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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 16:42

 

Le deuxième syndicat de la ville de Paris refuse de rencontrer Anne Hidalgo « compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris »

 

La dégradation du climat social s’accélère à la Mairie de Paris. Alors que la grève qui a touché les équipements sportifs durant 18 mois, vient à peine de s’achever, c’est désormais une série de boycotts qui touche l’administration parisienne. En effet, depuis quelques semaines, plusieurs CHSCT de direction ont été annulés faute de participants. Pire, les élus de la CAP des attachés d’administration parisienne ont quitté la salle avant la fin de la séance. Du jamais vu parmi ces représentants du personnel de catégorie A et preuve d’un véritable malaise.

 

Une défiance qui ne fait que s’accentuer car après les instances du dialogue social, c’est désormais au tour de la maire de Paris, Anne Hidalgo de se prendre un camouflet syndical puisque le syndicat UNSA, le deuxième en terme de représentativité à la ville, a décidé de boycotter l’ancienne inspectrice du travail. « Anne Hidalgo souhaite rencontrer un à un tous les syndicats représentatifs de la Ville. Invitée le 7 juillet, l’UNSA refuse de se rendre à cette rencontre compte tenu du climat social qui sévit à la Mairie de Paris » a ainsi déclaré l’organisation dans un communiqué.

 

Car l’UNSA y va franco pour justifier ce boycott : « Depuis maintenant de longs mois, la Maire de Paris a mis en place une politique de casse du service public et refuse toute légitimité aux syndicats. Elle s’est lancée dans une opération de grande ampleur visant à restructurer toutes les Directions de la Ville. Ces restructurations n’ont qu’un but : augmenter considérablement la masse de travail tout en diminuant de façon très sensible le nombre de fonctionnaires. Elles visent également à externaliser un certain nombre d’activités, c’est-à-dire à privatiser le service public ».

 

Un discours que ne renierais pas Jean Marc Germain, un des chefs de file des frondeurs contre le Gouvernement Hollande à l’Assemblée Nationale et par ailleurs..... conjoint d’Anne Hidalgo. Les discussions autour de la table familiale doivent sans doute être animées (lire ici).

 

 

                        L'UNSA oblige Anne Hidalgo à chercher du réconfort auprès de Marc Olivier

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

 - Franchement docteur, me faire ça à moi !

 

 

Mais ce qui oppose les syndicats, et pas seulement l’UNSA, et la mairie de Paris, c’est la notion même de dialogue social et la façon dont sont considérés les corps intermédiaires par l’équipe dirigée par Anne Hidalgo. Pour la Municipalité qui a une vision étroite de la démocratie, seuls les élus issus du suffrage universel disposeraient d’un pouvoir légitime. Les autres qui voudraient avoir leur mot à dire devenant très vite des parasites. Une situation dont ne souffrent pas seulement les syndicats mais aussi les associations voire les élus du conseil municipal, y compris membres de la majorité.

 

Pour l’équipe d'Anne Hidalgo, les syndicats n’ont même plus aucun rôle à jouer, au motif qu’ils n’ont recueilli au total que 38 % des suffrages des personnels inscrits aux dernières élections professionnelles. Un argument pas très fluctuat que le syndicat renvoie dare-dare directement dans les dents d' Anne Hidalgo en rappelant avec justesse « qu'elle a été élue Maire de Paris au printemps 2014 avec moins de 25.% des inscrits  ». L'arroseuse arrosée (lire ici). L'UNSA aurait même pu ajouter que la maire de Paris a été battue dans son propre arrondissement par Philippe Goujon. Du pur mergitur.

 

Selon de nombreuses sources, la rentrée sociale pourrait être très mouvementée dans la capitale car plusieurs syndicats réfléchissent à des actions communes. Il est certain que depuis plusieurs mois, on ne compte plus les mouvements sociaux qui touchent pêle-mêle les crèches, les bibliothèques, les personnels de l'aide sociale jusqu'aux ingénieurs et architectes en charge des bâtiments municipaux.

 

En décembre 2009, tous les syndicats sans exception, CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, FO, UNSA et UCP avaient mis sur pied une intersyndicale historique pour protester contre la politique sociale de Bertrand Delanoë, le prédécesseur d'Anne Hidalgo. Quelques semaines plus tard le maire de Paris se faisait hué par un grand nombre d'agents lors de ses vœux aux personnels comme en témoigna le journal Le Parisien (lire ici et voir la vidéo là). Six ans après, le climat semble être encore plus dégradé. Quasiment un exploit de la part des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 Frondeurs : Anne Hidalgo et Jean-Marc Germain votent quand même en famille

Social : Anne Hidalgo se prend un camouflet syndical de la part de l'UNSA

                 - Et hop, deux voix en plus pour atteindre les 25 %

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:40

 

Bah, juste une erreur de calcul de un à sept. Apparemment Franck Montaugé ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois

 

Depuis le 30 mai, le personnel de la bibliothèque du Grand Auch dans le département du Gers est en grève. Un mouvement qui est appelé à durer car un préavis court … jusqu'au à la fin de l'année ! En cause, la suppression de deux postes, dont un qui sera redéployé vers le service de communication. Un service qui, on le sait, est bien plus utile aux usagers qu'une bibliothèque.

 

A peine revenu d'un voyage d'étude en Chine, Franck Montaugé, le président (PS) de l'agglomération du grand Auch a rencontré les syndicalistes. « Le travail et la qualité du service du personnel de la bibliothèque ne sont pas en cause, assure l'élu au quotidien régional La Dépêche du Midi.Mais c'était la décision à prendre ».

 

Mettant en avant son « devoir de responsable d'adapter en permanence les services à la demande du public », le président du Grand Auch minimise les conséquences pour la bibliothèque. « Cela représente 1,6 % des effectifs de la bibliothèque qui compte 21 salariés et 18,5 équivalents temps plein. Problème Franck Montaugé semble confondre les chiffres ou bien ne maîtrise pas encore les subtilités du boulier chinois. Car deux postes en moins sur 18 temps plein, ça fait en réalité une baisse de 10% des effectifs et 1,6%. Bon après tout, c'est juste une erreur de calcul de un à sept.

 

« Avec un chiffre si faible, j'ai du mal à penser que cela aura un impact tel qu'il entraîne la fermeture de salles ou une baisse de la qualité» croyait savoir l'élu. Avec une saignée de 10% des effectifs, il va peut être devoir revoir ses prévisions. En tout cas le maire de Auch semble avoir attrapé les habitudes autoritaires en vigueur dans l'empire du milieu puisque la rencontre avec les syndicats n'avait d'ailleurs rien d'une négociation. « La décision est prise, bien avant que je me rende en Chine. Il n'y aura pas de négociations là-dessus ». Du pur Ma Auch Tsé Toung !

 

Et Franck Montaugé de trouver une parade pour échapper à la colère des bibliothécaires « Je souhaite à titre personnel qu'on se pose la question de l'accès à la lecture et à l'écriture des élèves, en premier lieu les écoliers, mais les plus grands aussi.Cela va entraîner des déplacements pour aller voir les expériences menées dans des villes comparables, pour établir des comparatifs…. » Hmm, ça sent encore le voyage en Chine tout ça.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                        Le président du Grand Auch retourne en Chine pour visiter des bibliothèques

Suppression de poste à la bibliothèque de Auch : Le maire (PS), Franck Montaugé ne sait visiblement pas compter !

                                                 - Je comprends pas camarades, on a pas les même chiffres

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:32

 

L'ensemble des syndicats appellent à faire grande cause commune contre des conditions de travail indécentes

 

Anne Hidalgo, la maire de Paris, en avait fait la grande cause de sa mandature : lutter contre la grande exclusion. Une grande cause qui ne concerne visiblement pas l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), si l'on en croit les agents de ce service en charge des enfants en grande précarité qu'ils soient retiré à leur famille sur décision de justice ou bien à la demande de parents démunis

 

Car selon les syndicats, la politique actuelle de la mairie et du département de Paris empêche les personnels d'assurer la protection de ces enfants par un suivi social, éducatif et administratif de qualité et, si possible, leur permettre un retour dans leur famille. Des agents qui dénoncent depuis des années des conditions indécentes avec pour conséquences une surcharge de travail ainsi que le non remplacement des arrêts maladie, y compris les congés maternité alors que les agents sont majoritairement féminins. Des détériorations qui amènent à l’épuisement des agents, à l'augmentent du nombre d’arrêts maladie et suscitent un turn-over constant. Un phénomène qui « fragilise le travail auprès des enfants » affirment les personnels.

 

La crise qui frappe le service d'aide à l'enfance en tout cas est telle que les syndicats CGT, CFDT, SUPAP, FO, UNSA , CFTC et UCP se sont constitué pour la première fois depuis bien longtemps en une intersyndicale, une grande cause commune quasi historique, et appellent à une grève le mardi juin avec une manifestation à 10 heures devant l'Hôtel de Ville pendant le conseil de Paris. Du jamais vu !

 

Mais au delà de cette crise sociale, ce sont les missions même de ces travailleurs sociaux qui sont mises à mal avec les nouvelles restrictions budgétaires décidées par Anne Hidalgo, et Dominique Versini, son adjointe en charge de ce secteur. Des restrictions qui créent un manque de places d’accueil d'urgence pour les enfants les plus en difficulté. La pénurie touche tous les professionels du secteur comme les psychologues (parfois un psychologue pour 620 jeunes !) ou encore le manque de disponibilité des travailleurs sociaux et des encadrants. Sans compter la surcharge de travail des agents administratifs amenant un retard de traitement des dossiers ce qui fait que certains jeunes se retrouvent parfois sans couverture médicale. Pas très fluctuat.

 

Bref, à Paris on ne sait pas si pour Anne Hidalgo c'est toujours la « grande cause » mais sa politique budgétaire produit indéniablement de grand effets c'est pourquoi les agents de l'aide sociale à l'enfance demandent l’arrêt des suppressions de poste et le recrutement de personnels sur les postes vacants y compris ceux liés à des congés longue durée et le maintien des postes consécutifs aux départs à la retraite. C'est bien le moins que puise faire la maire de Paris si elle considère vraiment faire de la lutte contre l'exclusion sa priorité. Dans la cas contraire sa grande cause deviendrait carrément mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

    Aide Sociale à l'Enfance : Dominique Versini et Anne Hidalgo provoquent une grève historique

Paris : Grève historique des personnels de l'aide sociale à l'enfance mardi 30 juin

                      - On aura au moins réussi à ce que les syndicats fassent grande cause commune

 

 

 

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 18:40

 

Le Chellois : le 24 juin 2015

 

Le personnel s'organise et la CGT a déposé un préavis de grève

 

« On veut lui couper la tête une seconde fois ». C’est le bon mot qui circule ces dernières heures dans les allées des bibliothèques de la communauté d’agglomération. Hier, la directrice des affaires culturelles de Marne et Chantereine, Laure Brière, a annoncé aux agents la fermeture prochaine de l’annexe Olympe de Gouges, sur décision des élus.

 

Un trait d’humour qui traduit cependant assez mal l’état d’esprit des bibliothécaires, qui ont très mal pris la nouvelle. « On ne comprend pas cette décision. Malgré l’ouverture de la médiathèque, il y a deux ans, notre annexe affiche de très bons chiffres de fréquentation », affirme une conservatrice. 200 à 300 prêts seraient ainsi réalisés quotidiennement au sein de la petite structure, qui jouerait un rôle de « lieu-relais » dans le quartier du Mont-Châlats, où elle est implantée, au cœur de l’école éponyme, depuis plus de trente ans.

 

« L’annexe joue un rôle beaucoup plus social que la médiathèque centrale. On accueille les écoliers du quartier, mais aussi des Coudreaux et de la Madeleine. Les assistances maternelles viennent également emprunter des livres pour enfants », explique l’employée, qui ne tient cependant pas à en faire un combat personnel. « En cas de fermeture, nous serons simplement déplacés vers une autre bibliothèque du réseau. Nous nous mobilisons dans l’intérêt des usagers », clame-t-elle.

 

Depuis hier, le personnel s’organise. Un préavis de grève vient d’être déposé par la CGT Marne et Chantereine pour inviter les agents à cesser le travail la semaine prochaine. « Nous accueillerons tous les Chellois qui désirent nous rencontrer pour leur expliquer la situation », explique une représente syndicale. Une lettre ouverte s’apprête par ailleurs à être envoyée à Jean-Pierre Noyelles, président (LR) de la communauté d’agglomération. Pour justifier cette fermeture, ce dernier fait valoir une logique « budgétaire » et « d’équilibre des territoires ».

 

« L’ouverture dès septembre de la nouvelle médiathèque de Courtry, suivie, à terme, par la création d’une nouvelle médiathèque à Vaires-sur-Marne nous imposent de redéployer le personnel là où on en aura besoin », explique Jean-Pierre Noyelles, qui rappelle que Chelles possède déjà « une grande médiathèque, spacieuse et moderne ». Aucune date officielle de fermeture n’a pour le moment été communiquée. « Ce ne sera pas en septembre », rassure l’élu.

 

Lire l'article du Chellois

 

 

                           A Chelles, les élus veulent couper une seconde fois la tête à Olympe de Gouge

A Chelles, les élus veulent fermer la bibliothèque Olympe de Gouges
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 13:29

 

Archimag : le 19 juin 2015

 

Les bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest dénoncent la fermeture et le manque de moyens accordés aux médiathèques. 

 

Deux semaines après une grève qui avait mobilisé plus de 300 agents dans les bibliothèques parisiennes, c'est au tour des bibliothécaires de Levallois-Perret et de Brest de lancer un appel à la cessation du travail. A Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), la CFDT a déposé un préavis de grève pour les samedis 20 et 27 juin. Le syndicat dénonce la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri, l'un des trois établissements du réseau de lecture municipal : « il s'agit d'un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n'ont pas d'équivalent dans les deux autres bibliothèques » souligne la CFDT.

 

​ Pour la mairie, la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri est justifiée par le coût de la rénovation et de la mise aux normes du bâtiment de 800 m². La municipalité invoque également son projet d'extension des horaires d'ouverture des deux autres bibliothèques de la ville afin de répondre à une demande des usagers. Ces explications n'ont guère convaincu la CFDT qui déplore la méthode employée : « les élargissements d'horaires évoqués par la municipalité se font sans aucune concertation ».

 

A Brest, les bibliothécaires dénoncent le manque de moyens alloués à la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » explique l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO. En cause, les 33 équivalents temps plein jugés insuffisants pour animer un établissement de 6 500 m². « Il faudrait au minimum 44 équivalents temps plein, vu le dimensionnement de l'équipement et l'afflux de public que va générer son ouverture », souligne Erwan Rivoalen, bibliothécaire et délégué CGT.

 

Depuis le 28 avril dernier, les bibliothécaires brestois ont observé plusieurs jours de grève et déposé un nouveau préavis. A ce jour, les rencontres avec les responsables en charge du dossier ont été jugées « sans résultat » par l'intersyndicale.

 

Lire l’article de « Archimag »

 

 

Les grèves de bibliothèques se généralisent en France
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 11:22

 

Le Parisien : le 19 juin 2015

 

La municipalité a décidé de fermer la médiathèque Gabriel-Péri le 30 juin. Il ne restera plus que deux équipements de lecture sur le territoire. Pour protester, usagers, élus et syndicats manifestent ce samedi.

 

Les restrictions budgétaires touchent toutes les villes. Même Levallois ! Alors que la Chambre régionale des comptes s’interroge dans un récent rapport consacré au Levallois Sporting Club sur le salaire exponentiel du champion de judo Teddy Riner, la ville vient d’annoncer la fermeture au 30 juin de l’une de ses trois médiathèques, celle située rue Gabriel-Péri.

 

Le motif invoqué par le maire (LR) Patrick Balkany : le coût trop élevé de la remise aux normes de cet équipement culturel. « La médiathèque souffre des maux inhérents à son âge, justifie la municipalité. La structure du bâtiment qui l’abrite, comme son aménagement intérieur, sont désormais totalement obsolètes ». La ville promet en contrepartie d’élargir les horaires d’ouverture sur les deux établissements (Albert-Camus et Gustave-Eiffel), afin de répondre à la demande des habitants.

 

Pas de quoi satisfaire les usagers qui ont décidé de lancer une pétition, déjà signée par 1400 personnes. De son côté la CFTD a déposé un préavis de grève pour ce samedi et le suivant pour les trois équipements de lecture de la commune. Un rassemblement est également prévu à partir de 15 heures devant Gabriel-Péri. « Il s’agit d’un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n’ont pas d’équivalent dans les deux autres bibliothèques, souligne la CFDT. Les bibliothécaires sont inquiets quant à l’avenir de ces collections, et donc de la qualité du service rendu ».

 

Autre conséquence de cette fermeture : le nombre de m² de bibliothèque ne correspondrait plus aux recommandations du ministère la Culture. Avec ses 65 000 habitants, Levallois devrait offrir au moins 4500 m2 d’espaces de lecture à ses administrés. Or les deux médiathèques restantes, Albert-Camus et Gustave-Eiffel, ne totaliseront que 3000 m2.

 

L’opposition a évidemment décidé de s’emparer du dossier. Et lundi soir, à l’occasion du conseil municipal, Dominique Cloarec (EELV) déposera un vœu pour demander à la majorité de revenir sur sa décision. Et de mettre en place une commission consultative extra-municipale « sur l’avenir de la lecture publique et sur l’avenir des bibliothèques publiques de la commune ».

 

Lire l’article du « Parisien »

 

  Levallois : Patrick Balkany présente son programme culturel

Levallois : Patrick Balkany veut fermer une médiathèque pour faire des économies

- Voici mes deux bibliothèques

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:11

 

Livres-Hebdo : le 18 juin 2015

 

Suite à l’annonce de la fermeture de l’un des trois établissements du réseau de lecture publique municipal le 30 juin, la CFDT a déposé un préavis de grève pour les samedis 20 et 27 juin.

 

Les trois bibliothèques municipales de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, seront touchées par un mouvement de grève les samedis 20 et 27 juin, à l’appel de la CFDT, syndicat majoritaire.
 
Cette action fait suite à l’annonce de la fermeture au 30 juin de la médiathèque Gabriel-Péri située en centre-ville (
lire ici). « Il s’agit d’un établissement très fréquenté, dont les collections comportent des spécificités comme les livres audio ou en gros caractères qui n’ont pas d’équivalent dans les deux autres bibliothèques, alerte le communiqué de la CFDT publié le 18 juin. Les bibliothécaires sont inquiets quant à l’avenir de ces collections, et donc de la qualité du service rendu ».
 
De son côté, la mairie justifie sa décision en invoquant le coût trop élevé que représenterait la rénovation et la mise aux normes du bâtiment de 800 m2 qui abrite la médiathèque. Elle invoque aussi le projet d’élargir les horaires d’ouverture sur les deux établissements qui resteront (Albert-Camus et Gustave-Eiffel), afin de répondre à une forte demande des habitants, et le coût que cela entraînera. Une perspective qui inquiète la CFDT : « Les élargissements d’horaires évoqués par la municipalité se font sans aucune concertation », déplore le syndicat.
 
Avec une ouverture hebdomadaire de 36h30 ou 40h30 quand s’y ajoute l’ouverture dominicale (22 dimanches de septembre à juin) à la médiathèque Eiffel, un bel équipement moderne datant de 2011, et de 30h30 hebdomadaires du mardi au samedi pour les deux autres bibliothèques, le réseau levalloisien se situe aujourd'hui  dans la moyenne nationale pour une ville de cette taille.
 
Avec la fermeture de la médiathèque Gabriel-Péri, le réseau sera en revanche sous-dimensionné en terme de surface. Selon les recommandations du ministère la Culture et de la communication, Levallois-Perret, qui compte près de 65 000 habitants, devrait offrir au moins 4500 m2 de bibliothèque. Or les deux médiathèques restantes, Albert-Camus et Gustave-Eiffel, ne totaliseront que 3000 m2.

 

Lire l’article de « Livres-Hebdo »

 

 

  Levallois: Patrick Balkany essuie sa première grève depuis très longtemps

Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin
Les bibliothèques de Levallois-Perret en grève les 20 et 27 juin

 Rrrr, ces bibliothécaires je les maudis et on passera pas nos vacances ensemble

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:10

 

Le maire socialiste est critiqué de toutes parts pour sa gestion de l'ouverture de la future médiathèque des Capucins.

 

C'est la fronde dans la rade de Brest. A tel point que les bibliothécaires ont fait irruption la semaine dernière dans la salle du conseil municipal entraînant la suspension de la séance afin qu'ils puissent faire leur déclaration.Les bibliothécaires, qui ont entamés plusieurs mouvements de grève depuis le mois d'avril, entendaient ainsi dénoncer le manque de moyens accordés à la future médiathèque des Capucins. « Les agents et même l’équipe de direction sont navrés de la gestion uniquement comptable de ce dossier » a ainsi pointé l’intersyndicale CGT, CFDT, UNSA et FO (lire ici).

 

Ils ne sont visiblement pas les seuls à le penser, car d'après le quotidien Ouest France, la majorité de François Cuillandre le maire (PS) de Brest semble en tout cas tiraillé sur ce dossier. De fait, Gaëlle Abilly, l’adjointe (PC) chargée de la culture semble avoir du mal à convaincre. Car si les élus socialistes ou communistes, même s'ils n'en pensent pas moins, restent pour le moment silencieux ce n'est pas le cas d' autres élus brestois. En effet, qu'ils soient élus de « L'Autre Gauche », écologistes ou bien régionalistes de l'UDB (Union démocratique Bretonne) tous ont apporté leur soutien aux personnels et critiqué publiquement les orientions municipales sur l'avenir du réseau des bibliothèques brestoises (lire ici).

 

Même l'opposition de droite n'est pas en reste puisque dans une lettre ouverte adressée au maire, la conseillère municipale Claudine Péron, s'exprimant au nom du groupe Rassemblement pour Brest, critique vertement le projet de médiathèque des Capucins pointant notamment une « gestion de l’espace et des personnels approximative » avec pour conséquence « un mode de fonctionnement mal estimé avec une ouverture les dimanches sans les moyens qu’une telle décision impliqueLes personnels s’en sont émus en démontrant que vos décisions vont impacter considérablement l’ensemble des bibliothèques de quartier de notre Ville par le redéploiement de personnel. Vous prenez ainsi le risque d’affaiblir le réseau existant et la qualité du service public dans nos quartiers ». Une charge qui sonne comme un véritable coup de tonnerre dans le landernau.

 

 

 

                       Le maire de Brest, François Cuillandre (en gilet jaune) cerné de toutes parts

Les bibliothécaires Brestois, en grève depuis trois mois, perturbent la politique municipale

- Monsieur le maire, je crois qu'il est temps de mettre un casque

 

 

Et l'élue d'en rajouter une couche sur l'improvisation municipale qui n'a même pas été capable d'informer les usagers concernés « En l'état, la fermeture des bibliothèques serait prévue début juillet 2015 pour la bibliothèque de prêt dite « Neptune » et en décembre 2015 s'agissant de la bibliothèque d'étude (rue Traverse), alors même que le public continue à s'inscrire sur le site Neptune sans être informé de la fermeture ... » Un vrai sabordage.

 

De leur côté, les bibliothécaires Brestois ont ouvert un compte Facebook de Soutien aux bibliothèques de Brest et ont également publié une lettre ouverte, outre l’exécutif municipal elle s'adresse également aux maires des quartiers de Quatre Moulins, Bellevue, Lambézellec, Saint-Marc, Centre et Europe ainsi qu'aux élus du Comité Technique de Brest Métropole. Une lettre qui démonte point par point les arguments de la Ville sur le fonctionnement et l'avenir des bibliothèques (lire ici).

 

Bref, dans le domaine culturel et social, la rade est désormais en pleine tempête. On peut même parler d'un véritable avis de très grand vent car l'intersyndicale a déposé un préavis de grève reconductible à partir du 23 juin soit mardi prochain. Les bibliothécaires ont également lancé une pétition auprès des usagers (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                    Médiathèque des Capucins: Le maire de Brest en pleine tempête

Les bibliothécaires Brestois, en grève depuis trois mois, perturbent la politique municipale

                           - A mon avis cher François, vous n'allez pas tardé à être décoiffé !

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:14

 

Livres Hebdo : le 8 juin 2015

 

La grève dans le réseau de lecture publique de la Ville de Paris samedi 6 juin a été largement suivie.

 

Entre 300 et 400 agents des bibliothèques municipales parisiennes ont répondu samedi 6 juin à l’appel à la grève lancée par l’intersyndicale (CGT, FO, Supap FSU, UNSA et UCP). Plusieurs établissements, parmi lesquels les bibliothèques André-Malraux, Aimé-Césaire, Jean-Pierre-Melville, sont restés fermés toute la journée, tandis que d’autres ont fermé pendant quelques heures. Plus d’une centaine de grévistes se sont réunis à 10 h devant la bibliothèque Françoise-Sagan, dans le Xe arrondissement de la capitale.

 

Le mouvement a été déclenché par l’annonce du départ de la directrice de la bibliothèque André-Malraux, dans le VIe arrondissement de Paris. Son départ – en congé parental – a pour origine des problèmes de relations avec le maire de l’arrondissement, Jean-Pierre Lecoq. Ce dernier entravant continuellement le bon fonctionnement de l'établissement a notamment en refusant à de nombreuses reprises de mettre à disposition de la bibliothèque les salles de réunion présentes dans le bâtiment qui abrite la bibliothèque et plusieurs autres services administratifs.

 

Contrairement à certains services tels que les crèches, dont la gestion est déconcentrée, les bibliothèques municipales parisiennes et leurs personnels sont gérés de manière centralisée par la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

 

« La plupart du temps, les relations entre les directeurs d’établissement et les maires d’arrondissement sont excellentes, tient à rappeler Noël Corbin, directeur de la DAC, lors de son entretien avec Livres Hebdo. Il faut tirer les leçons de cet incident et mettre en place des garde-fous pour éviter qu’une situation ne se dégrade. Je souhaite que les différents échelons hiérarchiques de la DAC soient plus présents et plus réactifs afin que les directeurs de bibliothèque ne se sentent pas seuls en cas de difficulté ».

 

Le prochain directeur de la bibliothèque André-Malraux, qui devrait être nommé à la rentrée, recevra une lettre de mission très détaillée,  qui pourra servir de référence dans ses échanges avec le maire de l’arrondissement. A l’avenir, conséquence de l’actuel conflit, tous les nouveaux responsables d’établissement recevront une telle lettre. « Il est important qu’un directeur sache clairement ce qu’on attend de lui, souligne Noël Corbin. Par ailleurs, je rencontre chaque année les maires d’arrondissement pour connaître leurs besoins et leurs attentes ».

 

La question des relations entre bibliothèques et mairies d’arrondissement sera à l’ordre du jour du séminaire des chefs d’établissement du réseau de lecture publique parisien qui se tiendra le 18 juin prochain.

 

Lire l’article de « Livres Hebdo »

 

 

                                                                             Jean-Pierre fait Lecoq devant NKM

Plus de 300 bibliothécaires parisiens ont fait grève le 6 juin
Plus de 300 bibliothécaires parisiens ont fait grève le 6 juin

                                                              - T'as vu Nathalie le bordel que j'ai foutu cette semaine ?

                                                               - Mouais, mais là y a pas loin du lecoq à l'âne !                             

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:15

 

ActuaLitté : le 6 juin 2014

 

La semaine dernière, le personnel de la bibliothèque André Malraux (VIe) apprenait le départ de leur directrice suite à de mauvaises relations de travail avec le maire d'arrondissement 

 

Le préavis de grève avait été déposé rapidement, mais les personnels ont répondu présents. 300 à 400 personnes du réseau des bibliothèques et médiathèques parisiennes se sont mis en grève en soutien à la directrice de la bibliothèque André Malraux (Paris VIe), qui a quitté son poste suite à de mauvaises relations de travail avec le maire de l'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (Les Républicains)

 

François Villon (Xe), Colette Vivier (XVIIe), Place des fêtes (XIXe), Clignancourt (XVIIIe), Hergé (XIXe), Claude Lévi-Strauss (XIXe), Edmond Rostand (XVIIe), Aimé Césaire (XIVe), Glacière (XIIIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Yourcenar (XVe), Vaclav Havel (XVIIIIe)... Autant d'établissements représentés ce matin à la mobilisation, devant la flambant neuve médiathèque Françoise Sagan (Xe) : certaines bibliothèques étaient fermées la matinée, d'autres l'après-midi, certaines une heure... La mobilisation a pris des dimensions diverses, mais le réseau a répondu présent à l'appel de la majorité des syndicats (Force Ouvrière, Supap-FSU, UCP, UNSA et CGT).

 

La semaine dernière, le personnel de la bibliothèque André Malraux (VIe) apprenait le départ leur directrice, suite à de mauvaises relations de travail avec le maire d'arrondissement Jean-Pierre Lecoq (lire ici la lettre de l'équipe). « Les relations n'étaient déjà pas très bonnes avec la précédente directrice, aujourd'hui disparu », nous confie un bibliothécaire d'André Malraux. « Mais elles se sont dégradées depuis : Par exemple quand notre directrice demandait l'ouverture de salles pour nos animations, elle lui était systématiquement refusée par le maire, sans explications. », déplore un gréviste.

 

Le maire d'arrondissement aurait également réclamé les statistiques de l'établissement, afin de procéder à des comparaisons et à des bilans de performance. Nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre M. Lecoq, sans succès.

 

 

 

                                       Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, a refusé de répondre à ActuaLitté.com

Paris : 300 à 400 bibliothécaires en grève le samedi 6 juin
Paris : 300 à 400 bibliothécaires en grève le samedi 6 juin

                                                                                                         - Oumpf

 

 

Les personnels des bibliothèques ont reçu un soutien affiché de Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, et de Noël Corbin, directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (DAC). Le cabinet de Bruno Julliard nous avait déjà confirmé que des rappels à l'ordre avaient été effectués. Les bibliothèques du réseau parisien ne font en effet pas partie des services déconcentrés (comme les crèches, par exemple), et les maires d'arrondissement ne sont donc pas leurs supérieurs hiérarchiques. Les responsables de la DAC au plus haut niveau la Ville qualifié le travail de la directrice d'André Malraux d'« irréprochable ».

 

Le nouveau responsable de l'établissement recevra une lettre de cadrage très claire, pour lui rappeler ses droits dans sa relation avec le maire d'arrondissement, lettre qui « pourrait être utilisée » dans les établissements de tous les autres arrondissements L'administration a par ailleurs reconnu des « dysfonctionnements », à l'origine de cette situation de crise. Dans tous les cas, l'interlocuteur des maires d'arrondissement, pour les bibliothèques, reste la Direction des Affaires culturelles. Le directeur de cette dernière, Noël Corbin, a rencontré les personnels d'André Malraux hier, en les assurant de son soutien.

 

Les services informatiques du réseau parisien étaient, eux aussi, présents : « Les budgets, les moyens humains, on retrouve les mêmes soucis et les mêmes envies de rendre un bon service au public chez nous. Il ne faut pas faire de distinction : nous sommes nous aussi des bibliothécaires, et nous soutenons nos collègues au quotidien. Le réseau des bibliothèques, c'est un tout. »

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

                                              Paris:même le service informatique des bibliothèques était en grève

Paris : 300 à 400 bibliothécaires en grève le samedi 6 juin
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                                            - Pas de doute, sans passer du lecoq à l'âne, le réseau c'est un tout

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