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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:18

 

Bakchich Info : Le 9 décembre 2012

 

A peine signée, la charte de la téléphonie mobile est contestée au tribunal administratif de Paris !

 

Après un bras de fer long de 18 mois engagé entre les opérateurs et la mairie de Paris, la charte de la téléphonie mobile a été votée le 16 octobre dernier. Non sans une certaine amertume tant l’accord allait dans le sens des opérateurs. Bakchich avait raconté le récit de cette négociation épique qui a fini par diviser les Verts. Car pour rappel, l’accord limite une exposition aux ondes de 5 volts par mètre pour la 3G et de 7V/m pour la 4G. Un seuil très élevé compte tenu des O,6 V/m espérés et portés par les premières négociations des élus écologistes et socialistes.

 

« Les Robin des toits sont contents de cette charte » assurait à Bakchich l’élu socialiste Jean-Louis Missika le lendemain du vote au Conseil de Paris.  L’ancien vice-président d’Iliad, qui a participé aux négociations avec les opérateurs,  sera sans doute étonné de savoir que ce lundi 10 décembre, l'association Robin des Toits, va déposer une requête en excès de pouvoir contre le Conseil de Paris devant le tribunal administratif 

 

L’association ne peut pas demander la nullité de la charte. En revanche elle demande à ce que l’accord soit rediscuté et revoté après quelques changements. Un détail de droit pourrait permettre que la charte repasse en consultation dans les 20 conseils d’arrondissement de Paris. Les grandes villes de Paris, Marseille et Lyon sont soumises à des règles particulières selon le droit public français. L'article L 2511-13  du code général des collectivités territoriales impose la consultation des conseils d’arrondissement lorsqu’un projet les concerne. A Paris, en dépit de leurs demandes, les conseils d’arrondissement n’ont pu être consultés sur la charte et encore moins été en capacité d’émettre un avis. Si juridiquement, la charte n’a pas force de contrainte, elle représente un accord politique très important. Accord qui a été bloqué tout de même pendant 18 mois. Contraindre la mairie de Paris à consulter ces conseils d’arrondissement est une manière de pousser à renégocier des aspects de la charte, notamment les seuils d’émission. 

 

  

                                                Jean Louis Missika a pris ses désirs pour des réalités             

                            Jean-Louis Missika 2008

                                                                                          " Ouch ! "

              

 

L’avocat de Robin des Toits, Maître Corneloup, précise à Bakchich son argumentaire: « A partir du moment où une charte impose à un conseil d’arrondissement de faire un certain nombre de choses, il était indispensable que les conseils d’arrondissement puissent se prononcer. C’est le jeu de la démocratie locale. Et ca n’a pas été le cas. On ne peut pas instituer des règles sur la téléphonie mobile sans que les principaux concernés soient consultés et puissent se prononcer. » 

 

Cette critique de droit rejoint celle, plus politique, d’avoir empêché tout recours efficace contre la pose d’une antenne relais. Auparavant, un conseil d’arrondissement pouvait bloquer pendant des années une installation. Aujourd’hui, les conseils n’ont plus le pouvoir concret de s’y opposer. Une grande victoire des opérateurs et qui fait dire aux Robins que « cette charte est un simulacre de progrès et de démocratie ». 

 

D’autres arguments complètent leurs recours. Notamment des « erreurs manifestes d’appréciation ». L’agence de l’écologie a deux mois pour statuer et le conseil d’arrondissement a deux mois pour émettre un avis, hors les deux mois sont concurrents. Ce qui fait dire à Etienne Cendrier que cette charte est un « faux semblant ». Maître Corneloup fait part aussi dimprécisions, notamment sur les termes juridiques, « la charte parle de la ‘mairie’ mais ce terme n’a pas de valeur juridique à part le bâtiment en tant que tel sinon c’est le ‘maire’. On comprend que celui qui l’a écrit a utilisé comme synonyme le maire et le maire d’arrondissement, dommage parce que ce n’est pas la même autorité administrative. » « Le conseil de Paris, voyant que cette charte était mal écrite et comportait des vices de forme n’aurait pas dû accepter que son maire puisse la signer. » L’avocat de droit public s’étonne qu’un « texte pareil passe à Paris, on n’est pas dans le dernier village du coin tout de même ! ».

 

 

                                                                   Jean Louis Missika y a vraiment cru !

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                                                     " Ah, Zut ! j'ai confondu ce rideau avec une antenne-relais !

 

 

Le porte-parole des Robins des Toits, Etienne Cendrier, qui a aussi signé le recours en son nom, veut rappeler que Delanoë s’est assis sur ses engagements. En juin 2009, le Conseil de Paris avait voté un vœu à l’unanimité limitant les expositions à 0,6 V/m. Limite déjà préconisée par une grande conférence citoyenne mise en place par la mairie elle-même. 

 

Surtout il s’insurge contre la 4G, « aucune étude d’impact n’a été faite. Nous sommes tous des cobayes d’une technologie dont personne ne connaît les effets. L’OMS a qualifié le risque des ondes de la téléphonie comme potentiellement cancérigène, le Conseil de l’Europe a conseillé de ne pas dépasser les émissions à 0,6V/m mais Paris limite la 4G à 7V/M… Une aberration ». Plane aussi la crainte d’une exposition plus dangereuse que les précédentes. Selon Cendrier, « la fréquence de la 4G étant plus haute, les corps se protègent moins facilement ». Difficile à vérifier, aucune étude indépendante n’a pu encore voir le jour. Pour l’association, le principe de précaution doit s’appliquer.

 

Lire l’article de « Bakchich Info »

 

 

 

                                                                 Anne Hidalgo et Jean Louis Missika

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                            -  " Alors comme ça, les Robin des toits sont contents de cette charte ? "

                   - " Heu, avant de me retrouver devant ce panneau, il me semblait bien ! "

 

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:46

 

ActuaLitté : Le 3 décembre 2012

 

La CFDT et la CGT dénoncent des suppressions de postes malgré l’ouverture programmée de nouvelles médiathèques.

Les syndicats CGT et CFDT viennent de lancer un appel au boycott de la perception des amendes au sein des bibliothèques parisiennes. En menant cette action, même si ses conséquences seront difficiles à quantifier, ils entendent dénoncer des conditions de travail qui ne cesseraient de se dégrader. (Lire ici)

Avec des postes vacants et des suppressions de postes, les bibliothécaires doivent toujours faire plus avec moins. Mais les syndicats souhaitent bien faire entendre raison à la Mairie de Paris, ainsi qu'à son adjoint à la culture, Bruno Julliard.   

Si l'ouverture de nouvelles médiathèques est programmée d'ici à 2015, le nombre de postes ne cesse de baisser. Et c'est bien cette contradiction qui est dénoncée, avec, pour conséquence une surcharge de travail et des réductions dans les amplitudes d'ouverture des établissements existants.

Lire l’article de « ActuaLitté »

 

 

              Paris: Quel avenir pour l'éducation (et la culture) ?                  71354724 " Franchement, je me le demande ! "

 

 

 

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Le Parisien : Grève des amendes dans les bibliothèques !

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:11

 

« Un véritable plan social déguisé » pour la CGT qui va saisir la justice.

 

Le télescopage n’était probablement pas prévu mais l’ironie de la situation ne devrait échapper à personne.

 

Le 21 novembre dernier, se tenait à Paris un Forum sur l’emploi des séniors pudiquement baptisé « Paris de l’expérience » (co-organisé par la Mairie de Paris et Pôle emploi). Dans l’après-midi, la CGT  annonçait qu’elle allait porter plainte au tribunal administratif contre la Ville de Paris, au sujet « de centaines d’agents mis à la retraite d’office".

 

La municipalité dirigée par Bertrand Delanoë, se retrouvant accusée, malgré ses déclarations, de ne pas tout faire pour le « maintien de ses propres séniors dans l’emploi », pas très fluctuat, tout ça.

 

« Il s’agit de personnes qui ont été mises à la retraite, alors qu’elles avaient demandé une prolongation, de quelques mois ou années encore, pour atteindre la retraite à taux plein et toucher une pension complète, elles ont été déclarées inaptes à cette prolongation par la médecine du travail », a déclaré Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens au « Journal Du Dimanche ».  « Pour nous, il s’agit d’un véritable plan social »

 

Pour le syndicat, la mairie de Paris qui a une obligation sincère de reclassement, n’a pas fait « l’effort de trouver un poste adapté pour ces agents âgés ». Côté mairie, l’on précise au JDD que c’est la médecine du travail qui a déclaré aptes, ou dans les cas contestés, inaptes. Explications guère convaincantes, car dans les deux cas c’est l’administration parisienne, et notamment la DRH, qui reprend normalement la main.

 

Explications d’autant plus difficile à comprendre que la Mairie de Paris négocie avec les partenaires sociaux, en ce moment même, un « Accord Cadre Age et Génération ». Il serait étonnant que les syndicats approuvent cet accord si l’administration parisienne maintient sa politique de mise à la retraite d’office d’agents ayant atteints l’âge fatidique de 65 ans.

 

« Une décision qui touche de plein fouet les femmes qui, souvent, s’arrêtent plusieurs années ou travaillent à temps non complet pour élever leurs enfants. » souligne la CGT, précisant « que certains ne percevront que 600 à 800 euros mensuels. »

 

« Expérience rime avec compétence » rappelait pourtant au « Parisien » Véronique Raguênes, porte parole d’un Forum qui proposait 1 200 emplois à pourvoir pour les séniors. Il semble désormais peu probable qu’on puisse les retrouver à la Ville de Paris.

 

Des conflits au travail qui se retrouvent tranchés par la justice, ce n’est pas une première à la Mairie de Paris. Cette année, la CGT a plaidé devant le tribunal administratif onze dossiers de salariés employés "abusivement" en contrat aidé. La Ville de Paris a été condamnée à onze reprises se retrouvant dans une position des plus mergitur.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"

 


                         Bertrand Delanoë (bientôt 65ans) et Anne Hidalgo sous la pression de la DRH

         delanoe-aubry-hidalgo-paris-duflot-legislatives-437625-jpg

                                         " Toi en 2014, je te mets à la retraite d'office ! "          

 

 

 

 

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La Mairie de Paris condamnée aux Prud’hommes pour emploi abusif !

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:07

 

ActuaLitté: le 15 novembre 2012

 

Mais encore aucune décision ferme !

 

Face aux inquiétudes du groupe communiste au sein du Conseil de Paris quant à des fermetures de bibliothèques à taille humaine au sein de la capitale, l'équipe municipale, emmenée par Bertrand Delanoë, n'a donné que des garanties minimales.

 

Le texte mis en avant par le maire, sous forme de vœu, rapporte le site Social Nec Mergitur, ne prend pas d'engagement ferme contre les fermetures éventuelles des petits établissements.

 

Rappelant que « l'accès des parisiens à la lecture publique est l'une des principales priorités de la politique culturelle de la Ville de Paris », le vœu précise cependant que la mairie « s'engage, dès l'ouverture d'une nouvelle bibliothèque à apprécier l'offre de lecture locale de manière à préserver le dynamisme du réseau. »

 

Ainsi, même si 2013 ne devrait pas voir la fermeture de bibliothèques parisiennes, rien n'est arrêté pour la suite. Ce sera selon l'évolution du réseau et de ses nécessités. La mairie assure tout de même que les bibliothèques Maurice Genevoix (XVIII°) et Hergé (XIX°) resteront ouvertes. C'est pas ça qui risque de rassurer Bruno Julliard, l'adjoint chargé de la Culture

 

Lire l'article de "ActuaLitté"

 

 

                                                                     Bruno Julliard et Jean Paul Huchon

                                   6189932495_788d92dec8_b.jpg

                                                   " Bon allez mon petit, tant que la décision n'est pas ferme ! "


 

Lire aussi

Les syndicats lancent un appel au boycott des amendes dans les bibliothèques parisiennes !

Les bibliothèques s’invitent dans les débats du Conseil de Paris.

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:49

 

ActuaLitté : Le 29 novembre 2012

Les syndicats de la Bibliothèque Nationale de France solidaires des salariés d’Unilever.

Si à la BNF on s'occupe notamment de vieux livres, on n'en oublie pas pour autant de garder un œil sur le monde et de prendre position le cas échéant.

Par souci de solidarité avec les employés d'Unilever de  l'usine Fralib, l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France a décidé de boycotter le thé Lipton à la cantine.

Petit rappel : en septembre 2010, le groupe Unilever a pris la décision de fermer l'usine qui fabrique, près de Marseille, les sachets de thé de la célèbre marque. Ceci dans le but de délocaliser sa production en Pologne. La fermeture de cette usine concerne 182 salariés.

Après deux ans de lutte, la situation reste très délicate : après avoir fait échouer deux plans sociaux, 72 salariés ont récemment déposé un projet de Scop pour relancer eux-mêmes leur usine. Mais la multinationale n'entend pas leur céder la fabrication de la marque Lipton. Un point doit être fait à la préfecture le 6 décembre.

En attendant, à la cantine Tolbiac on ne boira plus de thé Lipton. D'après l'intersyndicale il « est apparu inacceptable qu'une société aussi peu respectueuse du droit à l'emploi, du code du travail et de l'environnement, puisse ainsi réaliser des ventes dans un établissement public comme la BNF. » Par ailleurs tous les agents de la BNF sont invités à ne plus acheter de thé Lipton. 

Lire l’article de « ActuaLitté »                                                

                                                 

 

                                                                   Mais maintenant, comment va t-il faire ?

                                                      $(KGrHqVHJEYFBlQzFRi(BQbLfYPspQ~~60 35

                                                    

                                                                

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BNF : Une commission d’enquête contestée par les syndicats !

BNF : des relations conflictuelles entre le personnel et la direction.

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 09:20

 

Après la tentative de suicide d’un agent, la direction mise en cause, voulait s’inviter dans la délégation du CHSCT !


Le 17 septembre dernier, un syndicaliste, par ailleurs secrétaire du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), avait tenté de se suicider  pour protester contre ses conditions de travail, avait-t-on appris par un communiqué publié par le site « Bibliothèque en lutte »


Dans une lettre, le syndicaliste accusait la direction « de (le) laisser mourir à petit feu, sans jamais le dire, en (le) laissant depuis deux ans dans un placard à ne rien faire. ». Il poursuivait « J’accuse la BnF, quoiqu’elle puisse s’en défendre, d’avoir sans jamais le dire, fait en sorte de me pousser dans une impasse, non pas en prétexte des mes (in)capacités professionnelles, mais en raison de mon engagement syndical et activités au CHSCT ».


Cet événement exigeant des réponses, une commission d’enquête a été réclamée par les représentants du personnel du Comité Hygiène et Sécurité de la BNF. Commission d’enquête dont la mise en place a rencontré quelques difficultés pour le moins si l’on en croit ses membres, car le DRH mis en cause par l’agent voulait s’introduire dans la délégation, ce qui n’était guère du goût des syndicats.

 

" La FSU ayant obtenu, avec l’aide de la CFTC, que le DRH  soit exclu de la délégation d’enquête paritaire sur la tentative de suicide du 17 septembre dernier à Richelieu, ce dernier annonce la composition de la représentation de l’administration, à savoir cinq personnes, dont deux rattachées hiérarchiquement à son poste » a-t-on appris sur le site « Bibliothèques en Luttes ».

 

« Par ailleurs, la présence de l’Inspecteur Santé et Sécurité au Travail ne passe pas à nos yeux, eu égard à sa présence directe dans l’arbre des causes de la tentative de suicide. Elles demandent à la Directrice Générale de renoncer à sa présence."  Poursuivent la FSU et la CFTC.

 

Les deux syndicats, soutenus par la CFDT, ont alors proposé pour la délégation une experte en risque psycho-sociaux : « qui s’était brillamment faite remarquer lors du CHSCT ministériel où fut traitée le cas de la personne qui s’était jetée du toit en septembre ».

 

Malgré « l’intransigeance de la Directrice Générale » et en dépit de débats inter-syndicaux « houleux » un projet de délégation est adopté mais devra recevoir l’aval de la direction de la BNF.

 

« Au final, une situation inconfortable » selon la FSU de la BnF qui « se réserve le droit de ne pas participer à une délégation si celle-ci n’en était que le spectre soumis. » conclut-elle dans son communiqué.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"


 

             221316 une-vue-exterieure-de-la-bibliotheque-nationale-de-f

                          BnF: La commission d'enquête reste bancale selon les syndicats

 

 

 

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BNF : des relations conflictuelles entre le personnel et la direction.

BnF : Un syndicaliste tente de se suicider pour dénoncer ses conditions de travail !

Livre Hebdo : Tentative de suicide à la BnF !

Licenciement abusif : La BnF désavouée par le Tribunal Administratif !

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Published by Social Nec Mergitur - dans Santé au travail: C'est HS !
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 15:47

 

Bertrand Delanoë envoie des CRS pour calmer un front social trop agité !

 

Les derniers jours ont été  agités sur le front social à la mairie de Paris. Les agents municipaux étaient en grève à l’appel de la CGT et de FO. Les syndicats demandaient notamment la titularisation d’employés en contrat précaire et une augmentation du pouvoir d’achat.

 

Une délégation a bien été reçue par Maïté Errecart, adjointe (PS) au maire en charge des ressources humaines. « Mais nous n'avons obtenu aucune avancée », déplore Christian Jonon, secrétaire de la CGT des services publics parisiens. Il est vrai que la Mairie de Paris jouait sur du velours, misant tout sur la division syndicale.

 

Au même moment, des grévistes occupaient la place de Saint Gervais, située quelques mètres derrière l’Hôtel de Ville. Les négociations ayant échoué la Mairie a décidé de montrer ses muscles selon un communiqué de la CGT. 

 

« Vers 17 h 30, ce rassemblement pacifique de la CGT a été évacué par les CRS à la demande de la Mairie de Paris. » déplore le syndicat.  « Maïté Errecart, qui recevait une délégation de la CGT dans la matinée, nous a déclaré, sans rire, que les agents sont des nantis et que leurs revendications pas raisonnables. » concluent avec amertume les cégétistes pour qui la municipalité parisienne n’est décidément pas très fluctat.

 

 

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                              Place St Gervais: Les CRS vont présenter leurs hommages à la CGT !

 

 

 

Oui, mais voilà, la CGT n’est pas la seule organisation à avoir eu affaire à la force publique.

 

Quelques heures auparavant des manifestants, à l’appel de Force Ouvrière, avaient occupé un site technique municipal. Les grévistes avaient d’ailleurs installé dans la nuit des chaînes bloquant les accès au local de la Direction de la protection de l'environnement, rue Paul-Meurisse (20e). Cette antenne de la mairie de Paris est chargée des interventions sur le boulevard périphérique et du balayage des marchés. Et là aussi, les matraques furent de sortie.   

 

« A 19h45 une bonne centaine de gardes de la gendarmerie mobile est intervenue par la force en mode commando, casques et matraques, sur ordre du Maire de Paris. » a annoncé FO dans un communiqué. « Violence, détérioration du matériel de la ville et de celui des grévistes, et reconduction jusqu’au métro Porte des lilas devant la population tels des casseurs... » Poursuit le syndicat.

 

« Nous dénonçons ces méthodes que nos camarades parisiens de la CGT ont également subi vers 17H30 le même jour. » conclut d’ailleurs Force Ouvrière pour qui l’équipe de Bertrand Delanoë, le Maire PS de la capitale, est devenue très mergitur en la matière.

 

Néanmoins le Front social n’est peut être pas complètement éteints, car les deux syndicats se donnent rendez vous le 10 décembre, jour où le Conseil de Paris examinera le budget municipal. Le parvis de l’Hôtel de Ville sera  probablement paré de couleur bleu Préfecture.

 

Publié également sur " Miroir Social "

 

 

                   mai-68 492[1]

                                Le 10 décembre, le Conseil de Paris va examiner le budget municipal !

 

 

 

Lire aussi

La Mairie de Paris envisage de mettre de nombreux agents en « retraite d’office » !

Social : Un réveil difficile pour Bertrand Delanoë !

Le Parisien : Les agents de la Ville de Paris poursuivent leur grève !

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:19

 

Après Paris, un bibliothécaire de Bretagne critique à son tour l’usage de la RFID !

 

En 2008, un système qui utilise des puces émettant des radiofréquences, la RFID, était installé dans trois bibliothèques parisiennes. Un article : « La RFID, une mauvaise idée pour Paris » avait alors mis en garde contre l’installation aveugle de cette technologie, aussi bien en terme de fonctionnalités, d’efficacité budgétaire, des éventuels effets sur la santé ou de son impact en matière d’environnement. Trois ans après, un retour d'expérience à la médiathèque Marguerite Yourcenar (XVé) avait aboutit au texte  La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ? Un texte assez critique sur l'usage de la RFID.

 

Aujourd’hui nous publions l’article d’un bibliothécaire d’une commune bretonne de dix mille habitants qui expérimente la technologie RFID depuis quatre ans. Un bilan qui n’est pas sans rappeler les critiques faites à Paris. Alors la RFID une mauvaise idée pour Paris mais aussi pour le reste du territoire ? Pour en juger, voici le texte intégral.

 

 

 

                    rfid pour ou contre

 

 

RFID & Médiathèque : Bilan à l'usage des élus et des professionnels du livre

 

« La RFID est en passe de devenir un sujet majeur en matière de santé/environnement. L’avis de l’AFSSET confirme notre position : en présence d’une nouvelle technologie comme la RFID, il vaut mieux prévenir que guérir ! Le rapport de l’AFSSET met en évidence la nécessité d’expertise et de recherches sur les risques sanitaires, environnementaux et éthiques liés à la RFID. » José Cambou, président de France Nature Environnement.

 

Ce bilan est le produit d'une expérience vécue entre 2007 et 2012 dans une bibliothèque qui propose 23 000 documents dans une ville de 10 000 habitants, avec 5 ETP (Equivalent Temps plein). Il y a quelques années notre structure est devenue médiathèque et les élus municipaux avaient fait le choix dès 2007 de passer à la RFID pour son agrandissement.

 

Au départ, parmi les agents, personne n'était ni pour ni contre cette technologie. Un peu dubitatifs sur l'intérêt réel, nous pensions que le résultat ne pouvait être que positif compte tenu de l'argent dépensé et sachant que les grandes bibliothèques de la région s'équipaient avec ce dispositif. En outre, les différents représentants commerciaux nous avaient convaincu que cette technologie était réellement avantageuse : gain de temps à la banque de prêt et lors du récolement.

 

Après plusieurs années de dysfonctionnement et de résultats peu probants, nous avons voulu reposer la question de la pertinence de ce dispositif au sein de l'équipement. A la base, nos interrogations étaient seulement professionnelles, mais nous avons constaté que la technologie RFID posait aussi des questions d'ordre sanitaire, éthique et écologique. Ces aspects méritent, selon nous, d’être portés à la connaissance des professionnels des bibliothèques et des élus politiques. C’est l’objet de ce bilan.

 

1 - Qu'est-ce que la radio-identification ? Pour commencer, définissons le sujet qui nous occupe. La radio-identification plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais Radio Frequency IDentification) est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » (« RFID tag » ou «  RFID transponder » en anglais). Les radio-étiquettes sont de petits objets, tels que des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collés ou incorporés dans des objets ou produits et même implantés dans des organismes vivants (animaux, corps humain). Les radio-étiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur. Ces puces électroniques contiennent un identifiant et éventuellement des données complémentaires.

 

Cette technologie d’identification peut être utilisée pour identifier : les objets, comme avec un code à barres (on parle alors d’étiquette électronique) ; les personnes, en étant intégrée dans les passeports, carte de transport, carte de paiement (on parle alors de carte sans contact) ;  les carnivores domestiques (chats, chiens et furets) dont l'identification RFID est obligatoire dans de nombreux pays, en étant implantée sous la peau. C'est également le cas de manière non obligatoire pour d'autres animaux de compagnie ou d'élevage (on parle alors de puce sous-cutanée).

 

 

                   dossier rfid gene

 

 

2 - Aspects techniques Maintenant que la définition générale a été posée, voyons ce qu'il en est plus particulièrement des bibliothèques. En ce qui nous concerne, nous avons rencontré plusieurs représentants commerciaux à l'occasion du marché public qui nous ont tous présenté la RFID sous le seul angle positif. Leur discours est très bien rôdé et ils savent raconter aux bibliothécaires ce que ces derniers souhaitent entendre. Après plusieurs années d'utilisation, nous avons constaté un écart entre les arguments de vente et la pratique réelle. Voici la liste de ces écarts.

 

A)  L'argument du gain de temps. A la banque de prêts : la plaque est censée lire une pile de documents assez importante (les démonstrations ont été faites avec des piles de six à dix documents), ce qui lui confère un avantage sérieux par rapport au code-barres.

 

Dans la pratique, il existe de nombreuses exceptions empêchant une lecture simple et fluide d'une pile de plusieurs documents : les coffrets CD et DVD contenant plusieurs documents ; les boîtiers métalliques ; les erreurs de lecture ; les messages associés au document (abîmé ou réservé par exemple) ou au lecteur (en retard ou ayant oublié ses lunettes lors de sa dernière visite) bloquent la lecture de la pile sur un document et oblige à le rechercher pour traiter le message.

 

Pour une lecture simple et fluide, nous passons deux à trois documents maximum à la fois, ce qui ne représente plus vraiment un avantage déterminant. En outre, si le code-barres n'est plus à cibler avec la douchette, il faut quand même manipuler cette dernière pour lire le code-barres sur la carte du lecteur.

 

Lors de la manipulation des coffrets multimédia. La RFID n'empêche pas l'ouverture pour vérification des coffrets de CD et DVD. Comme les puces coûtent chères, de nombreuses médiathèques placent des leurres (un autocollant sans puce) pour faire croire que tous les documents sont protégés. Il faut donc s'assurer de la présence du CD ou DVD non équipé dans le coffret. De plus, le personnel ne connaissant pas par cœur les coffrets contenant 2 ou 3 disques, tous doivent être ouverts.

 

Lors du récolement : durant l'opération un lecteur portable est censé lire toutes les puces d'un simple balayage de l'étagère. Dans la pratique, il faut retirer chaque document de l'étagère et le scanner avec le lecteur portable.

 

Les « oublis » : la RFID oblige à des opérations chronophages que les vendeurs omettent de préciser lors de la présentation. C'est le cas avec les puces RFID implantées sur les magazines. Celles-ci ont une durée d'utilité réduite : la plupart des magazines deviennent obsolètes rapidement, les bibliothèques municipales n'ont pas de vocation archivistique et la place dans les casiers est limitée. Deux solutions existent alors, soit les puces sont récupérées sur les magazines pour être réutilisées, mais cela prend du temps (compter 1h pour une centaine de magazines) ; soit elles sont brûlées avec le périodique (qui ne peut plus partir au tri papier des déchets).

 

Autre perte de temps cachée, le traitement des informations courantes dû à l'utilisation de l'automate. Une partie des opérations qui se faisaient au contact du lecteur doit se faire « en interne ». C'est le cas par exemple lorsqu'un document est abîmé et retourné avec l'automate, le personnel ne pouvant pas s'en rendre compte lors du retour doit prévenir l'abonné ultérieurement.

 

B)  L'évolution « naturelle » des choses.  La technologie RFID est souvent présentée comme un outil qui vient « naturellement » remplacer le vieux code-barres. L'argument est d'autant plus efficace que nous sommes habitués à concevoir les transformations technologiques de cette manière.

 

Or, il apparaît peu probable de supprimer complètement douchettes et codes-barres dans les petites et moyennes bibliothèques Il existera toujours un besoin ou une difficulté qui fera des douchettes une nécessité.

 

C'est le cas notamment avec les livres du club de lecture prêtés par des membres du club pour quelques semaines : la puce étant impossible à enlever sans abîmer le livre, on utilise le code-barres commercial. Il existe d'autres exemples : une bibliothèque annexe qui n'est pas équipée avec la RFID, mais dont les livres circulent dans la médiathèque tête de réseau ; des livres prêtés par la bibliothèque départementale ; la douchette pour lire les cartes de lecteur qui ne fonctionnent pas avec la RFID ; les quotidiens qui demanderaient trop de temps à gérer avec des puces, etc.

 

Conclusion : la RFID, dans les petites et moyennes médiathèques ne peut pas remplacer complètement le système des codes-barre

 

 

                             storm 1-magnum

                                     Même avec la RFID vous n'échapperez pas au code-barre

 

 

C)  L'argument d'une meilleure répartition du personnel.  Un des arguments clef des promoteurs de la RFID est le redéploiement du personnel vers des tâches moins répétitives comme le renseignement au public. Il s'agit là de l'argument massue visant à flatter les professionnels préférant se percevoir comme des phares face à une production culturelle pléthorique, plutôt que comme des caissiers de supermarché (ce qui est fort légitime).

 

Seulement, la plupart des structures répartissent déjà le nombre d'agents en fonction des pics de fréquentation. L'automate de prêt ne dégagera pas un agent sur un créneau mais allégera la fréquentation à la banque de prêt. S'il faut un agent pour le prêt de 10h00 à 12h00, il en faudra toujours un avec un automate de prêt, mais celui-ci verra moins de lecteurs. L'agent affecté à la banque de prêt sera plus disponible pour ceux qui viennent le voir, mais il ne faut pas croire que de nouveaux créneaux seront ouverts pour le travail en interne (sauf à supposer une organisation préalablement chaotique).

 

Et si l'on pousse la logique de l'automatisation jusqu'à son paroxysme, l'automate de prêt peut même constituer une rupture avec le public, car ce dernier n'est plus tenu de passer devant le personnel. La banque de prêt avec un bibliothécaire est un moyen facile et naturel de provoquer des liens, des questions, des discussions... ce qui enrichira d'autant plus le fonctionnement et les acquisitions futures grâce à une meilleure connaissance des publics.

 

D)  L'argument de la sécurité.  La RFID à la différence du code-barres permet de mettre en place un système antivol. Cependant, si le portique antivol se justifie peut-être dans les grandes structures, ce n'est pas le cas dans les établissements plus modestes et cela pour deux raisons.

 

- L'aspect humain des petites structures : les utilisateurs sont connus et reconnus et ne peuvent profiter des lieux « anonymement ». Se faire attraper pour vol serait donc synonyme de « honte » empêchant de revenir sereinement dans le lieu.

 

- Le coût du portique étant élevé (il faut compter plusieurs milliers d'euros), il faudrait se faire voler un grand nombre d'ouvrages pour que ce coût soit amorti. Et si cela devait arriver au bout de plusieurs années, on s'entendra dire qu'il faut remplacer le vieux portique par un nouveau modèle plus puissant, encore plus sûr...

 

E)  La compatibilité technique ?   Dans la médiathèque où nous travaillons, la plaque permettant d’effectuer les transactions retour à la banque de prêt ne fonctionne pas, à la différence de la plaque pour les transactions de prêts.

 

Concrètement, notre SIGB est opérationnel avec du matériel qui n'est pas celui proposé par le vendeur de notre solution RFID, mais par un de ses concurrents. Les deux entreprises (SIGB et RFID) se renvoient la responsabilité de cette défaillance depuis trois ans. En attendant, c'est la médiathèque qui est amputée de sa plaque retour depuis l'ouverture de la nouvelle structure.

 

Nous n'avons aujourd'hui aucune visibilité sur une réparation éventuelle malgré les nombreuses demandes du responsable de la structure. Comme personne n'est en mesure de nous fournir des explications claires, on peut penser que de telles difficultés peuvent survenir demain dans n'importe quelle bibliothèque.

 

 

                          2219

 

 

3 - Des questions sociétales.  L’utilisation d’une nouvelle technologie n’EST pas seulement qu’une question de technique. Les conséquences sanitaires, éthiques ou environnementales ne peuvent êtres évacuées.

 

A)  Aspects sanitaires.  Il n’existe pas de preuve de la dangerosité de la technologie RFID, de même qu’il n’existe pas de preuve de son innocuité. « En l’état actuel des connaissances, aucun risque sanitaire lié aux systèmes d'identification par radiofréquences (RFID) n’a pu être identifié, toutefois les ondes électromagnétiques sont classées « cancérigènes possibles » (catégorie 2B) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).

 

Très peu d’études ont été conduites sur les impacts du RFID sur la santé, aussi l’Afsset, dans un rapport d’expertise publié lundi 2 février 2009, recommande des mesures de prévention pour les travailleurs, et préconise la poursuite de la veille scientifique sur les effets biologiques des rayonnements des RFID »

 

Les plaques RFID (lecteur de puce) génèrent des ondes. Dans le cas des banques de prêt en médiathèque, elles sont situées à quelques dizaines de centimètres des parties génitales des agents Le cas d'une exposition rapprochée est abordée par l'Afsset. L'agence « explique que du fait des faibles distances entre un utilisateur et la technologie, son exposition répétitive en milieu professionnel peut être « non-négligeable ». Une position prudente mais qui a le mérite de noter que les valeurs limites d’exposition n'ont pas été revues depuis 1998 »

 

Précisons également que les personnes sensibles aux ondes (sensibilité électromagnétique) seront impactées par le développement des ondes RFID Si cette pathologie est difficile à apprécier, on ne peut exclure des désagréments pour certains lecteurs.

 

N’est-il pas paradoxal de faire des efforts pour permettre une meilleure accessibilité des personnes à mobilité réduite ou malvoyantes à la médiathèque et d’installer des dispositifs contraignant pour les personnes électro-sensibles ?

 

B)  Aspects éthiques.  De nombreuses associations alertent l’opinion publique depuis plusieurs années sur les menaces que fait peser la RFID sur le respect de la vie privée.

 

La CNIL dans son rapport annuel du 16 mai 2008 s'inquiète des risques de traçabilité des individus qui n'ont pas accès à leurs données : « le maillage dense de milliers d’objets qui entoureront une personne pourra ainsi être analysé, de façon permanente (le potentiel de rayonnement d’un RFID est illimité dans le temps car aucune batterie n’est nécessaire), permettant potentiellement le « profilage » des individus, elles font peser sur les individus un risque particulier »

 

 

                             496 uklpfront

 

 

C)  Aspects environnementaux .  D'où viennent les puces ? « Le chiffre d’affaire du marché affiche cette année une progression à deux chiffres, avec un quasi monopole de production en Chine ». L’empreinte carbone de cette technologie est lourde puisqu’elle arrive de l’autre bout du monde. A cela il faut ajouter la provenance de ses matériaux de fabrication.

 

Comment sont fabriquées les puces ? Sont-elles recyclées ? « Fabriquée à partir de silicium, d’argent, de plastique et de cuivre, la puce RFID n’est pas la meilleure candidate au recyclage. De nature à être jetée si elle est utilisée dans la supply chain [gestion de la chaîne logistique] (40% du marché), cette puce n’est soumise à aucun dispositif de recyclage. Or, cette problématique est littéralement passée sous silence. Par exemple, L’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement), qui a publié en janvier 2009 un rapport de 159 pages sur la RFID, n’y consacre même pas une ligne ! »

 

Quel impact sur l'environnement ? De part sa production en masse (millier de milliards), l'absence de dispositif de recyclage et sa taille pouvant être extrêmement réduite, la dissémination massive dans la nature paraît envisageable. Les puces non disséminées sont brûlées, ce qui n'est pas sans générer des pollutions atmosphériques non négligeable.   

 

 

                                 storm-thorgerson-album-cover-art-11
   

                  

4 - L’intérêt global.  Tout à la fois marginale et centrale, la RFID est révélatrice des problématiques de notre époque. La RFID peut séduire car elle incarne dans l’inconscient collectif la « magie » technologique. D’un autre côté, sachant que cette technologie ne permet pas d'amélioration globale du service à la population, c’est peut-être le respect de l’environnement qui devrait primer sur ces considérations fantasmatiques.

 

L’équipe de techniciens que nous sommes ne nie pas l’intérêt pratique de la technologie RFID dans certaines structures, mais nous disons que cet équipement est définitivement inadapté aux petites et moyennes structures. Il est illusoire d'imaginer une  technologie applicable partout, en tout lieu et à tout le monde.

 

Parce que le possible n’implique en rien le souhaitable, nous voulions partager notre expérience avec vous. S'il revient à chaque médiathèque de décider d'installer le dispositif RFID ou pas, nous avons constaté un réel manque d'information critique à ce sujet, la production du discours ne revenant quasiment exclusivement qu'aux industriels. Nous espérons que ces quelques pages apporteront des éléments utiles pour nourrir un débat nécessaire.

 

Voir aussi les annexes dans la rubrique "commentaires"

Pour prendre contact avec l'auteur: jean-petit@Safe-mail.net

 

 

 

  One  

  RFID: Des questions sanitaires, éthiques et écologiques

 

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:54

 

Le Parisien : Le 21 novembre 2012

Mais avec les syndicats « c’est toujours la même chose » déclare la Mairie de Paris sans réthorique !

Le fonctionnement des services municipaux pourrait à nouveau être perturbé aujourd'hui. A l'appel de la CGT, les agents de la ville ont décidé de reconduire la grève qu'ils ont entamée hier pour l'amélioration de leur pouvoir d'achat. Principales structures risquant d'être touchées : les crèches. Hier, 34 d'entre elles - sur les 425 que compte la ville - sont restées fermées.

Une délégation a bien été reçue par Maïté Errecart, adjointe (PS) au maire en charge des ressources humaines. « Mais nous n'avons obtenu aucune avancée », déplore Christian Jonon, secrétaire de la CGT des services publics parisiens.

Le syndicat a posé quatre revendications sur la table. Il demande que le nombre de promotions d'un grade à l'autre augmente, que la Ville prenne en charge intégralement les mutuelles de ses fonctionnaires, qu'elle paye la première journée non travaillée en cas d'arrêt de travail et enfin qu'elle titularise les quelque 15000 « précaires » (CDD, contrats aidés, saisonniers ...) qu'elle emploie.

L'accueil dans les crèches pourrait être perturbé encore aujourd'hui. Si elles n'ont pas réussi à se rassembler en intersyndicale, plusieurs autres organisations, portant peu ou prou les mêmes revendications, ont également engagé un bras de fer avec l'Hôtel de Ville.

FO a par exemple organisé très tôt hier matin le blocage d'un établissement de la Direction de la protection de l'environnement, rue Paul-Meurisse (XXe), chargé des interventions sur le périphérique et du nettoyage des marchés. Le mouvement a toutefois été peu suivi .

« A chaque fois qu'il y a des discussions sur ces questions, c'est toujours la même chose», souffle Maïté Errecart. Et de rappeler les efforts déjà consentis : « En dix ans, nous avons doublé le taux de promotion et sur les trois prochaines années, nous allons encore l'améliorer de 30%. » Les syndicats jugent ces mesures encore insuffisantes au regard des ressources de la collectivité.

« Paris est une ville si riche qu'elle peut se permettre de faire cadeau de plus de 1 Md€ à l'Etat », ironise Christian Jonon. Une allusion au transfert des allocations nationales de solidarité. Sous le précédent gouvernement, Bertrand Delanoë, le maire (PS) de Paris, avait réclamé à l'Etat leur compensation à l'euro près, soit le versement de 1,2 Md€. Mais il a finalement renoncé après le changement de majorité.

Autre manne pointée par la CGT: les droits de mutation. La Ville prévoit d'encaisser cette année la somme record de 1,094 Md€ au titre des taxes sur les transactions immobilières. « De la rhétorique », balaie Maïté Errecart. « La réalité, c'est que nos possibilités ne sont pas infinies et que la masse salariale représente déjà plus d'un tiers de nos frais de fonctionnement».

 

                                   Le Maire de Paris renonce à réclamer plus d'un miiliard à l'Etat      Delanoe

-   " T'as vu François, je te fais un beau cadeau, non ? "

   - " Avec toi, c'est toujours la même chose, la réthorique en moins ! "

 

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 15:00

 

Le Journal Du Dimanche : Le 20 novembre 2012


Après la grève des agents municipaux, la CGT annonce sa volonté de porter plainte pour des "mises en retraite d’office". 


Mardi agité sur le front social à la mairie de Paris. A midi, des dizaines d’agents municipaux en grève se sont rassemblés sur le Parvis de l’Hôtel de Ville, à l’appel de la CGT et de FO. Les syndicats demandaient notamment la titularisation d’employés en contrat précaire et une augmentation du pouvoir d’achat.


"Il y a eu 6 à 7 % de grévistes, estime Maïté Errecart, l’adjointe au maire de Paris, chargée des ressources humaines, nous sommes en train de discuter sur le taux de promotion par corps de métier (le nombre de personnel changeant de grade et donc de salaire, est fixé tous les trois ans, Ndlr), et les discussions avancent bien" La date butoir pour un accord est celle du prochain conseil de Paris, mi-décembre. 

 

Dans l’après-midi, la CGT a annoncé qu’elle allait porter plainte au tribunal administratif, au sujet" d’au minimum une dizaine d’agents mis à la retraite d’office".


"Il s’agit de personnes qui ont été mises à la retraite, alors qu’elles avaient demandé une prolongation, de quelques mois ou années encore, pour atteindre la retraite à taux plein et toucher une pension complète, elles ont été déclarées inaptes à cette prolongation par la médecine du travail", décrit Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens.


"Pour nous, il s’agit d’un véritable plan social !" Pour le syndicat, la mairie de Paris qui a une obligation sincère de reclassement, n’a pas fait " l’effort de trouver un poste adapté pour ces agents âgés ". Côté mairie, l’on précise que c’est la médecine du travail qui a déclaré aptes, ou dans les cas contestés, inaptes.


Cette année, la CGT a plaidé devant le tribunal administratif onze dossiers de salariés employés "abusivement" en contrat aidé. La Ville de Paris a été condamnée à onze reprise.


Lire l’article du Journal Du Dimanche


 

                delanoe-669212-jpg_459556.JPG

                             Paris: Un front social très agité pour Bertrand Delanoë !

 

 

 

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