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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:43

 

AFP : Le 7 février 2013

Un appel de syndicalistes pour réduire les ondes au travail

Des syndicalistes d'entreprises aussi variées que la RATP, la Ville de Paris, France Télécom ou le groupe L'Oréal ont lancé un appel pour réduire l'exposition aux ondes électromagnétiques sur le lieu de travail, a-t-on appris mercredi auprès de l'un des signataires.

Dans cet appel, la trentaine de délégués syndicaux demande notamment "aux employeurs d'adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM (champs électromagnétiques)" et à la médecine du travail "de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales" liées aux ondes.

Les signataires disent constater "depuis plusieurs années que l'exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques". Avec pour conséquence, ajoutent-ils, de dégrader leurs conditions de travail et d'entraîner des "pathologies chroniques" voire des "démissions contraintes ou des licenciements".

Les signataires, issus notamment de France Telecom Orange, de la RATP, de la Banque de France, de Géodis, de la Bibliothèque nationale de France, du groupe L'Oréal ou de la Ville de Paris, représentent cinq syndicats (CFDT, CFTC, CGT, SUD et FSU), a précisé à l'AFP Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris.

Les syndicalistes rappellent une décision de la Cour suprême italienne, datant du 12 octobre 2012, venant "confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial".

Les signataires interpellent aussi les élus à qui ils demandent de suivre les recommandations internationales "en vue de limiter au maximum l'exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs" des champs électromagnétiques.

L'électrosensibilité aux ondes est une pathologie qui pourrait concerner jusqu'à 3% de la population, indiquait la semaine dernière la députée EELV du Val-de-Marne Laurence Abeille, qui a défendu à l'Assemblée une proposition de loi pour réduire l'exposition aux ondes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les ondes électromagnétiques, notamment émises par les mobiles, les antennes-relais ou les boîtiers Wi-Fi, comme potentiellement cancérigènes. Mais les opérateurs de téléphonie mobile s'appuient sur le dernier avis en date de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), remontant à 2009, pour écarter tout danger. L'Anses doit rendre un nouvel avis d'ici fin juin.

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 16:37

 

Le Parisien : Le 7 février 2013


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités


Wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ... les nouvelles technologies ont envahi les lieux de travail.

 

Des syndicalistes ont publié hier un manifeste contre le wi-fi et le Bluetooth (et l'exposition aux ondes en général, NdR) sur les lieux de travail. S'appuyant sur une décision de justice italienne, ils envisagent des procédures devant les tribunaux.


Réduisez l'exposition aux ondes sur les lieux de travail ! C'est en substance l'appel lancé hier par une quarantaine de syndicalistes de toutes sensibilités qui s'inquiètent de l'invasion des nouvelles technologies (wi-fi, Bluetooth, antennes-relais, téléphones mobiles ou sans fil...) et de leurs effets sur l'organisme. Ce texte ambitionne de faire réagir les pouvoirs publics et les employeurs.


RATP, Banque de France, L'OréaI, Geodis, Bibliothèques de Paris, Musées de Paris, ou conseil général du Bas-Rhin, Les signataires sont pour le moins variés.


« Plusieurs événements sont à l'origine de notre appel, explique Bertrand Pieri, délégué CGT à la mairie de Paris. Il y a d'abord l'incapacité de nos élus à réglementer alors que les usages s'intensifient.

 

Ensuite, la Cour suprême italienne vient de confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone portable et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Preuve nouvelle de la nocivité des ondes sur les employés.

 

Enfin, poursuit le syndicaliste, de plus en plus de salariés nous sollicitent sur ce thème.»

 

Un syndrome d'intolérance.  Entre 2% et 3% de la population souffriraient de ce qu'on appelle le syndrome d'intolérance aux champs électromagnétiques, comme ceux émis par les antennes-relais, ou seraient « hyperélectrosensibles ».


C'est le cas de Christine Diez, conservatrice à la bibliothèque de Paris. En 2007, « du jour au lendemain », cette femme de 58 ans s'est vue confrontée à des vertiges, des fourmillements dans la tête, de la tachycardie ... « J'ai fait le lien avec mon nouveau bureau. Je me trouvais tout près de mon imprimante et de mon écran. J'ai cru que je ne pourrais plus aller travailler », insiste la conservatrice.

 

« Pour régler le problème, j'ai acheté des prises électriques blindées et je tiens tout appareil électrique à distance. Maintenant, ça va mieux. Mais qu'en sera-t-il quand la très puissante 4G va arriver sur les mobiles? » S’inquiète-t-elle.


Les signataires de la pétition, eux, n'excluent pas d'engager des procédures judiciaires contre les entreprises où les salariés sont exagérément exposés. 

 

Daniel Rosenweg


Lire l’article du « Parisien »


 

 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:39

 

Europe 1 : Le 7 février 2013

 

Des syndicalistes de plusieurs entreprises ont lancé un appel pour limiter l'exposition aux ondes

 

Des syndicalistes de plusieurs entreprises ont lancé mercredi un appel pour limiter l'exposition aux ondes, comme le wi-fi ou le Bluetooth, sur le lieu de travail, rapporte Le Parisien.

 

Les signataires, qui sont une quarantaine, viennent d'horizon variés : RATP, L'Oréal, Musées de Paris ou encore conseil général du Bas-Rhin.

 

Ils s'appuient notamment sur une décision récente de la cour suprême italienne, qui "vient de confirmer le lien de causalité entre l'usage professionnel intensif du téléphone portable et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial", explique un délégué CGT.

 

Dans les sociétés où les salariés seraient trop exposés, les signataires envisagent des procédures judiciaires.

 

Lire l’article de Europe 1 

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 09:19

 

Dans un appel, ils demandent aux pouvoirs publics de limiter au maximum les expositions dans les espaces de travail !


Le débat aura beau avoir été escamoté à l’Assemblée Nationale, il n’échappera pas aux questions que se pose le monde du travail.


Pour mieux protéger les salariés, les syndicats se penchent désormais sur les risques émergeants liés aux ondes électromagnétiques et les nouvelles technologies qui envahissent les espaces de travail.


Depuis quelques années un nouveau phénomène, le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) ou Hyper électrosensibilité (EHS), est apparu et touche désormais un nombre de personnes non négligeable ((2-3% de la population selon les estimations) dont de nombreux salariés.


Dans ce contexte, des représentants du personnel, issus de toutes organisations syndicales, ont défrayé la chronique en saisissant les Comités Hygiène et Sécurité  (CHS) de leur secteur d’activité, notamment dans les bibliothèques parisiennes ou à la BnF avec la CGT et la FSU, à la RATP avec Sud ou encore quand le syndicat SGP-FO s’est mobilisé pour empêcher l’installation d’antennes relais au-dessus des commissariats.


« Il existe une réelle prise de conscience de la part des travailleurs » déclare à « Bakchich Info » Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail, dans un article publié le 30 janvier 2013. « Nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes.».

Dans le même article Patricia Mouysset déclarait que si l’électro-sensibilité est un sujet « très délicat à traiter  et que cette maladie n’est pas reconnue comme maladie professionnelle, elle existe et elle est reconnue au niveau scientifique. Lorsque je prenais mes cours à l’Ineris (Institut de l’Environnement Industriel et des Risques), le professeur René de Sèze, admettait tout à fait son authenticité. »

A l’avenir, certains syndicats pensent même sérieusement porter l’électro-hypersensibilité devant les tribunaux et engager un combat pour que cette maladie soit reconnue comme maladie professionnelle. 

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Dans un appel signé par des dizaines de syndicalistes venant d’organisations et de secteurs d’activité différents ceux-ci constatent :« depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques. » avec pour conséquence des conditions de travail dégradées entrainant arrêt maladies, voire inaptitude.


Les signataires s’adressent aux pouvoirs publics pour que ces derniers interviennent « pour limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques ».


Les employeurs sont également interpellés pour que ceux-ci adoptent « un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. ».


Les autorités médicales et la médecine du travail ne sont pas oubliées dans cet appel qui leur demande « de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM »


Enfin, même si cela peut paraître curieux, les syndicats sont également interpellés, nombre d’entre eux étant sceptiques face à ce phénomène.  « A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS) » concluent les syndicalistes dans leur appel.


Voici le texte de cet appel que nous publions ici dans son intégralité. Pour signer cet appel écrire à socialnecmergitur@yahoo.fr 

 

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Nous, syndicalistes signataires, constatons depuis plusieurs années que l’exposition croissante et permanente des travailleurs à des champs électromagnétiques à micro-ondes pulsées dans leur cadre professionnel et sur leur lieu de travail (antennes-relais, Bluetooth, compteurs intelligents, téléphonie DECT et téléphonie mobile, RFID, WIFI, etc.) entraîne pour leur santé des conséquences de plus en plus significatives et parfois même dramatiques.

Cela a pour corollaires, des conditions de travail dégradées et, suivant les cas, de forts risques d’arrêt pour maladie, des pathologies chroniques, une incapacité de travail, l’invalidité ou le handicap (reconnus ou non par les instances médicales françaises, mais pourtant réels),  des affections de longue durée, l’inaptitude, etc.  Sans parler des démissions contraintes ou des licenciements….

L’actualité est  encore venue conforter nos craintes le 12 octobre 2012 avec la décision de la Cour Suprême d’Italie (l’équivalent de notre Cour de Cassation) qui vient confirmer le lien de causalité entre l’usage professionnel intensif du téléphone mobile et la tumeur cancéreuse cérébrale affectant un agent commercial. Reconnu victime d'une maladie professionnelle, M. Marcolini a ainsi été déclaré invalide à 80 %. (Lire ici)    

Dans ces circonstances malheureuses et pour prévenir de nouveaux dégâts sanitaires, nous invitons donc tout un chacun à mieux prendre en main son information, notamment en prenant connaissance du rapport BioInitiative (rapport 2007 en version française) qui est cité comme source scientifique par l'Agence Européenne de l'Environnement. (Lire ici)  Un rapport qui dresse un état complet des connaissances de l’effet sur l’homme ou les organismes vivants des rayonnements non ionisants.

Un tel document (parmi d’autres…) devrait nous faire tous réfléchir sérieusement  face à la prolifération des radiofréquences, en particulier dans la sphère professionnelle, quand on aborde la liste des effets induits par ces ondes : génotoxicité et dommages sur l’ADN, stress cellulaire, effets sur le système immunitaire, effets neurologiques et troubles du comportement, tumeurs cérébrales, leucémies, etc.

Actualisé en 2012 le nouveau rapport Bioinitiative est téléchargeable (en version anglaise) depuis leur site. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : « les preuves de risques sanitaires se sont considérablement multipliés depuis 2007 » !

Tous les milieux de travail et secteurs d’activité professionnelle, accueillant parfois des publics fragiles (enfants, malades, femmes enceintes, personnes âgées, etc.) semblent être touchés par les méfaits sanitaires de certaines ondes électromagnétiques  (une liste hélas non exhaustive) :

-  La culture avec les bibliothèques de la Ville de Paris et la BNF

-  Les transports avec la RATP ou la SNCF

-  La sécurité intérieure avec la police nationale

-  L’éducation et la formation (écoles, collèges, lycées, universités)

-  La santé, notamment en secteur hospitalier 

-  Les collectivités locales et territoriales

-  Les médias

-  L’industrie

-  Les télécoms

 

 

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En conséquence, nous syndicalistes, demandons: 

      

- Aux élus, aux pouvoirs et organismes publics français et en particulier au Ministère du Travail de suivre  les recommandations internationales (Agence Européenne de l’Environnement, Conseil de l’Europe, Parlement Européen etc.) en vue de limiter au maximum l’exposition des travailleurs aux effets sanitaires nocifs des Champs Electro-Magnétiques (CEM). Pour ce qui est de la prévention des risques, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) qui se définit comme un «organisme de référence dans la prévention des risques professionnels» (accidents du travail, maladies professionnelles) aurait un (autre) rôle à jouer…

 

- Aux autorités médicales françaises et en particulier à la Médecine du Travail de prévenir et de prendre en compte ces nouvelles pathologies environnementales liées aux CEM à l’heure où les appels des scientifiques et des associations de médecins se font de plus en en plus nombreux et pressants à l’international, Appel de Fribourg, Appel de Bamberg, et en France, demandes de l’Association Santé Environnement France composée de 2500 médecins français réclamant une loi sur les ondes électromagnétiques. (lire ici).

 

- Aux employeurs d’adopter un principe de prévention pour prévenir les effets toxiques des CEM, notamment en privilégiant les technologies filaires aux technologies et infrastructures sans fil. 

 

- Aux travailleurs français de s’informer au sujet des graves dangers sanitaires auxquels ils sont de plus en plus exposés dans l’exercice de leur métier et de se rapprocher de l’organisation syndicale de leur choix pour traiter la question

 

- A nos collègues syndiqués de se saisir avec la plus grande vigilance de la question des CEM dans le cadre des Instances Représentatives du Personnel, en particulier au sein du Comité d’Hygiène et Sécurité du Travail (CHSCT/CHS)

 

Signataires (par ordre alphabétique) :

Catherine Aucuit (CFTC, CHSCT-Thomas Cook), François Xavier Arouls (SUD-RATP), Marc Bagnoli (CGT-Banque de France), Patricia Bernard (Déléguée du personnel-Geodis), Roselyne Bernard (CGT-France Télécom Orange), Jean-François Besançon (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Eric Beynel (Union Syndicale Solidaires-Commission Santé), Michel Bonifay (CFDT-CHU Grenoble), Anne-Gaëlle Bonnier (CGT-Gemay Maybelinne Ormes, Groupe l'Oréal), Bernard Bouché (Union Syndicale Solidaires-Rhône), Catherine Brodard (FSU-BPI, Bibliothèque Beaubourg), Karine Cardenas (CGT,CHSCT-ITEP Beziers), Laurent Cima (CGT Plaine Commune), Ida Cohen (CGT, CHS-Services Informatiques Ville de Paris), Loïc Daguzan (CGT-Banque de France), Willy Dans (SUD-Rail Lille),  Agnès Dutrévis (CGT, CHS-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean Yves Ehlenberger (CGT-Conseil général du Bas Rhin), Eric Frasca (CGT-Arkema usine de Lacq Mourenx), Nicolas Galépidès (Fédération SUD-PTT), Vincent Garnier (CGT-France Télécom Orange), Sébastien Gillet (SUD-Rail, Lyon), Dominique Glémas (Fédération SUD-PTT), Isabelle Gracy (FSU-Affaires Culturelles Ville de Paris), Evelyne Grosselin (Déléguée du personnel-Geodis), Nathalie Gueniot (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Bernard Guillerey (SUD-Renault), Catherine Housset (CGT, CHSCT-Centre Hospitalier La Chartreuse, Dijon), Hervé Hubert (Fédération SUD-PTT), Christine Huvé (Syndicat des cadres UCP-Affaires Culturelles Ville de Paris), Jean-Marc Larchey (SUD-France Télécom Orange), Thierry Lamaire (CGT-ASPS Ville de Paris), Renée Lasseron (SNPST-Syndicat National des Personnels de Santé au Travail), Gaël Legrand (SUD-Musées Ville de Paris), Pascal Lepetit (SUD-RATP, CHSCT-département métro), Philippe Méric (Fédération SUD-PTT), Francine Meyer (SNESUP-ancienne élue CHS université de Strasbourg), Jean Michel Nivelet (Fédération SUD-PTT), Pascal Panozzo (Fédération SUD-PTT), Alain Paulien (CGT-France Télécom Orange), Jean-Pierre Pichotin (CGT-France Télécom Orange), Bertrand Pieri (CGT-Affaires Culturelles Ville de Paris), Marie-Catherine Poirier (CFDT-IRSN, Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire), Dominique Quénéhen (CGT-Musées Ville de Paris), Xavier Regibaud (CGT-France Télécom Orange), Philippe Rubio (CFDT-France Télécom Orange), Elke Süberkrüb (Elue CHSCT-Geodis), Frédérique Thiollier (CFDT-Secrétaire du CHSCT Bayard presse), Grégory Thureau (CNRS-Université de Strasbourg), Olivier Vô-Tân (FSU-BnF, CHSCT-Bibliothèque Nationale de France), Syndicat CGT-ASPS (Accueil Surveillance Prévention Sécurité Ville de Paris), Syndicat CGT-La Chartreuse (Centre Hospitalier, Dijon), Syndicat FSU-BnF (Bibliothèque Nationale de France), Frédéric Weisz (FSU-BnF, Comité technique Bibliothèque Nationale de France), Christophe Zander (CGT-Action sociale),

 

Pour signer cet appel, nous écrire à: socialnecmergitur@yahoo.fr

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:41

Viva-Presse: Le 8 janvier 2013

 

Alors que la crise économique met à mal la santé des salariés, les médecins du travail s’inquiètent des conséquences de la réforme de 2011 sur leur pratique au sein des entreprises.

 

« Apocalypse Now » : tel était le titre du rapport 2011 du collectif des médecins du travail de l’Ain. Un titre justifié, expliquaient-ils alors, par la dégradation des conditions de travail observées chez les salariés qu’ils suivent au sein du service interentreprises de ce département. Et cette situation, constatent-ils aujourd’hui, ne s’est pas améliorée.

 

Ce tableau plutôt sombre, voire noir, est corroboré par divers indicateurs de santé au travail. A commencer par le nombre de décès, en Europe, dus aux substances chimiques et dangereuses : 74 000 morts chaque année [1]. C’est dix fois plus que ceux causés par les accidents du travail. Mais ces derniers, qui avaient reculé ou, au pire, stagné dans les années 2005-2008, sont à nouveau en hausse en France depuis 2009 (+ 1,1 %), tout comme les maladies professionnelles (+ 2,7 %).       


 

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       Médecine du travail: L'Etat s'en lave les mains !  


                      

 

La santé au travail, un luxe ?  Parallèlement, le nombre de services de santé au travail et de médecins dédiés a, lui, diminué en 2011. Les risques psychosociaux et les troubles musculo-squelettiques (Tms) sont largement en tête des maladies professionnelles, et l’actualité se charge tristement de nous le rappeler – comme à La Poste, ces derniers mois –, tout comme elle nous rappelle ce que la crise économique, avec ses licenciements massifs et ses restructurations, génère comme souffrance.

 

En temps de crise, la santé au travail deviendrait-elle un luxe superflu ? C’est la question que l’on peut se poser au vu des stratégies – ou de l’absence de stratégie, peut-être – qui se dessinent au niveau européen. En tout cas, « c’est la première fois depuis trente ans que [ce sujet] est absent des programmes de travail de la Commission européenne », confie Laurent Vogel, directeur du département santé et sécurité au travail de l’Institut syndical européen (Etui). Et si, en juin, un nouveau plan quinquennal était annoncé pour 2013-2017, fin septembre plus rien n’avait l’air sûr. La politique européenne en ce domaine est au point mort pour l’instant.

 

                                      3276520490_5cb6c75dbf_z.jpg    La médecine du travail sous perfusion ?


 

Une incertitude inquiétante qui a poussé nombre d’acteurs nationaux, voire internationaux, du champ de la santé au travail – Organisation internationale du travail (Oit) en tête – à dépenser beaucoup d’énergie à essayer de persuader les entreprises qu’investir dans la santé au travail est aujourd’hui le seul moyen de sortir de la crise.

 

« Mais l’argument économique ne marche pas très bien. En particulier en France », observe Pascal Marichalar, sociologue, spécialisé dans les problématiques de santé au travail. « Dans notre système actuel, il n’y a pas vraiment d’incitation financière, pour les patrons, à se montrer “vertueux” dans ce domaine. Les sanctions risquées ne sont pas si élevées que ça. Pour eux, il est parfois plus rentable de payer une amende relativement modique de temps à autre que de mettre sur pied un vrai programme de prévention des risques. »

                                       

La fin de la prévention ?  « La dernière réforme de la médecine du travail, en 2011, met le coup de grâce à la prévention pendant que le chaos et la maltraitance sont à leur acmé », soulignaient les médecins du travail de l’Ain dans leur rapport 2011. Ils précisaient : « La réforme actuelle met à mort la médecine du travail [...] et supprime toute réelle possibilité de prévention. Aucun des déterminants essentiels des atteintes graves et nombreuses à la santé au travail n’a été pris en compte. »

 

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Les médecins de l’Ain ne sont pas les seuls à lancer ce type d’alerte. Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, a, dans le courant de l’été, refusé de recevoir la Légion d’honneur que voulait lui décerner le nouveau gouvernement. Dans la lettre motivant son refus, elle exprime notamment : « […] J’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention. Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux… »

 

Plus précisément, les médecins du collectif de l’Ain commentent : « Il y a toujours un déni des risques. On voudrait nous faire faire de la prévention sur le tabac, l’alimentation… Mais ce n’est pas avec ce type d’initiatives que l’on va prévenir efficacement les risques en santé au travail. » De plus, la question des risques psycho-sociaux a fait émerger une nouvelle évidence : « Toute condition de travail et d’exposition professionnelle est forcément multifactorielle. » Jacques Malchaire, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique), intervenait en ce sens lors d’un colloque de l’Institut national de recherche et sécurité (Inrs) il y a quelques mois à Nancy. Risques psychosociaux et Tms ou bien exposition simultanée au bruit et à un ou des solvants : les combinaisons peuvent être nombreuses. Les programmes de prévention, eux, comme les tableaux de maladies professionnelles, restent figés sur un seul risque.

 

Le chercheur synthétise : « Impliquons les travailleurs ! » Lui-même a conçu divers outils de dépistage des risques psycho-sociaux englobant toutes les conditions de travail. Ces outils, utilisés en Belgique, font appel à un dépistage « participatif » des risques. La France, dans le domaine, est encore bien timorée.

 

Anne-Marie Boulet

 

Lire l’article de Viva-Presse


 

                                          rainbow difficult-to-cure front

                                                   Médecine du travail: Dificille à soigner !

 

 

 

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:15

 

Le Monde : Le 4 février 2103

Fréquentation en berne, pagaille managériale : Guimet sous la mitraille

Le Musée Guimet serait-il ce "bateau ivre qui va sombrer", comme le prédit Gilles Béguin, qui a longtemps travaillé place d'Iéna dans ce haut lieu des arts asiatiques ?

Par la diversité des œuvres présentées et l'ampleur de sa couverture géographique, de l'Inde au Japon, de l'Asie du Sud-Est au monde himalayen, ce musée des civilisations, né de la volonté d'Emile Guimet en 1889, possède l'une des plus belles collections mondiales sur le sujet.

La crise de gouvernance et la situation de souffrance au travail, que l'établissement public présidé par Olivier de Bernon, depuis septembre 2011, traverse sont d'autant plus graves que sa fréquentation a chuté de moitié en dix ans, au moment où les musées parisiens enregistrent, eux, des pics d'affluence. En 2001, après cinq ans de fermeture pour une rénovation conduite par Henri Gaudin, Guimet recevait 440 000 visiteurs.

En 2002 déjà, il perdait le tiers de ses entrées. Au fil des ans, l'hémorragie s'est installée. En 2012, grâce à deux expositions organisées au pied levé – l'une consacrée au thé, l'autre à Hokusai –, la courbe s'est inversée, et une progression de 15 % est annoncée.

"La grande légitimité scientifique du président est reconnue, précise une source proche du dossier, mais sa faible compétence managériale, l'incapacité à filtrer les conflits de personnes responsables, des paroles malheureuses par dizaines, des mots qui ne passent plus, l'alerte de la médecine de prévention et un dialogue social pollué jusqu'au sein même du ministère de la culture" inquiètent le gouvernement.

Interpellée par les organisations syndicales, Laurence Engel, la directrice du cabinet de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti (et ancienne directrice des Affaires Culturelles à la Ville de Paris), demandait, le 4 octobre 2012, une enquête de l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC), afin d'examiner "la manière dont le président de l'établissement exerce ses responsabilités".  

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                                                              Laurence Engel interpellée par les syndicats !

 

Que dit le rapport de l'IGAC rendu en décembre 2012 à la ministre, et dont Le Monde s'est procuré une copie ? Est diagnostiquée "une crise manifeste et grave, dont les aspects à la fois structurels et conjoncturels, organisationnels et très personnalisés, la rendent particulièrement difficile à dénouer. (...) La situation s'est tellement dégradée" qu'elle prend "un caractère dramatique dans certains cas spécifiques", notent les rapporteurs. Les difficultés d'organisation qui "remontent à la création de l'Etablissement public en 2004 (...) se sont accrues très fortement entre 2008 et 2011, sous la présidence de Jacques Giès", qui avait ouvert le musée à l'art contemporain sans le succès attendu.

L'audition de 60 agents, sur les 159 du musée, "met en évidence à la fois une souffrance réelle qui touche de nombreux cadres (...) et aussi un très grand isolement des agents les uns par rapport aux autres sur fond de désorganisation". Organigramme "non validé" et contesté, services ultra-cloisonnés. Ce manque de communication, "un des dysfonctionnements majeurs de l'établissement", produit "des souffrances souvent liées à des conflits ouverts ou plus larvés avec la direction générale actuelle".

A ce "climat délétère", note le rapport, s'ajoute "l'inquiétude des personnels sur l'avenir et la survie autonome du musée", en lien avec la chute de la fréquentation. Dans ses observations aux rapporteurs, Olivier de Bernon "fait valoir qu'il s'est efforcé de remédier aux situations de souffrance au travail qu'il a pu identifier", dans les services de la communication, des collections, du mécénat, des relations internationales, de la photothèque.

Le retour au dialogue social et aux solutions concrètes apaisantes presse. Pour le président, seul sous la mitraille, le risque est gros. Et l'attente des personnels, immense.

Florence Evin

Lire l’article du « Monde »

 

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                                                                                 Point of know return !

 

 

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 13:16

 

Bakchich Info : Le 31 janvier 2013

Le monde du travail se penche, non sans crainte, sur les répercussions des technologies sans fil.

De plus en plus de salariés demandent d’abandonner le wifi, de supprimer des antennes relais ou bien d’effectuer des études indépendantes. Le monde du travail se penche, non sans crainte, sur les répercussions des technologies sans fil.

   

Siphonné. Le projet de loi d’Europe Ecologie Les Verts sur les ondes électromagnétiques a été vidé de sa substance lors de son  passage en commission des lois. Abaissement des seuils d’exposition, reconnaissance de l’électro-sensibilité, protection de l’enfance, obligation de réaliser une étude d’impact pour toute nouvelle technologie… toutes ces mesures sont reportées ou tout bonnement écartées. Le texte fantomatique sera discuté à l’Assemblée ce jeudi 31 janvier et aura le mérite selon Europe Ecologie Les Verts « d’ouvrir le débat ».

Une belle litote pour maquiller le revers du parti sur ce qui devait être l’avancée écologique de l’année... Fleur Pellerin, la ministre de l’Economie numérique a déjà fait entendre sa voix en parlant de  « peurs irrationnelles » liées aux ondes radioélectriques. Si selon la ministre, « la dangerosité des ondes n'est pas scientifiquement étayée », l’inquiétude gagne, elle, le milieu du travail puisque de plus en plus syndicalistes se mobilisent afin, disent-ils, « de mieux protéger les salariés »

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Maux de tête.  Dès 2007, la FSU défendait les salariés des bibliothèques parisiennes opposés à la Wifi. (Depuis une partie des acteurs de ce débat a rejoint la CGT. Ndr). De son côté, la Bibliothèque Nationale de France avait suspendu et même renoncé à la technologie sans fil au nom du principe de précaution.

En 2011,  le comité d’hygiène de la RATP (CHSTC), piloté par Sud, a déclenché un droit d’alerte sur les risques de surexposition aux ondes électromagnétiques.  La justice n’a pas reconnu de « risque grave » mais François-Xavier Arouls, délégué sud-RATP, se dit toujours « inquiet » des nombreux systèmes émissifs dans le métro ou RER parisien qui s’accumulent au fur à mesure - 47 hotspots dans 15 gares RER et stations de métro, radios wifi pour communiquer entre agents, apparition de la 4G, effet « cage de Faraday ». Certains agents, selon Arouls, se plaignent de maux de tête.  

Début 2012 SGP-police-FO s’est mobilisé pour empêcher l’installation d’antennes relais au-dessus des commissariats. Le syndicat avait appris qu’un accord secret entre les préfectures et les opérateurs planifiait d’installer des antennes sur de nombreux bâtiments des forces de l’odre. SGP-FO ne l’a pas entendu de cette oreille et s’est alors mobilisé au nom du principe de précaution.  

 

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« Prise de conscience ». Pour l’heure, seul Sud Solidaires a exprimé un point de vue unitaire sur les ondes électromagnétiques. Le syndicat, selon les mots de son porte-parole Eric Beynel, demande que « les seuils de danger fixés par des études indépendantes soient pris en compte, et non les seuls seuils officiels, largement influencés par les industriels ».

Le syndicat se dit aussi « préoccupé » par les situations de certains salariés ayant développé une sorte d’allergie aux ondes –une maladie non reconnue en France mais appelée «  l’électro-hypersensibilité- et ne pouvant plus travailler dans des milieux exposés.  Le 17 octobre dernier, une journée interprofessionnelle réunissait différentes branches de Sud : SNCF, RATP, Banque de France, Renault trucks, AFP, CNRS, France-Telecom Orange, Autoroutes de France, douanes… Des corps de métiers très différents mais tous touchés par la même crainte d’une surexposition aux ondes.

Moment clé, la prise de position de l’OMS en 2011 classifiant les ondes électromagnétiques comme potentiellement cancérigènes (niveau 2B). L’organisme mondial a révélé aux différents délégués syndicaux un nouveau risque à prendre en compte.  

« Il existe une réelle prise de conscience de la part des travailleurs » selon Patricia Mouysset du cabinet Technologia, une entreprise d’évaluation et de prévention des risques professionnels agréée par le ministère du Travail. « Nous sommes de plus en plus saisis par les CHSCT pour des demandes d’expertise sur le rayonnement des ondes électromagnétiques. » « L’utilisation de la wifi et des téléphones portables sont au centre des demandes. C’est vrai qu’une utilisation régulière et massive du téléphone portable amène certaines questions sur les répercussions ».

Seule l’Italie a tranché le débat puisqu’en 2012, la Cour suprême italienne a reconnu comme maladie professionnelle la tumeur au cerveau d’un usager du téléphone portable. Une décision qui a par exemple «réveillé la conscience» d'un délégué du personnel de la SNCF Willy Dans (Sud Rail). 

Concerné au même titre que la RATP par la multiplication des sources d’émission (hotspots, caténaires, appareils wifi, ondes radio), il se dit très inquiet pour la santé des cheminots et des contrôleurs. Il a demandé une expertise indépendante à sa direction. Demande refusée. 

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Des émissions d'ondes 60 fois supérieures aux seuils conseillés.  Patricia Mouysset est souvent questionnée sur le danger potentiel des antennes relais. Alain Paulien, pourtant cadre chez France Telecom-Orange, ne dissimule pas sa « suspicion » sur un lien de cause à effet entre les antennes relais et la santé. Ce délégué CGT du personnel à Digne explique que ses « bureaux sont face à des antennes relais et dans l’axe des émissions.

On s’est aperçu que beaucoup de gens étaient malades. Certains souffraient de maux de tête, de fatigue inhabituelle voire de problèmes osseux et musculaires. Orange dit qu’il n’y a pas de problème, moi je demande une expertise indépendante mais l’entreprise refuse. Je me sens un peu seul, c’est difficile. » Cette solitude, beaucoup se délégués syndicaux la ressentent.

A Renault Trucks par exemple, la direction a seulement concédé déplacer les antennes wifi des engins de manutention. En effet, les spots se situaient dans la cabine, à un mètre de la tête des pilotes qui se plaignaient de migraines… En revanche, impossible de désactiver les réseaux wifi ni de faire venir une expertise indépendante.

La direction, selon le délégué sud Miguel Lefrançois, a fait venir la Carsat (une branche de l’assurance maladie spécialisée dans la santé au travail), « ils sont venus, n’ont même pas pris de mesures et sont repartis pour dire que tout était aux normes et qu’il n’y avait pas de risques. Tant que la loi ne changera pas, ils s’en foutent ! » 

La loi française autorise encore aujourd’hui les émissions jusqu’à 41 volts par mètre alors que le Conseil de l’Europe conseille aux Etats membres de ne pas dépasser les 0,6 volts.  

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Reclassés pour électro-hypersensibilité.  Si la loi ne change pas, certaines entreprises ou collectivités semblent avoir pris la mesure d’un autre phénomène : l’électro-hypersensibilité. Une sorte d’allergie aux ondes qui empêche l’individu d’être exposé sous peine de souffrances physiques diverses (maux de tête, sensation de brûlures, insomnies, vomissement, etc…)

Sud a répertorié plusieurs personnes souffrant de ce mal et faisant l’objet soit de reclassement en interne sur des postes moins « exposés », soit d’une lutte avec la direction. Certaines procédures sont en préparation et ne peuvent encore faire l’objet d’une médiatisation selon Eric Beynel.

En revanche Bakchich a contacté la CGT-mairie de Paris. Agnès Dutrévis et Bertrand Pieri qui représentent le syndicat à la direction des affaires culturelles de la ville ont confirmé tous les deux à Bakchich que cinq employés de la mairie ont été reclassés ces dernières années suite à des troubles de santé d'ordre électro-sensible !

Des employés ont en effet menacé de faire valoir leur droit de retrait (situation de dangerosité pour sa vie) et l'administration parisienne a cédé, plaçant ces hommes et ces femmes dans des postes moins exposés à la wifi, notamment sur des postes techniques d'archivage... Selon Agnès Dutrévis, une personne souffrirait encore d'électro-sensibilité mais ne voudrait pas quitter son métier de peur de se retrouver finalement dans un placard et donc « elle souffre en silence ».  

L’électro-sensibilité est un sujet « très délicat à traiter » pour Patricia Mouysset. « Bien que cette maladie ne soit pas reconnue comme maladie professionnelle, elle existe. Elle est reconnue au niveau scientifique. Lorsque je prenais mes cours à l’Ineris (Institut de l’Environnement Industriel et des Risques), le professeur René de Sèze, admettait tout à fait son autenthicité. »

L’OMS, elle aussi l’a reconnu sans toutefois incriminer une quelconque origine. Dès lors, la Suède, l’Angleterre et l’Allemagne avaient, elles aussi, reconnu la maladie. Reste la France où dernièrement la commission des lois a jugé bon de supprimer du projet législatif des écologistes toute référence à l’électro-sensibilité.  

A l’avenir, certains syndicats pensent sérieusement porter l’électro-hypersensibilité devant les tribunaux et engager un combat pour que cette maladie soit reconnue comme maladie professionnelle. 

Par Anthony Lesme

Lire l’article de « Bakchich Info »

 

                                                                    Scrutiny

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 12:41

 

Métro : le 30 janvier 2013

Les catacombes viennent de rouvrir après deux semaines de fermeture à cause d'une panne du système électrique. Le site avait déjà dû fermer ses portes plus de deux mois fin 2012.

C'est une petite phrase sur le site Internet officiel des catacombes de Paris qui a annoncé la nouvelle : l'ossuaire du 14e est à nouveau ouvert au public depuis mardi après deux semaines de travaux pour réparer le système électrique de secours. Curieusement, deux lignes en-dessous il est toujours écrit que "les catacombes sont fermées jusqu'à nouvel ordre."

"C'est révélateur de la profonde désinvolture de la direction à l'égard des touristes, s'exclame Marie-Claire Carrère-Gée, conseillère (UMP) de l'arrondissement. Pendant la fermeture, il n'y avait qu'une petite affichette sans explication sur la porte et aujourd'hui le site Internet n'est pas à jour. On a parfois l'impression que les responsables ne maîtrisent rien."

Ouvert un jour sur quatre depuis quatre mois. Depuis octobre dernier, l'ossuaire est en proie à une véritable série noire. Panne du système de ventilation, défaillance du réseau électrique, le site n'a ouvert qu'un jour sur quatre à cause des travaux.

"C'est parce qu'à 20 mètres sous terre, tout prend deux fois plus de temps pour réparer, explique Jean-Marc Léri, le directeur du musée Carnavalet auquel sont rattachées les catacombes. Et il y a en plus près de deux kilomètres de galeries à inspecter."

Autre souci récurrent, l'instabilité des murs d'ossements qui peut provoquer certaines fermetures intempestives. "Le direction attend toujours que ça dégringole avant d'intervenir" affirme un conférencier. "Faux répond Jean-Marc Léri, nous consolidons régulièrement les parois. Mais il ne faut pas oublier que le site a plus de deux siècles d'existence et qu'il est par nature fragile."

Les catacombes accueillent chaque année 300.000 spectateurs, un palier impossible à franchir à cause de la réglementation qui impose un maximum de 200 visiteurs en même temps dans les galeries.

Lire l’article de « Métro »

                                     

                                                    973052 9162153

                                                                Disponible aussi dans la "Série Noire"

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:47

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) a-t-elle été victime d’une balle perdue ?

Il n’y avait pas de brouillard hier matin au pont de Tolbiac, ni dans le quartier d’ailleurs. Pas même de cercle rouge… mais une vitre lézardée qu’ont découverts, quelque peu stupéfaits, usagers et personnels de la médiathèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIème arrondissement de Paris.

A la réouverture de la bibliothèque le mardi 29 janvier, une vitre entière du premier étage de l’établissement, côté rue de Tolbiac, a été retrouvée fendillée de toute part, résultat d’un impact assez violent. Conclusion: la zone a dû être sécurisée et la vitre, pourtant du double vitrage, devra être remplacée. Pour preuve, la photo prise par un usager témoigne bien de la force du choc.

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Alors d’où vient cet impact qui a endommagé la vitrine ? Un tir provenant d’une arme à feu ou bien un caillou lancé avec une adresse et une force incroyable ? Au vu des dégâts beaucoup pensent que cet impact est l’œuvre d’une balle provenant d’une carabine à air comprimé, ce qui explique que l’on n’a pas retrouvé le projectile. Celui-ci, surtout si il est en plomb, se désintègre lors de l’impact.

Après les premières constatations, l’existence d’une une balle perdue tirée pendant le week-end. n ’est pas exclue. Une enquête est ouverte.

En tout cas, avec cet épisode la médiathèque Jean-Pierre Melville n’aura jamais si bien porté le nom du maitre du film noir (et policier).

 

 

                                                               Alain Delon et Jean Pierre Melville      152                                        "  Hmm, vu la force de l'impact, c'est sûrement pas une pierre ! "

 

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:45

 

Métro : Le 30 janvier 2013


Les catacombes viennent de rouvrir après deux semaines de fermeture à cause d'une panne du système électrique. Une nouvelle défaillance alors que le site avait déjà dû fermer ses portes plus de deux mois fin 2012.


C'est une petite phrase sur le site Internet officiel des catacombes de Paris qui a annoncé la nouvelle : l'ossuaire du 14e est à nouveau ouvert au public depuis mardi après deux semaines de travaux pour réparer le système électrique de secours. Curieusement, deux lignes en-dessous il est toujours écrit que « les catacombes sont fermées jusqu'à nouvel ordre ».


« C'est révélateur de la profonde désinvolture de la direction à l'égard des touristes, s'exclame Marie-Claire Carrère-Gée, conseillère (UMP) de l'arrondissement. Pendant la fermeture, il n'y avait qu'une petite affichette sans explication sur la porte et aujourd'hui le site Internet n'est pas à jour. On a parfois l'impression que les responsables ne maîtrisent rien. »


Ouvert un jour sur quatre depuis quatre mois Depuis octobre dernier, l'ossuaire est en proie à une véritable série noire. Panne du système de ventilation, défaillance du réseau électrique, le site n'a ouvert qu'un jour sur quatre à cause des travaux. « C'est parce qu'à 20 mètres sous terre, tout prend deux fois plus de temps pour réparer, explique Jean-Marc Léri, le directeur du musée Carnavalet auquel sont rattachées les catacombes. Et il y a en plus près de deux kilomètres de galeries à inspecter. »


Autre souci récurrent, l'instabilité des murs d'ossements qui peut provoquer certaines fermetures intempestives. « Le direction attend toujours que ça dégringole avant d'intervenir » affirme un conférencier. « Faux répond Jean-Marc Léri, nous consolidons régulièrement les parois. Mais il ne faut pas oublier que le site a plus de deux siècles d'existence et qu'il est par nature fragile. » Les catacombes accueillent chaque année 300.000 spectateurs, un palier impossible à franchir à cause de la réglementation qui impose un maximum de 200 visiteurs en même temps dans les galeries.


Lire l’article de « Métro »

 

 

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