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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 09:18

 

Libération: le 23 juillet 2013  

Le syndicat Force Ouvrière, tout puissant dans la Ville de Marseille depuis 60 ans,  est très courtisé par les candidats à la primaire socialiste.

C’est une situation curieuse. A Marseille, un syndicat, Force Ouvrière, se retrouve sans le vouloir au cœur de la primaire socialiste pour la municipale, plusieurs candidats de la gauche phocéenne pointant son rôle dans la « cogestion » de la ville, facteur selon eux de « l'immobilisme » d’une administration pléthorique et trop peu mobilisée. Ils promettent une « nouvelle gouvernance ». Mais, dans le même temps, certains d’entre eux courtisent discrètement FO, réputé pour son poids électoral depuis une soixantaine d’années.    

En 1953, voulant contrer l’influence du PCF et de la CGT, le nouveau maire, Gaston Defferre, s’était appuyé sur la CGT-Force ouvrière, scission antistalinienne du syndicat communiste. Il l’avait aidée à s’installer en lui permettant d’attribuer les embauches, les promotions et mutations. Ainsi, pour entrer à la ville puis progresser dans la hiérarchie, il fallait prendre sa carte à FO. Cela a permis au syndicat de devenir très vite majoritaire. 

 

                            Gaston Defferre, Maire de Marseille en 1945, puis de 1953 à 1986 

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                                                           " A Marseille, FO est le syndicat qu'il nous faut ! "

 

Jean-Claude Gaudin, le maire UMP, a repris la même méthode depuis 1995. A la différence près, suggèrent ses détracteurs, que Defferre était le patron et soignait un syndicat qu’il dirigeait, tandis qu’avec Gaudin le rapport de force s’est inversé : FO donne parfois le sentiment de décider. Le syndicat reste puissant (61% à la ville, 55% à la communauté urbaine aux dernières élections professionnelles), et le maire ne reçoit jamais ses concurrents dans son bureau. « Mais ce n’est pas à notre demande, précise Patrick Rué, secrétaire général FO territorial. Nous voulons la représentativité, pas l’exclusivité. Cela arrange le maire de faire croire que c’est pour FO qu’il refuse de rencontrer les autres. Il ne veut pas les voir parce qu’il sait qu’ils ne voteront jamais pour lui.»

 

                                                          Jean-Claude Gaudin, époque Gaston Defferre

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                                                    " Avec FO, je me suis fait avoir comme un débutant ! "

 

Bon patron. Gâté par la mairie, FO n’est pas ingrat. Lorsque le maire vient rendre une visite de courtoisie lors des congrès FO à la Bourse du travail de Marseille (où les autres syndicats sont interdits de séjour), il est applaudi debout par la salle. C’est un bon patron, bienveillant. Personne ne sait combien de dizaines de permanents FO sont payés par la municipalité. Le mur de Berlin est tombé depuis un petit quart de siècle, mais FO reste conforté face aux autres syndicats. Il sait toujours à l’avance les mutations et promotions, ce qui lui permet de faire lui-même les annonces.  

En échange, FO a longtemps évité les conflits sociaux (c’est moins vrai ces dernières années) et prêté main-forte lors des scrutins, faisant passer de discrets messages à ses troupes (6 500 adhérents). « Cette situation est sans équivalent en France, soupire Pierre Godard, porte-parole de la FSU territoriaux (un peu plus de 20% à la ville, un petit tiers à la communauté urbaine). Nous n’avons pas rencontré Jean-Claude Gaudin depuis treize ans, pas vu le directeur des ressources humaines [cadre Force ouvrière, ndlr] depuis plus de dix ans. Si au moins le service public s’en portait bien. Mais c’est une catastrophe.»  

La hiérarchie très majoritairement FO (à la communauté urbaine, les réunions syndicales se font même parfois dans le bureau du directeur général des services) « provoque une endogamie, le syndicat faisant barrage quand on essaie d’imposer un cadre de l’extérieur », selon un militant socialiste qui connaît le système de l’intérieur. La hiérarchie se trouve parfois en porte-à-faux, le contrôle du travail n’est possible que lorsque les consignes sont agréées par FO.

 

                                                 Marseille: Ils se rendent à une réunion Force Ouvrière

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                                            " Dis, c'est bien toujours dans le bureau du Directeur Général ? "

 

Dîners discrets. « Les choses évoluent, nuance cependant Eugène Caselli, président socialiste de la communauté urbaine et l’un des six candidats à la primaire socialiste pour les municipales à Marseille. Force ouvrière ne pourrait plus aujourd’hui faire virer un directeur, comme cela est arrivé. J’ai rencontré personnellement ses leaders et je leur ai dit que le syndicat devait montrer qu’il est un partenaire social capable de passer des accords gagnant-gagnant.»  

Les adversaires de Caselli soupçonnent FO de rouler pour lui. A son premier meeting de campagne, un tiers environ du public était du syndicat. « Cela ne veut pas dire qu’ils vont voter Caselli, prévient Patrick Rué. Ils sont simplement venus écouter leur patron. Il a un capital sympathie parce qu’il écoute les gens, il est souvent le dernier à fermer la porte quand il y a une réunion. Mais FO ne soutiendra personne, nous avons changé nous-même de gouvernance.»  

De fait, après 2008, le syndicat majoritaire a traversé une tempête qui l’a obligé à évoluer. La gauche venait de gagner la communauté urbaine de Marseille et, alors qu’elle avait promis de remettre en cause la cogestion avec FO, elle a jugé plus simple de faire alliance avec le syndicat majoritaire.

Des dîners discrets ont eu lieu dans la très belle villa du conseil général. Autour de la table, Jean-Noël Guérini, président PS du conseil général, Eugène Caselli, nouveau président de la communauté urbaine, le secrétaire général de Force ouvrière et son adjoint, mais aussi Alexandre Guérini, frère de Jean-Noël et professionnel des déchets, ainsi qu’un avocat proche du syndicat et d’Alexandre Guérini. Tout ce petit monde discutait politiques de propreté et incinération, rapporte un des participants. Eugène Caselli ne se souvient pour sa part que d’un seul dîner, « pour faire connaissance ».

 

                                     Jean-Noël Guerini a entamé des négociations avec Force Ouvrière

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                                                                 " J'ai même amené des huitres ! "

 

Dans les mois qui ont suivi, les affaires Guérini ont éclaté, on a appris que FO jouait un rôle de courroie de transmission entre la communauté urbaine et les amis entrepreneurs d’Alexandre Guérini. Son patron, Elie-Claude Argy, qui se targuait alors d’être l’homme le plus puissant de Marseille (il avait provoqué une longue grève des poubelles pour montrer cette force), a été débarqué (Libération du 20 septembre 2011).  

« Depuis, nous avons évolué, promet Patrick Rué, le successeur d’Argy. Les élus ne l’ont pas tous remarqué et certains nous attaquent pour se démarquer pendant que d’autres quémandent notre soutien, mais nous ne prendrons pas position.» Rué a récemment déjeuné avec la ministre Marie-Arlette Carlotti (cofondatrice de la CFDT à Marseille), aussi candidate à la primaire PS. Elle lui a « rappelé les règles du jeu », rapporte l’entourage de l’élue, tout en le rassurant. « Je n’ai pas l’habitude de jeter l’anathème sur qui que ce soit, parce que je ne suis pas dans l’excès, confirme la ministre. Mais moi maire de Marseille, il n’y aura plus de cogestion.»

Une façon de s’inscrire dans la rupture tout en prenant ses distances avec un autre candidat, Patrick Mennucci, plus offensif : « Le seul moyen de sortir rapidement cette ville de l’immobilisme est de remettre en cause la cogestion exclusive installée par Jean-Claude Gaudin avec Force ouvrière », dit le député.

 

                                                 Patrick Mennucci partagera-t-il sa table avec Force Ouvrière ?

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                                                                     " Moi, je ne mange pas de ce pain là ! "

 

Continuité. Les deux élus, en réalité sur une ligne de rupture très proche, prônent une conférence sociale ouverte à tous les syndicats après l’élection, pour redéfinir le service public à Marseille. Eugène Caselli s’inscrit pour sa part plus dans la continuité, parce qu’il est déjà aux affaires. « Je dois tenir compte des rapports de force, dit-il. Avoir un syndicat puissant peut aussi être un avantage. Une fois les accords trouvés, les choses se font sans heurt.» Comme Gaudin, il n’ouvre pas son bureau aux autres syndicats : « Je reçois FO une fois par an, c’est traditionnel, mais cela n’empêche pas mes services et mon cabinet de recevoir les autres.»

Les relations sont bonnes au point que le cabinet du président s’appuie parfois sur le syndicat pour recruter. Le 9 avril, le secrétaire général des territoriaux FO écrivait à son directeur de cabinet : « Lors de notre dernier entretien, vous nous avez demandé deux candidatures pour des emplois de mécanicien et de conducteurs. Nous vous faisons parvenir ci-dessous les deux CV que nous avons retenus ».  

Une faveur ? Caselli répond : « Tous les syndicats nous demandent d’embaucher des gens. Tous. De temps en temps, nous faisons plaisir aux uns et aux autres. La collectivité n’y perd pas tant qu’ils nous présentent des gens compétents.» Il propose cependant, comme Mennucci et Carlotti, une « commission paritaire présidée par l’opposition » pour les embauches qui ne dépendent pas d’un concours. « Ce serait la fin du clientélisme car cela protégerait les élus de la pression des électeurs », dit-il. « En fait, c’est à nous-mêmes qu’il faut désormais imposer des barrières », ajoute Mennucci.  

Les élus marseillais pourront-ils échapper à la tentation? Début de réponse après la primaire.  

Lire l’article de « Libération »

                                           

                                                         A Marseille, le syndicalisme c'est un vrai pastis !   

                     Aff Agence Yves Alexandre 1939 AD m

 

 

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Voici la « nouvelle liste » des syndicats représentatifs

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 16:16

 

Les Inrockuptibles : Le 31 octobre 2012

 

Tandis que les effets mortifères de l’idéologie managériale se perpétuent, la gauche politique et intellectuelle semble délaisser la question de la souffrance au travail.

 

Dépressions, burn-out, suicides… : les symptômes de la souffrance au travail, identifiés par les sociologues depuis vingt ans, se développent. Tandis que les effets mortifères de l’idéologie managériale se perpétuent, la gauche politique et intellectuelle semble délaisser la question.

 

Le travail tue, on le constate tous les jours (un suicide par jour à cause du mal-être au travail), on en mesure les causes et les mécanismes depuis une vingtaine d’années grâce aux travaux décisifs de sociologues comme Christophe Dejours, Danièle Linhart, Vincent de Gaulejac, Robert Castel, Alain Ehrenberg, Richard Sennett… Les salariés ne sont pas tous morts, mais tous sont frappés. Quelque chose de destructeur est à l’oeuvre dans toutes les branches professionnelles du privé ou du public (services, industrie, professions libérales…), toutes les catégories (cadres, employés, ouvriers, techniciens…).

 

Partout se manifestent les mêmes symptômes : stress, perte de sens, dépression, désenchantement, épuisement, incompréhension… Et pourtant tout continue, comme si de rien n’était. La souffrance au travail, noyée dans la masse des souffrances sociales qui l’englobent, ne forme pas le cadre d’une politique publique affirmée. Comme le remarque le sociologue Christophe Dejours dans La Panne, son nouveau livre d’entretien avec Béatrice Bouniol, « la pensée du travail est à ce point en friche qu’un président de la République a pu se faire élire en 2007 sur le slogan ‘travailler plus pour gagner plus’, à un moment où les pathologies de surcharge explosaient, de la dépression au burn-out. »

 

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Une souffrance dont l’Etat et les managers se moquent  Depuis la publication, en 1998, du livre marquant de Christophe Dejours, Souffrance en France, la question du mal-être au travail occupe cette place ambivalente dans le débat public, à mi-chemin de la marginalité politique et de la centralité de ses enjeux perçus par les sociologues, réalisateurs ou romanciers. Si de plus en plus d’indices témoignent de cette déshumanisation – suicides, dépressions, burn-out, troubles musculo-squelettiques et autres pathologies de la surcharge -, l’État et les managers s’en moquent largement, prétextant l’urgence de mener la guerre contre le chômage. Soyez heureux de souffrir au travail, au moins vous avez un emploi…

 

La misère du raisonnement dominant épouse la misère de ceux qui crèvent de l’injonction qui leur est faite de se sentir heureux. « Vivre en niant ce qui nous angoisse est notre lot », souligne Dejours, pour qui l’idéologie gestionnaire du « new public management » déshumanise le monde du travail en isolant les individus, en imposant le management par objectifs (faire plus avec moins) ou l’évaluation individuelle des performances, dont les résultats ne reflètent pas l’ensemble du travail. « Comment ne pas voir que le seul résultat ne dit rien même de la quantité de travail investie ? Comment le réduire à un résultat chiffré alors qu’il engage la personnalité tout entière ? »

 

Depuis quarante ans, l’approche clinique et psychodynamique du travail menée par Dejours tente de comprendre « le succès de ce système qui parvient à conserver l’assentiment de ceux qu’il maltraite chaque jour ». Le changement d’organisation ne peut précisément surgir que d’une réappropriation collective : ce n’est pas le harcèlement au travail qui est nouveau mais « le fait de devoir l’affronter seul ». « Le sentiment d’isolement au sein d’un environnement hostile, l’expérience de l’abandon, du silence, de la lâcheté des autres, voilà la marque de notre organisation du travail. » Or le sociologue persiste à penser que le travail est un « lieu unique d’émancipation et d’expérimentation de la vie en commun », qu’il « contient un potentiel éthique par la coopération qu’il implique entre les individus ».

 

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Affirmer la « centralité politique du travail »  L’idéologie managériale nie tout ce que les gens mettent d’eux-mêmes dans le travail ; l’engagement de leur subjectivité n’entre plus dans le circuit de la reconnaissance. Or les salariés que Dejours rencontre « ne nourrissent pas l’illusion d’être reconnus par un patron (…), ils revendiquent que leur contribution le soit, et qu’en outre, elle soit reconnue comme indispensable; la distinction est essentielle : le jugement d’utilité porte sur le travail et non sur la personne. (…) Mal poser la question de la reconnaissance, ce n’est pas répondre à la souffrance. » Dejours pose surtout comme préalable absolu à une prise de conscience salutaire la nécessité d’affirmer la « centralité politique du travail ». 

 

Pour avoir délaissé cet enjeu depuis des années, la gauche a de ce point de vue une responsabilité particulière. L’intellectuel et syndicaliste italien Bruno Trentin s’interrogeait dès 1997 sur le sens de cet abandon par la gauche politique et intellectuelle dans une magistrale réflexion, La Cité du travail, dont l’édition française est préfacée par Jacques Delors et le sociologue Alain Supiot. Alors que la gauche accompagne sur un mode compassionnel la dégradation des conditions de vie et de travail engendrées par la globalisation, Trentin rappelle qu’on ne saurait « penser la liberté dans la cité sans la penser d’abord dans le travail ».

 

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La gauche doit revoir sa conception du travail  Le lieu par excellence de la conquête de soi, c’est le travail. La réflexion de Trentin s’ancre dans la « crise du compromis fordiste » : base de l’État social, il a consisté à échanger de la sécurité économique contre de la dépendance au travail, à « faire payer aux entreprises le prix d’une aliénation jugée inévitable dans son principe ». La gauche doit pourtant reconsidérer les bases de cette adhésion à une conception du travail dépassée, liée à la seconde révolution industrielle. Car la troisième a depuis opéré une nouvelle redistribution des pouvoirs, débouchant sur une « augmentation simultanée des responsabilités et de la précarité dans un contexte de restructuration permanente des entreprises ».

 

La fascination de la gauche pour la rationalisation technique du travail souligne qu’elle « n’a rien de crédible à dire face au tour pris par le nouveau capitalisme globalisé ». Un constat partagé par le sociologue Vincent de Gaulejac et le journaliste Antoine Mercier, qui analysent ce « phénomène social total » dans un revigorant Manifeste sur le mal-être au travail.

 

Identifiant clairement les symptômes et les raisons de ce mal-être (pression, culture de l’urgence, instrumentalisation, injonctions paradoxales, isolement, dégradation de l’amour du métier, perte de sens…), les auteurs invitent à réarticuler la question de la souffrance au travail à un cadre politique global qui oserait enfin déconstruire un système, critiquer frontalement les présupposés de l’idéologie gestionnaire qui imprègne nos vies professionnelles sans que personne, sinon chacun dans sa propre expérience isolée, n’y prête attention.

 

Lire l’article des « Inrockuptibles »

 

 

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                                       La gauche doit revoir sa conception du travail 

 

 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 16:20

 

Le Parisien : Le 17 juillet 2013

 

Au Forum des Halles, la Bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale font l'objet d'un grand nettoyage !

 

La bibliothèque du cinéma François-Truffaut et la médiathèque musicale de Paris, situées au cœur du Forum des Halles (1er), se refont une beauté (lire ici). Un grand nettoyage (murs, parties hautes, ventilations, etc.) qui nécessite l’intervention d’un prestataire extérieur spécialisé.

 

Fermés depuis le mardi 16 juillet, les deux établissements culturels ne rouvriront leurs portes que le mardi 30 juillet.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

                                        Les bibliothèques du Forum des Halles sont très très sales

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                                          15 jours pour tout nettoyer, ça risque de pas être suffisant !

 

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:29

 

Alors, un « nettoyage complet » pour la bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale de Paris pour s'éviter un nouveau trou des halles ?

 

C’est assez rare pour être signalé. Deux bibliothèques municipales parisiennes, la Bibliothèque du Cinéma-François Truffaut et la  Médiathèque Musicale de Paris (MMP), toutes deux situées au coeur du Forum des Halles dans le 1er arrondissement de Paris seront fermées en même temps du 16 au 30 juillet. Une première à Paris où en général l’administration parisienne refuse catégoriquement que deux établissements situés dans le même quartier ferment en même temps. Curieusement la raison avancée est identique aux deux bibliothèques: un « nettoyage complet » (lire ici et ).

 

Si l’on peut comprendre la raison pour la MMP ouverte il y a près de trente ans et victime d’un dégât des eaux l’année dernière, en revanche pour la Bibliothèque du Cinéma, inaugurée il y a cinq ans à peine, l’argument peine à convaincre.

 

On savait que les bibliothèques municipales parisiennes étaient contraintes de « réduire la voilure » faute d’effectif (lire ici) on se demande toutefois si les péripéties du chantier de rénovation du Forum des Halles ne seraient pas la cause de ces fermetures soudaines et simultanées.

 

Une hypothèse loin d’être absurde puisque, rappelons le, la médiathèque musicale, située du côté de la Porte Saint Eustache, avait dû fermer ses portes en catastrophe après une inondation causée par le même chantier au mois de novembre dernier. « Il y a effectivement eu un dégât des eaux à la médiathèque. Les dégâts résultent de l'obstruction d'un regard d'évacuation des eaux de pluie de la cité de chantier par des détritus, portent sur 10 m² de faux plafond à refaire » avait d’ailleurs expliqué le responsable des travaux du Forum pour se justifier à l’époque (lire ici).


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                                Le chantier du Forum a toujours été sensible aux inondations


 

D’ailleurs, il n’y a pas que les bibliothèques qui ont été touchés par ce chantier puisque que de nombreux équipements du Forum des Halles (Cinéma, piscine, boutiques) ont subit des dégâts importants pendant ces mêmes travaux.

 

« Devrait-il y avoir un panneau à chaque entrée du Forum: port du casque obligatoire?», s'inquiète un habitant. « Dans la rubrique des déboires, cela fait beaucoup, insiste pour sa part le maire de l’arrondissement, Jean-François Legaret, pour qui « ce chantier, par sa démesure, dérape en complexité, en coût, en durée et en risque

 

Même son de cloche chez Accomplir. L'association de riverain estime en effet « qu'il serait temps d'inspecter l'ensemble des plafonds avant de poursuivre les travaux. Elle déplore, en outre, que le budget «exorbitant» alloué au projet de réaménagement, plus de 802 millions hors taxes, privilégie les superstructures comme la Canopée et pas forcément la rénovation des sous-sols » selon l'article du Figaro « le chantier du Forum des Halles fait souffrir les plafonds ».

 

Alors, ce « nettoyage complet » pour la bibliothèque François Truffaut et la Médiathèque Musicale de Paris ne serait-t-il rien d’autre qu'une habile opération pour s'éviter un nouveau trou des halles ?

 

Contacté par nos soins, la SemParisSeine, la société d’économie mixte en charge du chantier du Forum des Halles n’a, malheureusement, pas donné suite à nos demandes.


 

                                          La Mairie de Paris a finalement bien pris en compte l'avertissement

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                                                 Les bibliothèques bientôt englouties par le trou des halles ?

 

 

 

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:24

 

Slate.fr : Le 2 juillet 2013

Oubliez Paris la ville-musée, la capitale sera une open-space city !

« Oubliez Paris la ville-musée. La capitale sera une open-space city agrémentée de circulations douces et d'espaces végétalisés et connectés, le vivre-ensemble en cadeau. Voilà l'avant-programme « soft socialiste » d’Anne Hidalgo, la candidate PS aux municipales ». C’est l’introduction de l’excellent (et très drôle) article signé Jean-Laurent Cassely publié sur le site Slate.fr. Il nous prédit une ville transformée en gigantesque open-space, une métropole-innovante-engagée-vers-les-défis-du-futur où le Soso (le soft socialisme) remplacera le Bobo. Morceaux choisis:

Avant d’être une doctrine, l’hidalgisme est d’abord un style et une certaine idée du plaisir collectif. Lors de son premier meeting de campagne, le 28 mai au Bataclan, la candidate municipale à Paris et ses soutiens ont à nouveau aligné les concepts d'intelligence collective, plateforme web, ville durable, followeurs, rencontres citoyennes, créativité collective, urbanisme joyeux, concertation, mobilité heureuse, etc.

« La ville 3.0 », « Inventer la gouvernance », « Retrouver du sens »: le livre-programme d’Anne Hidalgo, Mon combat pour Paris, est lui aussi truffé de ces phrases passe-partout et de ces slogans qui font le miel des présentations d’urbanisme sur des maquettes 3D, et dont raffole tout décideur politique en campagne.

Si tout ce jargon masquait une absence de projet, on pourrait à la limite s’en contenter. Or Anne Hidalgo rêve de transformer Paris en open-space city, le modèle urbain qu’elle a contribué à mettre en place comme première adjointe du maire sortant.

 

                                               Anne Hidalgo rêve de transformer Paris en open-space city

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                                                          " Du moment que l'on retrouve du sens ! "

 

Partout, de jeunes entrepreneurs créatifs, mobiles et innovants portant baskets manipuleront de l'information, créeront de la valeur immatérielle et symbolique à coup de start-ups, d’espaces de co-working écoresponsables, d’intégration de la science, de la technologie et des métiers de la création.

Ils n’auront pas d’employés mais plutôt des « talents » travaillant en mode projet, eux-mêmes créatifs, mobiles et innovants, déjeunant dans des food trucks et allant au boulot en trotinette ou en Vélib (on nous promet un triplement des pistes cyclables ainsi que des Vélib électriques pour la mandature 2014-2020: le véritable chaînon manquant entre Vélib et Autolib dans le plan de « circulations douces» de la ville).

Le Paris de demain d’Anne Hidalgo ne sera donc ni la ville-musée, ni la ville patrimoniale, mais bien une métropole-innovante-engagée-vers-les-défis-du-futur. Aujourd’hui, les responsables politiques sont acquis, au PS comme à l’UMP, au modèle métropolitain selon lequel la croissance ne pourra se développer sans l’intégration toujours plus intense de l’activité des grandes villes à l’économie globalisée

Le futur possible de Paris que dresse la candidate dans son livre, dans ses discours ou simplement par sa proximité avec de tels univers, est à vrai dire le parfait décalque du courant culturel des villes créatives développé par Richard Florida au début des années 2000 avec la notion de classe créative. Pour le chercheur chouchou des liberals branchés américains buveurs de late comme pour Hidalgo, « la nouvelle économie [parisienne en l’occurrence] naît de la rencontre entre artistes, chercheurs et entrepreneurs innovants et audacieux.»

Une vaste entreprise de « glamourisation » des villes est donc à l’œuvre un peu partout sur la planète pour s’attirer ces cerveaux à haut potentiel, puisqu’un environnement « cool et funky » est nécessaire pour séduire et retenir les investisseurs et travailleurs de cette économie de connaissance et d'innovation.

 

                             Paris, une métropole innovante engagée vers les défis du futur

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                                             Et y aura même une machine qui fournira du Soso !

 

Cette convergence entre économie « propre » (dans la mesure où les externalités négatives – transport, logistique, datacenter, etc.– sont repoussées loin de Paris) et projet de gauche municipale tombe plutôt bien, puisqu’un tel écosystème postindustriel, centré sur les activités du tertiaire supérieur, de culture et de recherche est particulièrement favorable à la gauche en général et au PS en particulier. Ebauché par les essayistes John B. Judis et Ruy Teixeira au début des années 2000, le concept d'ideopolis, traduit en français par idéopôle, désigne « les métropoles concentrant les activités et les groupes sociaux typiques de l’économie post-industrielle et de la mondialisation », comme l’écrivent les deux chercheurs français Fabien Escalona et Mathieu Vieira dans une note de la fondation Jean-Jaurès. La soft technology y est reine, et une forme de soft socialisme s’y love admirablement bien.

Dans cet environnement d'où l'idée même de conflictualité a disparu depuis longtemps, le responsable politique ne nous vend plus que du divertissement, de la qualité de vie et du vivre-ensemble. En témoignent, jusqu'à la caricature gênante, les propositions « likées » par la candidate lors de la remise des travaux de sa plateforme collaborative Oser Paris, dont le principe même nous rappelle les heures les plus sombres du ségolénisme interactif.

Il y était question de «speaker's corners», des lieux inspirés de Londres où chacun peut s'exprimer librement « bien sûr avec des règles de respect » (ouf) ou de « social clubs », qui d'après la description faite évoquent dangereusement un croisement entre un Starbucks et une néo-épicerie Chez Jean (« lieux intergénérationnels où chacun pourrait faire des rencontres, trouver des informations, un accès internet, lire la presse »). Sans oublier les « 24 heures du Périphérique » qui s'annoncent comme un gigantesque festival du vivre-ensemble entre Paris et sa banlieue.

 

                                     Paris sera un croisement entre un starbuck et une néo épicerie

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                                                 " Comme ça, je pourrais m'exprimer librement ! "

 

Les exemples récents de cette impulsion par la municipalité d’un écosystème favorable aux nouvelles classes aisées progressistes sont innombrables. Récemment, on pense évidemment à la rénovation du cinéma d’Arts et d’Essais le Louxor dans le quartier populaire de Barbès, avec sa programmation exigeante (sans pub et sans pop-corn) et une brasserie qui doit ouvrir en face, gérée par l’équipe la plus branchée de Paris (à l’origine du Mansart dans le SoPi —South of Pigalle— et de Chez Jeannette): une offre sur-mesure pour le gentrifieur.

Ah, j’oubliais, Anne Hidalgo a aussi  prévu de nous mettre le wi-fi haut-débit sur tous les trottoirs de la ville. Elle est pas belle notre open-space city?

Lire l’intégrale de l’article de Jean-Laurent Cassely en cliquant là.

 

                                        Pour Anne Hidalgo, Paris ne sera pas une Ville musée !

                    4-5

                                                                                      " Ouille ! "

 

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 08:49

 

Dans la capitale, maintenant même les poètes ont disparu !

 

La culture, si elle n’est pas bling-bling, est décidément bien malmenée en ce moment à Paris. On connaissait les difficultés rencontrées par les bibliothèques municipales - budget, horaires, effectifs - suffisement décrites ici pour que ce soit utile d’y revenir, ou bien la situation des conservatoirres municipaux. Il y a quelques jours c’était la Maison de l’Europe et d’Orient, librairie spécialisée dans les cultures d’Europe de l’Est, du Caucase et de l’Asie Centrale qui était sur le point de mettre la clé sous la porte avec les abandons successifs des pouvoirs publics, dont la Mairie de Paris. Aujourd'hui, c’est un appel à l’aide qui est lancé par le fondateur du festival Poètes à Paris.

    

Ce festival crée il y a sept ans est lui aussi en péril faute d’aide du ministère de la Culture et maintenant de la Mairie de Paris. Le festival, programmé pour le mois d’octobre, n'avait pourtant besoin que d'une subvention de cinq mille euros pour continuer d'exister. Encore trop pour la municipalité, sans doute. Il est vrai qu’à Paris les crédits affectés à la culture, plusieurs dizaines de millions d’euros sont déjà mangés par les projets les plus couteux – CentQuatre, Gaité Lyrique, Théâtre du Rond-point…. Alors à Paris, même les poètes auront bientôt disparu ? C’est semble-t-il les craintes du fondateur de Poètes à Paris, Yvan Tetelbom, à travers la tribune que nous publions ici.                                        


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Créateurs, artistes, relevons la tête avec fierté !

 

Par Yvan Tetelbom, créateur du festival « Poètes à Paris »

 

J’ai fondé et dirige depuis sept ans, une association Poètes à Paris qui bénéficiait de quelques subventions du ministère de la culture (DRAC) et de la mairie de Paris (DAC) jusqu’en 2012. Seule, la région Ile de France s’opposait sans explications, à ce projet. 

 

Ces subventions dont le total cumulé ne dépassait pas les cinq mille euros me permettaient de faire vivre un événement unique à Paris dont la nature est de faire émerger, découvrir, promouvoir le poète vivant et son langage, à travers des rencontres culturelles et artistiques qui draine un public d’environ mille à mille cinq cent personnes.

 

Cette année, toutes mes demandes ont essuyé un refus malgré mes lettres recommandées réitérées au maire de Paris, à son adjoint à la culture, et mes appels téléphoniques incessants à leurs conseillers ou aux responsables en charge des affaires culturelles dans les différents ministères suivis parfois de rendez vous où j'ai exprimé mes attentes, mes espoirs avec force de conviction argumentée.


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                   Un évenement unique à Paris qui draine un public d’environ 1000 à 1500 personnes

 

 

Mais ces responsables ou plutôt ces robots sans âme ni sentiments de toute évidence formatés par leurs écoles, vous répondent avec un sourire figé, prennent des notes, le regard posé sur leurs feuillets, mais la décision est déjà prise en plus haut lieu.

 

Devant cet abandon « politique » de toutes ambitions culturelles au sommet de l’état, le créateur culturel, l’artiste, c’est à dire celui qui ose, crie, accuse, espère, aime, s’indigne, se révolte, est aujourd’hui démuni, comme livré à lui même entre renoncement et engagement impérieux de poursuivre sa démarche dont il sait qu’elle est nécessaire pas seulement à lui même mais aux autres, à la jeunesse surtout.

 

J’appelle tous les créateurs, les artistes, dont les projets tel le mien, sont désormais malmenés, voire assassinés par l’état, à s’organiser, à relever la tête avec fierté, à faire front commun pour enrayer cette destruction programmée du bien culturel, témoin d’un héritage commun, source de représentation qu’une société a d’elle même, vecteur de cohésion sociale sans lequel un pays mais surtout la France, n’aurait plus d’avenir.

 

Pour tout savoir sur le festival Poètes à Paris, lire ici

 

 

                                              Alors à Paris, même les poètes auront bientôt disparu ?


                              mission-9---L-ame-des-poetes.jpg

                                                   Ah, Paname, c'était toute une époque !

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:05

 

Miroir Social : le 1er juillet 2013

 

La Ville de Paris se mobilise pour la vaccination contre la maladie du rat 

 

Par Anne le Strat, adjointe au Maire de Paris chargée de l'assainissement

 

La Mairie de Paris ne l’avait pas vue venir ! Suite à une curieuse décision du Tribunal Administratif mettant fin à la vaccination obligatoire contre la leptospirose (aussi appelée maladie du rat) des égoutiers parisiens, la polémique n’a cessé de rebondir, l’affaire étant même remontée jusqu’à l’Elysée !

 

Articles de presse, menace de grève des agents concernés, un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) mouvementé où l’adjointe en charge des égouts parisiens, Anne Le Strat, était accusée par la CGT de les avoir insultés, qui à son tour s’en est défendue, bref cette histoire n’a pas manqué de faire des remous.

 

Alors que la Mairie de Paris a renoncé pour le moment à faire voter une délibération traduisant la décision du tribunal, voici, par la voie officielle d'Anne Le Strat, l’élue municipale en charge de l’assainissement, un article publié sur le site « Miroir Social » qui pourrait clôre (provisoirement ?) ce chapitre sur la question importante de santé au travail. En voici donc l’intégralité.

 


                                                                Anne Le Strat publie un tribune sur Miroir Social


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                                                    "  Vous voyez, je reste pas les bras croisés !   "


 

Les égouts de la Ville de Paris, qui datent du XIXème siècle, sont des ouvrages visitables, ce qui facilite leur inspection et leur entretien. En revanche, cela suppose que les égoutiers, qui travaillent dans ce milieu insalubre et dangereux, soient parfaitement protégés. Aussi, pour la municipalité parisienne, la prévention contre la leptospirose ou « maladie du rat » constitue un enjeu majeur.

 

La vaccination du personnel a d’ailleurs montré son efficacité puisqu’aucun cas de leptospirose n’a été recensé depuis la mise en place (en 1976) de la vaccination systématique des égoutiers et des autres agents intervenant dans les égouts municipaux.

 

En décembre 2012, le tribunal administratif a jugé que le Conseil de Paris n'était pas compétent pour imposer cette vaccination qui n'est pas obligatoire. En conséquence, la Ville de Paris se voit dans la nécessité légale d’appliquer l’avis du Conseil supérieur d'hygiène public de France, établi le 18 mars 2005, qui ne fait que recommander cette vaccination.


 

                                vaccin-copie-1.jpg

                                      Leptospirose: La Mairie de Paris estime de son devoir de se faire vacciner ! 


 

Pour autant, la collectivité parisienne estime qu’il est de son devoir de vivement encourager l’ensemble du personnel intervenant en égout à se faire vacciner. C’est en ce sens que le maire de Paris a saisi la Ministre des Affaires sociales et de la Santé pour l’alerter sur la spécificité du réseau d’assainissement parisien et le niveau élevé d’exposition des égoutiers à cette maladie aux conséquences graves, afin qu’elle puisse examiner la possibilité d’inscrire la vaccination contre la leptospirose parmi celles obligatoires pour le métier d’égoutier, au moins pour les égoutiers parisiens.

 

Si la législation reste inchangée, la Ville de Paris entend poursuivre l’application de dispositions pour assurer le droit à la vaccination des égoutiers.

 

Au moment de la visite de recrutement au service de médecine statutaire, les agents continueront d’être informés oralement et par écrit des risques infectieux pour lesquels une vaccination est obligatoire ou recommandée. Ils seront ainsi sensibilisés au fait que les différentes instances de la Ville de Paris, et notamment la Direction de la propreté et de l’eau, agissant comme responsable de la prévention des risques professionnels, considèrent que la vaccination contre la leptospirose, recommandée par le ministère chargé de la santé pour les égoutiers, constitue un des éléments de prévention contre cette maladie et qu’elle est hautement recommandée chez les égoutiers et les autres agents de la ville travaillant dans les égouts.

 

La vaccination contre la leptospirose pourra se faire dans un des services de vaccination de la ville et à ses frais.


                                                 

                                                          Une vaccination au frais de la Mairie de Paris 

 

                                    1294844204_diphtheria_vaccination_poster.jpg

                                                           Maladie du rat:  Immunisation is the safeguard !


 

La santé et la sécurité des égoutiers sont une priorité de la Ville de Paris qui met en œuvre une politique globale en ce sens. Celle-ci s’appuie notamment sur le recours à des équipements de protection individuelle permettant d’éviter tout contact des muqueuses (yeux, bouche, nez) et de toute lésion de la peau (égratignure, plaie) avec l’eau ou les urines d’animaux contaminés, voire les animaux eux-mêmes, le renforcement de la formation des agents et le suivi de consignes précises selon les activités à accomplir et les lieux d’intervention, une meilleure ventilation des égouts et le désencombrement de la galerie technique. Toute évolution de ces dispositions est réfléchie collectivement par le biais des commissions paritaires et par des évaluations des égoutiers eux-mêmes.

 

La municipalité a également pour ambition de mettre en place une gestion à la fois moderne et sécurisée du réseau d’assainissement, qui limiterait finalement l’exposition aux risques de l’ensemble du personnel.

 

Dans cet esprit, elle vient de décider de doter le service de l’assainissement parisien d’un outil cartographique en 3D sur la totalité du réseau. Il permettra d’assurer une meilleure préparation des interventions en égout, voire d’en limiter le nombre et la durée.

 

La ville estime en effet qu’aucune possibilité ne doit être négligée pour préserver la santé et la sécurité de ses agents.

 

Lire l’article de « Miroir Social »

 

 

           Leptospirose: Paris va-t-elle mettre le paquet sur l'équipement de protection individuelle ? 


            RAINBOW-Difficult-To-Cure-CD-BRAND-NEW-Ritchie.jpg

                                                                      "  Bah, on attend de voir ! "  

 

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 10:08

 

Livre Hebdo : Le 21 juin

 

Un mouvement très suivie, avec près de huit cents grévistes selon les syndicats

 

A l'appel de l'intersyndicale CGT-FSU-SUD, la Bibliothèque nationale de France subissait ce 21 juin un mouvement social.

 

Selon la BnF, la Bibliothèque de recherche du site François-Mitterrand restait ouverte, hormis les salles K, L et M. La communication des documents s'annonçait perturbée, « faute de personnels suffisants ». La Bibliothèque d'étude n'a fermé que les salles G et H. Sur le site Richelieu, la communication est perturbée dans la salle de lecture des départements des Manuscrits et des Arts du spectacle, qui fermera exceptionnellement à 17h.

 

Les personnels de la BnF présents à l'assemblée générale mardi 18 juin ont voté à une écrasante majorité l'appel à la grève. Un mouvement social très suivi avec près de huit cents grévistes selon des sources syndicales.

 

Selon le communiqué de l'intersyndicale, « les personnels en grève se sont réunis pour montrer leur refus des réductions tous azimuts menées par la Direction de l'établissement et les tutelles ».

 

Un tract et une pétition sont distribués aux usagers. L'intersyndicale interpelle notamment les lecteurs sur des coupes budgétaires qui remettent en cause les missions fondamentales de l'établissement, ayant pour conséquences directes la dégradation de l'accueil et des services, ainsi que l'aggravation des conditions de travail des agents.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 


                                                                  Social: Le temps est à l'orage à la BnF

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                                                              BnF: A l'Ouest aussi c'est pas l'Eden !

 

 

 

La pétition lancée par l'intersyndicale

Le tract distribué par l'intersyndicale

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 11:02

 

Le règlement n’était pas à l’amiable !


Cela devait être un modèle de dialogue social. Il y a en tout cas du retard à l’allumage à en croire les représentants des personnels de « Paris-Musées », l’établissement public qui regroupe depuis le début de l’année l’ensemble des musées municipaux parisiens.


Alors que les représentants du personnel venaient d’être fraichement élus suivant un scrutin inédit pour la collectivité parisienne, la direction de l’établissement public décidait de convoquer seulement quelques jours après (onze jours pour être précis) un Comité Technique (CT) où siègent six élus côté syndical et trois cadres supérieur côté administration, plus une élue parisienne.

Une hâte qui a conduit la majorité des représentants du personnel – CFDT, CFTC, CGT, FO et Unsa - à boycotter cette instance, a-t-on appris de source syndicale. Une des raisons portait notamment sur l’absence de concertation sur le règlement intérieur à même de poser les bases de relations équilibrées entre partenaires sociaux.

« L’administration souhaitait clairement décider seule d’un règlement intérieur rédigé sans concertation avec les membres  élus de l’instance. » ont affirmé en chœur les cinq organisations syndicales

« Inutile de préciser que l’absence d’un règlement intérieur concerté est, pour vos représentants, la porte ouverte à toutes les dérives administratives et reflète clairement une absence de dialogue social »  a d’ailleurs précisé la CGT des Affaires Culturelles sur son site.

 

                                           Dialogue social: Pour les syndicats, rien ne va plus !

                                      rien ne va plus belgian

                                 " Nous ne laisserons pas l'administration nous jouer la sérénade ! "

 

En tout cas, cet épisode a mis à jour les premières difficultés que vont connaître les représentant des personnels des musées parisiens, car de son côté le syndicat Supap-FSU a rompu, seul, l’unité syndicale en voulant siéger coûte que coûte lors ce premier Comité Technique

Une attitude qui n’a pas fait, loin de là, l’unanimité. « Il nous semble incompréhensible que la représentante du Supap ait siégé seule avec l’Administration » a d’ailleurs déclaré le Syndicat Force Ouvrière dans un communiqué.

Une posture qui n’a pas été, non plus, du goût de la CGT qui précise que le Supap a  « pourtant été sollicité pour participer à ce boycott » mais « que ce syndicat a préféré jouer sa propre carte en lisant une déclaration clairement hostile aux choix des autres représentants. » 

En tout cas, faute du quorum nécessaire, le Comité Technique de Paris-Musées a été reporté à la rentrée. Avec un cadre « fixé par consensus » réclament les syndicats. Le règlement intérieur devra donc être rédigé à l’amiable.

Publié également sur "Miroir Social"


                                  Paris-Musées: Entre le Supap et les autres syndicats, rien ne vas plus !

                                  Closer-William---Kate-rien-ne-va-plus

                                                   " Gosh, la Reine-Mère a encore joué sa carte ! "

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 08:51

 

Une librairie indépendante se met en grève pour dénoncer son abandon par les pouvoirs publics.


C’est probablement une première ! La librairie parisienne spécialisée dans les cultures d’Europe de l’est et d’Asie centrale va se mettre en grève toute la journée, ce vendredi 28 juin, pour dénoncer le manque de soutien des pouvoirs publics, a-t-on appris par communiqué. Un désengagement qui pourrait conduire l'établissement culturel à cesser toute activité.


Pourtant la Maison d’Europe et d’Orient (MEO) située dans le XIIeme arrondissement est probablement un lieu unique en France, mais « La baisse généralisée des subventions publiques sape inexorablement l’économie de la maison » affirment les responsables de la librairie.


La maison d’Europe et d’Orient dont l’existence tient à un fil depuis plusieurs années craint que l’abandon progressif de ses différents partenaires - Mairie de Paris, Région Ile de France ou Ministère de la culture - ne l’oblige à mettre définitivement la clé sous la porte.

 

                                           La Maison d'Europe et d'Orient victime de baisse budgétaire

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                                   Austérité: La librairie pourra bientôt consacrer une exposition à la Grèce !

 

« Notre budget, de 358.000 euros en 2009, est estimé cette année à 233.000 euros. C’est insuffisant pour maintenir le minimum d’activité de la maison » ne  manque d'ailleurs pas de rappeler la librairie. Avec une baisse de 35% sur trois ans, difficile en effet de faire face. Une véritable austérité à la grecque.

Une situation  tellement tendue que la Maison d’Europe et d’Orient se retrouve désormais au bord de la cessation de paiement car « les dettes sociales s’accumulent, le bail arrive à échéance, les huissiers de l’URSSAF et de la Régie Immobilière Ville de Paris (RIVP) sont en embuscade » rajoute-t-elle dans son appel à l'aide.

La situation de la librairie dédiée aux cultures orientales a pourtant de quoi étonner, car normalement la Mairie de Paris devait prendre à bras le corps la situation précaire des librairies indépendantes de la Capitale. C’était même, semble-t-il  une priorité, car voilà peu, Bertrand Delanoë a missionné rien moins que le Directeur des Affaires Culturelles, François Brouat,  pour une « mission de réflexion sur les librairies indépendantes ». On y est pile-poil !

Certain avait parlé d’une mise au placard pour l’ancien haut fonctionnaire. C’est désormais l’occasion pour lui d’en sortir.

 

                                    Placard:  François Brouat va-t-il sauver les librairies indépendantes ?

                    Francois Brouat parle web

                                                            " Ah, ça c'est une mission pile-poil pour moi ! "

 

 

 

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