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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 13:15

 

Miroir Social: le 10 mai 2012

 

Avis de pourrissement sur un cas de harcèlement à la Mairie de Paris

 

La mise sur la place publique des difficultés de la direction des affaires culturelles de la Mairie de Paris à suivre un avis de mutation sur un cas reconnu de harcèlement n'a pas été appréciée. Voilà qui pourrait accélérer la transformation du comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), en place depuis 2004.

   

À la Mairie de Paris, c’est par la mutation et en toute discrétion que se règlent les affaires de harcèlement. Une façon de « régler » le problème en se contentant de séparer les protagonistes. Depuis 2004, sur 106 cas examinés par le comité de prévention et d’action contre le harcèlement et la discrimination (CPAHD), présidé par l’adjointe au Maire de Paris chargée des ressources humaines, 18 ont été considérés comme relevant de harcèlements ou de discriminations. 


Des avis. Mais ce ne sont que des avis que rend le CPAHD, les mutations ne s’imposent pas aux directions concernées. Voilà qui explique en partie pourquoi un cas de harcèlement à la Direction des affaires culturelles (DAC) examiné le 11 janvier 2012 par le comité et reconnu comme tel mi février est tout bonnement en train de déraper. Après un courrier resté sans réponse adressé le 2 mars à Laurence Engel, directrice de la DAC, l’Unsa des attachés de l’administration parisienne a décidé de révéler sur son site le 17 avril à quel point le dossier traînait alors que les membres du comité avaient été « unanimes pour qualifier d’intolérables le comportement et l’attitude de l’agent accusé ». Alors que l’Unsa des attachés défend hors comité le dossier de la plaignante, une cadre A, celui de l’« accusée » est porté par un autre syndicat, l’Unsa des autonomes de la ville de Paris...

 

Près de trois mois après l’avis du comité, la mutation de « l’accusée », qui pour cette fois est une subordonnée, n’a toujours pas pris effet tandis que la victime est en arrêt maladie depuis mi mars et qu’elle a aussi demandé à changer de service. Quand la DAC a été alertée du problème à l’été 2011, l’Unsa des attachés affirme que la seule mesure prise a été « d’enlever à la collègue victime du harcèlement la majeure partie de ses fonctions afin de lui éviter tout contact avec la personne incriminée ».  La DAC n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

                                          censure 3-copie-1

                                            La DAC n'a pas souhaité répondre à Miroir Social


 

Menace juridique. La mise sur la place publique du cas n’a pas été appréciée par la directrice de la DAC qui a adressé une lettre de 4 pages à l’Unsa des attachés, accusant le syndicat  de tenir des « propos inconscients » et d’omettre « sciemment » le contexte de l’affaire. Dans l’attente d’un potentiel droit de réponse, le syndicat maintient ses propos. Le blog Social Nec Mergitur, qui avait relayé l’affaire, a été menacé de poursuites judiciaires pour propos diffamatoire à l’encontre de la directrice de la DAC. L’article en question avait d’ailleurs été publié par son auteur, après validation, sur le Miroir Social le 19 avril. Il en a été retiré le 1er mai à la demande de la direction des affaires juridiques de la ville de Paris.

 

L'article retiré laisse désormais place à cette version davantage contextualisée qui repose en grande partie sur les informations de l’Unsa des attachés et de la CGT du personnel de la culture de la ville de Paris, qui a aussi fait l’objet d’une menace juridique.


Dans un communiqué commun, l’UNSA-attachés et la CGT, les deux principaux syndicats de la ville, « mettent fermement en garde le Maire de Paris et les directrices et directeurs de son administration contre toutes manœuvres visant à porter atteinte à la liberté d’expression et à la liberté syndicale ».

 

                                         censure

                                       La liberté d'expression mise à mal à la Mairie de Paris


 

La fin accélérée du CPAHD. Cette affaire va certainement accélérer l’évolution du mode de règlement des cas de harcèlements et de discriminations, très contesté par les syndicats. D’abord parce que tout commence par un entretien de la victime potentielle avec un médecin du service de la médecine préventive, qui retient ou rejette sa plainte. « Les directeurs qui n’aiment pas juger ceux qu’ils ont mis en place par crainte de se désavouer, préfèrent culpabiliser la victime. Le harceleur est un prédateur en position de force car il se sent soutenu par ses pairs. Pour le CPAHD un agent harcelé est une personnalité fragile », souligne la CGT.

 

Un rapport d’inspection et d’évaluation du fonctionnement du CPAHD d’octobre 2010 affirme que l’entretien avec le médecin avait « une vertu thérapeutique ».

 

Le comité a été sollicité 525 fois depuis sa création en 2004 mais seulement 106 ont été considérées comme susceptibles d’être examinées en commission. L’Unsa des attachés plaident de son côté pour que la sélection des dossiers à examiner puisse se dérouler « de façon collégiale ».

 

Le remplacement du CPAHD par un comité de médiation des conflits et de prévention du harcèlement et des discriminations au travail est donc dans l’air, comme l’explique le site Unsa des attachés. Il ne serait plus présidé par l’adjointe au Maire chargée des ressources humaine mais par la médiatrice ou le médiateur de la ville. Une « personnalité qualifiée » désignée par le Maire, le DRH ou de son représentant, un directeur non concerné par les dossiers instruits lors de cette séance, un médecin de prévention ou d’un psychologue du travail n’ayant pas eu à suivre personnellement les agents entendus complèteraient la composition d’un comité qui ne s’ouvrira pas directement aux syndicats, comme le demande par exemple la CGT.

 

Une fois passé un premier filtre sélectif, les protagonistes pourraient toutefois être directement entendus par les membres du comité tout en pouvant être assisté par des tiers. Par des syndicalistes par exemple.  Actuellement « seuls les représentants de la direction où la personne mise en cause exerce ses fonctions est entendue », souligne l’Unsa des attachés. Pas question en revanche d’envisager la moindre confrontation des parties.

 

« À l’issue des auditions, le comité délibérerait et rédigerait une recommandation motivée pour mise en œuvre immédiate. Le secrétariat du comité assurerait un suivi de la mise en œuvre des recommandations dans le mois qui suit leur prononcé, puis dans les trois mois », rapporte l’Unsa qui espère que les solutions ne se borneront pas à des mutations et en précisant que « le comité recevrait les directeurs et directrices qui n’auraient pas pu mettre en œuvre ses avis dans un délai de trois mois ».

 

 C’est le délai du cas examiné le 11 janvier dernier...

 

 

Lire l’article de « Miroir Social »  en cliquant là

 

                                    miroir social

                                    La Mairie de Paris se regarde dans le miroir social !

 

 

Lire aussi:

La Mairie de Paris menace un site d’actualité sociale de poursuites !

Harcèlement sexuel à la Mairie de "bip" : La "bip" des Affaires Culturelles s’assied dessus !

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:30

 

La Ville de Paris nous demande de supprimer un article jugé « diffamatoire » et nous menace de poursuites judiciaires !!!

 

La Mairie de Paris  nous envoie ses avocats pour faire retirer un article publié sur notre site et nous a expédié ce délicat courrier

 

      courrier menace[1]

 

 

L’article en question reprenait des informations lancées par le syndicat UNSA des attachés d’administration de la Ville de Paris. Celui-ci maintient bien sûr ses affirmations. Lire ici 

 

 « Votre article mis en ligne n’a rien de diffamatoire et renvoie simplement à notre article qui est basé sur des faits » nous a affirmé le Secrétaire Général du syndicat UNSA des attachés. « J’estime que vous n’avez pas à retirer votre article, le nôtre est basé sur des faits avérés et la Mairie de Paris ne nous a pas demandé de le retirer » poursuit le syndicaliste.

 

Curieux en effet. Comment la Mairie de Paris peut-elle considérer un article comme « diffamatoire » si les informations proviennent d’une source que la municipalité parisienne ne demande pas de supprimer ? Aurait-elle peur du scandale ou du ridicule en s’attaquant à une organisation syndicale, surtout en cette délicate période électorale ?

 

   " Mais qui c'est qui me fait faire des conneries pareilles ? "

 

 

« Il va falloir contrer rapidement cette offensive contre les syndicats et la liberté d’expression » affirme le syndicat UNSA des attachés d’administration qui a néanmoins reçu, lui aussi, une lettre assez confuse de menaces de la part de l’administration.

 

La CGT des Affaires Culturelles a également reçu, selon nos informations, un courrier comminatoire pour avoir fait simplement allusion en trois mots à l’affaire (voir ici). Bref l’administration sort l’artillerie lourde. Pas très fluctuât tout ça !

 

Nous avons fait relire notre article à notre cabinet d’avocats et celui-ci, dans un souci de pure précaution, nous à suggéré d’apporter quelques modifications à notre article. Cliquez ici pour lire la nouvelle version.  Et là, attention, c'est carrément mergitur !

    Vite ! retirons-nous !

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 11:30

 

AFP: le 24 avril 2012

 

1er mai: les syndicats dénoncent une "provocation" de Sarkozy et appellent à la mobilisation

 

L'annonce par Nicolas Sarkozy d'un "grand rassemblement" au Champ-de-Mars le 1er mai pour fêter le "vrai travail" a suscité l'ire des syndicats qui y voient une "provocation" et comptent riposter en étoffant leurs cortèges à cinq jours du second tour de la présidentielle.

 

La CGT a dénoncé mardi "une provocation du président de la République" qui "vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l'annonce d'un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du +vrai travail+". Pour elle, "cette opération n'a d'autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales".

 

La veille, la CFDT avait également jugé "inquiétant d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du 1er mai". Annick Coupé déléguée générale de Solidaires n'y va pas par quatre chemins pour en expliquer le sens: "Il s'agit clairement d'une entreprise de drague des voix du Front national pour le 2e tour de la présidentielle dans lequel Nicolas Sarkozy est en difficulté", affirme-t-elle à l'AFP. "Il veut opposer ceux qui travaillent aux +assistés+: c'est la rhétorique du Front national", argue la numéro un de Solidaires. "Mais on refuse de laisser dénaturer le 1er mai par Sarkozy et par Marine Le Pen", ajoute-t-elle.

 

                                syndicats

                                             1er Mai 2012: Sarkozy face aux syndicats ?

 

 

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on persiste: "Ni la gauche, ni l'extrême gauche ne nous imposeront un couvre-feu pour nous empêcher de nous mobiliser pour la +valeur travail+ le 1er mai", a lancé le ministre du Travail Xavier Bertrand.

 

"Mais le 1er mai appartient au monde du travail, aux salariés et aux organisations sociales", relève auprès de l'AFP Nadine Prigent, secrétaire confédérale de la CGT. Elle trouve "choquant" qu'"un président en mauvaise posture électorale vienne nous parler du travail, alors qu'il l'a ignoré pendant cinq ans". "Le 1er mai c'est la Fête des travailleurs et pas la fête du travail qui est une notion pétainiste", renchérit Mme Coupé. Un fait historique que rappelle aussi Jean-Claude Mailly leader de Force ouvrière: "Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça, le 1er mai c'est une journée internationale de solidarité et de revendications", souligne-t-il en dénonçant une "récupération politique".

 

 

Pour contrecarrer l'initiative de Nicolas Sarkozy, la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et l'Unsa, qui appellent ensemble à des mobilisations unitaires dans tout le pays le 1er mai, demandent aux salariés de "relever le défi" en "participant massivement" aux manifestations. A Paris, la marche est prévue entre la Place Denfert-Rochereau et la Bastille.


 

                                                                    manif

                                                 1er Mai: Ce sera entre Denfert et Bastille

 

La capitale sera ce jour-là bien encombrée pour un 1er mai qui s'annonce particulièrement politisé: outre le rassemblement UMP autour de Nicolas Sarkozy au Champ-de-Mars, les partisans de Marine Le Pen se retrouveront pour leur défilé traditionnel honorant Jeanne d'Arc, occasion pour leur championne d'annoncer sa position pour le second tour. A gauche, Jean-Luc Mélenchon appelle à un "1er mai stupéfiant d'unité et de puissance" derrière les syndicats.

 

Malgré leurs divergences - la CGT appelle clairement à "battre" Nicolas Sarkozy le 6 mai tandis que la CFDT reste non partisane- les deux grands syndicats entendent contenir la journée dans le cadre des revendications sociales.  La CFDT "souhaite que les partis politiques respectent l'autonomie des organisations syndicales" et qu'il "n'y ait aucune confusion", souligne auprès de l'AFP Marcel Grignard, dirigeant cédétiste. "Il n'y pas de volonté des syndicats de politiser le 1er mai", assure Mme Prigent.

 


 

                                           afp 3-copie-1

                                                   Les locaux de l'Agence France Presse

 

 

Lire aussi

Question(s) sociale(s) : Avec les syndicats, Nicolas Sarkozy se trompe d’époque !

Question(s) sociale(s) : Nicolas Sarkozy attaque les syndicats de front !

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 13:02

 

Mais la Mairie de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement !

                                                                                           

Grosse surprise hier matin pour les usagers de la bibliothèque Clignancourt située du côté du métro Jules Joffrin dans le 18è arrondissement de Paris. L’ouverture prévue pour 10 heures a dû être reportée en catastrophe à 13 heures pour cause de… manque de personnels !                                                 

 

Aujourd’hui, mercredi 25 avril, la situation s'est à peine améliorée car la salle de lecture située au 4è étage de la médiathèque est elle toujours fermée. Les services offerts par cet espace ne sont pourtant pas négligeables pour les habitués qui viennent lire quotidiens et revues. C’est là également que les étudiants peuvent disposer d'un accès Internet et consulter les usuels (dictionnaires, atlas, codes de droits…).

 

Les déboires que subit la bibliothèque installée dans un quartier pourtant cher à Bertrand Delanoë, illustrent les difficultés que rencontrent les bibliothèques municipales parisiennes en termes de personnels depuis plusieurs années. Un phénomème régulièrement dénoncé par les organisations syndicales. Ces difficultés ont atteint un tel point que les renforts venant d'établissements fermés pour travaux sont désormais indispensables pour faire fonctionner le réseau municipal.


                                                  clignancourt 4

 

La Mairie de Paris prétend poutant régulièrement que les effectifs municipaux sont en constante augmentation. Ceux-ci ne sont visiblement pas affectés au service du public mais viendraient, semble t-il, plutôt renforcer la technostructure de l’administration d'après diverses sources. La CGT des Affaires Culturelles avait constaté ce phénomène dans un texte des plus acerbes (lire ici).

 

D'après nos informations la fermeture soudaine de la bibliothèque Clignancourt n’a rien d’accidentel. Ce genre de situation est déjà arrivé dans d’autres établissements mais la Ville de Paris évite soigneusement d’ébruiter l’événement.

 

Les derniers mois ont été rudes pour les bibliothèques parisiennes : Fermeture de la bibliothèque du centre Morland, menaces sur celles du 10è arrondissement, baisse des budgets d’acquisition, fermeture pour cause de froid ou problèmes informatiques, .... Cette longue liste démontre malheureusement le désintérêt que porte la Mairie de Paris à la lecture.

 

Pour Christophe Girard, candidat déclaré au poste de Ministre (de la Culture) dans le prochain gouvernement de François Hollande, le bilan après douze ans de mandat d'ajoint à Paris est donc des plus mergitur.

 

                                                 clignancourt 3

                                                Effectifs dans les bibliothèques: Paris tranche dans le vif !

 

 

 

Lire aussi

Le Parisien : Les bibliothèques de la Ville de Paris connaissent des bugs à répétition 

Harcèlement sexuel à la Mairie de Paris : La Directrice des Affaires Culturelles s’assied dessus ! 

ActuaLitté: Catalogue des bibliothèques parisiennes, les réseaux de la colère 

Livre Hebdo: Budgets 2012 en berne pour les bibliothèques de la Ville de Paris 

Avenir des bibliothèques : Le débat fait irruption à la Mairie du 10ème arrondissement  

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 08:42

 

Le Parisien : le 21 avril 2012

 

Paris: Les prêts de livres victimes de bugs à répétition dans les bibliothèques municipales

 

Des bugs informatiques en série et des ralentissements à répétition sur le réseau, c'est ce que dénoncent les employés des bibliothèques municipales. « Mardi encore on a subi une panne du logiciel. Samedi c'étaient des lenteurs du réseau qui ont perturbé l'activité, on ne peut vraiment pas dire que notre système informatique fonctionne normalement et autant dire que c'est un problème récurrent en ce moment », s'exaspère un agent d'une bibliothèque du VIe.

 

Dans des établissements du Ve, du IXe, du XIe ou encore du XVIIIe on faisait le même constat en milieu de semaine. « Et quand tout plante, comme samedi dernier, on se retrouve à utiliser un accès informatique restreint qui ne nous permet pas d'assurer pleinement notre service auprès des usagers », explique un bibliothécaire. Car si cette solution de fortune permet, tant bien que mal, d'enregistrer les prêts des lecteurs, elle ne permet pas de procéder à l'inscription d'usagers ni au renouvellement des prêts. « Les lecteurs se voient forcés de revenir et s'exaspèrent », fait remarquer un agent.

 

Dans d'autres bibliothèques, comme à Clignancourt (XVIIIe), lorsqu'un bug survient, comme samedi dernier, l'accès informatique de secours n'est simplement pas mis en place pour enregistrer les prêts. « Résultat, les lecteurs ne peuvent même pas emprunter de livres », raconte un agent.

 

213 800 transactions enregistrées samedi dernier. A la mairie de Paris, on fait état d'un incident ponctuel : « Le week-end dernier, les bibliothèques ont connu le plus gros pic d'activité depuis le début de l'année. » Juste pour la journée du samedi, elles ont enregistré plus de 213800 transactions de prêts et retours de livres. « C'est un niveau énorme qui a occasionné une surcharge du réseau », expliquait-on mercredi à la mairie de Paris.

 

Les bibliothécaires pointent du doigt les insuffisances du réseau qui relie les quelque 65 bibliothèques municipales de prêt de Paris: Un équipement mis en place il y a trois ans et qui devra encore faire ses preuves aujourd'hui.

 

Voir l'article du "Parisien "

 

                                               le parisien 12

 

 

 

 

Lire aussi

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Problèmes informatiques dans les bibliothèques parisiennes: Le droit de réponse de la société "Infor"

Les bibliothèques de la Ville de Paris tournent au ralenti !

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:56

 

Harcèlement au travail : C’est dura sex, mais pas sed lex pour le syndicat UNSA

 

Article censuré à la demande de la Mairie de Paris avec menaces de poursuites judiciaires, cliquez là !


L'affaire est des plus gênantes pour la municipalité. La "bip" des Affaires Culturelles de la Ville de "bip", "bip" est accusée de « s’assoir sur le dossier et de regarder ailleurs » dans une affaire de harcèlement sexuel et moral datant de l’été 2011 qui a été suivi d’une plainte au pénal.

 

                                                    bip-bip.jpg

                                                            

 

Ces accusations lancées par le syndicat UNSA des attachés d’administration on été rendues publiques pour protester contre l’attitude de la "bip" qui refuse ostensiblement d’appliquer les préconisations du Comité contre le Harcèlement (CPHD) et de l’adjointe au Maire de "bip" chargée des personnels. Ces préconisations  «  qui relèvent du bon sens »  auraient dues êtres prises au début de l’affaire par la "bip" des Affaires Culturelles (DAC) si celle-ci « avait eu un peu de courage » ajoute l’UNSA. En fait la seule action courageuse de l’administration qui s’occupe de la Culture à "bip" "aura été d’enlever la majeure partie de ses attributions à la plaignante » précise le syndicat.


L’UNSA des attachés d’administration parisienne (cadre A de la fonction publique) est pourtant en général assez discret sur ce genre de dossier. Sa réaction publique marque donc l’importance que le syndicat attache à cette situation qu’il n’hésite pas à qualifier de «degré zéro dans la gestion des ressources humaines». La "bip" est donc dans une position pas très fluctuat.

 

 

                                                L'Hôtel d'Albret, siège de la "bip" 

                                         dac 2

                                           La "bip", une gestion finalement très "bip" !

 


Le syndicat UNSA semble avoir tout fait dans les règles et ne peut guère être accusé de précipitions dans ce dossier. Après la plainte au pénal de l’agent, la Commission contre le Harcèlement a rendu un avis favorable à la plaignante cinq mois après les faits, mais il semble que la patience du syndicat pourtant assez grande a été mise à rude épreuve. Un premier courrier envoyé à "bip" est resté sans réponse. Qu’à cela ne tienne, l’UNSA en envoi un second près de trois semaines plus tard, malheureusement celui-ci reste également sans réponse de la "bip". Celle ci devait probablement être plus occupée à mobiliser ses agents en les abreuvant de courriels pour éviter le fiasco d’une consultation interne à 150 000 euros comme l’avait signalé perfidement la CGT. Dans ce cas cela devient très mergitur !


L’efficacité redoutable à ne rien faire de la "bip" des Affaires Culturelles « persistante dans le déni » n’empêche pas le syndicat UNSA de montrer une solide base de pop culture, car il se demande si les cadres dirigeants de cette prestigieuse direction ne seraient pas bercées par les paroles de la chanson  « Sound of silence » du célèbre duo sixties Simon et Garfunkel. À moins que ce ne soit  plutôt  Boris Vian et  son « Fait moi mal, Johnny, Johnny » ?

 

                                          unsa 1

                                                        " Non, nous c'est bip, bip ! "

 

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:50

 

Sud Ouest: le 24 janvier 2012

 

La bibliothèque de Périgueux en panne d'écrans (comme à Paris finalement) ! 

   

A la bibliothèque municipale de Périgueux, des écrans d'ordinateurs de la salle de lecture portent un petit écriteau « En panne » : les appareils réservés au public ne fonctionnent pas. Une réparation informatique est fortement attendue.  Les lecteurs que l'on croise se contentent de quelques remarques désabusées tandis que le personnel fait contre mauvaise fortune bon cœur. Quelques utilisateurs, souhaitant faire connaître leur déception, sont invités à écrire à la mairie.  

  

C'est en octobre que dans cette bibliothèque informatisée depuis 2004, on a enregistré les premiers dysfonctionnements.   On s'accorde à dire que c'est une usure naturelle des équipements de l'époque, qui a fait claquer le serveur, coupant la bibliothèque de l'extérieur. Les lecteurs en dehors de l'établissement lui-même sont désormais dans l'impossibilité d'accéder à ses services et notamment à son catalogue.

 

Résolution d'ici fin février ? Cette régression technique plutôt mal vécue serait en voie de résolution. Le responsable du service informatique de la mairie affirme (1) : « On devrait avoir tout réparé d'ici fin février. Les dix serveurs de la bibliothèque arrivés en bout de course ont été changés. On change aussi leur application web qui n'était plus adaptée, avec réinformatisation du système remis à jour. Le tout devrait répondre aux besoins des utilisateurs. »  

 

Des questions financières (pour quelques milliers d'euros) seraient peut-être à la base du retard mis à maîtriser la panne. De même, les équipements acquis il y a huit ans n'étaient-ils pas peut-être aussi performants que ceux que l'on trouve aujourd'hui sur le marché.

 

En tout cas, le service informatique municipal est formel : « On est bien en cours de résolution de ce bug. »

 

(1) Nous avons appelé hier, sans parvenir à le joindre, Arnaud Le Guay, adjoint à la culture à la mairie.

 

Lire l'article de " Sud Ouest "

 

 

                                                                        La bibliothèque de Périgueux

                                       perigueux

                                             " Vous voyez , nous aussi on sait faire aussi bien que les parisiens "

 

 

 

Sur le même sujet  

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:11

 

Question(s) sociales(s) - Le Monde : le 6 avril 2012

 

Nicolas Sarkozy réinvente une CGT en pleine ébullition

 

Poursuivant sans relâche son offensive contre les corps intermédiaires et les syndicats, Nicolas Sarkozy a commis une belle bourde vendredi 6 avril au matin sur RTL. "Les liens entre la CGT et le Parti communiste sont bien connus, c'est son droit, mais il faut qu'ils assument", a déclaré le président-candidat, en ajoutant que Bernard Thibault "est membre du bureau politique du Parti communiste, comme chacun le sait". Mais voilà pour qui a un minimum de culture syndicale, Bernard Thibault, s'il est membre du PCF, est, depuis 1947,  le premier secrétaire général de la CGT à ne pas appartenir à son bureau politique - instance qui, comme l'a rappelé au passage le dirigeant communiste Pierre Laurent, "n'existe plus depuis plus de 15 ans", ayant été remplacée par un bureau national -, et deux ans aprés son élection à la tête de la CGT, il a quitté, en 2001, le comité national auquel il appartenait. Cet affrontement survient au moment où la CGT est en pleine ébullition sur  la succession de M. Thibault, ce dernier risquant de se trouver en opposition avec l'appareil de sa centrale.

                           

En 2007 déjà, alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait qualifié la CGT de "syndicat communiste". Une fois élu, son conseiller social, Raymond Soubie, qui pratiquait depuis plus de trente ans les organisations syndicales, avait dû lui dispenser une formation accélérée au syndicalisme. Il lui avait aussi appris à passer des "deals" avec la CGT, comme par exemple sur la réforme des régimes spéciaux de retraite, et M. Sarkozy s'était appliqué, jusqu'à l'été 2008, à rechercher la meilleure relation possible avec M. Thibault, guettant toutes les occasions de le cajoler quitte à planter des banderilles sur le dos du patronat. En 2010, la réforme des retraites a consacré le divorce entre le président et les syndicats, et notamment la CGT.

 

                                    sarko 3

                                                           " Bon, toi mon coco ...... "

 

Il est vrai que pendant longtemps la CGT a entretenu une relation trés étroite avec le Parti communiste, allant même jusqu'à faire du Programme commun de gouvernement de 1972 - signé par le PCF avec le Parti socialiste - son programme revendicatif. Malgré l'adoption de la Charte d'Amiens (1906), qui proclamait, un an aprés la création du Parti socialiste SFIO, l'indépendance du syndicalisme, la CGT a toujours été parcourue de débats animés entre révolutionnaires et réformistes. Au lendemain de la Révolution de 1917, l'avénement du communisme en Russie provoqua des fractures entre les partisans de la "courroie de transmission" - inventée par Lénine qui voyait dans le syndicat un simple instrument du Parti communiste - et les tenants de l'indépendance syndicale. Ce clivage a même été à l'origine des trois scissions que la CGT a connues dans son histoire: en 1921, en 1939 et en 1947.

 

C'est ainsi que depuis 1947, tous les prédécesseurs de Bernard Thibault - Benoît Frachon, Georges Séguy, Henri Krasucki, Louis Viannet - ont appartenu au bureau politique du PCF. Nul ne pouvait espérer devenir secrétaire général de la CGT s'il ne passait pas d'abord par cette instance. Le Parti communiste imposait sa loi à la CGT. Le changement est intervenu en décembre 1996, quand Louis Viannet annonça, en plein congrès du PCF, sa décision de quitter le bureau politique (devenu bureau national) du parti. Il avait fait ce geste fort pour faciliter l'adhésion de la centrale à la Confédération européenne des syndicats. Elu secrétaire général en 1999, M. Thibault n'a jamais rejoint la direction du parti. En 2001, il est allé plus loin, lors d'une rencontre avec Robert Hue et la direction du PCF, en décrétant la fin de toute conception visant à faire du syndicat la courroie de transmission du parti. Le PCF était déjà en plein déclin et la perte de ses deux piliers - le syndicat et son emprise dans les banlieues, comme "la ceinture rouge de Paris" - n'a fait que l'accentuer.

 

 

                                    sarko 1[1] 

                              " Mon cher Bernard, je crois que le président voit du rouge partout ! "

 

 

Bernard Thibault a réagi vivement, vendredi, en accusant Nicolas Sarkozy d'"utiliser le mensonge pour tenter de décrédibiliser la CGT". Et il rappelle, dans un communiqué, que "cela fait plus de dix ans que je ne siége plus dans une instance de direction d'un parti politique". Le président candidat a aussi laissé entendre que la prise de position de M. Thibault, qui s'est engagé à fond en faveur de sa non-réélection, n'était pas partagée par les militants de la CGT: "Je ne pense pas que je sois combattu par la CGT, je suis combattu par quelques permanents de la CGT mais je pense qu'il y a tout un tas de gens qui sont adhérents de la CGT qui considérent que le rôle d'un syndicat c'est de défendre les salariés, pas de participer à la vie politique française". Réplique de M. Thibault : "La seule citation de son nom provoque des réactions hostiles dans diverses manifestations publiques et pas seulement dans les meetings de la CGT". Selon un sondage de l'Ifop réalisé en février auprès des sympathisants syndicaux, M. Sarkozy recueille les intentions de vote de 4% des sympathisants cégétistes (contre 11% en 2007).

 

Cette passe d'armes intervient au moment où la CGT est traversée de vives tensions au sujet de la succession de M. Thibault qui doit passer la main en mars 2013. Le secrétaire général a consulté les fédérations et les unions départementales de la CGT et il doit, le 17 avril, faire part à la commission exécutive de la centrale de sa proposition, celle-ci devant ensuite être entérinée par le comité confédéral national (CCN) - le parlement de la CGT - le 30 mai. M. Thibault a toujours souhaité que son successeur soit une femme appartenant au secteur privé. Il avait d'abord pensé à Nadine Prigent, qui vient de la santé, avant de constater que ce choix n'avait aucune chance de passer. Les fédérations et les unions départementales - qui constituent le CCN - se sont ralliées en majorité à Eric Aubin, 48 ans, secrétaire général de la fédération de la construction, le "Monsieur retraites" de la centrale. M. Aubin est sur la même ligne réformatrice que M. Thibault. Mais ce dernier semble tenir fermement à l'idée qu'une femme lui succède et avance le nom d'Agnès Naton, 53 ans, retraitée de La Poste, directrice de l'hebdomadaire confédéral, la Nouvelle Vie ouvrière, mais il se heurte à son appareil.  M. Thibault prendra-t-il le risque d'être mis en minorité par son parlement, comme il l'avait été, en 2005, sur le référendum européen? Sur fond de campagne présidentielle, un autre bras de fer est en cours.

 

Pour lire l'article de Question(s) Sociales(s) - Le Monde  

 

                                                        le monde 1[1]

 

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 13:05

 

ActuaLitté : le 18 avril 202

 

Une vraie série noire…. pour les bibliothèques municipales parisiennes

 

Le feuilleton chaotique des réseaux informatiques des bibliothèques parisiennes continue : alors que la Direction des Systèmes et Technologies de l'Information (DSTI) de la Ville de Paris avait promis une mise au point rapide suite à un « cas exceptionnel », (voir notre actualitté) les bibliothécaires font état d'une situation inchangée.

 

Avec pas moins de trois pannes en une semaine, le métier de bibliothécaire n'a pas l'air d'une sinécure : le 12 avril dernier, la bibliothèque Parmentier, dans le 11e, était victime d'«une panne affectant à la fois le réseau professionnel et le réseau public» d'après un communiqué officiel. 2 jours plus tard, c'est l'ensemble des établissements qui recevait un message de la DSTI les assurant d'«une analyse des interruptions».

 

Las, les bibliothécaires ont reçu ce matin une nouvelle notification faisant état de «ralentissements observés sur V-Smart», le logiciel utilisé par les bibliothèques publiques. (voir notre actualitté

 

Dure loi des séries.

 

Source: CGT des Affaires Culturelles.

Lire l'article de  "ActuaLitté"  

 

 

 

                                  girard 1-copie-1

                            " Avec moi, les bibliothèques obtiennent la Palme d'Or du Festival de Pannes "

 

 

 

 

ActuaLitté: Pannes du réseau informatique des bibliothèques de la Ville de Paris, infor ou intox ?

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 09:27

 

Question(s) sociales(s)- Le Monde : le 3 avril 2012

 

Le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats

 

Pour qui aurait encore des illusions sur le sujet, le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats. Lundi 2 avril, dans un entretien à l'Est républicain, le président-candidat, qui avait déjà ciblé la CGT durant ses meetings, s'en est pris à la CFDT, à propos de l'attitude de ses représentants sur le site sidérurgique d'ArcelorMittal à Florange : "Quant aux permanents de la CFDT, ils trahissent la confiance des salariés. Ils sont venus m'insulter et essayer de casser mon siège de campagne. Ne confondons pas les salariés d'ArcelorMittal, que je ne laisserai pas tomber, et des syndicalistes qui trompent leurs adhérents en faisant de la politique au lieu de défendre les intérêts des salariés." Quelques heures plus tard, à Nancy, Nicolas Sarkozy, qui, à la différence de François Hollande, n'a reçu aucune organisation syndicale en tant que candidat, récidivait : "C'est le cœur du problème français, les syndicalistes n'ont pas à faire de la politique.".

 

Sans appeler, comme le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, à un changement de président de la République, François Chérèque n'a pas ménagé le président-candidat, fustigeant les attaques de M. Sarkozy contre les corps intermédiaires, qui relèvent à ses yeux d'une "démocratie autoritaire" et d'une "démagogie populiste", et n'hésitant pas à qualifier son bilan de "globalement négatif". Le 2 avril, dans une déclaration de sa commission exécutive, la CFDT hausse encore le ton. Après avoir souligné que quatre candidats ont accepté de la recevoir – Eva Joly, François Bayrou, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon –, elle martèle : "Seul le candidat de l'UMP n'a pas souhaité répondre. La CFDT ne le rencontrera donc pas car la campagne officielle va débuter et il n'est pas question pour la CFDT de se trouver en position d'être instrumentalisée par un candidat si près du scrutin." Notant que c'est "la première fois qu'un président de la République sortant refuse d'échanger avec la CFDT", la centrale ajoute : "Cette attitude de Nicolas Sarkozy est dans la ligne de ses attaques répétées depuis le début de sa campagne contre les corps intermédiaires, les partenaires sociaux, et en particulier les candidats".  

 

                                                         chereque

                                                                      " On le voit venir avec ses gros sabots "

 

 

La CFDT a également réagi aux critiques contre ses militants d'ArcelorMittal que M. Sarkozy cherche à "opposer aux ''vrais'' salariés": elle "déplore et condamne ces propos dangereux pour la démocratie en général et la démocratie sociale en particulier". Dans son interview au Monde du 3 avril, Bernard Thibault revient à la charge contre ce "président aux pleins pouvoirs, arbitre ou juge en toutes circonstances et sur tous les sujets" qui veut "piétiner les corps intermédiaires qui sont des obstacles à ses objectifs". Evoquant l'hypothèse, qu'il ne juge pas "la plus probable", d'une réélection de Nicolas Sarkozy, le secrétaire général de la CGT avertit : "Si l'élection reconduit Nicolas Sarkozy, on fera avec mais nous aurons notre mot à dire. Imagine-t-on alors ce que serait la situation en 2017 ? Que resterait-il du code du travail, des conventions collectives, de la Sécurité sociale si Nicolas Sarkozy faisait un deuxième mandat, à savoir le dernier ?  Il prétend prolonger son premier mandat. Avec un deuxième mandat, l'addition serait particulièrement lourde."

 

                                                            sarko 4

                                                             " Avec lui, quand on trinque,  l'addition arrive toujours "

                                                           

               

Sans se départir de sa neutralité – Force ouvrière refuse, comme à chaque élection de donner des consignes de vote, au nom de l'indépendance syndicale –, Jean-Claude Mailly, qui n'a rencontré que François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, critique aussi les déclarations de Nicolas Sarkozy. "On n'a rien à gagner à pratiquer l'anathème dans ce genre de situation", a déclaré mardi 3 avril le secrétaire général de FO, qui est aussi membre du Parti socialiste. Et d'ajouter: "Le syndicat ne doit pas être muet sur ses positions et ses revendications."

 

De son côté, François Hollande, qui se fixe comme objectif de rénover la démocratie sociale, a saisi l'occasion de son intervention, lundi 2 avril, devant la CGPME, en délicatesse croissante avec le Medef, pour faire l'éloge des corps intermédiaires, jugeant "utile d'avoir des hommes et des femmes qui se consacrent à la défense de leurs intérêts qui sont aussi les nôtres. Parfois nous sommes en confrontation, en contradiction. Nous cherchons le compromis." Et le candidat socialiste, qui selon sa formule utilisée sur l'île de La Réunion veut désormais "taper" le président sortant, a enfoncé le clou: "Il n'est jamais bon de mettre en cause les organisations syndicales de salariés, de leur manquer de respect, d'avoir du mépris. Parce qu'en définitive, ce sont les salariés qui ont choisi leurs représentants." L'assemblée de petits patrons, qui n'a pas un amour immodéré pour les syndicats, n'a sans doute pas été conquise mais quand le torchon brûle entre Nicolas Sarkozy et les syndicats, François Hollande en fait son miel.

 

Lire l'article de Question(s) Sociale(s) - Le Monde

 

 

                                             le monde 4[1] 

 

 

 

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