françaises pendant 54 heures d’observation au total. « La surveillance constante, telle qu’elle est exigée par les textes réglementaires, représente seulement 49 % du temps sur lequel les observations ont été réalisées, indique-t-il. La surveillance est inadaptée 33 % du temps alors qu’elle est absente 18 % du temps ».

 

En cause : des conditions de travail difficiles (chaleur, bruit, affluence) mais aussi des organisations de travail qui peuvent être inadéquates. « Il est parfois demandé aux maîtres-nageurs d’assurer des missions annexes sur leur période de surveillance, note Elie Vignac. Louer du matériel, accueillir et renseigner des clients, assurer des soins… ».

 

Est-ce le cas à Paris ? Sur son blog, la CGT parle en tout cas d’un manque d’effectifs dans certaines piscines de la capitale. C’est d’ailleurs leur deuxième revendication : faire « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée » et recruter des maîtres-nageurs en conséquence.

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

La mort d'un nageur de 23 ans relance la question de la sécurité dans les piscines parisiennes
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 17:58

 

Livres-Hebdo : le 19 octobre 2016

 

Alors que la municipalité a fermé deux bibliothèques de quartier et prévoit d'en fermer une troisième, les employés du réseau grenoblois se mobilisent pour faire entendre leurs voix

 

Contre les fermetures de bibliothèques à Grenoble, les employés du réseau restent « mobilisés, révoltés et scandalisés ». Après avoir appris, en juin dernier, la fermeture quasi immédiate de deux bibliothèques de quartiers et la fermeture prochaine d'une troisième, ils multiplient les grèves et les actions de mobilisation. « Cette annonce a été un coup de massue », explique à Livres Hebdo Stéphanie Grandchamp, une employée du réseau des bibliothèques grenobloises. « Depuis, nous ne lâchons rien ». 

 

Sur « bibliothécaires de Grenoble en lutte », une page Facebook réunissant 700 personnes, les employés relaient ainsi leurs actions: votation symbolique, grèves, distribution de tracts, vente de tuiles décorées de slogans (un clin d'œil à un épisode historique de la Révolution française à Grenoble)... Une manifestation a ainsi eu lieu samedi 15 octobre et une autre est prévue dans la soirée du 19 octobre. Pour l'instant les bibliothécaires, accompagnés des riverains, n'ont « abouti à rien, pas même une possibilité de négociations », explique Stéphanie Grandchamp. Leur colère est d'autant plus grande qu'ils n'avaient à aucun moment été concertés lors de l'annonce des fermetures, qui provoquent la perte de 14 emplois (sur un total de 198 employés et de 14 bibliothèques).

 

La localisation et l'importance des deux établissements de quartiers concernés, Hauquelin et Prémol, situés dans des quartiers populaires de Grenoble, ajoutent au mécontentement général. « La fermeture des bibliothèques y laisse concrètement plus de place aux dealers », explique un employé. La Ville de Grenoble justifie de son côté les fermetures par une contrainte d'économie. Son « Plan de sauvegarde des services publics locaux » devrait lui permettre de réduire son budget de 14 millions d’euros.

 

Comme l’ensemble des villes de France, Grenoble doit faire face à une baisse des dotations de l’État qui s’élève pour elle à 17 millions d’euros pour la période 2013-2017. Le budget alloué aux trois bibliothèques sera récupéré par la mairie, mais le reste du budget du réseau de lecture publique (8,3 millions d’euros dont 7,4 consacrés à la masse salariale actuellement) sera maintenu, affirmait à Livres Hebdo Corinne Bernard, maire adjointe Cultures, qui met en avant les nombreux projets prévus par ailleurs pour les bibliothèques. « Nous sommes dans une démarche globale d’évolution du réseau, et pas seulement dans un contexte de fermeture ».

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

          Avec Eric Piolle, le maire de Grenoble, les bibliothèques sont étranglées

 A Grenoble, les bibliothécaires se mobilisent contre les fermetures
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:58

 

France 3 Alpes : le 15 octobre 2016

 

Deux bibliothèques ont récemment fermé à Grenoble et une troisième est en passe de l'être, l'Alliance. Objectif : faire des économies dans le cadre du vaste plan de sauvegarde de l'équipe municipale. Mais les personnels et les habitants des quartiers concernés s'y opposent

 

Au cœur du quartier populaire des Alpins, la bibliothèque Alliance pourrait fermer dès ce printemps, après la fermeture des bibliothèques Hauquelin et Prémol. Une nouvelle inconcevable pour les usagers croisés ce samedi matin. « C'est un lieu culturel qui va vraiment fortement nous manquer. C'est un lien social » explique Lucie Martineau, qui habite non loin.

 

« Il y avait vraiment un réseau de proximité sur le quartier, avec cette bibliothèque, extrêmement importante », regrette Julia Boulon, une autre riveraine, qui participe à une réunion d'une trentaine de personnes pour « sauver » la bibliothèque Alliance. Habitants et bibliothécaires sont solidaires face à la fermeture. L'annonce passe d'autant plus mal que le quartier est le deuxième plus peuplé de Grenoble. Plus de 30 000 habitants, sans compter ceux de la future ZAC Flaubert.

 

Réponse de la Ville : la bibliothèque Alliance sera reconvertie en « pôle de proximité et de culture » en lien avec les habitants justement. Lourdement endettée, la ville doit faire des économies tous azimuts pour éviter la mise sous tutelle préfectorale. « La solution est à aller chercher auprès de l’État », répond Denis Bagarry, du syndicat SUD. « Aujourd'hui, l’État se permet de donner 40 milliards aux entreprises dans son pacte de responsabilité, on ne peut pas nous dire qu'il n'y a pas d'argent, ce n'est pas vrai. Il faut que l’État paie ses créances. L’État doit de l'argent à la ville de Grenoble », affirme-t-il. 

 

Après la réunion matinale à la bibliothèque Alliance, une manifestation a rassemblé une cinquantaine de personnes ce samedi après-midi devant la bibliothèque principale. Prochaine échéance pour les manifestants : lors du conseil municipal du 7 novembre à l'Hôtel de Ville. 

 

Voir ici le reportage de France 3 Alpes-Grenoble

 

 

 À Grenoble, riverains et personnels s'opposent aux fermetures des bibliothèques
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:53

 

« Vous me faites vraiment chier » a lâché à bout de nerf Jean-François Martins, l’adjoint aux sports d’Anne Hidalgo

 

C’est ce que l’on appelle une sortie de route ou bien un coup de fatigue. Il est vrai que l’adjoint en charge des sports à la mairie de Paris a connu une actualité mouvementée en ce début de rentrée. Tout d’abord la fermeture en urgence d’une piscine municipale du Veme arrondissement après que les membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris ont déclenché un droit d’alerte après avoir constaté « des taux extrêmement élevés (jusqu’à trois fois les taux recommandés) d’effluents hautement dangereux ! » (lire ici). Ensuite la dénonciation par les maîtres-nageurs parisiens « de failles de sécurité dans les piscines parisiennes » après une mort par noyade (lire là).

 

Le dérapage est survenu lors d’un Comité Technique de direction. C’est que Jean-François Martins en voulait tellement aux représentants des personnels qu’il avait décidé de les faire tomber d’inanition en décidant unilatéralement de tenir cette réunion de 9h30 à 15h30…. sans pause déjeuner. Un vrai Top Chef !

 

Une tentative de mort de faim de l’adjoint aux jeux (mais pas au pain) qui n’a pas plu aux syndicalistes présents autour de la table. Ces derniers, dont certains avaient pris leur service dès potron-minet et se voyaient mal passer une réunion dans ces conditions, ont donc demandé à Jean-François Martins… une simple pause méridienne. Pour toute réponse à cette demande pour le moins légitime Jeff s’est alors lâché et à balancé à plusieurs reprises un « vous me faites tous chier » à une assistance médusée. Une saillie qui a contraint les syndicats présents (CFDT, CGT, FO..) à quitter la salle séance tenante Et Jeff s’est alors retrouvé tout seul.

 

L’incident a néanmoins fait pas mal de bruit dans le landerneau municipal puisque le syndicat CGT dans une lettre à Anne Hidalgo a dénoncé l’attitude et le vocabulaire de l’adjoint en charge des sports. « Qu’un élu se comporte comme ça, c’est intolérable. Même si l'on n’est pas toujours d’accord en instance, pour autant, on essaye d’être toujours poli, courtois. Il doit y avoir un minimum de respect, sans quoi on ne peut pas travailler pour une bonne exécution des services publics et défendre les droits des agents de la Ville de Paris » rappelle d’ailleurs le syndicat.

 

Et la CGT en conclusion de demander à Anne Hidalgo : « merci de recadrer votre Adjoint, afin qu’il s’excuse de son comportement outrancier ; à défaut, nous réfléchirons à déposer une plainte avec citation directe pour injure publique ». De son côté, la CFDT n'est pas restée en reste puisque dans une communiqué, envoyé à tout les agents de la Ville de Paris, elle a tout bonnementt déclarée « qu’elle ne siégera plus sans excuses  de l’édile en charge des Sports ». Non Jeff, t’es pas tout seul…

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                       Paris : l'adjoint aux sports, Jean-François Martin, dérape avec finesse

Un adjoint à la mairie de Paris dérape face aux syndicats

                                              - Rrrr, vous me faites vraiment tous chier !

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 14:25

 

Capital : le 11 octobre 2016

 

La direction de la Bibliothèque Nationale de France précise toutefois que la commande a été passée par l’ancien président, Bruno Racine et non l’actuelle occupante du poste, Laurence Engel

 

Les membres du conseil d’administration de la Bibliothèque nationale de France ont bien de la chance. La direction de l’établissement a sorti le chéquier pour remplacer la table et les trente chaises de la salle où ils se réunissent. Montant de la bagatelle commandée auprès du magasin de design parisien, Silvera : 57 000 euros, dont près de 18 000 euros, rien que pour la table.

 

Cette dépense a fait bondir la CGT maison. Le syndicat dénonce l'importance des frais engagés alors que la BnF impose des coupes budgétaires drastiques à ses troupes (lire ici). Contactée, la direction confirme l'investissement, en précisant qu’il fallait remplacer un mobilier vieux de vingt ans, conçu par l’artiste Richard Peduzzi. Sa restauration aurait été trop coûteuse vu son état.

 

La direction précise aussi que la commande a été passée par l’ancien président de la BNF, Bruno Racine et non l’actuelle occupante du poste, Laurence Engel, nommée en avril dernier. Que n’aurait-on dit dans le cas contraire ! A la ville, cette dernière est en effet la compagne d’Aqulino Morelle, l’ex-conseiller de François Hollande, épinglé en 2014 pour ses frais de cireur de chaussures de luxe à l’Elysée...

 

Lire l'article de Capital

 

 

 

BNF : Laurence Engel (à gauche) meublée pour l'hiver par Bruno Racine (le petit au mileu des autres)

Alors qu'elle impose la diète à ses troupes, la BnF dépense une fortune pour la salle de réunion de son conseil d’administration

- Ma chère Laurence, pour fêter ton arrivée, j'crois que notre petit Bruno a été chiner un petit quelque chose

                 - Bah, je lui fais confiance, je sais que ça toujours été un homme de goût

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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