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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:02

 

Mais la Mairie de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement !

                                                                                           

Grosse surprise hier matin pour les usagers de la bibliothèque Clignancourt située du côté du métro Jules Joffrin dans le 18è arrondissement de Paris. L’ouverture prévue pour 10 heures a dû être reportée en catastrophe à 13 heures pour cause de… manque de personnels !                                                 

 

Aujourd’hui, mercredi 25 avril, la situation s'est à peine améliorée car la salle de lecture située au 4è étage de la médiathèque est elle toujours fermée. Les services offerts par cet espace ne sont pourtant pas négligeables pour les habitués qui viennent lire quotidiens et revues. C’est là également que les étudiants peuvent disposer d'un accès Internet et consulter les usuels (dictionnaires, atlas, codes de droits…).

 

Les déboires que subit la bibliothèque installée dans un quartier pourtant cher à Bertrand Delanoë, illustrent les difficultés que rencontrent les bibliothèques municipales parisiennes en termes de personnels depuis plusieurs années. Un phénomème régulièrement dénoncé par les organisations syndicales. Ces difficultés ont atteint un tel point que les renforts venant d'établissements fermés pour travaux sont désormais indispensables pour faire fonctionner le réseau municipal.


                                                  clignancourt 4

 

La Mairie de Paris prétend poutant régulièrement que les effectifs municipaux sont en constante augmentation. Ceux-ci ne sont visiblement pas affectés au service du public mais viendraient, semble t-il, plutôt renforcer la technostructure de l’administration d'après diverses sources. La CGT des Affaires Culturelles avait constaté ce phénomène dans un texte des plus acerbes (lire ici).

 

D'après nos informations la fermeture soudaine de la bibliothèque Clignancourt n’a rien d’accidentel. Ce genre de situation est déjà arrivé dans d’autres établissements mais la Ville de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement.

 

Les derniers mois ont été rudes pour les bibliothèques parisiennes : Fermeture de la bibliothèque du centre Morland, menaces sur celles du 10è arrondissement, baisse des budgets d’acquisition, fermeture pour cause de froid ou problèmes informatiques, .... Cette longue liste démontre malheureusement le désintérêt que porte la Mairie de Paris à la lecture.

 

Pour Christophe Girard, candidat déclaré au poste de Ministre (de la Culture) dans le prochain gouvernement de François Hollande, le bilan après douze ans de mandat d'ajoint à Paris est donc des plus mergitur.

 

                                                 clignancourt 3

                                                Effectifs dans les bibliothèques: Paris tranche dans le vif !

 

 

 

Lire aussi

Le Parisien : Les bibliothèques de la Ville de Paris connaissent des bugs à répétition 

Harcèlement sexuel à la Mairie de Paris : La Directrice des Affaires Culturelles s’assied dessus ! 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:42

 

Le Parisien : le 21 avril 2012

 

Paris: Les prêts de livres victimes de bugs à répétition dans les bibliothèques municipales

 

Des bugs informatiques en série et des ralentissements à répétition sur le réseau, c'est ce que dénoncent les employés des bibliothèques municipales. « Mardi encore on a subi une panne du logiciel. Samedi c'étaient des lenteurs du réseau qui ont perturbé l'activité, on ne peut vraiment pas dire que notre système informatique fonctionne normalement et autant dire que c'est un problème récurrent en ce moment », s'exaspère un agent d'une bibliothèque du VIe.

 

Dans des établissements du Ve, du IXe, du XIe ou encore du XVIIIe on faisait le même constat en milieu de semaine. « Et quand tout plante, comme samedi dernier, on se retrouve à utiliser un accès informatique restreint qui ne nous permet pas d'assurer pleinement notre service auprès des usagers », explique un bibliothécaire. Car si cette solution de fortune permet, tant bien que mal, d'enregistrer les prêts des lecteurs, elle ne permet pas de procéder à l'inscription d'usagers ni au renouvellement des prêts. « Les lecteurs se voient forcés de revenir et s'exaspèrent », fait remarquer un agent.

 

Dans d'autres bibliothèques, comme à Clignancourt (XVIIIe), lorsqu'un bug survient, comme samedi dernier, l'accès informatique de secours n'est simplement pas mis en place pour enregistrer les prêts. « Résultat, les lecteurs ne peuvent même pas emprunter de livres », raconte un agent.

 

213 800 transactions enregistrées samedi dernier. A la mairie de Paris, on fait état d'un incident ponctuel : « Le week-end dernier, les bibliothèques ont connu le plus gros pic d'activité depuis le début de l'année. » Juste pour la journée du samedi, elles ont enregistré plus de 213800 transactions de prêts et retours de livres. « C'est un niveau énorme qui a occasionné une surcharge du réseau », expliquait-on mercredi à la mairie de Paris.

 

Les bibliothécaires pointent du doigt les insuffisances du réseau qui relie les quelque 65 bibliothèques municipales de prêt de Paris: Un équipement mis en place il y a trois ans et qui devra encore faire ses preuves aujourd'hui.

 

Voir l'article du "Parisien "

 

                                               le parisien 12

 

 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:56

 

Harcèlement au travail : C’est dura sex, mais pas sed lex pour le syndicat UNSA

 

Article censuré à la demande de la Mairie de Paris avec menaces de poursuites judiciaires, cliquez là !


L'affaire est des plus gênantes pour la municipalité. La "bip" des Affaires Culturelles de la Ville de "bip", "bip" est accusée de « s’assoir sur le dossier et de regarder ailleurs » dans une affaire de harcèlement sexuel et moral datant de l’été 2011 qui a été suivi d’une plainte au pénal.

 

                                                    bip-bip.jpg

                                                            

 

Ces accusations lancées par le syndicat UNSA des attachés d’administration on été rendues publiques pour protester contre l’attitude de la "bip" qui refuse ostensiblement d’appliquer les préconisations du Comité contre le Harcèlement (CPHD) et de l’adjointe au Maire de "bip" chargée des personnels. Ces préconisations  «  qui relèvent du bon sens »  auraient dues êtres prises au début de l’affaire par la "bip" des Affaires Culturelles (DAC) si celle-ci « avait eu un peu de courage » ajoute l’UNSA. En fait la seule action courageuse de l’administration qui s’occupe de la Culture à "bip" "aura été d’enlever la majeure partie de ses attributions à la plaignante » précise le syndicat.


L’UNSA des attachés d’administration parisienne (cadre A de la fonction publique) est pourtant en général assez discret sur ce genre de dossier. Sa réaction publique marque donc l’importance que le syndicat attache à cette situation qu’il n’hésite pas à qualifier de «degré zéro dans la gestion des ressources humaines». La "bip" est donc dans une position pas très fluctuat.

 

 

                                                L'Hôtel d'Albret, siège de la "bip" 

                                         dac 2

                                           La "bip", une gestion finalement très "bip" !

 


Le syndicat UNSA semble avoir tout fait dans les règles et ne peut guère être accusé de précipitions dans ce dossier. Après la plainte au pénal de l’agent, la Commission contre le Harcèlement a rendu un avis favorable à la plaignante cinq mois après les faits, mais il semble que la patience du syndicat pourtant assez grande a été mise à rude épreuve. Un premier courrier envoyé à "bip" est resté sans réponse. Qu’à cela ne tienne, l’UNSA en envoi un second près de trois semaines plus tard, malheureusement celui-ci reste également sans réponse de la "bip". Celle ci devait probablement être plus occupée à mobiliser ses agents en les abreuvant de courriels pour éviter le fiasco d’une consultation interne à 150 000 euros comme l’avait signalé perfidement la CGT. Dans ce cas cela devient très mergitur !


L’efficacité redoutable à ne rien faire de la "bip" des Affaires Culturelles « persistante dans le déni » n’empêche pas le syndicat UNSA de montrer une solide base de pop culture, car il se demande si les cadres dirigeants de cette prestigieuse direction ne seraient pas bercées par les paroles de la chanson  « Sound of silence » du célèbre duo sixties Simon et Garfunkel. À moins que ce ne soit  plutôt  Boris Vian et  son « Fait moi mal, Johnny, Johnny » ?

 

                                          unsa 1

                                                        " Non, nous c'est bip, bip ! "

 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:50

 

Sud Ouest: le 24 janvier 2012

 

La bibliothèque de Périgueux en panne d'écrans (comme à Paris finalement) ! 

   

A la bibliothèque municipale de Périgueux, des écrans d'ordinateurs de la salle de lecture portent un petit écriteau « En panne » : les appareils réservés au public ne fonctionnent pas. Une réparation informatique est fortement attendue.  Les lecteurs que l'on croise se contentent de quelques remarques désabusées tandis que le personnel fait contre mauvaise fortune bon cœur. Quelques utilisateurs, souhaitant faire connaître leur déception, sont invités à écrire à la mairie.  

  

C'est en octobre que dans cette bibliothèque informatisée depuis 2004, on a enregistré les premiers dysfonctionnements.   On s'accorde à dire que c'est une usure naturelle des équipements de l'époque, qui a fait claquer le serveur, coupant la bibliothèque de l'extérieur. Les lecteurs en dehors de l'établissement lui-même sont désormais dans l'impossibilité d'accéder à ses services et notamment à son catalogue.

 

Résolution d'ici fin février ? Cette régression technique plutôt mal vécue serait en voie de résolution. Le responsable du service informatique de la mairie affirme (1) : « On devrait avoir tout réparé d'ici fin février. Les dix serveurs de la bibliothèque arrivés en bout de course ont été changés. On change aussi leur application web qui n'était plus adaptée, avec réinformatisation du système remis à jour. Le tout devrait répondre aux besoins des utilisateurs. »  

 

Des questions financières (pour quelques milliers d'euros) seraient peut-être à la base du retard mis à maîtriser la panne. De même, les équipements acquis il y a huit ans n'étaient-ils pas peut-être aussi performants que ceux que l'on trouve aujourd'hui sur le marché.

 

En tout cas, le service informatique municipal est formel : « On est bien en cours de résolution de ce bug. »

 

(1) Nous avons appelé hier, sans parvenir à le joindre, Arnaud Le Guay, adjoint à la culture à la mairie.

 

Lire l'article de " Sud Ouest "

 

 

                                                                        La bibliothèque de Périgueux

                                       perigueux

                                             " Vous voyez , nous aussi on sait faire aussi bien que les parisiens "

 

 

 

Sur le même sujet  

Le Parisien: Les bibliothèques de la Ville de Paris connaissent des bugs à répétition 

ActuaLitté : Pannes dans les bibliothèques de la Ville de Paris, la Direction des Services Informatiques nous explique tout                                                           

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:11

 

Question(s) sociales(s) - Le Monde : le 6 avril 2012

 

Nicolas Sarkozy réinvente une CGT en pleine ébullition

 

Poursuivant sans relâche son offensive contre les corps intermédiaires et les syndicats, Nicolas Sarkozy a commis une belle bourde vendredi 6 avril au matin sur RTL. "Les liens entre la CGT et le Parti communiste sont bien connus, c'est son droit, mais il faut qu'ils assument", a déclaré le président-candidat, en ajoutant que Bernard Thibault "est membre du bureau politique du Parti communiste, comme chacun le sait". Mais voilà pour qui a un minimum de culture syndicale, Bernard Thibault, s'il est membre du PCF, est, depuis 1947,  le premier secrétaire général de la CGT à ne pas appartenir à son bureau politique - instance qui, comme l'a rappelé au passage le dirigeant communiste Pierre Laurent, "n'existe plus depuis plus de 15 ans", ayant été remplacée par un bureau national -, et deux ans aprés son élection à la tête de la CGT, il a quitté, en 2001, le comité national auquel il appartenait. Cet affrontement survient au moment où la CGT est en pleine ébullition sur  la succession de M. Thibault, ce dernier risquant de se trouver en opposition avec l'appareil de sa centrale.

                           

En 2007 déjà, alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait qualifié la CGT de "syndicat communiste". Une fois élu, son conseiller social, Raymond Soubie, qui pratiquait depuis plus de trente ans les organisations syndicales, avait dû lui dispenser une formation accélérée au syndicalisme. Il lui avait aussi appris à passer des "deals" avec la CGT, comme par exemple sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, et M. Sarkozy s'était appliqué, jusqu'à l'été 2008, à rechercher la meilleure relation possible avec M. Thibault, guettant toutes les occasions de le cajoler quitte à planter des banderilles sur le dos du patronat. En 2010, la réforme des retraites a consacré le divorce entre le président et les syndicats, et notamment la CGT.

 

                                    sarko 3

                                                           " Bon, toi mon coco ...... "

 

Il est vrai que pendant longtemps la CGT a entretenu une relation trés étroite avec le Parti communiste, allant même jusqu'à faire du Programme commun de gouvernement de 1972 - signé par le PCF avec le Parti socialiste - son programme revendicatif. Malgré l'adoption de la Charte d'Amiens (1906), qui proclamait, un an aprés la création du Parti socialiste SFIO, l'indépendance du syndicalisme, la CGT a toujours été parcourue de débats animés entre révolutionnaires et réformistes. Au lendemain de la Révolution de 1917, l'avénement du communisme en Russie provoqua des fractures entre les partisans de la "courroie de transmission" - inventée par Lénine qui voyait dans le syndicat un simple instrument du Parti communiste - et les tenants de l'indépendance syndicale. Ce clivage a même été à l'origine des trois scissions que la CGT a connues dans son histoire: en 1921, en 1939 et en 1947.

 

C'est ainsi que depuis 1947, tous les prédécesseurs de Bernard Thibault - Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki, Louis Viannet - ont appartenu au bureau politique du PCF. Nul ne pouvait espérer devenir secrétaire général de la CGT s'il ne passait pas d'abord par cette instance. Le Parti communiste imposait sa loi à la CGT. Le changement est intervenu en décembre 1996, quand Louis Viannet annonça, en plein congrès du PCF, sa décision de quitter le bureau politique (devenu bureau national) du parti. Il avait fait ce geste fort pour faciliter l'adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats. Elu secrétaire général en 1999, M. Thibault n'a jamais rejoint la direction du parti. En 2001, il est allé plus loin, lors d'une rencontre avec Robert Hue et la direction du PCF, en décrétant la fin de toute conception visant à faire du syndicat la courroie de transmission du parti. Le PCF était déjà en plein déclin et la perte de ses deux piliers - le syndicat et son emprise dans les banlieues, comme "la ceinture rouge de Paris" - n'a fait que l'accentuer.

 

 

                                    sarko 1[1] 

                              " Mon cher Bernard, je crois que le président voit du rouge partout ! "

 

 

Bernard Thibault a réagi vivement, vendredi, en accusant Nicolas Sarkozy d'"utiliser le mensonge pour tenter de décrédibiliser la CGT". Et il rappelle, dans un communiqué, que "cela fait plus de dix ans que je ne siége plus dans une instance de direction d'un parti politique". Le président candidat a aussi laissé entendre que la prise de position de M. Thibault, qui s'est engagé à fond en faveur de sa non-réélection, n'était pas partagée par les militants de la CGT: "Je ne pense pas que je sois combattu par la CGT, je suis combattu par quelques permanents de la CGT mais je pense qu'il y a tout un tas de gens qui sont adhérents de la CGT qui considérent que le rôle d'un syndicat c'est de défendre les salariés, pas de participer à la vie politique française". Réplique de M. Thibault : "La seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publiques et pas seulement dans les meetings de la CGT". Selon un sondage de l'Ifop réalisé en février auprès des sympathisants syndicaux, M. Sarkozy recueille les intentions de vote de 4% des sympathisants cégétistes (contre 11% en 2007).

 

Cette passe d'armes intervient au moment où la CGT est traversée de vives tensions au sujet de la succession de M. Thibault qui doit passer la main en mars 2013. Le secrétaire général a consulté les fédérations et les unions départementales de la CGT et il doit, le 17 avril, faire part à la commission exécutive de la centrale de sa proposition, celle-ci devant ensuite être entérinée par le comité confédéral national (CCN) - le parlement de la CGT - le 30 mai. M. Thibault a toujours souhaité que son successeur soit une femme appartenant au secteur privé. Il avait d'abord pensé à Nadine Prigent, qui vient de la santé, avant de constater que ce choix n'avait aucune chance de passer. Les fédérations et les unions départementales - qui constituent le CCN - se sont ralliées en majorité à Eric Aubin, 48 ans, secrétaire général de la fédération de la construction, le "Monsieur retraites" de la centrale. M. Aubin est sur la même ligne réformatrice que M. Thibault. Mais ce dernier semble tenir fermement à l'idée qu'une femme lui succède et avance le nom d'Agnès Naton, 53 ans, retraitée de La Poste, directrice de l'hebdomadaire confédéral, la Nouvelle Vie ouvrière, mais il se heurte à son appareil.  M. Thibault prendra-t-il le risque d'être mis en minorité par son parlement, comme il l'avait été, en 2005, sur le référendum européen? Sur fond de campagne présidentielle, un autre bras de fer est en cours.

 

Pour lire l'article de Question(s) Sociales(s) - Le Monde  

 

                                                        le monde 1[1]

 

 

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Créativité obligée pour les syndicats américains

Le Monde: Une première conséquence des élections de la fonction publique

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:05

 

ActuaLitté : le 18 avril 202

 

Une vraie série noire…. pour les bibliothèques municipales parisiennes

 

Le feuilleton chaotique des réseaux informatiques des bibliothèques parisiennes continue : alors que la Direction des Systèmes et Technologies de l'Information (DSTI) de la Ville de Paris avait promis une mise au point rapide suite à un « cas exceptionnel », (voir notre actualitté) les bibliothécaires font état d'une situation inchangée.

 

Avec pas moins de trois pannes en une semaine, le métier de bibliothécaire n'a pas l'air d'une sinécure : le 12 avril dernier, la bibliothèque Parmentier, dans le 11e, était victime d'«une panne affectant à la fois le réseau professionnel et le réseau public» d'après un communiqué officiel. 2 jours plus tard, c'est l'ensemble des établissements qui recevait un message de la DSTI les assurant d'«une analyse des interruptions».

 

Las, les bibliothécaires ont reçu ce matin une nouvelle notification faisant état de «ralentissements observés sur V-Smart», le logiciel utilisé par les bibliothèques publiques. (voir notre actualitté

 

Dure loi des séries.

 

Source: CGT des Affaires Culturelles.

Lire l'article de  "ActuaLitté"  

 

 

 

                                  girard 1-copie-1

                            " Avec moi, les bibliothèques obtiennent la Palme d'Or du Festival de Pannes "

 

 

 

 

ActuaLitté: Pannes du réseau informatique des bibliothèques de la Ville de Paris, infor ou intox ?

Les bibliothèques de la Ville de Paris tournent au ralenti !

Problèmes informatiques dans les bibliothèques parisiennes: Le droit de réponse de la société "Infor"

 

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:27

 

Question(s) sociales(s)- Le Monde : le 3 avril 2012

 

Le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats

 

Pour qui aurait encore des illusions sur le sujet, le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats. Lundi 2 avril, dans un entretien à l'Est républicain, le président-candidat, qui avait déjà ciblé la CGT durant ses meetings, s'en est pris à la CFDT, à propos de l'attitude de ses représentants sur le site sidérurgique d'ArcelorMittal à Florange : "Quant aux permanents de la CFDT, ils trahissent la confiance des salariés. Ils sont venus m'insulter et essayer de casser mon siège de campagne. Ne confondons pas les salariés d'ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre les intérêts des salariés." Quelques heures plus tard, à Nancy, Nicolas Sarkozy, qui, à la différence de François Hollande, n'a reçu aucune organisation syndicale en tant que candidat, récidivait : "C'est le cœur du problème français, les syndicalistes n'ont pas à faire de la politique.".

 

Sans appeler, comme le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, à un changement de président de la République, François Chérèque n'a pas ménagé le président-candidat, fustigeant les attaques de M. Sarkozy contre les corps intermédiaires, qui relèvent à ses yeux d'une "démocratie autoritaire" et d'une "démagogie populiste", et n'hésitant pas à qualifier son bilan de "globalement négatif". Le 2 avril, dans une déclaration de sa commission exécutive, la CFDT hausse encore le ton. Après avoir souligné que quatre candidats ont accepté de la recevoir – Eva Joly, François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon –, elle martèle : "Seul le candidat de l'UMP n'a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas car la campagne officielle va débuter et il n'est pas question pour la CFDT de se trouver en position d'être instrumentalisée par un candidat si près du scrutin." Notant que c'est "la première fois qu'un président de la République sortant refuse d'échanger avec la CFDT", la centrale ajoute : "Cette attitude de Nicolas Sarkozy est dans la ligne de ses attaques répétées depuis le début de sa campagne contre les corps intermédiaires, les partenaires sociaux, et en particulier les candidats".  

 

                                                         chereque

                                                                      " On le voit venir avec ses gros sabots "

 

 

La CFDT a également réagi aux critiques contre ses militants d'ArcelorMittal que M. Sarkozy cherche à "opposer aux ''vrais'' salariés": elle "déplore et condamne ces propos dangereux pour la démocratie en général et la démocratie sociale en particulier". Dans son interview au Monde du 3 avril, Bernard Thibault revient à la charge contre ce "président aux pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les sujets" qui veut "piétiner les corps intermédiaires qui sont des obstacles à ses objectifs". Evoquant l'hypothèse, qu'il ne juge pas "la plus probable", d'une réélection de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de la CGT avertit : "Si l'élection reconduit Nicolas Sarkozy, on fera avec mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on alors ce que serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un deuxième mandat, à savoir le dernier ?  Il prétend prolonger son premier mandat. Avec un deuxième mandat, l'addition serait particulièrement lourde."

 

                                                            sarko 4

                                                             " Avec lui, quand on trinque,  l'addition arrive toujours "

                                                           

               

Sans se départir de sa neutralité – Force ouvrière refuse, comme à chaque élection de donner des consignes de vote, au nom de l'indépendance syndicale –, Jean-Claude Mailly, qui n'a rencontré que François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, critique aussi les déclarations de Nicolas Sarkozy. "On n'a rien à gagner à pratiquer l'anathème dans ce genre de situation", a déclaré mardi 3 avril le secrétaire général de FO, qui est aussi membre du Parti socialiste. Et d'ajouter: "Le syndicat ne doit pas être muet sur ses positions et ses revendications."

 

De son côté, François Hollande, qui se fixe comme objectif de rénover la démocratie sociale, a saisi l'occasion de son intervention, lundi 2 avril, devant la CGPME, en délicatesse croissante avec le Medef, pour faire l'éloge des corps intermédiaires, jugeant "utile d'avoir des hommes et des femmes qui se consacrent à la défense de leurs intérêts qui sont aussi les nôtres. Parfois nous sommes en confrontation, en contradiction. Nous cherchons le compromis." Et le candidat socialiste, qui selon sa formule utilisée sur l'île de La Réunion veut désormais "taper" le président sortant, a enfoncé le clou: "Il n'est jamais bon de mettre en cause les organisations syndicales de salariés, de leur manquer de respect, d'avoir du mépris. Parce qu'en définitive, ce sont les salariés qui ont choisi leurs représentants." L'assemblée de petits patrons, qui n'a pas un amour immodéré pour les syndicats, n'a sans doute pas été conquise mais quand le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats, François Hollande en fait son miel.

 

Lire l'article de Question(s) Sociale(s) - Le Monde

 

 

                                             le monde 4[1] 

 

 

 

Lire aussi

Question(s) sociale(s) : Avec les syndicats, Nicolas Sarkozy se trompe d’époque !

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:17

 

Les personnels des restaurants d’entreprises de la Mairie de Paris en grève depuis deux semaines.

 

« Brimades, menaces, sanctions injustifiées, mutations arbitraires et même licenciements » c’est le ras le bol chez les employés des 17 restaurants d’entreprises de la Ville de Paris en grève reconductible depuis le 2 avril à l’appel de la CGT !

 

Ils dénoncent également « des espaces de restauration à la limite des conditions d’hygiène et de sécurité tant pour les salariés que pour les usagers,  bien loin de l’image idyllique présentée par la communication officielle »

 

Depuis deux semaines ils manifestent à la porte du restaurant de l’Hôtel de Ville, face aux fenêtres du maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n’a pu échapper à leur tapage.

 

Aux demandes de négociations, la mairie de Paris a répondu par l’envoi de CRS au quatrième jour du mouvement. Devant le tollé général, des policiers en civils les ont remplacés, mais les négociations ne se sont pas ouvertes pour autant. La municipalité se réjouissant de l’absence de couverture médiatique de ce mouvement social inédit dans ce secteur.

 

                                         crs 1

                                              Association Sportive de la Police Parisienne

 

 

Ces agents de restauration, bien qu’au service des employés municipaux parisiens  sont en fait soumis à un régime social très particulier car employés par…. une association de droit privé, l’ASPP qui est entièrement financée par la Mairie de Paris !

 

Après deux semaines de grève la Mairie de Paris joue visiblement le pourrissement du mouvement avec l’arrivée des vacances de pâques et n’a guère l’intention d’améliorer les conditions de travail à l’origine du conflit.

 

Mais il n’y a pas que le climat social qui est dégradé. Certains centres sont vétustes (Jean Bart, 6ème et Jean Rey,15ème) , d’autres vont bientôt fermer (Célestins et Morland dans le 4ème ou Schœlcher, 14ème) et plusieurs ont des stands ou des caisses fermés « ce qui engendre un départ des usagers » dénoncent les personnels.

 

« La direction ferait preuve d’une incompétence totale pour décrédibiliser volontairement l’ASPP » insiste pour sa part le syndicat CGT. Les craintes sont en effets fondées. Selon de nombreuses sources, la société Sodexho, spécialisée dans la restauration collective serait à l’affut pour reprendre les activités de l’ASPP.

 

Finalement en termes de gastronomie municipale, pour la Ville de Paris le changement ce serait maintenant. ?

 

Publié également dans  "Miroir Social"

 

 

                                         delanoe

                                               " Hé oui, le changement c'est maintenant "

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 12:34

 

ActuaLitté : le 13 avril 2012

 

L'occasion de rappeler les enjeux du projet

 

L'inauguration de l'exposition Robert Crumb au Musée d'Art Moderne de Paris a donné lieu à la mobilisation d'une centaine de grévistes après un appel lancé par le syndicat Force Ouvrière. Ils sont venus protester contre le projet d'une gestion des Musées de la Ville de Paris par un Établissement Public Autonome (EPA) qui inquiète particulièrement le personnel vis-à-vis de ses futures conditions de travail.

 

Ils étaient une centaine d'employés des services culturels de la Ville de Paris, hier, à l'inauguration de l'exposition consacrée au dessinateur Robert Crumb. Malgré les suppliques de directeur du Musée d'Art Moderne, Fabrice Hergott, qui a assuré que « tout irait pour le mieux » et qu'il était « inutile de faire grève », les grévistes n'ont pas laché l'affaire, assurément de taille : le transfert de la gestion des musées de la ville de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et de Paris Musées à un Établissement Public Autonome.

 

D'après les déclarations officielles, le projet n'est pas si mal : il vise à simplifier le circuit administratif des Affaires Culturelles en la déchargeant des Musées de la Ville de Paris pour la laisser s'occuper des bibliothèques, conservatoires, théâtres et centre d'archives, dont elle assure déjà la gestion. La décision de confier les musées à un EPA a été prise à la suite d'un rapport remis par Delphine Lévy, une ancienne membre du cabinet du Maire.

 

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                                              Musées:  L'EPA tente un passage en force

 

 

Au sein des établissements eux-mêmes, le changement de statut annoncé pour le 1er janvier 2013 est pourtant loin de satisfaire tout le monde : si l'on passera rapidement, par correction, sur la nomination de Delphine Lévy à la tête de la future structure (ou comment adapter préalablement son boulot), le projet alarme les employés par ses manquements aux droits sociaux les plus fondamentaux.

 

Les syndicats ont dénoncé le premier pas vers la « privatisation du bien public » que représente selon eux la « régie personnalisée » des Musées de la Ville de Paris. Si la refonte des horaires est évidemment un sujet d'inquiétude, la disparition pure et simple des représentants syndicaux du Conseil d'Administration de l'EPA à venir pendant au moins deux ans ne peut que soulever des interrogations vis-à-vis de la politique sociale de la Mairie parisienne.

 

À l'inverse, les futurs généreux donateurs bénéficieront d'une exonération fiscale, et les musées pourront être loués à des fins privées : on sait de quel côté penche la balance des avantages. Par ailleurs, les Comités Technique (CT) et Hygiène et Sécurité (CHS) risquent d'être écartés si des élections anticipées ne sont pas organisées avant 2014. Après les vols au Musée d'Art Moderne ou l'amiante du Musée Carnavalet, ils sont pourtant d'actualité.

 

« On connaît ceux qui vont tirer bénéfices de ce nouveau statut : la future directrice de l'établissement et quelques heureux chargé de mission, alors que le reste des personnels aura vocation à servir de variable d'ajustement » a expliqué le syndicat Force Ouvrière. Dans une lettre daté du 26 décembre dernier, Bertrand Delanoë a expliqué que le financement de cette « régie personnalisée » s'effectuerait « dans un cadre strict » et que le « surcoût éventuel sera assumé par le développement de ressources propres et par redéploiement ». Chez les employés, beaucoup craignent que « redéploiement » soit une pratique litote pour « réduction des effectifs », d'autant plus que le vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris a salué la mesure.

 

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                                               robert crumb

 

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:13

 

Le syndicat Force Ouvrière, opposé au transfert des musées parisiens vers un établissement public, a bloqué l'inauguration de l'exposition Crumb.

 

L’inauguration au Musée d’Art Moderne (16è) de l’exposition du dessinateur américain Robert Crumb a été grandement perturbée ce jeudi 12 avril, par une centaine de grévistes qui ont répondu à l’appel du syndicat Force Ouvrière, malgré la présence de deux camions de CRS.

Le syndicat se déclare opposé au prochain transfert des musées de la Ville de Paris vers un Etablissement Public Administratif (EPA) qu’il considère comme un premier pas vers la « privatisation ». Christophe Girard, l’adjoint à la Culture avait, lui, affirmé, lors d’une conférence de presse, la nécessité de cette transformation pour que les musées municipaux deviennent un « grand Louvre ».

La Ville de Paris a, ce matin, essayé de prendre les devants pour que ce mouvement échoue, le directeur du Musée d’Art Moderne convoquant même les agents dès 9h45 pour  leur expliquer que « tout irait pour le mieux » dans la future organisation des musées municipaux et qu’il était « inutile de faire grève ». Etrange puisque personne ne connaît encore le futur fonctionnement  des musées municipaux, en terme d’amplitude horaire notamment, ni la composition du Conseil d’Administration de l’EPA.

                                           crumb[1] 

Force Ouvrière, de son côté, dénonce l’absence des instances paritaires (Comité Technique et Comité Hygiène et Sécurité) et le poids que prendra le futur Conseil d’Administration qui sera constitué au mois de juin et pourra, dès cet été, prendre des décisions sur l’organisation du travail.

« On connaît ceux qui vont tirer bénéfices de ce nouveau statut : la future directrice de l’établissement et quelques heureux chargé de mission, alors que le reste des personnels aura vocation à servir de variable d’ajustement » conclut le syndicat Force Ouvrière.

Pour donner du lustre à cette journée, les grévistes ont aperçu le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui se rendait au Palais de Tokyo situé à proximité. Celui ci a toutefois soigneusement évité les manifestants.

Publié également sur "Miroir Social"

                                               

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                                             Les agents des musées trainés de force vers l'EPA

 

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