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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 17:38

 

L'intersyndicale qui appelle à manifester samedi 30 juillet contre la fermeture de plusieurs bibliothèques à Grenoble édite un tract avec un célèbre poème de Jacques Prévert

 

En plein été, la mobilisation continue contre le plan de la Ville de Grenoble de fermer trois bibliothèques puisque les syndicats FO, CGT, et SUD ont décidé d'appeler à manifester avec une idée originale selon France 3 Rhône-Alpes : éditer un tract avec les vers du célèbre poète Jacques Prévert pour rallier les agents des bibliothèques à participer au mouvement à la grève ce 30 juillet.

 

Tu dis que que aimes les fleurs et tu leur coupes la queue
Tu dis que tu aimes les oiseaux et tu les mets en cage
Quand tu dis que tu m’aimes
J’ai peur

 

Il est vrai que les vers du poète résonnent particulièrement bien pour dénoncer la politique culturelle de la mairie dirigée par Eric Piolle dans une coalition qui regroupe.... toute la Gauche Alternative ! En effet, la liste dirigée par l'écologiste, Eric piolle comprenait outre Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste, ainsi que deux associations locales, l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen. Une liste qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

La manifestation est prévue devant un des établissements condamnés, la Bibliothèque Hauquelin, le samedi 30 juillet 2016, à partir de 11h30.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Quand les bibliothécaires (avec l'aide de Jacques Prévert) qualifient la politique culturelle de la Ville de Grenoble

Grenoble : les bibliothécaires en grève le 30 juillet avec le soutien de Jacques Prévert
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:22

 

Le Parisien : le 23 juillet 2016

 

Pour faire des économies, Eric Piolle, le maire écologiste de Grenoble (Isère) a annoncé la fermeture de trois bibliothèques, provoquant une levée de boucliers

 

Des manifestants qui frappent contre les vitres de la salle du conseil municipal pour clamer leur colère, un maire qui reporte les débats, des policiers mobilisés pour permettre la tenue du conseil... A Grenoble, Eric Piolle, premier maire écologiste d'une grande ville française, est confronté à l'épreuve du pouvoir.

 

L'annonce d'un « plan de sauvegarde des services publics » a mis le feu aux poudres. Ces mesures prévoient la fermeture de trois bibliothèques, dont deux dans des quartiers dits « sensibles », et la baisse des effectifs municipaux (une centaine sur 4 000). « On n'a pas voté pour ça ! », « Piolle, Valls, même combat ! » ont scandé les manifestants lors des deux derniers conseils municipaux. « La fermeture de la bibliothèque Prémol est inacceptable. Elle pénalise les enfants dans un quartier fragile. Cette décision est en contradiction avec les engagements de M. Piolle durant sa campagne », s'insurge Cécile Cenatiempo, présidente de l'union de quartier du Village olympique-Vigny-Musset.

 

Le maire, à la tête d'une coalition regroupant EELV (Europe Ecologie-les Verts), le Parti de gauche et des collectifs citoyens, rétorque qu'il n'avait pas le choix. « La baisse des dotations de l'Etat nous prive de 17 M€ entre 2013 et 2017. La municipalité précédente ( NDLR : le socialiste Michel Destot a géré la ville de 1995 à 2014) a laissé filer la masse salariale alors que la ville a déjà des impôts élevés et une dette lourde (1 687 €/habitant), se défend Eric Piolle. Il faut agir ». La fermeture de trois bibliothèques ? « Il faut savoir que la densité des bibliothèques à Grenoble est supérieure à celle d'autres grandes villes. » n'hésite pas à clamer le maire.

 

Gauche et droite grenobloises dénoncent la politique du maire écologiste. « M. Piolle met en place un plan de destruction massif du service public », estime le chef de file socialiste Jérôme Safar. Paul Bron (mouvement de gauche Go Citoyenneté) dénonce « un plan d'austérité décidé sans concertation avec la population », tandis que pour Matthieu Chamussy (les Républicains), « Eric Piolle met en œuvre la décroissance ». Ce dernier met en avant la nécessité de faire preuve de « courage politique ». « Nous sommes là pour faire émerger quelque chose de nouveau, même si les périodes de transition sont toujours difficiles » ose tout de même affirmer le maire de Grenoble. Une saillie (« faire émerger quelque chose de nouveau ») qui consiste donc pour Eric Piolle à fermer des bibliothèques.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

 

                                 Eric Piolle : un maire qui ferme trois bibliothèques

A Grenoble, le maire estime qu'il y a « trop de bibliothèques » dans sa ville

              - Ben quoi, j'applique le slogan marqué sur la vitrine de mon local de campagne !

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:46

 

« C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué

 

A peine nommée à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), sa nouvelle directrice, Laurence Engel, avait du essuyer un mouvement social d'ampleur à l'appel des syndicats CGT, SUD et FSU. Parmi les revendications présentées à l'ancienne directrice de cabinet d'Aurélie Filippétti, les syndicats mettaient en avant la précarité, via l’utilisation massive de vacataires, ou encore le manque d’effectif au sein de l'établissement public (lire ici).

 

« Un sous-effectif criant  » affirmaient même les représentants des personnels au début du conflit, lesquels avaient comptabilisé près de trois cent postes supprimés ces sept dernières années. Résultat :  pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, la BnF avait du augmenter fortement son contingent de vacataires. Une gestion à la petite semaine dénoncée par l'intersyndicale, d'autant plus que ces personnels très précaires « stagnent depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 h par mois). Pourtant nombre d’entre eux et elles ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ! ».

 

Pour changer cet état de fait, les partenaires sociaux se sont appuyés sur une instruction ministérielle sortie en 2015 sous l’impulsion de Fleur Pellerin, alors en poste à la culture, laquelle préconisait que tous les agents vacataires passent de 80 heures à 110 heures mensuelles. Il aura tout de même fallut un long conflit pour que les syndicats finissent par obtenir satisfaction tant sur les contrats de vacataire que sur les suppressions de poste. « Après plus de trois mois de mobilisation contre les suppressions de poste à la BnF et la précarité, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet » viennent ainsi d'affirmer les organisations CGT-FSU-SUD dans un communiqué (lire ici).

 

Dans le détail, les négociateurs ont aussi obtenu « l'arrêt des suppressions de poste prévus pour 2017 », « l'amélioration des conditions de travail des magasiniers et du déroulement de carrière de l'ensemble des agents », « l'intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers qui étaient sur liste d'attente » et le « passage en CDI de tous les vacataires en CDD qui étaient sur besoins permanents ». Si l'on ajoute à cette liste le passage à 110 heures par mois de tous les autres agents précaires, on peut dire que les syndicats sortent renforcés de ce conflit. Un épisode pas si fréquent pour ne pas être signalé. « C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a d'ailleurs conclu l'intersyndicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

  BnF : Laurence Engel signe un protocole d'accord pour mettre fin à son permier conflit social

BnF : les syndicats obtiennent satisfaction après trois mois de grève sur la précarité et les effectifs

                         - Pas d'inquiétude chere Laurence, on a 110 heures pour tout parapher

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 13:30

 

Le Figaro : le 5 juillet 2016

 

Le Conseil de Paris a voté le 4 juillet, en fin de séance, la mise en place, en septembre, de la réforme des conservatoires de la ville, après deux ans d'expérimentations et de débats parfois houleux

 

Bruno Julliard, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo en charge de la culture, n'y va pas par quatre chemins: « Cette réforme est une priorité absolue, et je la considère comme la plus ambitieuse de mon mandat ». La réforme en question, c'est celle des conservatoires de la Ville de Paris. Entérinée le 4 juillet 2016 par le Conseil de Paris, elle se déploiera dès la rentrée 2016. Avec un objectif clairement affiché: « Satisfaire un maximum de demandes en augmentant de manière significative l'offre d'enseignement musical à Paris, avec le même soin de qualité et d'excellence que celui que l'on a toujours trouvé dans nos conservatoires... Tout en diversifiant le profil des élèves accueillis dans ces structures de formation », poursuit Julliard.

 

Concrètement, d'ici 2020, la Mairie de Paris vise la création de 3 800 nouvelles places pour les débutants, dont une large majorité (2 800) dans les conservatoires municipaux - le reste étant réparti entre les centres d'animation et les écoles associatives. Une augmentation qui portera l'offre d'enseignement musical pour les débutants à 8 400 places, soit près du double de l'offre actuelle. Cela passera entre autres par l'inauguration de nouveaux locaux pour certains conservatoires. Mais aussi et surtout la création de nouvelles filières, dont l'essentiel sera tourné vers les pratiques collectives (chant choral, orchestre, brass bands...) Pour ce qui est de la diversification, un parcours de sensibilisation musicale sera proposé dès septembre à un grand nombre d'élèves de CP, « et sera élargi dès la rentrée 2017 à l'ensemble des classes de CP des écoles municipales, soit quelque 17 000 enfants », précise Julliard.

 

Fruit de deux années de débats et d'essais (au total, 62 expérimentations ont été menées dans les conservatoires et les écoles de Paris depuis 2014), cette réforme n'aura pas manqué de susciter de vives polémiques dans le milieu musical français. La dernière en date concerne la création de ces nouvelles filières consacrées à la pratique collective. De nombreux professeurs et parents d'élèves ont en effet exprimé leur crainte face à une éventuelle diminution, voire la disparition des cours individuels au profit des cours collectifs, comme cela s'est fait suite à la récente réforme des centres d'animation de la Ville de Paris.

 

Polémique ravivée par la récente révélation d'un rapport de l'inspection générale de la ville sur les risques d'infraction sexuelle sur les mineurs, daté de 2015 et qui pointait du doigt les cours individuels au conservatoire comme « porteurs de risque de dérapages importants qui s'inscrit dans la durée, de rapports de proximité et de séduction et d'un contexte musical marqué par une banalisation des relations sexuelles et amoureuses entre maître et élève ». Une inquiétude que Bruno Julliard tient à dissiper. « Ce rapport n'avait rien à voir avec notre projet de réforme. Quant aux nouvelles filières que nous proposerons au conservatoire, elles viendront s'ajouter à l'offre existante, et aux cours individuels déjà en place ».

 

Il n'y aura donc pas de diminution des cours individuels au profit des collectifs. D'ailleurs, la réforme, mise en œuvre progressivement et qui, du propre aveu de Julliard, coûtera d'ici 2020 plusieurs millions d'euros, ne prévoit pas de redéploiement, mais au contraire la création de cinq nouveaux postes dans les conservatoires et un au sein de la Direction des Affaires Culturelles, et surtout le financement de près de 40 000 heures supplémentaires dédiées à ces offres complémentaires, entre la rentrée 2016 et l'été 2018. Bruno Julliard espère ainsi renverser la tendance actuelle en créant une offre supérieure à la demande. « Mon rêve serait qu'en 2020 on puisse abolir le tirage au sort pour l'entrée dans les conservatoires municipaux ». Un tirage au sort qu'il avait fait mettre en place dès la rentrée 2015 pour plus d'équité... Non sans s'attirer les foudres de nombreux parents.

 

Lire l’article du Figaro

 

 

 

          Bruno Julliard espère créer une offre supérieure à la demande dans les conservatoires

À Paris, les conservatoires joueront leur nouvelle partition à la rentrée

.

                        - Mais attention, tout en diversifiant le profil des élèves qui seront accueillis !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 16:19

 

Le Courrier de Genève : le 2 juillet 2016

 

« Cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies » rétorque toutefois la mairie

 

Les musées sont ouverts le dimanche. Pourquoi pas les bibliothèques municipales ? C'est le souhait du PDC (Parti Démocrate Chrétien) de la Ville de Genève. Dans une motion déposée mardi au Conseil municipal, il demande à l'exécutif d'étudier l'opportunité d'étendre l'horaire des bibliothèques ou de certaines d'entre elles ce jour-là. Charge à lui d'évaluer les implications financières et en personnel, en envisageant notamment d'engager des étudiants pour le travail dominical. Le PDC souhaite aussi qu'une expérience pilote de plusieurs mois soit menée à la bibliothèque de la Cité. Le Département de la culture et des sports n'a pas attendu cette motion pour réfléchir à la question.

 

Auteure du texte, Alia Chaker Mangeat estime que les horaires actuels restreignent l'accès de ces lieux de culture pour les familles dont les parents travaillent à plein temps. Avec le mercredi matin d'école, les possibilités d'y aller se sont encore réduites. « En fin de journée, c'est compliqué, idem le samedi, entre les courses et les activités sportives des enfants ». Ouvrir le dimanche permettrait donc de favoriser l'accès à la culture pour tous. « Aller à la bibliothèque, c'est une promenade culturelle gratuite, une alternative aux offres de loisirs commerciales ».

 

Sa demande s'appuie sur la forte fréquentation des usagers, puisque 100 000 personnes ont une carte de bibliothèque et qu'en 2015, on dénombrait plus d'un million de prêts. Par ailleurs, des expériences positives d'ouverture sept jours sur sept existent, notamment à Copenhague ou encore à Bâle-Campagne. Encourager le travail du dimanche ? « Je suis contre l'ouverture dominicale des magasins. Mais là, il s'agit d'une offre culturelle, comme celle proposée par les musées ». Mme Chaker Mangeat imagine que des étudiants ou des stagiaires pourraient se charger de ce jour.

 

Elargir les horaires ? Encore faut-il savoir s'il y a une demande. Chef de la Culture et des Sports, Sami Kanaan annonce qu'une vaste enquête auprès de la population sera lancée à la rentrée pour mieux comprendre comment les bibliothèques sont utilisées. La question d'une adaptation des horaires sera posée: ouvrir plus tôt ? Plus tard ? Le dimanche ? En outre, le département cherche à savoir vers quels types d'offres le public souhaite voir les bibliothèques évoluer. Sur le principe, le magistrat n'est pas opposé à ouvrir le dernier jour de la semaine: « Sinon, je fermerais les musées et les centres sportifs ». Cependant, « cela aurait un coût, et le PDC fait partie des formations qui exigent de l'exécutif qu'il trouve des économies ».

 

Valérie Buchs, du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, estime aussi que le PDC promet de « raser gratis ». Surtout, elle brandit une pétition datant du printemps 2015 dans laquelle le personnel des bibliothèques s'opposait catégoriquement à une ouverture dominicale, une idée qui avait été évoquée par les autorités dans la presse. Confronté à la réouverture « précipitée » de la bibliothèque de la Cité et à diverses réorganisations, le personnel se disait déjà en sous-effectif. Selon Mme Buchs, « le manque de moyens, notamment humains, est toujours une réalité ».

 

Lire l’article du Courrier de Genève

 

 

                          Ouverture du dimanche : le PDC de Genève se lâche....

A Genève, le Parti Démocrate Chrétien (PDC) veut des bibliothèques ouvertes le dimanche
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:43

 

ActuaLitté : le 2 juillet 2016

 

La Mairie de Paris songeait à la fermer depuis un moment, mais des élus y avaient opposé leur véto, arguant que l'établissement accueillait encore un public de proximité 

 

En fin d'année 2015, la Mairie de Paris avait fait part de son intention de fermer la bibliothèque Château d'Eau, abritée par la Mairie du Xe arrondissement. L'ouverture de la médiathèque Françoise Sagan, située à moins d'un kilomètre de Château d'Eau, et le public qu'elle couvre, venaient justifier cette fermeture pour l'administration parisienne. Néanmoins, les représentants des personnels CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA avaient soumis au vote un avis demandant le maintien de la bibliothèque, soulignant que celle-ci était un établissement de proximité, d'une part, et qu'elle abritait un important fonds photographique, d'autre part. « Si l'on compare l'évolution des prêts de Château d'Eau entre 2014 et 2015, on constate une baisse moyenne de 30 % sur ces derniers mois, avec - 36 % en octobre et - 30 % en novembre. En 7 mois, Château d'Eau enregistre 26.000 prêts, la moitié de ce que Sagan enregistre en un mois », précisait malgré tout la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

Des élus du Xe arrondissement s'étaient ensuite opposés à la fermeture pure et simple de la bibliothèque au cours d'un conseil municipal : les élus communistes Didier Le Reste, Dante Bassino et Dominique Tourte avaient souligné le rôle d'établissement de proximité de la bibliothèque Château d'Eau, tandis que Déborah Pawlik, du groupe Les Républicains, réclamait la réalisation d'une étude « par un groupe de travail paritaire sur les possibilités de développement de complémentarités entre les différentes bibliothèques de l'arrondissement », et donc le maintien de l'établissement entre-temps. Au Conseil de Paris, quelques jours plus tard, des élus socialistes et écologistes s'étaient entendus pour soumettre un voeu qui avait été adopté sans grande surprise, proposant une étude précise de l'activité de la bibliothèque, le transfert d'une partie de son fonds adulte et la mise en place d'une solution pour son fonds photographique. 

 

« Depuis l'année dernière, la baisse du nombre de prêts, par mois, va de 25 à 30 % à Château d'Eau », nous signale Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles à la Ville de Paris. « Nous avons pu faire une analyse plus précise pour le mois de mai, car la médiathèque Françoise Sagan était déjà ouverte en mai 2015 : les prêts en mai 2016 à Château d'Eau sont en baisse de 36 % par rapport à mai 2015 », précise Noël Corbin. Au mois de mai 2016, on décompte 700 emprunteurs à Château d'Eau, « la moitié du nombre d'emprunteurs à Sagan un dimanche ». Concernant la fréquentation, le directeur des Affaires Culturelles explique que l'établissement disposant de peu d'espaces de travail et de lecture, les chiffres sont très proches de ceux des emprunts. Les représentants du personnel déplorent une étude réalisée par la mairie de Paris, sans panel contradictoire, et des résultats présentés « de manière succincte, seulement dans une réunion informelle avec les syndicats ». La Mairie de Paris assure le contraire, en expliquant que l'ensemble des personnels a été reçu début juin.

 

Le fonds photographique de la bibliothèque sera transféré dans son intégralité au sein de la médiathèque Edmond Rostand, dans le XVIIe arrondissement de Paris, et les Rencontres Photographiques, manifestation organisée au sein de la bibliothèque, seront délocalisées au Point Éphémère, salle de concert située elle aussi dans le Xe. Une partie du fonds adulte de Château d'Eau sera transféré à la bibliothèque Lancry, du Xe arrondissement, qui ne disposait pas d'un fonds adulte jusqu'à présent. On évoque 5 à 6000 ouvrages, « ce qui n'est pas loin de la totalité », avec un désherbage pour les livres restants. D'autres sources évoquent 20.000 ouvrages au total, ce qui augmenterait le volume désherbé. Toute l'équipe de la bibliothèque s'est vue attribuée de nouveaux postes, et « ils avaient exprimé le souhait de passer à autre chose, dans une bibliothèque qui vivote », souligne Noël Corbin.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

Le directeur des Affaires Culturelles porte un toast à la fermeture de Château d'Eau

  Paris : La bibliothèque Château d'Eau fermera ses portes le 13 juillet 2016

                                              Et ce, sans vivoter....

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:24

 

Les élus parisiens s’interrogent sur le fait « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale »

 

Le projet de la Ville de Paris d’ouvrir sept bibliothèques supplémentaires le dimanche d’ici 2019 s’est invité dans l’hémicycle du Conseil de Paris puisque les élus Communistes-Front de Gauche ont réussi à faire adopter un vœu demandant « un bilan sur les ouvertures des bibliothèques le dimanche ». Celles déjà ouvertes bien sûr et qui sont au nombre de cinq.

 

Un vœu qui fait suite à une actualité récente où une majorité de bibliothécaires dénonçait les projets municipaux dans un contexte « de réduction de poste et de budget ». Ces derniers avaient d’ailleurs fourbi leurs arguments dans un texte publié sur Change.org et destiné à Bruno Julliard, le premier adjoint à la maire en charge de la Culture (lire ici).

 

Car les bibliothèques déjà ouvertes le dimanche – Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) et Duras (XXe) - ne vont pas bien malgré les attentions que devaient leur porter la municipalité. Beaucoup d’entre-elles souffrent de sous-effectif et ne sont parfois même pas en mesure de respecter la délibération qui régit le travail du dimanche dans les bibliothèques de la capitale, notamment la présence minimum de personnel titulaire ou le respect du cycle de travail. Une entorse qui n’a pas échappé à ceux en charge de voter les délibérations puisque dans le vœu adopté les élus demandent « Que ce bilan aborde notamment les questions des conditions d’ouverture en termes de présence de personnel et de conditions de travail » (lire ici).

 

La représentation municipale s’interroge également sur les objectifs d’ouvrir à tout va des équipements, même culturels le dernier jour de la semaine puisque elle écrit « qu’aucun bilan qualitatif n’a permis d’appréhender finement l’intérêt de l’ouverture dominicale » mais surtout « considérant qu’à ce jour, aucune réflexion de fond ne semble avoir été menée sur la cohésion et la cohérence de l’offre de lecture publique (municipales, universitaires, nationales) implantée à Paris ». Pas très fluctuat.

 

Et les élus de demander « le contenu d’activités et d’animations proposées le dimanche, la sociologie du public du dimanche afin d’évaluer si l’objectif de démocratisation et d’élargissement de l’accès a bien été atteint par cette mesure » pour les cinq bibliothèques en question. Si la Ville, un peu mergitur, cherche des réponses précises, elle pourrait bien les trouver dans ce bilan déjà fait par un bibliothécaire parisien…. qui justement travaille le dimanche (lire ici) !

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

   Bibliothèques : les élus parisiens interrogent l'éxecutif sur « l’intérêt de l’ouverture dominicale »

Le Conseil de Paris demande un bilan sur l’ouverture des bibliothèques le dimanche

                                                 - Mince on avaient pas prévus ça...

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:28

 

Un mouvement très suivi si l’on en croit la direction puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après la page FaceBook de la bibliothèque des langues et civilisations

 

C’’est un mouvement social qui semble passer sous les radars médiatiques. Il se déroule pourtant dans la capitale. En effet depuis maintenant un mois les contractuels-étudiants de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC), située du côté des anciens Grands Moulins de Tolbiac (XIIIe), sont.... en grève illimitée ! Un mouvement très suivi si l’on en croit la bibliothèque elle même puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après sa page FaceBook officielle.

 

Il faut dire que ces personnels, bien que très précaires et à temps partiel,  représentent….un cinquième des employés de la bibliothèque. Et pour prouver davantage leur rôle dans le fonctionnement de l’institution, ils assurent près de 45% de l’accueil du public (avec une surreprésentation le soir de 20h à 22h du lundi au vendredi, et la journée du samedi). Des contractuels qui ont donc décider de s’engager « dans un mouvement de revendication de leurs droits sociaux les plus basiques ».

 

« Nous ne demandons rien d'autre que l'application du droit du travail le plus élémentaire » déclarent les grévistes dans un texte publié sur le site Change.org et qui a déjà recueilli plusieurs centaines de soutiens (lire ici). Et de demander une bonne fois pour toute la confirmation juridique de leur statut, soit celui de contractuels, alors que la direction de la BULAC  voudrait les assimiler à des vacataires, un régime moins favorable. Autre revendication : le respect du code du travail, notamment dans le cadre des arrêts maladie. « Ces droits nous sont niés, alors même que nous cotisons, comme tous les salarié-e-s de la fonction publique, au régime générale de l'assurance maladie » déplorent les grévistes.

 

Enfin, les contractuels-étudiants de la BULAC considèrent surtout qu’il est plus que temps d’être traité normalement surtout au moment où le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche « souhaite instaurer toujours plus de contrats précaires à travers son plan d'ouverture élargie des bibliothèques » concluent-ils. #Deboutlesbibs !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

BULAC : les contractuels-étudiants sont en grève illimitée depuis un mois
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 14:34

 

Un véritable séisme pour les observateurs car Grenoble était présenté depuis les élections comme un « laboratoire politique » avec sa majorité issue de toute la Gauche Alternative

 

Rien ne va plus dans la ville de Grenoble (Isère). La commune dirigée par le maire écologiste Eric Piolle, a ainsi présenté un plan de « refondation du service public » avec à la clef de nombreuses coupes budgétaires. Des coupes drastiques qui touchent notamment le secteur culturel, puisque outre la suppression de plusieurs subventions aux associations œuvrant dans le domaine (théâtre, musique..), la Ville a aussi décidé de fermer trois de ses treize bibliothèques ! Dans la ligne de mire municipale : la bibliothèque Hauquelin, avenue du Marechal Randon et la bibliothèque Prémol, dans le quartie du Village Olympique, spécialisées dans l'acceuil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique.

 

Et un véritable séisme pour les observateurs car Grenoble était présenté depuis les élections de 2012 comme un « laboratoire politique » avec sa majorité issue de toute la Gauche Alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste, ainsi que deux associations locales, l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen. Une liste qui se voulait pourtant « anti-austérité ».

 

« Nous n'avions pas le choix », explique au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, qui fini par avouer qu'il s'agit bien d'une « politique d'austérité ». Mais l'élu de rappeler « qu'en raison de la baisse des dotations de l'Etat mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans ». De son côté, le maire Eric Piolle s'embarasse de moins de subtilité. « Il faut changer cette logique de proximité du service public avec par exemple la création d'un bibliobus, d'une bibliothèque à vélo et des nouveaux points d'équipements de librairies, plutôt que ces 14 bibliothèques espacées par moins d'un quart d'heure à pieds » a-t-il asséné dans France 3 Rhône-Alpes. Le même discours que tenait Patrick Balkany à Levalois (Haut-de-Seine) lorsque lui aussi justifiait la fermerture d' une bibliothèque l'année dernière.

 

Ce discours que l'on attendait surtout pas d'une municipalité « Rouge-Verte » renverse ainsi toutes les positions politiques habituelles. Si bien que les Socialistes et Les Républicains grenoblois n'hésitent pas eux aussi à bouleverser tous les repères nationaux. « Au moins, c'est clair, Eric Piolle mène une politique de droite », ose d'ailleurs déclarer au Dauphiné Libéré, le socialiste Jérôme Safar devenu vert de rage. Quand à la droite, justement, elle n'est pas en reste puisque pour Matthieu Chamussy « jamais le service public n'a été attaqué ainsi à Grenoble ! ». Pas de doute, la Ville de Grenoble est bien devenue un laboratoire politique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Grenoble : Eric Piolle décide d'étrangler son réseau de bibliothèques

La Ville de Grenoble compte fermer plusieurs bibliothèques municipales
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 08:29

 

ActuaLitté : le 10 juin 2016

 

Le SAMU doit même parfois intervenir

 

Depuis son ouverture, la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Montmartre, Paris XVIIIe) présenterait d’évidents problèmes de chaleur et de renouvellement naturel de l’air. Le Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris a interpellé Bruno Julliard, premier adjoint au Maire de Paris en charge de la Culture et a placé cette problématique à l’ordre du jour du prochain CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de la Direction des Affaires Culturelles, qui se déroulera le 15 juin prochain. 

 

Voilà deux ans que la bibliothèque Jacqueline de Romilly a ouvert ses portes dans le quartier de la porte de Montmartre, dans le XVIIIIe arrondissement de Paris. Et tout autant de temps que les bibliothécaires, le public tentent de faire remonter le problème qui nuit à la réputation du lieu. 

 

Bertrand Pieri, syndicaliste de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, a écrit un article dans lequel il pointe du doigt l’absence totale de mesures prises pour remédier à ce problème d’envergure. Contacté par ActuaLitté, il déplore : « Aucune mesure n’a été prise en deux ans, malgré les plaintes des publics et des personnels, ainsi que les nombreux rapports envoyés. La bibliothèque Jacqueline de Romilly dépend bien entendu de son administration de tutelle. Cependant, celle-ci n’entreprend aucune démarche ».

 

Pourtant, les plaintes dénonçant l’inconfort des lieux, notamment dans les salles de travail du premier étage, dans la salle d’animation ou dans celle qui accueille la petite enfance sont nombreuses. La plupart d’entre elles, émises par les publics, sont consignées dans le cahier de réclamation « QualiParis », ce qui signifie que la Mairie de Paris est au courant des faits. Contacté par ActuaLitté, le bureau des bibliothèques de Paris n'a pas répondu. 

 

Ces derniers temps, alors même que les températures n’atteignaient pas des sommets, trois lecteurs ont eu un malaise, « dont un a été transporté par le SAMU », comme précisé sur le blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « Il est impensable que le SAMU doive se déplacer parce qu'il fait trop chaud dans une bibliothèque ! », s'exclame Bertrand Pieri. Les lecteurs ne sont pas les seuls à souffrir de la chaleur et du manque de renouvellement de l'air. Les bibliothécaires sont les plus touchés : maux de têtes, nausées, sensations de grande fatigue, douleurs aux jambes... Leurs conditions de travail y seraient pour beaucoup. 

 

 

Les malaises se succèdent à la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Paris XVIIIe)

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La médecine du travail a même été sollicitée l'année dernière et son constat est sans équivoque : « Les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé. » Pour autant, Bertrand Pieri rappelle que la médecine n'est pas « toute puissante. On pense qu'il s'agit d'une institution qui possède beaucoup de pouvoirs, mais il n'en est rien. Tant que l'employeur ne prend aucune mesure, rien ne sera fait ».

 

 « Le problème, dans la conception de ces bâtiments, c’est qu’ils ne comportent pas ou très peu de fenêtres », constate le syndicaliste. « Les grandes baies vitrées qui ne peuvent pas être ouvertes semblent être le nouveau dada des architectes. Le système mécanique sensé réguler le renouvellement de l’air semble quant à lui complètement inadapté, surtout pour des établissements de cette superficie [la bibliothèque a une superficie de 1220 m2, NdR] ». En pleine canicule l’année dernière, la bibliothèque Jacqueline de Romilly avait même dû fermer ses portes le 1er juillet 2015. Le motif : la chaleur et la non-climatisation des lieux rendaient sa fréquentation impossible. Idem deux jours après. 

 

La bibliothèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier des Olympiades, dans le XIIIe arrondissement de Paris avait rencontré un problème quelque peu similaire en octobre 2014. Pendant plus d’un mois, le public et les agents de la bibliothèque ont souffert du manque de renouvellement d’air, causé par une panne de climatisation. Pourquoi ne pas avoir ouvert les fenêtres dans ce cas ? Tout simplement parce que ce bâtiment inauguré en 1983 ne compte que des baies vitrées qui ne peuvent pas être ouvertes. 

 

 « Notre but, c'est avant tout de rendre toute cette histoire publique, de manière plus large », explique Bertrand Pieri. « Ça ne peut plus durer. Il est grand temps que la Mairie prenne des mesures pour atténuer la chaleur régnant dans le bâtiment :  installer des climatiseurs, entreprendre des travaux ou même fermer temporairement la bibliothèque. Mais les choses ne peuvent pas être laissées en l'état », affirme-t-il.

 

Et de poursuivre : « Si rien ne bouge d'ici le 15 juin, les salariés pourront exercer leur droit de retrait, car les représentants du personnel ainsi que le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont déjà au courant des dangers présents à la bibliothèque ». Comme précisé sur le site du service public, à la rubrique Particuliers, vos droits, « le salarié a le droit d'arrêter son travail sans l'accord de son employeur et, si nécessaire, de quitter son lieu de travail pour se mettre en sécurité. Il n'est pas tenu de reprendre son activité tant que la situation de danger persiste ». Les cartes sont donc dans les mains de Bruno Julliard. 

 

Lire l’article d’ActuaLitté


 

Les malaises se succèdent à la bibliothèque Jacqueline de Romilly (Paris XVIIIe)

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