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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:00

 

Le Parisien : Le 8 décembre 2012

 

Les syndicats dénoncent des diminutions d'effectifs. En signe de protestation, les amendes seront épongées d’un simple clic !


Voilà un drôle de cadeau de Noël pour les rats de bibliothèques. A l'approche des fêtes, la CGT et la CFDT ont appelé, mercredi dernier, le personnel des bibliothèques municipales à boycotter les amendes. Les syndicats entendent ainsi «protester contre les suppressions de postes ».


Après consultation du budget 2013 - qui sera voté lundi -, Bertrand Pieri, représentant CGT pour les bibliothèques de Paris, tente d'alerter la Ville. Selon lui, douze postes seulement vont être créés contre quinze redéployés dans d'autres secteurs. « C'est une perte sèche de trois personnes, malgré la création de nouvelles structures », affirme-t-il. «II n'y a aucune suppression de postes, juste un redéploiement en attendant la modernisation et l'ouverture de nouvelles bibliothèques », rétorque la Ville.


Dans l'incertitude, les syndicats appellent donc à cette grève originale. «Cela devrait être une surprise appréciée par les Parisiens », souligne le syndicaliste. Certains «mauvais emprunteurs» pourraient donc voir leur dette épongée d'un seul clic. A raison de quinze centimes d'euros par jour et par livre déposé en retard, la cagnotte annuelle due aux amendes est estimée par le syndicaliste à 300 000 euro.


L'impact des redéploiements se ferait déjà ressentir selon les syndicats: « Certains guichets sont fermés. On ne peut pas toujours avoir quelqu'un en même temps aux prêts, à l'inscription ou à l'accueil », assurent les représentants des employés. Certaines structures auraient même déjà réduit leurs horaires. « La baisse d'effectifs va entraîner à terme la fermeture des petites bibliothèques » , prévient Bertrand Pieri.


L'Hôtel de Ville rejette toutes ces menaces: «Les effectifs ont, au contraire, augmenté de 12,6% entre 2008 et 2010 et 116 millions d'euros ont été investis sur la période 2002-2014 dans ce secteur. » Cette première action pourrait en appeler d'autres. Bertrand Pieri invite la Ville à réagir « avant que la situation ne se cristallise ».

 

Lire l’article du « Parisien » 



 

                                                Bibliothèques: A la Mairie de Paris, on sait parler franchement !

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                                 " Ah, zut ! L'argent municipal a été effacé d'un simple clic ! "

 

 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 09:00

 

Libération : Le 5 décembre 2012


La Bibliothèque Historique de la Ville de Paris récupère les archives photographiques de « France Soir ». Ce fonds, qui couvre 70 ans d’actualité, recèlerait des trésors.


Liquidation totale après fermeture définitive. C’était le 9 octobre, la fin de ce qui fut un grand quotidien national français. Ce jour-là, le tribunal de commerce de Paris cède au plus offrant les actifs de France-Soir, qui a mis la clé sous la porte durant l’été. Quelque 500 000 euros suffisent à CardsOff, une obscure entreprise de paiement sur Internet, pour reprendre la marque mythique, sa base de données, ses noms de domaine et ses archives papier. Quant aux volumineuses archives photographiques encore en possession du journal et réputées couvrir la période 1980-2000, c’est un chef d’entreprise anonyme, domicilié dans le Nord et «passionné de photo», qui s’en porte acquéreur pour l’aumône de 11 000 euros… 


Epilogue pathétique d’un prestigieux fonds iconographique, lamentablement bradé avec les chaises et les bureaux ? Deux semaines plus tard, in extremis, la Ville de Paris préempte. Elle a déjà la main, depuis 1987, sur le premier «chapitre» des archives photographiques du quotidien : un ensemble de clichés dont les plus anciens remontent aux fondations du titre. Ainsi, avec la réunion des deux parties des archives photos du quotidien, est sauvée de la dispersion une collection de photos de presse exceptionnelle, et mystérieuse. Car nul ne sait précisément ce qu’elle renferme.

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Un panorama de la France.  Le fonds de France-Soir est parmi les plus importants par son volume : 1 million de documents, tirages et négatifs. Et son ampleur : il couvre près de soixante-dix ans d’actualité, allant de 1929 - avec les archives photo de Paris-Soir, France-Soir ayant vu le jour en 1944 - jusqu’aux années 2000. «C’est toute l’histoire du monde vue par un journal sur une période très vaste», avance Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris, qui a œuvré à cette préemption. C’est aussi l’histoire du journal - grandeur et décadence - que raconte la destinée chaotique de ces archives.


En 1987, on est bien loin du grand France-Soir et de son million d’exemplaires vendus au début des années 60. Le quotidien fait face à de fortes baisses de diffusion. Pierre Lazareff, son illustre directeur, est mort depuis près de quinze ans. Hachette a jeté l’éponge dix ans plus tôt. Il y a eu des licenciements. France-Soir est contraint de quitter son siège historique et ses sept étages du 100, rue Réaumur à Paris, pour s’installer dans un immeuble plus petit, du côté de Bercy. «Il a fallu y faire rentrer le journal au chausse-pied !» se souvient le photographe Jacques Boissay, qui a notamment été responsable du service photo du journal dans les années 60 et 70. L’équipe cherche alors à se débarrasser de son encombrant fonds photo. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) vient récupérer les cartons - 300 000 tirages, 400 000 négatifs et plaques de verre - et les entrepose.


De ce volumineux patrimoine, la BHVP n’a réalisé qu’une ébauche d’inventaire, au point qu’elle a même été accusée de négligence. On n’en connaît que quelques noms célèbres, et quelques clichés emblématiques. «J’y ai trouvé des photos de Capa du Tour de France avant-guerre», se souvient l’historienne de la photographie Françoise Denoyelle, qui a travaillé sur ce fonds «formidable, d’une très grande richesse» pour une exposition sur le photographe, en 2004. Il y a aussi des tirages de Brassaï, d’Eugene Smith, et la seule et unique photo de la rafle du Vel-d’Hiv, en 1942.

 

                          PE France-Soir 1


La richesse de ces archives témoigne du faste de France-Soir qui, pour les jours d’actualité forte, pouvait imprimer sept éditions quotidiennes. «Il y a eu jusqu’à 23 photographes salariés, raconte Jacques Boissay. Et à la mort de Lazareff, en 1972, 53 personnes travaillaient au service photo ! On faisait des photos jour et nuit, sept jours sur sept.» France-Soir était un journal «où la photographie occupait une place très importante, précise la directrice de la BHVP, Emmanuelle Toulet. Et très proche des gens. L’intérêt principal du fonds, c’est qu’il offre un panorama socio-culturel de la France». Une exposition, organisée par la Ville de Paris, en 1990, a donné un petit aperçu de ces archives «historiques». Puis un livre, la Photo à la une, Paris-Soir, France-Soir, de Philippe Labarde et Didier Pourquery. Paru en 2006, il a fait l’objet d’un procès gagné par les ayants droit aux dépens de l’éditeur qui n’a pas le droit de le republier. .


Car le statut juridique de cet ensemble est «pour le moins complexe», reconnaît Emmanuelle Toulet, l’actuelle directrice de la BHVP. «En 1987, il a été véritablement sauvé par la Ville de Paris, rappelle l’historienne Françoise Denoyelle. Sinon c’était la benne ! Et comme tous les sauvetages, ça ne s’est pas forcément fait dans les normes.» La propriété de ce lot de documents n’a jamais été établie officiellement. «C’était un don : quand l’équipe de France-Soir a quitté l’immeuble de la rue Réaumur, elle n’avait ni la place, ni l’envie de conserver le fonds photographique, explique Emmanuelle Toulet. Les photographes ne s’intéressaient pas à leurs photos comme ils le font aujourd’hui.» Ce flou juridique a permis à plusieurs des patrons ultérieurs du journal d’estimer que le fonds leur appartenait, et de réclamer de l’argent à la Ville de Paris. Mais vingt-six ans plus tard, «il y a prescription», assure-t-elle. Et d’une certaine manière, la liquidation de France-Soir a entériné les droits de la BHVP sur ce petit trésor.


Du contenu de la seconde partie des archives, on ne sait pas grand-chose non plus. Quand France-Soir finit par déménager en banlieue, à Aubervilliers, dans les années 90, ce qui reste alors des archives photo quitte la rédaction pour être stocké dans cette commune de Seine-Saint-Denis, «sur les docks, dans un immense hangar, une cathédrale de 4 mètres de hauteur, s’exclame Jacques Boissay. Quand on avait besoin d’une photo, on envoyait quelqu’un à moto, qui fouillait ensuite à la petite cuillère». Les propriétaires défilent à la tête du journal : Georges Ghosn, Jean-Pierre Brunois, Alexandre Pougatchev… Le fonds, lui, quitte son hangar pour être conditionné en palettes, dans un box de stockage en province.

 

                                              France_Soir.jpg


Selon un vieil inventaire réalisé par des archivistes du journal, il est constitué de 1617 cartons qui contiennent entre 150 000 et 200 000 épreuves, et 80 000 négatifs. Il regroupe officiellement des clichés de 1980 à 2000. Mais l’inventaire des archivistes signale qu’il renferme des images «des manifestations étudiantes» de 1968. Et Philippe Hénin, documentaliste pendant trente-neuf ans à France-Soir, confirme qu’il contient des «tirages bien antérieurs à 1980, classés dans des dossiers de façon thématique et non chronologique». Quant à Jean-Pierre Thiollet, ancien rédacteur en chef à France-Soir et auteur de plusieurs courriers au gouvernement dénonçant une liquidation «bâclée» du titre, il se souvient d’avoir vu, en 2006, dans ces archives stockées à Aubervilliers, un «certain nombre de photos très rares, toutes sortes de photos de Paris la nuit, des années 50 et 60, des documents remarquables. Et énormément de photos inédites, comme celles de Salvador Dali et Jean Gabin à l’hippodrome de Vincennes, ou des vedettes invitées dans la maison de Lazareff, à Louveciennes.» Ce second lot recèle en outre des documents-clés : les fichiers d’identification des négatifs de l’ensemble du fonds de France-Soir.


L’administrateur judiciaire n’a pas ordonné d’inventaire au moment de la liquidation. «Ça aurait coûté très cher», rétorque maître Juster, l’avocate de l’agence photo Magnum. D’où le faible prix de l’acquisition faite initialement par le particulier : «Comme on ne connaît pas le contenu du fonds, c’est au pifomètre», s’exclame-t-elle. Le descriptif établi pour la cession du fonds de commerce du quotidien, établi en août dernier, décrit seulement: «Des tirages, des diapositives, des négatifs classés par thèmes, par exemple : personnalités, affaires criminelles, relations internationales, etc.»


 

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«Des moyens pour archiver».  Les photos sont sauvées, l’inventaire reste à faire, tandis qu’une question, juridique, doit être tranchée : dans quelle mesure la Ville de Paris est-elle libre d’utiliser ces images, pour des expositions ou des publications ? Les photographes peuvent revendiquer des droits sur l’utilisation de chaque photo. De même que les agences (Magnum, Sipa, Gamma…) qui, avant l’avènement du numérique, laissaient volontiers leurs tirages en dépôt aux journaux. «On fera tout dans le respect des droits d’auteur et des photographes», assure Danièle Pourtaud. «On va travailler ensemble, avec les agences, en bonne intelligence», surenchérit Toulet. De son côté, Magnum a déjà fait une «action en revendication», affirme son conseil, maître Juster, pour éventuellement récupérer ses tirages.


L’acte de cession du second «chapitre» du fonds de France-Soir est en cours de rédaction chez l’avocat du liquidateur. La signature devrait intervenir «avant fin 2012», selon Danièle Pourtaud. «On prépare un local pour accueillir les deux parties du fonds, explique Emmanuelle Toulet. Pas à la BHVP, car on n’a pas la place, mais dans Paris intra-muros. Notre souci, c’est qu’un tel fonds ne soit pas dispersé. Le respect de son intégrité, c’est notre premier principe.» Après, il faudra non seulement en dresser l’inventaire, mais aussi l’archiver et le numériser. Des opérations coûteuses qui peuvent prendre plusieurs années. «Il faut qu’il y ait des moyens pour tout trier et archiver, constate Françoise Denoyelle. Je tire mon chapeau à la BHVP, mais il ne faut pas que les cartons soient enterrés. C’est notre richesse patrimoniale, c’est ça le pétrole de la France ! C’est tout cet acquis culturel qu’il ne faut pas dilapider.»


En ces temps de crise pour les journaux, la question du destin posthume de leurs archives iconographiques risque fort de se poser à nouveau. Un fonds photo, c’est finalement à peu près tout ce qu’il reste quand un journal est mort. A la différence des articles, rarement republiés, les photos de presse, elles, ont droit à une nouvelle vie.


Lire l’article de « Libération »

 

 

                       Lisez France Soir

 

 

 

 

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Les archives de France Soir laissées à l'abandon !

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:25

 

Ouest-France : Le 10 décembre 2012

 

Pour les syndicats c’était la seule solution pour être reçu par le Maire

 

Samedi 8 décembre, les lecteurs ont trouvé portes closes dans toutes les bibliothèques municipales d'Angers : 80 % du personnel était en grève pour protester contre le manque de moyens. Seulement, à la médiathèque Toussaint, le directeur et des intérimaires assuraient la réception des retours de livres et documents empruntés.

 

« Nous avons l'activité d'une ville comme Bordeaux ou Nantes en nombre de documents. Chaque agent prête 16 000 documents par an contre 8 000 dans les villes équivalentes à Angers. Les animations sont toujours plus nombreuses. Et cela sans hausse d'effectifs », dénonce l'un des grévistes venus manifester devant la porte de la médiathèque. Il estime à 3 millions par an, les transactions du réseau. « Depuis novembre 2011, le nombre de prêts a augmenté de 15 %. Et de 27 % sur la seule médiathèque Toussaint. Sollicité par courrier en juin 2012, le maire socialiste Frédéric Beatse a refusé une rencontre. »

 

Seule solution pour être reçu : un préavis de grève. Souhait finalement exaucé mercredi dernier. « Les revendications sont en cours d'étude par la Ville », indique Sylvain Porcher, militant syndical de Sud.

 

Lire l’article de « Ouest-France »

 

 

 

                               Frédéric Beatse, la Maire (PS) d'Angers, obligé de reçevoir les bibliothécaires

                     frederic_beatse_.jpg

                                                                    " Je vais les acceuillir comme il se doit  ! "

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:12

 

Faudra t-il mettre en place un « Plan Climat » pour sauver la lecture à Paris ? 

 

Les bibliothèques parisiennes n’auront pas échappé au coup de froid qui s’est abattu sur la capitale ces derniers jours.

 

Cette fois, c'est la bibliothèque Clignancourt (XVIIIe) qui a fermé ses portes, le vendredi 7 décembre en raison d’un chauffage défectueux. La bibliothèque était toujours fermée samedi et sa date de réouverture n’était toujours pas programmée au moment où nous écrivons ces lignes.

 

« La situation ne serait que temporaire » a déclaré la municipalité au journal « Le Parisien », oubliant toutefois de préciser que la même bibliothèque Clignancourt avait déjà dû fermer au public, pour des raisons identiques, une partie de la journée du mardi 4 décembre.

 

Cet épisode n’est pas sans rappeler les fermetures, pour cause de températures polaires, qui ont touché de nombreuses bibliothèques de la Ville de Paris au mois de février de cette année. « Avec la vague de froid qui frappe l’Europe depuis plusieurs jours, ce sont toutes les bibliothèques parisiennes qui grelotent, et pas qu’un peu (...) à moins que cela ne préfigure la future mise à la diète de ces établissements culturels de proximité qui ont vu dans le même temps une baisse drastique de leur budget d’acquisition »  écrivions nous alors.

 

Alors faudra t-il prévoir un « plan grand froid » pour sauver la lecture publique à Paris ? Réponse dans les prochaines semaines si l’hiver maintient son rendez vous !    


 

                                                      Brrr ! Son budget a diminué de 20 % ...

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                                                               ... Celui des bibliothèques parisiennes aussi !

 

 

 

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:18

 

Bakchich Info : Le 9 décembre 2012

 

A peine signée, la charte de la téléphonie mobile est contestée au tribunal administratif de Paris !

 

Après un bras de fer long de 18 mois engagé entre les opérateurs et la mairie de Paris, la charte de la téléphonie mobile a été votée le 16 octobre dernier. Non sans une certaine amertume tant l’accord allait dans le sens des opérateurs. Bakchich avait raconté le récit de cette négociation épique qui a fini par diviser les Verts. Car pour rappel, l’accord limite une exposition aux ondes de 5 volts par mètre pour la 3G et de 7V/m pour la 4G. Un seuil très élevé compte tenu des O,6 V/m espérés et portés par les premières négociations des élus écologistes et socialistes.

 

« Les Robin des toits sont contents de cette charte » assurait à Bakchich l’élu socialiste Jean-Louis Missika le lendemain du vote au Conseil de Paris.  L’ancien vice-président d’Iliad, qui a participé aux négociations avec les opérateurs,  sera sans doute étonné de savoir que ce lundi 10 décembre, l'association Robin des Toits, va déposer une requête en excès de pouvoir contre le Conseil de Paris devant le tribunal administratif 

 

L’association ne peut pas demander la nullité de la charte. En revanche elle demande à ce que l’accord soit rediscuté et revoté après quelques changements. Un détail de droit pourrait permettre que la charte repasse en consultation dans les 20 conseils d’arrondissement de Paris. Les grandes villes de Paris, Marseille et Lyon sont soumises à des règles particulières selon le droit public français. L'article L 2511-13  du code général des collectivités territoriales impose la consultation des conseils d’arrondissement lorsqu’un projet les concerne. A Paris, en dépit de leurs demandes, les conseils d’arrondissement n’ont pu être consultés sur la charte et encore moins été en capacité d’émettre un avis. Si juridiquement, la charte n’a pas force de contrainte, elle représente un accord politique très important. Accord qui a été bloqué tout de même pendant 18 mois. Contraindre la mairie de Paris à consulter ces conseils d’arrondissement est une manière de pousser à renégocier des aspects de la charte, notamment les seuils d’émission. 

 

  

                                                Jean Louis Missika a pris ses désirs pour des réalités             

                            Jean-Louis Missika 2008

                                                                                          " Ouch ! "

              

 

L’avocat de Robin des Toits, Maître Corneloup, précise à Bakchich son argumentaire: « A partir du moment où une charte impose à un conseil d’arrondissement de faire un certain nombre de choses, il était indispensable que les conseils d’arrondissement puissent se prononcer. C’est le jeu de la démocratie locale. Et ca n’a pas été le cas. On ne peut pas instituer des règles sur la téléphonie mobile sans que les principaux concernés soient consultés et puissent se prononcer. » 

 

Cette critique de droit rejoint celle, plus politique, d’avoir empêché tout recours efficace contre la pose d’une antenne relais. Auparavant, un conseil d’arrondissement pouvait bloquer pendant des années une installation. Aujourd’hui, les conseils n’ont plus le pouvoir concret de s’y opposer. Une grande victoire des opérateurs et qui fait dire aux Robins que « cette charte est un simulacre de progrès et de démocratie ». 

 

D’autres arguments complètent leurs recours. Notamment des « erreurs manifestes d’appréciation ». L’agence de l’écologie a deux mois pour statuer et le conseil d’arrondissement a deux mois pour émettre un avis, hors les deux mois sont concurrents. Ce qui fait dire à Etienne Cendrier que cette charte est un « faux semblant ». Maître Corneloup fait part aussi dimprécisions, notamment sur les termes juridiques, « la charte parle de la ‘mairie’ mais ce terme n’a pas de valeur juridique à part le bâtiment en tant que tel sinon c’est le ‘maire’. On comprend que celui qui l’a écrit a utilisé comme synonyme le maire et le maire d’arrondissement, dommage parce que ce n’est pas la même autorité administrative. » « Le conseil de Paris, voyant que cette charte était mal écrite et comportait des vices de forme n’aurait pas dû accepter que son maire puisse la signer. » L’avocat de droit public s’étonne qu’un « texte pareil passe à Paris, on n’est pas dans le dernier village du coin tout de même ! ».

 

 

                                                                   Jean Louis Missika y a vraiment cru !

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                                                     " Ah, Zut ! j'ai confondu ce rideau avec une antenne-relais !

 

 

Le porte-parole des Robins des Toits, Etienne Cendrier, qui a aussi signé le recours en son nom, veut rappeler que Delanoë s’est assis sur ses engagements. En juin 2009, le Conseil de Paris avait voté un vœu à l’unanimité limitant les expositions à 0,6 V/m. Limite déjà préconisée par une grande conférence citoyenne mise en place par la mairie elle-même. 

 

Surtout il s’insurge contre la 4G, « aucune étude d’impact n’a été faite. Nous sommes tous des cobayes d’une technologie dont personne ne connaît les effets. L’OMS a qualifié le risque des ondes de la téléphonie comme potentiellement cancérigène, le Conseil de l’Europe a conseillé de ne pas dépasser les émissions à 0,6V/m mais Paris limite la 4G à 7V/M… Une aberration ». Plane aussi la crainte d’une exposition plus dangereuse que les précédentes. Selon Cendrier, « la fréquence de la 4G étant plus haute, les corps se protègent moins facilement ». Difficile à vérifier, aucune étude indépendante n’a pu encore voir le jour. Pour l’association, le principe de précaution doit s’appliquer.

 

Lire l’article de « Bakchich Info »

 

 

 

                                                                 Anne Hidalgo et Jean Louis Missika

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                            -  " Alors comme ça, les Robin des toits sont contents de cette charte ? "

                   - " Heu, avant de me retrouver devant ce panneau, il me semblait bien ! "

 

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:46

 

ActuaLitté : Le 3 décembre 2012

 

La CFDT et la CGT dénoncent des suppressions de postes malgré l’ouverture programmée de nouvelles médiathèques.

Les syndicats CGT et CFDT viennent de lancer un appel au boycott de la perception des amendes au sein des bibliothèques parisiennes. En menant cette action, même si ses conséquences seront difficiles à quantifier, ils entendent dénoncer des conditions de travail qui ne cesseraient de se dégrader. (Lire ici)

Avec des postes vacants et des suppressions de postes, les bibliothécaires doivent toujours faire plus avec moins. Mais les syndicats souhaitent bien faire entendre raison à la Mairie de Paris, ainsi qu'à son adjoint à la culture, Bruno Julliard.   

Si l'ouverture de nouvelles médiathèques est programmée d'ici à 2015, le nombre de postes ne cesse de baisser. Et c'est bien cette contradiction qui est dénoncée, avec, pour conséquence une surcharge de travail et des réductions dans les amplitudes d'ouverture des établissements existants.

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

              Paris: Quel avenir pour l'éducation (et la culture) ?                  71354724 " Franchement, je me le demande ! "

 

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:11

 

« Un véritable plan social déguisé » pour la CGT qui va saisir la justice.

 

Le télescopage n’était probablement pas prévu mais l’ironie de la situation ne devrait échapper à personne.

 

Le 21 novembre dernier, se tenait à Paris un Forum sur l’emploi des séniors pudiquement baptisé « Paris de l’expérience » (co-organisé par la Mairie de Paris et Pôle emploi). Dans l’après-midi, la CGT  annonçait qu’elle allait porter plainte au tribunal administratif contre la Ville de Paris, au sujet « de centaines d’agents mis à la retraite d’office".

 

La municipalité dirigée par Bertrand Delanoë, se retrouvant accusée, malgré ses déclarations, de ne pas tout faire pour le « maintien de ses propres séniors dans l’emploi », pas très fluctuat, tout ça.

 

« Il s’agit de personnes qui ont été mises à la retraite, alors qu’elles avaient demandé une prolongation, de quelques mois ou années encore, pour atteindre la retraite à taux plein et toucher une pension complète, elles ont été déclarées inaptes à cette prolongation par la médecine du travail », a déclaré Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens au « Journal Du Dimanche ».  « Pour nous, il s’agit d’un véritable plan social »

 

Pour le syndicat, la mairie de Paris qui a une obligation sincère de reclassement, n’a pas fait « l’effort de trouver un poste adapté pour ces agents âgés ». Côté mairie, l’on précise au JDD que c’est la médecine du travail qui a déclaré aptes, ou dans les cas contestés, inaptes. Explications guère convaincantes, car dans les deux cas c’est l’administration parisienne, et notamment la DRH, qui reprend normalement la main.

 

Explications d’autant plus difficile à comprendre que la Mairie de Paris négocie avec les partenaires sociaux, en ce moment même, un « Accord Cadre Age et Génération ». Il serait étonnant que les syndicats approuvent cet accord si l’administration parisienne maintient sa politique de mise à la retraite d’office d’agents ayant atteints l’âge fatidique de 65 ans.

 

« Une décision qui touche de plein fouet les femmes qui, souvent, s’arrêtent plusieurs années ou travaillent à temps non complet pour élever leurs enfants. » souligne la CGT, précisant « que certains ne percevront que 600 à 800 euros mensuels. »

 

« Expérience rime avec compétence » rappelait pourtant au « Parisien » Véronique Raguênes, porte parole d’un Forum qui proposait 1 200 emplois à pourvoir pour les séniors. Il semble désormais peu probable qu’on puisse les retrouver à la Ville de Paris.

 

Des conflits au travail qui se retrouvent tranchés par la justice, ce n’est pas une première à la Mairie de Paris. Cette année, la CGT a plaidé devant le tribunal administratif onze dossiers de salariés employés "abusivement" en contrat aidé. La Ville de Paris a été condamnée à onze reprises se retrouvant dans une position des plus mergitur.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"

 


                         Bertrand Delanoë (bientôt 65ans) et Anne Hidalgo sous la pression de la DRH

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                                         " Toi en 2014, je te mets à la retraite d'office ! "          

 

 

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:07

 

ActuaLitté: le 15 novembre 2012

 

Mais encore aucune décision ferme !

 

Face aux inquiétudes du groupe communiste au sein du Conseil de Paris quant à des fermetures de bibliothèques à taille humaine au sein de la capitale, l'équipe municipale, emmenée par Bertrand Delanoë, n'a donné que des garanties minimales.

 

Le texte mis en avant par le maire, sous forme de vœu, rapporte le site Social Nec Mergitur, ne prend pas d'engagement ferme contre les fermetures éventuelles des petits établissements.

 

Rappelant que « l'accès des parisiens à la lecture publique est l'une des principales priorités de la politique culturelle de la Ville de Paris », le vœu précise cependant que la mairie « s'engage, dès l'ouverture d'une nouvelle bibliothèque à apprécier l'offre de lecture locale de manière à préserver le dynamisme du réseau. »

 

Ainsi, même si 2013 ne devrait pas voir la fermeture de bibliothèques parisiennes, rien n'est arrêté pour la suite. Ce sera selon l'évolution du réseau et de ses nécessités. La mairie assure tout de même que les bibliothèques Maurice Genevoix (XVIII°) et Hergé (XIX°) resteront ouvertes. C'est pas ça qui risque de rassurer Bruno Julliard, l'adjoint chargé de la Culture

 

Lire l'article de "ActuaLitté"

 

 

                                                                     Bruno Julliard et Jean Paul Huchon

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                                                   " Bon allez mon petit, tant que la décision n'est pas ferme ! "


 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:49

 

ActuaLitté : Le 29 novembre 2012

Les syndicats de la Bibliothèque Nationale de France solidaires des salariés d’Unilever.

Si à la BNF on s'occupe notamment de vieux livres, on n'en oublie pas pour autant de garder un œil sur le monde et de prendre position le cas échéant.

Par souci de solidarité avec les employés d'Unilever de  l'usine Fralib, l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France a décidé de boycotter le thé Lipton à la cantine.

Petit rappel : en septembre 2010, le groupe Unilever a pris la décision de fermer l'usine qui fabrique, près de Marseille, les sachets de thé de la célèbre marque. Ceci dans le but de délocaliser sa production en Pologne. La fermeture de cette usine concerne 182 salariés.

Après deux ans de lutte, la situation reste très délicate : après avoir fait échouer deux plans sociaux, 72 salariés ont récemment déposé un projet de Scop pour relancer eux-mêmes leur usine. Mais la multinationale n'entend pas leur céder la fabrication de la marque Lipton. Un point doit être fait à la préfecture le 6 décembre.

En attendant, à la cantine Tolbiac on ne boira plus de thé Lipton. D'après l'intersyndicale il « est apparu inacceptable qu'une société aussi peu respectueuse du droit à l'emploi, du code du travail et de l'environnement, puisse ainsi réaliser des ventes dans un établissement public comme la BNF. » Par ailleurs tous les agents de la BNF sont invités à ne plus acheter de thé Lipton. 

Lire l’article de « ActuaLitté »                                                

                                                 

 

                                                                   Mais maintenant, comment va t-il faire ?

                                                      $(KGrHqVHJEYFBlQzFRi(BQbLfYPspQ~~60 35

                                                    

                                                                

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:20

 

Après la tentative de suicide d’un agent, la direction mise en cause, voulait s’inviter dans la délégation du CHSCT !


Le 17 septembre dernier, un syndicaliste, par ailleurs secrétaire du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), avait tenté de se suicider  pour protester contre ses conditions de travail, avait-t-on appris par un communiqué publié par le site « Bibliothèque en lutte »


Dans une lettre, le syndicaliste accusait la direction « de (le) laisser mourir à petit feu, sans jamais le dire, en (le) laissant depuis deux ans dans un placard à ne rien faire. ». Il poursuivait « J’accuse la BnF, quoiqu’elle puisse s’en défendre, d’avoir sans jamais le dire, fait en sorte de me pousser dans une impasse, non pas en prétexte des mes (in)capacités professionnelles, mais en raison de mon engagement syndical et activités au CHSCT ».


Cet événement exigeant des réponses, une commission d’enquête a été réclamée par les représentants du personnel du Comité Hygiène et Sécurité de la BNF. Commission d’enquête dont la mise en place a rencontré quelques difficultés pour le moins si l’on en croit ses membres, car le DRH mis en cause par l’agent voulait s’introduire dans la délégation, ce qui n’était guère du goût des syndicats.

 

" La FSU ayant obtenu, avec l’aide de la CFTC, que le DRH  soit exclu de la délégation d’enquête paritaire sur la tentative de suicide du 17 septembre dernier à Richelieu, ce dernier annonce la composition de la représentation de l’administration, à savoir cinq personnes, dont deux rattachées hiérarchiquement à son poste » a-t-on appris sur le site « Bibliothèques en Luttes ».

 

« Par ailleurs, la présence de l’Inspecteur Santé et Sécurité au Travail ne passe pas à nos yeux, eu égard à sa présence directe dans l’arbre des causes de la tentative de suicide. Elles demandent à la Directrice Générale de renoncer à sa présence."  Poursuivent la FSU et la CFTC.

 

Les deux syndicats, soutenus par la CFDT, ont alors proposé pour la délégation une experte en risque psycho-sociaux : « qui s’était brillamment faite remarquer lors du CHSCT ministériel où fut traitée le cas de la personne qui s’était jetée du toit en septembre ».

 

Malgré « l’intransigeance de la Directrice Générale » et en dépit de débats inter-syndicaux « houleux » un projet de délégation est adopté mais devra recevoir l’aval de la direction de la BNF.

 

« Au final, une situation inconfortable » selon la FSU de la BnF qui « se réserve le droit de ne pas participer à une délégation si celle-ci n’en était que le spectre soumis. » conclut-elle dans son communiqué.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"


 

             221316 une-vue-exterieure-de-la-bibliotheque-nationale-de-f

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