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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:00

 

Après une fin de contrat à la Mairie de Paris, il semble impossible de s’inscrire à Pôle Emploi et de percevoir ses indemnités chômage !

 

Les relations entre la Ville de Paris et Pôle Emploi fonctionnent selon un système des plus étranges pour un observateur extérieur dès qu’il s’agit de la gestion des dossiers des personnels vacataires, contractuels ou autres, embauchés sous contrats de droit privé.

 

Lorsqu’un de ces personnels de la Mairie de Paris perd son emploi, généralement à la fin de son contrat, il doit impérativement s’inscrire à Pôle Emploi pour pouvoir toucher ses indemnités chômage, sauf que cette démarche est appelée à durer des mois résultat d’un système administratif pervers qui semble sortie tout droit d’un livre de Franz Kafka.


« Normalement, dès la fin de votre contrat, votre gestionnaire administratif vous a remis une attestation "employeur" de couleur jaune à remettre à Pôle Emploi. Un seul et unique exemplaire vous est remis.Il sera réclamé par le conseiller de l'ex ANPE pour constituer votre dossier d'indemnisation, bien que votre indemnité vous sera refusée, mais ça...vous ne le savez pas encore ! »  Peut on lire sur un des sites de la CGT de la Mairie de Paris.


Car, en effet, astuce suprême, ce n’est pas Pôle Emploi qui indemnise ces chômeurs anciennement employés par la Mairie de Paris mais ….La Ville de Paris elle-même ! Comme la collectivité parisienne ne cotise pas à l’assurance chômage, elle s’est  constituée une ligne budgétaire spécifique pour pouvoir assurer ses obligations.


« Pôle Emploi  vous apprendra que ce n'est pas eux qui vous indemniseront mais ....La Ville de Paris. Si vous voulez (vraiment) être indemnisé, il faut se rendre au bureau des pensions de la Mairie de Paris. Mais avant de vous rendre au bureau des pensions, il vous faudra attendre le courrier de notification de refus de Pôle Emploi car la Mairie de Paris le réclame ! » Réaffirme le syndicat CGT. Kafkaïen, n’est ce pas ?


 

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                                                     Des démarches administratives kafkaïennes !



« Enfin munis du refus de Pôle Emploi, vous prenez la direction du bureau des pensions en espérant être indemnisé. Il n'en est rien, et la galère n'en finit pas (elle commence même). Au bureau des pensions, on vous demandera de constituer un dossier comprenant toutes vos fiches de paie ainsi que cette fameuse attestation jaune que vous avez remise à l'autre administration et que, bien entendu, vous n'avez plus. Vous repartez fissa à Pôle Emploi demander que l'on vous rende votre document original. Comme vous n'avez pas suffisamment attendu, on vous fait patienter plusieurs jours pour le récupérer. » Continue la CGT qui ajoute un peu de Courteline à cette histoire.


Il est vrai que l’ex-futur chômeur municipal parisien n’est pas encore au bout de ses peines, même s’il en est déjà à un parcours (du combattant) qui a durée entre deux et trois mois, sans que son dossier n’est avancé d’une quelconque façon. L’épreuve peut durer bien plus longtemps.

 

«J’ai été contacté par un collègue vacataire qui attends depuis dix mois d’être indemnisé » affirme Bernard Aland, représentant du syndicat UNSA des musées parisiens. « Depuis novembre 2011 et la fin de son contrat son dossier n’a pas avancé d’un pouce, et la dernière explication qu’il a reçu est que la personne qui s’occupe de son dossier…était en vacances, ça veut dire que rien ne sera réglé avant octobre maintenant soit onze mois après son départ  » Poursuit Bernard Aland qui ne cache pas son indignation.

 

 

« Résultat, notre ancien collègue se retrouve dans une situation financière si précaire qu’il doit faire appel aux services sociaux de la Ville de Paris, son ex-employeur » conclut le syndicaliste de l’UNSA, qui ne manque pas de souligner le paradoxe de la situation !


 

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                                               Le paradoxe d'une situation kafakaïene !



La Mairie de Paris contrainte de faire appel aux services sociaux pour subvenir aux besoins de personnes qu’elle aurait dû indemniser est un « comble » pour la CGT. « Et tout cela parce que la Ville de Paris et Pôle Emploi n'ont pas trouvé de solution pour simplifier les démarches administratives et éviter des drames humains. » remarque le syndicat.

 

Déjà en 2010, nous pouvions trouver un témoignage similaire assez édifiant mais néanmoins très détaillé dans une "chronique de l'arbitraire" publié sur le site de Agir contre le Chomage (AC!) . Le problème n'est donc pas nouveau mais persiste depuis des années (lire ici).

 

Cette situation ubuesque peut elle trouver une issue, maintenant que la Mairie de Paris et l’Etat sont de la même couleur politique ? En tout cas les deux parties ont trouvé de nombreux accords notamment pour faire avancer les dossiers d’urbanisme bloqués par le précèdent gouvernement. A entendre la priorité au traitement social du chômage affichée par les deux parties, ce genre de situation ne devrait donc plus durer.

 

En tout cas pour la création du futur Etablissement Public des Musées parisiens qui sortent du giron municipal le 1er janvier prochain, les procédures d’indemnisations des nombreux vacataires embauchés pour les expositions devraient être désormais gérées directement par Pôle Emploi. Si les procédures administratives s’en trouvent accélérées, ce serait le seul point positif.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 


 

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                    Merde, maintenant qu'on est au gouvernement, va falloir trouver une issue !

 

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:41

 

ActuaLitté : Le 26 septembre 2012

 

Pour les syndicats de la BPI, ça  tourne même sufisamment au vinaigre pour s'inviter chez la nouvelle ministre !

 

La situation est complexe aujourd'hui pour la Bibliothèque Publique d’Information située dans le Centre Pompidou, qui depuis 2010 obéit à une logique nouvelle, décidée par le ministre de la Culture de l'époque, Frédéric Mitterrand.

 

Ce dernier avait en effet conçu un grand projet, d'accompagnement dans l'évolution de la lecture. Une lettre de mission était partie de la rue de Valois, accompagnée par la nomination de Patrick Bazin, en 2010, à la tête de l'établissement. Simplement, deux ans plus tard, les équipes sont sur les rotules...

 

Le projet avait quelque chose de noble : renouer avec la lecture, être plus en relation avec les attentes des lecteurs mais également remettre la dimension informative au coeur de la BPI. Sauf que le ministre avait formulé, entre temps, d'autres projets, comme celui d'aller chercher de nouveaux lecteurs, et d'attirer d'autres publics que celui des étudiants. 

 

Mais deux ans plus tard, la lassitude, les paradoxes et les contradictions fatiguent les employés. Dans un tract diffusé à l'attention des lecteurs, l'intersyndicale explique la situation : 

 

« Depuis deux ans, un nouveau projet de réaménagement complet de la Bibliothèque publique d'information a été lancé. En juillet, 2010 un nouveau directeur est arrivé pour réaliser cette œuvre. Dans ce projet, des modernisations prévues semblaient positives et nécessaires. Mais la réalisation se faisait à surface égale (en m2), il apparaît que les nouveaux services créés, le seront au détriment de services et des collections déjà existants. »

 

Deux ans, pas tout à fait : une grosse année et demie, en fait. Mais les problématiques n'en sont pas moins réelles. « Non seulement nous sommes quasiment certains que le Budget pour la mise en place de ce projet n'arrivera jamais, mais il nous faut également composer avec les décisions de la direction, qui a décidé de bouleverser l'organigramme, de créer des services, d'en fermer d'autres, pour anticiper la mise en place de ce nouveau projet, tout en ayant l'obligation d'assurer et gérer notre activité quotidienne », nous précisent des salariés. 

 

 

                                                      Fréderic Mitterrand, l'ancien Ministre de la Culture

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                                                                      Il  peut dire adieu à son projet

 

   

Et de poursuivre : « Alors que la direction est accaparée par le projet, le personnel présent constate que le fonctionnement quotidien est négligé. Plusieurs témoignages nous apprennent que cette remarque est partagée par le public de la bibliothèque. De nombreuses interventions ont porté sur le délabrement, le délitement et les dégradations perçus au niveau du bâtiment, comme au niveau des relations de travail et d'une baisse de la qualité des collections. Le personnel a l'impression que des missions qui faisaient la réputation de la BPI au niveau national (mission handicap, autoformation, coopération...etc.)   sont délaissées au profit de la volonté de transformer l'établissement en une simple salle d'espace culturel, où l'on trouverait parfois des livres... »

 

Ainsi, la BPI accueillerait des salons-conférences, des séances de lecture publique, supprimant les tables de travail - essentielles pour les étudiants, attendu que les ouvrages ne peuvent pas sortir de l'établissement. Des tables en moins, mais pas les chaises : il faut bien trouver à s'asseoir pour écouter... De même, les collections n'étaient plus organisées par cote, mais thématiques, et l'on retrouvait ainsi, au rayon savoir pratique la médecine, le droit, l'économie... et probablement d'autres choses.

 

 

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                                                               "  Et, oui, il reste plus grand chose ! "

 


Une situation de tension, doublée d'une incapacité à communiquer en interne avec la direction, mais également avec le ministère de tutelle. « L'intersyndical de la BPI devait être reçu demain à 16h au ministère, mais la grève ayant été votée en Assemblée générale, le ministère et plus particulièrement Daniel Guérin a refusé de nous recevoir si on faisait grève puis, après qu'on lui a de nouveau écrit, a finalement accepté de nous recevoir vendredi 28 septembre à 16h », nous précisent les salariés.
  

 

Un couac dans la com' Daniel Guérin, chargé des affaires sociales s'est pris les pieds dans le tapis. En refusant de rencontrer les grévistes, suite à leur dépôt de préavis, il a  provoqué l'envoi d'une lettre adressée à la ministre de la Culture. Un courrier de plainte, bien entendu, où les syndicats dénoncent la situation de la Bpi, au quotidien

   

Aujourd'hui, les syndicats réclament que l'Inspection générale des bibliothèques vienne constater par elle-même la dégradation de la situation - attendu que même le ministère de la Culture semble difficilement comprendre les enjeux pour l'avenir de l'établissement. 

 

La grève est donc lancée pour aujourd’hui, avec plusieurs points d'accroche :   

- 20 postes non pourvus dans le nouvel organigramme + départs à la retraite anticipés + demandes de mutation,

- la redistribution des postes suite au mouvement interne qui déshabille

les services de production (collections, autoformation) au profit des services-projets, 

- le manque d'information et de clarté sur le projet lui-même et la réalité des moyens existants pour le mener à bien.

 

Un rassemblement doit avoir lieu à 16h, devant le ministère de la Culture.

   

Lire l'article de "ActuaLitté"

 

 

                                                        Aurélie Filippetti, la nouvelle Ministre de la Culture

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                                                   " On dirait bien que le climat social s'assombrit à la BPI ! "

 

 

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:00

 

AFP : Le 24 septembre 2012


Une demande appuyée par les présidents des groupes Communistes et Ecologistes du Conseil de Paris


Les syndicats de la Ville de Paris ont lancé une pétition pour demander "le maintien dans l'emploi ou la réintégration (de) 300 personnes " en contrat aidé " qui ont dépassé les délais légaux de durée des contrats".


"La ville emploie parmi ses agents près de 1.680 agents en contrats aidés (...) Le contrat de 300 de ces salariés en CDD a dépassé, parfois depuis près de dix ans, la durée légale prévue par la loi. De ce fait ils devraient bénéficier d'un CDI comme viennent de l'obtenir une dizaine d'entre eux aux prud'hommes", dit le texte de la pétition, que les syndicats ont diffusé lundi sur le parvis de l'Hôtel de Ville alors que s'ouvraient les travaux du Conseil de Paris.


La pétition a été signée par de nombreux élus du Front de gauche et des Verts, dont le président du groupe communiste et des élus du Parti de Gauche Ian Brossat, et les co-présidents du groupe Europe-Ecologie-Les-Verts Danièle Fournier et Sylvain Garel.


Les syndicats ont aussi reçu le soutien de personnalités culturelles dont celui du réalisateur Laurent Cantet.


La CGT avait fait savoir la semaine dernière que la Ville de Paris avait été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement.


La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale.

 

"Cette histoire des contrats aidés est grave: on a maintenu plusieurs centaines de personnes dans des situations extrêmement précaires, et la Ville l'a fait aux frais de l'Etat, quasi exclusivement", a dénoncé devant le Conseil de Paris le chef de file de l'opposition UMP Jean-François Legaret.


"Ce dispositif est bel et bien employé au bénéfice des Parisiens les plus fragiles. 46% des titulaires des contrats aidés à la ville était allocataires du RSA avant leur arrivée", a expliqué devant le Conseil de Paris la maire adjointe Maïté Errecart, en charge des ressources humaines.


"Aucun contrat aidé n'a été embauché ou ne sera embauché pour remplacer un agent de la Ville dont le poste a été supprimé", a-t-elle ajouté.  Il reste actuellement selon elle "82 contrats au-delà des limites légales". Des négociations sont engagées avec les syndicats pour la pérennisation de 59 agents, a-t-elle dit. 

 

La mairie de Paris a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à de nombreux seniors et personnes en situation de handicap. 

 

 

 

                                                La mairie de Paris a reconnu des entorses au droit

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                      " Mais elle apporte de l'aide à de nombreux seniors en situation de handicap " 

                                                  

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 18:09

 

Le Monde : Le 24 septembre 2012 

Pour la précarité, la Ville de Paris a vraiment de la ressource (humaine).

Les syndicats de la Ville de Paris ont lancé une pétition pour demander « le maintien dans l'emploi ou la réintégration [de] 300 personnes" en contrat aidé "qui ont dépassé les délais légaux de durée des contrats ».

« La ville emploie parmi ses agents près de 1 680 agents en contrats aidés [...]. Le contrat de 300 de ces salariés en CDD a dépassé, parfois depuis près de dix ans, la durée légale prévue par la loi. De ce fait ils devraient bénéficier d'un CDI comme viennent de l'obtenir une dizaine d'entre eux aux prud'hommes », dit le texte de la pétition, que les syndicats ont diffusé lundi 24 septembre sur le parvis de l'Hôtel de Ville alors que s'ouvraient les travaux du conseil de Paris. 

La pétition a été signée par de nombreux élus du Front de gauche et des Verts, dont le président du groupe communiste et des élus du Parti de gauche, Ian Brossa, et les coprésidents du groupe Europe Ecologie-Les Verts, Danièle Fournier et Sylvain Gare. Les syndicats ont aussi reçu le soutien de personnalités culturelles, dont celui du réalisateur du film  « Ressources humaines », Laurent Cantet. 

La CGT avait fait savoir la semaine dernière que la Ville de Paris avait été condamnée à 11 reprises à embaucher en contrat à durée indéterminé des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement. La durée maximale des contrats aidés est de vingt-quatre mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à soixante mois. 

Selon Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale. La mairie de Paris, qui respecte désormais les limites légales des contrats, a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à de nombreux seniors et personnes en situation de handicap. 

Lire l’article du « Monde »

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                               Mmm, pour les précaires la Mairie vraiment à de la ressource !

 

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La Mairie de Paris se fait (encore) taper sur les doigts par les Prud’hommes !

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:03

 

Plusieurs Conseillers de Paris lancent un appel au Maire de Paris pour empêcher le licenciement de 300 agents en Contrat Aidés !

  

La Mairie de Paris se retrouve dans une position très inconfortable après ses nombreuses condamnations pour « emploi abusif » de « Contrats Aidés » par le tribunal des Prud’hommes.(Lire ici).

 

Pour se tirer de ce mauvais pas, elle s’apprêterait à licencier près de trois cents de ces agents, employés pour certains depuis près de 10 ans.

   

Afin d'empêcher ce qui serait selon eux, un véritable « plan social municipal » des élus du Conseil de Paris lancent un appel solennel à Bertrand Delanoë.

 

Le président du Groupe Communiste, Ian Brossat, les présidents du Groupe Ecologiste, Danielle Fournier et Sylvain Garrel, ou encore l’ancien Maire socialiste du 20ème arrondissement, Michel Charzat demandent au Maire de Paris la titularisation ou l’intégration sous forme de contrats à durée indéterminée de ces centaines d’emplois précaires comme le permet d'ailleurs la loi.


 

                                                          Ian Brossat, Président du Groupe Communiste

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                                           Les Conseillers de Paris lancent un appel solennel à Delanoë

 

 

Ces figures politiques de la municipalité parisienne ont reçu l’appui du cinéaste, palme d’or à Cannes, Laurent Cantet, et de l’ancien candidat à la présidentielle, Olivier Besancenot.

 

La majorité des organisations syndicales de la Mairie de Paris (CFTC, CGT, Force Ouvrière, FSU, UNSA et Sud.) soutient elle aussi cet appel. Une pétition a d’ailleurs été lancée et mise en ligne sur Internet  

 

Le projet de licenciement de ces 300 agents « nous pose question d'un point de vue moral » a pourtant déclaré au " Parisien " et à " l'AFP ", l’ancien ministre et actuel adjoint au Maire en charge de l’emploi, Christian Sautter.

 

« Nous avons, il est vrai, reconduit au-delà des limites prescrites par la loi certains de ces contrats. Mais il s'agissait de seniors ou de personnes handicapées » justifiait le même Christian Sauter après la décision des Prud’hommes. Répondre à cet appel, en intégrant ces agents ou réintégrant ceux déjà partis permettrais tout de même à la Mairie de Paris de s’en sortir au moins politiquement et cesserait ainsi de « se poser de question d’un point de vue moral »


 

                                            Christian Sautter est caché dans le fond près du radiateur

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                              Humm, il est grand temps de se poser des questions d'un point de vue moral

 

 

Derrière le sort des agents qui risquent ce "licenciement municipal" se cache celui, non moins inquiétant, des très nombreux Contrats Aidés employés par la Mairie de Paris. Ceux-ci, actuellement au nombre de 1680, occupent souvent des emplois permanents et se retrouvent généralement au chômage à la fin de leur contrat sans même avoir bénéficié des formations pourtant obligatoires.

 

Les signataires de l’appel demandent donc aussi « des objectifs de recrutement durables » pour ces derniers. Il est vrai que jusqu'à maintenant la Mairie de Paris remplaçait « aussi sec » par d’autres Contrat aidés toutes les personnes qui arrivaient en fin de contrat.

 

Anne Hidalgo, désignée pour succéder à Bertrand Delanoë avait déclaré récemment à un célèbre journal féminin qu’elle se définissait « comme une rebelle ». Mettre fin à cet abus serait pour le coup, elle l’ancienne inspectrice du travail, un magnifique geste de « rébellion ».

 

Publié également sur "Miroir Social"

 


 

                                                                           Ian Brossat et Anne Hidalgo

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                                                 " Anne, je crois qu'il est temps de te rebeller ! "

 

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 10:08

 

Rue 89 : Le 7 septembre 2012

 

Mais c’est surtout « la maman qu’ils veulent » selon un élu parisien !  Mais alors une mère fouettarde ?

 

Loyale, la socialiste en a assez de « vivre dans l’ombre » du maire de Paris. Sa souriante dauphine est politiquement lisse mais se veut moderne et... « normale ».

 

Le prochain maire de Paris s’appelle Anne Hidalgo. Vu de l’Hôtel de Ville, ça ne fait aucun doute. « La conjonction astrale est formidable ! », s’emballe un cadre de la mairie : « La sociologie parisienne est telle que les électeurs ne peuvent plus voter pour un maire de droite ; Le Guen et Bloche n’ont aucune chance dans une primaire ; il est trop tôt pour les petits jeunes comme Julliard ; et Duflot a un trop gros portefeuille ministériel pour l’abandonner dans un an et demi. »

 

Hidalgo a un boulevard. Elle vient de lancer sa campagne pour 2014. Un adjoint s’amuse de son impatience : « Elle était très déçue que Delanoë ne soit pas nommé au gouvernement. Elle était persuadée d’occuper son fauteuil dès cet été. » Un autre ajoute : « Elle n’en peut plus d’être la numéro deux. Onze ans qu’elle a à vivre dans l’ombre de quelqu’un. »

 

 

                                                                                      Bruno Juliard

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                                               Il est encore trop tôt pour les petits jeunes


 

Spécialiste des rendez-vous ingrats.  Onze ans qu’elle est la doublure de Bertrand Delanoë. La députée Danièle Hoffman-Rispal se souvient : « Quand Bertrand a été atteint par un coup de couteau [au cours de la “Nuit blanche” 2002], elle l’a remplacé au pied levé sur dix-huit comptes-rendus de mandat [réunions dans les arrondissements pour présenter l’action municipale, ndlr]. J’ai été estomaquée par sa compétence. »

 

Depuis, chaque fois qu’il a fallu remplacer Delanoë pour une inauguration, une visite de terrain, une cérémonie rasoir, elle s’est rendue disponible. Elle est devenue la spécialiste des rendez-vous ingrats. Elle fait ça très bien : elle sourit, plante ses yeux dans ceux de ses interlocuteurs et dodeline de la tête avec la régularité d’un gif animé.

 

Quand elle parle, c’est avec douceur ; et avec les mains : on dirait qu’elle fait de la poterie dans l’espace. Elle produit une jolie musique avec sa voix, vous enrobe de ouate verbale, ses mots suent les bons sentiments – si vous avez du mal à dormir le soir, c’est radical.

 

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                                                             " Mon heure a sonné ! "


 

Peinture à l’huile et vieilles rancunes.  Quand elle écoute, elle le souligne : « Mmh... Mmh... Oui... Mmh... Mmh... Bien sûr... » En boucle. Si vous êtes un adversaire, elle peut vous laisser vous épuiser sans combattre. Confession d’un maire d’arrondissement :  « Je n’ai jamais réussi à dialoguer avec elle. Avec Delanoë, tu t’engueules, mais tu peux parvenir à le convaincre. Elle, elle te sourit, mais c’est “cause toujours, tu m’intéresses.” »

 

Ana-Maria Hidalgo est bosseuse, opiniâtre, chaleureuse, fidèle, rancunière, laborieuse. Elle semble tellement lisse que ses amies ont l’impression de vous faire une confidence d’une folle audace en parlant de sa pratique de la peinture à l’huile (« Beaucoup de paysages orangés »).

 

A 53 ans, elle n’a jamais gagné d’élection sur son nom, n’est pas porteuse d’un courant de pensée original, n’a pas marqué la vie de son parti. C’est sa loyauté qui est aujourd’hui récompensée.

 

Jamais elle n’a laissé paraître de désaccord avec son patron. A tel point qu’il est difficile de cerner ses idées personnelles. A part des prises de position très répressives sur la prostitution et son « rêve » de créer des jardins sur les toits des HLM, rien de très saillant n’est resté.

 


 

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                                      " Si je suis élue, je rajoutes un étage à la Tour Eiffel "


 

Auteur du premier « tweet-clash » politique. Elle a fait parler d’elle pour avoir posté sur Twitter une photo de Valérie Pécresse assoupie au conseil régional (considéré comme le premier « tweet-clash » politique en France, en décembre 2009) ou pour avoir exigé la suppression de tweets relayant une vieille rumeur. Jamais pour son inventivité politique. Son projet, de toute façon, elle entend le construire avec des élus de banlieue et « avec les citoyens », à la Royal.« La politique a changé. Vraiment beaucoup changé. Nous ne sommes plus à l’époque où un programme se faisait avec trois experts sur un coin de table. »

 

Idéologiquement, elle est d’abord une féministe. Marquée par la culture alors machiste de son Espagne natale, cette fille d’un électricien et d’une femme au foyer fait son éducation politique en fréquentant la Librairie des Femmes à Lyon.

 

« Devenue inspectrice du travail dans le Val-de-Marne, elle a développé une vision forte des inégalités femmes-hommes, des questions de harcèlement », raconte son amie Michèle Sabban, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France. Elle participe ensuite, au cabinet de Nicole Péry, la secrétaire d’Etat aux Droits des Femmes, à la préparation des lois sur la parité et l’égalité professionnelle.

 

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                                                       " Ne me tweete pas ! "


 

Hollande et le gang des misogynes.  A la mairie de Paris, elle a beaucoup fait la potiche, mais elle a aussi lancé des campagnes sur le dépistage du cancer du sein et pesé pour qu’il y ait autant de directrices que de directeurs à la tête des administrations parisiennes. « Elle a cessé de subventionner les associations anti-avortement, a aidé les structures d’aide aux femmes battues et aux femmes de la rue », ajoute Martine Billard, la coprésidente du Parti de Gauche.

 

Porte-parole de sa « grande sœur en politique », Martine Aubry, pendant la primaire socialiste (les deux femmes se sont depuis brouillées), elle a passé son temps à dépeindre l’équipe de François Hollande comme un gang de cumulards misogynes. Et le fait qu’elle soit une femme est pour l’instant le principal argument de ses supporters : une femme maire de Paris, disent-ils, ça aurait de la gueule. Corollaire : ne pas soutenir la belle de Cadix, c’est être un sale macho.

 

Face aux électeurs, cette mère de trois enfants se présente en maman-qui-se-coltine-comme-vous-les-problèmes-de-vie-quotidienne. Clin d’œil appuyé d’un ex-collaborateur : « C’est une femme NORMALE. »

 

Pour le sociologue Jean-Louis Missika, un des responsables de sa campagne : « Par rapport au modèle classique de l’apparatchik socialiste, elle apparaît comme quelqu’un en contact avec la vraie vie. »

 

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                                                "  C'est bon, je peux y aller la route est dégagée ! "


 

« Un choix marketing ».  C’est déjà ce qui avait séduit Bertrand Delanoë à quelques mois des municipales de 2001. « Bertrand a vu en elle un élément nouveau dans la vie politique parisienne », rappelle le député européen Pierre Schapira. Elle suscitait la curiosité : c’est qui cette fille ? Un maire d’arrondissement de la majorité assure qu’elle n’a « jamais été autre chose qu’un choix marketing ».

 

Elle milite depuis 1994 dans le XVe arrondissement. A l’époque, s’il y en a un que ses camarades de section imaginent faire une carrière politique, c’est plutôt Philippe J., son premier mari. Mais le premier secrétaire Jospin sonne l’heure des femmes.

 

Caroline Heloin, sa témoin de mariage, décrit : « Anne est une fille qui se dit : “Pourquoi pas moi ? Essayons !” Elle se donne des objectifs et elle s’y tient. C’est pareil en vacances : elle nous trouve des buts de promenades et nous empêche de lézarder. »

 

Début 2000, les socialistes parisiens doivent désigner leurs chefs de file locaux et choisir entre Jack Lang et Bertrand Delanoë. Dans le XVe arrondissement, le scrutin interne vire au duel entre Pervenche Bérès (fabiusienne, pro-Lang) et Anne Hidalgo (pro-Delanoë).


 

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                                                                                   " Schlack ! "

 

 

Des militants fantômes.  Au cours du mois de décembre 1999, une des sections de cet arrondissement voit son nombre d’adhérents croître subitement. Sauf que certains résident à des adresses qui n’existent pas. Des membres de cabinets ministériels qui n’ont aucun lien avec le XVe se découvrent une soudaine passion pour cet arrondissement... Anne Hidalgo a-t-elle été désignée grâce à l’appui de quelques militants fantômes ? Le PS parisien a enterré l’affaire, mais le soupçon demeure.

 

Aujourd’hui, rapporte un proche, elle est convaincue qu’il y a « une rencontre harmonieuse entre sa réalité profonde et l’identité de Paris ».

 

Autrement formulé par un responsable socialiste local (par ailleurs homosexuel affiché) : « Il est évident que les Parisiens vont élire cette femme. Venue d’ailleurs, moderne, avec sa petite veste en cuir. Elle est comme eux. Et chez les gays, c’est du délire. C’est trop la maman qu’ils veulent. »

 

Lire l’article de Rue 89

 

 

                                                            C'est trop la maman qu'ils veulent
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                                    "Je vais vous empêcher de lézarder, croyez moi "

 

 

 

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:40

 

Le Parisien : Le 18 septembre 2012

 

Des abus qui durent depuis sept, huit, voire dix ans selon la CGT !

 

La Ville de Paris abuse-t-elle des contrats aidés, ces emplois, en partie financés par l'Etat, et réservés aux· personnes en grande difficulté? Une décision du tribunal des prud'hommes, prononcée vendredi dernier, vient, en tout cas, de la condamner à onze reprises pour avoir employé des agents de la Ville, bien au-delà du cadre fixé par la loi. Et ordonné la requalification· de leur contrat en COI (contrat à durée indéterminée), assortie d'une indemnité de 2000 €. Ceux dont le contrat a déjà pris fin à la date de l'audience, percevront des indemnités de rupture, fixées entre 12000 € à 15000 €.

 

Pour la CGT, qui porte le dossier depuis quatre ans, c'est une incontestable victoire, et le syndicat annonce même de nombreux autres dossiers en attente de jugement qui pourraient «coûter entre 400000 € et 2,5 millions aux finances municipales », si les prud'hommes donnaient une fois encore raison aux salariés.

 

« Depuis des années, la Ville utilise ces personnes à bas coût, en insertion professionnelle, dans les mairies d'arrondissement, les services de communication, de nettoyage, les écoles, mais la grande majorité d'entre elles ne bénéficient pas d'un encadrement spécifique", martèle la correspondante du collectif des précaires de la CGT-Ville de Paris.

 

Certains sont là depuis sept ans, huit ans, parfois même une décennie, effectuant pour un peu plus de 1000 € par mois, le travail de titulaires alors que la Ville a une obligation de formation devant permettre à ces salariés en insertion de trouver un travail pérenne sur place, ou à l'extérieur. Les dernières condamnations résultent d'un recours toujours trop massif à des emplois précaires. »

 

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                                 Je crois que ces condamnations résultent d'un recours massif aux précaires ! 

 

 

Elle devra exécuter la décision rendue   La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle devra exécuter la décision rendue. Néanmoins, pour Christian Sautter, adjoint de Bertrand Delanoë en charge de l'emploi, du développement économique et de l'attractivité internationale, la Ville n'a pêché, selon lui, que «par excès de zèle social ».

 

«Nous avons, il est vrai, reconduit au-delà des limites prescrites par la loi certains de ces contrats. Mais il s'agissait de seniors ou de personnes handicapées, affirme-t-il, mais en aucun cas nous n'avons utilisé ces salariés en grande difficulté pour remplacer les titulaires. D'ailleurs, pour encadrer les 1500 contrats employés par la Ville, 800 tuteurs sont mobilisés et leur consacrent du temps avec une totale abnégation.

 

Nous avons compris les reproches des prud'hommes concernant ces quelques cas, et, depuis le lancement des procédures, nous. restons désormais dans le cadre fixé en ne renouvelant pas certains contrats.C'est pourquoi nous sommes passés de 1700 à 1500 contrats aidés ... »

 

La CGT, quant à elle, compte bien continuer son combat pour la « déprécarisation des emplois aidés et leur titularisation dans les services de la Ville ».

 

Des contrats très encadrés   Un emploi aidé est un contrat de travail visant à favoriser l'insertion dans l'emploi de personnes en difficulté, et pour lequel l'employeur reçoit une aide financière qui réduit le coût du travail. En contrepartie de cette aide qu'il reçoit, l'employeur doit mettre en œuvre des actions d'accompagnement du salarié.

 

La durée maximale des contrats aidés est fixée par la loi à deux ans, sauf pour les personnes âgées de plus de 50 ans bénéficiaires d'une allocation, et les salariés handicapés, pour qui elle peut aller jusqu'à 60 mois.

 

Selon la CGT, près de 300 agents de la Ville de Paris en contrat aidé auraient dépassé cette durée légale, « ce qui a permis à la mairie, affirme le syndicat, de faire travailler des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 


 

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                                           " Attends, Bertrand, là franchement t'abuses ! "

 

 

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 14:33

 

Metro : Le 18 septembre 2012

 

Oh ! Mais attention, abuserait seulement !

 

La Mairie de Paris a été condamnée à onze reprises à embaucher du personnel en contrat indéterminé ou à verser des indemnités de licenciement, selon la CGT. La Ville invoque le soutien à des personnes en difficulté sociale.

 

Trop d'emplois précaires à la Mairie de Paris ? La Ville a été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement de 12.000 à 15.000 euros, a annoncé lundi la CGT.

 

La première condamnation est tombée le 28 mars, les dernières vendredi, a précisé Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, qui a assisté certains plaignants devant les prud'hommes. La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle a d'ores et déjà dû s'y plier.

 

235 personnes concernées.  La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon Alain Derrien, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale. Ces contrats "ont permis à la mairie d'embaucher des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial", a expliqué le syndicaliste.

 

"L'idée du contrat aidé est louable. Sauf que dans les faits la Ville a beaucoup tiré sur la corde. Certaines personnes en contrat aidé sont là depuis plus de dix ans. Dans une période de rigueur où toutes les directions doivent rendre des postes, les contrats aidés permettent d'employer des personnes sur des emplois de fonctionnaire hors poste budgétaire", a-t-il poursuivi.

 

"Nous respectons les limites légales"  La Mairie de Paris a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à des personnes socialement fragiles. "Nous avions prolongé dans un certain nombre de cas les contrats aidés pour des seniors ou des personnes en situation de handicap, a déclaré Christian Sautter, adjoint au maire de Paris en charge de l'emploi. Nous nous sommes fait taper sur les doigts par les prud'hommes, et nous respectons désormais les limites légales. C'est nécessaire d'un point de vue juridique, mais cela pose question d'un point de vue moral".

 

Paris emploie environ 1.500 personnes en contrat aidé. Le taux de retour vers un emploi durable est de 30%, selon Christian Sautter. Le groupe UMP au conseil de Paris a dénoncé lundi "une opacité totale sur les finances de la Ville, des abus répétés sur l'embauche des personnels et une communication totalement verrouillée lorsqu'il s'agit de rendre des comptes".

 

Lire l’article de « Metro »

 

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                                             - " Bertrand, je crois qu'on abuse là ! "

                               - " Mmmm,  c'est l'amie ou l'inspectrice du travail qui parle ? "

 

 

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:40

 

AFP : Le 17 septembre 2012

 

La Mairie de Paris devra verser de lourdes indemnités de licenciement !

 

La Ville de Paris a été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement, a annoncé lundi la CGT.

 

"Ces condamnations résultent d'un recours toujours trop massif à des emplois précaires", a dénoncé la CGT dans un communiqué.

 

La première condamnation est tombée le 28 mars, et les dernières vendredi, a précisé Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, qui a assisté certains plaignants devant les prud'hommes.

 

La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle a d'ores et déjà dû s'y plier.

 

Contactée, la Ville de Paris n'était pas immédiatement disponible pour réagir lundi après-midi.

 

La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon M. Derrien, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale.

 

Ces contrats "ont permis à la mairie d'embaucher des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial", a expliqué le syndicaliste.

 

"L'idée du contrat aidé est louable. Sauf que dans les faits la Ville a beaucoup tiré sur la corde. Certaines personnes en contrat aidé sont là depuis plus de dix ans. Dans une période de rigueur où toutes les directions doivent rendre des postes, les contrats aidés permettent d'employer des personnes sur des emplois de fonctionnaire hors poste budgétaire", a-t-il poursuivi.

 

Onze personnes ont obtenu gain de cause en première instance devant les prud'hommes. Ceux dont les contrats étaient en cours ont obtenu un CDI, et ceux dont les contrats s'étaient achevés ont reçu une indemnité de licenciement de 12.000 à 15.000 euros.

 

En tout une trentaine de procédures ont été engagées par la CGT selon M. Derrien.

 

Information reprise par 20 Minutes,  Notre Temps, France 24,La Gazette des Communes, Le Figaro, L'Entreprise, BFM, L'Echo Républicain, Nice Matin, Alternatives Economiques , La Montagne, etc....

 

 


                               La Mairie de Paris n'était pas disponible pour réagir à l'AFP                  delanoe programa                              " Je crois que c'est la CGT qui a maintenant un temps d'avance "

 

 

                                                                                             

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:37

 

Face aux lourdes amendes, la Ville de Paris menace de licencier 1 700 personnes !

 

La Mairie de Paris a été condamnée par le tribunal des Prud’hommes car elle usait et abusait de Contrats Aidés, ces emplois subventionnés par l’Etat ou la Région, nous apprend le « Canard Enchaîné » dans son édition du 22 août.

 

Sous la houlette syndicale, une dizaine d’agents en Contrat Aidé ont saisi les Prud’hommes obtenant ainsi la requalification de leur contrat en CDI, assortie de 2 000 euros de dommage et intérêt. Pour ceux dont le contrat avait déjà pris fin, la Ville de Paris a été condamnée à leur verser de 12 000 à 15 000 euros pour indemnité de rupture.

 

D’autres dossiers sont en attente de jugement, selon le journal satirique et cela pourrait coûter cher à la municipalité dirigée par Bertrand Delanoë. « Si les 200 cas litigieux réclament leur dû aux Prud’hommes, cela pourrait coûter entre 400 000 euros et 2,5 millions aux finances municipales selon que les contrats sont arrivés ou non à terme » affirme le syndicat CGT au Canard Enchaîné.


 

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                                  2,5 millions d'euros d'amendes ? Ah, les boules !


 

Car à Paris, et c’est une (bien mauvaise) habitude, les contrats aidés sont prolongés bien au-delà de leur durée réglementaire permettant à la Mairie de Paris d’avoir une main d’œuvre très bon marché. Ces emplois payés au SMIC ne lui coûtent que 20%, le reste étant subventionné par l’Etat. . « Ces contrats précaires coûtent, grâce aux subventions, infiniment moins chers que l’embauche de fonctionnaires, et en plus les gens travaillent beaucoup de peur de ne pas êtres gardés  » déplore la CGT au palmipède.

 

Ce petit arrangement avec le droit du travail aurait selon la Ville un but louable : Poursuivre « un objectif social d’intérêt général ». Ben, voyons.

 

En abusant de ces contrats, la Mairie de Paris affirme sans rire « aider à la réinsertion de personnes très éloignées de l’emploi », même si pour cela elle ne leur offre bien sûr aucune formation qualifiante pourtant obligatoire dans ce genre de dispositif. Généralement une fois dehors, les personnes en Contrats Aidés sont renvoyées à leur triste sort et se retrouvent souvent « très éloignées de l’emploi » pour reprendre la formule municipale.  



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  Bah, tant que c'est pas des emplois fictifs 

 

                                                                

Toutefois confrontée à ces condamnations la Ville de Paris menace de mettre 1 700 personnes dehors. Car pour se mettre en conformité avec la loi, la Mairie qui ne manque pas de souffle, affirme « qu’au lieu de continuer d’accompagner ses personnes, elle se voyait contrainte de ne pas renouveler leurs contrats » oubliant de préciser au passage qu’elle ne les aurait de toutes façons pas renouvelés et qu’en ne leur proposant aucun débouché professionnel le seul « accompagnement » qu’elle donnait, allait plutôt vers la sortie.

 

De leur côté, les syndicats réclament à la Mairie de Paris de les embaucher. En pure perte semble-il, la Ville préférant visiblement développer sa communication et multiplier les projets de prestige. On voit donc que les avis sont partagés.

  

De toute façon, pour la Mairie de Paris, le réservoir semble inépuisable puisque le nouveau ministre des finances, Michel Sapin, vient d'annoncer la création de 60 000 nouveaux contrats aidés à destination du « secteur non marchand » et des administrations (lire ici).

 

Parions que la Ville de Paris n’hésitera pas à venir piocher, non sans cynisme, dans cette nouvelle main d’œuvre bon marché. Pour se retrouver face à de nouvelles condamnations ?

 

Publié aussi sur "Miroir Social"


 

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                                Je te promets, ceux là c'est pas des Contrats Aidés ! 

 

 

 

 

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