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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:42

 

Une fermeture provisoire cette fois, mais, par trois fois, « elle a bien failli crever » !

 

La bibliothèque Vaugirard, située en face de la mairie du XVe, fermera ses portes du 8 au 12 janvier pour se réorganiser, le temps de transférer ses collections de CD vers la médiathèque Marguerite Yourcenar. Elle rouvrira le 15 janvier.

 

Un épilogue somme toute heureux pour cette bibliothèque qui a connu de nombreuses vicissitudes ces dernières années avec deux tentatives de fermeture et un projet de transformation en simple annexe.

 

Le premier épisode eu lieu en 2007, au moment où devait être inaugurée la médiathèque Marguerite Yourcenar située dans le même arrondissement. Il a fallu toute l’énergie des syndicats, des élus et des usagers du XVe arrondissement pour que la Mairie de Paris recule une première fois.

 

Un simple sursis, puisque un an plus tard, en novembre 2008, et en toute discrétion, la municipalité parisienne vote…. la suppression des postes budgétaires de la bibliothèque. Il fallu, là aussi, l’intervention des syndicats et des différents acteurs de l’arrondissement pour que la Mairie ne ferme pas la bibliothèque, obligeant d’ailleurs Christophe Girard, l’adjoint à la culture de l’époque, à déclarer dans « Le Parisien » de mars 2009 : « La suppression des postes a été votée en décembre mais, depuis, tout est gelé. Nous ne fermerons pas Vaugirard. Elle sera peut-être, un jour, transformée en annexe de la médiathèque Yourcenar. » Et l'élu d'assurer " qu'aucun poste ne sera perdu pour l'ensemble des 68 bibliothèques municipales ».

 

Une affirmation démentie par les faits puisque les postes supprimés à Vaugirard n’ont jamais été rétablis. Seule certitude: Pour permettre l’ouverture de la bibliothèque ces postes ont été pris sur le reste du réseau parisien marquant par là même le coup d’envoi de nombreuses suppressions à venir provoquant un malaise toujours persistant dans les bibliothèques parisiennes.

 

Par contre là où Christophe Girard avait vu juste, c’était sur le projet de transformation de la bibliothèque en simple annexe car quelques mois plus tard l’administration, visiblement tenace, présentait un projet de fusion entre Vaugirard et Yourcenar dans lequel les personnels des deux établissements seraient intégrés dans des plannings communs essentiellement pour combler le manque de personnel nécessaire à l'ouverture dominicale de Yourcenar.

 

Une fusion qui faisait se demander si la section jeunesse «survivrait à ce réaménagement ». Notamment à cause des  horaires qui seraient alors réduits de 15 h à 19 h en semaine puis 15 h à 18 h le samedi. Autant dire une mort programmée, les chiffres de prêt auraient été réduits à une peau de chagrin donnant enfin prétexte à la Mairie de Paris pour fermer l’établissement. Face au tollé crée par la proposition d’un tel projet pour un l'arrondissement le plus peuplé de Paris avec ses 230 000 habitants, la municipalité, une fois encore, dut remiser son funeste programme dans ses cartons.

 

Voir aujourd’hui cette bibliothèque fonctionner, même amputée de sa collection de CD, est donc une heureuse surprise pour les habitants du XVe, car on a bien compris qu’avec son histoire récente « elle a bien failli crever » et pas moins de trois fois !


 


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                                             Et pour la bibliothèque Vaugirard ce fut pas moins de trois fois !

 

 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:41

banniere vague vide

 

 

 

                        Pour une année 2013 sociale, culturelle et harmonieuse 

 

                       clo clo giscard

                                           Un chanteur très populaire en harmonie avec un ex-président

 

 

                          Social Nec Mergitur vous présente ses meilleurs voeux

 

 

 

banniere vague vide

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:18

 

ActuaLitté : Le 29 décembre 2012

 

Les salariés du Virgin des Champs-Elysées mobilisés contre sa fermeture !

 

Suite à l'annonce d'une opération immobilière concernant leur magasin des Champs-Élysées, l'ensemble des syndicats des salariés de l'enseigne Virgin (CFTC, CFE/CGC, CGT, FO et Sud) avait appelé à une grève générale cet après-midi même. Si la mobilisation n'a pas atteint les magasins de province, les occupants de celui des Champs restent déterminés.

 

Devant le magasin de la plus belle avenue du monde, un important groupe de salariés : à eux tous, ils représentent 80 % des salariés de l'enseigne présents aujourd'hui, estime la direction. « Nous sommes à peu près une centaine de collègues devant le magasin » explique Sylvain Alias, délégué syndical Sud pour les salariés de Virgin. 

 

Parmi les présents, quelques collègues parisiens, venus de Barbès ou des Grands Boulevards. Mais, à l'échelle nationale, le mouvement n'a pas accroché avec « un suivi plus délicat en province, où la présence syndicale et l'impact sur les clients sont moindres ». Ce que la direction n'a pas manqué de noter, en soulignant qu'« aucun autre débrayage n'avait eu lieu en France ». Toutefois, le délégué syndical Sud prend acte du soutien des équipes de magasins, à Bordeaux et Marseille, notamment.

 

L'appel à la grève fait suite à l'annonce par la direction, le 19 décembre dernier, d'une résiliation du bail du magasin des Champs-Élysées au profit d'un fonds d'investissement qatari, pour une offre initiale de 20 millions €. Cette cession aboutirait à une fermeture du magasin, alors qu'aucun plan social n'a pour le moment été proposé par la direction. Cette dernière, ainsi que les actionnaires, n'ont pas répondu aux interrogations et revendications des salariés, très inquiets.

 

Pour le moment, la situation est en statu quo depuis l'expiration de l'offre du fonds d'investissement. (voir notre actualitté) Dans l'attente d'une nouvelle proposition, le magasin des Champs reste ouvert et accueille encore « beaucoup de monde, comme il y a beaucoup de monde sur les Champs » témoignent les salariés mobilisés.

 

Lire l’article de ActuaLitté 


 

  Le premier logo de Virgin, dessiné par Roger Dean virgin

                   Aux Champs Elysées, la culture peut aller se rhabiller !         

 

 

 

               

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 13:39

 

ActuaLitté : le 20 décembre 2012

 

Ils manifestent aussi pour une hausse des effectifs, en espérant éviter une hausse... des épaules !

 

Rapportées par une bibliothécaire de l'établissement jeunesse Brochant, dans le 17e, ces quelques lignes laissées par un usager : « Le personnel fait un peu trop la tête ici. » Et pour cause : premières victimes des restrictions de budget, les bibliothécaires se sont réunis, à l'appel de l'intersyndicale CGT/CFDT, pour donner de la voix lors du séminaire des chefs d'établissement, à Marguerite Duras, dans le 20e.

                   

La menace des CRS planait, il n'y aura finalement que trois fonctionnaires des RG : restriction des budgets, ou peut-être, tout simplement, la pluie qui frappe dru dès 9 heures du matin. De leur côté, une cinquantaine d'employés des établissements de prêt se sont retrouvé devant les portes de la bibliothèque (en réalité ils étaient plutôt autour de quatre vingt, NdR) : « Avec le manque de moyens, cela devient difficile d'assurer ne serait-ce qu'un service public minimum » s'alarme une bibliothécaire de chez Yourcenar (15e) accompagnée de deux collègues. « Nous tournons en permanence sur 40 postes, alors que 45 étaient prévus à l'origine. »

 

« Ce n'est pas une manifestation » précise étrangement Frédéric Dumas, secrétaire de section au sein de la CFDT, « parce que les gens qui sont dans la salle nous sont favorables ». Au fond de la bibliothèque se tient un séminaire qui rassemble les chefs d'établissement, très au fait des problèmes du personnel, mais aussi François Brouat, directeur des Affaires culturelles, la responsable du bureau des bibliothèques et de la lecture, Mme Villedieu, et Francis Pilon, sous-directeur de l'éducation artistique et des pratiques culturelles.

 

Le personnel des bibliothèques ne tenait pas à chahuter à tout prix le séminaire : « On ne condamne pas la politique culturelle de la Ville, qui reste noble, mais l'absence de moyens, qui la rend extrêmement bancale » explique Frédéric Dumas. La fermeture, pour la première fois, de la bibliothèque jeunesse de l'Île Saint-Louis pendant les vacances scolaires, en est une triste démonstration pour Bertrand Pieri, de la CGT. D'autant plus que ce sont les prêts jeunesse qui remportent le plus de succès... (voir notre actualitté)

 

Les réponses, du côté de la Mairie, sont lapidaires : face au personnel et aux chefs d'établissement, François Brouat signale que « le budget de la Ville est difficile à mettre en place », mais que les revendications de tous sont « connues ». Pas encore reconnues, cependant...

 

 

                 Séminaire: Mme Villedieu, F.Brouat, F.Pilon (assis) et un syndicaliste

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                      " Ah ben tient, ils ont rajouté une icone sur l'écran qu'était pas prévue ! "


 

« On nous explique que le budget augmente, que les embauches de fonctionnaires sont impossibles. C'est faux : les contractuels et les stagiaires sont plus nombreux » assène Dumas. Ce que confirment les bibliothécaires de Yourcenar : des petites mains volontaires, certes, mais qu'il faut sans cesse former, et surtout que l'on « jette » à la fin de leur période, déplore le syndicaliste. En Grande-Bretagne, de plus en plus d'établissements sont gérés par des volontaires, pour les mêmes raisons que celles invoquées par la Mairie de Paris. (voir notre actualitté)

 

Au bout d'une heure, la plupart des bibliothécaires sont retournés au travail : malgré l'absence de FO  et de Supap, l'intersyndicale n'exclut pas d'autres manifestations, bien au contraire. Parmi les revendications, des inquiétudes persistantes relatives aux « postes fantômes », des postes en rotation tous les 6 mois qui font courir les fonctionnaires d'établissement en établissement. Et des solutions censées soulager le personnel, pas encore au point : les puces électroniques, par exemple, tombent en panne ou favorisent le vol de documents...

 

Les bibliothécaires ont bon espoir de parvenir à imposer leurs revendications à force d'actions, mais la mobilisation des usagers leur donnerait une force de pression supplémentaire indéniable...

 

En espérant que Bruno Julliard, l'adjoint au maire chargé de la culture, ne hausse pas les épaules devant ces revendications.

 

Pour lire l'article de "ActuaLitté"


 


            Comme  Bruno Julliard en son temps, les bibliothécaires parisiens se sont manifestés  

                              Bruno_Julliard_2006-03-07.jpg

                  " De toutes façons, cette lanière m'empêche de hausser les épaules ! "

 

 

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:42

 

ActuaLitté : Le 14 décembre 

 

Les personnels se donnent rendez-vous le 20 décembre au matin devant la médiathèque Marguerite-Duras (XXe) 

 

Suite à une proposition initiale de la CFDT, à laquelle la CGT a emboîté le pas, les personnels des bibliothèques parisiennes sont invités à se mobiliser le 20 décembre prochain devant la médiathèque Marguerite-Duras (XXe), pour protester contre « la multiplication et la persistance des postes non pourvus » dans les établissements. Les syndicats dénoncent une politique culturelle à sens unique, tournée vers les grandes structures.

 

À eux deux, les syndicats couvrent la majorité des employés : Bertrand Pieri, de la CGT nous explique qu'il s'agit d'un « premier test, même si nous avons des échos selon lesquels les gens nous soutiennent ». Et pour cause : le mouvement fait suite aux propos de François Brouat, directeur des affaires culturelles de la ville, relatifs aux petits établissements, dont la « pertinence » est remise en cause. (voir notre actualitté

 

Les bibliothèques et médiathèques de quartier semblent donc menacées, à court terme, de fermeture. « Par ailleurs, les postes budgétaires ont diminués d'année en année malgré l'ouverture de nouveaux établissements », souligne encore Bertrand Pieri. D'après le blog de la CGT, ce ne sont pas moins de 3 postes qui disparaissent, alors que la fréquentation des établissements ne diminue pas

 

Les syndicats ont été reçu par Bruno Julliard, adjoint au maire, chargé de la culture qui « va dans le sens de la culture pour tous, mais remet sur le tapis les contraintes budgétaires ». Les chantiers de grande envergure, comme la bibliothèque de la Canopée, (voir notre actualitté) ou la rénovation de la bibliothèque Andrée Chédid, ne génèrent pas d'emplois et semblent surtout tomber à pic pour les élections municipales à venir.

 

Contactée, la Mairie de Paris n'a pas été en mesure de nous mettre en relation avec une personne chargée du dossier. 

 

L'appel à la mobilisation de la semaine prochaine s'inscrit dans un mouvement de défiance plus large, avec le boycott des amendes de retard, qui reviennent dans les caisses de la Mairie de Paris, « un peu comme les PV de stationnement ». Par ailleurs, la lettre des bibliothécaires de Rennes, excédés par des conditions de travail déplorables, a été envoyée aux élus de Paris : « Quand nous l'avons lue, nous y avons vu les mêmes choses que dans la capitale. » 

 

Pour une fois que métropole et province ne rivalisent pas...

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

                                             "ActuaLitté" n'a pu contacter personne à la Mairie               1580145 julliard

 

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:15

 

AFP : Le 17 décembre 2012

 

La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité, l’abaissement des seuils, l’encadrement du Wifi…vont êtres débattus à l’Assemblée Nationale

 

L'Assemblée nationale examinera le 31 janvier prochain une proposition de loi du groupe écologiste visant à l'application du principe de précaution sur les ondes électromagnétiques. C'est la première fois, souligne le groupe écologiste à l'Assemblée, qu'un texte sur ce sujet sera examiné par les députés.

  

Le texte, présenté par la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille, sera examiné dans le cadre de la journée d'initiative parlementaire du groupe, le 31 janvier prochain. La proposition, "élaborée en lien avec des député(e)s socialistes", précise le communiqué, vise à "servir de fondement à un encadrement plus strict de toutes les sources de pollution électromagnétique". Il n'existe pour le moment aucune législation relative à une protection sanitaire des populations aux risques éventuels résultant d'une exposition aux ondes électromagnétiques.

 

La recherche scientifique foisonne sur les effets des ondes électromagnétiques produits par la téléphonie mobile ou les systèmes Wifi, mais n'a toujours pas donné d'explication convaincante au syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques.

 

La proposition écologiste s'articule autour de cinq points: "un encadrement plus strict du Wifi, en privilégiant les réseaux filaires", "un abaissement de la puissance d'antennes-relais, fondé sur le principe « ALARA » c'est-à-dire aussi bas que raisonnablement possible", "une réglementation plus stricte de l'implantation des antennes-relais, avec permis de construire obligatoire, transparence dans l'implantation et préfiguration d'un "cadastre électromagnétique", le lancement d'une campagne de prévention sur la dangerosité des ondes électromagnétiques, enfin, la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité, définie comme l’intolérance aux champs électromagnétiques.


 


 

                                         

              concert-des-pink-floyd-a-versaillesversaillescourhonneur co

 

 

 

 

Bakchich Info : Les Robin des Toits attaquent la mairie de Paris en justice ! Lire aussi

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:00

 

Le Parisien : Le 8 décembre 2012

 

Les syndicats dénoncent des diminutions d'effectifs. En signe de protestation, les amendes seront épongées d’un simple clic !


Voilà un drôle de cadeau de Noël pour les rats de bibliothèques. A l'approche des fêtes, la CGT et la CFDT ont appelé, mercredi dernier, le personnel des bibliothèques municipales à boycotter les amendes. Les syndicats entendent ainsi «protester contre les suppressions de postes ».


Après consultation du budget 2013 - qui sera voté lundi -, Bertrand Pieri, représentant CGT pour les bibliothèques de Paris, tente d'alerter la Ville. Selon lui, douze postes seulement vont être créés contre quinze redéployés dans d'autres secteurs. « C'est une perte sèche de trois personnes, malgré la création de nouvelles structures », affirme-t-il. «II n'y a aucune suppression de postes, juste un redéploiement en attendant la modernisation et l'ouverture de nouvelles bibliothèques », rétorque la Ville.


Dans l'incertitude, les syndicats appellent donc à cette grève originale. «Cela devrait être une surprise appréciée par les Parisiens », souligne le syndicaliste. Certains «mauvais emprunteurs» pourraient donc voir leur dette épongée d'un seul clic. A raison de quinze centimes d'euros par jour et par livre déposé en retard, la cagnotte annuelle due aux amendes est estimée par le syndicaliste à 300 000 euro.


L'impact des redéploiements se ferait déjà ressentir selon les syndicats: « Certains guichets sont fermés. On ne peut pas toujours avoir quelqu'un en même temps aux prêts, à l'inscription ou à l'accueil », assurent les représentants des employés. Certaines structures auraient même déjà réduit leurs horaires. « La baisse d'effectifs va entraîner à terme la fermeture des petites bibliothèques » , prévient Bertrand Pieri.


L'Hôtel de Ville rejette toutes ces menaces: «Les effectifs ont, au contraire, augmenté de 12,6% entre 2008 et 2010 et 116 millions d'euros ont été investis sur la période 2002-2014 dans ce secteur. » Cette première action pourrait en appeler d'autres. Bertrand Pieri invite la Ville à réagir « avant que la situation ne se cristallise ».

 

Lire l’article du « Parisien » 



 

                                                Bibliothèques: A la Mairie de Paris, on sait parler franchement !

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                                 " Ah, zut ! L'argent municipal a été effacé d'un simple clic ! "

 

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 09:00

 

Libération : Le 5 décembre 2012


La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris récupère les archives photographiques de « France Soir ». Ce fonds, qui couvre 70 ans d’actualité, recèlerait des trésors.


Liquidation totale après fermeture définitive. C’était le 9 octobre, la fin de ce qui fut un grand quotidien national français. Ce jour-là, le tribunal de commerce de Paris cède au plus offrant les actifs de France-Soir, qui a mis la clé sous la porte durant l’été. Quelque 500 000 euros suffisent à CardsOff, une obscure entreprise de paiement sur Internet, pour reprendre la marque mythique, sa base de données, ses noms de domaine et ses archives papier. Quant aux volumineuses archives photographiques encore en possession du journal et réputées couvrir la période 1980-2000, c’est un chef d’entreprise anonyme, domicilié dans le Nord et «passionné de photo», qui s’en porte acquéreur pour l’aumône de 11 000 euros… 


Epilogue pathétique d’un prestigieux fonds iconographique, lamentablement bradé avec les chaises et les bureaux ? Deux semaines plus tard, in extremis, la Ville de Paris préempte. Elle a déjà la main, depuis 1987, sur le premier «chapitre» des archives photographiques du quotidien : un ensemble de clichés dont les plus anciens remontent aux fondations du titre. Ainsi, avec la réunion des deux parties des archives photos du quotidien, est sauvée de la dispersion une collection de photos de presse exceptionnelle, et mystérieuse. Car nul ne sait précisément ce qu’elle renferme.

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Un panorama de la France.  Le fonds de France-Soir est parmi les plus importants par son volume : 1 million de documents, tirages et négatifs. Et son ampleur : il couvre près de soixante-dix ans d’actualité, allant de 1929 - avec les archives photo de Paris-Soir, France-Soir ayant vu le jour en 1944 - jusqu’aux années 2000. «C’est toute l’histoire du monde vue par un journal sur une période très vaste», avance Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris, qui a œuvré à cette préemption. C’est aussi l’histoire du journal - grandeur et décadence - que raconte la destinée chaotique de ces archives.


En 1987, on est bien loin du grand France-Soir et de son million d’exemplaires vendus au début des années 60. Le quotidien fait face à de fortes baisses de diffusion. Pierre Lazareff, son illustre directeur, est mort depuis près de quinze ans. Hachette a jeté l’éponge dix ans plus tôt. Il y a eu des licenciements. France-Soir est contraint de quitter son siège historique et ses sept étages du 100, rue Réaumur à Paris, pour s’installer dans un immeuble plus petit, du côté de Bercy. «Il a fallu y faire rentrer le journal au chausse-pied !» se souvient le photographe Jacques Boissay, qui a notamment été responsable du service photo du journal dans les années 60 et 70. L’équipe cherche alors à se débarrasser de son encombrant fonds photo. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) vient récupérer les cartons - 300 000 tirages, 400 000 négatifs et plaques de verre - et les entrepose.


De ce volumineux patrimoine, la BHVP n’a réalisé qu’une ébauche d’inventaire, au point qu’elle a même été accusée de négligence. On n’en connaît que quelques noms célèbres, et quelques clichés emblématiques. «J’y ai trouvé des photos de Capa du Tour de France avant-guerre», se souvient l’historienne de la photographie Françoise Denoyelle, qui a travaillé sur ce fonds «formidable, d’une très grande richesse» pour une exposition sur le photographe, en 2004. Il y a aussi des tirages de Brassaï, d’Eugene Smith, et la seule et unique photo de la rafle du Vel-d’Hiv, en 1942.

 

                          PE France-Soir 1


La richesse de ces archives témoigne du faste de France-Soir qui, pour les jours d’actualité forte, pouvait imprimer sept éditions quotidiennes. «Il y a eu jusqu’à 23 photographes salariés, raconte Jacques Boissay. Et à la mort de Lazareff, en 1972, 53 personnes travaillaient au service photo ! On faisait des photos jour et nuit, sept jours sur sept.» France-Soir était un journal «où la photographie occupait une place très importante, précise la directrice de la BHVP, Emmanuelle Toulet. Et très proche des gens. L’intérêt principal du fonds, c’est qu’il offre un panorama socio-culturel de la France». Une exposition, organisée par la Ville de Paris, en 1990, a donné un petit aperçu de ces archives «historiques». Puis un livre, la Photo à la une, Paris-Soir, France-Soir, de Philippe Labarde et Didier Pourquery. Paru en 2006, il a fait l’objet d’un procès gagné par les ayants droit aux dépens de l’éditeur qui n’a pas le droit de le republier. .


Car le statut juridique de cet ensemble est «pour le moins complexe», reconnaît Emmanuelle Toulet, l’actuelle directrice de la BHVP. «En 1987, il a été véritablement sauvé par la Ville de Paris, rappelle l’historienne Françoise Denoyelle. Sinon c’était la benne ! Et comme tous les sauvetages, ça ne s’est pas forcément fait dans les normes.» La propriété de ce lot de documents n’a jamais été établie officiellement. «C’était un don : quand l’équipe de France-Soir a quitté l’immeuble de la rue Réaumur, elle n’avait ni la place, ni l’envie de conserver le fonds photographique, explique Emmanuelle Toulet. Les photographes ne s’intéressaient pas à leurs photos comme ils le font aujourd’hui.» Ce flou juridique a permis à plusieurs des patrons ultérieurs du journal d’estimer que le fonds leur appartenait, et de réclamer de l’argent à la Ville de Paris. Mais vingt-six ans plus tard, «il y a prescription», assure-t-elle. Et d’une certaine manière, la liquidation de France-Soir a entériné les droits de la BHVP sur ce petit trésor.


Du contenu de la seconde partie des archives, on ne sait pas grand-chose non plus. Quand France-Soir finit par déménager en banlieue, à Aubervilliers, dans les années 90, ce qui reste alors des archives photo quitte la rédaction pour être stocké dans cette commune de Seine-Saint-Denis, «sur les docks, dans un immense hangar, une cathédrale de 4 mètres de hauteur, s’exclame Jacques Boissay. Quand on avait besoin d’une photo, on envoyait quelqu’un à moto, qui fouillait ensuite à la petite cuillère». Les propriétaires défilent à la tête du journal : Georges Ghosn, Jean-Pierre Brunois, Alexandre Pougatchev… Le fonds, lui, quitte son hangar pour être conditionné en palettes, dans un box de stockage en province.

 

                                              France_Soir.jpg


Selon un vieil inventaire réalisé par des archivistes du journal, il est constitué de 1617 cartons qui contiennent entre 150 000 et 200 000 épreuves, et 80 000 négatifs. Il regroupe officiellement des clichés de 1980 à 2000. Mais l’inventaire des archivistes signale qu’il renferme des images «des manifestations étudiantes» de 1968. Et Philippe Hénin, documentaliste pendant trente-neuf ans à France-Soir, confirme qu’il contient des «tirages bien antérieurs à 1980, classés dans des dossiers de façon thématique et non chronologique». Quant à Jean-Pierre Thiollet, ancien rédacteur en chef à France-Soir et auteur de plusieurs courriers au gouvernement dénonçant une liquidation «bâclée» du titre, il se souvient d’avoir vu, en 2006, dans ces archives stockées à Aubervilliers, un «certain nombre de photos très rares, toutes sortes de photos de Paris la nuit, des années 50 et 60, des documents remarquables. Et énormément de photos inédites, comme celles de Salvador Dali et Jean Gabin à l’hippodrome de Vincennes, ou des vedettes invitées dans la maison de Lazareff, à Louveciennes.» Ce second lot recèle en outre des documents-clés : les fichiers d’identification des négatifs de l’ensemble du fonds de France-Soir.


L’administrateur judiciaire n’a pas ordonné d’inventaire au moment de la liquidation. «Ça aurait coûté très cher», rétorque maître Juster, l’avocate de l’agence photo Magnum. D’où le faible prix de l’acquisition faite initialement par le particulier : «Comme on ne connaît pas le contenu du fonds, c’est au pifomètre», s’exclame-t-elle. Le descriptif établi pour la cession du fonds de commerce du quotidien, établi en août dernier, décrit seulement: «Des tirages, des diapositives, des négatifs classés par thèmes, par exemple : personnalités, affaires criminelles, relations internationales, etc.»


 

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«Des moyens pour archiver».  Les photos sont sauvées, l’inventaire reste à faire, tandis qu’une question, juridique, doit être tranchée : dans quelle mesure la Ville de Paris est-elle libre d’utiliser ces images, pour des expositions ou des publications ? Les photographes peuvent revendiquer des droits sur l’utilisation de chaque photo. De même que les agences (Magnum, Sipa, Gamma…) qui, avant l’avènement du numérique, laissaient volontiers leurs tirages en dépôt aux journaux. «On fera tout dans le respect des droits d’auteur et des photographes», assure Danièle Pourtaud. «On va travailler ensemble, avec les agences, en bonne intelligence», surenchérit Toulet. De son côté, Magnum a déjà fait une «action en revendication», affirme son conseil, maître Juster, pour éventuellement récupérer ses tirages.


L’acte de cession du second «chapitre» du fonds de France-Soir est en cours de rédaction chez l’avocat du liquidateur. La signature devrait intervenir «avant fin 2012», selon Danièle Pourtaud. «On prépare un local pour accueillir les deux parties du fonds, explique Emmanuelle Toulet. Pas à la BHVP, car on n’a pas la place, mais dans Paris intra-muros. Notre souci, c’est qu’un tel fonds ne soit pas dispersé. Le respect de son intégrité, c’est notre premier principe.» Après, il faudra non seulement en dresser l’inventaire, mais aussi l’archiver et le numériser. Des opérations coûteuses qui peuvent prendre plusieurs années. «Il faut qu’il y ait des moyens pour tout trier et archiver, constate Françoise Denoyelle. Je tire mon chapeau à la BHVP, mais il ne faut pas que les cartons soient enterrés. C’est notre richesse patrimoniale, c’est ça le pétrole de la France ! C’est tout cet acquis culturel qu’il ne faut pas dilapider.»


En ces temps de crise pour les journaux, la question du destin posthume de leurs archives iconographiques risque fort de se poser à nouveau. Un fonds photo, c’est finalement à peu près tout ce qu’il reste quand un journal est mort. A la différence des articles, rarement republiés, les photos de presse, elles, ont droit à une nouvelle vie.


Lire l’article de « Libération »

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:25

 

Ouest-France : Le 10 décembre 2012

 

Pour les syndicats c’était la seule solution pour être reçu par le Maire

 

Samedi 8 décembre, les lecteurs ont trouvé portes closes dans toutes les bibliothèques municipales d'Angers : 80 % du personnel était en grève pour protester contre le manque de moyens. Seulement, à la médiathèque Toussaint, le directeur et des intérimaires assuraient la réception des retours de livres et documents empruntés.

 

« Nous avons l'activité d'une ville comme Bordeaux ou Nantes en nombre de documents. Chaque agent prête 16 000 documents par an contre 8 000 dans les villes équivalentes à Angers. Les animations sont toujours plus nombreuses. Et cela sans hausse d'effectifs », dénonce l'un des grévistes venus manifester devant la porte de la médiathèque. Il estime à 3 millions par an, les transactions du réseau. « Depuis novembre 2011, le nombre de prêts a augmenté de 15 %. Et de 27 % sur la seule médiathèque Toussaint. Sollicité par courrier en juin 2012, le maire socialiste Frédéric Beatse a refusé une rencontre. »

 

Seule solution pour être reçu : un préavis de grève. Souhait finalement exaucé mercredi dernier. « Les revendications sont en cours d'étude par la Ville », indique Sylvain Porcher, militant syndical de Sud.

 

Lire l’article de « Ouest-France »

 

 

 

                               Frédéric Beatse, la Maire (PS) d'Angers, obligé de reçevoir les bibliothécaires

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                                                                    " Je vais les acceuillir comme il se doit  ! "

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:12

 

Faudra t-il mettre en place un « Plan Climat » pour sauver la lecture à Paris ? 

 

Les bibliothèques parisiennes n’auront pas échappé au coup de froid qui s’est abattu sur la capitale ces derniers jours.

 

Cette fois, c'est la bibliothèque Clignancourt (XVIIIe) qui a fermé ses portes, le vendredi 7 décembre en raison d’un chauffage défectueux. La bibliothèque était toujours fermée samedi et sa date de réouverture n’était toujours pas programmée au moment où nous écrivons ces lignes.

 

« La situation ne serait que temporaire » a déclaré la municipalité au journal « Le Parisien », oubliant toutefois de préciser que la même bibliothèque Clignancourt avait déjà dû fermer au public, pour des raisons identiques, une partie de la journée du mardi 4 décembre.

 

Cet épisode n’est pas sans rappeler les fermetures, pour cause de températures polaires, qui ont touché de nombreuses bibliothèques de la Ville de Paris au mois de février de cette année. « Avec la vague de froid qui frappe l’Europe depuis plusieurs jours, ce sont toutes les bibliothèques parisiennes qui grelotent, et pas qu’un peu (...) à moins que cela ne préfigure la future mise à la diète de ces établissements culturels de proximité qui ont vu dans le même temps une baisse drastique de leur budget d’acquisition »  écrivions nous alors.

 

Alors faudra t-il prévoir un « plan grand froid » pour sauver la lecture publique à Paris ? Réponse dans les prochaines semaines si l’hiver maintient son rendez vous !    


 

                                                      Brrr ! Son budget a diminué de 20 % ...

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                                                               ... Celui des bibliothèques parisiennes aussi !

 

 

 

 

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