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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 08:56

 

Management : Pour le syndicat UNSA, la Mairie de Paris entre désormais dans "le meilleur des mondes".

 

La Ville de Paris fait fort, très fort même. Après avoir lancé une « plateforme identitaire » (sic) censée promouvoir une « démarche Valeur » (re-sic) qui allait permettre à tous les cadres parisiens d’actionner des leviers (lesquels leviers à force d’être brandis,  les faisaient ressembler à des Shadocks, selon le syndicat UNSA), la municipalité parisienne récidive, et pas qu’un peu, en créant dans la foulée le poste de …"chef de grands chefs de service technique" (véridique). Après les Shadocks, la Mairie de Paris s'attache ainsi les services d'un.. Gibi. Elle décroche également, et haut la main, le concours Lépine de la créativité administrative.    

 

                                                                                          Un Gibi                 

                                                            gibis

                                                             Le chef de grands chefs de service technique 

 

 

La Mairie de Paris  a ainsi envoyé une nouvelle directive visant cette fois-ci l’organisation « de la communication managériale ». "En deux pages où s'étale un pseudo-rationalisme aussi exacerbé qu’amusant, on apprend que certains cadres vont se voir dotés d’un code, afin, entre autres, « d’apporter des éléments de doctrine » aux personnels municipaux. Après Trissotin, Le Meilleur des Mondes ?" s'interroge, perplexe, le syndicat UNSA des attachés de l’administration parisienne sur son site.

 

Dans cette note - la Secrétaire Générale « diffuse une information transverse » : Les cadres dirigeants des directions remettent « en perspective les grands projets de changement », ils sont chargés « d’un double travail de traduction et d’organisation de la communication managériale » (le travail de traduction concerne sans doute les écrits des cabinets d’audit), les encadrants « intermédiaires et de proximité » « contribuent à la mise en œuvre du dispositif de communication managériale arrêté au niveau de leur direction ». Bref, pour l’UNSA une conception « archaïque » et « étonnante à l’heure d’internet ». Bon, pour la municipalité parisienne qui se voulait "Ville numérique", c’est plus du tout fluctuat!   

 

 

                                                          "Citius,Altius,Fortius"                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     L'administration

                                        shadok 1[1]

                                     L'administration à la recherche des "élements de doctrine"


                                                                                                                                                                                                                                                  

Là où la Ville de Paris se surpasse (elle a certes raté les Jeux Olympiques de peu, mais elle applique à merveille la devise, plus haut, plus loin, plus fort ) c’est en décidant de rattacher chaque encadrant à un code. « L’encadrement dirigeant correspond au “code 1”.L’encadrement intermédiaire se décline en 2 “codes”. L’encadrement de proximité se décline en 4 “codes”. Les cadres A non encadrants constituent le dernier “code” possible » est il écrit dans la note de l’administration devenue soudainement très mergitur. Pour le syndicat UNSA « Voilà donc les Number One et autres correspondants codeurs de cadres de la communication managériale, personnages que n’aurait sans doute pas renié Aldous Huxley auteur de " Le Meilleur des Mondes ».

 

En fait, l'UNSA fait erreur. La Ville de Paris doit tout, en fait, à Pierre Dac, l'inventeur du célèbre Schmilblick, celui qui « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout. Il est donc rigoureusement intégral ! ». Gageons que le regretté Pierre Dac n’aurait pas renié non plus  la création de « chefs des grands chefs des service technique ». Avec le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, il s'est certainement trouvé un héritier. Et là, c'est toujours carrément mergitur !

 

Publié également dans "Miroir Social"

 

Pour lire la note de la Mairie de Paris 

Pour lire l'intégrale du texte de l'UNSA

 

 

                                                     shadok 2[1]

                                                                      "Stop ! J'ai enfin trouvé un héritier"

 

 

Paris : Bertrand Delanoë recrute des «Shadoks» pour promouvoir ses « valeurs » !  

Bertrand Delanoë se coupe le sifflet !

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:37

 

Le Conseil de Paris vote la création d’un fonds jeunesse (mais aussi la mise en place de réserves décentralisées pour la BD, le polar ou la SF).

 

Paris est une des villes qui compte le plus de bibliothèques (plus de 60) et cette particularité a amené la création au début des années 90 d’une « réserve centrale » pour recevoir les documents les moins demandés (mais d'intérêt certain car souvent épuisés) pour que ceux-ci continuent à pouvoir être empruntés par les Parisiens. Néanmoins aujourd’hui cette réserve  arrive à saturation et ne peut guère accueillir de nouveaux documents.

 

Lors du dernier Conseil de Paris, les élus ont donc adopté, à l’initiative des écologistes, un vœu pour que la Ville de Paris porte une attention toute particulière aux ouvrages pour la jeunesse quelque peu oubliés jusque là. Ils demandent également que soit étudiée la création de réserves thématiques décentralisées consacrées à la BD, au polar ou à la science fiction. Ce vote reprend d'ailleurs des propositions lancées par la CGT voilà  plusieurs mois. (Voir le détail ici )

 

Les élus écologistes estiment en effet que « l’intérêt patrimonial et sentimental de conserver des exemplaires de livres lus par des enfants devenus parents et qui voudraient faire connaître à leurs enfants des lectures qui les ont émus ou charmés au même âge » est sans pareil. « Il s’agit de ne pas priver les parisiens de leur mémoire » ajoutent-ils dans le même élan.

 

                                                    reserve 1

                                                Si on prive les parisisens de leur mémoire, c'est les boules !

 

Dans le même esprit les Verts parisiens considèrent « que l’espace dévolu à la réserve centrale n’est pas extensible et qu’il doit être envisagé la création de réserves délocalisées » consacrées à la Bande Dessinée, le Polar ( La BiLiPo qui est spécialisée sur le sujet ne prête pas de livres) ou la science fiction. Un pôle BD est en voie de constitution à la Médiathèque Marguerite Yourcenar, la future médiathèque St Lazare pourrait accueillir les collections "jeunesse" mais pour l'instant sans prêt interbibliothèque. A suivre, donc.

 

Enfin, les amis de monsieur Cohn Bendit ne manquent pas de souligner « que ce type de fonds se constitue naturellement par désherbage des bibliothèques et sans aucun investissement puisqu’il s’agit d’ouvrages déjà acquis et qui sinon finiront au chauffage urbain ». Economique et écologique, les Verts font d’une pierre deux coups !

 

Cette résolution, qui n’a certes pas de caractère contraignant, a été adoptée par la majorité du Conseil de Paris. Cet acte politique devrait donc être suivi d’effet puisque la Mairie de Paris ne cesse d’afficher son intérêt pour les livres et la lecture publique. 

 

Les bibliothèques parisiennes peuvent toutefois se réjouir de cet appui et de l’intérêt qu’on leur porte. Ce n’est pas si fréquent par les temps qui courent, elles qui ont subit des coupes budgétaires ou été victimes du mauvais fonctionnement de leur système informatique.

 

Mais avec le redoux qui arrive, elles n’ont au moins plus à se soucier de problèmes de chauffage. C’est déjà ça !

 

Pour voir le voeu dans son intégralité 

                                                          

reserve 2 

 Bibliothèques: L'appui sans faille des écologistes

 

 

 

Lire aussi:

ActuaLitté: Paris caviarde le site internet de ses bibliothèques

Avenir des bibliothèques : Le débat fait irruption à la Mairie du 10ème arrondissement

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 09:15

 

Le syndicat UNSA révèle le ridicule de la  Mairie de Paris.

 

La Ville de Paris en pleine révolution créatrice vient d’envoyer une note à tous ses directeurs pour la mise en place d’une « démarche Valeur » (sic). Une démarche qui frise le ridicule si l’on en croit les déclarations du syndicat UNSA publiées sur son site Internet. Ce syndicat des attachés d’administration de la collectivité parisienne (cadres de catégorie A), habituellement  peu habitué à ruer dans les brancards dénonce le « verbiage » d’une note « certes amusante » mais « rédigée de façon caricaturale » et qui surtout n’échappe pas au « style pompeux et creux qu’affectionne tant les cabinets d’audit ». Bing ! Dans les dents du Maire de Paris.

 

La dite note est effectivement du plus haut comique car il s’agirait  « de formaliser, d’une part, ce que nous souhaitons être (notre ambition collective) et, d’autre part, nos valeurs communes, qui sont autant de leviers nous permettant de mettre en œuvre pleinement nos missions et d’atteindre nos ambitions. Au-delà de se redire ce qui nous réunit, l’enjeu ultime sera l’appropriation par tous de ce référentiel et ce afin de faire évoluer notre culture et nos pratiques internes ». là, la Mairie de Paris fait fort ! D’ailleurs le syndicat pointe la difficulté « de se rendre compte de la clarté et de la simplicité » de cette absurdité. Comme on le comprend.

 

Mais attention ça se complique, car les pauvres directeurs (et directrices) municipaux « une fois armés de ces fameux leviers » voient apparaître un nouvel (et génial) instrument administratif : « une …Plateforme identitaire » ! Définie comme une « ambition collective par rapport aux mission ». (Véridique) . Pas très fluctuat tout ça !

 

A ce stade de leur analyse, les représentants des attachés de la Ville de Paris se moquent sans scrupules : « Les choses prennent à ce moment un tour délicat. Brandissant leurs leviers sur une plateforme en se redisant tout ce qui les réunit, nos Directrices et Directeurs ne vont-ils pas finir par ressembler aux Shadoks, surtout s’ils sont dotés de l’incubateur-propagateur de l’innovation lancé en octobre par la DRH ? »  Des Shadoks à la Ville de Paris? Bon, ça fait un moment qu’on s’en doutait, mais là, c'est carrément mergitur ! 

 

                                       shadock

 

La conclusion du projet est formulée de la manière suivante : « C’est alors que la phase d’appropriation interne de notre plateforme identitaire et de notre référentiel Valeurs débutera, il s’agira notamment de revisiter nos pratiques managériales et nos modes de fonctionnement de ces référentiels partagés ». "C’est effectivement évident. » poursuit le syndicat dont le A de UNSA signifie désormais acerbe et qui pointe le malaise qui règne désormais dans l'administration parisienne.

 

L’UNSA des attachés de la Ville de Paris, dans un élan théâtral, compare cette (hilarante) note au discours de Trissotin, célèbre personnage des femmes savantes de Molière. Dans ce cas précis ce serait plutôt les précieuses ridicules !

 

Il y avait à la Mairie de Paris un candidat déclaré au poste de ministre de la culture. Il est évident désormais que le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, va bientôt être appelé aux plus hautes fonctions. « Le ministère pour l’insertion des Shadoks, de la démarche Valeurs et de la plateforme identitaire » ne devrait plus pouvoir lui échapper. Et avec rang de ministre d’Etat, pas moins.

 

Voir l'excellente "note" de la Mairie de Paris en cliquant là

Lire l'intégrale du texte de l'UNSA

 

Publié également dans "Miroir Social"

 

                                          ville de paris 3

                                                        Ministre d'Etat, pas moins !

 

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Bertrand Delanoë, le triple A et les syndicats : Le best of !

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 08:48

 

ActuaLitté : 23 février 2012

 

BibliothèquesdePari plutôt qu'Hadopi !

  

La Mairie de Paris a beau soigner sa com', ces satanés syndicalistes semblent vraiment l'avoir mauvaise : sur le blog CGT Culture, ils démontent point par point l'argumentaire de l'administration, et proposent d'instaurer la gratuité du prêt des Compact Disques. 

 

Dans un article (sous abonnement) publié par Livres Hebdo, la Mairie de Paris a un peu baissé sa garde : elle a fait l'effort surhumain de reconnaître « une diminution globale des budgets d'acquisition » des bibliothèques de la capitale... de « - 1,75 % seulement ».  L'explication aux coupes drastiques relevées par les syndicalistes de la Direction des Affaires Culturelles (voir notre actualitté) s'expliqueraient par les travaux « de construction ou d'aménagement » de trois établissements (Hôpital St Lazare, Porte Montmartre et Zac Pajol) qui « mangent une partie de ce budget (680 000 euros). » 

 

Faux ! clame la CGT, qui précise que la subsistance de ces trois établissements très gourmands est en fait prélevée directement sur les budgets de fonctionnement des autres bibliothèques, et non sur les budgets d'investissement. À la mairie, on précise que « les 680k€ en fonctionnement » sont alloués « pour les acquisitions dans le cadre de leur préfiguration », et sont donc bien distincts d'un budget d'investissement, de plusieurs millions € comme le souligne l'administration. Du côté du syndicat, « on admire l'artifice comptable » d'une communication très virtuose...

 

Toutefois, un paragraphe plutôt savoureux cité sur le blog de la CGT laisse dubitatif quant à la stratégie de com' en vigueur à la Mairie de Paris, tant cela ressemble à un balle allègrement tirée dans son propre pied : « il a été décidé [...] que les budgets ne seraient pas reconduits tels quels comme c'était le cas auparavant, mais selon les scores des bibliothèques (nombre de prêts, rotation des documents, etc), ce qui explique les disparités selon les établissements. ».

 

La compétition est lancée : les budgets iront aux plus rapides et aux plus efficaces. La rentabilité prend le pas sur l'utilité sociale et culturelle, mais toujours dans un souci d'exactitude qui pourrait faire honneur à la Mairie : « nous avons mieux pris en compte l'évolution des activités des bibliothèques au sein du réseau [...] plutôt que de se contenter de reporter les budgets sans analyse préalable, ceci a été mené avec les responsables des établissements » nous assure-t-on au sein de la municipalité.

 

Troisième argument pour la défense de la Direction des Affaires Culturelles, et non des moindres : la désaffection pour le CD qui touche aussi les bibliothèques, chiffres à l'appui (« 8 000 emprunteurs aujourd'hui, contre 28 000 en 2005 »), justifierait la réduction des budgets d'acquisition. Mais, une fois encore, la CGT repasse derrière et ajuste quelque peu les chiffres à la réalité : « les fameux 8 000 emprunteurs [...] sont seulement ceux qui ont pris un abonnement exclusif aux seuls CD », l'abonnement à l'emprunt de DVD permettant l'accès aux CD, il y a encore un public susceptible d'emprunter des Compact Disques.

 

Et, pour inciter les visiteurs à l'emprunt, la CGT avance la gratuité de l'accès aux CD : on ne peut que souscrire à la proposition, d'autant plus que cette mesure serait sans doute plus efficace qu'Hadopi pour lutter contre le piratage des oeuvres musicales. « La gratuité ne changerait probablement pas cette baisse de l'usage des CD que chacun constate » prédit malgré tout l'administration de la capitale, tout en promettant une réflexion sur « des évolutions tarifaires ». Il est toutefois « encore trop tôt » pour des informations plus précises.

 

Lire l'article de "ActuaLitté" 

 

 

                                                      virtuose 1

                                                     Mairie de Paris: De vrais virtuoses de la communication !

 

 

Lire aussi:

Les bibliothèques de la Ville de Paris tournent au ralenti !

Livre Hebdo: Budgets 2012 en berne pour les bibliothèques de la Ville de Paris

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:02

   

Un système informatique défaillant perturbe le fonctionnement des bibliothèques parisiennes.

 

Depuis plusieurs jours les bibliothécaires et les usagers parisiens doivent faire preuve d’une patience à toute épreuve. Quand les bibliothèques de la Ville de Paris ne tournent pas au ralenti, elles doivent suspendre souvent  de plusieurs minutes à parfois plus d’une heure le prêt de documents au public. En cause? Le logiciel de gestion informatique des bibliothèques municipales, « Vsmart ».

 

Même les consultations du catalogue en ligne sont continuellement perturbées. Pourtant, ce système est installé depuis maintenant… trois ans, mais ne semble pas complètement opérationnel. Personnels, usagers mais aussi les services informatiques internes à la Mairie commencent à manifester leur lassitude. Comme on les comprend !

 

Pour cette raison, le syndicat CFDT a interpellé la Ville de Paris pour «qu’elle fasse (enfin) respecter simplement le cahier des charges du prestataire de service» dans un communiqué envoyé aux personnels des bibliothèques parisiennes. C’est bien le moins. Cela risque toutefois d'être une tâche plutôt ardue, car le prestataire en question, la société "Infor", n'est même pas capable d'avoir un site opérationel. Comme on peut le constater les accents sont remplacés par des points d'interrogations ! On comprend maintenant pourquoi les bibliothécaires parisiens se posent des questions sur la fiabilité de cette société. (Pour voir le site cliquez là )

 

Ce dysfonctionnement se rajoute à une série qui commence à faire mauvais genre dans le réseau des bibliothèques parisiennes : Ces pannes récurrentes du service public viennent après les baisses des budgets d’acquisitions (parfois très importantes pour certains établissements) et les fermetures partielles ou totales pour cause de chauffage défaillant d’une dizaine de bibliothèques au moment de la grande période de froid qui s’est abattu sur le pays.

 

Allons, ne desepéront pas. La Mairie de Paris, s'était autoproclamée "Paris, Ville numérique". en 2006. Six ans plus tard, pour les bibliothèques, question informatique, le contact devrait donc être rapidement (et efficacement) remis.

 

                                                            

                                                                                   UFO  "Making contact"  (1983)

                                               ufo

                                            Bibliothèques: Il ne reste plus qu'à mettre le contact

 

 

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:25

 

Le petit livre rouge absent des bibliothèques parisiennes pour cause de restriction budgétaire.

 

Les bibliothèques de la Ville de Paris doivent faire face à un choix cornélien. Après les baisses parfois spectaculaires pour certaines d’entre elles des budgets d’acquisitions pour 2012, quels sont les livres ou les auteurs qui vont devoir passer à la trappe ? Le « Petit livre rouge »  du futur ministre de la Culture, Christophe Girard, pourrait malheureusement être un des premiers à en faire les frais.

 

                                                         money

                                                                                     Money for nothing

                                                         

Non pas que la qualité de l’ouvrage soit mis en cause (même si certains ont pointé qu’une partie de celui ci, soit largement « influencé » par les travaux de la Fondation « Terra Nova »), seulement en cette période de disette budgétaire les bibliothécaires parisiens sont contraints à faire des choix. Ce coup du sort pourrait néanmoins relancer les ventes en librairies*, du « Petit Livre rouge » !

 

Si par extraordinaire les budgets 2013 des bibliothèques parisiennes retrouvaient une certaine vigueur, nul doute que le prochain opuscule de l’Adjoint à la Culture figurera en bonne place dans les collections municipales.

 

                                                  livre rouge 3

                                                     Le nouvelle organigrame des bibliothèques parisiennes

 

 

 

 

 

 * A ce sujet, Christophe Girard organise une dédicace pour la promotion de son livre à la librairie « Mona Lisait ». Celle-ci s’est spécialisée dans…….les livres d’occasion et les invendus ! Pas sûr que symboliquement cela soit la meilleure manière de relancer les ventes. Il est vrai que la librairie « Mona Lisait » est située juste en face de sa cantine préférée, « Chez Benoit », dont le menu « bistro » a fait le tour de la toile. Là doit se trouver l'explication de cette forme de promotion originale. Pour voir le programme 

 

 

 

Lire aussi:

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 13:11

 

Le Monde : le 11 février 2012

 

Social : La présidente du Centre des Monuments Nationaux, Isabelle Lemesle, et ses méthodes sont contestées. Frédéric Mitterrand l’a pourtant félicitée !

 

C'est un rapport accablant, "une bombe", qui illustre "le malaise d'une mauvaise administration", dit-on dans les rangs de la haute administration française. Ce rapport de l'inspection générale des affaires culturelles (IGAC) ferait état d'une situation "désolante", "invraisemblable", de souffrance des personnels au sein même du Centre des monuments nationaux (CMN). Cet établissement public de 1 400 personnes est en charge des cent plus prestigieux de nos monuments historiques, de l'Arc de triomphe au Mont-Saint-Michel, de l'abbaye de Cluny à la forteresse de Carcassonne, lesquels accueillent près de 9 millions de visiteurs par an.

 

Le rapport de l'IGAC a été remis à Frédéric Mitterrand, qui l'avait commandé, au lendemain de la reconduite, en mai 2011, dans ses fonctions d'Isabelle Lemesle, présidente du CMN. Le ministre de la culture a décidé de ne pas le rendre public. Et il ne serait pas archivé.

 

Revenons sur la chronologie des faits, tels qu'ils ont été présentés dans un document remis, le 7 octobre 2011, aux représentants du personnel du CMN, par Guillaume Boudy, secrétaire général du ministère de la culture et président du comité hygiène et sécurité du ministère (CHSM) : "Le 26 mai 2011, les représentants du personnel votent une motion demandant qu'une mission de l'IGAC soit conduite sur la souffrance au travail au CMN." Le 20 septembre 2011, le rapport de l'IGAC, réalisé à la demande de Frédéric Mitterrand par Anne Chiffert et Bernard Notari, est remis au ministre.

 

Le 5 octobre 2011, quelque 200 agents du CMN - selon l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO) - manifestent sous les fenêtres du ministre aux cris de "Lemesle, démission !". Elodie Perthuisot, directrice adjointe du cabinet de Frédéric Mitterrand, reçoit les organisations syndicales pour leur dire que ce rapport confidentiel, fermé sous leurs yeux - 150 pages selon l'estimation de l'intersyndicale -, ne leur serait pas communiqué.

 

Lire l’article du « Monde » en cliquant là 

 

Lire également la déclaration de l’intersyndicale du Centre des Monuments Nationaux SNMH-CGT CFDT-CMN en réaction à l’article du « Monde ».

 

                                      le monde 1[1]

 

Lire aussi: Libération : Fissures à la tête des monuments nationaux !

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:13

 

Livre Hebdo : le 8 février 2012

 

La CGT s’émeut des restrictions budgétaires qu’elle estime atteindre parfois 60%.

 

« De nombreuses bibliothèques parisiennes sont frappées cette année de plein fouet par une importante restriction budgétaire, avec des baisses allant parfois jusqu’à ….moins 60% ! », s’alarme la CGT Culture de Paris dans un communiqué qui cite notamment les bibliothèques Rostand, dans le 17ème (- 30%), Place des fêtes, dans le 19ème (-25%), et Isle St Louis, dans le 4ème (- 35% ).

 

Au bureau des bibliothèques de Paris, on reconnaît une diminution globale des budgets d’acquisition de -1,75% seulement. Cependant trois établissements en cours de construction ou d’aménagement – Hôpital St Lazare, Porte Montmartre et Zac Pajol, dans le 18e – mangent une partie de ce budget (680 000 euros).

 

Par ailleurs, il a été décidé, dit-on encore au bureau des bibliothèques, que les budgets ne seraient pas reconduits tels quels comme c’était le cas auparavant, mais selon les scores des bibliothèques (nombre de prêts, rotation des documents, etc), ce qui explique les disparités selon les établissements.

 

Alors que les syndicats s’alarment des baisses de budget spécialement fortes pour les acquisitions de CD aux bibliothèques Vandamme dans le 14ème (- 25%), Malraux dans le 6ème (- 40%) et  Amélie dans le 7ème (- 60%), la direction explique qu’on assiste à une chute très forte du nombre d’emprunteurs de CD (8 000 emprunteurs aujourd’hui, contre 28 000 en 2005), alors que les emprunteurs de DVD, pour lesquels les budgets d’acquisition sont en augmentation, sont plus nombreux.

 

La CGT culture maintient cependant que « cette nouvelle répartition budgétaire, issue de savants calculs de l’administration, aura pour conséquence une chute historique des nouvelles acquisitions pour plus d’une vingtaine de bibliothèques parisiennes » et estime que les petites bibliothèques comme celle du Château d’Eau, dans le 10ème arrondissement, sont particulièrement menacées.

 

Laurence Santotonios

 

                                       les halles 1

                                        Un trou dans le budget des bibliothèques parisiennes

 

Lire aussi:

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Paris : Menaces sur les bibliothèques du 10ème arrondissement

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 14:08

 

Le Monde: le 8 février 2012

 

Santé au travail : La RATP et les syndicats se retrouvent au tribunal !

 

Quelle est l'exposition aux ondes électromagnétiques d'un conducteur de métro parisien qui pilote une rame jusqu'à six heures trente d'affilée ?

   

C'est ce que voudraient savoir les élus du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la RATP. Le 30 septembre 2011, ils ont signé une délibération unanime pour demander qu'une expertise indépendante soit réalisée. La démarche leur semblait légitime, aussi ont-ils été surpris de constater que la direction de la Régie n'avait pas l'intention de la satisfaire.

 

Depuis, le dialogue s'est tendu. Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris devait décider, mardi 7 février, à la double demande de la RATP et du CHSCT du département métro, si l'exigence des représentants des salariés était fondée.

 

                                                      metro 1-copie-1

 

Dans le métro, les antennes ne cessent de se multiplier dans les couloirs comme sur la "loge" du conducteur. Certains réseaux permettent au personnel de communiquer avec le PC central, d'autres servent à localiser les trains, à contrôler leur vitesse sur les lignes modernisées, à transmettre des éléments destinés à la maintenance, d'autres encore permettent aux passagers d'utiliser le téléphone portable pendant leurs trajets. Le tout dans l'environnement confiné des sous-sols parisiens. Et la tendance n'est pas à la décroissance avec l'arrivée de la 3G que prépare actuellement la RATP.

 

"Nous avons besoin d'un diagnostic transparent, témoigne Pascal Lepetit, élu SUD. Nous souhaitons que des mesures du spectre d'exposition soient réalisées dans des conditions réelles, c'est-à-dire dans la durée, pas en laboratoire. Que se passe-t-il quand deux trains se croisent ? Aux heures de pointe quand tout le monde téléphone en même temps ?"

  

                                        95883 cmp 1975 03 03 chps elysees 13 d16 ratp

 

A ces inquiétudes, la direction de la RATP oppose ses propres mesures, dont "les résultats ont toujours été inférieurs aux normes en vigueur", soit 41 V/m pour la 2 G (GSM). Et met en avant sa commission de suivi de veille sanitaire, en place depuis 2006, qui pourrait "réaliser des mesures si nécessaire".

 

Les membres du CHSCT ne vont pas se contenter de résultats issus de modélisations mathématiques. Ils ont trouvé un cabinet d'expertise agréé par le ministère du travail, qui pourrait évaluer l'émission d'ondes électromagnétiques in situ, en faisant appel à l'équipement d'un autre cabinet, CQFD. Or ce dernier a été créé par des membres de Robin des toits, une association qui milite activement pour faire baisser les seuils d'exposition des antennes-relais sur le territoire.

 

                                                      metro 2-copie-1

 

Le TGI doit donc se prononcer sur une question sensible : les ondes électromagnétiques sont-elles une menace pour la santé ? Ce que conteste la RATP. Or un CHSCT n'a le droit d'exiger une expertise qu'au nom d'un "risque grave" ou lorsque est modifiée l'organisation du travail. Thierry Renard, l'avocat du CHSCT, décèle dans le refus de la Régie "une volonté de garder la maîtrise de l'information délivrée aux salariés". Et donc aux passagers. 

 

Martine Valo

  

 Lire l'article du "Monde" 



                                                         le monde 3[1]

 

 

 

Lire aussi : Santé au travail : Le syndicat SUD et la RATP ne sont pas sur la même longueur d’onde !

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:26

 

ActuaLitté: 9 février 2012

 

La Mairie de Paris sert du caviar aux bibliothécaires: Mais de quoi se plaint-on ?

 

« Maire, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Si l'année à venir risque fort de ressembler à un calvaire pour les bibliothèques parisiennes, la Mairie de Paris vient en tout cas de donner raison à ses détracteurs du blog CGT Culture en caviardant une phrase de son site officiel. Et pas n'importe laquelle.

 

Ça ne représente pourtant pas grand-chose : les administrateurs du site de la Mairie de Paris ont modifié une phrase, une seule petite phrase sur la page de présentation des bibliothèques. 

 

Mais le détail n'a pas échappé aux militants CGT du personnel de la Direction des Affaires culturelles, pas des « canards sauvages » comme ils l'affirment de nouveau, bien déterminés à pourrir la nouvelle politique culturelle de la Mairie de Paris. Laquelle cumule hypocrisie et franches coupes dans les financements : « C'est une sorte de record qui a été atteint dans les restrictions budgétaires des bibliothèques parisiennes : 21 établissements sont touchés [...], avec des coupes entre 10 et... oui, oui, 60%. » (voir notre actualitté)

 

Il y a peu, un visiteur pouvait s'instruire sur le réseau des bibliothèques parisiennes à l'aide du site de la Mairie de Paris et s'émerveiller sur les réjouissances à venir: « Onze petits établissements (de 100 à 380 m²), installés dans les mairies ou les écoles, témoins de l'ancien réseau, privilégient le service pour les adultes, avec des collections d'imprimés seulement. La plupart ont vocation à être remplacés par des équipements modernes, ou à être agrandis. »

 

Mais maintenant, la fête est finie et la culture doit être rentable: c'est bien entendu la dernière phrase qui a gentiment plié bagages. Une correction qui définit parfaitement l'horizon proposé aux établissements de quartier, pris à la gorge par la suppression des crédits: la bibliothèque Amélie, dans le 7ème, perd ainsi 60% de son budget. Les impôts locaux y sont pourtant élevés...

 

Une suggestion pour les caviardeurs de la Mairie: il y a encore un paragraphe génant, le cinquième de la section « Historique », qui rappelle: « Elles [les bibliothèques] ont ensuite connu un développement en dents de scie dont les périodes de stagnation, voire de régression, s'expliquent principalement par les vicissitudes budgétaires. »

 

Certains pourraient être tenté de s'abandonner aux comparaisons...

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

                                                      caviar.jpg

                                      On a eu le caviar, on attend maintenant le champagne !

 

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