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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:27

 

ActuaLitté: le 9 février

 

Paris à l'heure anglaise ?

 

Le personnel de la Direction des Affaires Culturelles de Paris syndiqué à la CGT dénonce sur son blog les coupes drastiques dans le budget 2012. Mais, au moins, la Mairie de Paris ne fait pas de jaloux et tout le monde est logé à la même enseigne : coupures de budgets, en masse, à quelques rares exceptions près.  

 

C'est une sorte de record qui a été atteint dans les restrictions budgétaires des bibliothèques parisiennes : 21 établissements sont touchés, précise le blog CGT Culture, avec des coupes entre 10 et... oui, oui, 60%.

 

La bibliothèque Malraux dans le 6ème encaisse -40%, celle de l'Isle Saint-Louis -35% à égalité avec Europe, Vaugirard est amputée de 15%... Les coupes pleuvent et les établissements sont au tapis. « Pour la bibliothèque des personnels de Morland, bien entendu, le problème est réglé » ironise le communiqué de la CGT, référence à la fermeture de la bibliothèque effective en décembre dernier. 

 

C'est un vrai coup dur pour les bibliothèques, qui limitera sérieusement les offres aux usagers parisiens. Les établissements avaient déjà vu leurs commandes prévisionnelles passer à la trappe suite à une suppression pure et simple des budgets de décembre 2011. Contactée par téléphone pour obtenir des explications, la Mairie de Paris nous a demandé de lui faire parvenir un e-mail. Dociles, nous nous sommes exécutés... sans obtenir de réponses pour l'instant.

 

Devinette : de quel pays parle-t-on ? « Et d'ajouter : « Malheureusement, ce que nous avons vu ces derniers mois, ce sont des conseils de la ville qui réduisent les horaires d'ouverture, coupent les budgets pour acheter des livres, ce qui indiquent qu'ils souhaitent fermer les petites bibliothèques. » À ce rythme-là, la fermeture de 1000 établissements dans les trois prochaines années est assurée... » (voir notre actualitté)

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

 

                                                             argent 2

  

                                                    



                                                   

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:43

 

 Les naufragés du Pôle Nord parisien !

 

Cet été, la médiathèque Marguerite Yourcenar avait été victime du réchauffement climatique. Avec la vague de froid qui frappe l’Europe depuis plusieurs jours, ce sont toutes les bibliothèques parisiennes qui grelotent, et pas qu’un peu.

 

 

© Claude Razanajao

 

 

La bibliothèque Saint-Eloi, située dans le 12ème arrondissement, n’aura pas résisté aux températures polaires. Elle a ainsi été contrainte de fermer ses portes aujourd’hui. Ce fut également le cas samedi dernier. Ce n’est pas le seul établissement à connaître ce genre de désagréments. Selon nos informations la bien nommée bibliothèque Glacière, dans le 13ème, est également touchée. Les bibliothèques Rostand (17ème) ou Château d’Eau (décidément dans l’œil du cyclone) dans le 10ème, contraintes d'accueillir un public qui a intérêt à être bien couvert...seraient également fermées.  Même la nouvelle bibliothèque Louise Michel dans le 20ème, pourtant inaugurée il y a peu, n’échappe pas au phénomène. Dans la journée, d'autres bibliothèques ont annoncé leur fermeture (Maurice Genevoix,18è) ou ont réduit l'accès à certaines salles (Marguerite Yourcenar,15è).

 

Les bibliothèques municipales parisiennes semblent donc victime d’une gestion plutôt chaotique de son système de chauffage. Devra t-on une nouvelle fois faire appel aux experts du GIEC ?

 

A moins que cela ne préfigure la future mise à la diète de ces établissements culturels de proximité ? Le syndicat CGT vient de dénoncer dans le même temps une baisse drastique de leurs budget d’acquisitions, dès cette année, pour une grande partie d’entre elles. 

 

Il ne nous semble pourtant pas que cela figure au programme du « petit livre rouge »  de l’adjoint chargé de la Culture à Paris, Christophe Girard. Où alors, cela nous aura échappé...

    

 

 

Lire aussi

Avenir des bibliothèques : Le débat fait irruption à la Mairie du 10ème arrondissement

Christophe Girard, ministre de Sarkosy selon le spécialiste de la culture, Frédéric Martel

Les bibliothèques parisiennes privées de livres au mois de décembre

Le Parisien: Ca chauffe à la médiathèque Yourcenar !

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:47

 

Le Parisien: 7 Février 2012

 

La ville condamnée, Hidalgo agacée

  

Anne Hidalgo, la première adjointe de Bertrand Delanoë, n'apprécie pas d'être mise en cause après la récente condamnation de l'Apur, l'agence d'urbanisme de la Ville qu'elle préside, pour « dépassement horaire au regard de la durée légale du travail »

 

A la suite d'une plainte de l'inspection du travail, l'Atelier parisien d'urbanisme a été condamné à 220 000 € d'amende (notre édition de vendredi). Jérôme Dubus, élu (Nouveau Centre) qui siège au conseil d'administration de l'Apur, s'était étonné la semaine dernière que le sujet ait été traité avec « autant de légèreté» par Anne Hidalgo. « C'est pourtant une ancienne inspectrice du travail », n'avait-il pas manqué de rappeler. L'UMP avait immédiatement embrayé en demandant la démission de la première adjointe de ses fonctions de présidente de l'Apur.

 

Hier, en marge du Conseil de Paris, l'élue du XVe a fustigé cette polémique entretenue par la droite. « Tout le monde sait bien qu'un président de conseil d'administration n'intervient pas sur les relations humaines de l'organisme. Nous sommes là pour fixer les orientations politiques. D'ailleurs, si M. Dubus assistait vraiment aux conseils d'administration, il saurait que le sujet n'a pas du tout été pris à la légère », s'agace Anne Hidalgo.

 

La direction de l'Apur n'a pas attendu la condamnation du tribunal de police pour prendre des dispositions. A la suite du rapport de l'inspection du travail « des discussions ont été engagées sans délai avec les représentants du personnel aboutissant le 22 décembre 2011 à la signature de trois accords collectifs: l'un prévoyant la création d'un compte épargne-temps, le deuxième sur le régime d'heures supplémentaires et leur récupération ou paiement, le troisième sur les forfaits jours. Par ailleurs les heures supplémentaires ont été payées en 2010 comme en 2011, et les dépassements horaires ont cessé dès 2011 », indique la direction de l'Apur. « Les syndicats ont salué ces procédures », martèle Anne Hidalgo.

 

Un nouveau jugement mercredi Procédures qui mettront peut-être fin au « climat social lourd » et à la « souffrance au sein de l'entreprise » dénoncés deux ans plus tôt lors d'un conseil d'administration par les représentants du personnel. « Il y avait un déficit de management. Les discussions que nous avons eues après l'enquête de l'inspection du travail ont permis de faire en sorte que la direction suive mieux la charge de travail du personnel », se félicite Damien Bertrand, délégué CGT à l'Apur. Mercredi, un nouveau jugement sur le non-paiement d'heures supplémentaires à l'Apur doit être prononcé.

 

Anne Hidalgo (bras croisés), ici à la droite de Francis RoI-Tanguy, l'ancien directeur de l'Apur condamné pour infraction à la législation du travail, a vivement répondu aux attaques de l'UMP en défendant la politique sociale de l'agence d'urbanisme qu'elle préside.

 

Marie-Anne Gairaud.

 

                                              hidalgo-copie-1

                                                     Anne Hidalgo est agacée !

 

 

Lire aussi

Le Parisien: Condamnation d'Anne Hidalgo pour infraction au droit du travail

Droit du travail : Anne Hidalgo condamnée à 40 mille euros d’amende !

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 10:27

 

Le Parisien : 3 février 2012

 

La Ville de Paris condamnée à 220 000 euros d’amende pour travail dissimulé

 

Voilà une condamnation qui fait désordre. Le tribunal de police vient de sanctionner la Ville et l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme) pour infraction à la législation du travail. Montant de l’amende : 220000 €. L’ancien directeur de l’Apur, Francis Rol-Tanguy, a pour sa part été condamné à 42000 € d’amende.


Ces condamnations font suite à deux plaintes déposées au tribunal de police par l’inspection du travail. L’une pour « travail dissimulé », l’autre pour non-paiement des heures supplémentaires. Comme nous l’avions révélé en juillet, c’est le suicide d’une salariée qui a tout déclenché. Dans la lettre qu’elle avait laissée avant son geste, la personne mentionnait sa difficulté au travail.

Une dotation supplémentaire avait été votée en vue d’amendes

Après ce drame, le personnel de l’Apur avait évoqué un « climat socialement lourd », des « souffrances au sein de l’entreprise ». Lors de son enquête, l’inspection du travail avait pointé beaucoup d’heures supplémentaires non payées.

La ville redoutait d’être condamnée. Elle avait même fait voter par avance au mois de juillet une dotation supplémentaire de 300000 € afin que l’Apur puisse régler les futures amendes. « Au final, toute cette affaire traitée avec beaucoup de légèreté coûte de l’argent à la Ville de Paris », dénonce Jérôme Dubus, le conseiller de Paris (Nouveau Centre) membre du conseil d’administration de l’Apur. « Anne Hidalgo, qui préside l’Apur, n’a pas du tout pris la mesure du problème. Pour une ancienne inspectrice du travail, les bras m’en tombent! » insiste l’élu de droite.

A la suite de cette affaire, l’ancien directeur de l’Atelier parisien d’urbanisme, Francis Rol-Tanguy, a démissionné le 29 novembre. Il vient d’être remplacé par Dominique Alba, ex-chargée de mission auprès de Bertrand Delanoë, nommée ensuite directrice du pavillon de l’Arsenal.

 

Marie Anne Gairaud 

 

Lire l'article du "Parisien" 

                                                   le parisien 12

 

 

 

 

 

Lire aussi

Droit du travail : Anne Hidalgo condamnée à 40 mille euros d’amende !

L'inspection du travail porte plainte contre la Mairie de Paris

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:43

 

Le tribunal donne raison à l’inspection du travail contre la Mairie de Paris !

 

Anne Hidalgo et la Ville de Paris ont été condamnés à 40 mille euros d’amende, en toute discrétion, pour infraction à la législation du travail selon le syndicat Force Ouvrière et l’hebdomadaire « Le Point » du 26 janvier. La Mairie de Paris a déclaré avoir fait appel.

 

Au mois de juillet 2011, l’inspection du travail avait déposé deux plaintes au tribunal de Police, l’une pour travail dissimulé, l’autre pour dépassement d’horaire répété à l’encontre de l’Atelier Urbanisme de la Ville de Paris (APUR). Cet organisme qui dépend de la Mairie de Paris est présidé par Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) du Maire de Paris et candidate désignée à la succession de Bertrand Delanoë. « Un climat social lourd » selon des personnels qui parlent même de « souffrance au travail » voilà ce qu'était le quotidien de ce service municipal.

 

C’est le suicide d’une salariée qui a déclenché l’enquête de l’inspection du travail. Visiblement, le droit du travail n’était guère respecté à l’APUR puisque les plaintes ont finalement abouti et la Ville condamnée à une lourde amende. Certains se demandent qui va payer cette somme. Anne Hidalgo ou la Ville de Paris, au moment où cette dernière vient de perdre son triple A ?

 

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                                                                       Un verdict qui tombe mal !

 

 

Pour prendre les devants, la Mairie de Paris avait d’ailleurs provisionné 300 mille euros, pas moins, pour payer les dépassements d’horaire déjà effectués ! « Je n’ai pas le sentiment que les choses soient plus dramatiques qu’ailleurs » avait pourtant déclaré avec candeur, le directeur Francis Rol-Tanguy, qui devait être en résistance avec le Code du Travail. « En tant qu’ancienne inspectrice du travail, Anne Hidalgo aurait du être sensible au sujet » murmure pour sa part, le Conseiller de Paris (Nouveau Centre) Jérôme Dubus, élu au conseil d’administration.

 

Et dire que cette semaine la Mairie de Paris va présenter un projet d’accord cadre sur la Sécurité et Santé au Travail aux partenaires sociaux dans le cadre d'un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) entièrement consacré au sujet. Une majorité de syndicats a déjà pointé le peu d’ambition de ce texte et surtout l’absence totale de moyens pour ne serait-ce que le faire appliquer. Il est vrai que les caisses municipales viennent d'êtres amputées de 340 000 euros avec cette sale histoire. 

 

Dans ces conditions, la plupart des organisations syndicales, ne devrait pas signer cet accord cadre. On comprend que dans ce contexte, cette condamnation tombe plutôt mal !

 

Publié également dans " Miroir Social "

 

 

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                                                                     "Je mets le chèque à l'ordre de qui ?"

 

 

 

 

 

Lire aussi:

L'inspection du travail porte plainte contre la Mairie de Paris

Paris : Le syndicat CFTC se fait "artistiquement" virer du musée Zadkine !

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 19:19

 

L'express: le 31 janvier

 

Le festival littéraire "Paris en toutes lettres" initié par le maire de Paris en 2009 ne se fera pas en 2012. Explications. 

 

Initié en 2009 par le maire de Paris Bertrand Delanoë et Christophe Girard, son adjoint chargé de la Culture, le festival Paris en toutes lettres célébre la littérature sous toutes ses formes. Or, cette année, pour causes de coupes dans le budget Culture, le festival s'interrompt. 

 

Interrogé par Livres Hebdo, Olivier Chaudenson, directeur artistique de la manifestation, donne ces précisions. "Après trois éditions du festival et un succès public indéniable, il y a le désir d'aller plus loin et de dépasser la simple approche événementielle". (...) "C'est pourquoi 2012 sera une année de transition : le festival est suspendu le temps de définir les conditions de mise en oeuvre d'un lieu dédié aux écrivains et à la littérature." Le projet serait donc d'édifier un endroit spécialement dédié à la littérature, aux écrivains et aux rencontres. "L'idée est en quelque sorte d'offrir et de décliner Paris en toutes lettres durant toute l'année à travers un équipement (ce qui n'exclut pas un temps festivalier)". 

 

Une "scène littéraire en quelques sorte", vouée à un large public. A suivre. 

 

Lire l'article de "L'express"


 

                                                    l'express-copie-1


 

Lire aussi

Culture: Bertrand Delanoë réagit à un article du "Monde" !

Le Parisien: Remède de cheval pour la culture à la Mairie de Paris

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:40

 

Paris : Les élus du Xème  arrondissement se prononcent contre les projets de fermeture des bibliothèques Chateau d'eau et Lancry.

 

Le débat sur l’avenir des bibliothèques de quartier à Paris sera peut être au coeur des prochaines élections municipales. Quoiqu'il en soit celui-ci a fait irruption, lundi, au Conseil de la Mairie du Xème arrondissement.

 

Le syndicat CGT des affaires Culturelles avait révélé au début du mois de janvier qu’il existait dans les cartons de l’administration parisienne des projets de fermeture des bibliothèques Château d’Eau et Lancry, toutes deux situées dans le Xème  La raison avancée ? L’ouverture prochaine d’une grande médiathèque dans l’arrondissement.

 

Les élus du Xème ont donc adopté, à l’initiative du conseiller Communiste, Alain Lhostis, une résolution qui demande à la Direction des Affaires Culturelles de revoir sa copie, car bien que considérant que la future médiathèque « représente un outil exceptionnel pour les habitants », ils réclament toutefois « une coopération avec les bibliothèques existantes » et ceci « en toute transparence ». Ce qui ne semblait pas être le cas aujourd’hui. Les élus concluent en demandant « qu’une commission soit mise en place avec les syndicats, les responsables des deux bibliothèques concernées, les représentants des Conseil de Quartier ainsi que les membres du conseil d'arrondissement ». 

  

 Bref ! Le débat est lancé ! Pas sûr cependant que cela fasse plaisir à l’administration parisienne. Il est vrai que celle-ci doit faire face à des demandes répétées de suppression de postes pour remplir ses objectifs. Néanmoins ses projets sont mis à mal.

 

La CGT craint de son côté que le Xème  arrondissement ne soit à l’avant garde du changement de politique culturelle à la Ville de Paris, et que d’autres bibliothèques de quartier soient menacées à leur tour.

 

Les 163 élus de la capitale vont pouvoir désormais s’emparer de la question. Il est d’usage, en effet, qu’un vœu voté en Conseil d’Arrondissement soit présenté aux Conseil de Paris. Par ailleurs une intersyndicale constituée des sept organisations présentes aux affaires va se mettre en place.

 

La Culture, ce n’est pas seulement le CentQuatre, la Gaité Lyrique ou Nuits Blanches, mais aussi les petits équipements de proximité. Ces derniers, certes moins bling-bling, sont d’ailleurs nettement moins coûteux et semble t-il bien plus appréciés par les parisiens, d'après les enquêtes effectuées.


 

                                             mairie du 10 (1)

                                                   Mairie du Xème: Les projets de l'administration mis à mal !

 

                                           

 

 

Lire aussi:

ActuaLitté: La CGT dénonce une "suppression programmée" de deux bibliothèques à Paris !

Paris : Menaces sur les bibliothèques du 10ème arrondissement

ActuaLitté : Les bibliothèques de Paris mises à rude épreuve

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:11

 

Le Parisien : le 27 janvier 2012

 

La Mairie de Paris ne s'était pas aperçue du vol du tableau

 

«C'est simple. On n'a pas fait l'inventaire des tableaux depuis 1948, lâche-t-on à la Mairie de Paris.

 

C'est un chantier titanesque. On n'a pas d'état des lieux. On ne sait pas ce qu'on a ! Mais on s'y attaque depuis dix ans ! ». Hier, un petit tableau disparu, signé Maurice Boitel (1919-2007), a refait surface. «Neige à Saint-Mandé », volé dans des conditions imprécises, a été restitué très officiellement mais discrètement au commissariat de la rue de la Faisanderie (XVIe) à ses propriétaires étourdis, la Ville de Paris.

 

Cette huile du peintre de l'école de Paris, représentant une vue bucolique et enneigée de la petite commune du Val-de-Marne, avait été achetée par la préfecture de la Seine en 1956.

 

                                            neige de saint mandé

 

Sauf que, dans les années 1980, au moment de son déménagement, entre les réserves municipales d'Auteuil et celles d'Ivry (Val-de-Marne), la toile se volatilise. Comment? Qui? Pourquoi personne ne s'en aperçoit au Fmac (Fonds municipal d'art contemporain)? Le mystère demeure ...

 

« On a découvert avec effroi que cette toile de mon père, qui avait été volée, était à vendre aux enchères sur eBay », déplore Dominique Boitel, le fils de l'artiste, présent hier au commissariat du XVIe.

 

Le numéro d'inventaire était encore au dos de la toile. Son association, les Amis de Maurice Boitel et de la jeune peinture de l'école de Paris, dont il est secrétaire, veille au grain. « Le plus fort dans l'histoire, c'est que le tableau était vendu avec au dos de la toile son numéro d'inventaire de la Ville de Paris. Nous avons contacté immédiatement la police. » Les enquêteurs sont remontés jusqu'au receleur-vendeur qui, par ailleurs, vend des tableaux et des objets d'art sur un site personnel. Les policiers ont pu le trouver à son domicile, dans le XVIe arrondissement. Interpellé, il a déclaré aux enquêteurs que cette toile lui avait été donnée par son grand-père, qui l'avait lui-même achetée dans un vide-greniers ...

 

Pourtant, le marchand précise sur son site Web : « La grande majorité des œuvres que nous vendons provient de collections particulières. Ainsi, nous pouvons garantir une parfaite traçabilité. » L'indélicat pourrait être poursuivi pour recel et a été sommé de rendre le tableau. Hier matin, des livreurs de la Ville de Paris sont venus en camionnette chercher le petit tableau au commissariat. « Neige à Saint-Mandé» n'a toujours pas de carte de route. « On ne sait pas où il ira, glisse-t-on à la Ville de Paris. A-t-il besoin d'être restauré ? »...

 

Dominique Boitel, le fils de l'artiste, était présent lors de la restitution du tableau. Avec son association, il a découvert que la toile était en vente sur eBay.

 

Céline Carez

 

                                                 le parisien

 

 

Voir aussi

Le Parisien: Tentative d'effraction au Petit Palais

France-Soir : Le retour de "l'araignée" au Musée d'Art Moderne

Vol du MAM: 100 millions jetés à la poubelle ?

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 08:35

 

L’express : le 18 janvier 2012

 

L’adjoint à la culture de Delanoë, Christophe Girard a voulu être ministre de la Culture de Sarkozy

 

On me reproche quelquefois, ces derniers temps, de critiquer sévèrement dans mon livre, mes articles ou ce blog, le « sarkozysme culturel » et d’en oublier les erreurs ou les faiblesses de la « gauche culturelle ».

 

Comme le lecteur avisé pourra le constater, j’ai pourtant critiqué dans « J’aime pas le sarkozysme culturel », toute une série d’ambitions à gauche, qui ont mené au « sarkozysme culturel ». Je reviendrai prochainement sur ce blog, en détail, sur certains cas d’école.

 

Mais prenons un petit exemple très symbolique, quoique la personne soit peu connue du grand public : celui de Christophe Girard, l’adjoint à la Culture du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

Girard vient de publier un ouvrage riquiqui au titre un peu mégalomane : Le Petit livre rouge de la culture, dans lequel il annonce son programme s’il devient ministre de la Culture (un titre mégalo mais aussi indécent quand 65 millions de Chinois sont morts du fait des petites idées rouges de Mao Zedong : pourquoi pas le Petit Mein Kampf de la culture puisqu’on y est ?). [Disclaimer : je signale que ce livre paraît chez Flammarion, qui est aussi mon éditeur]

 

Dans ce non-livre de moins de 100 pages, relevons tout d’abord que des passages entiers sont empruntés à une note de la fondation Terra Nova datée de octobre 2010, et notamment à son groupe de travail « culture », coordonné par Olivier Poivre d’Arvor, et dont la note est rédigée par Gaspard Gantzer et Catherine Sueur. Étrangement, cette note n’a pas été publiée : elle a servi en interne à nourrir le projet de la gauche. Reste qu’il suffit de lire le livre et la note pour constater qu’au moins une vingtaine de pages sont parfaitement identiques. (La référence à Terra Nova est simplement mentionnée p. 27 en note de bas de page, bien que Girard n’ait pas participé aux travaux de la dite commission, et dont il oublie en outre de citer le responsable… Toutefois, Gaspard Gantzer travaillant alors pour Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris pourra toujours dire qu’il a « influencé » le travail de Gantzer…).

 

Visiblement donc, le plagiat fait école. Mais il y a plus grave. L’une des propositions phares de Girard est de créer un « grand ministère de la Culture, de la Communication et du Numérique ». C’est une bonne idée – sauf qu’elle vient de Sarkozy. Et Girard, justement, l’a déjà faite à Sarkozy.

 

                                                       girard

                                                                                         Péché d'orgueil ?

 

Comme on peut le lire dans mon livre, J’aime pas le sarkozysme culturel, où je le révèle : Christophe Girard a rêvé d’être le ministre de la Culture d’ouverture de Sarkozy (voir pp. 145 et 146).

 

On le sait peu mais au printemps 2009, au moment où Christine Albanel allait être virée, et Frédéric Mitterrand finalement être nommé ministre de la Culture, Christophe Girard a, lui aussi, voulu ardemment être ministre de Sarkozy. La rumeur avait déjà fuité, notamment dans Rue89. Girard avait fait sortir dans la presse (AFP et JDD) son nom afin d’être dans la liste finale. Il faisait campagne à l’Élysée, à Matignon et utilisait tous ses réseaux pour entrer rue de Valois. Il s’est même poussé du col auprès de Carla Bruni-Sarkozy qu’il connaissait via les milieux de la mode, de son passé chez YSL, et de la lutte contre le sida. C’est un fait : Girard a rêvé d’être ministre d’ouverture de Sarkozy.

 

Il est allé plus loin. Girard a pris contact avec Martin Hirsch, alors Haut Commissaire du gouvernement Sarkozy, avec rang de ministre, et l’a mis dans la confidence. Il lui a annoncé sa nomination imminente comme « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de Sarkozy et lui a demandé des conseils pour préparer son entrée au gouvernement.

 

En fait, tout cela n’était que du « wishful thinking ». Il était le seul à en rêver et à y croire. A l’Élysée, où on m’a confirmé de première source ses interventions intempestives, on affirme que lorsque ce nom a été évoqué devant le président Sarkozy, celui-ci « ne voyait pas très bien qui était ce Girard. » J’ai interrogé sur ce point plusieurs conseillers du président Sarkozy dont les témoignages sont concordants.

 

A la mairie de Paris, l’ambition de Girard est connue et c’est même un « running gag ». Plusieurs conseillers de Delanoë, nombre d’adjoints, m’en ont parlée. « Il a trahi Pierre Bergé pour LVMH, les Verts pour le PS, Delanoë pour Ségolène Royal puis DSK : vouloir être ministre de Sarkozy était dans l’ordre des choses », décrypte avec humour une des principales conseillères du maire de Paris.

 

Mais l’histoire continue. Aujourd’hui, Girard se pousse du col pour être « ministre de la Culture, de la Communication et du Numérique » de François Hollande. Un vrai petit livre rouge.

 

Frédéric Martel

 

Lire l’article de l’Express  

 

                                                                  l'express 1

 

 

 

Lire aussi:

Christophe Girard se positionne pour être Ministre de la Culture !

Ouverture du dimanche: Christophe Girard soutient la droite parisienne

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 08:52

 

Ou plutôt à ne pas suivre  

 

La Mairie de Paris va transférer dans les mois qui viennent l’ensemble des musées municipaux dans une nouvelle structure, un Etablissement Public Administratif (EPA).

 

Voici un article du «Parisien» sur les conditions de travail des agents de surveillance d'un musée déjà transformé en EPA,celui du Grand Palais : Brimades, heures non payées, discrimination syndicale… Il est vrai que cette activité a pu être privatisée grâce à cette nouvelle structure juridique.

 

La Ville de Paris suivra t-elle cet exemple ? Quand on sait déjà que les syndicats ne seront pas les bienvenus dans le futur Conseil d’Administration, des musées parisiens,on peut craindre le pire.

 

                                        grand palais 3

 

 

Le Parisien: 16 janvier 2012

 

Le blues des gardiens du Grand Palais

 

Ils sont ceux que l’on ne voit pas. A l’entrée des galeries nationales du Grand Palais, alors que la foule vient admirer l’exposition « Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein », au programme jusqu’au 22 janvier. Dans les salles, ils sont assis entre deux tableaux de maître, des heures durant, et ils surveillent.

Ils prennent sur eux. Ils attendent le « pauseur », qui les relèvera le temps de se dégourdir les jambes, de manger un morceau et de se rasseoir à nouveau.

Sous leur masque impassible, les gardiens de musée en ont parfois gros sur le cœur. Huit d’entre eux, en poste aux galeries nationales, s’apprêtent à saisir le conseil de prud’hommes pour dénoncer leurs conditions de travail. Ces agents sont tous employés par SNGST : cette entreprise, spécialisée dans la sécurité des grands sites, a repris, en 2010, le marché du gardiennage du Grand Palais. Pour le compte de la Réunion des musées nationaux (RMN), environ 150 agents protègent les grandes expositions à succès. « Picasso », « Monet », « Turner »…

« C’est un cadre qui pourrait être formidable, mais le climat est tellement dur que les gens ne restent pas », confient les plaignants, sous couvert d’anonymat. « Tous rapportent les mêmes choses, raconte leur avocate, Isabelle Jonquois. Ils parlent de brimades, de dépassements réguliers des horaires légaux, de pressions quand ils se montrent revendicatifs et même de mesures de rétorsion quand ils veulent se présenter aux élections syndicales. »

Très remontés contre leur employeur, les agents décrivent aussi l’opposition qui existe, selon eux, entre les agents « sous-traitants » et les permanents, employés par la RMN. « Ils sont les maîtres, et on n’est rien, attaque un gardien. Ils nous mettent la pression en permanence : on n’a pas le droit d’adresser la parole à des collègues, pas le droit de bouger, pas le droit de regarder l’heure sur notre téléphone portable… »

Un mal-être que la SNGST assure prendre en compte. « Quand nous avons repris l’activité au Grand Palais il y a deux ans, il y avait des soucis, affirme son président, Roland Collet. Nous avons beaucoup discuté. Nous n’avons plus ces problèmes-là, mais certains continuent de s’en plaindre », ajoute-t-il. Aux galeries nationales du Grand Palais, l’administratrice, Magali Sicsic, assure « ne pas avoir connaissance de problèmes de management » chez les gardiens. « Notre politique, c’est de n’avoir aucune relation hiérarchique avec les sous-traitants, assure-t-elle. A part en cas d’urgence, on ne leur donne pas d’ordres. »

 

                                                                     le parisien 7

 

 

 

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