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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 09:17

 

Les personnels des restaurants d’entreprises de la Mairie de Paris en grève depuis deux semaines.

 

« Brimades, menaces, sanctions injustifiées, mutations arbitraires et même licenciements » c’est le ras le bol chez les employés des 17 restaurants d’entreprises de la Ville de Paris en grève reconductible depuis le 2 avril à l’appel de la CGT !

 

Ils dénoncent également « des espaces de restauration à la limite des conditions d’hygiène et de sécurité tant pour les salariés que pour les usagers,  bien loin de l’image idyllique présentée par la communication officielle »

 

Depuis deux semaines ils manifestent à la porte du restaurant de l’Hôtel de Ville, face aux fenêtres du maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n’a pu échapper à leur tapage.

 

Aux demandes de négociations, la mairie de Paris a répondu par l’envoi de CRS au quatrième jour du mouvement. Devant le tollé général, des policiers en civils les ont remplacés, mais les négociations ne se sont pas ouvertes pour autant. La municipalité se réjouissant de l’absence de couverture médiatique de ce mouvement social inédit dans ce secteur.

 

                                         crs 1

                                              Association Sportive de la Police Parisienne

 

 

Ces agents de restauration, bien qu’au service des employés municipaux parisiens  sont en fait soumis à un régime social très particulier car employés par…. une association de droit privé, l’ASPP qui est entièrement financée par la Mairie de Paris !

 

Après deux semaines de grève la Mairie de Paris joue visiblement le pourrissement du mouvement avec l’arrivée des vacances de pâques et n’a guère l’intention d’améliorer les conditions de travail à l’origine du conflit.

 

Mais il n’y a pas que le climat social qui est dégradé. Certains centres sont vétustes (Jean Bart, 6ème et Jean Rey,15ème) , d’autres vont bientôt fermer (Célestins et Morland dans le 4ème ou Schœlcher, 14ème) et plusieurs ont des stands ou des caisses fermés « ce qui engendre un départ des usagers » dénoncent les personnels.

 

« La direction ferait preuve d’une incompétence totale pour décrédibiliser volontairement l’ASPP » insiste pour sa part le syndicat CGT. Les craintes sont en effets fondées. Selon de nombreuses sources, la société Sodexho, spécialisée dans la restauration collective serait à l’affut pour reprendre les activités de l’ASPP.

 

Finalement en termes de gastronomie municipale, pour la Ville de Paris le changement ce serait maintenant. ?

 

Publié également dans  "Miroir Social"

 

 

                                         delanoe

                                               " Hé oui, le changement c'est maintenant "

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 12:34

 

ActuaLitté : le 13 avril 2012

 

L'occasion de rappeler les enjeux du projet

 

L'inauguration de l'exposition Robert Crumb au Musée d'Art Moderne de Paris a donné lieu à la mobilisation d'une centaine de grévistes après un appel lancé par le syndicat Force Ouvrière. Ils sont venus protester contre le projet d'une gestion des Musées de la Ville de Paris par un Établissement Public Autonome (EPA) qui inquiète particulièrement le personnel vis-à-vis de ses futures conditions de travail.

 

Ils étaient une centaine d'employés des services culturels de la Ville de Paris, hier, à l'inauguration de l'exposition consacrée au dessinateur Robert Crumb. Malgré les suppliques de directeur du Musée d'Art Moderne, Fabrice Hergott, qui a assuré que « tout irait pour le mieux » et qu'il était « inutile de faire grève », les grévistes n'ont pas laché l'affaire, assurément de taille : le transfert de la gestion des musées de la ville de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) et de Paris Musées à un Établissement Public Autonome.

 

D'après les déclarations officielles, le projet n'est pas si mal : il vise à simplifier le circuit administratif des Affaires Culturelles en la déchargeant des Musées de la Ville de Paris pour la laisser s'occuper des bibliothèques, conservatoires, théâtres et centre d'archives, dont elle assure déjà la gestion. La décision de confier les musées à un EPA a été prise à la suite d'un rapport remis par Delphine Lévy, une ancienne membre du cabinet du Maire.

 

                                                 crumb 4

                                              Musées:  L'EPA tente un passage en force

 

 

Au sein des établissements eux-mêmes, le changement de statut annoncé pour le 1er janvier 2013 est pourtant loin de satisfaire tout le monde : si l'on passera rapidement, par correction, sur la nomination de Delphine Lévy à la tête de la future structure (ou comment adapter préalablement son boulot), le projet alarme les employés par ses manquements aux droits sociaux les plus fondamentaux.

 

Les syndicats ont dénoncé le premier pas vers la « privatisation du bien public » que représente selon eux la « régie personnalisée » des Musées de la Ville de Paris. Si la refonte des horaires est évidemment un sujet d'inquiétude, la disparition pure et simple des représentants syndicaux du Conseil d'Administration de l'EPA à venir pendant au moins deux ans ne peut que soulever des interrogations vis-à-vis de la politique sociale de la Mairie parisienne.

 

À l'inverse, les futurs généreux donateurs bénéficieront d'une exonération fiscale, et les musées pourront être loués à des fins privées : on sait de quel côté penche la balance des avantages. Par ailleurs, les Comités Technique (CT) et Hygiène et Sécurité (CHS) risquent d'être écartés si des élections anticipées ne sont pas organisées avant 2014. Après les vols au Musée d'Art Moderne ou l'amiante du Musée Carnavalet, ils sont pourtant d'actualité.

 

« On connaît ceux qui vont tirer bénéfices de ce nouveau statut : la future directrice de l'établissement et quelques heureux chargé de mission, alors que le reste des personnels aura vocation à servir de variable d'ajustement » a expliqué le syndicat Force Ouvrière. Dans une lettre daté du 26 décembre dernier, Bertrand Delanoë a expliqué que le financement de cette « régie personnalisée » s'effectuerait « dans un cadre strict » et que le « surcoût éventuel sera assumé par le développement de ressources propres et par redéploiement ». Chez les employés, beaucoup craignent que « redéploiement » soit une pratique litote pour « réduction des effectifs », d'autant plus que le vice-président du groupe UMP au Conseil de Paris a salué la mesure.

 

Lire l'article de "ActuaLitté"

                                               robert crumb

 

 

 

Lire aussi:

Paris : Perturbation de l’exposition Crumb au Musée d’Art Moderne !

Grand Palais : L'exemple à suivre pour les musées de la Ville de Paris ?

Musées de la Ville de Paris : Delanoë a tranché !

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:13

 

Le syndicat Force Ouvrière, opposé au transfert des musées parisiens vers un établissement public, a bloqué l'inauguration de l'exposition Crumb.

 

L’inauguration au Musée d’Art Moderne (16è) de l’exposition du dessinateur américain Robert Crumb a été grandement perturbée ce jeudi 12 avril, par une centaine de grévistes qui ont répondu à l’appel du syndicat Force Ouvrière, malgré la présence de deux camions de CRS.

Le syndicat se déclare opposé au prochain transfert des musées de la Ville de Paris vers un Etablissement Public Administratif (EPA) qu’il considère comme un premier pas vers la « privatisation ». Christophe Girard, l’adjoint à la Culture avait, lui, affirmé, lors d’une conférence de presse, la nécessité de cette transformation pour que les musées municipaux deviennent un « grand Louvre ».

La Ville de Paris a, ce matin, essayé de prendre les devants pour que ce mouvement échoue, le directeur du Musée d’Art Moderne convoquant même les agents dès 9h45 pour  leur expliquer que « tout irait pour le mieux » dans la future organisation des musées municipaux et qu’il était « inutile de faire grève ». Etrange puisque personne ne connaît encore le futur fonctionnement  des musées municipaux, en terme d’amplitude horaire notamment, ni la composition du Conseil d’Administration de l’EPA.

                                           crumb[1] 

Force Ouvrière, de son côté, dénonce l’absence des instances paritaires (Comité Technique et Comité Hygiène et Sécurité) et le poids que prendra le futur Conseil d’Administration qui sera constitué au mois de juin et pourra, dès cet été, prendre des décisions sur l’organisation du travail.

« On connaît ceux qui vont tirer bénéfices de ce nouveau statut : la future directrice de l’établissement et quelques heureux chargé de mission, alors que le reste des personnels aura vocation à servir de variable d’ajustement » conclut le syndicat Force Ouvrière.

Pour donner du lustre à cette journée, les grévistes ont aperçu le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui se rendait au Palais de Tokyo situé à proximité. Celui ci a toutefois soigneusement évité les manifestants.

Publié également sur "Miroir Social"

                                               

                         crumb 2[1]

                                             Les agents des musées trainés de force vers l'EPA

 

Lire aussi

Grand Palais : L'exemple à suivre pour les musées de la Ville de Paris ?

Musées de la Ville de Paris : Delanoë a tranché !

Musées parisiens: La CFDT ne veut plus discuter !

Transformation des musées parisiens en EPA: La position de l'Unsa

Musées de la Ville de Paris: La position de Force Ouvrière

Les musées de la Ville de Paris transformés en EPA

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 17:00

 

Livre Hebdo : Le 11 avril 2012

 

De vifs échanges entre le directeur de la BPI, Patrick Bazin et une conservatrice de la BnF, Bénédicte Hamon.

 

La tendance à diminuer les collections fait débat. En témoignent les échanges entre Patrick Bazin, directeur de la BPI, et Bénédicte Hamon, conservatrice à la BNF.

 

Moins de collections, plus de place pour les usagers: cette tendance actuelle dans les bibliothèques n'est pas sans susciter des débats, notamment dans les plus gros établissements. La question a été soulevée par Bénédicte Hamon, conservatrice et élue du personnel au Conseil scientifique de la BNF, lors de notre forum Livres Hebdo « Quelle politique pour le livre ? », le 16 février. Prenant la parole face aux représentants des candidats à la présidentielle, elle déclarait, évoquant la BNF, la BPI et la bibliothèque universitaire de Nanterre: « nous sommes très nombreux à constater des baisses des crédits d'acquisition qui s'accompagnent de projets assez dangereux de réduction des collections accessibles à tous. »

 

Interpellé, Patrick Bazin, directeur de la BPI, lui a répondu dans une tribune publiée dans nos colonnes le 16 mars. « Notre projet vise, au contraire, à valoriser l'offre de livres papier dont nous pensons qu'elle a toujours plus d'avenir que le livre numérique. [...] Nous allons nous efforcer de redonner davantage de lisibilité, d'ouverture et de vie aux collections de cette bibliothèque, d'une part en les ramenant progressivement à leur périmètre originel et, d'autre part, en les revisitant (et non pas en les réduisant), à hauteur d'environ 20%, dans le sens d'une plus grande diversité ».

 

Bénédicte Hamon développe ses arguments dans un courrier envoyé à Livres Hebdo  : «A la BPI, il est prévu de réduire la volumétrie d'imprimés (10% pour les monographies, 50% pour les périodiques) au détriment de la profondeur de collection et de revoir le contenu de 20% de l'offre documentaire que vous jugez trop "spécialisée", le tout au profit d'une offre centrée sur les "loisirs" et la "documentation pratique" et d'un "réaménagement" des espaces. »

 

Lire l'aricle de Livre Hebdo

 

Lire les arguments de Bénédicte Hamon, dans la rubrique "commentaire"

 

Lire également sur le même sujet l'article de "ActuaLitté"


 

                       247738_la-bibliotheque-nationale-de-france-bnf-le-2-juillet.jpg

                                      BnF: Une politique qui penche dans le mauvais sens ?

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:08

 

ActuaLitté : le 4 avril 2012

 

Bibliothèques Parisiennes : Un peu à l'étroit dans l'infrastructure ?

 

Les bibliothécaires parisiens sont en colère : depuis plusieurs mois, les réseaux informatiques sont sujets à des pannes qui les obligent parfois à cesser le prêt des ouvrages pendant plusieurs heures. Si les sociétés fournissant les logiciels de catalogage ont d'abord été mises en cause, c'est finalement le réseau informatique de la Ville de Paris qui ne semble pas à la hauteur de ses ambitions.

 

Impatient de rétablir la vérité après la lecture d'un article « bourré d'erreurs », (voir notre actualitté) Jean-Claude Meunier, directeur de la DSTI (Direction des Services Informatiques), nous a contactés. 

 

Jean-Claude Meunier, le directeur de la DSTI de la Ville de Paris, nous a apporté des précisions sur les incidents techniques qui ont touché les infrastructures des bibliothèques publiques et spécialisées : ceux-ci auraient été causés par « une croissance considérable des demandes, avec une hausse de 30 à 40 %, pour atteindre 27 millions de prêts. Grâce au ciel, ou plutôt grâce à nous, cette architecture largement sollicitée est évolutive, pour répondre à la demande. »


Les problèmes du logiciel PortFolio sont visiblement « un cas exceptionnel, causé par des notices trop longues ». Utilisé dans les bibliothèques publiques, V-Smart, le logiciel de la société Infor, semble parfaitement opérationnel.

 

Quant au réseau Internet de la Ville de Paris, Jean-Claude Meunier précise que le « réseau fibre optique est en train d'être installé, avec un plan qui s'étend jusqu'à la mi-2013. » En attendant, il reconnaît que certaines zones, comme le 16e arrondissement, sont sujettes à des débits assez faibles. « Des usages l'emportent parfois sur les débits, comme le téléchargement » ajoute-t-il.

 

Lire l'article de "ActuaLitté"


 

 

                                                       dsti 3-copie-1

                                                          La Mairie de Paris à la recherche du réseau de fibre optique

                                                      

 

                                     

Sur le même sujet:

ActuaLitté: Catalogue des bibliothèques parisiennes, les réseaux de la colère

ActuaLitté: Pannes du réseau informatique des bibliothèques de la Ville de Paris, infor ou intox ?

Problèmes informatiques dans les bibliothèques parisiennes: Le droit de réponse de la société "Infor"

Bibliothèques de la Ville de Paris: "Infor", c'est plus fort que toi ! 

Les bibliothèques de la Ville de Paris tournent au ralenti !

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 16:54

 

Le Parisien: le 5 avril 2012

 

«Copy Party» : Pour copier et graver, rendez-vous... à la bibliothèque !

 

Plus besoin de se cacher pour prendre un livre en photo dans une bibliothèque. Il est désormais possible, sous certaines conditions, de copier, graver et photographier des œuvres mises à disposition par ces établissements. Une activité «100% légale» qui commence à inquiéter les auteurs.

Depuis l'adoption d'un amendement juridique en décembre dernier, la copie privée d'une œuvre est légale lorsque la source est dite «licite». «J'ai tout de suite pensé aux bibliothèques», se souvient Lionel Maurel, juriste et conservateur des bibliothèques, à l'origine du projet de «Copy Party». Avec d'autres bibliothécaires et universitaires, il décide d'organiser un événement pour sensibiliser les participants à leurs droits en matière de copie privée.  «Pour une fois, on parle de droits d'auteur pour faire quelque-chose de positif», se félicite-t-il.


Disque dur externe, appareil photo, ordinateur portable, téléphone portable, toute la technologie de reproduction personnelle est autorisée tant que la copie n'est pas destinée à une diffusion collective. «Vous payez indirectement pour avoir ce droit. Sur les clés USB, les graveurs, une partie est reversée aux auteurs», explique Olivier Ertzscheid, maitre de conférences à l'université de Nantes, un des fondateurs du projet.

 

                                                        hadopi

                                                    Vous devez renouveller votre abonnement à la bibliothèque !

 

 

Le cadre juridique d'une «Copy Party». Toute personne peut librement copier en partie ou totalement toutes les œuvres d'une bibliothèque (livres, revues, CD, DVD), excepté les logiciels et bases de données. Il faut pour cela utiliser son propre matériel (ordinateur portable, graveur, clé USB, appareil photo, téléphone portable etc.), pour un usage personnel. Il est donc interdit de diffuser une copie, et de casser les DRM (Digital Rights Management), qui empêchent ou limitent la copie de certaines œuvres. Avec la «Copy Party», les organisateurs expliquent vouloir également remettre la bibliothèque au centre de la question culturelle et du partage des connaissances.

 


«On a l'impression d'être des pirates alors qu'on a des droits».
Ils étaient 80 participants, dont une majorité d'étudiants, à la première «Copy Party» organisée dans la bibliothèque universitaire de la Roche-Sur-Yon (Vendée), le 7 mars dernier. «La plupart  des personnes n'était pas au courant et plutôt surpris d'apprendre que c'est légal», se souvient M. Ertzscheid. Le moment était convivial, riche en discussions. Les participants avaient même du «bonheur dans les yeux». «Imaginez, ils n'avaient plus besoin de se cacher», se réjouit-il. Les revues, ouvrages du domaine public et DVD ont connu un franc succès.

 

 
L'idée pourrait traverser les frontières. Julie Vanderkar n'a pas hésité à faire le déplacement de Bruxelles pour participer à «cette expérience visionnaire». «On avait peur de se lancer au début. Il faut dire que les mentalités changent moins vite que les usages ou les lois», explique la formatrice belge aux techniques du son et de l'image. «On a l'impression d'être des pirates alors qu'on a des droits», renchérit M. Ertzscheid. Une «Copy Party» pourrait voir le jour d'ici quelques semaines dans une médiathèque bruxelloise, « à condition que ce soit compatible avec le droit belge ». 

 

                                          hadopi 3

                                         Ils attendent fébrilement l'ouverture de la copy party !

 

«Plus ça va, plus il y a d'exceptions au droit d'auteur». Cinq autres projets sont en préparation dans l'Hexagone, dont un en région parisienne courant juin. «Ces pratiques-là doivent se banaliser, sans frein, sans tabou. A terme, il n'y aura plus besoin de «Copy Party», assure Olivier Ertzscheid. De quoi interroger les auteurs. Pour Emmanuel de Rengervé, délégué général du Syndicat National des Auteurs et Compositeurs (SNAC), «c'est une chose de pouvoir prêter une œuvre à un ami, une autre quand c'est une institution qui le fait. On sort complètement du cercle familial». Le responsable du SNAC dénonce «une interprétation la plus large possible de l'exception au droit d'auteur. C'est de la philosophie presque, même plus du droit».

A l'étonnement pourrait succéder l'inquiétude chez certains auteurs. «On se demande si ça ne va pas bouleverser l'équilibre. Plus ça va, plus il y a d'exceptions au droit d'auteur. Il faut une limite», argumente M. de Renvergé. «Aucun auteur n'est contre la diffusion de ses œuvres, mais ce sont les conditions qui posent question. La promotion c'est bien, mais ça ne paie pas les factures». Le syndicat dit rester attentif au phénomène. Et le délégué général du SNAC de conclure, «les organisateurs prennent beaucoup de précautions juridiques dans leurs annonces, c'est donc qu'il doit y avoir des zones d'ombre».

 

 

«La Copy Party, un effet secondaire totalement imprévu». C'est «avec beaucoup d'amusement» que Samuel Le Goff, collaborateur du député Lionel Tardy à l'origine de l'amendement sur la licéité de la source, observe le développement des «Copy Party» en France. «Ce n'était pas du tout prévu à la base», explique-t-il. «On voulait simplement préciser la taille de l'exception à la copie privée, et les copy-party dans les bibliothèques sont donc parfaitement légales».

«Le cahier des charges de la première édition était très strict. On sent que les organisateurs ont voulu rester dans les clous d'un point de vue juridique», observe M. Le Goff. «La SACEM et le monde de l'édition ne leur feront pas de cadeaux. Si ça prend de l'ampleur, ils vont vouloir contester juridiquement. On verra comment ils s'y prendront», prévoit-il. L'assistant parlementaire ne voit pas dans cette évolution juridique, de dommages pour les auteurs. «C'est le rêve pour le monde de la culture d'avoir des péages partout mais heureusement que l'accès aux œuvres ne se fait pas seulement par l'achat».

 

Lire l'article du "Parisien" 

 

                                          le parisien 13

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:31

 

AFP : Le 3 avril 2012

 

Non-remplacement de fonctionnaires : une "priorité pour Paris" selon l'UMP locale

 

L'UMP parisienne a applaudi des deux mains mardi à la proposition de Nicolas Sarkozy d'étendre aux "grosses collectivités territoriales" le principe du non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, jugeant que c'est "une priorité pour Paris". "Nous étendrons la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux aux grosses collectivités territoriales, qui ont tout à fait la capacité de faire le même effort que l'État", a déclaré le président-candidat dans une interview au site du magazine "Acteurs publics".

 

 "Cette mesure serait particulièrement justifiée à Paris où la politique des ressources humaines menée par le maire de Paris depuis 2001 a conduit à embaucher 10.000 agents supplémentaires pour la modique somme de 800 millions d'euros à la charge du contribuable parisien!", ont déclaré Jean-François Lamour, président du groupe UMP au Conseil de Paris et Philippe Goujon, président de la Fédération UMP de Paris, dans un communiqué.

                                          la droite

 

L'UMP Paris attaque régulièrement Bertrand Delanoë sur ses dépenses en personnels, le qualifiant de "véritable - accro - à la dépense publique". L'UMP dans la capitale a appelé à "un redéploiement des services centraux vers les services de proximité sur le terrain, dans les domaines de la propreté, de la voirie etc...", et "Bertrand Delanoë avait bien sûr rejeté cette proposition et préféré poursuivre sa spirale de l'endettement tout en augmentant massivement les impôts des Parisiens", selon ces responsables.

 

 Maïté Errecart, adjointe PS au maire de Paris, s'est immédiatement élevée contre "cette présentation malhonnête".  "Nous menons une politique raisonnée de stabilité des emplois publics. Ce n'est pas une politique aveugle de suppressions d'emplois", a-t-elle déclaré à l'AFP, vantant notamment la politique de "proximité" menée par exemple pour les places de crèches.

 

 

                                       afp 2

 

 

 

Lire aussi

Social : Les précaires de la Mairie de Paris se manifestent !

ActuaLitté: A Paris, la « génération de précaires » veut son mouvement du 22 mars

 

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:59

 

Livre Hebdo : Le 5 avril 2012

 

Oui mais là, c’est un gros bug !

 

Des pannes régulières du réseau informatique dans les bibliothèques parisiennes mécontentent personnels et syndicats.

 

Les bibliothèques de Paris, qu’elles soient généralistes ou spécialisées, sont sujettes de façon récurrente à des problèmes informatiques qui affectent notamment le catalogage et le système de prêt de documents au public.

Ces dernières semaines, les bugs se sont multipliés, provoquant le mécontentement parmi les bibliothécaires, ralentis dans leur travail et se retrouvant parfois dans l’impossibilité de satisfaire les lecteurs.

 

Dans un communiqué, les syndicats dénoncent ces dysfonctionnements qui affectent  le système de prêt de documents, mais aussi les accès au service multimédia, ainsi que la consultation du catalogue. «Nous ne comptons plus le nombre de lecteurs qui ne peuvent accéder à leur compte», indique le communiqué.

La CGT demande à la Mairie de Paris de respecter «le seul cahier des charges qui vaille, c’est à dire le sien, à savoir : des connexions informatiques performantes et régulières, des ordinateurs en nombre suffisant pour les agents et des services en ligne qui tiennent leurs promesses». (lire ici)

A la direction des bibliothèques, on explique que l’on s’attache actuellement à faire évoluer le système et que l’installation du réseau en fibre optique, permettant un débit plus important, est en cours.

 

Lire l’article de « Livre Hebdo »

 

 

                                                

                                bill-cosby-ti99fan

                             En cas de bug, venez emprunter ce livre à la bibliothèque !

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 08:56

 

ActuaLitté : le 3 avril 2012

 

Bibliothèques : De catalogue à catastrophe, il n'y a qu'un pas pour la Mairie de Paris

 

Nous vous l'annoncions vendredi dernier : le ras-le-bol des bibliothécaires parisiens ne se limite plus aux établissements publics de prêt, et s'est étendu aux bibliothèques spécialisées, elles aussi victimes de pannes à répétition. C'est ce que nous annonce la CGT des affaires culturelles sur son blog. Alors que le catalogage est interrompu pour permettre à la société Infor d'intervenir sur son logiciel V-Smart, le personnel dénonce une absence de moyens, et surtout, une certaine opacité quant aux raisons de cette panne générale...

 

Bibliothèques publiques et spécialisées sont réunies par un même souci technique, et de taille : les logiciels utilisés pour le référencement et la gestion des ouvrages, respectivement V-Smart (de la société Infor) et PortFolio (de la société BiblioMondo), sont sujets depuis quelques jours à des pannes de plus en plus fréquentes, et parfois généralisées.

 

La société Infor a répondu à la CFDT, qui la pressait de satisfaire son cahier des charges, que les problèmes du réseau des bibliothèques publiques ne pouvaient pas lui être imputés, et qu'il s'agissait plutôt d' « une infrastructure qui a atteint ses limites ». D'ailleurs, il semblerait qu'Infor travaille activement avec la Mairie pour remettre V-Smart sur les rails. Les bibliothécaires ont reçu la consigne d'arrêter le catalogage, pour permettre à Infor d'intervenir : « cela devrait de nouveau fonctionner correctement assez rapidement », précise le message interne, avec force formules de précaution.

 

Contacté par Actualitté, le directeur d'Infor Jean-François Piat confirme que les problèmes observés ne sont pas provoqués « par le logiciel V-Smart, mais par l'infrastructure de la ville ». Cette dernière n'aurait pas répondu à un certain nombre de « pré-requis » à l'utilisation du logiciel, ce qui aurait provoqué une sorte d'engorgement dans l'accès au catalogue. Infor a confirmé être « au taquet » avec la Mairie de Paris pour modifier l'architecture du réseau, et augmenter le nombre de licences, « afin de faire face au succès du site ».

 

Les soucis techniques du logiciel PortFolio, utilisé par les bibliothèques spécialisées, trouvent vraisemblablement leur origine dans ces mêmes défaillances de l'infrastructure, puisque Jean-Pierre Berthon, responsable du service interface documentaire à la Bibliothèque Publique d'Information, se dit « très satisfait du logiciel ». Même s'il précise que la version utilisée (PortFolio 6.3.5)  est probablement différente de celle des bibliothèques spécialisées, il note que « tout fonctionne bien, comme à Lille et à Nantes », dont les réseaux sont aussi clients de BiblioMonde et de son PortFolio. François Boulard, le directeur de la Médiathèque Lille Sud, nous confirme ses dires, en déplorant à peine « quelques lenteurs ».

 

Malheureusement, la Direction des Systèmes et Technologies de l'Information (DSTI) de la Ville de Paris n'a pas souhaité répondre à nos questions, mais il semblerait que ses responsabilités dans les pannes soient un peu plus importantes que prévu...

 

Pour lire l'article de "ActuaLitté"  

 

 

 

                                        dsti 2

                          Paris, les services informatiques se penchent (toujours) sur la question 

 

 

 

Lire aussi

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La RFID dans les bibliothèques à Paris : Quel bilan pour quelles idées ?

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 13:25

 

AFP : Le 3 avril 2012 

 

Non-remplacement fonctionnaires dans les collectivités: levée de boucliers à gauche 

                 

La proposition mardi de Nicolas Sarkozy d'étendre aux "grosses collectivités territoriales" le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a suscité aussitôt une levée de boucliers à gauche, François Hollande et son camp y voyant une manière d'attaquer les services publics.

 

 "Nous étendrons" la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux "aux grosses collectivités territoriales, qui ont tout à fait la capacité de faire le même effort que l'État", a déclaré le président-candidat de l'UMP dans une interview au magazine "Acteurs publics".

 

Il a précisé qu'une modulation des dotations de l'Etat aux collectivités en fonction de leur attitude budgétaire était à l'heure actuelle une "possibilité". Nicolas Sarkozy n'a toutefois pas précisé quelles collectivités seraient concernées. Les collectivités qui emploient le plus de personnel sont les grandes villes, les régions et les départements.

 

Lors d'un meeting à Blois, le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande a dénoncé le risque de "perte de solidarité" et d'"effacement des services publics". "Voilà que le candidat sortant voudrait que la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux qui a déjà fait tant de mal dans l'Etat puisse s'appliquer pour les collectivités locales! Et les collectivités locales récalcitrantes viendraient perdre leur dotation, celles qui sont versées par l'Etat!", a-t-il lancé.

 

"Je ne dis pas qu'il y a pas des efforts à faire, ni des économies à engager, sûrement, mais il y aussi des secteurs prioritaires de l'action publique", a ajouté le président du conseil général de Corrèze, citant l'éducation, la justice, la sécurité, la santé. "Cette nouvelle attaque contre les collectivités, c'est la mise à jour du programme caché de Nicolas Sarkozy pour la France: casse du service public, remise en cause du pacte républicain, réduction de l'investissement public", a jugé pour sa part le socialiste Claude Bartolone. "Le président des riches, des - sans-soucis -, parle à l'Elysée comme le maire de Neuilly qu'il fut", la ville la plus riche de France, a poursuivi le patron du département de Seine-Saint-Denis considéré comme l'un des plus pauvres de France.

 

L'Association des Régions de France (ARF), qui fédère des conseils régionaux majoritairement gérés par le PS, a reproché au chef de l'Etat de les prendre "pour cible". Alors que Nicolas Sarkozy reproche aux collectivités d'avoir créé 100.000 emplois depuis 2007 pendant "que l'Etat en supprimait 160.000", "les quatre cinquièmes de la hausse de nos effectifs depuis 2002 correspondent à des transferts" de compétences, a-t-elle notamment fait valoir. 

 

En revanche, l'UMP parisienne a applaudi des deux mains à la proposition de Nicolas Sarkozy. "Cette mesure serait particulièrement justifiée à Paris où la politique des ressources humaines menée par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë depuis 2001 a conduit à embaucher 10.000 agents supplémentaires pour la modique somme de 800 millions d'euros à la charge du contribuable parisien!", ont jugé Jean-François Lamour et Philippe Goujon, ses deux chefs de file.

 

 

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                                                           Une dépèche de l'AFP

                  

 

 

  

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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse
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