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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 11:03

 

Le Parisien : le 18 novembre 2015

 

« Personne ne sait qui fait quoi en cas d’alerte, s’inquiète Helène Ramet, secrétaire générale CGT Culture CMN. On se retrouve à faire de simples contrôles visuels sur des files d’attente de 100 personnes. »

 

Ils ont exercé leur droit de retrait. Ce mardi, jusqu’en fin de journée, les touristes de la tour Eiffel, du Panthéon, de l’Arc de Triomphe et de la basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont trouvé porte close.

 

Les agents de la tour Eiffel, monument à part, géré par une société d’exploitation (SETE) dépendant de la ville de Paris, estiment que les conditions de sécurité des touristes et du personnel n’étaient pas réunies. Une réunion s’est tenue ce mardi matin avec le personnel et la direction afin de faire le point sur ces mesures mises en place par la préfecture de police et par la ville. Ce mercredi, la Dame de fer, qui reçoit chaque jour près de 20 000 visiteurs, devrait rouvrir, selon le président de la société d’exploitation (SETE). Samedi soir, par mesure de précaution et suite à l’état d’urgence décrété, sa fermeture avait été décidée jusqu’à dimanche.

 

Pour les trois autres monuments « nationaux » (CMN) fermés, Panthéon, Arc de Triomphe et Basilique Saint-Denis, dépendant eux du ministère de la Culture, la CGT Culture a immédiatement demandé la tenue d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire, lequel s'est réunie dans la foulée. Les agents du CMN dénoncent le manque d’effectifs, les moyens techniques insuffisants et l’absence de consignes appropriées pour assurer la sécurité. « Personne ne sait qui fait quoi en cas d’alerte, s’inquiète Helène Ramet, secrétaire générale CGT Culture CMN. On se retrouve à faire de simples contrôles visuels sur des files d’attente de 100 personnes ». Ce mardi soir, les syndicats en réunion n’avaient pas encore décidé de la réouverture des sites.

 

Pour ce qui est des monuments et musées parisiens qui dépendent de la ville, dont le musée d’art moderne, les maisons d’artistes (Balzac, Victor Hugo, Zadkine) et les catacombes. « Il n’y a pas eu de demande de retrait des salariés », affirme le porte-parole à l’Hôtel de ville. Néanmoins plusieurs agents des parcs et jardins de la Ville de Paris avaient exercé le droit de retrait au cours du week-end (lire ici).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris: les salariés de plusieurs monuments touristiques ont exercé leur droit de retrait
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:07

 

« Si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable, cela ferait sans doute jurisprudence » affirme Eric Rochebave, avocat spécialisé en droit social

 

C'est une info qui a été révélée par le site d'information Paris-Tribune : des agents en charge de la surveillance des espaces verts de la Capitale qui comptent, outre les bois de Vincennes et le bois de Boulogne, plusieurs centaines de squares, ont décidé, dès le samedi, d'effectuer leur droit de retrait en raison des menaces qui pèsent sur l'ensemble du territoire parisien après les attentats de la veille.

 

Pourtant, alors que les musées et autres établissements municipaux de Paris sont fermés (piscines, gymnases, stades de football, terrains de basket), et que la Maire de Paris demande aux Parisiens de rester chez eux par prudence, la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement (DEVE) avait demandé à ses agents d'ouvrir les squares. « Malentendu ou mauvaise communication au lendemain de plusieurs attentats meurtriers ? » C'est la question que pose Paris-Tribune.

 

En tout cas, Benjamin Raka, délégué syndical CGT et membre du CHS-CT, ne comprend pas cette décision. Alors que des terroristes sont dans la nature, les agents d'accueil et de surveillance (AAS) des parcs et jardins n'ont ni gilets pare-balles ni armes pour défendre le public ou eux même. Dans cette situation d'état d'urgence, le délégué a d'ailleurs prévenu sa direction que de nombreux agents refusaient de s'exposer. « En tout état de cause, des collègues m'ont informé avoir procédé les ouvertures en civils et non en tenue règlementaire, d'autres ont fait valoir leur droit de retrait » a-t-i ainsi écrit dans une lettre officielle à la directrice des Parcs et Jardins, Carine Bernede.

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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De son côté, la ville de Paris s'est contentée d'une réponse technocratique et comme souvent vide de sens. « Nous sommes totalement mobilisés face à cette situation exceptionnelle et nous devons agir avec discernement et avec toute l'attention qu'il se doit vis à vis de nos agents. Dans ce contexte et pour assurer la continuité du service public qui doit être un signal encore déterminant pour l'unité nationale, il a été retenu par la Maire de Paris que les jardins seront bien ouverts au public » ainsi a répondu, sans rire, la haut fonctionnaire en charge des pelouses parisiennes. La mairie a juste concédé le fait de fermer les squares un peut plus tôt ce dimanche.

 

Alors, pour les multiples droit de retrait, quelle va être l'attitude de la Ville de Paris ? En général la municipalité parisienne, pas toujours au fait de la réglementation, laisse courir. D'autant qu'elle serait obligée de convoquer un CHS-CT en urgence pour statuer sur la validité ou non de ce droit de retrait. Un exervice préilleux même si certains spécialistes  affirment difficile d'invoquer le droit de retrait dans ce cas précis tant le risque est imprévisible : « on ne peut affirmer qu'il y a, pour un attentat, plus de risque de se produire à un endroit qu'à un autre » estime au journal Le Parisien Maître Yalaoui, avocat à la cour.

 

Tsss, tsss...pas si vite. Pour d'autres juristes en droit social, la cause serait loin d'être entendue « C'est surtout que le cas ne s'est jamais présenté » déclare ainsi, toujours au Parisien, l'avocat Eric Rochebave. « Même après les attentats de janvier, cela ne s'était pas produit. Mais si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable par un juge prud'homal, cela ferait sans doute jurisprudence ».

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

         Attentats: certains agents ont refusé d'ouvrir les squares à Paris

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:31

 

Le recyclage de deux ancien verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008

 

Nombre de proches du président ou du pouvoir ont été nommés dernièrement à des postes importants. La pratique n'est certes pas nouvelle, mais elle ne cadre pas vraiment avec la promesse de « République exemplaire ». Et visiblement cette mauvaise habitude est appelée à perdurer jusqu’à la fin du quinquennat car François Hollande vient de nommer dernièrement  deux écologistes en rupture de ban mais fervents zélateurs de la politique gouvernementale (Pour le Pacte de responsabilité et pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) au conseil économique et Social (CESE) lors du dernier conseil des ministres.

 

A tout seigneur tout honneur, commençons par Jean-Luc Bennahmias, ancien secrétaire national des verts. Après un passage au Modem, il vient de lancer le Front démocrate, parti qui s'affiche « pro gouvernemental». Il est un des plus réguliers visiteurs du soir qui hantent l'Elysée (lire ici). Il a également créé avec les démissionnaires d'EELV, Jean-Vincent Placé et François de Rugy, l'Union des démocrates et des écologistes qui se veut  un soutien sans faille du PS et qui se déclare notamment en faveur du Pacte de responsabilité et même pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est dire le sans faille.

 

Autre source d'agacement pour les écologistes, la présence de Laure Lechatellier sur cette liste de  promus dans un des plus beau fromage de la république. Inconnue du grand public, Laure Lechatellier l’est également des observateurs de l’actualité sociale (ce n’est pas la seule au CESE) mais il se trouve qu’elle aussi  vient de démissionner avec fracas d’Europe-Écologie - les Vert et de rejoindre les nouveaux soutiens de François Hollande. En tout cas nos deux écolos en rupture de ban ne se retrouvent pas sans rien puisque l’indemnité du Conseil Économique et Social se monte à 3 767,91€ (certes brut).

 

« Certaines nominations ne correspondent pas à des récompenses de compétence, s'agace auprès du Parisien l'eurodéputé Yannick Jadot. On est davantage dans des récompenses pour allégeance et petites magouilles ». « Tout cela rajoute au discrédit de la politique, regrette cet élu EELV. C'est triste pour le Cese qui mérite mieux que cela ». En tout cas, le conseil économique et social avait vu ajouter le mot environnemental à son intitulé en 2008. Le recyclage de ces deux anciens verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                         François Hollande graisse la patte de Jean-Luc Bennahmias

Le Conseil Économique et Social devient enfin Environnemental

                                 - J'avais promis de fluidfifier les relations sociales

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:58

 

« C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur » a avoué Jean-Philippe Thiellay, directeur à l'Opéra de Paris, lequel verse quand même 2500 euros net par mois à l’heureux bénéficiaire.

 

Le mystérieux fantôme de l’Opéra qui a inspiré Gaston Leroux vient, semble-t-il, d’être retrouvé. Et il est syndicaliste si l’on en croit les révélations du journal Le Parisien lequel affirme que l'Opéra national de Paris aurait versé 40.000 euros par an depuis 2013 à la CGT pour indemniser un de ses adhérents. Problème : le syndicaliste en question n'apparaît pas dans les registres de l'établissement et le quotidien phare de l’Ile-de-France raconte qu'au standard aucun numéro n'existe à son nom et que la direction de l'établissement ignore jusqu’à son existence. « C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur a même avoué à l’AFP, Jean-Philippe Thiellay, le directeur général adjoint de l'Opéra mais son indemnisation ressort d'un cadre légal » affirme sans rire le haut fonctionnaire qui se réfugie derrière un document officiel signé avec la CGT et...soutenu par la CFDT et Force Ouvrière !

 

Un cadre légal qui n'a visiblement pas convaincu tout le monde du côté de l’Opéra Garnier puisque dès sa mise en place, un administrateur de l'établissement public avait alerté le parquet de Paris s'étonnant, au titre « de l’article 40 », qu'un organisme public verse de l'argent à une structure syndicale pour payer le salaire d'une personne qui n'y est pas salariée. Un signalement curieusement classé sans suite. Et en 2014, c’est au tour du syndicat FSU de dénoncer, dans une lettre adressée à la direction, ce versement qui « pourrait constituer un détournement de fonds ». il est vrai que la somme est plutôt coquette puisque cela représente environ 2500 euros net par mois pour l’heureux syndicaliste fantôme de l’Opéra.

 

Mais, du côté de Garnier, il n’y a pas que la CGT qui se trouve dans la tourmente car au même moment, c’est un délégué syndical FSU qui a été épinglé pour avoir utilisé son téléphone portable lors de ses vacances en Espagne. Une douloureuse à 52 000 euros pour les mois de juillet et août 2015. « La ligne n'était pas bridée », se défend le premier intéressé dans les colonnes du Parisien, qui, là aussi, a révélé l'affaire. Et le syndicaliste de dénoncer le contrat passé entre la direction et l’opérateur lequel facture 5 000 euros le giga de données téléchargé à l'étranger. Une défense qui toutefois explique mal pourquoi les téléphones portables des représentants des personnels sont fournit par l’employeur. Ni sur le fait de passer deux mois de vacances dans la péninsule ibérique.

 

Un syndicaliste qui s’estime néanmoins « piégé » non seulement par la nature du contrat dont il ignorait des clauses, il est vrai léonines, mais aussi sur le fait d’être le seul à avoir ce genre de facture.  « Je m’interroge sur le fait que la ligne d’autres collègues soit bridée en consommation et non la ligne Opéra FSU » a-t-il écrit dans une lettre rendue publique.  En tout cas la direction de l’Opéra de Paris a, semble-t-il, sauté sur l’occasion puisque elle envisage une procédure de licenciement envers le syndicaliste féru de 4G. Le climat social est donc explosif du côté de l’académie de la musique alors que les élections professionnelles sont prévues dans trois mois.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Les syndicats en pleine tourmente à l'Opéra de Paris

Le syndicaliste fantôme de l’Opéra

                                                      - Tudiou, ça secoue fort !

                                            - Ouch, c'est soit le fantôme, soit la 4G

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 15:51

 

Avec sa carte Club 2000, le patron de la CFDT s'envoie luxueusement en l'air toutes prestations comprises

 

Un vol aller retour Paris Nouméa effectué en partie en classe Première pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, voilà de quoi hérisser les plumes du Canard Enchaîné. « Pendant que le syndicat de base négociait pied à pied une réduction du nombre de suppressions d'emplois (…) Laurent Berger présentait, lui une revendication d'une autre nature: un surclassement de son vol pour la Nouvelle-Calédonie », a ainsi révélé l'hebdomadaire satirique dans son édition du 3 novembre.
 

Une différence de traitement qui a un prix. Normalement un vol coûte environ 2 800 euros en classe économique, 6 500 euros en classe affaires et près de 12 000 euros en classe appelée La Première. Selon le Canard enchaîné, c'est une intervention du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac qui a permis au leader syndical de voyager dans cette classe très haut de gamme. Une faveur que le journal relie à la présence de Laurent Berger à une table ronde en janvier 2015 aux cotés du patron d'Air France. Une bonne compagnie entre un PDG qui dénonce le progrès social après plusieurs digestifs (voir ici) et un syndicaliste qui déplore que ses troupes ne soient pas « plus souples » sur la question du travail du dimanche et de nuit (lire ici).

 

Sommé de se justifier, Laurent Berger a expliqué à l'AFP qu'à son escale de Tokyo, sa carte d'embarquement avait « sonné rouge » à cause d'un problème de surbooking (?). « Au guichet la seule option proposée pour rejoindre Paris était le surclassement », a-t-il précisé, qualifiant les informations de Canard enchaîné « d'archi-fausses ». « ll n'y a eu aucun surcoût pour la CFDT ou pour la compagnie », a-t-il ajouté. Le patron de la CFDT, qui avoue bien voyager au frais de la princesse, nous explique donc que se retrouver par le plus grand des hasard dans un palace volant avec des prestations de première, c'est gratos ! Une défense qui rappelle par bien des écarts celle de Thierry Lepaon pour qui les frais engagés par la CGT pour assurer son train de vie l'avaient été à l'insu de son plein gré.

 

Surtout que le patron de la CFDT, comme son ancien camarade de Montreuil, a lui aussi vite été rattrapé par la patrouille. En effet, selon le Figaro, qui a eu accès aux fichiers d'enregistrements des passagers, Laurent Berger a bien été surclassé en place deluxe car heureux possesseur d'une carte Club 2000, « un cercle de voyageurs fréquents choyés par la compagnie » précisent les connaisseurs. Bref, Laurent Berger apparemment détenteur de nombreuses cartes de fidélité pour VIP aime lui aussi faire le paon.

 

La CFDT qui est l'un des rares syndicats a ne pas prendre part à l'intersyndicale dans le conflit d'Air France, et défend au niveau national des positions régulièrement jugées trop favorables envers le patronat par ses détracteurs semble donc dans cette histoire fidèle à sa célèbre devise : des choix, des actes.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Laurent Berger fait le paon (lui aussi)

                                                    - A moi tout seul !

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 12:18

 

L'adjoint en charge de l'urbanisme « a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on du côté de l'Hôtel de Ville

 

Allez hop, on liquide tout dans la capitale. Entre 500 et 800 millions d’euros, voire plus : c’est ce que pourrait rapporter à la Mairie de Paris la vente de 23 de ses sites, dont l’immeuble du boulevard Morland, l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois ou encore l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie. «.De quoi apporter un bol d’oxygène pour les finances tendues de la capitale, tout en redonnant un coup de jeune à l’aménagement parisien.» commente Les Échos.

 

Selon le quotidien économique, l’immeuble du boulevard Morland serait avec ses 40 000 mètres carrés de surface valorisée plus de 130 millions d’euros. Pour Les Échos, «.installé entre l’île Saint-Louis et le Marais, le site a une vocation hôtelière naturelle.». Un peu comme la Samaritaine quoi.

 

Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, semble en tout cas avoir bien rempli son rôle de promoteur immobilier. Ainsi, des acheteurs ont proposé entre 50 et 60 millions d’euros pour une parcelle de 2 200 mètres carrés située dans le quartier Clichy-Batignolles alors que la ZAC l’avait estimée seulement à 30 millions d’euros dans son bilan. Xavier Niel, fondateur de Free et principal actionnaire du journal Le Monde, proposerait quant à lui 12 millions d’euros pour une petite parcelle située aux alentours de la porte de Clichy : le double des propositions des autres acheteurs !

 

Parmi les autres sites historiques de la Mairie figurent l’hôtel de Coulanges rue des Francs-Bourgeois, un hôtel particulier avenue de Villiers, la gare Massena, des bains-douches dans le XVe arrondissement. S’y ajoutent un ancien conservatoire de l’Est parisien et une petite dent creuse en friche dans le XXe arrondissement. Sans oublier l’hôtel particulier de la rue de la Bûcherie (.hôtel Colbert.), monument classé construit au XVe siècle pour accueillir la faculté de médecine et situé à proximité de la cathédrale Notre-Dame

 

Deux sites poussent très loin l’opportunisme de la mairie. Près du Palais des Congrès, porte Maillot, l’hôtel de ville invite à construire deux immeubles-ponts enjambant le périphérique. « Un volume cessible au-dessus du périphérique », indique le règlement de l’appel à projets. « Missika a même réussi à vendre de l’air », s’amuse-t-on à la mairie.  (voir ici les 23 sites mis à le vente sur le site de la mairie... écrit en anglais)

 

Au niveau politique, le groupe Les Républicains souligne la contradiction de la Mairie qui a signé cet été une charte contre la spéculation immobilière et qui désormais spécule à tout va sur ses bijoux de famille (lire ici). Du côté de la gauche municipale, Danièle Simonnet (Front de gauche.) dénonce la privatisation de l’urbanisme parisien, alors que les communistes regrettent eux la place trop limitée des logements sociaux dans les différentes propositions.

 

Toutefois tout ces immeubles municipaux sont actuellement occupées par des agents de la Ville et ces derniers devront de toutes façons êtres relogés. Des déménagements toujours très coûteux pour les finances publiques. Pas sûr donc que la mairie fasse des économies. Mais peut être que le but de l'opération n'est autre que donner les plus beaux emplacements de la capitale aux milliardaires de tout poil.

 

 

 

 

    Paris :Jean-Louis Missika (à gauche) vend les bijoux de famille et cherche un point de chute

La mairie de Paris joue les spéculateurs immobiliers pour remplir ses caisses

                 - Personnels de la ville de Paris, bienvenue dans le neuf-trois

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 11:56

 

Une unanimité « historique » selon les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale

 

L’automne est décidément chaud sur le plan social à la mairie de Paris. Alors que la grève des éboueurs vient à peine de se terminer, tous les syndicats de la Ville, sans exeption, (CFDT, CFTC, CGT, FO, SUPAP, UNSA et UCP) appellent les 50 000 agents municipaux à la grève le 15 octobre prochain pour obtenir des revalorisations de salaire. Un rassemblement à l'Hôtel de Ville devrait être organisé dans la matinée.

 

L’objectif affiché par les syndicats est d’obtenir de la municipalité dirigée par Anne Hidalgo l’augmentation des ratios de promotion, corps par corps, et ce dans chaque direction, pour la période 2016-2018. Les syndicats font ainsi valoir « que l’augmentation des ratios est le seul levier pour augmenter leur rémunération alors que la valeur du point d’indice des agents de la fonction publique est gelée depuis 2010 ». Il est vrai que la situation est particulièrement tendue car dans le même temps les hauts fonctionnaires prochent du pouvoir socialiste sont particulièrement choyés. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à railler ces faveurs en lançant pour mot d’ordre : « comme pour les énarque de la Ville de Paris, obtenons 100% de promotions » (lire ici).

 

En tout cas, pour les observateurs de l’actualité sociale dans la Capitale, le fait que tous les syndicats de la ville de Paris entament une action revendicative commune, eux qui sont habituellement très divisés, est tellement rare qu’il en est même qualifié « d’historique » (lire ici). Une performance des plus fluctuat qui ne pouvait être mise en œuvre qu’avec l’aide d’une ancienne inspectrice du travail. Il est vrai que cette dernière est désormais à la tête de la première (et de la plus riche) collectivité du pays. Du pur mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Paris : Anne hidalgo réussit à faire l'union syndicale

Tous les syndicats de la Ville de Paris lancent un appel général à la grève le 15 octobre

                                    - Bravo ma chère Anne, tu as même un ratio de 100%

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 11:22

 

Tellement rare que même le groupe Les Républicains au Conseil de Paris juge que cela « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier »

 

Les observateurs de l’actualité sociale parisienne n’en ont pas cru leurs yeux. Toutes les organisations syndicales sans exception – CGT, CFDT, CFTC, FO, UNSA, UCP, UNSA, SUD - .ont signé un communiqué commun. Mieux, elles ont décidé de boycotter un comité technique central pourtant présidé par Anne Hidalgo en personne qui n’en est pas non plus revenue. Un événement rarissime tant les divisions syndicales sont nombreuses habituellement dans la capitale.

 

Il faut dire que les revendications ont pour une fois fait l’unanimité : un taux de promotion de 100% pour tous les corps des fonctionnaires territoriaux parisiens. Car contrairement à une idée répandue dans le grand public, les promotions dans la fonction publique ne sont pas automatiques. Et dans le cas précis, c’est la mairie de Paris qui décide un peu arbitrairement du nombre d’avancement. « Rappelons que la valeur du point d'indice de la Fonction Publique est bloquée depuis 2010, il s'agit du seul levier dont dispose notre employeur (la Ville de Paris) pour augmenter la rémunération de ses agents » on déclaré les syndicats dans un communiqué « Nous ne pouvons donc pas accepter les ratios promus/ promouvables, pour la période 2016/2018 que l'Administration veut nous imposer, sans réagir » a conclu, pas très fluctuat pour Anne Hidalgo et son équipe, l’intersyndicale parisienne.

 

Face à cette fronde inédite, la maire de Paris a pris sa plus belle plume pour envoyer un communiqué explicatif à l’ensemble des cinquante mille agents de la collectivité parisienne. Là aussi une première. mais c’est pour aussitôt rejeter toutes les fautes sur les syndicats : J’ai fait part de mon profond respect pour ce que représentent les organisations syndicales. Nos points de vue divergent, à ce stade, sur les discussions engagées concernant les taux de promotions pour les trois années à venir. La collectivité a fait une proposition positive avec une augmentation des promotions que les organisations syndicales refusent pour l’instant de discuter ». Les ingrats !

 

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                                 Pourtant mes propositions étaient épaisses comme ça

 

 

Ce fut ensuite au tour du Gouvernement d’en prendre pour son grade : « Dans un contexte national difficile, j’ai également rappelé que notre collectivité était l’une des seules à toujours créer de l’emploi public, malgré la diminution constante de la participation de l’État au budget de la Ville. En effet, entre 2008 et 2017, Paris aura perçu 800 millions d’euros en moins de dotations de l’État alors que, sur la même période, notre contribution au titre des péréquations aura augmenté d’environ 400 millions d’euros ». Quand Anne Hidalgo fronde contre François Hollande, ça donne une déclaration on ne peut plus mergitur.

 

De leur côté, les syndicats ont renvoyé la balle à la frondeuse « Nous rappelons fermement que c’est la Maire de Paris et elle seule, qui a la main sur les ratios de promotion. L’actuel gouvernement, quoique l’on en pense, n’a aucune compétence réglementaire sur ce sujet ! » Et toc pour l’ancienne inspectrice du travail.

 

En plus de ce camouflet syndical, la municipalité parisienne n'a pu échappé à un mouvement social de grande ampleur car la CGT, faisant un peu cavalier seul, avait décidé de longue date, donc bien avant la constitution de cette intersyndicale miraculeuse, de déposer un préavis de grève pour dénoncer la politique de la mairie. Résultat, les grévistes ont réussi à bloquer, outre une mairie d'arrondissement, quatre centres de retraitement des déchets, empêchant ainsi les services de ramassage des ordures de vider leurs camions. D'ailleurs, les poubelles pleines sont restées sur les trottoirs dans la moitié des arrondissements parisiens.

 

A l’Hôtel de Ville, qui a compté jusqu'à 58 % de grévistes chez les éboueurs, on a vite mesuré l’ampleur du mouvement. « Les syndicats ont été reçus à la mi-journée par l’adjoint aux ressources humaines, le directeur de la propreté et celui des ressources humaines qui va de nouveau les rencontrer mercredi puis vendredi », a déclaré la mairie au journal Le Parisien.

 

Un malheur n'arrivant jamais seul et histoire de rajouter un peu de sel sur les plaies, l’opposition à Anne Hidalgo par la voix du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, a jugé dans un communiqué que cette grève « témoigne de la rupture profonde entre la maire de Paris et son personnel ouvrier ». Comme dirait Lacan un vrai coup de pied de l'âne ! Quand aux syndicats, c'est plutôt de pied ferme qu'ils attendent les propositions municipales.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Social : Anne Hidalgo fait l'unamimité auprès de tous les syndicats

Anne hidalgo créée l’union syndicale. Un événement rarissime à la mairie de Paris

                                - Je ne comprends docteur, c'est un véritable coup de pied de l'âne

                                    - Mmmm.. du Lacan, je vois, ma chère Anne qu'on progresse

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:11

 

La différence est tellement scandaleuse que leur grève est même soutenue par leur directrice

 

Ça gronde du côté des agents du musée des Beaux Arts de Rennes qui dénoncent le montant de leur prime dominicale. Un montant tellement bas, quatre euros seulement par dimanche, qu’ils se sont mis en grève ces deux derniers week-ends obligeant l’établissement à fermer complètement. Une première historique si l’on en croit les observateurs. « La mobilisation est d’autant plus exceptionnelle que le personnel n'a pas la culture de la grève» a d’ailleurs confirmé Dan Jensen, le porte parole du syndicat Sud au journal Le Figaro.

 

Il faut dire qu’au-delà du montant ridiculement bas de leur prime, les personnels de ce musée géré par la municipalité d’Ille et Vilaine trouvent la situation d’autant plus injuste que d’autres agents territoriaux rennais, qui comme eux travaillent le dimanche, perçoivent de leur côté… une prime de 100 euros ! Une différence de un à vingt qui s’expliquerait par le fait que ces derniers ne seraient pas employés par la ville de Rennes mais par… la communauté d'agglomération Rennes Métropole ! Une subtilité administrative que même Franz Kafka n’aurait pas imaginé. Il est vrai qu’il n’était pas Breton.

 

Surtout que les deux entités administratives sont étroitement mêlés et que les différentes structures qui en dépendent sont situées parfois à un jet de gallette-saucisse. « Ce n'est pas normal que 500 mètres plus loin, aux Champs Libres, qui regroupent notamment la bibliothèque de Rennes Métropole et le musée de Bretagne, le personnel qui travaille dix dimanches par an bénéficie de cette prime et pas les autres » pointe amer Dan Jensen. D’autant que le travail du dimanche, devenu l’alpha et l’oméga du gouvernement Hollande depuis la promulgation express de la loi Macron se retrouve sous les feux de la rampe. « À l'heure où le travail du dimanche pour tous et de plus en plus d'actualité, et où l'on entend ici ou là que ce travail doit être justement rémunéré, nous aimerions que pour ce qui existe déjà et notamment dans le secteur public les intentions se traduisent par des actes ! » déclarent d'ailleurs les grévistes à France 3 Bretagne.

 

L’argumentaire est tellement imparable que les agents sont soutenus par la directrice du Musée des Beaux Arts elle-même. « Je ne suis pas pour la grève mais je pense que c'est légitime que les agents du musée des Beaux-arts obtiennent cette prime, alors que d'autres agents du même niveau engagés par Rennes Métropole en bénéficient. Il est normal qu'on valorise leur travail » a ainsi déclaré Anne Dary au Figaro.Un soutien inédit qui n'a fait que renforcer la légitimité de ce mouvement social très suivi.

 

De quoi forcer Nathalie Apérré, la maire (socialiste) de la ville de Rennes, à promettre une négociation début octobre pour sortir de ce conflit. On ignore quelles propositions seront mises sur la table par un exécutif dont le slogan de campagne était « Rennes créative et solidaire ». Selon Ouest France, les élus de la Capitale d’Ille et Vilaine, ont précisé qu’ils trancheraient sur le sort des compensations attribuées aux agents ayant des horaires atypiques lors d'un comité technique paritaire qui doit se tenir courant novembre. Le travail du dimanche s'invite donc là ou ne l'attendait pas et à Rennes les élus marchent désormais sur des Breizh....

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                          Prime dominicale : la maire de Rennes sera-t-elle enfin créative et solidaire ?

Les personnels du musée des beaux arts de la Ville de Rennes veulent la même prime dominicale que leurs collègues de Rennes Métropole

                                    -Ouch, le musée des beaux arts me fait marcher sur des Breizh !

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 11:18

 

Après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont  finalement parvenus à un accord notamment sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Depuis le mardi 22 septembre, le Musée d’Orsay, à Paris, est fermé en raison d’une grève lancée par la CGT-Culture.. En cause, l’ouverture sept jours sur sept de l’établissement qui devait débuter le 2 novembre. Un projet du ministère de la Culture qui doit également concerner le musée du Louvre et le Château de Versailles et qui touchera sans doute à terme, une fois ces extentions entrées dans les moeurs, les musées gérés par la Ville de Paris comme le Petit Palais, Carnavalet ou encore le musée d'Art Moderne.

 

Les personnels du musée d’Orsay sont mobilisés « pour obtenir l’arrêt immédiat et l'annulation du projet imminent » d'ouverture du musée le lundi, actuellement jour de fermeture », indique la CGT-Culture dans un communiqué. Cette initiative d’ouvrir le lundi est bien sûr parée de bons sentiments par le Gouvernement puisqu’elle ne concernerait en principe que les scolaires. Un véritable cheval de Troie pour les syndicats qui craignent que cela soit ensuite généralisé à tous les publics.

 

De plus, pour la CGT-Culture, l’ouverture sept jours sur sept « suscitera chaque lundi des conflits aux entrées publiques, ouvertes pour certains visiteurs, fermées pour les autres » et va modifier « l’organisation du travail des services, ajouter de nombreuses contraintes pour des équipes déjà en sous-effectif chronique et dégrader fortement les conditions de travail des personnels déjà confrontés à une fréquentation saturée » précise le syndicat.

 

Autre conséquence de l’ouverture du lundi : la maintenance du musée et la conservation des œuvres. Cité par Libération, le délégué CGT-Culture Orsay-Orangerie Frédéric Sorbier affirme  ainsi que  « le lundi c’est une journée qui n’est pas de trop pour prendre soin de la collection d’œuvres d’art et du monument historique ».  Un argument qui semble avoir porté auprès du ministère de la Culture car après deux jours de grève, la direction et les syndicats sont finalement parvenus à un accord notamment sur la mise en œuvre retardée (cet hiver plutôt que l’automne), et sur le fait que l’expérimentation ne commencera que lorsque les renforts d’emplois seront effectifs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

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Au  musée d’Orsay, les personnels protestent contre une ouverture sept jours sur sept
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