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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:57

 

Place Gre’Net : le 11 octobre 2016

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques ne faiblit pas

 

La fronde contre la fermeture de trois bibliothèques de proximité dans le cadre du « plan de sauvegarde » adopté par la Ville de Grenoble ne faiblit pas. Après s’être manifestés durant l’inauguration du Mois de P’tits lecteurs, les syndicats appellent à deux nouvelles manifestations aux mois d’octobre et de novembre. 

 

« A l’occasion de cette neuvième édition du Mois des P’tits Lecteurs, la municipalité Piolle offre aux bébés grenoblois un livre mais aussi la fermeture de trois bibliothèques », écrit le syndicat Sud dans un communiqué, faisant référence au livre offert par la municipalité à tous les Grenoblois nés en 2016.

 

Jugeant que le « plan de sauvegarde » est « un plan de réduction du service public et des personnels », les bibliothécaires en lutte, soutenus par les syndicats CGT, FO et Sud, appellent à « rejoindre le 15 octobre à 10 h 00 les habitants du quartier Alliés-Alpins à la maison des initiatives », avenue Blum, ainsi qu’à manifester le 7 novembre à 17 h 30 devant l’Hôtel de Ville, à l’occasion du conseil municipal.

 

Annoncé en juin 2016, le plan d’austérité adopté par la Ville de Grenoble, qui comprend notamment la fermeture des bibliothèques Alliance, Hauquelin et Prémol, soulève de nombreuses indignations et a donné lieu à une coalition de Matthieu Chamussy, le président du groupe Les Républicains – UDI et Société civile, et de Jérôme Safar, le président du groupe Rassemblement de gauche et de progrès.

 

Voir aussi le reportage de Place Gre’net

 

 

Grenoble : Le maire Eric Piolle demande à ses services de retirer ses anciennes affiches de campagne

 Grenoble : les bibliothécaires appellent à de nouvelles manifestations
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 16:13

 

Près de soixante mille euros de mobilier grand luxe pour une utilisation de quelques jours par an

 

Ce n’est visiblement pas la crise pour tout le monde à la Bibliothèque Nationale de France (BnF). Bien que le climat social soit explosif avec les baisses drastiques de crédits depuis plusieurs années, du côté de sa nouvelle directrice, Laurence Engel, en revanche on ne regarde pas à la dépense si l’on en croit les révélations de la CGT.

 

« Une dépense démesurée » pour le syndicat qui dénonce l’acquisition par la direction de l’établissement public d’une table et d’une trentaine de chaises pour la somme rondelette.... de près de soixante mille euros ! Un achat haut de gamme qui ne servira même pas au confort des chercheurs ou du public lambda. Pas plus qu'aux agents d'ailleurs, puisque ce mobilier grand luxe est uniquement destiné à la salle où se tient le …Conseil d’administration ! Si l’on se base sur un prix de dix mille euros pour la table de trente places, un montant déjà considérable, ça nous fait donc une chaise à environ mille cinq cent euros ! Plutôt cher pour du mobilier qui ne servira que quelques jours par an.

 

Évidemment cette gabegie n'est pas du goût des personnels. « Cette dépense dans un contexte de restriction pour les missions et les personnels de la Bibliothèque nationale est insupportable. » dénonce ainsi la CGT de la BnF dans un communiqué et « appelle la direction de l’établissement à faire preuve de retenue et de discernement, il en va de sa légitimité et de sa crédibilité » (lire ici).

 

Une crédibilité déjà entamée, car ce n'est pas la première fois pour Laurence Engel. Mais qui surtout devrait savoir que ce type de comportement est ravageur dans le contexte actuel, comme l’avait illustré les déboires... de son propre mari, Aquilino Morel ! Pour rappel, ce dernier était passé à la postérité pour une histoire de cirage de chaussure de luxe au sein même de l’Élysée lorsqu'il officiait en tant que conseiller du Président Hollande (lire ici). Un épisode qui illustrait les mœurs de cette caste que certains appellent « les petit marquis de la République ».

 

Une habitude familiale peut être car Laurence Engel avait elle aussi été épinglée pour son goût du faste lorsque elle avait fêté son départ de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour rejoindre le ministère de la culture en 2012. Un grand moment de privilège et de connivence au frais du contribuable qui là aussi avait choqué les personnels (lire ici). Et voilà que quatre ans après à la BnF elle fait de nouveau table rase du passé. Mais cette fois elle y aura rajouté des chaises.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

        Dépenses grand luxe à la BnF : Laurence Engel est-telle déconnectée de la réalité ?

BnF : Laurence Engel fait une « Aquilino Morelle »

               - C'est pas de ma faute, j'suis entourée toute la journée de cireurs de pompes...

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:39

 

20 Minutes : le 3 octobre 2016

 

La mairie souhaite ouvrir six bibliothèques le dimanche d’ici 2019, en commençant par Hélène-Berr (XIIe) dès janvier. Mais les syndicats s'y opposent et se disent prêts à une grève comme celle qui avait paralysé les piscines parisiennes pendant un an…

 

« Si besoin, nous ferons comme pour les piscines », prévient Bertrand Piéri, de la CGT Culture à la ville de Paris. Le syndicaliste fait référence à la grève menée à partir de février 2014 par des agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS). Ils demandaient une revalorisation de leur prime dominicale et, pour se faire entendre, et avaient fermé, pendant plus d’un an, de nombreux équipements sportifs et piscine dans la capitale les dimanches.

 

Cette fois-ci, le conflit social se déplace à la médiathèque Hélène-Berr, rue Picpus (XIIe). Et tourne toujours autour de l’ouverture dominicale. Cinq bibliothèques de la capitale sont d’ores et déjà ouvertes le dimanche. La ville de Paris souhaite en rajouter six autres d’ici 2019. Et ça commencerait avec Hélène-Berr dès janvier 2017 qui ouvrirait de 13h à 18h.

 

Les négociations entre la mairie et les représentants syndicaux ont démarré mi-avril. « Autant vous dire que ça ne se passe pas très bien, résume Bertrand Piéri, opposé à cette ouverture dominicale. Depuis juin, d’ailleurs, nous ne discutons plus beaucoup, chacun campe sur ses positions ». Voilà qui ne laisse rien présager de bon à la réunion du comité technique, prévue ce mardi. C’est l’ultime étape avant la présentation du projet devant le conseil municipal de novembre. « L’idée sera d’acter devant les représentants du personnel ce projet d’ouverture et les aménagements des conditions de travail qui en découlent », indique un collaborateur de Bruno Julliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de la culture.

 

Dans son plan, la mairie promet aux 32 agents de la médiathèque Hélène-Berr qu’ils ne travailleront pas plus d’un week-end toutes les cinq semaines et leur assure une prime de 100 euros brut pour un dimanche travaillé ainsi qu’une journée de repos dans la semaine qui suit. « Cela s’accompagnera aussi d’un renforcement de l’effectif, poursuit le collaborateur de Bruno Julliard. Un agent titulaire sera recruté, mais aussi des contractuels étudiants pour l’équivalent de trois temps-plein supplémentaires ».

 

 

  Travail du dimanche :Bruno Julliard va devoir composer avec les personnels et les syndicats

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

                                  - Grrr, me faire ça à moi, un ancien révolutionaire étudiant...

 

 

C’est sur ce point que ça coince avec les syndicats. « Hélène-Berr est ouverte sur cinq étages et comprend quatorze postes "services publics", c’est-à-dire en contact avec le public, explique Bertrand Piéri. La mairie considère qu’il n’y aura besoin que de 14 personnes le dimanche pour faire fonctionner la médiathèque. Sept agents titulaires et sept étudiants. Mais ça ne marche pas comme ça. Pour qu’il y ait bien 14 personnes en poste, il en faut qu’il y en ait une vingtaine d’agents en tout présent. Pour faire le travail interne, répondre aux commandes et même permettre à chacun de faire une pause ».

 

Bertrand Piéri propose alors, pour chaque dimanche, dix agents titulaires et autant d’étudiants. « Ce qui nécessiterait d’embaucher dix agents supplémentaires dans cette médiathèque pour respecter le principe d’un dimanche travaillé toutes les cinq semaines », rappelle le syndicaliste. A la mairie de Paris, on s’étrangle. « Dix agents, c’est farfelu, réagit-on dans l’équipe de Bruno Julliard. Comment on occuperait ces agents le reste de la semaine ? Hélène-Berr n’a pas la place pour accueillir tout ce monde ».

 

La mairie de Paris précise alors que l’avis que rendra mardi le comité technique n’est que consultatif et que la délibération sera soumise quoiqu’il arrive au vote du prochain conseil de Paris en novembre. Mais c’est prendre le risque de se confronter à un conflit social en janvier. Et de froisser un peu plus les élus communistes et Front de gauche du conseil de Paris.  Comme Bertrand Piéri, ils dénoncent un manque de moyens prévus par la ville et s’interrogent aussi sur la pertinence d’ouvrir Hélène-Berr le dimanche.

 

« A Paris, ce sont essentiellement les étudiants qui demandent l’ouverture dominicale des bibliothèques, observe Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe. Or l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle aura un tout nouveau campus à Nation, à deux pas de la rue Picpus en 2019. Avec une bibliothèque universitaire de 5.000 places..ouvertes le dimanche ».

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

          Travail du dimanche : ça ne se passe pas comme prévu pour la mairie de Paris

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

               - Myriam, t'aurais pas un conseil à donner à Bruno pour passer en force ?

                             - Heu Anne, tu sais moi c'était Manu qui m'avait obligé

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:10

 

Le Parisien: le 27 septembre 2016

 

« Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui fera grève à l’appel de la CGT

 

Alors que s’ouvre demain au Petit Palais (VIIIe) l’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », la CGT appelle les surveillants de ce musée de la Ville de Paris à faire grève ce mercredi. Sur la centaine d’agents d’accueil et de sécurité, près d'una quarantaine, selon la GGT, auraient l’intention de manifester leur mécontentement. « Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui dénonce pêle-mêle, « les heures supplémentaire qui ont été payées avec trois mois de retard et cette note interne qui réduit de quinze minutes le temps de pause du personnel qui n’aura désormais plus droit pour déjeuner qu’à une heure quinze au lieu d’une heure trente ».

 

Au-delà du climat social, la CGT fait état de « la détérioration de plusieurs tableaux ». Et met en cause « la gouvernance du Petit Palais qui met en péril les œuvres exposées ». En ligne de mire, le directeur du musée, Christophe Leribault, en poste depuis trois ans et accusé d’avoir fait retirer les garde-corps, des cordons tendus entre deux plots permettant de maintenir à distance les visiteurs. Résultat : « les enfants mettent les mains sur les toiles. On ne compte plus les traces de doigts et même les rayures faites avec des clés sur les peintures », observe un surveillant. Cet agent signale que « le tableau « Les funérailles de Charles Le Bon » (1876), de Jan Van Beers, porte une rayure sur les yeux de l’un des personnages » (lire ici).

 

Tout en justifiant le retrait des dispositifs de mise à distance par « des raisons esthétiques », Christophe Leribault — qui assure « avoir vu des personnes se prendre les pieds dans ces barrières et chuter » — dément en bloc ces accusations. « La toile de Jan Van Beers n’a rien », affirme-t-il. Et constate : « les détériorations se produisent souvent lors du transport des œuvres qui sont prêtées pour telle ou telle exposition. Ainsi le tableau « Les saltimbanques » de Fernand Pelez est revenu du Canada avec un petit soulèvement de peinture de la taille d’un ongle, ce qui a nécessité l’intervention d’un restaurateur ». Ce lundi soir, la direction de Paris musées assurait dans un communiqué « qu’aucune dégradation d’œuvres n’est intervenue au sein du Petit Palais ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                            Crise sociale au musée du Petit-Palais

Paris : tensions sociales au Petit Palais
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 16:45

 

« Nous trouverons très facilement une solution à ce problème. » promet Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées

 

« Dernière provocation en date de la direction du Petit Palais : sucrer un quart d'heure de pause déjeuner. » C'est sous ce titre que la CGT a annoncé hier avoir déposé un préavis de grève pour le 28 septembre, jour de l'inauguration de l'exposition consacrée à Oscar Wilde (lire ici).

 

Depuis la fermeture de la cantine du Louvre, les agents doivent se rendre à celle de l'Hôtel de Ville, deux stations plus loin. Résultat : 15 minutes perdues, déplore le syndicat qui évoque aussi un « climat très lourd » et un « sous-effectif récurrent ». Delphine Lévy, directrice de Paris-Musées, ne semble pas inquiète : « Nous trouverons très facilement une solution à ce problème ». Dans ce cas....

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Menacée d'une grève, la directrice de Paris-Musées aura-t-elle assez de temps pour boire un p'tit coup ?

Préavis de grève au musée du Petit-Palais pour protester contre la diminution de la pause déjeuner
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:59

 

Le Parisien : le 16 septembre 2016

 

« Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, on est très inquiets du retard pris par le projet » exhortent les élus du XIXème arrondissement

 

A quand le lancement de la très attendue grande médiathèque de la place des Fêtes (XIXe) qui figure dans le plan d’investissement de la mandature d’Anne Hidalgo ? La question taraude les riverains et elle a agité le conseil d’arrondissement mardi soir. A l’origine d’un voeu sur le sujet, le groupe écologiste et citoyen du XIXe ne cache pas son impatience. « Il faut que la mairie de Paris passe aux actes, exhorte son président Dan Lert. On est très inquiets du retard pris par le projet.

 

Le hic, c’est que le futur équipement doit prendre place dans les locaux de l’ex-lycée hôtelier Jean-Quarré. Un lieu qui, après avoir été squatté par plusieurs centaines de migrants à l’été 2015, a été transformé en un centre d’hébergement d’urgence pour 140 réfugiés. Celui-ci devait être libéré l’an prochain mais le maire du XIXe annonce qu’il ne demandera pas son départ. « En responsabilité, dans le contexte actuel, avec la permanence de campements à Stalingrad, il serait irresponsable de réclamer la fermeture de 140 places d’hébergement », confie François Dagnaud.

 

Du coup, le maire défend un plan B : bâtir la médiathèque a proximité immédiate, en lieu et place d’un bâtiment annexe que n’utilise pas le centre d’accueil et qui est occupé de façon provisoire par un théâtre. « Cela permettrait de dégager des superficies de 2 500 m2 à 3 000 m2, tout à fait comparables à celles de l’ancien lycée », assure le maire. Cette option pourrait nécessiter une démolition reconstruction.

 

Dans ce cas, la médiathèque n’ouvrirait probablement qu’après 2020. « Il faudra que le projet soit très engagé avant la fin de la mandature, souligne Fançois Dagnaud. Le XIXe est le dernier grand arrondissement à ne pas avoir de médiathèque. C’est une anomalie à laquelle je ne me résigne pas ». « On n’est pas très rassuré par la nouvelle feuille de route, reconnaît Dan Lert. On ne se contentera pas d’une médiathèque au rabais. La place des Fêtes, c’est 17 000 habitants et énormément de jeunes ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Future médiathèque de la Place des Fêtes : François Dagnaud va-t-il se faire rouler dans la farine ?

Paris: la future médiathèque de la Place des Fêtes (XIXe) remise en question
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 17:34

 

Ouest-France : le 9 septembre 2016

 

Joël Bruneau, le maire de Caen, n'est pas très à l'aise pour commenter cette éviction

 

Avant même la pose de la première pierre, en juillet 2013, elle s'était impliquée dans le projet. La future Bibliothèque multimédia à vocation régionale ( BMVR), Noëlla du Plessis l'avait cousue au cœur comme une reliure de livre. Le personnel des bibliothèques, comme le secteur culturel, s'attendaient à voir cette conservatrice d'État participer à l'inauguration de la croix de verre.

 

Il n'en sera rien. La directrice de la bibliothèque est poussée vers la sortie. Et de manière peu élégante, à deux ans de la retraite. À la mi-septembre, elle devra quitter son bureau. Et retrouver un emploi, même si elle reste rémunérée par l'État, au titre de son statut.

 

Joël Bruneau, le maire de Caen (LR) n'était pas très à l'aise pour commenter cette éviction, hier lors du premier point presse organisé dans l'auditorium de la bibliothèque Alexis-de-Tocqueville. En public, il a simplement confié que le directeur adjoint Olivier Tacheau, nommé par son équipe en mars, allait effectivement diriger le temple du livre. « Il y avait un problème interne, entre personnes », a-t-il simplement lâché.

 

 

                                 Joël Brunueau, le maire de Caen n'est effectivement pas très à l'aise

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

 

Noëlla du Plessis était-elle « trop impliquée dans un projet marqué de la précédente mandature », comme le croit l'ancien maire socialiste de Caen, Philippe Duron ? C'est lui qui a lancé cette ambitieuse bibliothèque du futur. L'investissement de cette fonctionnaire est toutefois resté professionnel. Pas identifiée comme une femme de gauche, elle avait d'ailleurs pris ses fonctions sous un précédent maire de droite. Coûtait-elle trop cher ? Pas à la collectivité, en tout cas, puisqu'elle est rémunérée par l'État au titre des missions nationales remplies par la centrale de Caen.

 

Est-elle victime d'un conflit de générations ? Assurément. Si, dans son entourage, on décrit une fonctionnaire d'« une grand rigueur », on note aussi « sa vision classique » du livre. Bien que la directrice se soit beaucoup investie dans l'évolution des bibliothèques (numérisation d'ouvrages, bornes sans contact pour interagir avec les usagers...), l'équipe de Joël Bruneau a, dès le recrutement du directeur adjoint Olivier Tacheau, envisagé d'apporter du « sang neuf » à la tête de la BMVR.

 

Désigné pour devenir directeur de la grande bibliothèque, cet ancien directeur général des services de l'université d'Angers, 45 ans, devait cohabiter avec Noëlla du Plessis jusqu'à son départ à la retraite. Mais leurs relations se sont vite dégradées au point d'être exécrables : le « problème interne » auquel fait référence Joël Bruneau. Ni l'un ni l'autre n'ont souhaité s'exprimer sur ce sujet.

 

« Il y a les carrières de chacun et il y a à penser un établissement pour les décennies à venir », insiste Marc Pottier, adjoint à la culture de l’agglomération Caen-La-Mer. Reconnaissante envers Olivier Tacheau d'avoir mené une négociation compliquée avec le personnel sur l'ouverture dominicale de la BMVR, l'agglomération a tranché : le nouveau chapitre de la grande bibliothèque caennaise s'écrira sans son actuelle directrice.

 

Lire l'article de Ouest-France

 

 

           Le Maire de Caen et Marc Pottier, l'adjoint à la Culture de l'agglo, coupeurs de tête

Caen : la directrice de la bibliothèque poussée vers la sortie de façon peu élégante

                                                 - Je suis la première lame et lui c'est la seconde

                                                                   - Et vice et versa

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 15:06

 

Un conflit avec son adjoint fraichement nommé en serait la cause selon la presse régionale. Le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Très impliquée dans la conception de la future Bibliothèque multimédia à vocation régionale (BMVR) de Caen (Calvados), l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale, Noëlla Du Plessis ne participera donc pas à son inauguration car poussée vers la sortie par les élus de la communauté d’agglomération de Caen-la-Mer.

 

Une éviction qui courait depuis juin si l'on en croit Ouest-France. Mais la rumeur était alors démentie par l’administration caennaise « le poste de Mme du Plessis n'est en aucun cas menacé », assurait ainsi la main sur le coeur, Olivier Grégoire, le directeur général des services de la mairie au quotidien régional (lire ici). Cochon qui s'en dédit ?

 

Ben visiblement oui, car le maire de Caen et président de l'agglomération, Joël Bruneau (LR), a confirmé il y a deux jours, toujours à Ouest-France, que l'actuelle directrice de la bibliothèque centrale était finalement devenue persona non grata. Visiblement peu à l'aise pour expliquer publiquement cette décision, l'élu a avancé « un problème interne entre des personnes ».

 

Selon la presse normande, « la décision est étonnante envers une fonctionnaire qui a participé de près à l'élaboration de cet ambitieux projet, lancé sous la mandature du socialiste, Philippe Duron ». D'ailleurs selon les informations de Ouest-France « cette éviction peu élégante s'explique par un conflit personnel qui s'est envenimé entre Noëlla Du Plessis et son directeur adjoint, Olivier Tacheau, 45 ans, nommé par l'équipe de Joël Bruneau, en mars ». Le poste de direction de la nouvelle bibliothèque étant désormais à pourvoir, le nouveau venu pourrait donc bientôt bénéficier d’une promotion…

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 

Le Maire de Caen propose une nouvelle évolution de carrière à l'ancienne directrice de la bibliothèque

Nouvelle bibliothèque de Caen : l'actuelle directrice virée comme une malpropre

                                                    - Heu, par là-bas c'est pas mal....

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 16:30

 

Même les inspecteurs des Finances le reconnaissent dans un rapport remis en 2012 au Premier Ministre

 

C’est une véritable bombe qu’a découvert le site de référence Louvre pour Tous ! Et la fin d’un mythe véhiculé par tous les néo- libéraux qui veulent mettre à bas toute forme de service public : le recours à la sous-traitance dans les établissements publics (culturels en l’occurrence !) coûte bien plus cher que d’embaucher du personnel titulaire… Des révélations qui résultent d’une enquête très fouillée sur la révolte de ces agents employés par des entreprises de sous- traitance pour travailler dans la plupart des musées de France et de Navarre, lesquels subissent des conditions de travail telles que les grèves se multiplient. Comme, entre autres, au MUCEM à Marseille, au Musée des Confluences à Lyon ou encore au Centre-Pompidou à Metz (lire ici)… Des conflits qui nuisent à l’image de ces structures qui se veulent pourtant cool et ouvertes sur le monde par le biais de la médiation culturelle. Mais qui en réalité encouragent la précarité, le travail à temps partiel et les bas salaires. Sans parler d’un encadrement agressif et souvent menaçant .

 

Mais en plus de subir des conditions de travail très mauvaises, certains doivent aussi se coltiner une implacable flexibilité des horaires de travail ! Comme le rappellent des employés du Musée du Quai Branly interviewés par Louvre Pour Tous : « Muséa notre employeur n’applique pas la convention collective des prestataires de service, mais celle des parcs d’attractions et de loisirs, beaucoup moins avantageuse pour les employés. La base horaire est de 35 heures mais elle est lissée sur toute l’année. Selon les besoins du musée, la fréquentation des expositions et les périodes creuses vous effectuerez des semaines tantôt de 10 heures, tantôt de 42 heures. Et vous pouvez travailler six jours sur sept de façon illimitée. Vous n’avez plus de vie personnelle et êtes corvéable à souhait. Vous découvrez votre planning seulement deux semaines à l’avance. C’est la flexibilité maximale » (lire ici).

 

Pourtant, comme le révélait l’un des administrateurs du Centre Pompidou-Metz, Antoine Fonte (par ailleurs vice-président de Metz-Métropole) au quotidien Le Républicain Lorrain, ces pratiques de moins disant social - honteuses pour un secteur tout de même largement contrôlé par des structures publiques - ne font même pas faire des économies aux contribuables : « La masse salariale, toutes taxes comprises, est de 900 000 €. Ce qui signifie que l’entreprise [Phone Régie] se dégage une marge brute comprise entre 400 000 et 500 000 €. » Du brutal ! C’est d’ailleurs la logique même de l’économie de marché, car les sociétés sous-traitantes doivent évidemment se dégager au passage une marge pour vivre.

 

Mieux : selon les calculs, titulariser ces personnels et leur donner un statut rapporterait « environ 250 000 € » aux finances du musée par rapport au marché payé - à grand frais - à l’heureux prestataire de service. Une critique qui n’est pourtant pas le seul fait d’un olibrius égaré à gauche de la gauche car cette dénonciation de recours à la sous-traitance  se retrouve même dans un rapport sur un bilan de la RGPP… remis en 2012 au Premier ministre ! « Plusieurs ministères signalent que les suppressions de postes dans les fonctions supports peuvent aboutir à des renchérissements de coûts significatifs, sans proportion avec ces suppressions, pour faire assurer le service par des prestataires extérieurs » écrivent ainsi dans leur langage technocratique à la page 33 du copieux rapport les hauts fonctionnaires de l’Inspection des Finances et de l’Administration générale (lire ici). Alors, pour mettre fin au moins disant social tout en améliorant les Finances publiques, dites : « 33 ! ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Musée : pour mettre fin à des conditions de travail préhistoriques

Musées : sous-traitance et précarité coûtent bien plus cher que l’embauche de titulaires
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:32

 

Le Parisien : le 20 août 2016

 

Installé il y a dix-huit mois, l’appareil destiné à faciliter l’accès des personnes handicapées n’a jamais fonctionné correctement

 

« Je suis venue avec une personne de 98 ans en fauteuil roulant, mais impossible de descendre le fauteuil : ascenseur en panne depuis 3 ou 4 semaines », regrette une aide ménagère sur le registre des observations que la mairie de Paris tient à disposition de ses administrés. « Je désespère de pouvoir un jour me servir du simili-ascenseur », s’agace en écho une handicapée. Deux usagères qui partagent le même dépit face à une situation assez ubuesque : depuis l’inauguration il y a dix-huit mois de la bibliothèque municipale Glacière (XIIIe), après des travaux de mise en accessibilité, l’ascenseur extérieur n’a jamais vraiment fonctionné plus de 24 heures.

 

Le personnel lui-même avoue son incompréhension et sa lassitude, après maints et maints courriers à la Ville. « Ce truc est peut-être très bien pour un intérieur de maison, mais pour un espace public aussi fréquenté, il est simplement inadapté. De plus, il n’a pas de toit et souffre des intempéries », lâche une employée, expliquant, dans un sourire contrit, que les personnes en fauteuil ou bloquées par le petit escalier peuvent emprunter un chemin de contour et accéder par un portail… lui-même un peu grippé et coriace à l’ouverture.

 

« Le problème, c’est que les rares fois où l’appareil fonctionne, comme il est très lent, les gens s’énervent sur les boutons. Résultat, il se coince ! Il y a aussi les gamins qui s’en servent comme appareil de jeu, les gens qui urinent dedans. Il faut le changer », s’accordent les bibliothécaires.

 

Le syndicat CGT des affaires culturelles de la Ville de Paris a relayé l’affaire sur son blog via Internet. Le dossier est donc vite remonté en mairie (lire ici). La direction des services dit regretter d’avoir appris ces incidents via les réseaux sociaux. « On envoie pourtant des mails toutes les semaines », s’étonne un employé de Glacière. « Nous envoyons régulièrement des équipes de nettoyage, nous avons signalé l’inadaptation de l’appareil à cet usage public et demandé son changement », indique de son côté le cabinet de Jérôme Coumet, le maire (PS) du XIIIe.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Bibliothèque Glacière : Jérome Coumet affirme avoir été alerté par les réseaux sociaux

Paris : le monte-escalier de la bibliothèque Glacière provoque une passe d'arme entre les personnels et le maire du XIIIe, Jérôme Coumet
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