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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:34

 

ActuaLitté : Le 14 septembre 2012

La Mairie de Rennes a finalement laché "deux-trois trucs" !

Le mouvement social qui avait pris les bibliothèques de la Ville de Rennes d'assaut ne se poursuivra probablement pas sur une troisième semaine. Depuis le 1er septembre, un préavis de grève avait été initié par la CGT, puis reconduit le samedi 8 septembre, alors que la ville ne souhaitait pas reprendre les négociations.

Pour le Maire PS de la ville de Rennes, Daniel Delaveau, pas question d'ailleurs de se mettre autour de la table : « Il y a eu deux ans de discussions, de concertation, de négociations et de concessions. Dans ces conditions, il n'y aura pas de reprise des discussions. » (voir notre actualitté

Au coeur du problème, l'augmentation de la plage horaire des ouvertures d'établissements. « Les organisations syndicales et le personnel ne sont pas contre une évolution des horaires, ayant fait des propositions dans ce sens. Le projet actuel fait peser de nouvelles contraintes importantes sur le personnel sans compensations et remet en question la qualité du Service Public sans résoudre le problème de la précarité », soulignaient les syndicats CGT et CFDT.  

Cependant, la CGT nous informe dans un communiqué que le dialogue a pu reprendre avec la Ville, et qu'au terme d'une réunion, trois points majeurs, présentés durant une assemblée générale, ont pu être présentés à la mairie : 

• 1h30 de bonification par samedi travaillé toute l'année, récupérée ou payée: Accepté

• Possibilité de poser deux samedis dans l'année: Un seul samedi accepté l'été, plus un autre dans l'année

• Fermeture les samedis l'été: Refusé 

Deux points sur trois qui auront donc été concédés par la Mairie, injoignable au moment de la rédaction de cet article. Pour la CGT, cette évolution marque de toute manière un réel progrès. « Les agents, grâce à leur détermination, ont réussi avec l'intersyndicale à ré-ouvrir le dialogue avec les élus. Ils ont obtenu des avancées pour eux-mêmes. Mais pour l'instant rien n'est réglé sur la question des précaires, des nouveaux horaires et de la qualité du service rendu aux usagers. Des promesses nous ont été faites quant à l'évaluation des nouveaux horaires : il s'agira d'être particulièrement vigilants sur la restitution de cette évaluation. » 

Mais évidemment, ce n'est qu'un début et le combat continue. Mais la grève, elle, s'arrêtera, en attendant que les personnels se soient exprimés en faveur, ou non, de sa poursuite.  

« Dans tous les cas, continuer sans tarder un travail entre l'intersyndical et les agents, pour des propositions sur les horaires, les travailleurs précaires dans les bibliothèques, vos conditions de travail, la qualité du service rendu aux usagers. D'une manière générale, nous vous aiderons à vous exprimer sur la pratique de votre métier dans les bibliothèques de Rennes », poursuit la CGT. 

 Lire l'article de ActuaLitté 

 

                                                            Jean Marc Ayrault avec le Maire de Rennes       

               a_08c1336fde.png

                                          "  Bon, je vois que t'as quand même laché deux-trois trucs  "

 

 

Lire aussi

Rennes : Toujours une majorité de bibliothèques touchée par la grève !

Rennes : Nouveau préavis de grève dans les bibliothèques pour le samedi 8 septembre.

Rennes : La majorité des bibliothèques touchée par le mouvement de grève !

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:21

 

Le Parisien : Le 14 septembre 2012

 

Les syndicats ont demandé l’ouverture d’une enquête sur la sécurité des lieux.

 

Un agent de sécurité du musée parisien a été grièvement blessé par la chute d’une porte coupe-feu. Les syndicats ont demandé l’ouverture d’une enquête sur la sécurité des lieux.

 

La série noire continue. Après un vol de tableaux rocambolesque en 2010 et la convocation d’un comité d’hygiène et de sécurité exceptionnel (CHS) le 19 octobre 2011 pour défaillance du système de sécurité, le musée d’Art moderne de la ville de Paris, contigu au Palais de Tokyo, avenue du Président-Wilson (XVIe), vient à nouveau de connaître un désagréable événement qui laisse les personnels du site amers.

 

Mardi matin, un jeune agent de sécurité de 25 ans a été écrasé par une porte coupe-feu de près de 4 m de haut et de plus de 100 kg, alors qu’il effectuait une ronde au rez-de-chaussée du musée. Hospitalisé d’urgence, l’homme souffre d’une double fracture du pied et de différentes blessures à la tête et à la mâchoire, qui lui ont valu plusieurs points de suture. Lire ici                                            

 

La CGT parle de « délabrement » d’une partie des musées. L’accident est survenu alors que l’employé a ouvert la porte, extrêmement lourde : « Elle s’est alors dégondée, affirme un représentant du syndicat Force ouvrière, avant de tomber sur l’agent qui n’a pas pu l’éviter. Il aurait pu y laisser sa vie… Et c’est d’autant plus inadmissible qu’elle était signalée comme défectueuse, mais rien n’avait été fait pour la réparer. Ce qui aurait permis d’éviter qu’un drame se produise ».  

 

                    5941015981 Le-musee-d-art-moderne-de-la-ville-de-Paris

                                     La situation reste flou au Musée d'Art Moderne ! 

    

 

Comme FO, la section CGT des affaires culturelles a demandé à Bruno Julliard, nouvel adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë, et présent au comité d’hygiène et de sécurité de la Direction des affaires culturelles (DAC), l’ouverture immédiate d’une enquête dans le cadre du CHS. « Le musée d’Art moderne, affirme-t-on à la CGT, n’est pas un cas isolé : dernièrement, le musée Carnavalet a été le théâtre de faits similaires, avec l’effondrement d’une porte et la chute de pierres. On ne peut que constater le délabrement d’une partie des musées parisiens. Leur regroupement dans un établissement public dès le 1er janvier, auquel la CGT s’est toujours opposée, est déjà source d’inquiétude. »

 

Hier soir, la Direction des affaires culturelles a fait savoir que l’enquête était immédiatement lancée et que les résultats seraient connus prochainement. Mais la CGT ne décolère pas : « La dangerosité de cette porte était signalée par une simple étiquette. Rien n’a été fait pour résoudre ce problème et l’accident dont a été victime ce garçon nous a été signalé par un simple e-mail laconique du bureau de prévention des risques professionnels de la DAC! » L’agent blessé, lui, a été opéré de la cheville, et se remet de ses blessures.

 

Deux ans de couacs à répétition.  Depuis deux ans, le musée d’Art moderne est régulièrement sous les feux de l’actualité… Mais rarement pour de bonnes raisons. En mai 2010, cinq toiles (un Picasso, un Matisse et un Modigliani, un tableau de Braque et un autre de Léger), d’un montant estimé entre 100 et 200 M€, se volatilisent en pleine nuit. L’alarme anti-intrusion n’a pas fonctionné et, immédiatement, la polémique enfle autour de la sécurité du lieu.

 

Aujourd’hui, ni « la Pastorale » de Matisse ni « le Pigeon aux petits pois » de Picasso n’ont été retrouvés. Les autres toiles non plus, malgré l’arrestation des voleurs présumés en octobre 2011. En novembre 2010, un tableau de Jean-Michel Basquiat, « Cadillac Moon 1981 », est vandalisé à coups de feutre.

 

En septembre 2011, enfin, le musée d’Art moderne faisait encore parler de lui. Les syndicats ont appris que la préfecture de police de Paris avait émis des réserves sur la sécurité incendie. Ils avaient déposé une demande afin que la mairie de Paris organise un comité d’hygiène et de sécurité exceptionnel.

 

Lire l'article du "Parisien"  

 

 

                                  Anne Hidalgo, nouvelle présidente des musées parisiens   Capture-decran-2012-06-07-a-18

                          Ah, t'as voulu être présidente? Ben, démerdes toi maintenant

 

   

Lire aussi:

Anne hidalgo nommée présidente des musées parisiens !

Le Musée d’Art Moderne menacé de fermeture à cause des risques d’incendie !

Le Parisien : Le musée Carnavalet évacué

La mort évitée de justesse au musée Carnavalet

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:05

 

 

Pour privilégier un public, la Ville de Paris va-t-elle en exclure tous les autres ? 

 

Les bibliothèques, c’est un fait, subissent de plein fouet l’apparition des nouvelles technologies et la dématérialisation des supports. Pour certains professionnels, cette révolution numérique qui est loin d’être terminée, remet en cause, sinon leur existence même, du moins l’usage et la destination du lieu.

 

Comment les bibliothèques peuvent-elles répondre à ce défi si l’on a plus besoin de s’y rendre, et que l’on peut tout consulter à distance ? Doit-on segmenter ou privilégier des publics ? Présenter des collections plus ludiques ? Transformer la bibliothèque en « lieu de vie » ? C’est, semble t-il, les réponses que tente d’apporter la Mairie de Paris avec l’inauguration en 2015 de la future bibliothèque du Forum des Halles (1er arrondissement) baptisée pour le moment « Canopée ».

 

Cet espace serait dédié à un seul type d’usager : « la génération Y » ou les « digital natives » selon le jargon consacré. Et les autres, ceux de la génération W, XXX ou β : où iront-ils ? Peut-on les exclure d’un projet aussi central ? Cette expérience, si elle est menée à terme, signe peut-être l’abandon du concept de « bibliothèque pour tous ».

 

 

 

                                         Paris: Vision du Forum des Halles en 2015

             viewmultimediadocument

                                              La future bibliothèque devrait se trouver quelque part par là !

 


1. Le lectorat rejoindra-t-il l’électorat ?   Selon la Mairie de Paris « la future  bibliothèque de la Canopée vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet ».  Mais qu’elle est donc cette génération Y ?

   

C’est une génération qui a grandi dans un monde où l'ordinateur personnel, le jeu vidéo et Internet sont devenus de plus en plus importants, accessibles partout et qui en maitrisent tous les usages. Toutefois cette particularité n’est pas suffisante en soit pour justifier qu’une bibliothèque lui soit exclusivement dédiée. D’autant que la notion de génération n’est consensuelle qu’en démographie et que le lien entre appartenance générationnelle et comportements est controversé au sein de la communauté des sciences sociales. En effet, il est excessif d’attribuer systématiquement un comportement et des habitudes socio-techniques à une tranche d’âge donnée, qui plus est la tranche des jeunes dont l’hétérogénéité est particulièrement forte tant sur le point social que culturel.

 

Si l’on considère que la « génération Y » est constituée de personnes nées approximativement entre 1980 et 2000, difficile de conclure à des attentes identiques de 14 ans à 34 ans !

 

En quoi une génération dont le seul point commun serait l’usage des nouvelles technologies constitue un seul et même bloc ? Et quand bien même, pourquoi réduire cette génération à son seul dénominateur commun ? Pourquoi tenter d’isoler un public par nature très mouvant et dont les centres d’intérêts sont également très variables ? A ces interrogations la Ville de Paris n’apporte pas de réponse.

 

A moins qu’un premier tri ne soit déjà fait pour se focaliser sur un public de « jeunes adultes » (20-35) ans selon les termes même de la municipalité ? Tous, bien sur, avec le même profil sociologique ?

 

Il est vrai que la situation géographique de la bibliothèque en plein centre de la capitale, dans un quartier où le prix de l’immobilier a explosé, permet à la Mairie de faire le pari de toucher une cible homogène. Ainsi, le (jeune) lectorat rejoindrait l’électorat. Mais quid des très nombreux franciliens qui passent chaque jour aux Halles ? Car pour eux, c’est de nouveau l’exclusion…

 

                         Rush-2112-2

                                                              Beaucoup de questions sans réponse !


 

2. De la bibliothèque à la ludothèque ?   Pour ce nouveau lectorat, cette nouvelle bibliothèque doit inventer de nouvelles offres. « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Elle inclura aussi un grand nombre de revues et de postes Internet et multimédia. » Dixit la Mairie de Paris.

  

C’est donc décidé, la bibliothèque ne doit plus être l’occasion de découvrir ou d’acquérir une certaine culture, elle ne doit offrir dans le cas présent que des « collections d’actualité ». Hors du temps présent point de salut semble t-il. C’est la disparition de la « bibliothèque encyclopédique » qui se dessine. La BnF qui incarnait cet esprit au plus haut niveau, voit elle aussi disparaître des dizaines de milliers de livres de ses rayonnages (lire ici).

  

Or, si on parcourt le Manifeste de la Fédération Internationale des Bibliothécaires,l’IFLA on peut y lire : « La bibliothèque publique doit répondre aux besoins de tous les groupes d’âge.[…] Elle doit être à la fois reflet des tendances du moment et de l’évolution de la société, et mémoire de l’entreprise et de l’imagination humaines. » 


C’est également le sort réservé à la bibliothèque Goutte d’Or (18ème). Elle va connaître un réaménagement où l’on a pensé les flux du public pour favoriser la rotation des documents dont on estime qu’ils doivent sortir le plus rapidement et reléguer en fond de bâtiment les collections considérées comme les plus difficiles d’accès. Un peu comme dans hypermarché, avec ses têtes de gondole et ses promotions !

 

Le public n’adhère pas forcement à la vision de la bibliothèque du Futur que défend Paris si l’on en croit l’étude américaine « Perceptions of Libraries and Information Resources », portant sur les perceptions et les comportements du grand public vis-à-vis des bibliothèques et des sources d’information. La perception de la bibliothèque comme lieu de référence du savoir livresque est toujours aussi tenace : En 2005, la plupart des Américains (69 %) associe le terme "livre" à celui de "bibliothèque"; en 2010, ils sont 75 %. Ce grand public il est vrai ne correspond pas forcément à celui dont rêve la Mairie de Paris.

En plus d’être ludique la nouvelle bibliothèque doit d’être numérique puisque « Elle inclura aussi un grand nombre de postes Internet et multimédia. »  Mais est on sûr que l’installation massive de postes internet et multimédia, instruments bientôt obsolètes selon certains, est le seul horizon indépassable des bibliothèques ?  

La connexion massive à Internet à partir de postes informatiques de la bibliothèque ou de manière plus étonnante à partir de connexion Wifi n’est elle pas paradoxale ? Si c’est bien la dématérialisation de l’information qui remet en cause le lieu physique qu’est la bibliothèque, pourquoi s’y rendre pour consulter Internet alors que l’on peut le faire de n’importe où, et surtout de chez soi ?

C’est le paradoxe du connecté : un nomade tellement peu mobile qu’il doit venir à la bibliothèque qui n’est pourtant pas spécialement un lieu de passage (au contraire d’une gare ou d’un aéroport) pour se connecter, en réalité pour se fournir gratuitement en électricité, pour recharger son téléphone et faire marcher son ordinateur portable. Ce qui n’est en principe pas l’objectif d’un service public. D’autant que rien n’est fait par ailleurs à Paris pour réduire les inégalités liées à la « fracture numérique ». Dans la capitale, assurément, le social et le culturel ne font pas bon ménage  

                      496 secretsociety cd front

                                                          Au service exclusif d'un certain public ?

 

                                         

3. La bibliothèque, un nouveau lieu de vie au service exclusif d’un certain public ?  La réalité c’est que la mairie de Paris veut élargir le champ des concepts de la bibliothèque du futur en y intégrant la notion de cohabitation des publics.

 

Celle du Forum des Halles « compte tenu de son environnement sera fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence  et « espaces chauds » plus conviviaux. » insiste la municipalité parisienne

 

Elle s’inscrit en ce sens dans un courant de pensée de plus en plus développé qui laisse à croire que les bibliothèques ne sont aujourd'hui fréquentées que par une majorité d'usagers ne s'intéressant non pas aux collections, mais cherchant un espace convivial - un lieu à vivre : c'est le concept de la bibliothèque "troisième lieu". Ce concept n’est d’ailleurs guère éloigné de celui de « lieu de vie » développé par certaines enseignes commerciales. (Lire ici l'article publié par "marketing.fr" ) 

   

Pour les défenseurs du troisième lieu vouloir continuer à travailler sur le modèle traditionnel de la bibliothèque encyclopédique, sans s'apercevoir que les pratiques de la lecture ne sont plus les mêmes qu'il y a trente ans, c'est refuser les réalités et l'évolution du monde extérieur.

 

Pour être digne de ce « troisième lieu » les bibliothèques doivent donc s’adapter et privilégier des collections ludiques (guide de voyage notamment), avoir une cafétéria en son sein, des endroits pour consommer, téléphoner, d’où l’idée « d’espace chaud » qui avait suscité la réaction de la CGT des affaires culturelles. Lire ici son texte intitulé «une bibliothèque qui souflera le chaud et le froid" .

 

La Mairie de Paris pense également à développer la réservation et la livraison à domicile des livres par internet comme si une bibliothèque se réduisait à une simple filiale d’Amazon. Mais comment caser dans 1 000 m² une cafétéria, un cyber café, un salon de lecture, des tables de travail, des bornes de recharge pour PC et portable et… des livres ?

 

Du « service public » au « service aux publics » et maintenant au « service exclusif d’un certain public », est-ce l’évolution souhaitable de la lecture publique à Paris ? Pas sûr que les bibliothécaires et les usagers y gagnent. Surtout que dans le même temps on observe une baisse continue des budgets d’acquisition, et qu’on sent poindre la volonté de fermer une partie des « petites bibliothèques » de proximité.

 

 

                        Rennes-Mammouth-1973-09

                                                              Le "troisième lieu" !


 

4. La bibliothèque pour tous ou la bibliothèque pour chacun ?  Si le projet de cette nouvelle bibliothèque du Forum des Halles, qui cible très clairement une frange supposée (et idéalisée ?) de la population en en excluant de facto une large partie était vraiment mis en œuvre, ce serait sans aucun doute le premier pas de la remise en cause de la bibliothèque pour tous.

 

On ne peut pas réduire un public à une simple appartenance générationnelle ou communautaire, ou alors il faut également des bibliothèques pour séniors, pour jeunes bretons et vieux corses et inversement. On passerait alors de la bibliothèque pour tous à la bibliothèque pour chacun, selon un mot d’ordre en vogue dans les milieux culturels ? (Lire ici une mémoire sur ce sujet publié par l'ENSSIB)

 

Il semble plutôt que ce projet ne réponde qu’à une volonté d’affichage électoral pour faire oublier les difficultés que rencontrent les professionnels ainsi que les usagers des bibliothèques parisiennes. Car aujourd’hui, si Paris est bien la Capitale de la France, elle a perdu depuis longtemps son rôle moteur dans l’innovation bibliothéconomique et l’excellence culturelle. Les grandes métropoles telles que Bordeaux, Lille, Lyon ou Toulouse pourraient donner des leçons d’humilité aux responsables du projet de la Canopée…

 

Il est toujours possible que la création de cette future « bibliothèque métropolitaine » qui s’insère dans le projet pharaonique de rénovation du Forum des Halles » (autour d’un milliard d’euros) ne se réduise finalement qu’à un simple cyber-café, amélioré de « collections d’actualité » histoire de justifier ce gaspillage d’argent public. 

 

Rappelons que la Mairie de Paris s’était engagée lors de la création de la BPI au centre Pompidou, à construire parallèlement une grande bibliothèque publique, sur le modèle des bibliothèques centrales métropolitaines, afin de fédérer réellement un réseau de bibliothèques de proximité. Cela aurait eu l’avantage de mieux servir le territoire et ses usagers, de répondre à une demande croissante d’un grand espace central et de développer par la suite des unités de quartier, plus ou moins spécialisées, sans renoncer ni à l’encyclopédisme des collections ni à la convivialité tout en répondant aux défis de l’ère numérique.


Maintenant, si la Canopée est le futur de la bibliothèque alors ce futur est bien peu ambitieux…


 

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                                              Un futur bien peu ambitieux

  

 

 

 

Lire aussi:

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

Bientôt moins de livres en bibliothèques ?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:35

 

ActuaLitté : Le 10 septembre 2012

 

Par Saint Jacob et Saint Delafon

 

La simple présence de publicité dans les bibliothèques publiques suffit à faire grincer des dents. Une institution de Toronto avait d'ailleurs ouvert le bal en imprimant des messages publicitaires au dos de ses bulletins de dates de retour - si, le truc qu'on oublie toujours... Et voila que la bibliothèque de Port Chester-Rye Brook à New-York décide de prêter un support original aux annonceurs : ses rouleaux de papier hygiénique. 

 

Les moyens de financement des bibliothèques publiques sont réduits dans de nombreuses institutions. Celles-ci ressentent désormais le besoin de trouver des solutions novatrices pour constituer leurs budgets. 

 

La bibliothèque de Port Chester pense avoir récemment trouvé son salut par l'intermédiaire de la société Star Toilet Paper. Selon la directrice Robin Lettieri, l'utilisation d'un papier toilette publicitaire à l'intérieur des waters de son établissement permettra d'économiser 70.000 $ annuels. Ce stratagème sera mis en place dès le mois d'octobre.

 

Pour ce qui concerne les détails techniques : le papier sera recyclé à 100 %, comportera deux plis pour le confort des usagers, et sera imprimé avec une encre à base de soja. Les lieux qui utiliseront ce papier-réclame le recevront gratuitement. (Les annonceurs paient 99 $ pour 20.000 annonces qui apparaissent sur environ 160 rouleaux).


 

                       papier-toilette-bibliotheque

 

Ce projet intervient quelques mois après que les contraintes budgétaires ont forcé la bibliothèque à des restrictions horaires et l'élimination de deux postes à temps partiel, selon le quotidien Port Chester (bien que quelques heures ont été restaurées lorsque la municipalité a offert un financement supplémentaire de 23.000 $ à l'institution).

 

Robin Lettieri, satisfaite de ses relations avec Star Toilet Paper, a annoncé : « Nous avons le dernier mot sur le choix des annonceurs, par exemple, nous ne voulons pas d'une publicité pour un bar dans la salle des enfants. »

 

La directrice ne s'attendait pas à ce qu'autant de médias relayent l'information, et ce jusqu'à une chaîne de télévision de New Delhi. Elle a réagi : « Nous avons fait une magnifique rénovation ici, et nous avons toute cette publicité à cause du papier toilette. [...] Mais ils disent tous qu'il n'y a rien de tel que de la mauvaise publicité. »

 

Ouf, les bibliothèques publiques ne sont pas encore au bout du rouleau.

 

Lire l’article de ActuaLitté


 

                                      'WASH YOUR HANDS OFTEN' - NARA - 516049

                                                              Gosh! J'ai de la publicité plein les mains !

 


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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 16:43

 

ActuaLitté : Le 09 septembre 2012

 

Bibliothèques de Rennes : Une histoire d'horaires qui fait horreur !

 

Depuis le samedi 1er septembre, où un préavis de grève avait circulé entre les établissements de la ville, le mouvement ne s'est pas vraiment ralenti. La majorité des bibliothèques a suivi l'appel à la grève, lancé par la CGT, et qui annonce sa reconduction, ce samedi 8 septembre, « après l'échec des pourparlers ». 

 

 « Il y a eu deux ans de discussions, de concertation, de négociations et de concessions. Dans ces conditions, il n'y aura pas de reprise des discussions », avait assuré le Maire PS de la ville de Rennes, Daniel Delaveau. Mais la CGT estime qu'en guise de discussions, c'est avant tout un non ferme qui a été opposé : « Lors de l'unique rencontre avec l'élu à la Culture, à la question des syndicats "êtes-vous d'accord pour engager une négociation?", la réponse a été : Non". Face à ce soi-disant dialogue social, la bonne volonté du personnel a atteint ses limites. »

 

Or, la grève portait également sur le manque de salariés face à une augmentation des horaires d'ouverture. Un porte-parole de Rennes Métropole expliquait alors à ActuaLitté : « Quant aux créations de postes, il s'agit d'un effort particulièrement significatif adapté aux besoins générés par la nouvelle grille horaire. Quelle autre ville peut être citée pour ce type de décision dans les derniers mois ? Ces postes vont très concrètement permettre de renforcer les équipes de plusieurs bibliothèques. » (voir notre actualitté)

 

Petite accalmie, peut-être, dans ce mouvement social en Bretagne ? Mercredi, une nouvelle rencontre entre syndicalistes et pouvoirs publics est prévue. Sur onze établissements, six ont poursuivi l'appel à la grève sur l'ensemble de la semaine passée, et d'autres pourraient également suivre. CFDT et CGT sont à l'unisson : « Les organisations syndicales rencontrent à nouveau l'administration et les élus mercredi prochain espérant aboutir à un accord. Le dialogue semble à nouveau ouvert, mais les organisations et le personnel restent vigilants et mobilisés. » (via Paris Culture)

 

Rendez-vous est donc fixé mercredi, pour déterminer si la grève se prolongera une seconde semaine.

 

Lire l'article de ActuaLitté


 

 

                DIR Rennes 5

                                Rennes: La municipalité cherche une issue au conflit !

 

 

 

 

 

Lire aussi

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 08:01

 

ActuaLitté : Le 10 septembre 2012

 

C'est en bonne voie… malgré l'engagement du maire du IVème, Christophe Girard !

 

Tournant avec un effectif des plus réduits, la bibliothèque jeunesse de l'Ile Saint-Louis apparaît très menacée. Selon le syndicat CGT Culture, l'établissement fonctionnerait avec trois contractuelles, la seule personne titulaire étant de catégorie C. Et, dans l'état actuel des choses, rien n'est prévu pour l'après 2012. (lire ici)

 

Autant dire que le maire du IVème arrondissement, Christophe Girard, a du souci à se faire pour cette bibliothèque. Et une menace sérieuse de fermeture pèse sur ce petit établissement. Toutefois, M. Girard s'est engagé, depuis longtemps, en faveur du maintien de cette structure. Espérons donc qu'il n'y aura pas de mauvaises nouvelles.  

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

                                           vitoux.jpg

 

 

 

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Paris : Vers la fin de la bibliothèque pour tous ?

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 15:30

 

Mais les négociations pourraient reprendre mercredi, après deux semaines de conflit !

 

« Suite à un préavis de grève, l'ouverture des bibliothèques de quartier pourrait être perturbée tout au long de la journée samedi 8 septembre », c’est l’annonce qui figurait sur la page d'acceuil du portail Internet des bibliothèques de la Ville de Rennes qui anticipait (et confirmait) ainsi le mouvement entamé samedi dernier.

 

Pour le deuxième samedi consécutif, les bibliothèques de la Ville de Rennes étaient en grève à l'appel des syndicats CGT et CFDT pour protester contre des extensions d'horaires.

     

Et ce ne sont pas moins de six établissements (sur onze) qui ont encore été touchés ce samedi 8 septembre, avec une bibliothèque, celle du quartier de Cleunay, qui s’est rajoutée à la liste de celles qui étaient en grève samedi dernier. Le mouvement reste donc encore important.

 

Cette grève, outre la question des horaires, est symptomatique d’une dégradation des rapports sociaux dans la ville dirigée par le maire socialiste, Daniel Delaveau. Toutefois il semblerait que la Ville de Rennes ne voulant pas avoir sur le dos un conflit qui pourrait être amené à durer, a décidé d'ouvrir de nouveau la porte à des discussions.

 

« Les organisations syndicales rencontrent à nouveau l'administration et les élus mercredi prochain espérant aboutir à un accord. Le dialogue semble à nouveau ouvert mais les organisations et le personnel restent vigilants et mobilisés. » Déclarent d’ailleurs de concert la CGT et la CFDT de la capitale bretonne.

 

Rendez vous donc mercredi prochain pour savoir si les bibliothèques municipales rennaises entrerons ou pas dans leur troisième semaine de conflit.

 

Publié aussi sur "Miroir Social"

 

 

 

                                         François Hollande et le Maire de Rennes, Daniel Delaveau                     image 73285631

                                    " Bon Daniel, faut me régler ça, j'ai assez d'emmerdes en ce moment ! "

 

 

 

Lire aussi

Rennes : Nouveau préavis de grève dans les bibliothèques pour le samedi 8 septembre.

Rennes : La majorité des bibliothèques touchée par le mouvement de grève !

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:11

 

Les négociations sont dans une impasse !

 

Les bibliothèques municipales de la Ville de Rennes seront de nouveau en grève ce samedi 8 septembre après l’échec des pourparlers entre la Mairie et les syndicats.

 

Un premier mouvement de grève a eu lieu samedi dernier, le 1er septembre, à l’appel des syndicats CFDT et CGT pour protester, notamment, contre des modifications des horaires d’ouverture.

 

Après la grève du 1er septembre, qui avait touché la majorité des bibliothèques rennaises, où huit d’entre elles  (sur onze) avaient été fermées partiellement ou totalement, les syndicats avaient fait des propositions aux élus qui les ont visiblement repoussées.

   

« Des perturbations du même ordre que celle du 1er septembre sont à prévoir dans le réseau des bibliothèque rennaise » préviennent déjà les syndicats dans un communiqué .

   

Remarquons désormais, que les relations sociales à Rennes entrent dans une zone de turbulences digne d'une tempête toute bretonne !

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

                                                              Rennes: L'impasse des barrières

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                                                         Les négociations sont toujours dans l'impasse

 

 

 

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Rennes : La majorité des bibliothèques touchée par le mouvement de grève !

 

                                            

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:32

 

ActuaLitté : Le 3 septembre 2012

 

Mais ce n'est pas les livres que l'on recycle

 

Le service public aurait pu en prendre un sacré coup : Le site Social Nec Mergitur révèle que « Orange » va installer quelques-uns de ses Mobo dans des établissements de prêts de la bibliothèque de Paris, dans le cadre d'un partenariat et d'un appel à projet avec la ville. À l'heure où les réseaux internes des bibliothèques ne sont toujours pas au point (voir notre actualitté), la décision avait de quoi faire sourire... Mais c'est quoi un Mobo, d'ailleurs ?

 

Une espèce de bonhomme à mi-chemin entre Wall-E et le gusse d'Android, qui se fera une joie de récupérer vos téléphones mobiles hors service, fatigués ou tout simplement inutilisés au sein de la bibliothèque Mouffetard. En s'inspirant du style d'un cochon-tirelire, Mobo accueille votre antiquité et échange même un sourire avec vous, grâce à un écran qui évolue en fonction de ses « humeurs » et du remplissage de son estomac... Et en cas de téléphone un peu trop exotique...?

 

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                                                Mobo a trouvé un vieux téléphone 

 

 

Un peu dubitatif, nous avons contacté Yves Boillot, Stratégie et Marketing à la Direction Responsabilité sociale d'Entreprise chez Orange, pour qu'il nous explique l'intérêt de Mobo, « qui n'est pas une poubelle » corrige-t-il - oups, on espère ne pas l'avoir vexé. Un peu de sérieux : la bibliothèque, donc, parce que « Notre ambition est de stimuler la collecte écocitoyenne. Nous privilégions donc les lieux de passage récurrents, dans une logique d'expérimentation plutôt que de déploiement. »

 

Pas de communication sur la marque ! La raison pour laquelle, fait curieux que même la communication d'Orange a jugé bon de mettre en avant, Mobo ne portera pas de logo Orange et sera « aux couleurs de celui qui reçoit ». Très aimable, ce petit bonhomme : « le but n'est pas de communiquer sur la marque » souligne bien Boillot, même si le seul Mobo visible pour l'instant, à la mairie du 4e, est siglé Orange... Pour la démo.

 

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                                      Humm, On dirait bien qu'"Orange" avance masqué !

 

 

C'est dans le cadre des 40 projets de mobilier urbain intelligent, choisis par les services de la Ville et le Laboratoire Paris Région Innovation, que le Mobo a été retenu, puis mis au point par un start-up de la région d'Orléans : tout l'intérêt de la bestiole réside dans le traitement qu'il réserve aux appareils mobiles - ce n'est pas ce que vous croyez. Ces derniers sont envoyés aux Ateliers du Bocage, une entreprise d'insertion gérée par Emmaüs International.

 

Ces ateliers se chargent de remettre en fonction les mobiles qui seront revendus, et les marges dégagées serviront elles-mêmes à financer les ateliers de collecte Emmaüs-Orange pour la gestion des déchets : il y en a 4 en Afrique, ce qui est peu sur un continent qui se retrouve régulièrement avec les ordures des Occidentaux sur les bras. Mais déjà pas mal. Et le site de Mobo le précise : 12 000 téléphones collectés, c'est un emploi créé en France : ça va lever un poids pour Montebourg.

 

Bon... Et le rapport avec la bibliothèque ? On doute qu'un lecteur se balade avec son portable usagé sur lui, ou même qu'il pense à prendre celui-ci avant de se rendre à la bibliothèque. Question énergie, Mobo fait heureusement dans le minimum : son écran à encre électronique (mis au point par E-Ink) limite sa conso d'électricité, mais il n'accepte que les portables et leur chargeur, oreillette et autres, sur lesquels « Orange a un engagement ». Pour jeter sa liseuse fendue ou sa tablette étoilée, il faudra repasser : préserver la planète, OK, mais il y a des limites.

 

Lire l'article de "ActuaLitté" 

 

 

                                             recyclage-electro

                                                 Un futur usager des bibliothèques parisiennes ? 

 

 

 

 

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La société « Orange » s’incruste en douce dans une bibliothèque parisienne !  

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:30

 

Si à la BNF, c’est tout bénéf, à la Mairie de Paris ….aussi !

 

On connaissait les dérives générées par les multiples partenariats commerciaux développés par la vénérable Bibliothèque Nationale de France (BnF). Désormais, c’est au tour d’une bibliothèque parisienne d’être victime de l’intrusion d’une marque dans ses propres locaux.

 

Oh, certes, la notion de sponsoring est à l’œuvre depuis longtemps à la Mairie de Paris, avec des opérations aussi diverses que « Paris Plage, « Nuit blanche », ou « Pampers » (lire ici) mais maintenant c’est aux bibliothèques municipales de subir les assauts d’une publicité déguisée. Après une première tentative avortée à la médiathèque Marguerite-Yourcenar (XVème), c’est à la bibliothèque Mouffetard (Vème) que va s’inaugurer un partenariat d’un nouveau genre, qui bien que peu culturel, n’en privatise pas moins l’espace public.

 

Au prétexte délicat d’une démarche écologique et citoyenne, la municipalité va installer dans cette bibliothèque  un collecteur de téléphones mobiles usagés. Ce collecteur baptisé « Mobo » vous sourit ou change de couleurs au fur et à mesure qu’il se remplit, car Mobo en plus d’être « ludique » est également « malin » si l’on en croit le site de présentation de l’opération.

 

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                                                  A Paris la notion de service public repart sous le bras


                                                      

Un observateur attentif remarquera toutefois que la couleur dominante de ce site est l’orange avec une palette graphique qui n’est pas sans rappeler celle d’un célèbre opérateur téléphonique. Il est vrai qu’en allant en bas de la page d’accueil on peut voir que l’opération « mobo est inspiré par Orange » avec l’apposition de son célèbre logo en sus. Précision bienvenue car notre ancien « France Télécom » s’avançait pour le moins prudemment pour se refaire, mine de rien, une virginité solidaire et écologique.

 

Mais à y regarder de près, on se demande bien quel est l'intérêt de ce "service" sinon de placer encore et toujours de la publicité dans les lieux publics. Car à lire les arguments développés sur le site de promotion, on se dit que les promotteurs d'un tel gadget auraient dû faire un tour en bibliothèque : "En donnant une seconde vie à ces mobiles, la production de CO2 pourrait être divisée par 2. En France par exemple, si 1 mobile inutilisé sur 5 était recyclé, nous économiserions 300 000 tonnes de CO2, soit l'équivalent de 2 milliards de kilomètres parcourus en voiture. Ou encore 5 202 fois la distance Terre-Lune. Qu'en dirait Jules Vernes ?"

 

Hum... passons sur l'avis de Jules Vernes, le pauvre et concentrons-nous sur cette seconde vie : en quoi le fait de refiler des vieux portables à des pays pauvres va-t-il réduire le taux de CO² ? En évitant aux portables de repartir où ils ont été fabriqués ? Par avion ou en bâteau ? Parce qu'à l'issue de leur seconde vie ils iront s'accumuler dans les déchetteries à ciel ouvert du tiers monde ? Par ce qu'en sus le robot collecteur ne consomme pas d'énergie (connexion internet, GRPS et somme toute électrique, sans parler de la fabrication,  probablement en Chine ) ?

 

Ah, vraiment, si Orange se repeint en vert avec cette grande tentative de « greenwashing », on ne voit pas bien ce que vient faire la Mairie de Paris là-dedans (et encore moins les bibliothèques). En regardant la liste des adresses où sont installés les collecteurs « mobo », on remarque que la bibliothèque Mouffetard est le seul établissement public à y figurer au côté de toutes les boutiques « Orange » de Paris. (Voir ici). Il est donc à craindre que d’autres bibliothèques soient concernées prochainement.

 

 

                               orange-telecom

                                           "  Oui, oui, la durée du prêt est bien de trois semaines "


 

Il semble que la Ville de Paris, encore une fois,  fasse preuve de plus d’énergie pour installer des boites de recyclage sponsorisées dans ses bibliothèques plutôt que de veiller à leur entretien (lire ici ou ).

 

Sachant que les bibliothèques parisiennes sont sujettes à de graves pannes informatiques récurrentes et que par ailleurs c’est la même société « orange » qui recycle ses portables et fournit les connexions wifi dans les bibliothèques et les parcs et jardins de la capitale, c’est peut être la base d’un futur partenariat pour améliorer les communications à la Ville de Paris qui se dessine ?

 

Bon en tout cas à la BnF, si c‘est toujours tout bénef, maintenant dans les bibliothèques de la Ville de Paris aussi.                                                                           

 

 

                                                             Son téléphone est en train de le lâcher !!

                                               BertrandDelanoe-8ae27

                                       " Zut,  je vais être obligé d'aller dans une bibliothèque, maintenant "

 

 

 

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