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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:02

 

Les futurs usagers de la future bibliothèque du Forum des Halles écrivent à Anne Hidalgo, la future candidate à la Mairie de Paris.

 

La bibliothèque de la Canopée prévue pour ouvrir en 2015 dans le nouveau Forum des Halles et servir de vitrine culturelle à la Mairie de Paris n’échappera pas à la polémique. Elle suscite déjà nombre de questions: Cette nouvelle bibliothèque du futur devra-t-elle forcément segmenter les publics pour en privilégier certains ? Présenter des collections plus ludiques ? Se transformer en lieu de vie ?

 

Ce que prévoit, en tout cas, la Ville de Paris c'est un espace dédié à un seul type d’usager: la génération Y  ou digital natives selon le jargon consacré par la municipalité, signe de l’abandon du concept de bibliothèque pour tous écrivions nous dans un article publié au mois de septembre (lire ici).

 

Désormais, c’est aux habitants de ce quartier du centre de Paris, regroupés au sein de l’association Accomplir, et futurs usagers de cette bibliothèque du futur, de poser quelques questions qui fâchent dans une lettre envoyée à Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris et accessoirement candidate désignée à la succession de Bertrand Delanoë. (Voir la lettre dans la rubrique "commentaire")


 

                                captain-future-featuring-days-of-creation.jpg

                                        Quand la Mairie de Paris essaye de concevoir la bibliothèque du futur


 

Bien que l’actuelle municipalité, à l'écouter, a souvent l’impression d’avoir tout inventé, Paris existait pourtant avant l’élection de Bertrand Delanoë en 2001 et un réseau de bibliothèques municipales avait même, eh oui, été constitué au tournant des années 70 et 80. Ainsi, il y avait déjà une bibliothèque dans le Forum des Halles: La bibliothèque jeunesse, La Fontaine. Cette dernière a été fermée (et détruite) dans le cadre du chantier de restructuration du Forum et c’est la raison pour laquelle les futurs usagers qui n’ont pas la mémoire courte, s’inquiètent dans leur lettre de la place qui sera réservée au public jeunesse dans la « Bibliothèque du Futur ».

 

« La place de la bibliothèque enfants semble devoir être réduite à une « peau de chagrin » par rapport à l’ancienne bibliothèque "La Fontaine". Si c’est confirmé, ce serait vraiment choquant s’agissant d’un projet qui était censé améliorer les équipements existants et non les dégrader, et qui entre temps a privé les enfants de leur bibliothèque depuis deux ans déjà (octobre 2010), sans aucune solution de remplacement. » rappelle, sévère, l’association en introduction. Et de poser cette question qui ne manque pas de sel: « Pouvez-vous nous garantir que la même surface et le même nombre et type de documents seront réservés aux enfants dans la future bibliothèque de la Canopée ? »

 

Mais les interrogations des riverains ne s’arrêtent pas là, car dans un contexte d’austérité budgétaire (il faut bien financer le milliard d'euro du chantier des Halles) et de suppression de poste dans les bibliothèques municipales, des menaces pèsent sur l’avenir de la petite bibliothèque Louvre située au rez-de-chaussée de la Mairie du 1er arrondissement. Menaces de fermeture à peine voilée si l’on en croit les déclarations du Directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris jugeant certaines structures « vieillottes et pas adaptées » (lire ici).

 

« Par ailleurs, nous avons également appris dans la presse que la bibliothèque du Louvre, destinée aux adultes était menacée de suppression. Cette bibliothèque, la plus petite du réseau des bibliothèques municipales, ne représente que 105 m2 et elle est largement insuffisante pour les besoins du quartier. Pouvez-vous nous garantir qu’un nombre au moins équivalent, voire supérieur, de documents du même type que ceux qui sont mis actuellement à la disposition des usagers de la bibliothèque du Louvre sera également disponible dans la bibliothèque de la Canopée ? » poursuit l’association Accomplir.

 

Comme les usagers de la bibliothèque Louvre, certains dans la fleur de l’âge, ne répondent guère au profil génération Y, précisons que les documents du même type que demande l’association ne peuvent se résumer à de simples collections d’actualité ou tournées vers les cultures urbaines comme l'exige la Mairie de Paris.                                              

 

Mais dans la bibliothèque du futur, il ne sera pas seulement question de génération ou de cultures urbaines. Cette dernière a aussi pour mission d'expérimenter le concept bibliothéconomique d’espace froid (plus calme) et d’espace chaud (où l’on pourra faire du bruit). Et là, non sans craindre de choc thermique, l’association Accomplir de poser cette question quasi existentielle pour la Mairie de Paris: « Pouvez-nous, par ailleurs, nous préciser quelle sera la part réservée aux espaces dits « chauds » de cette future bibliothèque, c’est-à-dire « tolérant des pratiques plus sonores (usage du portable, discussion) et pouvant être transformé en lieu d’animation » (ActuaLitté,12 septembre 2012) et de quelle façon ces espaces seront séparés des espaces destinés à la lecture proprement dite, qui à nos yeux requiert le silence nécessaire à toute forme de concentration (silence que l’on exige même dans les cybercafés).»  Et oui, les riverains sans être forcément de la génération Y savent eux aussi comment fonctionne un cybercafé ! La mairie restera-t-elle fluctuat face à cet argument ?


 

            4417234.jpg

                 La Mairie de Paris nous présente son "espace froid" et son "espace chaud" !


 

« Compte tenu du flou et des rumeurs qui pèsent actuellement sur le contenu de la future bibliothèque de la Canopée, nous trouverions particulièrement indiqué que vous organisiez une réunion de concertation à ce sujet. (…) Il nous semble que le projet de bibliothèque, manifestement encore en cours d’élaboration, justifierait pleinement une participation citoyenne de ce type. Pourquoi ne pas organiser une rencontre avec tous ceux qui sont censés être les futurs usagers de cette bibliothèque, à savoir des représentants des parents d’enfants des écoles et des crèches du 1er ainsi que du conservatoire du centre, des professeurs susceptibles d’utiliser la bibliothèque pour leurs élèves, des représentants des usagers de la bibliothèque du Louvre, les futurs utilisateurs des espaces consacrés aux cultures urbaines, et tout autre acteur susceptible d’être un futur usager de cette bibliothèque ? " rappelle l’association à Mme Hidalgo qui se retrouve dans une position des plus mergitur !

 

Les riverains ayant visiblement plusieurs atouts dans leurs manches, n’hésitent pas à conclure dans leur lettre à la première adjointe « Nous avons appris que vous étiez candidate à l’élection du maire de Paris : ce serait une belle occasion de montrer si vous entendez réellement redonner un rôle effectif à la démocratie participative à Paris. »

 

Si l’on en croit le slogan de campagne de Anne Hidalgo « élaborons ensemble notre projet, rejoignez Oser Paris ! » voilà un argument qui, sans aucun doute, devrait faire mouche !

 

 

 


      Les futurs usagers prennent au mot le slogan de Osez Paris    

                                      Anne-Hidalgo galleryphoto paysage std

                                                           " Ouch! Ils ont osé ! "

 

 


 

 

Lire aussi

Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

Le Parisien : Les petites bibliothèques de la Ville de Paris se sentent menacées

Paris : Ces bibliothèques contraintes de réduire leurs horaires faute de personnel.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:16

 

De nombreux assurés se retrouvent radiés de la Sécurité Sociale. Curieusement, ils travaillent tous dans une collectivité territoriale !

 

Ils ont la sécurité de l'emploi...mais pas la Sécurité Sociale ! C'est avec ce bon mot que le "Parisien"  dans son édition du 17 janvier, révélait au grand jour que de nombreux agents de la Mairie de Paris avaient été radiés des fichiers de la Sécurité Sociale. La CGT des cadres parisiens, à l'origine de l'affaire, soupçonnait fortement la Ville de Paris d'avoir accumulée des retards dans la transmission des attestations annuelles de salaire de ses agents aux différentes caisses d'Assurance Maladie (CPAM).

 

La réponse de la Mairie de Paris ne s'est pas fait attendre, rejetant la faute sur la CPAM : " A la suite d’un incident informatique extérieur à la Ville de Paris, la prolongation des droits de certains assurés au-delà du 31 décembre 2012 n’a pu être effectuée automatiquement dans plusieurs centres de Sécurité Sociale.". Un "bug" peut être, mais dont  la coïncidence n'aura pas échappé au syndicat, car une partie des attestations n'a pu être envoyé faute de personnel. Information confirmée en interne.

 

Plus étonnant encore: "Des salariés du privé auraient également été supprimés des fichiers par erreur" rajoute même la Mairie, sans préciser néanmoins, d'où elle tire cette dernière information.

 

Une réponse surprenante toutefois, car si à l'entendre la Mairie de Paris était au courant "d'un bug informatique" qui a commencé quinze jours plus tôt, elle s'est bien gardé de l'annoncer à ses agents.  Sans le communiqué de la CGT et l'article du "Parisien", il est probable que les victimes de radiation n'auraient eu aucune explication. L’affaire, strictement parisienne, aurait donc pu en rester là.

 

 

                                     affiche-originale-sans-tarder-un-pansement-prevention-secur

 

Mais, patatras, l’affaire rebondit dans la région Midi-Pyrénées, comme le révèle le journal « Sud Ouest » dans son édition du 18 janvier: « Un problème informatique à la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) des Landes et des agents du Conseil général de Dordogne obligés d'avancer les frais médicaux à l'hôpital et chez le pharmacien… C'est la drôle d'affaire qui a gêné certains fonctionnaires à Périgueux, depuis le 31 décembre. Des particuliers ont peut-être vécu cette mésaventure ou des salariés d'autres collectivités, mais ils ne sont pas signalés. » Les radiations de la sécu, mieux que le nuage de Tchernobyl se sont donc propagées, touchant là encore le personnel des collectivités territoriales

 

De son côté, La CPAM de Dordogne n'a pas souhaité communiquer sur d'éventuels autres cas, évoquant « des anomalies habituelles », lors des remises à jour des données en début d'année.

 

                                                           a708

 

Mais, demain est un autre jour, car « le Parisien », encore lui, a fait une curieuse découverte en Seine et Marne, à 50 kilomètres de Paris, qu’il évoque dans son édition du 19 janvier : « Radié de la Sécurité sociale depuis le 31 décembre. Lorsque Michel Cardenne, a présenté sa carte Vitale à son pharmacien, il a eu un choc. Comme lui, de nombreux Français sont depuis quelques jours victimes d’un bug du système informatique de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), qui assure ne pas pouvoir évaluer le nombre exact de bénéficiaires touchés». Précision utile, la victime de cette nouvelle radiation est …  agent d’entretien à la ville de Melun (Seine-et-Marne). Encore un fonctionnaire d’une collectivité locale.

 

Evidemment les caisses de sécurité sociale sont débordées par les appels. Face à la panique, la CNAM se veut rassurante, préférant parler de « suspension des droits de certains assurés » et rejete la faute sur les nouvelles bornes de remise à jour des cartes Vitale. Explications peu convaincantes là aussi, les « radiés » n’ayant  pas utilisés les bornes en question.

 

« En cas d’urgence, assure un agent d’accueil, et sur présentation pour les fonctionnaires de la preuve de votre titularisation et de vos trois derniers bulletins de salaire, nous remettrons votre carte Vitale à jour manuellement. »

 

Si la CPAM annonce un retour à la normale pour le 25 janvier, une collectivité de Seine-et-Marne s’est pourtant vu répondre jeudi qu’il y en avait encore pour « quatre à six semaines ». Soit entre le 14 et le 28 février…

 

Comme le faisait remarquer avec ironie la CGT des cadres de la Mairie de Paris : Cet incident ne « pourrait-t-il pas être une façon, pour la moins originale de chercher un moyen de boucher le « trou de la sécu » ?

 

Publié également sur « Miroir Social »

 

                                                         

                                                            Avec la sécu, fermons la porte à la misère ? .....

                        79101324_o.jpg

                                        .... Oui mais, peut être pas avant la fin février !

 

 

 

Lire aussi

Le Parisien : Des agents de la Ville de Paris privés de Sécu !                                               

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 15:25

 

Le Parisien : Le 19 janvier 2013

 

Une façon pour la Mairie de Paris de faire des économies selon des employés des musées des plus facétieux !

 

C’était trop beau pour être vrai. La réouverture des catacombes (XIVe) annoncée pour aujourd’hui n’aura pas lieu avant… jeudi prochain !

 

Peut-être, ou peut-être pas, tant la panne électrique désignée comme responsable semble difficile à localiser et donc à réparer.

 

Parmi les employés des musées de Paris, la rumeur commence toutefois à circuler que la Ville verrait dans ce black-out une bonne piste d’économies budgétaires.

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

                                              catacombesinfernales.jpg

                                                                    " Au secours, je suis dans le noir ! "

 

 

Lire aussi

Les catacombes sont à nouveau fermées. Cela fera la troisième fois en cinq mois !

Assurance Maladie: Des cartes Vitales....Dévitalisées !

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:46

 

Le Parisien : Le 17 janvier 2013

Paris : Des employés municipaux radiés par erreur des fichiers de l’Assurance Maladie !

La sécurité de l'emploi, sans doute. La Sécurité sociale, c'est moins sûr...

Depuis le début de l'année, plusieurs fonctionnaires de la Ville de Paris ont eu droit à une mauvaise surprise en se rendant chez leur médecin. Au moment de présenter leur carte vitale, ils ont appris qu'ils étaient arrivés « en fin de droits ». Incompréhensible pour des salariés titulaires qui n'avaient changé ni d'employeur, ni de statut par rapport à l'an dernier.

Plusieurs d'entre eux ont tiré la sonnette d'alarme. « En quelques jours, nous avons enregistré une quinzaine de cas. Des collègues qui ont découvert à l'occasion d'un remboursement refusé à la pharmacie qu'ils n'étaient plus couverts », s'étonne Ida Cohen, déléguée de la CGT-Cadre à la mairie. (Lire ici)

La ville ne peut évaluer le nombre d'employés concernés Selon le syndicat, ces incidents à répétition seraient dus à des retards accumulés à la direction des ressources humaines de la Ville, qui gère la carrière des quelque 50000 agents communaux. « Ce service n'a pas pu transmettre dans les délais l'attestation annuelle de salaires de certains agents, décrypte un syndicaliste. Ils ont donc disparu des écrans radar de la CPAM. »

« A la suite d'un incident informatique, qui ne provient pas de la Ville, la prolongation des droits de certains assurés au-delà du 31 décembre n'a pu être effectuée automatiquement », a confirmé hier le cabinet de Maïté Errecart, adjointe (PS) au maire en charge du personnel.

Selon la mairie, qui n'a pas pu évaluer le nombre d'employés concernés, l'incident, en cours de correction, sera sans conséquence pour les agents, les remboursements des soins étant toujours assurés. « D'autant que nous ne sommes apparemment pas les seules victimes de ce bug de la Sécurité sociale. Les droits de salariés du privé auraient également été supprimés par erreur », insiste-t-on en mairie.

La direction de la CPAM n'a fait aucun commentaire sur l'ampleur de l'incident. Mais hier, une représentante syndicale expliquait que la plate- forme téléphonique de la caisse était submergée d'appels.

Lire l’article du « Parisien »

 

                       prevention-sanitaire-securite-sociale

                                                          "  Et toi, tu y crois aux explications de la Mairie ? "

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 10:03

 

Mais « le pire est à venir » déclare toutefois Bruno Racine, son Président, dans des vrais-faux vœux plus vrais que nature !

Pendant que la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, profitait, cocktail en main, du ciel de l’Ile Maurice, le Président de la BNF, Bruno Racine, toujours en quête effrénée d’un renouvellement de mandat, présentait ses vœux à l’ensemble du personnel lors de l’annuelle galette des rois.

L’occasion pour la FSU de la BnF, décidément sans pitié, de traduire sa pensée à travers des "vrais-faux vœux" des plus savoureux !  Dans un monde sans langue de bois, voici ce qu’annoncerait vraiment Bruno Racine à ses personnels et que l’on peut consulter en intégralité sur le site « Bibliothèques en Lutte ». Attention certain propos peuvent choquer ! 

 « Cela fait maintenant plusieurs années que nous nous retrouvons pour cette traditionnelle présentation des vœux. C’est aussi et surtout pour moi le plaisir, rare et savoureux, dans ce cadre convivial de vous annoncer que le pire est à venir. » commence d'entrée le président pour qui  « la BnF, c’est tout bénef » (lire ici).

 « Vous le savez, nous traversons une crise sans pareil. Mais au lieu de nous lamenter, nous devons voir cela comme une opportunité et un défi. Avoir d’autres ambitions, tels sont les vœux que je formule pour cette nouvelle année. Oui, 2013 doit être l’année du commencement de la fin ! » Continue un Bruno Racine peu sensible au calendrier Maya.

 

                           Pour Bruno Racine, 2013 sera l'année du commencement de la fin    64850 bruno racine                           " Oui mes amis, mais si la pente est raide, la route est droite ! "   

 

Mais pour arriver à ses fins, « cela passe tout d’abord par une ambition renouvelée en matière de budget, qui devrait baisser », poursuit le président plein d’ambition. « N’avons-nous pas là, enfin, une merveilleuse occasion de mettre en péril le fonctionnement même de cette maison, voire, permettez-moi de rêver, sa raison d’être ? » Rajoute un Bruno Racine qui aimerait aller au bout de ses rêves.

Mais attention il faut parfois garder les pieds sur la terre ferme du parvis de la BnF ! « Bien évidemment, il nous faut être lucide, de telles mesures ne suffiront pas à elles seules à saper pleinement les fondements de cette institution. Pour que cette baisse de budget soit la plus efficace, il faut l’accompagner d’une gestion audacieuse et d’une absence totale de sens commun en matière d’investissement » reconnaît toutefois un Bruno Racine prêt à relever cet immense défi.

« Dans ce combat, dont je mesure pleinement la difficulté, nous pouvons compter sur deux partenaires de choix : la novlangue managériale et le libéralisme assumé. « L’optimisation des synergies innovantes », « l’ajustement à la cible », « la rationalité adaptative », « l’excellence durable », « les démarches qualités » … devraient nous aider à enjoliver tous les discours et à combler de leur pseudo modernité le vide de notre action. » Un vide lexical, promet le Président, que la direction tentera de combler dès cette année.

« Notre second allié, qui prend la forme entre autres de partenariats public-privé, est autrement plus efficace, en confiant des pans entiers de nos missions à des entreprises privées, dont les intérêts par essence diffèrent radicalement des nôtres, en permettant l’occupation de nos espaces à des fins marchandes, quand par ailleurs le manque de place se fait parfois cruellement ressentir. ». Une déclaration qui devrait faire chaud au cœur à sa ministre de tutelle contrainte de retrouver la grisaille parisienne après son escapade ensoleillée.

 

                                                   Aurelie Filippetti retrouve la grisaille parisienne    1754834 3 1bd9 la-ministre-de-la-culture-aurelie-filippetti                                                        " Ah,  enfin des voeux qui me rappellent l'Ile Maurice  "

 

Enfin, c’est avec des étoiles plein les yeux, que Bruno Racine lance à ses personnels enfin devenus des amis : «  Mes chers amis, à l’orée de cette nouvelle année, que j’espère riche en renoncements de toutes sortes, le rêve d’une bibliothèque, que dis-je, d’un établissement culturo-marchand polyvalent, enfin débarrassé de ses collections poussiéreuses et de son personnel, d’un établissement résolument tourné vers le nomadisme culturel et les effluves de popcorns, ce rêve, disais-je, est enfin à notre portée ! »

Pour les effluves de pop corn, son souhait est déjà réalisé puisque la BnF-François Mitterrand est désormais en partie physiquement aliénée à Marin Karmitz, directeur-fondateur de la chaîne de cinéma, MK2. 

Si après toutes ces bonnes résolutions, les personnels de la BnF ne passent pas une excellente année 2013, ce serait vraiment à désespérer des relations sociales dans cette noble institution culturelle située dans le quartier cher à Léo Malet.

 

 

                                                                          Bruno Racine s'interroge               bruno-racine-reconduit-a-la-tete-de-la-bnf-2532010164241

                                  Mais comment ont-ils fait pour traduire ma pensée plus vraie que nature ?

 

 

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BNF : Une commission d’enquête contestée par les syndicats ! 

Licenciement abusif : La BnF désavouée par le Tribunal Administratif ! 

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Le Parisien : Des agents de la Ville de Paris privés de Sécu !                                  

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:46

 

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie plus rapide, plus pratique mais pas moins contraignante.


Par le colectif "Livre de papier"


Après l’installation de la RFID et des bornes de prêt automatique dans les bibliothèques parisiennes, un argumentaire critique contre cette technologie a été diffusé à l’initiative du collectif  “Livre de papier”, composé de lecteurs, bibliothécaires, libraires, traducteurs ou éditeurs. Un article qui, bien que sous un angle différent, est à mettre en regard du bilan fait dans les bibliothèques aussi bien à Paris (lire ici) qu'en Bretagne (lire là). Pour continuer le débat, voici donc le texte dans son intégralité.

 

"L’automatisation du prêt franchit une nouvelle étape avec l’instauration de bornes de prêt automatique, dans les bibliothèques parisiennes. Grâce à ces bornes, finies les files d’attente (encore que…), finies les erreurs humaines (mais vive les bugs !) et finie l’obligation d’être aimable avec celles et ceux qui nous rendent service. Mais terminée aussi la chaleur du contact humain, envolés les conseils sympas des bibliothécaires qui nous renseignent sur nos emprunts, et très bientôt… terminé aussi avec les bibliothécaires, avant que la bibliothèque elle aussi ne ferme ses portes pour rouvrir sur googlebooks.fr ou toute autre plate-forme dont on ne cesse de vanter l’exhaustivité et l’efficacité (sans même parler de sa juteuse rentabilité !).


Le monde qu’on ne cesse de vouloir nous vendre, censé être plus pratique et plus rapide, obéit en réalité à une double volonté : créer de nouveaux marchés (comme lorsqu’une entreprise privée est payée par les pouvoirs publics pour installer du matériel électronique) et réduire la masse salariale (un vigile prendra la place de dix bibliothécaires avec des bornes de prêt efficaces).


Et si pour chaque salarié-e remplacé-e par des machines, la pilule est déjà difficile à avaler, des pans entiers de personnels seront finalement dépossédés des savoir-faire qui les rendait utiles et compétents. Non seulement la machine ne vous fera jamais de sourire, mais c’est ainsi que chaque métier d’aujourd’hui en vient à devenir purement mécanique et répétitif, jusqu’à être vidé de son sens initial : les magasiniers ne sont désormais plus considérés que comme des manutentionnaires au service des machines gestionnaires des livres, et leur connaissance du fonds se perd, tout comme l’ancien savoir-faire des artisans a disparu avec les immenses chaînes de production des usines, véritables bagnes industriels modernes. Plus l’on intègre les savoir-faire professionnels dans des machines, plus les salarié-e-s deviennent remplaçables, c’est-à-dire délocalisables, jetables et donc corvéables à merci.      

 

Enfin, la logique de la numérisation a besoin de chevaux de Troie (telles les bornes de cette bibliothèque ou les puces RFID servant à tracer chaque livre), pour s’insinuer au cœur de la chaîne du livre : les magnats de l’édition électronique (qui sont parfois aussi marchands d’armes) rêvent de profits colossaux grâce à la numérisation intégrale des fonds papier, sans se soucier des éditeurs et libraires, mais aussi correcteurs, imprimeurs, diffuseurs, etc. qu’ils fragiliseront puis démantèleront sans coup férir. Le livre électronique, que les industriels tentent de nous imposer depuis plusieurs années (pour l’instant sans réel succès), vise à transformer le monde de l’écrit en société du zapping numérique généralisé. Il suffit de se rendre au salon du livre pour y voir ces commerciaux en costard vendre leurs e-book comme s’ils étaient au salon de l’auto, tout en faisant croire que les profiteurs sont les éditeurs.

 

                                Elevator-Pitch cr

                                              "  Avec cet e-book, je vous propose un monde parfait ! ........"

 

Pourtant, une partie de ces derniers reste encore vaille que vaille passionnée, attachée à l’objet livre en tant qu’il est créateur de lieux d’échanges et d’espaces collectifs, au premier rang desquels figurent les librairies et les bibliothèques – ces dernières étant fréquentées par une personne sur deux en France en 2006.

 

Ainsi, à l’inverse de la démagogie populiste faisant d’Internet le contrepoint populaire des librairies et bibliothèques élitistes, nous pensons que le livre est au cœur des possibilités d’émancipation collective et d’élévation culturelle : les bibliothèques, véritables lieux de mixité où se croisent des hommes et des femmes de tous âges, de toutes classes et de tous horizons, sont un des derniers outils de diffusion et de réappropriation collective des savoirs, là ou le numérique ne fournit que des contenus vidés de leur sens à des individus isolés devant leurs écrans. « Élitaire pour toutes et tous » pourrait être notre mot d’ordre, puisque nous persistons à préférer les savoirs, potentiellement émancipateurs, aux contenus, bien souvent interchangeables voire abêtissants.


Le mythe libéral de l’accès au savoir égal pour toutes et tous, sur lequel surfe la déferlante numérique, oblitère le fait que nul-le ne peut prétendre n’avoir pas accès à suffisamment de livres (il suffit de se rendre dans la moindre bibliothèque pour se convaincre qu’on n’aura jamais le temps d’en lire assez), alors que la question de la connaissance pose en réalité celle de la transmission, c’est-à-dire de l’éducation à l’écrit, revendiquée par tous les mouvements d’émancipation antérieurs à Internet : le réseau nous apprend en fin de compte davantage à glisser à la surface des idées qu’à les comprendre et à savoir s’en imprégner pour penser par soi-même.


Le Web et le futur livre numérique permettraient d’accéder à tout !? Mais que lira-t-on alors ? Rien, ou plus probablement rien de ce qui s’apparente aujourd’hui au livre, dans lequel on s’immerge longuement, patiemment et tranquillement, en dehors de la société des flux incessants et tourbillonnants d’e-mail, messages msn et autres textos qui nous happent à chaque instant dans leur propre temporalité.


La télévision a contribué à détruire le lien social, et on nous fait croire que l’informatique, en nous simplifiant la vie, va le recréer ? Quand on s’apercevra que le numérique a encore appauvri les relations et échanges collectifs, qu’inventera-t-on pour « recréer » à nouveau du lien social et poursuivre toujours plus loin la spirale d’un monde en perpétuelle déshumanisation."

 

Article également disponible sur le site " Les Carnets de la Phonothèque"

 

 

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                                     " ....... Et moi aussi, avec cet automate ! "

 

 

Lire aussi

La RFID dans les bibliothèques : Une technologie qui pose des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique.

Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

BnF : 2013 doit être « l’année du commencement de la fin » !

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:28

 

Le Parisien : Le 14 janvier 213

 

Après des chutes de crânes, une panne de ventilation, c’est maintenant un problème lié à l'éclairage qui est à l'origine de cette nouvelle fermeture.

 

« Sorry, we are closed. Désolé, nous sommes fermés ... ». Durant le week-end, les agents municipaux postés à l'entrée des catacombes (place Denfert-Rochereau - XIVe) ont répété cette phrase en boucle aux touristes qui se présentaient.

 

L'ossuaire le plus visité de France a dû être fermé en fin de semaine dernière. « Suite à un incident technique », indiquent les affichettes apposées à l'entrée. « Il y a eu un problème sur l'éclairage », détaille un des agents d'accueil, en reconnaissant que l'origine de la panne sera peut-être longue à déterminer.

 

Selon nos informations, les techniciens mobilisés par la Ville auraient du mal à localiser l'installation électrique défectueuse parmi les 2 km de galeries normalement accessibles aux visiteurs.

 

Conséquence, le site (en principe ouvert du mardi au dimanche) restera fermé demain. « Nous espérons pouvoir reprendre les visites mercredi », précise une hôtesse, embarrassée par ce contretemps. (NdR: finalement les catacombes resteront fermées une semaine. Réouverture prévue le samedi 19 janvier si tout va bien)

 

Cette fermeture intervient après une année 2012 émaillée d'incidents à répétition (éboulements de crânes dans les couloirs, panne du système de ventilation ...). Au total, l'ossuaire, parcouru chaque année par près de 300 000 amateurs de sensations fortes, est resté inaccessible pendant plus de deux mois.

 

Lire l’article du « Parisien »  

 

 


                                    Les Cataconmbes sont  fermés pour la 3eme fois en quelques mois

              (JamieF-DE) Catacombs(1)

                                                    " Oh mon dieu, quelle horreur ! "

 

 

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:53

   

Le Parisien : Le 14 janvier 2013

 

Des travaux d'électricité vont êtres lancés pour rénover un musée qui ne rouvrira totalement que le 4 juin.

 

Le musée de la Vie Romantique n'est pas hors du temps. Comme tous bâtiments publics, il doit se mettre aux normes électriques.

 

A partir du 21 janvier et jusqu'au 17 février, ce musée au cœur du quartier de la Nouvelle-Athènes sera fermé. Puis du 19 février au 2 juin, une ouverture partielle sera proposée aux visiteurs.

 

La Vie romantique est l'un des trois musées littéraires de la ville, avec les maisons Balzac et Victor Hugo. On y retrouve un ensemble important des souvenirs de George Sand et des sculptures et peintures de la vie romantique entre 1820 et 1850.

 

Le lieu rouvrira totalement le 4 juin.

 

Lire l’article du « Parisien »


 


                                                   Le Musée sera pratiquement fermé pendant cinq mois

                                    50967484 p

                                              "  C'est pas très romantique tout ça ! "

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:48

 

ActuaLitté : Le  12 janvier 2013

 

Des craintes pèsent sur une éventuelle fermeture définitive.

 

Fermée pendant les vacances scolaires de Noël, la bibliothèque de l'Isle Saint Louis, dans le IVe arrondissement de Paris, n'a toujours pas rouvert ses portes, ce qui suscite quelques craintes, à la CGT Culture, sur une éventuelle volonté de fermer définitivement ce petit établissement.

 

 Spécialisée dans les ouvrages jeunesse, cette bibliothèque de quartier n'est plus animée que par du personnel vacataire. Si l'on s'attendait à une réouverture à l'issue des vacances, il n'en a rien été et l'on peut lire, sur la porte :

 

« En raison de problème d'effectif, et en l'attente, la bibliothèque est actuellement fermée au public. Pendant la fermeture, vous pourrez rendre les documents que vous aviez empruntés à la bibliothèque Baudoyer située à la mairie du 4ème ».

 

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

                                       1375141.jpg

 

 

 

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ActuaLitté: A Paris, vers une fermeture programmée de la bibliothèque de l'Ile Saint-Louis ?

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 09:01

  

Pour la lecture, la Mairie de Paris réduit la voilure !

 

La crise qui frappe les bibliothèques municipales parisiennes n’est pas un vain mot. On savait le réseau parisien fragilisé par les réductions de poste et l’austérité budgétaire. Preuve en est maintenant apportée par la Mairie de Paris, elle-même, obligée de réduire les horaires de certains établissements faute du personnel nécessaire.

 

Un réseau de bibliothèques qui ne pourrait d’ailleurs fonctionner sans les fermetures régulières de bâtiment pour rénovation. Dernier exemple en date, la fermeture pour travaux de la bibliothèque Goutte d’Or (XVIIIe) a permis à sa vingtaine d’agents d’aller renforcer les autres bibliothèques pendant dix huit mois. Une nouvelle qui n’a pas réjouit tout le monde cependant, car le maire du XVIIIe arrondissement, Daniel vaillant, dut pousser un coup de gueule pour accélérer des travaux qui trainaient sérieusement en longueur.

 

Oui, mais maintenant les personnels de Goutte d’Or vont réintégrer leur établissement et certaines bibliothèques parisiennes, faute de personnel, vont réduire sérieusement leur activité. Alors, hasard du calendrier ?

 

A voir, car les syndicats dénoncent depuis plusieurs années les réductions d’effectifs, et les effets de l’austérité budgétaire dans les bibliothèques parisiennes commencent à se faire sentir durement.

   

On avait déjà connu une première historique à Paris, à savoir une fermeture, celle de l’Isle Saint Louis (IVe), pour permettre aux personnels non titulaire de prendre leur congés légaux avant la fin de leur contrat, là ce sont des établissements qui sont obligés de réduire drastiquement leurs horaires d’ouverture.

 

Ainsi, pour inaugurer la nouvelle année, la bibliothèque de Clignancourt (XVIIIe)* réduit déjà sa voilure en fermant deux matinées par semaine pour tout le mois de janvier. Pour les mois suivants, l'incertitude règne pour le moment. 

 

Quelques temps auparavant, la bibliothèque jeunesse Brochant-Colette Vivier (XVIIe)** et la bibliothèque Europe (VIIIe)*** ont-elles aussi, été contraintes de réduire leurs horaires faute du personnel nécessaire pour fonctionner normalement.

 

Il est probable que d’autres bibliothèques n’échapperont pas à une forte réduction de leur activité. Si l’avenir de la bibliothèque de l’Isle Saint Louis s’écrit en pointillé, celui de Baudoyer, sa voisine dans l’arrondissement, ne se porte guère mieux, car elle vient d’être amputée de trois postes, soit un tiers de son personnel. Humm, ça sent la réduction d’horaire tout ça !

 

Le directeur des Affaires Culturelles avait déclaré que certaines petites bibliothèques étaient « veillottes et pas adaptées », on comprend désormais ce qu’il voulait dire.

 

Une chose est sûre cependant, les personnels des bibliothèques sont très remontés contre la politique municipale. Ces réductions d’horaires ne devraient guère les calmer.


 

                              sing-civils-rec.JPG

                                 La Mairie de Paris balaie, d'un souffle, les horaires d'ouverture !

 

 


 

* La bibliothèque Clignancourt ouvrira le mardi et vendredi à 13h au lieu de 10h (6h hebdomadaire en moins)

** La Bibliothèque Brochant-Colette Vivier réduit ses horaires les mardi, jeudi et vendredi en ouvrant à 16h au lieu de 13h30, soit une réduction hebdomadaire de 7h30

*** La bibliothèque Europe réduit ses horaires tous les jours de la semaine: Mardi-13h au lieu de 10h, mercredi-13h au lieu de 10h, jeudi-13h (midi auparavant), vendredi-13h (midi) : Une réduction hebdomadaire de 8 h au total.

 

 

 

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