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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:52

 

Victime d’une mauvaise grippe ?

Un effet de la politique de flux tendu des personnels des bibliothèques parisiennes ?

En tout cas la médiathèque Marguerite Duras (XXe), pourtant une des fiertés culturelles de la municipalité, n’a pu ouvrir ses portes dimanche dernier ….faute de personnel suffisant !

D’après nos informations certains bibliothécaires n’ont pas échappé à l’épidémie de grippe qui frappe le pays. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Dans le cas présent c’était trois agents titulaires (sur dix) qui étaient absents pour maladie. Un taux d'absence de 30%, certes élevé, mais avec des effectifs calculés au plus juste, comme c’est le cas pour l’ouverture du dimanche il n’y a, semble-t-il, d’autre solution que de fermer.

Une fermeture impromptue qui semble toutefois donner raison à ceux qui pointent la baisse des effectifs du réseau parisien.

« Pour la lecture publique, faute de personnel, Paris réduit la voilure » écrivions nous le mois dernier (lire ici) en parlant de ces établissements qui réduisaient leurs horaires d’ouverture au public (dont la bibliothèque Clignancourt dans le XVIIIe contrainte de reconduire ses deux matinées de fermeture hebdomadaire pour février).

Autre cas d’espèce, la petite bibliothèque jeunesse de l’Isle Saint louis (IVe) est fermée depuis la fin de l’année dernière faute de personnel là aussi. La Mairie annonce toutefois, à en croire son site, une réouverture (provisoire ?) le 2 mars. 

Mais preuve des restriction budgétaires que connaissent les bibliothèques municipales parisiennes, les futures médiathèques des Halles (IVe) et Saint Lazare (Xe), actuellement en préfiguration, n’ont obtenu pour cette année que la moitié des postes budgétaires demandés.

Il ne reste plus qu'à prier pour que l’épidémie de grippe ne revienne pas toucher la capitale.

 

 

                                       Nouvelle image

                                          Biliothèques parisiennes: La solution pour éviter les fermetures

 

 

 

 

 

 

Lire aussi

Le Parisien : A Paris, l’avenir des bibliothèques de quartier en question !

Bibliothèque du futur : L’inquiétude des futurs usagers !

Assurance Maladie: Des cartes Vitales....Dévitalisées !

ActuaLitté :La bibliothèque de l'Isle Saint Louis n'a toujours pas rouvert ses portes

Paris : Ces bibliothèques contraintes de réduire leurs horaires faute de personnel.

 

 

                                        

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 09:09

 

La réforme des rythmes scolaires révèle les divergences entre les animateurs et les enseignants

 

C'est l'une des conséquences inattendues de la réforme des rythmes scolaires !

 

Le ménage à trois entre pouvoirs publics, parents d’élèves et enseignants sur la réforme des rythmes scolaires vient d’être bouleversé par l’arrivée impromptue, en tout cas à Paris, des animateurs des activités périscolaires. 

 

A l’appel du syndicat UNSA-Animation de nombreux centres de loisirs parisiens seront fermés ce mercredi 20 février. Un mouvement qui sera suivi dans tous les centres de la Ville de Paris avec des prévisions de grève qui varient de 50 à 85% selon les arrondissements.

 

Les animateurs veulent « faire entendre leur voix et défendre leur profession ».  Un rassemblement est prévu Place de l’Hôtel de Ville à 11 heures. En toile de fonds de ce mouvement, l’application de l’aménagement des rythmes scolaires et le taux d’encadrements des enfants.

 

 

                                                     DOISNEAU-1775-Le-cartable-neuf-PARIS-1956.jpg

                                               Rythmes scolaires: Quel taux d'encadrement pour les enfants ?

 


 

Mais, autre conséquence inattendue de cette réforme, c’est la mise en lumière du conflit latent qui existe entre les enseignants et les animateurs municipaux avec en point d’orgue la mise en ligne sur le site internet du syndicat enseignant Snuipp-FSU d’une caricature qui met en cause les compétences des animateurs.

                                                      

Une maladresse qui tombe mal en pleine polémique sur la semaine des quatre jours à l’école et qui oblige le syndicat des instituteurs à faire marche arrière : « Le SNUipp-FSU a donc pris la décision de la retirer de son site Internet et s’excuse auprès des animateurs et surveillants qui se sont sentis remis en cause. » a d’ailleurs déclaré le syndicat dans un communiqué (lire ici).

 

De fait, l’antagonisme est profond entres les animateurs et enseignants et ne date pas d’aujourd’hui. Bien que tous s’occupent d’enfants dans les écoles primaires, ils n’ont ni le même employeur – éducation nationale d’un côté, municipalité de l’autre- ni les mêmes missions.

 

Par contre, ils se partagent un même territoire et il faut reconnaître que les différences de diplômes des uns et des autres peuvent parfois se faire sentir. Vous avez dit complexe de supériorité ? Cela pourrait expliquer la caricature.

 

En tout cas, la réforme des rythmes scolaires a révélé au grand jour le conflit entre les animateurs et les enseignants. Une lutte des classes qui porte finalement bien son nom.

 

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                           C'est vrai qu'à l'école certains ont parfois un complexe de supériorité

 

 

Quand à l’application concrète de la réforme la Mairie de Paris a décidé de la mettre en oeuvre dès la rentrée prochaine. Le Maire, Bertrand Delanoë, a d’ailleurs donné des précisions dans une interview au « Parisien » : « Plutôt que de prolonger la pause méridienne, j’ai choisi de privilégier les activités périscolaires à partir de 15 heures ou de 15h30 ».

 

Bertrand Delanoë a également déclaré que « le dossier des rythmes scolaires est un des plus difficiles que j’ai eu à traiter ». Si on se place du point de vue social, c’est plutôt bien vu !

 

La Mairie de paris n'est pourtant pas au bout de ses peines, car elle va devoir, ensuite, s'attaquer à l'impact que la réforme va avoir sur les équipements sportifs (stades, gymnases...) ou culturels (Ateliers beaux arts, conservatoires..) dont elle a la charge. Et là, cette conséquence n'est pas innatendue.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

Lire aussi le point de vue des animateurs de l'UNSA sur l'aménagement des rythmes éducatifs.

 

 


 

                                   Rythmes scolaires: Un dossier difficile pour Bertrand Delanoë bimbiscuola_76172.jpg                                                             Alors là, c'est bien vu !

 

 

 


 

 

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 11:19

 

Le Parisien : Le 18 février 2013

 

La Ville de Paris conseille maintenant de contacter directement les établissements avant de se déplacer…

 

Alors que le conflit opposant la Ville de Paris aux maîtres-nageurs dure depuis déjà dix mois, l’accès aux piscines est toujours perturbé.

 

Hier, alors que le site Internet de la Ville annonçait que la piscine Blomet (XVe) était ouverte, les Parisiens qui voulaient y plonger une tête ont trouvés porte close.

 

Devant le caractère pas toujours prévisible des fermetures, la Ville de Paris conseille de contacter directement les établissements avant de se déplacer…

 

Lire l’article du « Parisien »


                                          High+n+Dry+Def+Leppard                                              Lui, il a oublié d'appeler la Mairie de Paris !

 

 

 

 

 

Lire aussi

Le Parisien : Déjà dix mois de conflit dans les piscines parisiennes

Les centres de loisirs de la Ville de Paris seront en grève mercredi

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:23

 

Le Parisien : Le 15 février 2013

Grève des piscines à Paris : On touche le fond !

Déjà dix mois de conflit… et la grève des maîtres nageurs de la Ville ne semble pas près de se terminer.

La réunion du CTP (comité technique paritaire) que l’adjoint chargé des sports, Jean Vuillermoz, avait convoquée hier pour faire le point sur l’issue des négociations a tourné court.

Tous les syndicats des agents communaux ont boudé la rencontre.

Les maîtres nageurs, qui réclament des revalorisations de salaire et la possibilité d’assurer la totalité des cours de natation aux scolaires, cessent donc le travail quelques heures tous les matins dans les 39 piscines depuis… mai 2012.

NdR: Un conflit qui semble agacer beaucoup la Mairie de Paris, puisque cette dernière a menacé les grévistes de sanctions disciplinaires.

Lire l’article du « Parisien »  

  

                                Paris: La grève des piscines dure depuis dix mois     

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                                         " Je crois que là,on touche le fond ! "

                                               

   

Lire aussi

Le Parisien : La fin de la grève dans les piscines municipales se profile

Plouf ! La piscine des Halles fermée à la suite de chutes de béton !

Métro: Les Maîtres-nageurs bloquent les piscines parisiennes !

France 3 : Les piscines parisiennes sont fermées pendant une heure, le matin.

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:23

 

Des bugs en série sur les fiches de paye des agents municipaux !

 

A découvert ! C’est ainsi que se sont retrouvés un certain nombre d'agents de la Ville de Paris qui ont eu la désagréable surprise de ne pas recevoir leur paye de janvier sur leur compte bancaire.

« Rien, nothing, zéro ! Voilà ce qu’ont pu découvrir sur leur compte bancaire certains agents pour la paye de Janvier » a déclaré le syndicat CFTC dans un message envoyé aux personnels, il y a quelques jours.

« D’autres plus chanceux se sont vu débiter l’aide à la mutuelle au lieu d’en être crédités ! » apprend on encore. Une aide à la mutuelle qui était pourtant une priorité des partenaires sociaux si l’on en croit  les termes de l’accord national sur l’emploi, dont la CFTC est signataire. C'était d'ailleurs un des rares points positifs de cet accord. Le bug parisien tombe vraiment mal pour le Gouvernement.

« D’autres encore n’ont eu droit qu’aux primes et heures supplémentaires mais pas de traitement budgétaire ou un minima de 60 euros. Un soi-disant « bug informatique»  serait à l’origine de cette erreur » poursuit le syndicat.

La Mairie de Paris aurait répondu à la CFTC que  « pour certains, le manque à gagner sera ou serait versé à titre de rappel en Février, pour d’autres, un acompte de 80% serait versé sous 10 jours ». Encore heureux !

En tout cas, en ce moment, la Ville de Paris a vraiment des soucis pour payer ce qu’elle doit à son personnel, car une mésaventure presque analogue est arrivée aussi aux agents des musées parisiens.

« L’année commence également très mal pour les personnels de la surveillance de « Paris-Musées ». Ces derniers ont eu la désagréable surprise, en découvrant leur fiche de paye de janvier, de constater qu’ils n’avaient été payé ni pour les dimanches travaillés, ni pour les heures supplémentaires effectuées au mois de décembre » révélait la CGT culture de la Ville de Paris sur son site.

Pas de bug informatique cette fois. Pour toute explication l’administration a répondu qu’elle était seulement accaparée par le transfert administratif des musées parisiens vers le nouvel établissement public baptisé « Paris-Musées » (Lire ici).

Sauf que pour le syndicat « les musées parisiens étant ouverts chaque dimanche, les agents sont obligés de venir y travailler au moins un week-end sur deux. Normal donc qu’ils réclament leur dû. Toute peine méritant salaire. ». Et oui, le social à Paris n’est parfois pas très fluctuat.


                                   

                           18658355.jpg

                                           " Comment ça, ils réclament leur dû ? "

 

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le pouvoir d’achat des agents municipaux parisiens a été sérieusement entamé cette année, car depuis le début de l'année nombre d’entre eux ont été privés aussi de sécurité sociale. Les cartes vitales avaient été dévitalisées et les agents qui  se retrouvaient malades, n’étant plus couverts, se devaient d’avancer les frais médicaux. La Mairie de Paris se drapant dans son innocence, se défaussait cette fois sur l’Assurance Maladie (lire ici).

Face au tollé, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avait promis à la CGT d'écrire au président de l’Assurance maladie pour avoir des explications. Le syndicat n’a toujours pas eu de nouvelles des tentatives municipales. La Ville, semble, une fois de plus, n’en être restée qu’au stade velléitaire.

Les syndicats ne manquent pas toutefois de poser la question qui fâche sur ces erreurs à répétition, sachant que les agents de catégorie C sont majoritaires à la Mairie de Paris. « Comment font-ils pour «manger», honorer les différents prélèvements qu’ils doivent avoir souscrits : loyer, véhicule, eau gaz électricité, impôts etc… ? Décidément, les partenaires sociaux ne sont guère charitables avec la Ville de Paris !

 

« Nous ne sommes pas sans savoir que les rejets de prélèvements entrainent des frais bancaires que les banques refusent d’assumer n’étant pas fautives en l’occurrence. » Concluent-ils avec la plus grande rigueur.


La Mairie de Paris qui pourtant communique à tout va (plusieurs dizaines de communiqués quotidiens) et n’hésite pas à organiser des "chats" sur internet entre les personnels et la DRH pour y vanter sa politique sociale, semble être, pour l’occasion, d’une timidité de jeune fille.

Ironie du sort, la municipalité dirigée par Bertrand Delanoë vient juste de claironner, par communiqué justement, qu’elle avait réussi à baisser ses frais de fonctionnement de plusieurs millions d’euros (lire ici). Un télescopage qui risque de ne pas être du goût des agents qui ont en fait les frais ce mois ci.

La Mairie, toujours espiègle, rajoute même dans son communiqué : « Ces bons résultats doivent nous engager à poursuivre nos efforts » Et là, pour le pouvoir d’achat des personnels parisiens, c’est carrément mergitur !

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

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                                       " Nous, on travaille pas à la Mairie de Paris ! "

 

 

 

Lire aussi

Assurance Maladie: Des cartes Vitales....Dévitalisées !  

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:43

 

AFP : Le 7 février 2013

Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

Des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France Télécom ou le groupe L'Oréal ont lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail, a-t-on appris mercredi auprès de l'un des signataires.

Dans cet appel, la trentaine de délégués syndicaux demande notamment "aux employeurs d'adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM (champs électromagnétiques)" et à la médecine du travail "de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales" liées aux ondes.

Les signataires disent constater "depuis plusieurs années que l'exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques". Avec pour conséquence, ajoutent-ils, de dégrader leurs conditions de travail et d'entraîner des "pathologies chroniques" voire des "démissions contraintes ou des licenciements".

Les signataires, issus notamment de France Telecom Orange, de la RATP, de la Banque de France, de Géodis, de la Bibliothèque nationale de France, du groupe L'Oréal ou de la Ville de Paris, représentent cinq syndicats (CFDT, CFTC, CGT, SUD et FSU), a précisé à l'AFP Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris.

Les syndicalistes rappellent une décision de la Cour suprême italienne, datant du 12 octobre 2012, venant "confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial".

Les signataires interpellent aussi les élus à qui ils demandent de suivre les recommandations internationales "en vue de limiter au maximum l'exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs" des champs électromagnétiques.

L'électrosensibilité aux ondes est une pathologie qui pourrait concerner jusqu'à 3% de la population, indiquait la semaine dernière la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille, qui a défendu à l'Assemblée une proposition de loi pour réduire l'exposition aux ondes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les ondes électromagnétiques, notamment émises par les mobiles, les antennes-relais ou les boîtiers Wi-Fi, comme potentiellement cancérigènes. Mais les opérateurs de téléphonie mobile s'appuient sur le dernier avis en date de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), remontant à 2009, pour écarter tout danger. L'Anses doit rendre un nouvel avis d'ici fin juin.

 

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Lire aussi

Santé au travail: Des syndicalistes sensibles aux effets des ondes électromagnétiques !

Pouvoir d’achat : Les employés de la Mairie de Paris victimes d’erreurs à répétition !

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:37

 

Le Parisien : Le 7 février 2013


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités


Wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ... les nouvelles technologies ont envahi les lieux de travail.

 

Des syndicalistes ont publié hier un manifeste contre le wi-fi et le Bluetooth (et l'exposition aux ondes en général, NdR) sur les lieux de travail. S'appuyant sur une décision de justice italienne, ils envisagent des procédures devant les tribunaux.


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé hier par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités qui s'inquiètent de l'invasion des nouvelles technologies (wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ou sans fil...) et de leurs effets sur l'organisme. Ce texte ambitionne de faire réagir les pouvoirs publics et les employeurs.


RATP, Banque de France, L'OréaI, Geodis, Bibliothèques de Paris, Musées de Paris, ou conseil général du Bas-Rhin, Les signataires sont pour le moins variés.


« Plusieurs événements sont à l'origine de notre appel, explique Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris. Il y a d'abord l'incapacité de nos élus à réglementer alors que les usages s'intensifient.

 

Ensuite, la Cour suprême italienne vient de confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone portable et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Preuve nouvelle de la nocivité des ondes sur les employés.

 

Enfin, poursuit le syndicaliste, de plus en plus de salariés nous sollicitent sur ce thème.»

 

Un syndrome d'intolérance.  Entre 2% et 3% de la population souffriraient de ce qu'on appelle le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques, comme ceux émis par les antennes-relais, ou seraient « hyperélectrosensibles ».


C'est le cas de Christine Diez, conservatrice à la bibliothèque de Paris. En 2007, « du jour au lendemain », cette femme de 58 ans s'est vue confrontée à des vertiges, des fourmillements dans la tête, de la tachycardie ... « J'ai fait le lien avec mon nouveau bureau. Je me trouvais tout près de mon imprimante et de mon écran. J'ai cru que je ne pourrais plus aller travailler », insiste la conservatrice.

 

« Pour régler le problème, j'ai acheté des prises électriques blindées et je tiens tout appareil électrique à distance. Maintenant, ça va mieux. Mais qu'en sera-t-il quand la très puissante 4G va arriver sur les mobiles? » S’inquiète-t-elle.


Les signataires de la pétition, eux, n'excluent pas d'engager des procédures judiciaires contre les entreprises où les salariés sont exagérément exposés. 

 

Daniel Rosenweg


Lire l’article du « Parisien »


 

 

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AFP : Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:39

 

Europe 1 : Le 7 février 2013

 

Des syndicalistes de plusieurs entreprises ont lancé un appel pour limiter l'exposition aux ondes

 

Des syndicalistes de plusieurs entreprises ont lancé mercredi un appel pour limiter l'exposition aux ondes, comme le wi-fi ou le Bluetooth, sur le lieu de travail, rapporte Le Parisien.

 

Les signataires, qui sont une quarantaine, viennent d'horizon variés : RATP, L'Oréal, Musées de Paris ou encore conseil général du Bas-Rhin.

 

Ils s'appuient notamment sur une décision récente de la cour suprême italienne, qui "vient de confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone portable et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial", explique un délégué CGT.

 

Dans les sociétés où les salariés seraient trop exposés, les signataires envisagent des procédures judiciaires.

 

Lire l’article de Europe 1 

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:19

 

Dans un appel, ils demandent aux pouvoirs publics de limiter au maximum les expositions dans les espaces de travail !


Le débat aura beau avoir été escamoté à l’Assemblée Nationale, il n’échappera pas aux questions que se pose le monde du travail.


Pour mieux protéger les salariés, les syndicats se penchent désormais sur les risques émergeants liés aux ondes électromagnétiques et les nouvelles technologies qui envahissent les espaces de travail.


Depuis quelques années un nouveau phénomène, le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) ou Hyper électrosensibilité (EHS), est apparu et touche désormais un nombre de personnes non négligeable ((2-3% de la population selon les estimations) dont de nombreux salariés.


Dans ce contexte, des représentants du personnel, issus de toutes organisations syndicales, ont défrayé la chronique en saisissant les Comités Hygiène et Sécurité  (CHS) de leur secteur d’activité, notamment dans les bibliothèques parisiennes ou à la BnF avec la CGT et la FSU, à la RATP avec Sud ou encore quand le syndicat SGP-FO s’est mobilisé pour empêcher l’installation d’antennes relais au-dessus des commissariats.


« Il existe une réelle prise de conscience de la part des travailleurs » déclare à « Bakchich Info » Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail, dans un article publié le 30 janvier 2013. « Nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes.».

Dans le même article Patricia Mouysset déclarait que si l’électro-sensibilité est un sujet « très délicat à traiter  et que cette maladie n’est pas reconnue comme maladie professionnelle, elle existe et elle est reconnue au niveau scientifique. Lorsque je prenais mes cours à l’Ineris (Institut de l’Environnement Industriel et des Risques), le professeur René de Sèze, admettait tout à fait son authenticité. »

A l’avenir, certains syndicats pensent même sérieusement porter l’électro-hypersensibilité devant les tribunaux et engager un combat pour que cette maladie soit reconnue comme maladie professionnelle. 

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Dans un appel signé par des dizaines de syndicalistes venant d’organisations et de secteurs d’activité différents ceux-ci constatent :« depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques. » avec pour conséquence des conditions de travail dégradées entrainant arrêt maladies, voire inaptitude.


Les signataires s’adressent aux pouvoirs publics pour que ces derniers interviennent « pour limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques ».


Les employeurs sont également interpellés pour que ceux-ci adoptent « un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. ».


Les autorités médicales et la médecine du travail ne sont pas oubliées dans cet appel qui leur demande « de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM »


Enfin, même si cela peut paraître curieux, les syndicats sont également interpellés, nombre d’entre eux étant sceptiques face à ce phénomène.  « A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS) » concluent les syndicalistes dans leur appel.


Voici le texte de cet appel que nous publions ici dans son intégralité. Pour signer cet appel écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr 

 

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Nous, syndicalistes signataires, constatons depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques.

Cela a pour corollaires, des conditions de travail dégradées et, suivant les cas, de forts risques d’arrêt pour maladie, des pathologies chroniques, une incapacité de travail, l’invalidité ou le handicap (reconnus ou non par les instances médicales françaises, mais pourtant réels),  des affections de longue durée, l’inaptitude, etc.  Sans parler des démissions contraintes ou des licenciements….

L’actualité est  encore venue conforter nos craintes le 12 octobre 2012 avec la décision de la Cour Suprême d’Italie (l’équivalent de notre Cour de Cassation) qui vient confirmer le lien de causalité entre l’usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a ainsi été déclaré invalide à 80 %. (Lire ici)    

Dans ces circonstances malheureuses et pour prévenir de nouveaux dégâts sanitaires, nous invitons donc tout un chacun à mieux prendre en main son information, notamment en prenant connaissance du rapport BioInitiative (rapport 2007 en version française) qui est cité comme source scientifique par l'Agence Européenne de l'Environnement. (Lire ici)  Un rapport qui dresse un état complet des connaissances de l’effet sur l’homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants.

Un tel document (parmi d’autres…) devrait nous faire tous réfléchir sérieusement  face à la prolifération des radiofréquences, en particulier dans la sphère professionnelle, quand on aborde la liste des effets induits par ces ondes : génotoxicité et dommages sur l’ADN, stress cellulaire, effets sur le système immunitaire, effets neurologiques et troubles du comportement, tumeurs cérébrales, leucémies, etc.

Actualisé en 2012 le nouveau rapport Bioinitiative est téléchargeable (en version anglaise) depuis leur site. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : « les preuves de risques sanitaires se sont considérablement multipliés depuis 2007 » !

Tous les milieux de travail et secteurs d’activité professionnelle, accueillant parfois des publics fragiles (enfants, malades, femmes enceintes, personnes âgées, etc.) semblent être touchés par les méfaits sanitaires de certaines ondes électromagnétiques  (une liste hélas non exhaustive) :

-  La culture avec les bibliothèques de la Ville de Paris et la BNF

-  Les transports avec la RATP ou la SNCF

-  La sécurité intérieure avec la police nationale

-  L’éducation et la formation (écoles, collèges, lycées, universités)

-  La santé, notamment en secteur hospitalier 

-  Les collectivités locales et territoriales

-  Les médias

-  L’industrie

-  Les télécoms

 

 

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En conséquence, nous syndicalistes, demandons: 

      

- Aux élus, aux pouvoirs et organismes publics français et en particulier au Ministère du Travail de suivre  les recommandations internationales (Agence Européenne de l’Environnement, Conseil de l’Europe, Parlement Européen etc.) en vue de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques (CEM). Pour ce qui est de la prévention des risques, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) qui se définit comme un «organisme de référence dans la prévention des risques professionnels» (accidents du travail, maladies professionnelles) aurait un (autre) rôle à jouer…

 

- Aux autorités médicales françaises et en particulier à la Médecine du Travail de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM à l’heure où les appels des scientifiques et des associations de médecins se font de plus en en plus nombreux et pressants à l’international, Appel de Fribourg, Appel de Bamberg, et en France, demandes de l’Association Santé Environnement France composée de 2500 médecins français réclamant une loi sur les ondes électromagnétiques. (lire ici).

 

- Aux employeurs d’adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. 

 

- Aux travailleurs français de s’informer au sujet des graves dangers sanitaires auxquels ils sont de plus en plus exposés dans l’exercice de leur métier et de se rapprocher de l’organisation syndicale de leur choix pour traiter la question

 

- A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS)

 

Signataires (par ordre alphabétique) :

Catherine Aucuit (CFTC, CHSCT-Thomas Cook), François Xavier Arouls (SUD-RATP), Marc Bagnoli (CGT-Banque de France), Patricia Bernard (Déléguée du personnel-Geodis), Roselyne Bernard (CGT-France Télécom Orange), Jean-François Besançon (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Eric Beynel (Union Syndicale Solidaires-Commission Santé), Michel Bonifay (CFDT-CHU Grenoble), Anne-Gaëlle Bonnier (CGT-Gemay Maybelinne Ormes, Groupe l'Oréal), Bernard Bouché (Union Syndicale Solidaires-Rhône), Catherine Brodard (FSU-BPI, Bibliothèque Beaubourg), Karine Cardenas (CGT,CHSCT-ITEP Beziers), Laurent Cima (CGT Plaine Commune), Ida Cohen (CGT, CHS-Services Informatiques Ville de Paris), Loïc Daguzan (CGT-Banque de France), Willy Dans (SUD-Rail Lille),  Agnès Dutrévis (CGT, CHS-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean Yves Ehlenberger (CGT-Conseil général du Bas Rhin), Eric Frasca (CGT-Arkema usine de Lacq Mourenx), Nicolas Galépidès (Fédération SUD-PTT), Vincent Garnier (CGT-France Télécom Orange), Sébastien Gillet (SUD-Rail, Lyon), Dominique Glémas (Fédération SUD-PTT), Isabelle Gracy (FSU-Affaires Culturelles Ville de Paris), Evelyne Grosselin (Déléguée du personnel-Geodis), Nathalie Gueniot (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Bernard Guillerey (SUD-Renault), Catherine Housset (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Hervé Hubert (Fédération SUD-PTT), Christine Huvé (Syndicat des cadres UCP-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean-Marc Larchey (SUD-France Télécom Orange), Thierry Lamaire (CGT-ASPS Ville de Paris), Renée Lasseron (SNPST-Syndicat National des Personnels de Santé au Travail), Gaël Legrand (SUD-Musées Ville de Paris), Pascal Lepetit (SUD-RATP, CHSCT-département métro), Philippe Méric (Fédération SUD-PTT), Francine Meyer (SNESUP-ancienne élue CHS université de Strasbourg), Jean Michel Nivelet (Fédération SUD-PTT), Pascal Panozzo (Fédération SUD-PTT), Alain Paulien (CGT-France Télécom Orange), Jean-Pierre Pichotin (CGT-France Télécom Orange), Bertrand Pieri (CGT-Affaires Culturelles Ville de Paris), Marie-Catherine Poirier (CFDT-IRSN, Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire), Dominique Quénéhen (CGT-Musées Ville de Paris), Xavier Regibaud (CGT-France Télécom Orange), Philippe Rubio (CFDT-France Télécom Orange), Elke Süberkrüb (Elue CHSCT-Geodis), Frédérique Thiollier (CFDT-Secrétaire du CHSCT Bayard presse), Grégory Thureau (CNRS-Université de Strasbourg), Olivier Vô-Tân (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Syndicat CGT-ASPS (Accueil Surveillance Prévention Sécurité Ville de Paris), Syndicat CGT-La Chartreuse (Centre Hospitalier, Dijon), Syndicat FSU-BnF (Bibliothèque Nationale de France), Frédéric Weisz (FSU-BnF, Comité technique Bibliothèque Nationale de France), Christophe Zander (CGT-Action sociale),

 

Pour signer cet appel, nous écrire à: socialnecmergitur@yahoo.fr

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:41

Viva-Presse: Le 8 janvier 2013

 

Alors que la crise économique met à mal la santé des salariés, les médecins du travail s’inquiètent des conséquences de la réforme de 2011 sur leur pratique au sein des entreprises.

 

« Apocalypse Now » : tel était le titre du rapport 2011 du collectif des médecins du travail de l’Ain. Un titre justifié, expliquaient-ils alors, par la dégradation des conditions de travail observées chez les salariés qu’ils suivent au sein du service interentreprises de ce département. Et cette situation, constatent-ils aujourd’hui, ne s’est pas améliorée.

 

Ce tableau plutôt sombre, voire noir, est corroboré par divers indicateurs de santé au travail. A commencer par le nombre de décès, en Europe, dus aux substances chimiques et dangereuses : 74 000 morts chaque année [1]. C’est dix fois plus que ceux causés par les accidents du travail. Mais ces derniers, qui avaient reculé ou, au pire, stagné dans les années 2005-2008, sont à nouveau en hausse en France depuis 2009 (+ 1,1 %), tout comme les maladies professionnelles (+ 2,7 %).       


 

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       Médecine du travail: L'Etat s'en lave les mains !  


                      

 

La santé au travail, un luxe ?  Parallèlement, le nombre de services de santé au travail et de médecins dédiés a, lui, diminué en 2011. Les risques psychosociaux et les troubles musculo-squelettiques (Tms) sont largement en tête des maladies professionnelles, et l’actualité se charge tristement de nous le rappeler – comme à La Poste, ces derniers mois –, tout comme elle nous rappelle ce que la crise économique, avec ses licenciements massifs et ses restructurations, génère comme souffrance.

 

En temps de crise, la santé au travail deviendrait-elle un luxe superflu ? C’est la question que l’on peut se poser au vu des stratégies – ou de l’absence de stratégie, peut-être – qui se dessinent au niveau européen. En tout cas, « c’est la première fois depuis trente ans que [ce sujet] est absent des programmes de travail de la Commission européenne », confie Laurent Vogel, directeur du département santé et sécurité au travail de l’Institut syndical européen (Etui). Et si, en juin, un nouveau plan quinquennal était annoncé pour 2013-2017, fin septembre plus rien n’avait l’air sûr. La politique européenne en ce domaine est au point mort pour l’instant.

 

                                      3276520490_5cb6c75dbf_z.jpg    La médecine du travail sous perfusion ?


 

Une incertitude inquiétante qui a poussé nombre d’acteurs nationaux, voire internationaux, du champ de la santé au travail – Organisation internationale du travail (Oit) en tête – à dépenser beaucoup d’énergie à essayer de persuader les entreprises qu’investir dans la santé au travail est aujourd’hui le seul moyen de sortir de la crise.

 

« Mais l’argument économique ne marche pas très bien. En particulier en France », observe Pascal Marichalar, sociologue, spécialisé dans les problématiques de santé au travail. « Dans notre système actuel, il n’y a pas vraiment d’incitation financière, pour les patrons, à se montrer “vertueux” dans ce domaine. Les sanctions risquées ne sont pas si élevées que ça. Pour eux, il est parfois plus rentable de payer une amende relativement modique de temps à autre que de mettre sur pied un vrai programme de prévention des risques. »

                                       

La fin de la prévention ?  « La dernière réforme de la médecine du travail, en 2011, met le coup de grâce à la prévention pendant que le chaos et la maltraitance sont à leur acmé », soulignaient les médecins du travail de l’Ain dans leur rapport 2011. Ils précisaient : « La réforme actuelle met à mort la médecine du travail [...] et supprime toute réelle possibilité de prévention. Aucun des déterminants essentiels des atteintes graves et nombreuses à la santé au travail n’a été pris en compte. »

 

                                                  3567546400 2882171a8a z

 

Les médecins de l’Ain ne sont pas les seuls à lancer ce type d’alerte. Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, a, dans le courant de l’été, refusé de recevoir la Légion d’honneur que voulait lui décerner le nouveau gouvernement. Dans la lettre motivant son refus, elle exprime notamment : « […] J’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux… »

 

Plus précisément, les médecins du collectif de l’Ain commentent : « Il y a toujours un déni des risques. On voudrait nous faire faire de la prévention sur le tabac, l’alimentation… Mais ce n’est pas avec ce type d’initiatives que l’on va prévenir efficacement les risques en santé au travail. » De plus, la question des risques psycho-sociaux a fait émerger une nouvelle évidence : « Toute condition de travail et d’exposition professionnelle est forcément multifactorielle. » Jacques Malchaire, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique), intervenait en ce sens lors d’un colloque de l’Institut national de recherche et sécurité (Inrs) il y a quelques mois à Nancy. Risques psychosociaux et Tms ou bien exposition simultanée au bruit et à un ou des solvants : les combinaisons peuvent être nombreuses. Les programmes de prévention, eux, comme les tableaux de maladies professionnelles, restent figés sur un seul risque.

 

Le chercheur synthétise : « Impliquons les travailleurs ! » Lui-même a conçu divers outils de dépistage des risques psycho-sociaux englobant toutes les conditions de travail. Ces outils, utilisés en Belgique, font appel à un dépistage « participatif » des risques. La France, dans le domaine, est encore bien timorée.

 

Anne-Marie Boulet

 

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