Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:18

 

Après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont  finalement parvenus à un accord notamment sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Depuis le mardi 22 septembre, le Musée d’Orsay, à Paris, est fermé en raison d’une grève lancée par la CGT-Culture.. En cause, l’ouverture sept jours sur sept de l’établissement qui devait débuter le 2 novembre. Un projet du ministère de la Culture qui doit également concerner le musée du Louvre et le Château de Versailles et qui touchera sans doute à terme, une fois ces extentions entrées dans les moeurs, les musées gérés par la Ville de Paris comme le Petit Palais, Carnavalet ou encore le musée d'Art Moderne.

 

Les personnels du musée d’Orsay sont mobilisés « pour obtenir l’arrêt immédiat et l'annulation du projet imminent » d'ouverture du musée le lundi, actuellement jour de fermeture », indique la CGT-Culture dans un communiqué. Cette initiative d’ouvrir le lundi est bien sûr parée de bons sentiments par le Gouvernement puisqu’elle ne concernerait en principe que les scolaires. Un véritable cheval de Troie pour les syndicats qui craignent que cela soit ensuite généralisé à tous les publics.

 

De plus, pour la CGT-Culture, l’ouverture sept jours sur sept « suscitera chaque lundi des conflits aux entrées publiques, ouvertes pour certains visiteurs, fermées pour les autres » et va modifier « l’organisation du travail des services, ajouter de nombreuses contraintes pour des équipes déjà en sous-effectif chronique et dégrader fortement les conditions de travail des personnels déjà confrontés à une fréquentation saturée » précise le syndicat.

 

Autre conséquence de l’ouverture du lundi : la maintenance du musée et la conservation des œuvres. Cité par Libération, le délégué CGT-Culture Orsay-Orangerie Frédéric Sorbier affirme  ainsi que  « le lundi c’est une journée qui n’est pas de trop pour prendre soin de la collection d’œuvres d’art et du monument historique ».  Un argument qui semble avoir porté auprès du ministère de la Culture car après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord notamment sur la mise en œuvre retardée (cet hiver plutôt que l’automne), et sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                          Social : L'orage menace au musée d'Orsay

Au  musée d’Orsay, les personnels protestent contre une ouverture sept jours sur sept
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 07:12

 

Le Républicain Lorrain : le 9 septembre 2015

 

Les agents ont répondu non à 82% à l'occasion d'un référendum organisé sur l'ouverture du dimanche. « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT

 

Plus de 82 % des agents des Bibliothèques-médiathèques de Metz (91 sur 113), venus voter hier sur l’un des trois sites (Verlaine au Pontiffroy, Le Sablon et Jean-Macé à Borny), ont répondu non à l’ouverture dominicale de la médiathèque Verlaine à l'occasion d'un référendum organisé pour l'occasion (lire ici). Parmi eux, 65 % ont toutefois coché en deuxième choix l’option « ouverture sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les catégories C et B, récupération et prime pour la catégorie A ». « Le non est majoritaire, donc les négociations vont se passer différemment avec la Ville », estime Valérie Perioli de la CGT tout en faisant remarquer que « les agents font la démonstration qu’ils ont une démarche de service public ».

 

« Pour moi, ce vote n’est pas une surprise », poursuit son homologue de la CFDT, Bruno Meyer. « L’option choisie par les agents nous conforte puisque c’était notre choix. On voit bien qu’il ne faut pas banaliser le dimanche et, surtout, qu’il faut le sortir des 36 heures ». « Nous avons déjà des difficultés de plannings », rappelle Jocelyne Barthel de la FA-FPT, évoquant « dix-neuf agents non remplacés ». Sans grande surprise non plus, la question ajoutée en bas du bulletin de vote demandant aux agents s’ils sont « favorables à l’organisation d’animations le dimanche sans moyens supplémentaires », a, elle aussi, vu le non l’emporter très largement. « On envisage des animations avec zéro euro de budget, mais si on fait intervenir une personne extérieure, il faudra la payer plus que si elle travaillait un jour normal », estime Jocelyne Barthel.

 

Prenant acte de ce scrutin, Christophe Lafoux confiait, hier, « réserver ses commentaires pour la réunion du 15 septembre prévue avec les syndicats avant la tenue du scrutin ». Le directeur général des services de la Ville rappelait cependant l’existence d’une « décision de principe prise par le maire de Metz » et d’une « volonté de sa part de renforcer le service public. » « Il va falloir concilier tout cela, renforcer le service public, adapter les modes de fonctionnement et tenir compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Si l’option choisie par la majorité des agents entrait en vigueur – les autres propositions consistaient à choisir le volontariat sans recourir à des vacataires ou à intégrer le dimanche dans les 36 heures de travail hebdomadaire –, il faudrait douze personnes présentes le dimanche à la médiathèque Verlaine, dont six agents et six vacataires pour un coût d’environ 50 000 €. « Nous n’avons pas encore définitivement arrêté les modalités », prévient Christophe Lafoux qui envisage une ouverture « fin octobre-début novembre, une fois le comité technique passé et renforcer le service public en tenant compte des contraintes que cela impose aux agents ».

 

Lire l'article du Républicain Lorrain

 

 

                                   Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Metz : Pour les bibliothécaires, le dimanche travaillé, c’est non

                         - 82% de non à ton sous amendement je reconnais que c'est rude !

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:23

 

De leur côté, les organisations syndicales ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ».

 

C'était une idée lancée par Aurélie Filippeti. L'ancienne ministre redevenue députée avait proposé un sous-amendement pour ouvrir les bibliothèques le dimanche en même temps que les commerces dans le cadre des discussions de la Loi Macron (lire ici). Sous-amendement adopté par l'Assemblée Nationale avec le soutien du Gouvernement.

 

Une initiative reprise au bond par Dominique Gros, le maire de Metz. Une ville qui compte parmi ses élus…. rien moins qu’Aurélie Filippetti. Dans la ligne de mire de Dominique Gros l’ouverture le dimanche de la bibliothèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy. Problème : l'édile ne sait pas trop comment s'y prendre, hésitant entre volontariat ou intégration dans le cycle de travail. Quand à la rémunération, là aussi, ça flotte dans la Moselle car la mairie de Metz propose soit des heures supplémentaires, soit une prime (non encore définie) voire une simple récupération pour les cadres. Enfin, pour faire tourner la boutique, la municipalité oscille entre embauche de vacataires et pas de vacataires du tout. Bref, tout ça sent un peu l'amateurisme.

 

Ces curieuses propositions révélées par Le Républicain Lorrain seront soumises par les syndicats au vote des personnels concernés par ce projet, à savoir les agents de toutes les bibliothèques du secteur, les agents d’entretien ainsi que les informaticiens. Ils devront choisir l'une de ces quatre propositions : La première consistant à ouvrir « sur la base du volontariat avec embauche de vacataires et paiement en heures supplémentaires pour les agents et récupération pour les cadres » alors que la seconde option évacue elle l'embauche de vacataire. La troisième propose l’intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires avec embauche de vacataires et primes. Enfin la dernière repose, elle aussi, sur l'intégration du dimanche dans les 36 heures hebdomadaires  mais, là encore sans embauche de vacataires (lire ici).

 

Comme on le voit, la Ville de Metz ne sait pas trop sur quel pied danser, ses propositions se faisant sans embauche supplémentaire et à moyen constant. Par exemple, le volontariat est un principe absurde pour faire fonctionner un équipement public. Et qui suppose que les jours où l'on manque de volontaires, le service cesse d’exister ? Quand à intégrer l’ouverture du dimanche dans le cycle de travail hebdomadaire, cela impliquerait de fermer un autre jour ou réduire l'activité en semaine. A moins de casser le code du travail en supprimant les deux jours de repos hebdmadaire. On se demande bien ce qu'en penserait la frondeuse Aurélie Filippetti.

 

En fait, il existe une cinquième proposition qui sera soumise aux bibliothécaires messins qui pourrait mettre tout le monde d'accord : c'est le « non à l’ouverture du dimanche ». Une position soutenue par les organisations syndicales CGT, CFDT et FADPT, lesquelles ont d’emblée « fait savoir unanimement le refus de travailler le dimanche, et encore moins sans compensation salariale ». Résultat du vote dans la semaine (le résultat est ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                  Aurélie Filippetti et Dominique Gros, le maire de Metz

Pour ouvrir ses bibliothèques le dimanche, la Ville de Metz fait preuve d’amateurisme

                            - Dominique, mon sous-amendement est en train de tourner au fiasco

                   - Pleure pas Aurélie, c'est pas la première fois qu'on fait preuve d'amateurisme

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 10:27

 

Une fois le ministère vidé de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

C’est une information qui a mis le feu aux poudres autour de la rue de Valois et du quartier du Palais Royal. Les personnels du ministère de la culture, près de mille sept cent agents, vont-ils devoir quitter la capitale ?

 

L’information n’a, en tout cas, rien d’une rumeur puisque la source vient, rien moins, … que du site officiel du ministère des finances !  « L'État recherche une solution immobilière pour le relogement des services de l'administration centrale du Ministère de la culture » peut-on en effet lire sur le portail de Bercy. « La recherche porte sur une surface maximale de 27 000 m² à la location (avec option d’achat) dans un immeuble bien desservi par les transports en commun, situé à environ 30 minutes du site de la rue de Valois, Paris 1er » précisent même les services d’Emmanuel Macron (lire ici).

 

Ce déménagement ne concernerait toutefois pas tout le monde car la ministre, Fleur Pellerin et sa garde rapprochée resteraient sous les lambris dorés de la rue de Valois. Une situation qui ne manque pas d’étonner le syndicat CGT du ministère de la culture. « Les chefs, ceux qui sont si souvent en réunion au cabinet, seront payés pour faire du métro et du RER. À moins que les chefs passent leur temps en visioconférence (on est aussi le ministère de la communication !) … tandis que la ministre et son cabinet resteront dans leur tour d’ivoire rue de Valois » raille la CGT Culture sur son site.

 

 

Fleur Pellerin, Michel Sapin et Macron présentent le mandat de vente du ministère de la culture

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

    - Comme on est sympa, on a aussi pensé à mettre une clause pour le Pass Navigo !

 

 

A moins que les chefs en question, au lieu de prendre les transports en commun, utilisent plutôt les voitures avec chauffeurs qui seront mises à leur disposition pour venir s’engouffrer dans les embouteillages du quartier de l’Opéra et de la rue de Rivoli. Pas très écolo tout ça. A croire que Fleur Pellerin et Emmanuel Macron ont décidé de saboter la future conférence climat (COP21) présidée par François Hollande.

 

De leur côté, les syndicats CGT, SUD et UNSA voient dans cette manœuvre une façon d’affaiblir un peu plus le secteur de la culture. « Quelle meilleure façon de fragiliser encore plus le ministère de la Culture que d’éloigner la Ministre de son administration et de détériorer encore plus les conditions de travail des personnels » demandent les syndicats qui ont décidé de mobiliser les personnels. Une première pétition papier a recueilli plus d'un millier de signatures (soit 60% des agents), un chiffre considérable compte tenu de la période estivale. Une pétition qui va être remise au Premier Ministre, Manuel Valls pour lui demander de stopper ce projet de déménagement. Pour ceux qui étaient encore en vacances l’intersyndicale l’a également mise en ligne (lire ici).

 

En réalité, les observateurs se demandent quel peut être l’intérêt de l’État à vouloir vider les locaux occupés par les personnels du ministère de la culture, actuellement détenus en pleine propriété, sachant que généralement celui-ci est un bien piètre vendeur. Les exemples ne manquent d’ailleurs pas comme le rappelle L’express : « en 2003, l’État vend l'un de ses fleurons, l'Imprimerie nationale, au fonds américain Carlyle, pour 85 millions d'euros. Moins de quatre ans plus tard, le ministère des Affaires étrangères, à l'étroit dans ses locaux, recherche un lieu et décide de racheter la vénérable institution au même fonds, mais pas au même prix : le chèque s'élève, cette fois, à 376 millions d'euros. Soit, pour l'État, une perte sèche de 291 millions ! » conclu l’hebdomadaire. Une gestion en effet pas très fluctuat.

 

Le déménagement du ministère de la culture effectué à grand frais présente un risque similaire pour les finances publiques avec la mise à l’encan de ce foncier situé au cœur de Paris à proximité du Louvre et de la Comédie Française. Ce serait alors le jack pot garanti pour les éventuels acheteurs qui n’attendent qu’un geste de l’État pour s’emparer de ses bijoux de famille comme le rappelle mergitur une commission d’enquête du Sénat (lire ici). Et une fois les services du ministère de la culture vidés de son administration centrale, il ne restera plus alors qu’à brader l’immeuble de la rue de Valois.

 

Publié egalement sur Miroir Social

 

 

 Fleur Pellerin va-elle bientôt, elle aussi, être réléguée en grande banlieue ?

Emmanuel Macron veut bouter les personnels du ministère de la culture hors de Paris

  - Je crois mon cher Manuel, qu'elle se doute encore de rien

Repost 0
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 11:47

 

Laurent Berger, le patron de la confédération, a assuré ce mardi sur France Inter que son syndicat ne fait pas partie du Clic-P, l’intersyndicale parisienne qui ferraille contre les ouvertures de magasins le dimanche et le soir.

 

Opposé à l'extension du travail de nuit et du dimanche, le Clic-P (Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris) a été créé début 2010 à l'initiative de plusieurs syndicats, dont la CGT, la CFDT, le Seci-Unsa et SUD. Il a mené une vingtaine de procès par an contre de nombreuses enseignes (Galeries Lafayette, Apple, Monoprix, Carrefour City et Sephora) et a souvent obtenu gain de cause. 

 

Cette stratégie de guérilla juridique n'est pas du goût de la CFDT. La « judiciarisation excessive » du Clic-P et son « fonctionnement autour de pénalités obtenues auprès de la justice nous posent question », a ainsi affirmé auprès de l'AFP Thierry Cadart, responsable de la politique organisationnelle à la confédération.  « La CFDT n'est pas dans le collectif en question, même s'il y a des personnes qui s'en réclament », a rajouté Laurent Berger sur France Inter.

 

« Faux ! », a immédiatement réagi Alexandre Torgomian, membre du Clic-P et ex-secrétaire général de la SCID, la section commerce Ile-de-France de la CFDT, au cœur d’un litige judiciaire avec la confédération. Dans un communiqué, le Clic-P a accusé Laurent Berger de « déni évident de démocratie » par « une tentative de déstabiliser le Clic-P en muselant un de ses membres, le SCID ». Un nouvelle pierre dans le jardin de la CFDT qui semble de plus en plus oublier les valeurs qui fondent le syndicalisme.

 

Pour M. Torgomian, le frondeur, « Laurent Berger se trompe de combat, il devrait s'attaquer au patronat plutôt qu'à ses propres équipes, surtout avec ce qui se passe en ce moment », en allusion au projet de décret du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de créer de nombreuses Zones touristiques internationales (ZTI) susceptibles d'ouvrir le dimanche et le soir jusqu'à minuit. Effectivement les observateurs constatent que la CFDT reste on ne plus muette sur la question. Pour mieux rester fidèle à sa devise : « des choix, des actes » sans doute ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                       Laurent Berger et la CFDT toujours fidèle à leur devise

Ouverture le dimanche et le soir : Ça chauffe à la CFDT

                                                             - Pourquoi vous me regardez comme ça ?

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 11:25

 

Ils ne leur restent plus qu'à espérer pouvoir être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris

 

«Rien ». C'est ainsi que l'UCP, le syndicat des cadres parisiens, a résumé sa rencontre avec Anne Hidalgo, la maire de la capitale. Le terme est cinglant venant de la part d'une organisation généralement mesurée. Un vide dans le dialogue social qui semble partagé par tous les partenaires sociaux de la première collectivité du pays qui ont tour à tour rencontré l'ancienne inspectrice du travail, devenue leur première magistrate.

 

Pourtant, ces échanges auraient pu être l'occasion de s'expliquer dans un contexte social très très tendu, puisque après avoir connu le plus long conflit de son histoire, dans les équipements sportifs ( plus de 18 mois) entaché de multiples atteintes au droit de grève (lire ici), l'administration parisienne, dans la foulée, a essuyé un nombre considérable de boycotts des réunions statutaires (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique ou Commission Paritaire).par les partenaires sociaux de toutes tendances (lire ici).

 

Ces réunions bilatérales voulues par la maire ont vite tourné à vide car selon les observateurs présents, Anne Hidalgo s'est contentée de renvoyer les syndicats dans leurs cordes, essuyant d'un revers de main toute demande un peu revendicative « Seule la Ville de Paris a maintenu les services et les emplois qui vont avec » a-t-elle ainsi martelé dans un véritable auto satisfecit. Et pour bien marquer l'outrecuidance des demandes syndicales, elle n'a pas hésité à évoquer le « maintient du niveau de prime des agents ». Sous entendu un niveau élevé.

 

Anne Hidalgo ne reconnaît qu'une seule faiblesse à sa gestion mais précisant illico que c'est uniquement de la faute le Gouvernement, lequel en baissant ses dotations en faveur des collectivité locales a encore creusé un trou dans le prochain budget de la Ville. Ce fut sans doute le seul moment où la maire de Paris a retrouvé son esprit frondeur. Bref, en matière de dialogue social, les syndicats ont été priés d'aller faire un tour chez Audika.

 

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats

D'ailleurs, pour ne pas déprimer un peu plus les agents municipaux parisiens les syndicats ont préféré, pour la plupart, ne pas communiquer sur la mascarade qu'a été cette rencontre avec leur maire. Car hormis l'UCP, pour qui l'échange s'est, on le rappelle, résumé à un « rien », seul le Supap-FSU a fait un tract pour déclarer en substance que « cette réunion d’une heure a été négative ». On ne peut pas faire plus mergitur.

 

De son côté, la CGT a juste exprimé son désarrois à quelques adhérents en interne. Quand à FO et la CFDT, ils ont probablement estimé par leur silence que cette « entrevue » n'avait pas existé. Un résultat qui à posteriori a validé la stratégie de l'UNSA qui avait fluctuat décidé de boycotter purement et simplement ce rendez vous même pas au sommet (lire ici). Les autres auront au moins vu les lambris de l'Hôtel de Ville.

 

En fait, ces rencontres illustrent le peu de considération qu Anne Hidalgo a des corps intermédiaires souvent considérés comme des parasites de la communication municipale. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour preuve, la maire de Paris adore communiquer sur son succès sur les réseaux sociaux, même si ce succès est un peu bidonné (lire ici). Une communication virtuelle qui lui permet certes de n'avoir affaire qu'à des flagorneurs mais qui sont au moins de vrais amis (lire ici). Les syndicats savent donc ce qui leur reste à faire pour dialoguer avec Anne Hidalgo : demander à être « amis » sur la page Facebook de la maire de Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Dans la vraie vie, Anne Hidalgo ne « like » pas les syndicats
Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:42

 

Le deuxième syndicat de la ville de Paris refuse de rencontrer Anne Hidalgo « compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris »

 

La dégradation du climat social s’accélère à la Mairie de Paris. Alors que la grève qui a touché les équipements sportifs durant 18 mois, vient à peine de s’achever, c’est désormais une série de boycotts qui touche l’administration parisienne. En effet, depuis quelques semaines, plusieurs CHSCT de direction ont été annulés faute de participants. Pire, les élus de la CAP des attachés d’administration parisienne ont quitté la salle avant la fin de la séance. Du jamais vu parmi ces représentants du personnel de catégorie A et preuve d’un véritable malaise.

 

Une défiance qui ne fait que s’accentuer car après les instances du dialogue social, c’est désormais au tour de la maire de Paris, Anne Hidalgo de se prendre un camouflet syndical puisque le syndicat UNSA, le deuxième en terme de représentativité à la ville, a décidé de boycotter l’ancienne inspectrice du travail. « Anne Hidalgo souhaite rencontrer un à un tous les syndicats représentatifs de la Ville. Invitée le 7 juillet, l’UNSA refuse de se rendre à cette rencontre compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris » a ainsi déclaré l’organisation dans un communiqué.

 

Car l’UNSA y va franco pour justifier ce boycott : « Depuis maintenant de longs mois, la Maire de Paris a mis en place une politique de casse du service public et refuse toute légitimité aux syndicats. Elle s’est lancée dans une opération de grande ampleur visant à restructurer toutes les Directions de la Ville. Ces restructurations n’ont qu’un but : augmenter considérablement la masse de travail tout en diminuant de façon très sensible le nombre de fonctionnaires. Elles visent également à externaliser un certain nombre d’activités, c’est-à-dire à privatiser le service public ».

 

Un discours que ne renierais pas Jean Marc Germain, un des chefs de file des frondeurs contre le Gouvernement Hollande à l’Assemblée Nationale et par ailleurs..... conjoint d’Anne Hidalgo. Les discussions autour de la table familiale doivent sans doute être animées (lire ici).

 

 

                        L'UNSA oblige Anne Hidalgo à chercher du réconfort auprès de Marc Olivier

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

 - Franchement docteur, me faire ça à moi !

 

 

Mais ce qui oppose les syndicats, et pas seulement l’UNSA, et la mairie de Paris, c’est la notion même de dialogue social et la façon dont sont considérés les corps intermédiaires par l’équipe dirigée par Anne Hidalgo. Pour la Municipalité qui a une vision étroite de la démocratie, seuls les élus issus du suffrage universel disposeraient d’un pouvoir légitime. Les autres qui voudraient avoir leur mot à dire devenant très vite des parasites. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour l’équipe d'Anne Hidalgo, les syndicats n’ont même plus aucun rôle à jouer, au motif qu’ils n’ont recueilli au total que 38 % des suffrages des personnels inscrits aux dernières élections professionnelles. Un argument pas très fluctuat que le syndicat renvoie dare-dare directement dans les dents d' Anne Hidalgo en rappelant avec justesse « qu'elle a été élue Maire de Paris au printemps 2014 avec moins de 25.% des inscrits  ». L'arroseuse arrosée (lire ici). L'UNSA aurait même pu ajouter que la maire de Paris a été battue dans son propre arrondissement par Philippe Goujon. Du pur mergitur.

 

Selon de nombreuses sources, la rentrée sociale pourrait être très mouvementée dans la capitale car plusieurs syndicats réfléchissent à des actions communes. Il est certain que depuis plusieurs mois, on ne compte plus les mouvements sociaux qui touchent pêle-mêle les crèches, les bibliothèques, les personnels de l'aide sociale jusqu'aux ingénieurs et architectes en charge des bâtiments municipaux.

 

En décembre 2009, tous les syndicats sans exception, CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, FO, UNSA et UCP avaient mis sur pied une intersyndicale historique pour protester contre la politique sociale de Bertrand Delanoë, le prédécesseur d'Anne Hidalgo. Quelques semaines plus tard le maire de Paris se faisait hué par un grand nombre d'agents lors de ses vœux aux personnels comme en témoigna le journal Le Parisien (lire ici et voir la vidéo là). Six ans après, le climat semble être encore plus dégradé. Quasiment un exploit de la part des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Frondeurs : Anne Hidalgo et Jean-Marc Germain votent quand même en famille

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

                 - Et hop, deux voix en plus pour atteindre les 25 %

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:40

 

Bah, juste une erreur de calcul de un à sept. Apparemment Franck Montaugé ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois

 

Depuis le 30 mai, le personnel de la bibliothèque du Grand Auch dans le département du Gers est en grève. Un mouvement qui est appelé à durer car un préavis court … jusqu'au à la fin de l'année ! En cause, la suppression de deux postes, dont un qui sera redéployé vers le service de communication. Un service qui, on le sait, est bien plus utile aux usagers qu'une bibliothèque.

 

A peine revenu d'un voyage d'étude en Chine, Franck Montaugé, le président (PS) de l'agglomération du grand Auch a rencontré les syndicalistes. « Le travail et la qualité du service du personnel de la bibliothèque ne sont pas en cause, assure l'élu au quotidien régional La Dépêche du Midi.Mais c'était la décision à prendre ».

 

Mettant en avant son « devoir de responsable d'adapter en permanence les services à la demande du public », le président du Grand Auch minimise les conséquences pour la bibliothèque. « Cela représente 1,6 % des effectifs de la bibliothèque qui compte 21 salariés et 18,5 équivalents temps plein. Problème Franck Montaugé semble confondre les chiffres ou bien ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois. Car deux postes en moins sur 18 temps plein, ça fait en réalité une baisse de 10% des effectifs et 1,6%. Bon après tout, c'est juste une erreur de calcul de un à sept.

 

« Avec un chiffre si faible, j'ai du mal à penser que cela aura un impact tel qu'il entraîne la fermeture de salles ou une baisse de la qualité» croyait savoir l'élu. Avec une saignée de 10% des effectifs, il va peut être devoir revoir ses prévisions. En tout cas le maire de Auch semble avoir attrapé les habitudes autoritaires en vigueur dans l'empire du milieu puisque la rencontre avec les syndicats n'avait d'ailleurs rien d'une négociation. « La décision est prise, bien avant que je me rende en Chine. Il n'y aura pas de négociations là-dessus ». Du pur Ma Auch Tsé Toung !

 

Et Franck Montaugé de trouver une parade pour échapper à la colère des bibliothécaires « Je souhaite à titre personnel qu'on se pose la question de l'accès à la lecture et à l'écriture des élèves, en premier lieu les écoliers, mais les plus grands aussi.Cela va entraîner des déplacements pour aller voir les expériences menées dans des villes comparables, pour établir des comparatifs…. » Hmm, ça sent encore le voyage en Chine tout ça.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                        Le président du Grand Auch retourne en Chine pour visiter des bibliothèques

Suppression de poste à la bibliothèque de Auch : Le maire (PS), Franck Montaugé ne sait visiblement pas compter !

                                                 - Je comprends pas camarades, on a pas les même chiffres

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans BM nec mergitur Actualité sociale
commenter cet article
29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:32

 

L'ensemble des syndicats appellent à faire grande cause commune contre des conditions de travail indécentes

 

Anne Hidalgo, la maire de Paris, en avait fait la grande cause de sa mandature : lutter contre la grande exclusion. Une grande cause qui ne concerne visiblement pas l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), si l'on en croit les agents de ce service en charge des enfants en grande précarité qu'ils soient retiré à leur famille sur décision de justice ou bien à la demande de parents démunis

 

Car selon les syndicats, la politique actuelle de la mairie et du département de Paris empêche les personnels d'assurer la protection de ces enfants par un suivi social, éducatif et administratif de qualité et, si possible, leur permettre un retour dans leur famille. Des agents qui dénoncent depuis des années des conditions indécentes avec pour conséquences une surcharge de travail ainsi que le non remplacement des arrêts maladie, y compris les congés maternité alors que les agents sont majoritairement féminins. Des détériorations qui amènent à l’épuisement des agents, à l'augmentent du nombre d’arrêts maladie et suscitent un turn-over constant. Un phénomène qui « fragilise le travail auprès des enfants » affirment les personnels.

 

La crise qui frappe le service d'aide à l'enfance en tout cas est telle que les syndicats CGT, CFDT, SUPAP, FO, UNSA , CFTC et UCP se sont constitué pour la première fois depuis bien longtemps en une intersyndicale, une grande cause commune quasi historique, et appellent à une grève le mardi juin avec une manifestation à 10 heures devant l'Hôtel de Ville pendant le conseil de Paris. Du jamais vu !

 

Mais au delà de cette crise sociale, ce sont les missions même de ces travailleurs sociaux qui sont mises à mal avec les nouvelles restrictions budgétaires décidées par Anne Hidalgo, et Dominique Versini, son adjointe en charge de ce secteur. Des restrictions qui créent un manque de places d’accueil d'urgence pour les enfants les plus en difficulté. La pénurie touche tous les professionels du secteur comme les psychologues (parfois un psychologue pour 620 jeunes !) ou encore le manque de disponibilité des travailleurs sociaux et des encadrants. Sans compter la surcharge de travail des agents administratifs amenant un retard de traitement des dossiers ce qui fait que certains jeunes se retrouvent parfois sans couverture médicale. Pas très fluctuat.

 

Bref, à Paris on ne sait pas si pour Anne Hidalgo c'est toujours la « grande cause » mais sa politique budgétaire produit indéniablement de grand effets c'est pourquoi les agents de l'aide sociale à l'enfance demandent l’arrêt des suppressions de poste et le recrutement de personnels sur les postes vacants y compris ceux liés à des congés longue durée et le maintien des postes consécutifs aux départs à la retraite. C'est bien le moins que puise faire la maire de Paris si elle considère vraiment faire de la lutte contre l'exclusion sa priorité. Dans la cas contraire sa grande cause deviendrait carrément mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

    Aide Sociale à l'Enfance : Dominique Versini et Anne Hidalgo provoquent une grève historique

Paris : Grève historique des personnels de l'aide sociale à l'enfance mardi 30 juin

                      - On aura au moins réussi à ce que les syndicats fassent grande cause commune

 

 

 

Repost 0
Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 18:40

 

Le Chellois : le 24 juin 2015

 

Le personnel s'organise et la CGT a déposé un préavis de grève

 

« On veut lui couper la tête une seconde fois ». C’est le bon mot qui circule ces dernières heures dans les allées des bibliothèques de la communauté d’agglomération. Hier, la directrice des affaires culturelles de Marne et Chantereine, Laure Brière, a annoncé aux agents la fermeture prochaine de l’annexe Olympe de Gouges, sur décision des élus.

 

Un trait d’humour qui traduit cependant assez mal l’état d’esprit des bibliothécaires, qui ont très mal pris la nouvelle. « On ne comprend pas cette décision. Malgré l’ouverture de la médiathèque, il y a deux ans, notre annexe affiche de très bons chiffres de fréquentation », affirme une conservatrice. 200 à 300 prêts seraient ainsi réalisés quotidiennement au sein de la petite structure, qui jouerait un rôle de « lieu-relais » dans le quartier du Mont-Châlats, où elle est implantée, au cœur de l’école éponyme, depuis plus de trente ans.

 

« L’annexe joue un rôle beaucoup plus social que la médiathèque centrale. On accueille les écoliers du quartier, mais aussi des Coudreaux et de la Madeleine. Les assistances maternelles viennent également emprunter des livres pour enfants », explique l’employée, qui ne tient cependant pas à en faire un combat personnel. « En cas de fermeture, nous serons simplement déplacés vers une autre bibliothèque du réseau. Nous nous mobilisons dans l’intérêt des usagers », clame-t-elle.

 

Depuis hier, le personnel s’organise. Un préavis de grève vient d’être déposé par la CGT Marne et Chantereine pour inviter les agents à cesser le travail la semaine prochaine. « Nous accueillerons tous les Chellois qui désirent nous rencontrer pour leur expliquer la situation », explique une représente syndicale. Une lettre ouverte s’apprête par ailleurs à être envoyée à Jean-Pierre Noyelles, président (LR) de la communauté d’agglomération. Pour justifier cette fermeture, ce dernier fait valoir une logique « budgétaire » et « d’équilibre des territoires ».

 

« L’ouverture dès septembre de la nouvelle médiathèque de Courtry, suivie, à terme, par la création d’une nouvelle médiathèque à Vaires-sur-Marne nous imposent de redéployer le personnel là où on en aura besoin », explique Jean-Pierre Noyelles, qui rappelle que Chelles possède déjà « une grande médiathèque, spacieuse et moderne ». Aucune date officielle de fermeture n’a pour le moment été communiquée. « Ce ne sera pas en septembre », rassure l’élu.

 

Lire l'article du Chellois

 

 

                           A Chelles, les élus veulent couper une seconde fois la tête à Olympe de Gouge

A Chelles, les élus veulent fermer la bibliothèque Olympe de Gouges
Repost 0

Pages