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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 12:44

 

Le Journal des Arts: Le 21 mai 2012

 

Laurence Engel, nouvelle directrice du cabinet d’Aurélie Filippetti

 

Jusqu’alors directrice des affaires culturelles de la Ville de Paris, Laurence Engel va diriger le cabinet d’Aurélie Filippetti au ministère de la Culture et de la Communication.

 

Alors que la tête du premier cabinet de Frédéric Mitterrand était très masculine, (entre Jean-Pierre Biron, le conseiller spécial et Pierre Hanotaux le directeur de cabinet) celui d’Aurélie Filippetti semble vouloir mettre en œuvre la parité voulue par François Hollande. Le jour même de son arrivée au ministère, la ministre a choisi Laurence Engel pour diriger son cabinet.

 

Lire l'article du " Journal des Arts"


 

                 n722577577-1636882-5629

                                        " Oh! Qu'est ce qu'ils sont jolis vos cartons ! "

 


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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:30

 

ActuaLitté: Le 17 mai 2012

   

La CGT dénonce une nouvelle réduction des budgets d'acquisitions dans les discothèques de la Ville de Paris.

 

Après les importantes baisses des crédits alloués aux acquisitions, la CGT Culture dénonce la dernière mesure prise par la Ville de Paris à l'encontre des bibliothèques-discothèques parisiennes. Les discothécaires sont ainsi invités à cesser leurs commandes directes de nouveaux CD auprès de leurs fournisseurs.

 

Cette mesure n'est pas nouvelle et déjà une première suspension avait été effective durant l'année 2011. Mais, pour la CGT Culture, cette nouvelle mesure de restriction vient remettre en cause la politique globale d'acquisition de CD menée par les discothécaires qui réalisent une veille constante pour établir, au plus juste, quelles sont les nouveautés à acquérir.

 

Cela contribue également à appauvrir l'offre proposée aux abonnés qui, pourtant, paient une cotisation annuelle comprise entre 30 et 60 €.

 

Lire l’article de ActuaLitté

 

 

                                    cd 1

                                     Commander de la musique à Paris, ça devient chaud !

 

 

                              

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:11

 

Les personnes électrosensibles ont désormais des explications scientifiques  

 

Souvenons-nous : en 2007, un certain nombre de bibliothécaires parisiens se plaignaient de maux de têtes, nausées… après l’installation massive de bornes Wifi dans leurs établissements. Cet épisode avait abouti à un bras de fer entre la Mairie de Paris et les syndicats (donnant lieu notamment à l’organisation d’une Conférence de Citoyens sur la prolifération des ondes électromagnétiques à Paris).

 

A la BnF, et plus récemment à la RATP, c’est dans les mêmes (mauvaises) conditions que le débat a eu lieu entre syndicats et employeurs sur ces questions de santé au travail, conséquence du déferlement des nouvelles technologies sans fil dans l’entreprise. Tous les acteurs de ce dossier ont désormais une première réponse scientifique sur l’intolérance aux champs électromagnétiques avec cet article paru dans le journal canadien, La Maison du 21ème siècle.   

 

                                                       wifi 5

 

Des Chercheurs français viennent de démontrer que les champs électromagnétiques (CEM) modifient sensiblement la physiologie du sang et du cerveau des personnes électrosensibles et que l’impact sur ces marqueurs biologiques augmente et diminue selon l’intensité de l’exposition. «Nous savons avec certitude que l’hypersensibilité électromagnétique n’est pas psychosomatique», nous a confirmé l’oncologue Dominique Belpomme en entrevue téléphonique. « Les CEM provoquent des effets majeurs dans le cerveau. Le plus important d’entre eux est l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique. Cela permet au mercure, aux organochlorés et à d’autres polluants de pénétrer dans le cerveau, où ils causent diverses maladies neuro-dégénératives.» 20 nouveaux patients par semaine

Professeur d’oncologie à l’Université Paris Descartes, le Dr Belpomme est président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (artac.info), qui s’est réorientée dans la prévention à partir de 2004. Depuis mai 2008, son équipe étudie ce qu’il a nommé le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM). « J’ai 450 malades et je vois jusqu’à 20 nouveaux cas chaque semaine, y compris des enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage. Nous avons la plus grande série européenne de malades électrosensibles. C’est un enjeu majeur de santé publique.»

                                                                                                                        
Le SICEM est une réaction extrême à de faibles niveaux d’exposition aux champs électriques et magnétiques d’extrêmement basses fréquences (50-60 Hertz) émis par les câbles et les appareils électriques ainsi qu’aux radiofréquences (10 megaHertz à 300 gigaHertz incluant les micro-ondes) des appareils sans fil et leurs antennes. Ce syndrome est reconnu en Suède comme un handicap donnant droit à diverses modifications de l’environnement subventionnées par l’État afin de réduire l’exposition aux CEM.

Les gens les plus sensibles sont souvent référés, à tort, en psychiatrie : leurs symptômes (notamment cardiovasculaires, dermatologiques, neurologiques et musculaires) sont si graves qu’ils doivent se protéger des ondes à l’aide de vêtements, rideaux, peintures et pare-vapeurs métalliques idéalement mis à la terre. D’autres déménagent carrément dans des forêts, grottes et autres endroits reculés, loin de toute émission de CEM.

L’équipe du Dr Belpomme a mis au point une méthode diagnostique basée sur des tests sanguins et un électroencéphalogramme spécial (échographie Doppler pulsée) qui permet de visualiser les flux sanguins. «Ces patients ont avec certitude des troubles de vascularisation cérébrale, affirme l’oncologue.

 

                                                                       wifi 1

                                                                             Le Pr Dominique Belpomme


En outre, les tests biologiques réalisés démontrent que 30% d’entre eux ont des taux élevés d’histamine, 50% ont trop de protéines de stress, la plupart ont un taux de mélatonine (hormone anticancer) trop bas, et 30% ont des niveaux d’anticorps et de protéines qui indiquent un choc thermique et témoignent d’une souffrance cérébrale.» Il ajoute que la moitié de ses patients sont également hypersensibles aux produits chimiques, les deux syndromes partageant les mêmes anomalies cérébrales.

L’oncologue nous a expliqué qu’il existe trois niveaux distincts de sensibilité aux polluants. D’abord, il y a l’intolérance, engendrée par le polymorphisme. «Cela signifie que nous sommes tous différents. Par exemple, 30 % de la population est plus à risque de contracter un cancer», dit-il. Ensuite, il y a la susceptibilité, facteur démontré par son collaborateur l’oncologue suédois Lennart Hardell qui a observé 16 familles plus électrosensibles en raison de leur hérédité génétique. Il y a également des facteurs de susceptibilité actifs, « comme les amalgames dentaires qui se comportent comme des antennes» captant les ondes. Enfin, l’hypersensibilité électromagnétique qui se manifeste en deux temps. « Le première phase est celle de l’induction par surexposition à une fréquence spécifique de CEM, soit de façon aigüe ou sinon chronique comme le fait de parler sur un téléphone mobile vingt minutes par jour, indique Dr Belpomme. Les premiers signes d’hypersensibilité sont la douleur et une sensation de chaleur dans l’oreille. La deuxième phase est celle de la constitution de la maladie. On devient alors intolérant à toutes les fréquences.»

Des chercheurs chevronnés. Le conseil scientifique de l’Artac est présidé par le Dr Luc Montagnier, corécipiendaire en 2008 du prix Nobel de médecine comme codécouvreur du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida. Et le coordonnateur des recherches de l’Artac, le docteur en nutrition Philippe Irigaray, est l’un des cinq experts internationaux récemment invités par le Fonds de recherche en santé du Québec à sélectionner les meilleurs projets de recherche en prévention des cancers environnementaux. Philippe Irigaray souligne que le cerveau humain contient des magnétosomes, des oxydes de fer qui se comportent comme des aimants. L’électrosensibilité pourrait dépendre de leur quantité, qui varie d’un individu à l’autre.

                                                                                                          

                                                       wifi-6.jpg

                                                                                 Le Pr Luc Montagnier

                                                                                            
Ces chercheurs préparent actuellement cinq articles scientifiques sur l’électrosensibilité. «Ça demande beaucoup de temps, dit Dominique Belpomme. Ils seront publiés dans un an ou deux.» Mais une action immédiate est nécessaire pour réduire la surexposition des gens aux CEM, a-t-il ajouté. En France, on estime déjà que 5 % des gens sont électrosensibles, et la proportion augmente avec la popularité croissante des technologies sans fil. « Les études démontrent que de 10 à 50 % de la population risque de devenir très intolérantes aux champs électromagnétiques au cours des 25 à 50 prochaines années. J’ai deux cas de sclérose en plaques déclenchée après l’utilisation prolongée du téléphone cellulaire, trois cas de cancer du sein — deux récidives après surexposition à des champs électromagnétiques et un cas lié à l’utilisation d’ordinateurs — et des preuves anecdotiques également concernant l’autisme et la maladie d’Alzheimer dont le risque est beaucoup plus élevé que le cancer. Les liens de causalité avec les champs électromagnétiques sont très possibles.»


Heureusement, ce médecin arrive à soulager certains patients en administrant des tonifiants du système nerveux et en fermant la barrière hémato-encéphalique à l’aide de médicaments antihistaminiques. Aucun lien établi, selon l’OMS. En 2005, l’Organisation mondiale de la santé affirmait que les symptômes éprouvés par les personnes qui se disent atteintes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) pourraient être d’ordre psychosomatique ou reliés à diverses autres causes (problèmes visuels, mauvaise qualité de l’air, problèmes ergonomiques, etc.). «Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux CEM…

 

                                                           wifi 7             


Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM.» Selon le Dr Dominique Belpomme, c’est de la bouillie pour les chats. «C’est un recul permanent de nature politique qui n’a rien de scientifique. L’OMS sera obligée de réviser son jugement dans les mois qui viennent. C’est un déni sociétal qui ne tient pas compte des connaissances actuelles qui évoluent en permanence.»

Selon cet oncologue, le lien de cause à effet entre l’exposition aux champs magnétiques et la leucémie ne fait plus de doute. «Quand on augmente la dose, on augmente le taux de leucémie. Des dizaines d’études toxicologiques en laboratoire le démontrent de la façon la plus évidente, tant in vitro que chez l’animal.»

Pour sa part, la chercheure ontarienne Magda Havas, de l’Université Trent, affirme que les études aux résultats négatifs concernant l’électrosensibilité comportaient des failles majeures. « Les chercheurs présumaient que les réactions sont instantanées alors que souvent il y a un délai entre l’exposition et la réponse. Les gens ne sont pas des interrupteurs qu’on peut allumer et éteindre.

Ces études insinuent erronément que si l’on ne peut pas sentir quelque chose, cela ne peut nous nuire. Or, on sait très bien que l’on ne peut pas détecter le goût de l’arsenic, du plomb, du DDT ni de l’amiante, mais ils sont tous toxiques.»

 

Lire l'article paru dans le journal québécois " La Maison du 21ème siècle"

 

 

                                                         wifi 4

 

 

 

 

 

 

Lire aussi:

Le Monde : Les ondes électromagnétiques inquiètent les conducteurs du métro parisien

Wifi : Les syndicats de la BnF sont tous sur la même longueur d'onde !

Le Wi-fi débranché à la bibliothèque Chaptal

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 17:14

 

L’ensemble des syndicats s’opposent à la politique sociale de la Mairie de Paris lors d’une « réunion houleuse » !

 

C’est une séance houleuse que le Comité Technique Paritaire de la commune de Paris a connu le 11 mai. Cette réunion, équivalent d’un Comité d’entreprise pour la Ville de Paris « a viré très rapidement au choc frontal entre Maïté Errecart, adjointe au Maire de Paris chargée des ressources humaines, et les représentants de l’administration parisienne d’une part, et l’ensemble des syndicats siégeant au CTP (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP-FSU, UCP, UNSA) d’autre part. Au centre des débats, souvent houleux et ponctués d’incidents : le dialogue social ou plutôt ce que l’ensemble des organisations syndicales qualifie d’absence de dialogue social, au niveau du terrain notamment. » précise sur son site, le syndicat UNSA des attachées d’administration parisiennes.

 

Les organisations syndicales parisiennes pensaient que l’élection de François Hollande aurait une incidence sur la qualité du dialogue social à la Ville de Paris, qui, on le sait, est dirigée par une majorité de la même couleur politique que le nouveau Président de la République. Raté ! « Si vous ne le saviez pas encore, nous sommes en crise » s’est défendue l’adjointe aux Maire chargée des personnels pour repousser les demandes des partenaires sociaux. «Estimez-vous déjà heureux d’avoir toujours un emploi » a ajouté l’élue municipale à des syndicats ébahis ! Visiblement à la Mairie de Paris, pour les relations sociales, le changement, c’est toujours pas pour maintenant.

 

                                                  ctp 2[1]

                                                            " Je crois que les syndicats nous ont à la bonne "

 

   

En effet l’ensemble des points mis à l’ordre du jour par l’administration a fait l’objet d’un avis négatif des représentants du personnels, unanimes comme jamais. Même les syndicats modérés comme la CFTC, l’UNSA, la CFDT ou le syndicat des cadres UCP marquent désormais leur incompréhension devant l’attitude du Maire de Paris et de son administration.

 

Paris n’est plus Paris. Le point sur le transfert des musées parisiens vers un Etablissement Public a été unanimement contesté. Le syndicat des cadres UCP donnant dans la parabole imagée a déclaré : « imaginons que l’lle de la Cité, dont on aurait coupé tous les ponts dériverait vers Nanterre, Paris ne serait plus Paris. Pour les musées, c’est pareil ! ». Le syndicat Force Ouvrière remarquait pour sa part, perfidement, que la nouvelle directrice des musées parisiens devait être " sûrement Mme Delphine Levy ", puisque l’appel à candidature était clos depuis plusieurs jours. Perfide certes, mais il est vrai que celle qui présentait officiellement ce projet aux syndicats n’est autre que la rédactrice du rapport présenté l’année dernière à Bertrand Delanoë alors qu’elle officiait encore à son cabinet.  Pour sa part, la CGT a fait une déclaration dénonçant une « privatisation rampante ». lire ici

 

 

                                                   Marie Thérese Errecart, Adjointe chargée des personnels

                                                    errecart 1

                                                             " C'est la crise les amis, vous saviez pas ? "

 

 

Autre point de l’ordre du jour, la mise en place d’un guide de déontologie. Ce sujet a été considéré comme une véritable provocation par la CGT, le premier syndicat parisien, qui n’a pas hésité à comparer la Mairie de Paris « à des délinquants qui veulent jouer au Sheriff ». Le syndicat a eu en effet beau jeu de dénoncer les carences de la municipalité qui ne respecte pas ses obligations en matière de législation sociale: santé, formation, instance paritaire, non titulaires ou organisation des élections. lire ici  

 

« Après de derniers échanges également vifs concernant le guide de déontologie (qui s’appliquera aux fonctionnaires et aux agents contractuels de la Ville), Mme Errecart, présidente du CTP Central, a levé la séance en déclarant qu’une réunion se tiendra prochainement sur « le chantier du dialogue social » conclue pour sa part l’UNSA.

 

Un chantier du dialogue social qui semble urgent, car le climat social au sein de la première collectivité de France est des plus brûlants, Cela rappelle furieusement la période où la Mairie de Paris avait du essuyer une grève générale à l’appel de tous les syndicats, ce qui était une première. Devant le mécontentement des personnels, le Maire de Paris et sa première adjointe avaient dû renoncer à prononcer leurs discours et quitter le Palais omnisport de Bercy sous la bronca ! C’était il y tout juste deux ans.  Depuis rien ne semble n’avoir changé. Et maintenant ?

 

Publié également dans "Miroir Social" 

 

                                             ctp[1]

                                                  - " Tu as vu comment je m'occupe des syndicats ? "

                                                                  " Toi, tu changes vraiment pas ! "

 

 

 

 

Lire aussi

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:54

 

Le Monde : Le 15 mai 2012

 

Vol du Musée d’Art Moderne : L'histoire folle d'un fric-frac.

 

Cinq chefs-d’œuvre signés Picasso, Matisse, Braque, Modigliani et Léger avaient été volés au Musée d'art moderne de la Ville de Paris dans la nuit du 19 au 20 mai 2010. Les policiers ont reconstitué l'incroyable scénario, identifié les failles de la sécurité et interpellé le cambrioleur présumé et ses complices. Mais aucune trace des tableaux. Estimés au total à près de 100 millions d'euros, ceux-ci ont-ils été revendus et dissimulés? Ou bien glissés dans des sacs poubelle puis jetés dans une benne à ordures, comme l'affirme l'un des voleurs présumés? L'enquête de Nathaniel Herzberg sur les zones d'ombre de ce cambriolage.

 

A la recherche du butin perdu.  Cinq chefs-d’œuvre signés Picasso, Matisse, Braque, Modigliani et Léger ont été volés au Musée d'art moderne de la Ville de Paris en 2010. Si la police a retrouvé le voleur et ses complices, elle n'a toujours pas mis la main sur les tableaux. Récit en six actes d'une affaire rocambolesque Un mystère. Un incroyable mystère, qui menace de virer au cauchemar.

 

Deux ans après le spectaculaire vol du Musée d'art moderne de la Ville de Paris et la disparition, dans la nuit du 19 au 20 mai 2010, de cinq chefs-d’œuvre signés Picasso, Matisse, Braque, Modigliani et Léger, évalués à près de 100 millions d'euros, l'enquête ne cesse de progresser. .. sans jamais sembler se rapprocher du but. Les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) et le juge chargé du dossier au tribunal de grande instance de Paris, Patrick Gachon, ont accompli un travail considérable. Ils ont reconstitué le déroulement des faits, mis en évidence les carences du dispositif et des équipes de sécurité, qui ont transformé le vol d'un unique tableau en la plus grande razzia d'œuvres d'art en France du dernier quart de siècle. Ils ont même interpellé, en septembre 2011, le cambrioleur et deux complices, mis en examen pour " vol en bande organisée "et incarcérés.

 

Pourtant, les tableaux restent introuvables. Ont-ils été écoulés sur le marché parallèle, transportés à l'étranger ou dissimulés en lieu sûr en attendant des temps plus cléments, hypothèses privilégiées par les enquêteurs? Ou pire, sont-ils passés sous le nez des policiers lors d'une perquisition avant de finir dans une benne à ordures, jetés par un receleur "pris de panique ", comme l'affirme aujourd'hui l'intéressé? Retour sur un dossier hors du commun.

 

                                                               mam 1

                                                                       Modigliani: La femme à l'éventail

 

La préparation. A écouter Vréjan Tomic, c'est fin avril 2010 que lui est " passée la commande " du vol d'un tableau de Fernand Léger. Intitulée Les Disques, l'œuvre se trouve dans la salle 2 du Musée d'art moderne de la Ville de Paris. A 42 ans, l'homme au crâne dégarni et à la carrure d'athlète est un habitué des cambriolages difficiles exécutés en solo. Onze fois condamné, il n'a pas hésité, par exemple, en 2000, à escalader les sept étages· d'un immeuble des beaux quartiers parisiens, à en redescendre deux en rappel, puis à démonter une fenêtre, pour dérober bijoux et objets de valeur. Il opère donc ses premiers repérages.

 

Pas compliqués, d'ailleurs : il entre dans l'établissement avec tous les visiteurs, par l'avenue du Président-Wilson. Il repère le tableau, au niveau - 2. La présence de détecteurs anti-intrusion, aussi. " Mais j'ai rapidement calculé que j'avais certainement le temps de prendre le tableau en passant par le côté de l'esplanade, avenue de New York, racontera-t-il aux policiers.

 

Même si les vigiles intervenaient, j'avais le temps de le prendre, de le déposer et de partir en courant. Je cours très vite en sprint, ils n'auraient pas pu me rattraper." Fort de ce constat, et après avoir examiné la fenêtre de l'extérieur de l'esplanade, Vréjan Tomic part faire des courses. Un pot d'acide décapant, une petite perceuse à piles, deux ventouses pour tenir les vitres, une pince coupante, une poignée pour ouvrir les grillages, une bonbonne de Teflon en spray, sans oublier un escabeau pliable et un tournevis en forme de pied-de-biche pour retirer les clous: il en a "presque pour 200 euros " au Castorama de la place de Clichy.

 

Quelques jours plus tard, il retourne au musée. Mais là, surprise, le tableau a été retiré. A sa place, une autre toile du peintre français, Nature morte, chandeliers, heureusement " tout aussi jolie " , précise-t-il en connaisseur. Informé du changement, le commanditaire temporise quelques jours. Puis donne son accord. Vréjan Tomic poursuit donc l'opération. Plusieurs nuits de suite, il retourne sur l'esplanade " préparer " sa fenêtre. D'abord décaper les vis, en laissant le produit faire son effet. Puis, le lendemain, brosser les montants au papier de verre pour retirer les résidus de peinture. Enfin, le dernier jour, il racontera aux policiers avoir retiré puis remis, une à une, les vingt vis qui soutiennent la croisée. Lors de l'enquête, un témoin, adepte de roller skate nocturne, reconnaîtra en Vréjan Tomic l'homme qu'il avait vu traîner sur l'esplanade la veille du vol.

 

                                                         mam 2

                                                                                Matisse: La pastorale 

 

L'exécution.  Ainsi préparé, il faut au cambrioleur " trente à quarante minutes " , le 20 mai, un peu après 2 heures du matin, pour démonter complètement le cadre de la fenêtre, faire basculer la vitre, se débarrasser de la chaîne qui ferme la grille, ouvrir celle-ci et entrer dans l'établissement. " Sans oublier de fermer le· grillage en accordéon pour tromper une éventuelle ronde extérieure ", précisera-t-il. Il porte " bien évidemment " des gants, mais aussi un sweat Lacoste beige à capuche et un foulard sur le visage. Vréjan a en effet repéré les caméras et prévu qu'il serait filmé.

 

Ce qu'il n'a pas anticipé, en revanche, c'est l'absence de dispositif d'alarme. Ni antichoc sur la fenêtre, ni anti-intrusion dans la salle, ni antidécrochage sur le tableau de Fernand Léger, dont il se saisit sans difficulté, avant de le poser sur le balcon. " Vu qu'aucune alarme ne se déclenchait, je me suis dit qu'il fallait que j'en profite. " Il passe donc dans la salle 1 et se sert, en amateur. Il décroche La Pastorale , d'Henri Matisse, qu'il a trouvé particulièrement " beau " lors de sa précédente visite et qui lui rappelle " les flûtes " qu'enfant il sculptait avec son oncle, en Croatie. Puis L'Olivier près de l'Estaque, un petit tableau de Georges Braque, dont il aime le côté " nature ". Et enfin le célèbre Pigeon aux petits pois, de Pablo Picasso, exceptionnelle nature morte elliptique agrémentée de quelques touches de fantaisie, dont il a " de suite aimé le cubisme ", expliquera-t-il aux enquêteurs. Les trois œuvres rejoignent le Léger, à l'extérieur.

 

Le cambrioleur ne s'en tient pas là. Son commanditaire a mentionné dans sa première demande "un Modigliani ". " J'avais jugé que c'était trop difficile et trop risqué par rapport à l'alarme. " La salle 8 est à l'autre bout de l'étage, en effet, et il faut passer un grillage. Mais nouvelle bonne surprise, le cadenas de la chaîne n'est pas fermé. Deux minutes, le temps de choisir " le tableau de Modigliani que je trouvais le plus beau ", et Femme à l'éventail rejoint les autres sur le balcon. " Ensuite, j'ai retourné les tableaux, j'ai découpé les vis qui séparent les cadres des châssis parce que je devais les porter à ma voiture. Je voulais qu'ils soient plus légers. Je ne voulais pas les enlever des châssis pour éviter de les détériorer. " Vréjan Tomic transporte alors les tableaux jusqu'à la Renault Espace garée au niveau des quais. Deux voyages, les deux grands (Léger et Modigliani), puis les trois petits. Il pose le tout verticalement, dans le coffre. " J'ai réfléchi pour savoir s'il fallait que j'y retol1rne, mais je n'ai pas voulu prendre de risques inutiles. " Il est 4 h 30, le vol du Musée d'art moderne est terminé.

 

 

                                                              mam 3

                                                                    Picasso: Le pigeon aux petits pois

 

La sécuritéBeaucoup a été déjà écrit sur le dispositif de sécurité dans le musée. L'alarme sur la fenêtre ? Elle protégeait contre le bris de la vitre, pas contre son démontage. L'alarme volumétrique ? Son signal sonore était défectueux. L'écran spécial, installé dans le PC sécurité, censé transmettre automatiquement les images des salles où un intrus était repéré ? Il était hors service. Un défaut matériel rendu possible par des négligences humaines, comme l'attestent les nombreux interrogatoires réalisés par les policiers après le vol. Ainsi l'alarme ne s'est-elle pas tue seule et soudainement. Elle a été coupée par un des gardiens, exaspéré de l'entendre sonner sans raison lors des rondes nocturnes.

 

Depuis fin 2009, les surveillants se plaignaient d'ailleurs de ses déclenchements intempestifs. Le 29 mars, soit deux mois avant le vol, le gardien interrompt la sonnerie depuis l'ordinateur central. Au passage, tout le système d'alarme se retrouve désactivé. L'information est mentionnée sur la main courante. " Système anti-intrusion totalement HS. "La société SPIE, chargée de l'entretien, est alertée deux jours plus tard. Et envoie un devis. Il restera sans réponse. Les enquêteurs ont envisagé des complicités internes.

 

Mais les déclarations de Vréjan Tomic et surtout les investigations de ces derniers les ont conduits à écarter cette piste au profit de la négligence. Après le vol, la Ville de Paris a commandé un audit de la sécurité de tous les musées municipaux. Le document est resté confidentiel. Officiellement, parce qu'il a été transmis à la justice. Il n'a pourtant pas été joint à la procédure. Un plan de " rattrapage" a été lancé. Il devrait être achevé en 2013.

 

                                                         mam 5

                                                                      Braque: L'olivier près de l'Estaque

 

Le parcours des tableauxDès le 20 mai, les cinq toiles changent de main. Au 4e sous-sol d'un parking souterrain du 12e arrondissement, Vréjan Tomic les remet à Jean-Michel Corvez. Ancien patron de société informatique, reconverti dans le commerce d'antiquités et d'or, âgé de 55 ans et portant beau, il tient boutique près de la gare de Lyon. " Mon seul receleur ", assure Vréjan Tomic, qui, entre bijoux et objets d'art négociés par les deux hommes, mentionne une toile de Bernard Buffet et un bronze de Camille Claudel.

 

" Faux ", jure Jean-Michel Corvez. Tous deux sont en tout cas conjointement poursuivis pour deux autres cambriolages. Et conviennent que, ce matin-là, vers Il heures, les tableaux passent du coffre de l'Espace vers celui d'une Porsche Cayenne. Au passage, le Léger et le Picasso sont légèrement abîmés par l'antiquaire, au grand dam du monte-en-l'air: " Pour un mec qui se trouve dans la partie, j'ai eu les boules qu'il ne respecte pas plus les œuvres. ".

 

Aux dires de Jean-Michel Corvez, ce ne sont toutefois pas les éraflures sur la couche picturale, mais le retentissement du vol qui fait capoter son projet. Lui assure disposer alors d'un " commanditaire ", dont il refusera toujours de donner le nom, affirmant " craindre pour - sa - sécurité ". Le mystérieux acheteur, installé " dans les Emirats ", lui aurait d'ailleurs quelque temps plus tôt, dressé une liste d'une vingtaine de peintres dont les œuvres l'intéresseraient. Mais devant " la surmédiatisation ", l'homme se ravise. Et ce n'est plus une ni deux, mais bien cinq toiles que Jean-Michel Corvez doit à présent négocier.

 

Devant les policiers puis le juge, il multipliera les versions pour finalement s'arrêter sur un scénario qui semble avoir convaincu les enquêteurs. Jean-Michel Corvez verse à Vréjan Tomic 40 000 euros pour le Léger. Les autres toiles, il les conserve " en dépôt ", derrière une cloison de son bureau. Au cambrioleur, il jure se démener pour trouver un acheteur, parle de pistes à l'étranger. En réalité, "je ne savais vraiment pas quoi en faire ", dira-t-il.

 

" Chaque jour, je prenais conscience que j'avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Je savais que ces toiles étaient invendables, je ne voyais pas comment m'en débarrasser. " A le croire, c'est son client et ami Yonathan Birn qui se propose de lui rendre service. Expert et réparateur de montres de prestige, âgé de 33 ans et père de deux enfants, client devenu confident de Jean-Michel Corvez, il affirmera, de son côté, avoir fini par céder aux prières répétées de l'antiquaire. Toujours est-il qu'à l'hiver 2010, un samedi de neige, les tableaux les plus recherchés de France quittent un magasin du 12e pour un atelier du 3e arrondissement

.

Emballés dans des sacs-poubelles, ils sont glissés derrière une grosse armoire métallique, auparavant vidée pour être déplacée, où quatre d'entre eux passeront plusieurs mois.

Le cinquième, le portrait de Modigliani, Yonathan Birn affirme l'avoir " acheté ", d'abord "fasciné à l'idée d'avoir une toile de maître " , puis " envoûté " par sa beauté. Il précise avoir payé 80 000 euros et dresse une liste de chèques provenant de ses parents ou de divers clients à qui il aurait réclamé de laisser le bénéficiaire en blanc, selon une pratique habituelle dans son métier.

 

Jean-Michel Corvez reconnaît avoir touché ces chèques, mais en échange de bijoux ou d'argent liquide : " Il ne souhaitait pas que ces chèques apparaissent dans sa comptabilité pour des raisons fiscales. "Il nie, en revanche, toute transaction sur le Modigliani. Yonathan Birn se rend, en tout cas, à sa banque, où il dispose déjà d'un petit coffre. Il souhaite en louer un second, plus grand. Comme il proteste devant le prix élevé de l'opération, le responsable de la salle, qui le connaît bien, offre d'en mettre gratuitement un à sa disposition pour " trois mois maximum ". Une transaction " officieuse " qui vaut aujourd'hui à l'employé une mise en examen pour " recel ".

 

                                                                  mam 4

                                                                     Léger: Nature morte, chandeliers

 

Panique et destruction?  Le 11 mai 2011, Jean-Michel Corvez est interpellé par la BRB. Pas dans l'affaire du Musée d'art moderne, mais pour un cambriolage commis chez un particulier, dans le 16e arrondissement, deux ans auparavant. Dans sa boutique, les policiers retrouvent une pendulette et deux des sept tableaux volés cette nuit-là. Il admet sans trop de difficultés avoir reçu ces objets de Vréjan Tomic et connaître leur provenance illicite. Le cambrioleur est lui aussi arrêté.

 

A son domicile et dans sa voiture, les enquêteurs retrouvent du matériel d'escalade, des outils, mais aussi des tableaux et des bons au porteur volés la nuit précédente dans un autre appartement, avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement. Tous deux sont mis en examen et incarcérés. Yonathan Birn est lui aussi interpellé.

 

Contre lui, les policiers disposent essentiellement d'une écoute téléphonique. Jean-Michel Corvez y évoque explicitement un des objets voles lors du cambriolage de mai 2009. Tous deux parlent aussi de " Jo ", surnom professionnel de Vréjan Tomic, et de son manque de " travail ". Mais hormis cet enregistrement, aucun élément matériel ni témoignage n'implique le réparateur de montres dans des actes délictueux.

 

Après sa garde à vue, le 12 mai, il est libéré. " Tout d'un coup, je suis face à la réalité, la vraie, et je me rends compte que je me suis mis dans une situation terrible, que je suis dans une histoire de fous. (..) Je suis complètement pris de panique. " Au juge Gachon, qui l'a interrogé le 27 janvier 2012, il décrit quatre jours d'angoisse avant sa décision " monstrueuse ", " la seule solution que j'ai trouvée " : les jeter dans la benne à ordures.

 

A l'écouter, c'est dans un état d'agitation extrême qu'après avoir accompagné ses filles à l'école, le 16 ou le 17 mai, Yonathan Birn se rend dans son atelier, déplace l'armoire métallique et se saisit des sacs poubelles contenant les quatre toiles. La plus grande, la nature morte de Fernand Léger, il la piétine, pour en casser le châssis. Sans ouvrir les sacs plastiques, il prend le tout et le jette dans la benne verte de la cour de son immeuble.

 

" J'étais complètement paranoïaque ( ..), je pensais que j'étais suivi par la police, que je ne pouvais pas sortir de mon immeuble avec les toiles. " Il le quitte pourtant pour aller à la banque, dit-il. Là, il ouvre son coffre, démonte le châssis du Modigliani, jette les morceaux de bois dans la poubelle de la salle des coffres, plie la toile et la place dans son attaché-case. De retour à l'atelier, Yonathan Birn jette le portrait peint par Modigliani, cette femme au regard doux qui avait tant touché l'artisan, dans la benne de l'immeuble du 3, rue Portefoin où se trouvent les quatre autres chefs-d’œuvre.

 

                                                                 images MAM 2

 

A cet instant du récit, dans le bureau du juge d'instruction, Yonathan Birn pleure. Au point que le magistrat estime nécessaire de le mentionner dans le procès-verbal. Et l'intéressé de s'expliquer. "Je ne pleure pas pour moi, je pleure parce que c'est monstrueux d'avoir fait ça. Je suis cinglé. " , . Doutes et embarras policiers Dans son récit, Yonathan Birn met lourdement en cause les policiers.

 

Pour expliquer sa " panique ", il assure avoir reçu, après sa garde à vue, un appel téléphonique du commandant de la BRB qui l'avait interrogé. Celui-ci souhaitait le réentendre et l'avertissait : " Tu t'es bien foutu de moi, il faut que je te parle. " Un appel confirmé par l'officier, qui explique avoir souhaité revoir certains éléments du dossier avec lui " de manière moins formelle ". Il nie en revanche toute " pression " et exclut avoir prononcé la phrase qui lui est attribuée. Yonathan Birn, lui, n'en démord pas: c'est là qu'il a " perdu tout discernement ". D'autant, et c'est la vraie bombe lâchée par le mis-en-examen, que lors de son interpellation, le 11 mai 2011, les policiers ont perquisitionné dans son atelier. A l'écouter, ils n'ont pas poussé le meuble et n'ont donc pas trouvé les toiles.

 

" Impensable ", dit le commandant de la BRB incriminé. " Impossible, confirme au Monde, un haut responsable policier qui connaît bien l'enquête. Quand on cherche des tableaux, et c'était déjà le cas dans cette première affaire, on regarde derrière les armoires. " Pour les enquêteurs, l'absence des tableaux lors de cette perquisition établit, au contraire, le caractère mensonger des propos de Yonathan Birn et nourrit leur conviction qu'il les avait déjà mis à l'abri.

 

Une conviction longtemps partagée par Jean-Michel Corvez, qui estimait son complice " trop malin pour ça ", avant d'affirmer récemment, lors d'une confrontation, qu'il ne savait " plus quoi penser " ; ou encore par cet ami, interrogé par les policiers, pour qui " Yoni est trop intelligent, il connaissait la valeur et la nature de ce qu'il avait entre les mains ". Plus important, pour les policiers, le chargé des coffres du Crédit du Nord assure que Yonathan Birn, contrairement à ce qu'il a indiqué, avait vidé son armoire forte bien avant le mois de juin 2011 Sauf que, faute de bordereau, il ne peut rien prouver. Pas de preuves ni même d'indices : là réside le drame des enquêteurs.

 

                                                     images mam 3

 

Depuis les premières confessions de Vréjan Tomic, en juin, puis les auditions et les mises en examen de ses deux éomplices, en septembre - tous trois risquent dix ans de prison -, les policiers suivent toutes les pistes qui pourraient conforter leur hypothèse. Les comptes en banque de Yonathan Birn et Jean-Michel Corvez ont été épluchés, leurs téléphones et ordinateurs décortiqués.


Familles et amis ont été interrogés, des dizaines d'écoutes ont été délivrées, une quinzaine de perquisitions ont été opérées dans l'entourage de Yonathan Birn : en vain. La Grèce, les Etats-Unis ou Israël, ses destinations de vacances favorites, ont été envisagées comme refuges possibles. Ou encore les Balkans et les émirats du Golfe, sur la foi de tuyaux reçus. Des commissions rogatoires internationales ont été délivrées. Sans résultat.


Le service des ordures de la Ville de Paris, la société Derichebourg, qui opère le ramassage, a été entendue : ils ont jugé le scénario plausible, personne ne vérifiant le contenu des bennes vertes ... " Nous n'avons aucun élément matériel, aucun témoignage direct de quelqu'un qui aurait vu les toiles ailleurs, ou qui se les seraient vues proposées, regrette un responsable policier. Dans ces affaires, les tableaux peuvent réapparaître des années, parfois des dizaines d'années après leur disparition. Mais pour les enquêteurs, c'est évidemment très frustrant. "

                                                       

L'enquête est loin d'être close Les policiers, qui poursuivent leurs investigations, comptent sur une imprudence. Ou sur un de ces " renseignements " qui, au début de l'affaire, les avait déjà mis sur la piste de Vréjan Tomic. Les avocats, eux, font ce qu'ils peuvent. Défenseur de Vréjan Tomic, Me David-Olivier Kaminski forme déjà le vœu que son client soit jugé " pour ce qu'il a fait, pas pour la valeur des objets ni pour leur éventuelle destruction, il n’y est pour rien ".

 

Quant à Me Caroline Toby, avocate de Yonathan Birn, elle soupire : "Je suis peut-être la seule personne à Paris à croire qu'il a détruit les tableaux. Personne ne veut de cette version, car elle est trop horrible. Et trop irrationnelle. Mais tant qu'on restera rationnel, on ne comprendra pas ce dossier. " Elle s'interrompt un instant. " J'aimerais me tromper, croyez-moi. "

 

Lire l'article du " Monde"  

 

 

 

                                                   le monde 4[1]

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 14:22

 

Et son président, Bruno Racine, fait « des courbettes » pour conserver son poste !

 

Numérisation ratée, suppression massive des collections, commercialisation à outrance des espaces publics ou climat social délétère, c’est dans une Bibliothèque Nationale de France (BnF) en plein chantier que François Hollande est venu rendre hommage à François Mitterrand.

 

« Le nouveau Président de la République a été accueilli par un Bruno Racine au comportement pour le moins charmeur » nous révèle le site Actualité  qui cite de nombreux témoins. « Il est notoire, nous explique-t-on depuis la BnF, que Bruno Racine tente de conserver son poste ». « C'en devient même indécent », « Oui, on peut dire qu'il faisait des courbettes à Hollande », ajoute une personne présente. « Ça avait quelque chose d'obscène, j'avoue. » confirme le site spécialisé dans l’univers du livre.

 

                                              bnf 3-copie-1

 

Il est vrai que le bilan du président de la BnF est pour le moins largement contesté avec pour commencer un chantier de numérisation des collections complètement raté et fort couteux. ActuaLitté dévoilait en exclusivité les coulisses de la numérisation effectuée par la société Jouve, dans une « prestation proche du ‘ni fait, ni à faire'. Des livres abimés, voire salement abimés, des délais de traitement de la numérisation non respectés, une volumétrie bien en deçà de ce que le marché public exigeait. Bref, la numérisation des œuvres posait un sérieux problème. » (voir notre actualitté)

 

Autre critique formulée à la direction de la BnF, la suppression massive des collections. « 21 000 ouvrages à supprimer des rayonnages sur les 71 000 présents en salle J (Histoire, philosophie, religion, éducation, sociologie, géographie, ethnologie, éducation) d’ici à 2013. Rappelons que plus de 2200 ouvrages ont déjà été retirés des étagères de cette même salle en 2011, ce qui laisse bien des vides » dénoncent pour leur part des membres du conseil scientifique de l’institution sur le site Sursaut BnF. Il est vrai qu'il faut de la place pour pouvoir faire de l’événementiel !!!!

 

Car désormais « à la BnF, c’est tout bénef ! », avions nous écrit (lire l’article là)  et ce n’est plus Quai François Mauriac qu’il faut chercher la bibliothèque mais plutôt quai des marques ! Avec la multiplication des opérations commerciales, c’est une véritable privatisation de l’espace public qu’a opéré la direction (sortante ?) de la noble institution. Le symptôme de cette dérive mercantile pourrait être la pantalonnade, c’est le mot, de la diffusion de Ebook porno.  


                                         bnf 1

                                                  La nouvelle ligne éditoriale de la BnF

 

Enfin, comme si ce n’était pas suffisant, le climat social à la BnF François-Mitterrand est on ne plus tendu. L’ensemble des organisations syndicales, CFDT, CFTC, CGT, FSU et Sud,  siégeant au Comité d’Hygiène, de Sécurité, et des conditions de travail ont boycotté la dernière réunion pour dénoncer « la dégradation du dialogue social, des conditions de travail et du climat social de l’établissement. » comme on peut le lire sur le site de la CGT de la BnF. Pendant ce temps là, la CGT et la FSU poursuivent le boycott des instances paritaires pour demander l’annulation du licenciement « sans justification » d’un de leur collègue précise le site Bibliothèques en lutte. 

  

Bref, on comprend que face à un Président qui entame son un mandat sous le signe de la normalité, de l’apaisement et du dialogue social, Monsieur Bruno Racine soit dans ses petits souliers et qu’il en fasse des tonnes pour conserver son poste. Pas sûr toutefois que ce soit suffisant, puisque le nom de Bernard Henry Levy, mais oui, circule pour la succession de la direction de la BnF.

 

Au cas où BHL ne conviendrait pas, d’autres suggestions peuvent êtres apportées. Deux noms nous viennent déjà à l’esprit : Christophe Girard, l’adjoint à Culture parisien qui privé de maroquin ministériel pourrait trouver là une récompense ou bien Jean Michel Ribes, qui en grand directeur de théâtre hollandocompatible ne choquerait pas dans ce paysage burlesque. Les paris sont ouverts ?

 

                                                 mitterrand 3

                                                                        " Non, mais c'est quoi ce chantier ? "

 

 

Lire aussi

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:15

 

Miroir Social: le 10 mai 2012

 

Avis de pourrissement sur un cas de harcèlement à la Mairie de Paris

 

La mise sur la place publique des difficultés de la direction des affaires culturelles de la Mairie de Paris à suivre un avis de mutation sur un cas reconnu de harcèlement n'a pas été appréciée. Voilà qui pourrait accélérer la transformation du comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), en place depuis 2004.

   

À la Mairie de Paris, c’est par la mutation et en toute discrétion que se règlent les affaires de harcèlement. Une façon de « régler » le problème en se contentant de séparer les protagonistes. Depuis 2004, sur 106 cas examinés par le comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), présidé par l’adjointe au Maire de Paris chargée des ressources humaines, 18 ont été considérés comme relevant de harcèlements ou de discriminations. 


Des avis. Mais ce ne sont que des avis que rend le CPAHD, les mutations ne s’imposent pas aux directions concernées. Voilà qui explique en partie pourquoi un cas de harcèlement à la Direction des affaires culturelles (DAC) examiné le 11 janvier 2012 par le comité et reconnu comme tel mi février est tout bonnement en train de déraper. Après un courrier resté sans réponse adressé le 2 mars à Laurence Engel, directrice de la DAC, l’Unsa des attachés de l’administration parisienne a décidé de révéler sur son site le 17 avril à quel point le dossier traînait alors que les membres du comité avaient été « unanimes pour qualifier d’intolérables le comportement et l’attitude de l’agent accusé ». Alors que l’Unsa des attachés défend hors comité le dossier de la plaignante, une cadre A, celui de l’« accusée » est porté par un autre syndicat, l’Unsa des autonomes de la ville de Paris...

 

Près de trois mois après l’avis du comité, la mutation de « l’accusée », qui pour cette fois est une subordonnée, n’a toujours pas pris effet tandis que la victime est en arrêt maladie depuis mi mars et qu’elle a aussi demandé à changer de service. Quand la DAC a été alertée du problème à l’été 2011, l’Unsa des attachés affirme que la seule mesure prise a été « d’enlever à la collègue victime du harcèlement la majeure partie de ses fonctions afin de lui éviter tout contact avec la personne incriminée ».  La DAC n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

                                          censure 3-copie-1

                                            La DAC n'a pas souhaité répondre à Miroir Social


 

Menace juridique. La mise sur la place publique du cas n’a pas été appréciée par la directrice de la DAC qui a adressé une lettre de 4 pages à l’Unsa des attachés, accusant le syndicat  de tenir des « propos inconscients » et d’omettre « sciemment » le contexte de l’affaire. Dans l’attente d’un potentiel droit de réponse, le syndicat maintient ses propos. Le blog Social Nec Mergitur, qui avait relayé l’affaire, a été menacé de poursuites judiciaires pour propos diffamatoire à l’encontre de la directrice de la DAC. L’article en question avait d’ailleurs été publié par son auteur, après validation, sur le Miroir Social le 19 avril. Il en a été retiré le 1er mai à la demande de la direction des affaires juridiques de la ville de Paris.

 

L'article retiré laisse désormais place à cette version davantage contextualisée qui repose en grande partie sur les informations de l’Unsa des attachés et de la CGT du personnel de la culture de la ville de Paris, qui a aussi fait l’objet d’une menace juridique.


Dans un communiqué commun, l’UNSA-attachés et la CGT, les deux principaux syndicats de la ville, « mettent fermement en garde le Maire de Paris et les directrices et directeurs de son administration contre toutes manœuvres visant à porter atteinte à la liberté d’expression et à la liberté syndicale ».

 

                                         censure

                                       La liberté d'expression mise à mal à la Mairie de Paris


 

La fin accélérée du CPAHD. Cette affaire va certainement accélérer l’évolution du mode de règlement des cas de harcèlements et de discriminations, très contesté par les syndicats. D’abord parce que tout commence par un entretien de la victime potentielle avec un médecin du service de la médecine préventive, qui retient ou rejette sa plainte. « Les directeurs qui n’aiment pas juger ceux qu’ils ont mis en place par crainte de se désavouer, préfèrent culpabiliser la victime. Le harceleur est un prédateur en position de force car il se sent soutenu par ses pairs. Pour le CPAHD un agent harcelé est une personnalité fragile », souligne la CGT.

 

Un rapport d’inspection et d’évaluation du fonctionnement du CPAHD d’octobre 2010 affirme que l’entretien avec le médecin avait « une vertu thérapeutique ».

 

Le comité a été sollicité 525 fois depuis sa création en 2004 mais seulement 106 ont été considérées comme susceptibles d’être examinées en commission. L’Unsa des attachés plaident de son côté pour que la sélection des dossiers à examiner puisse se dérouler « de façon collégiale ».

 

Le remplacement du CPAHD par un comité de médiation des conflits et de prévention du harcèlement et des discriminations au travail est donc dans l’air, comme l’explique le site Unsa des attachés. Il ne serait plus présidé par l’adjointe au Maire chargée des ressources humaine mais par la médiatrice ou le médiateur de la ville. Une « personnalité qualifiée » désignée par le Maire, le DRH ou de son représentant, un directeur non concerné par les dossiers instruits lors de cette séance, un médecin de prévention ou d’un psychologue du travail n’ayant pas eu à suivre personnellement les agents entendus complèteraient la composition d’un comité qui ne s’ouvrira pas directement aux syndicats, comme le demande par exemple la CGT.

 

Une fois passé un premier filtre sélectif, les protagonistes pourraient toutefois être directement entendus par les membres du comité tout en pouvant être assisté par des tiers. Par des syndicalistes par exemple.  Actuellement « seuls les représentants de la direction où la personne mise en cause exerce ses fonctions est entendue », souligne l’Unsa des attachés. Pas question en revanche d’envisager la moindre confrontation des parties.

 

« À l’issue des auditions, le comité délibérerait et rédigerait une recommandation motivée pour mise en œuvre immédiate. Le secrétariat du comité assurerait un suivi de la mise en œuvre des recommandations dans le mois qui suit leur prononcé, puis dans les trois mois », rapporte l’Unsa qui espère que les solutions ne se borneront pas à des mutations et en précisant que « le comité recevrait les directeurs et directrices qui n’auraient pas pu mettre en œuvre ses avis dans un délai de trois mois ».

 

 C’est le délai du cas examiné le 11 janvier dernier...

 

 

Lire l’article de « Miroir Social »  en cliquant là

 

                                    miroir social

                                    La Mairie de Paris se regarde dans le miroir social !

 

 

Lire aussi:

La Mairie de Paris menace un site d’actualité sociale de poursuites !

Harcèlement sexuel à la Mairie de "bip" : La "bip" des Affaires Culturelles s’assied dessus !

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:30

 

La Ville de Paris nous demande de supprimer un article jugé « diffamatoire » et nous menace de poursuites judiciaires !!!

 

La Mairie de Paris  nous envoie ses avocats pour faire retirer un article publié sur notre site et nous a expédié ce délicat courrier

 

      courrier menace[1]

 

 

L’article en question reprenait des informations lancées par le syndicat UNSA des attachés d’administration de la Ville de Paris. Celui-ci maintient bien sûr ses affirmations. Lire ici 

 

 « Votre article mis en ligne n’a rien de diffamatoire et renvoie simplement à notre article qui est basé sur des faits » nous a affirmé le Secrétaire Général du syndicat UNSA des attachés. « J’estime que vous n’avez pas à retirer votre article, le nôtre est basé sur des faits avérés et la Mairie de Paris ne nous a pas demandé de le retirer » poursuit le syndicaliste.

 

Curieux en effet. Comment la Mairie de Paris peut-elle considérer un article comme « diffamatoire » si les informations proviennent d’une source que la municipalité parisienne ne demande pas de supprimer ? Aurait-elle peur du scandale ou du ridicule en s’attaquant à une organisation syndicale, surtout en cette délicate période électorale ?

 

   " Mais qui c'est qui me fait faire des conneries pareilles ? "

 

 

« Il va falloir contrer rapidement cette offensive contre les syndicats et la liberté d’expression » affirme le syndicat UNSA des attachés d’administration qui a néanmoins reçu, lui aussi, une lettre assez confuse de menaces de la part de l’administration.

 

La CGT des Affaires Culturelles a également reçu, selon nos informations, un courrier comminatoire pour avoir fait simplement allusion en trois mots à l’affaire (voir ici). Bref l’administration sort l’artillerie lourde. Pas très fluctuât tout ça !

 

Nous avons fait relire notre article à notre cabinet d’avocats et celui-ci, dans un souci de pure précaution, nous à suggéré d’apporter quelques modifications à notre article. Cliquez ici pour lire la nouvelle version.  Et là, attention, c'est carrément mergitur !

    Vite ! retirons-nous !

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:30

 

AFP: le 24 avril 2012

 

1er mai: les syndicats dénoncent une "provocation" de Sarkozy et appellent à la mobilisation

 

L'annonce par Nicolas Sarkozy d'un "grand rassemblement" au Champ-de-Mars le 1er mai pour fêter le "vrai travail" a suscité l'ire des syndicats qui y voient une "provocation" et comptent riposter en étoffant leurs cortèges à cinq jours du second tour de la présidentielle.

 

La CGT a dénoncé mardi "une provocation du président de la République" qui "vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l'annonce d'un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du +vrai travail+". Pour elle, "cette opération n'a d'autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales".

 

La veille, la CFDT avait également jugé "inquiétant d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du 1er mai". Annick Coupé déléguée générale de Solidaires n'y va pas par quatre chemins pour en expliquer le sens: "Il s'agit clairement d'une entreprise de drague des voix du Front national pour le 2e tour de la présidentielle dans lequel Nicolas Sarkozy est en difficulté", affirme-t-elle à l'AFP. "Il veut opposer ceux qui travaillent aux +assistés+: c'est la rhétorique du Front national", argue la numéro un de Solidaires. "Mais on refuse de laisser dénaturer le 1er mai par Sarkozy et par Marine Le Pen", ajoute-t-elle.

 

                                syndicats

                                             1er Mai 2012: Sarkozy face aux syndicats ?

 

 

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on persiste: "Ni la gauche, ni l'extrême gauche ne nous imposeront un couvre-feu pour nous empêcher de nous mobiliser pour la +valeur travail+ le 1er mai", a lancé le ministre du Travail Xavier Bertrand.

 

"Mais le 1er mai appartient au monde du travail, aux salariés et aux organisations sociales", relève auprès de l'AFP Nadine Prigent, secrétaire confédérale de la CGT. Elle trouve "choquant" qu'"un président en mauvaise posture électorale vienne nous parler du travail, alors qu'il l'a ignoré pendant cinq ans". "Le 1er mai c'est la Fête des travailleurs et pas la fête du travail qui est une notion pétainiste", renchérit Mme Coupé. Un fait historique que rappelle aussi Jean-Claude Mailly leader de Force ouvrière: "Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça, le 1er mai c'est une journée internationale de solidarité et de revendications", souligne-t-il en dénonçant une "récupération politique".

 

 

Pour contrecarrer l'initiative de Nicolas Sarkozy, la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'Unsa, qui appellent ensemble à des mobilisations unitaires dans tout le pays le 1er mai, demandent aux salariés de "relever le défi" en "participant massivement" aux manifestations. A Paris, la marche est prévue entre la Place Denfert-Rochereau et la Bastille.


 

                                                                    manif

                                                 1er Mai: Ce sera entre Denfert et Bastille

 

La capitale sera ce jour-là bien encombrée pour un 1er mai qui s'annonce particulièrement politisé: outre le rassemblement UMP autour de Nicolas Sarkozy au Champ-de-Mars, les partisans de Marine Le Pen se retrouveront pour leur défilé traditionnel honorant Jeanne d'Arc, occasion pour leur championne d'annoncer sa position pour le second tour. A gauche, Jean-Luc Mélenchon appelle à un "1er mai stupéfiant d'unité et de puissance" derrière les syndicats.

 

Malgré leurs divergences - la CGT appelle clairement à "battre" Nicolas Sarkozy le 6 mai tandis que la CFDT reste non partisane- les deux grands syndicats entendent contenir la journée dans le cadre des revendications sociales.  La CFDT "souhaite que les partis politiques respectent l'autonomie des organisations syndicales" et qu'il "n'y ait aucune confusion", souligne auprès de l'AFP Marcel Grignard, dirigeant cédétiste. "Il n'y pas de volonté des syndicats de politiser le 1er mai", assure Mme Prigent.

 


 

                                           afp 3-copie-1

                                                   Les locaux de l'Agence France Presse

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:02

 

Mais la Mairie de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement !

                                                                                           

Grosse surprise hier matin pour les usagers de la bibliothèque Clignancourt située du côté du métro Jules Joffrin dans le 18è arrondissement de Paris. L’ouverture prévue pour 10 heures a dû être reportée en catastrophe à 13 heures pour cause de… manque de personnels !                                                 

 

Aujourd’hui, mercredi 25 avril, la situation s'est à peine améliorée car la salle de lecture située au 4è étage de la médiathèque est elle toujours fermée. Les services offerts par cet espace ne sont pourtant pas négligeables pour les habitués qui viennent lire quotidiens et revues. C’est là également que les étudiants peuvent disposer d'un accès Internet et consulter les usuels (dictionnaires, atlas, codes de droits…).

 

Les déboires que subit la bibliothèque installée dans un quartier pourtant cher à Bertrand Delanoë, illustrent les difficultés que rencontrent les bibliothèques municipales parisiennes en termes de personnels depuis plusieurs années. Un phénomème régulièrement dénoncé par les organisations syndicales. Ces difficultés ont atteint un tel point que les renforts venant d'établissements fermés pour travaux sont désormais indispensables pour faire fonctionner le réseau municipal.


                                                  clignancourt 4

 

La Mairie de Paris prétend poutant régulièrement que les effectifs municipaux sont en constante augmentation. Ceux-ci ne sont visiblement pas affectés au service du public mais viendraient, semble t-il, plutôt renforcer la technostructure de l’administration d'après diverses sources. La CGT des Affaires Culturelles avait constaté ce phénomène dans un texte des plus acerbes (lire ici).

 

D'après nos informations la fermeture soudaine de la bibliothèque Clignancourt n’a rien d’accidentel. Ce genre de situation est déjà arrivé dans d’autres établissements mais la Ville de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement.

 

Les derniers mois ont été rudes pour les bibliothèques parisiennes : Fermeture de la bibliothèque du centre Morland, menaces sur celles du 10è arrondissement, baisse des budgets d’acquisition, fermeture pour cause de froid ou problèmes informatiques, .... Cette longue liste démontre malheureusement le désintérêt que porte la Mairie de Paris à la lecture.

 

Pour Christophe Girard, candidat déclaré au poste de Ministre (de la Culture) dans le prochain gouvernement de François Hollande, le bilan après douze ans de mandat d'ajoint à Paris est donc des plus mergitur.

 

                                                 clignancourt 3

                                                Effectifs dans les bibliothèques: Paris tranche dans le vif !

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
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