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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:40

 

Le Parisien : Le 18 septembre 2012

 

Des abus qui durent depuis sept, huit, voire dix ans selon la CGT !

 

La Ville de Paris abuse-t-elle des contrats aidés, ces emplois, en partie financés par l'Etat, et réservés aux· personnes en grande difficulté? Une décision du tribunal des prud'hommes, prononcée vendredi dernier, vient, en tout cas, de la condamner à onze reprises pour avoir employé des agents de la Ville, bien au-delà du cadre fixé par la loi. Et ordonné la requalification· de leur contrat en COI (contrat à durée indéterminée), assortie d'une indemnité de 2000 €. Ceux dont le contrat a déjà pris fin à la date de l'audience, percevront des indemnités de rupture, fixées entre 12000 € à 15000 €.

 

Pour la CGT, qui porte le dossier depuis quatre ans, c'est une incontestable victoire, et le syndicat annonce même de nombreux autres dossiers en attente de jugement qui pourraient «coûter entre 400000 € et 2,5 millions aux finances municipales », si les prud'hommes donnaient une fois encore raison aux salariés.

 

« Depuis des années, la Ville utilise ces personnes à bas coût, en insertion professionnelle, dans les mairies d'arrondissement, les services de communication, de nettoyage, les écoles, mais la grande majorité d'entre elles ne bénéficient pas d'un encadrement spécifique", martèle la correspondante du collectif des précaires de la CGT-Ville de Paris.

 

Certains sont là depuis sept ans, huit ans, parfois même une décennie, effectuant pour un peu plus de 1000 € par mois, le travail de titulaires alors que la Ville a une obligation de formation devant permettre à ces salariés en insertion de trouver un travail pérenne sur place, ou à l'extérieur. Les dernières condamnations résultent d'un recours toujours trop massif à des emplois précaires. »

 

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                                 Je crois que ces condamnations résultent d'un recours massif aux précaires ! 

 

 

Elle devra exécuter la décision rendue   La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle devra exécuter la décision rendue. Néanmoins, pour Christian Sautter, adjoint de Bertrand Delanoë en charge de l'emploi, du développement économique et de l'attractivité internationale, la Ville n'a pêché, selon lui, que «par excès de zèle social ».

 

«Nous avons, il est vrai, reconduit au-delà des limites prescrites par la loi certains de ces contrats. Mais il s'agissait de seniors ou de personnes handicapées, affirme-t-il, mais en aucun cas nous n'avons utilisé ces salariés en grande difficulté pour remplacer les titulaires. D'ailleurs, pour encadrer les 1500 contrats employés par la Ville, 800 tuteurs sont mobilisés et leur consacrent du temps avec une totale abnégation.

 

Nous avons compris les reproches des prud'hommes concernant ces quelques cas, et, depuis le lancement des procédures, nous. restons désormais dans le cadre fixé en ne renouvelant pas certains contrats.C'est pourquoi nous sommes passés de 1700 à 1500 contrats aidés ... »

 

La CGT, quant à elle, compte bien continuer son combat pour la « déprécarisation des emplois aidés et leur titularisation dans les services de la Ville ».

 

Des contrats très encadrés   Un emploi aidé est un contrat de travail visant à favoriser l'insertion dans l'emploi de personnes en difficulté, et pour lequel l'employeur reçoit une aide financière qui réduit le coût du travail. En contrepartie de cette aide qu'il reçoit, l'employeur doit mettre en œuvre des actions d'accompagnement du salarié.

 

La durée maximale des contrats aidés est fixée par la loi à deux ans, sauf pour les personnes âgées de plus de 50 ans bénéficiaires d'une allocation, et les salariés handicapés, pour qui elle peut aller jusqu'à 60 mois.

 

Selon la CGT, près de 300 agents de la Ville de Paris en contrat aidé auraient dépassé cette durée légale, « ce qui a permis à la mairie, affirme le syndicat, de faire travailler des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 


 

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                                           " Attends, Bertrand, là franchement t'abuses ! "

 

 

 

Lire aussi

Metro: La Ville de Paris abuserait des contrats précaires

La Mairie de Paris condamnée aux Prud’hommes pour emploi abusif !

AFP : La Ville de Paris condamnée pour "abus de contrats aidés"

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 14:33

 

Metro : Le 18 septembre 2012

 

Oh ! Mais attention, abuserait seulement !

 

La Mairie de Paris a été condamnée à onze reprises à embaucher du personnel en contrat indéterminé ou à verser des indemnités de licenciement, selon la CGT. La Ville invoque le soutien à des personnes en difficulté sociale.

 

Trop d'emplois précaires à la Mairie de Paris ? La Ville a été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement de 12.000 à 15.000 euros, a annoncé lundi la CGT.

 

La première condamnation est tombée le 28 mars, les dernières vendredi, a précisé Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, qui a assisté certains plaignants devant les prud'hommes. La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle a d'ores et déjà dû s'y plier.

 

235 personnes concernées.  La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon Alain Derrien, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale. Ces contrats "ont permis à la mairie d'embaucher des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial", a expliqué le syndicaliste.

 

"L'idée du contrat aidé est louable. Sauf que dans les faits la Ville a beaucoup tiré sur la corde. Certaines personnes en contrat aidé sont là depuis plus de dix ans. Dans une période de rigueur où toutes les directions doivent rendre des postes, les contrats aidés permettent d'employer des personnes sur des emplois de fonctionnaire hors poste budgétaire", a-t-il poursuivi.

 

"Nous respectons les limites légales"  La Mairie de Paris a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à des personnes socialement fragiles. "Nous avions prolongé dans un certain nombre de cas les contrats aidés pour des seniors ou des personnes en situation de handicap, a déclaré Christian Sautter, adjoint au maire de Paris en charge de l'emploi. Nous nous sommes fait taper sur les doigts par les prud'hommes, et nous respectons désormais les limites légales. C'est nécessaire d'un point de vue juridique, mais cela pose question d'un point de vue moral".

 

Paris emploie environ 1.500 personnes en contrat aidé. Le taux de retour vers un emploi durable est de 30%, selon Christian Sautter. Le groupe UMP au conseil de Paris a dénoncé lundi "une opacité totale sur les finances de la Ville, des abus répétés sur l'embauche des personnels et une communication totalement verrouillée lorsqu'il s'agit de rendre des comptes".

 

Lire l’article de « Metro »

 

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                                             - " Bertrand, je crois qu'on abuse là ! "

                               - " Mmmm,  c'est l'amie ou l'inspectrice du travail qui parle ? "

 

 

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 09:40

 

AFP : Le 17 septembre 2012

 

La Mairie de Paris devra verser de lourdes indemnités de licenciement !

 

La Ville de Paris a été condamnée à onze reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement, a annoncé lundi la CGT.

 

"Ces condamnations résultent d'un recours toujours trop massif à des emplois précaires", a dénoncé la CGT dans un communiqué.

 

La première condamnation est tombée le 28 mars, et les dernières vendredi, a précisé Alain Derrien, responsable juridique CGT des cadres et techniciens des services publics parisiens, qui a assisté certains plaignants devant les prud'hommes.

 

La mairie a fait appel des jugements, mais ceux-ci sont exécutoires, ce qui signifie qu'elle a d'ores et déjà dû s'y plier.

 

Contactée, la Ville de Paris n'était pas immédiatement disponible pour réagir lundi après-midi.

 

La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Selon M. Derrien, il y avait mi-juin à la Ville 235 personnes qui avaient dépassé cette durée légale.

 

Ces contrats "ont permis à la mairie d'embaucher des personnels au salaire minimum, en bénéficiant d'une subvention équivalente à plus de 50% du coût salarial", a expliqué le syndicaliste.

 

"L'idée du contrat aidé est louable. Sauf que dans les faits la Ville a beaucoup tiré sur la corde. Certaines personnes en contrat aidé sont là depuis plus de dix ans. Dans une période de rigueur où toutes les directions doivent rendre des postes, les contrats aidés permettent d'employer des personnes sur des emplois de fonctionnaire hors poste budgétaire", a-t-il poursuivi.

 

Onze personnes ont obtenu gain de cause en première instance devant les prud'hommes. Ceux dont les contrats étaient en cours ont obtenu un CDI, et ceux dont les contrats s'étaient achevés ont reçu une indemnité de licenciement de 12.000 à 15.000 euros.

 

En tout une trentaine de procédures ont été engagées par la CGT selon M. Derrien.

 

Information reprise par 20 Minutes,  Notre Temps, France 24,La Gazette des Communes, Le Figaro, L'Entreprise, BFM, L'Echo Républicain, Nice Matin, Alternatives Economiques , La Montagne, etc....

 

 


                               La Mairie de Paris n'était pas disponible pour réagir à l'AFP                  delanoe programa                              " Je crois que c'est la CGT qui a maintenant un temps d'avance "

 

 

                                                                                             

 

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 09:37

 

Face aux lourdes amendes, la Ville de Paris menace de licencier 1 700 personnes !

 

La Mairie de Paris a été condamnée par le tribunal des Prud’hommes car elle usait et abusait de Contrats Aidés, ces emplois subventionnés par l’Etat ou la Région, nous apprend le « Canard Enchaîné » dans son édition du 22 août.

 

Sous la houlette syndicale, une dizaine d’agents en Contrat Aidé ont saisi les Prud’hommes obtenant ainsi la requalification de leur contrat en CDI, assortie de 2 000 euros de dommage et intérêt. Pour ceux dont le contrat avait déjà pris fin, la Ville de Paris a été condamnée à leur verser de 12 000 à 15 000 euros pour indemnité de rupture.

 

D’autres dossiers sont en attente de jugement, selon le journal satirique et cela pourrait coûter cher à la municipalité dirigée par Bertrand Delanoë. « Si les 200 cas litigieux réclament leur dû aux Prud’hommes, cela pourrait coûter entre 400 000 euros et 2,5 millions aux finances municipales selon que les contrats sont arrivés ou non à terme » affirme le syndicat CGT au Canard Enchaîné.


 

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                                  2,5 millions d'euros d'amendes ? Ah, les boules !


 

Car à Paris, et c’est une (bien mauvaise) habitude, les contrats aidés sont prolongés bien au-delà de leur durée réglementaire permettant à la Mairie de Paris d’avoir une main d’œuvre très bon marché. Ces emplois payés au SMIC ne lui coûtent que 20%, le reste étant subventionné par l’Etat. . « Ces contrats précaires coûtent, grâce aux subventions, infiniment moins chers que l’embauche de fonctionnaires, et en plus les gens travaillent beaucoup de peur de ne pas êtres gardés  » déplore la CGT au palmipède.

 

Ce petit arrangement avec le droit du travail aurait selon la Ville un but louable : Poursuivre « un objectif social d’intérêt général ». Ben, voyons.

 

En abusant de ces contrats, la Mairie de Paris affirme sans rire « aider à la réinsertion de personnes très éloignées de l’emploi », même si pour cela elle ne leur offre bien sûr aucune formation qualifiante pourtant obligatoire dans ce genre de dispositif. Généralement une fois dehors, les personnes en Contrats Aidés sont renvoyées à leur triste sort et se retrouvent souvent « très éloignées de l’emploi » pour reprendre la formule municipale.  



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  Bah, tant que c'est pas des emplois fictifs 

 

                                                                

Toutefois confrontée à ces condamnations la Ville de Paris menace de mettre 1 700 personnes dehors. Car pour se mettre en conformité avec la loi, la Mairie qui ne manque pas de souffle, affirme « qu’au lieu de continuer d’accompagner ses personnes, elle se voyait contrainte de ne pas renouveler leurs contrats » oubliant de préciser au passage qu’elle ne les aurait de toutes façons pas renouvelés et qu’en ne leur proposant aucun débouché professionnel le seul « accompagnement » qu’elle donnait, allait plutôt vers la sortie.

 

De leur côté, les syndicats réclament à la Mairie de Paris de les embaucher. En pure perte semble-il, la Ville préférant visiblement développer sa communication et multiplier les projets de prestige. On voit donc que les avis sont partagés.

  

De toute façon, pour la Mairie de Paris, le réservoir semble inépuisable puisque le nouveau ministre des finances, Michel Sapin, vient d'annoncer la création de 60 000 nouveaux contrats aidés à destination du « secteur non marchand » et des administrations (lire ici).

 

Parions que la Ville de Paris n’hésitera pas à venir piocher, non sans cynisme, dans cette nouvelle main d’œuvre bon marché. Pour se retrouver face à de nouvelles condamnations ?

 

Publié aussi sur "Miroir Social"


 

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                                Je te promets, ceux là c'est pas des Contrats Aidés ! 

 

 

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:08

 

Le Parisien : le 15 septembre 2012

 

Partiellement fermées « mais pour un prix maximum », glisse un visiteur agacé par l’arnaque !

 

Ceux qui voulaient s’en mettre plein les mirettes en contemplant des monticules d’os humains n’en ont pas eu pour leur argent. Hier, comme tous les jours depuis le début de la semaine, les célèbres catacombes de Denfert-Rochereau assuraient un service minimum, « mais pour un prix maximum », glissait un touriste agacé…

« On aurait aimé être prévenus », se lamentait Odile, venue du Sud-Ouest avec son fils pour visiter le « royaume des morts », l’ossuaire municipal de Paris.

 

 « Qu’on découvre après une heure de queue qu’une fois descendus, on ne verrait qu’un tiers de l’ossuaire, et qu’en plus, il faut s’acquitter du plein tarif (8 €), c’est un peu fort de café. »

Le week-end dernier, sans doute la nuit, des hagues, des murs d’ossements humains, se sont affaissés. Les os sont tombés par terre. « Ça arrive. Les murs d’ossements sont de simples empilements », explique un spécialiste de ce cimetière souterrain où reposent les ossements de 6 millions de Parisiens.

Les ossuaires inaccessibles.  L’administration a prévenu les touristes en scotchant une affichette en français et en anglais à l’entrée, place Denfert-Rochereau (XIVe), à quelques mètres du Lion de Belfort : « Due à des difficultés, une partie importante de l’ossuaire est fermée. Nous sommes très désolés. Merci de votre compréhension. » « Quand nous l’avons constaté il y a trois jours, nous avons décidé de faire une déviation dans les galeries avant de prendre une décision, explique-t-on. Mais sur le parcours total, galeries et partie ossuaire, ça ne représente que 10%. Et que je sache, quand des salles du Louvre sont fermées, personne ne râle ! »

« Oui, enfin, les touristes ne viennent pas pour les galeries mais pour l’ossuaire », rétorque un cataphile. Hier matin, une réunion a eu lieu sur place avec l’inspection des carrières. « J’attends un rapport en fin de semaine. Et nous allons établir un programme de travaux », souligne l’un de ses cadres.

En attendant, les catacombes, classées à l’Inventaire des monuments historiques, restent toujours ouvertes, y compris ce week-end, au tarif normal (malgré la gratuité des Journées du patrimoine).

Hier, Jean et Chantal, touristes québécois, souriants et zen malgré tout, accusaient le coup : « Nous ne sommes à Paris que quelques jours. Mardi, nous avons voulu visiter les égouts de Paris, c’était fermé ! Hier, rebelote avec le Grand Palais, squatté par la Biennale, et maintenant les catacombes… Pourtant, ça nous faisait fantasmer ! »

 

Lire l’article du « Parisien »

 

 

 

          (JamieF-DE) Catacombs(1)

                               " N'ais pas peur chérie, c'est juste une simple arnaque ! "

 

 

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:05

 

AFP : Le 14 septembre 2012

 

La CGT dénonce le délabrement d'une partie des musées parisiens

 

Un agent de sécurité de 25 ans a été sérieusement blessé par la chute d'une lourde porte coupe-feu au Musée d'art moderne de la ville de Paris (MAMVP) et la municipalité qui gère l'établissement a annoncé vendredi le lancement d'une enquête.

 

L'accident, survenu mardi matin, a été révélé par la CGT qui a dénoncé dans un communiqué le "délabrement d'une partie des musées parisiens".

 

Des "faits similaires (chutes de pierre, porte qui s'effondre en plein jour sur la banque d'accueil)" se sont produits récemment au Musée Carnavalet, selon le syndicat.

 

L'agent, victime d'une double fracture au pied, de blessures à la tête et à la mâchoire qui lui ont valu plusieurs points de suture, "a voulu ouvrir la porte de près de 4 mètres de haut, qui s'est dégondée", a expliqué Agnès Dutrevis, représentante CGT au Comité d'hygiène et de sécurité (CHS) de la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

 

"Cette porte avait été identifiée comme dangereuse, une étiquette avait été apposée. L'enquête devra déterminer si elle était encore sur la porte mardi", a-t-elle souligné.

 

Contactée par l'AFP, la Ville a confirmé l'accident et le lancement d'une enquête.

 

Le Musée d'art moderne avait déjà défrayé la chronique lors du spectaculaire vol de cinq tableaux de maître d'une valeur de 100 millions d'euros, en mai 2010.

 

"La Direction des affaires culturelles a depuis pris en compte les problèmes de sécurité et d'incendie, mais les problématiques architecturales ne sont pas traitées", a assuré Mme Dutrevis.

 

 

                        Palais-de-Tokyo

                                        Une ombre plane toujours sur le Musée d'Art Moderne

 

   

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:34

 

ActuaLitté : Le 14 septembre 2012

La Mairie de Rennes a finalement laché "deux-trois trucs" !

Le mouvement social qui avait pris les bibliothèques de la Ville de Rennes d'assaut ne se poursuivra probablement pas sur une troisième semaine. Depuis le 1er septembre, un préavis de grève avait été initié par la CGT, puis reconduit le samedi 8 septembre, alors que la ville ne souhaitait pas reprendre les négociations.

Pour le Maire PS de la ville de Rennes, Daniel Delaveau, pas question d'ailleurs de se mettre autour de la table : « Il y a eu deux ans de discussions, de concertation, de négociations et de concessions. Dans ces conditions, il n'y aura pas de reprise des discussions. » (voir notre actualitté

Au coeur du problème, l'augmentation de la plage horaire des ouvertures d'établissements. « Les organisations syndicales et le personnel ne sont pas contre une évolution des horaires, ayant fait des propositions dans ce sens. Le projet actuel fait peser de nouvelles contraintes importantes sur le personnel sans compensations et remet en question la qualité du Service Public sans résoudre le problème de la précarité », soulignaient les syndicats CGT et CFDT.  

Cependant, la CGT nous informe dans un communiqué que le dialogue a pu reprendre avec la Ville, et qu'au terme d'une réunion, trois points majeurs, présentés durant une assemblée générale, ont pu être présentés à la mairie : 

• 1h30 de bonification par samedi travaillé toute l'année, récupérée ou payée: Accepté

• Possibilité de poser deux samedis dans l'année: Un seul samedi accepté l'été, plus un autre dans l'année

• Fermeture les samedis l'été: Refusé 

Deux points sur trois qui auront donc été concédés par la Mairie, injoignable au moment de la rédaction de cet article. Pour la CGT, cette évolution marque de toute manière un réel progrès. « Les agents, grâce à leur détermination, ont réussi avec l'intersyndicale à ré-ouvrir le dialogue avec les élus. Ils ont obtenu des avancées pour eux-mêmes. Mais pour l'instant rien n'est réglé sur la question des précaires, des nouveaux horaires et de la qualité du service rendu aux usagers. Des promesses nous ont été faites quant à l'évaluation des nouveaux horaires : il s'agira d'être particulièrement vigilants sur la restitution de cette évaluation. » 

Mais évidemment, ce n'est qu'un début et le combat continue. Mais la grève, elle, s'arrêtera, en attendant que les personnels se soient exprimés en faveur, ou non, de sa poursuite.  

« Dans tous les cas, continuer sans tarder un travail entre l'intersyndical et les agents, pour des propositions sur les horaires, les travailleurs précaires dans les bibliothèques, vos conditions de travail, la qualité du service rendu aux usagers. D'une manière générale, nous vous aiderons à vous exprimer sur la pratique de votre métier dans les bibliothèques de Rennes », poursuit la CGT. 

 Lire l'article de ActuaLitté 

 

                                                            Jean Marc Ayrault avec le Maire de Rennes       

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                                          "  Bon, je vois que t'as quand même laché deux-trois trucs  "

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:21

 

Le Parisien : Le 14 septembre 2012

 

Les syndicats ont demandé l’ouverture d’une enquête sur la sécurité des lieux.

 

Un agent de sécurité du musée parisien a été grièvement blessé par la chute d’une porte coupe-feu. Les syndicats ont demandé l’ouverture d’une enquête sur la sécurité des lieux.

 

La série noire continue. Après un vol de tableaux rocambolesque en 2010 et la convocation d’un comité d’hygiène et de sécurité exceptionnel (CHS) le 19 octobre 2011 pour défaillance du système de sécurité, le musée d’Art moderne de la ville de Paris, contigu au Palais de Tokyo, avenue du Président-Wilson (XVIe), vient à nouveau de connaître un désagréable événement qui laisse les personnels du site amers.

 

Mardi matin, un jeune agent de sécurité de 25 ans a été écrasé par une porte coupe-feu de près de 4 m de haut et de plus de 100 kg, alors qu’il effectuait une ronde au rez-de-chaussée du musée. Hospitalisé d’urgence, l’homme souffre d’une double fracture du pied et de différentes blessures à la tête et à la mâchoire, qui lui ont valu plusieurs points de suture. Lire ici                                            

 

La CGT parle de « délabrement » d’une partie des musées. L’accident est survenu alors que l’employé a ouvert la porte, extrêmement lourde : « Elle s’est alors dégondée, affirme un représentant du syndicat Force ouvrière, avant de tomber sur l’agent qui n’a pas pu l’éviter. Il aurait pu y laisser sa vie… Et c’est d’autant plus inadmissible qu’elle était signalée comme défectueuse, mais rien n’avait été fait pour la réparer. Ce qui aurait permis d’éviter qu’un drame se produise ».  

 

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                                     La situation reste flou au Musée d'Art Moderne ! 

    

 

Comme FO, la section CGT des affaires culturelles a demandé à Bruno Julliard, nouvel adjoint à la Culture de Bertrand Delanoë, et présent au comité d’hygiène et de sécurité de la Direction des affaires culturelles (DAC), l’ouverture immédiate d’une enquête dans le cadre du CHS. « Le musée d’Art moderne, affirme-t-on à la CGT, n’est pas un cas isolé : dernièrement, le musée Carnavalet a été le théâtre de faits similaires, avec l’effondrement d’une porte et la chute de pierres. On ne peut que constater le délabrement d’une partie des musées parisiens. Leur regroupement dans un établissement public dès le 1er janvier, auquel la CGT s’est toujours opposée, est déjà source d’inquiétude. »

 

Hier soir, la Direction des affaires culturelles a fait savoir que l’enquête était immédiatement lancée et que les résultats seraient connus prochainement. Mais la CGT ne décolère pas : « La dangerosité de cette porte était signalée par une simple étiquette. Rien n’a été fait pour résoudre ce problème et l’accident dont a été victime ce garçon nous a été signalé par un simple e-mail laconique du bureau de prévention des risques professionnels de la DAC! » L’agent blessé, lui, a été opéré de la cheville, et se remet de ses blessures.

 

Deux ans de couacs à répétition.  Depuis deux ans, le musée d’Art moderne est régulièrement sous les feux de l’actualité… Mais rarement pour de bonnes raisons. En mai 2010, cinq toiles (un Picasso, un Matisse et un Modigliani, un tableau de Braque et un autre de Léger), d’un montant estimé entre 100 et 200 M€, se volatilisent en pleine nuit. L’alarme anti-intrusion n’a pas fonctionné et, immédiatement, la polémique enfle autour de la sécurité du lieu.

 

Aujourd’hui, ni « la Pastorale » de Matisse ni « le Pigeon aux petits pois » de Picasso n’ont été retrouvés. Les autres toiles non plus, malgré l’arrestation des voleurs présumés en octobre 2011. En novembre 2010, un tableau de Jean-Michel Basquiat, « Cadillac Moon 1981 », est vandalisé à coups de feutre.

 

En septembre 2011, enfin, le musée d’Art moderne faisait encore parler de lui. Les syndicats ont appris que la préfecture de police de Paris avait émis des réserves sur la sécurité incendie. Ils avaient déposé une demande afin que la mairie de Paris organise un comité d’hygiène et de sécurité exceptionnel.

 

Lire l'article du "Parisien"  

 

 

                                  Anne Hidalgo, nouvelle présidente des musées parisiens   Capture-decran-2012-06-07-a-18

                          Ah, t'as voulu être présidente? Ben, démerdes toi maintenant

 

   

Lire aussi:

Anne hidalgo nommée présidente des musées parisiens !

Le Musée d’Art Moderne menacé de fermeture à cause des risques d’incendie !

Le Parisien : Le musée Carnavalet évacué

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 09:05

 

 

Pour privilégier un public, la Ville de Paris va-t-elle en exclure tous les autres ? 

 

Les bibliothèques, c’est un fait, subissent de plein fouet l’apparition des nouvelles technologies et la dématérialisation des supports. Pour certains professionnels, cette révolution numérique qui est loin d’être terminée, remet en cause, sinon leur existence même, du moins l’usage et la destination du lieu.

 

Comment les bibliothèques peuvent-elles répondre à ce défi si l’on a plus besoin de s’y rendre, et que l’on peut tout consulter à distance ? Doit-on segmenter ou privilégier des publics ? Présenter des collections plus ludiques ? Transformer la bibliothèque en « lieu de vie » ? C’est, semble t-il, les réponses que tente d’apporter la Mairie de Paris avec l’inauguration en 2015 de la future bibliothèque du Forum des Halles (1er arrondissement) baptisée pour le moment « Canopée ».

 

Cet espace serait dédié à un seul type d’usager : « la génération Y » ou les « digital natives » selon le jargon consacré. Et les autres, ceux de la génération W, XXX ou β : où iront-ils ? Peut-on les exclure d’un projet aussi central ? Cette expérience, si elle est menée à terme, signe peut-être l’abandon du concept de « bibliothèque pour tous ».

 

 

 

                                         Paris: Vision du Forum des Halles en 2015

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                                              La future bibliothèque devrait se trouver quelque part par là !

 


1. Le lectorat rejoindra-t-il l’électorat ?   Selon la Mairie de Paris « la future  bibliothèque de la Canopée vise à répondre aux demandes et usages d’un public de jeunes adultes (« Génération Y » ou « Digital natives ») avec une activité d’animation importante (actions culturelles mais aussi ateliers divers liés au numérique), une salle modulable selon les besoins et une animation de communauté sur Internet ».  Mais qu’elle est donc cette génération Y ?

   

C’est une génération qui a grandi dans un monde où l'ordinateur personnel, le jeu vidéo et Internet sont devenus de plus en plus importants, accessibles partout et qui en maitrisent tous les usages. Toutefois cette particularité n’est pas suffisante en soit pour justifier qu’une bibliothèque lui soit exclusivement dédiée. D’autant que la notion de génération n’est consensuelle qu’en démographie et que le lien entre appartenance générationnelle et comportements est controversé au sein de la communauté des sciences sociales. En effet, il est excessif d’attribuer systématiquement un comportement et des habitudes socio-techniques à une tranche d’âge donnée, qui plus est la tranche des jeunes dont l’hétérogénéité est particulièrement forte tant sur le point social que culturel.

 

Si l’on considère que la « génération Y » est constituée de personnes nées approximativement entre 1980 et 2000, difficile de conclure à des attentes identiques de 14 ans à 34 ans !

 

En quoi une génération dont le seul point commun serait l’usage des nouvelles technologies constitue un seul et même bloc ? Et quand bien même, pourquoi réduire cette génération à son seul dénominateur commun ? Pourquoi tenter d’isoler un public par nature très mouvant et dont les centres d’intérêts sont également très variables ? A ces interrogations la Ville de Paris n’apporte pas de réponse.

 

A moins qu’un premier tri ne soit déjà fait pour se focaliser sur un public de « jeunes adultes » (20-35) ans selon les termes même de la municipalité ? Tous, bien sur, avec le même profil sociologique ?

 

Il est vrai que la situation géographique de la bibliothèque en plein centre de la capitale, dans un quartier où le prix de l’immobilier a explosé, permet à la Mairie de faire le pari de toucher une cible homogène. Ainsi, le (jeune) lectorat rejoindrait l’électorat. Mais quid des très nombreux franciliens qui passent chaque jour aux Halles ? Car pour eux, c’est de nouveau l’exclusion…

 

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                                                              Beaucoup de questions sans réponse !


 

2. De la bibliothèque à la ludothèque ?   Pour ce nouveau lectorat, cette nouvelle bibliothèque doit inventer de nouvelles offres. « La bibliothèque, de manière générale, offrira des collections d’actualité, avec un fort taux de renouvellement et selon une présentation favorisant la découverte et la lecture confortable et détendue. Elle inclura aussi un grand nombre de revues et de postes Internet et multimédia. » Dixit la Mairie de Paris.

  

C’est donc décidé, la bibliothèque ne doit plus être l’occasion de découvrir ou d’acquérir une certaine culture, elle ne doit offrir dans le cas présent que des « collections d’actualité ». Hors du temps présent point de salut semble t-il. C’est la disparition de la « bibliothèque encyclopédique » qui se dessine. La BnF qui incarnait cet esprit au plus haut niveau, voit elle aussi disparaître des dizaines de milliers de livres de ses rayonnages (lire ici).

  

Or, si on parcourt le Manifeste de la Fédération Internationale des Bibliothécaires,l’IFLA on peut y lire : « La bibliothèque publique doit répondre aux besoins de tous les groupes d’âge.[…] Elle doit être à la fois reflet des tendances du moment et de l’évolution de la société, et mémoire de l’entreprise et de l’imagination humaines. » 


C’est également le sort réservé à la bibliothèque Goutte d’Or (18ème). Elle va connaître un réaménagement où l’on a pensé les flux du public pour favoriser la rotation des documents dont on estime qu’ils doivent sortir le plus rapidement et reléguer en fond de bâtiment les collections considérées comme les plus difficiles d’accès. Un peu comme dans hypermarché, avec ses têtes de gondole et ses promotions !

 

Le public n’adhère pas forcement à la vision de la bibliothèque du Futur que défend Paris si l’on en croit l’étude américaine « Perceptions of Libraries and Information Resources », portant sur les perceptions et les comportements du grand public vis-à-vis des bibliothèques et des sources d’information. La perception de la bibliothèque comme lieu de référence du savoir livresque est toujours aussi tenace : En 2005, la plupart des Américains (69 %) associe le terme "livre" à celui de "bibliothèque"; en 2010, ils sont 75 %. Ce grand public il est vrai ne correspond pas forcément à celui dont rêve la Mairie de Paris.

En plus d’être ludique la nouvelle bibliothèque doit d’être numérique puisque « Elle inclura aussi un grand nombre de postes Internet et multimédia. »  Mais est on sûr que l’installation massive de postes internet et multimédia, instruments bientôt obsolètes selon certains, est le seul horizon indépassable des bibliothèques ?  

La connexion massive à Internet à partir de postes informatiques de la bibliothèque ou de manière plus étonnante à partir de connexion Wifi n’est elle pas paradoxale ? Si c’est bien la dématérialisation de l’information qui remet en cause le lieu physique qu’est la bibliothèque, pourquoi s’y rendre pour consulter Internet alors que l’on peut le faire de n’importe où, et surtout de chez soi ?

C’est le paradoxe du connecté : un nomade tellement peu mobile qu’il doit venir à la bibliothèque qui n’est pourtant pas spécialement un lieu de passage (au contraire d’une gare ou d’un aéroport) pour se connecter, en réalité pour se fournir gratuitement en électricité, pour recharger son téléphone et faire marcher son ordinateur portable. Ce qui n’est en principe pas l’objectif d’un service public. D’autant que rien n’est fait par ailleurs à Paris pour réduire les inégalités liées à la « fracture numérique ». Dans la capitale, assurément, le social et le culturel ne font pas bon ménage  

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                                                          Au service exclusif d'un certain public ?

 

                                         

3. La bibliothèque, un nouveau lieu de vie au service exclusif d’un certain public ?  La réalité c’est que la mairie de Paris veut élargir le champ des concepts de la bibliothèque du futur en y intégrant la notion de cohabitation des publics.

 

Celle du Forum des Halles « compte tenu de son environnement sera fondée sur la cohabitation des publics et des espaces, « espaces froids » pour les publics en quête de silence  et « espaces chauds » plus conviviaux. » insiste la municipalité parisienne

 

Elle s’inscrit en ce sens dans un courant de pensée de plus en plus développé qui laisse à croire que les bibliothèques ne sont aujourd'hui fréquentées que par une majorité d'usagers ne s'intéressant non pas aux collections, mais cherchant un espace convivial - un lieu à vivre : c'est le concept de la bibliothèque "troisième lieu". Ce concept n’est d’ailleurs guère éloigné de celui de « lieu de vie » développé par certaines enseignes commerciales. (Lire ici l'article publié par "marketing.fr" ) 

   

Pour les défenseurs du troisième lieu vouloir continuer à travailler sur le modèle traditionnel de la bibliothèque encyclopédique, sans s'apercevoir que les pratiques de la lecture ne sont plus les mêmes qu'il y a trente ans, c'est refuser les réalités et l'évolution du monde extérieur.

 

Pour être digne de ce « troisième lieu » les bibliothèques doivent donc s’adapter et privilégier des collections ludiques (guide de voyage notamment), avoir une cafétéria en son sein, des endroits pour consommer, téléphoner, d’où l’idée « d’espace chaud » qui avait suscité la réaction de la CGT des affaires culturelles. Lire ici son texte intitulé «une bibliothèque qui souflera le chaud et le froid" .

 

La Mairie de Paris pense également à développer la réservation et la livraison à domicile des livres par internet comme si une bibliothèque se réduisait à une simple filiale d’Amazon. Mais comment caser dans 1 000 m² une cafétéria, un cyber café, un salon de lecture, des tables de travail, des bornes de recharge pour PC et portable et… des livres ?

 

Du « service public » au « service aux publics » et maintenant au « service exclusif d’un certain public », est-ce l’évolution souhaitable de la lecture publique à Paris ? Pas sûr que les bibliothécaires et les usagers y gagnent. Surtout que dans le même temps on observe une baisse continue des budgets d’acquisition, et qu’on sent poindre la volonté de fermer une partie des « petites bibliothèques » de proximité.

 

 

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                                                              Le "troisième lieu" !


 

4. La bibliothèque pour tous ou la bibliothèque pour chacun ?  Si le projet de cette nouvelle bibliothèque du Forum des Halles, qui cible très clairement une frange supposée (et idéalisée ?) de la population en en excluant de facto une large partie était vraiment mis en œuvre, ce serait sans aucun doute le premier pas de la remise en cause de la bibliothèque pour tous.

 

On ne peut pas réduire un public à une simple appartenance générationnelle ou communautaire, ou alors il faut également des bibliothèques pour séniors, pour jeunes bretons et vieux corses et inversement. On passerait alors de la bibliothèque pour tous à la bibliothèque pour chacun, selon un mot d’ordre en vogue dans les milieux culturels ? (Lire ici une mémoire sur ce sujet publié par l'ENSSIB)

 

Il semble plutôt que ce projet ne réponde qu’à une volonté d’affichage électoral pour faire oublier les difficultés que rencontrent les professionnels ainsi que les usagers des bibliothèques parisiennes. Car aujourd’hui, si Paris est bien la Capitale de la France, elle a perdu depuis longtemps son rôle moteur dans l’innovation bibliothéconomique et l’excellence culturelle. Les grandes métropoles telles que Bordeaux, Lille, Lyon ou Toulouse pourraient donner des leçons d’humilité aux responsables du projet de la Canopée…

 

Il est toujours possible que la création de cette future « bibliothèque métropolitaine » qui s’insère dans le projet pharaonique de rénovation du Forum des Halles » (autour d’un milliard d’euros) ne se réduise finalement qu’à un simple cyber-café, amélioré de « collections d’actualité » histoire de justifier ce gaspillage d’argent public. 

 

Rappelons que la Mairie de Paris s’était engagée lors de la création de la BPI au centre Pompidou, à construire parallèlement une grande bibliothèque publique, sur le modèle des bibliothèques centrales métropolitaines, afin de fédérer réellement un réseau de bibliothèques de proximité. Cela aurait eu l’avantage de mieux servir le territoire et ses usagers, de répondre à une demande croissante d’un grand espace central et de développer par la suite des unités de quartier, plus ou moins spécialisées, sans renoncer ni à l’encyclopédisme des collections ni à la convivialité tout en répondant aux défis de l’ère numérique.


Maintenant, si la Canopée est le futur de la bibliothèque alors ce futur est bien peu ambitieux…


 

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                                              Un futur bien peu ambitieux

  

 

 

 

Lire aussi:

La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

Bientôt moins de livres en bibliothèques ?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:35

 

ActuaLitté : Le 10 septembre 2012

 

Par Saint Jacob et Saint Delafon

 

La simple présence de publicité dans les bibliothèques publiques suffit à faire grincer des dents. Une institution de Toronto avait d'ailleurs ouvert le bal en imprimant des messages publicitaires au dos de ses bulletins de dates de retour - si, le truc qu'on oublie toujours... Et voila que la bibliothèque de Port Chester-Rye Brook à New-York décide de prêter un support original aux annonceurs : ses rouleaux de papier hygiénique. 

 

Les moyens de financement des bibliothèques publiques sont réduits dans de nombreuses institutions. Celles-ci ressentent désormais le besoin de trouver des solutions novatrices pour constituer leurs budgets. 

 

La bibliothèque de Port Chester pense avoir récemment trouvé son salut par l'intermédiaire de la société Star Toilet Paper. Selon la directrice Robin Lettieri, l'utilisation d'un papier toilette publicitaire à l'intérieur des waters de son établissement permettra d'économiser 70.000 $ annuels. Ce stratagème sera mis en place dès le mois d'octobre.

 

Pour ce qui concerne les détails techniques : le papier sera recyclé à 100 %, comportera deux plis pour le confort des usagers, et sera imprimé avec une encre à base de soja. Les lieux qui utiliseront ce papier-réclame le recevront gratuitement. (Les annonceurs paient 99 $ pour 20.000 annonces qui apparaissent sur environ 160 rouleaux).


 

                       papier-toilette-bibliotheque

 

Ce projet intervient quelques mois après que les contraintes budgétaires ont forcé la bibliothèque à des restrictions horaires et l'élimination de deux postes à temps partiel, selon le quotidien Port Chester (bien que quelques heures ont été restaurées lorsque la municipalité a offert un financement supplémentaire de 23.000 $ à l'institution).

 

Robin Lettieri, satisfaite de ses relations avec Star Toilet Paper, a annoncé : « Nous avons le dernier mot sur le choix des annonceurs, par exemple, nous ne voulons pas d'une publicité pour un bar dans la salle des enfants. »

 

La directrice ne s'attendait pas à ce qu'autant de médias relayent l'information, et ce jusqu'à une chaîne de télévision de New Delhi. Elle a réagi : « Nous avons fait une magnifique rénovation ici, et nous avons toute cette publicité à cause du papier toilette. [...] Mais ils disent tous qu'il n'y a rien de tel que de la mauvaise publicité. »

 

Ouf, les bibliothèques publiques ne sont pas encore au bout du rouleau.

 

Lire l’article de ActuaLitté


 

                                      'WASH YOUR HANDS OFTEN' - NARA - 516049

                                                              Gosh! J'ai de la publicité plein les mains !

 


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