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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:49

 

ActuaLitté : le 21 février 2017

 

Et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève

 

Cela fait déjà trois dimanches de suite que la bibliothèque parisienne Hélène Berr se met en grève. Pour le personnel de cet établissement situé dans le XIIème arrondissement, il s’agit d’attirer l’attention de la mairie sur les conditions de travail. Les agents en grève réclament notamment la création de deux postes de bibliothécaires supplémentaires, rapporte la CGT Culture.

 

D’autres établissements parisiens ont régulièrement soutenu ce mouvement de mobilisation dominical en fermant eux aussi leurs portes au public, que ce soit les bibliothèques François Truffaut (Ier), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe) et Françoise-Sagan (Xe).

 

Pour l’instant, la mairie de Paris n’a pas donné suite à ce mouvement et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève. Ces derniers demandent aussi le rattrapage des primes de la filière culturelle sur celles des autres agents de la Ville. D’autres mouvements de grève devraient donc intervenir durant les semaines qui arrivent.

 

Lire l’article d'ActuaLitté

 

 

La grève dominicale s’installe à la bibliothèque Hélène Berr (Paris XIIe)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:52

 

Le Parisien : le 15 février 2017

 

« Anne Hidalgo et Bruno Julliard  jouent le pourrissement de la situation », déplorent les syndicats

 

Le mouvement de grève des bibliothécaires parisiens, qui protestent notamment contre les conditions d’ouverture le dimanche, se poursuit. Le 12 février, trois des six médiathèques ouvertes le dimanche (Marguerite-Duras dans le XXe et Hélène-Berr dans le XIIe, mais aussi Marguerite-Yourcenar dans le XVe), sont restées fermées (lire ici). Ce lundi, l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA a annoncé avoir déposé un nouveau préavis pour dimanche prochain.

 

« La Ville attend que le mouvement se durcisse. Elle joue le pourrissement de la situation », déplore Bertrand Pieri, délégué CGT pour la culture. L’intersyndicale – qui souhaite « rencontrer directement Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo » – met en avant deux revendications. Les mille bibliothécaires travaillant dans les soixante bibliothèques parisiennes demandent d’abord la revalorisation des primes de la filière culture, « les plus basses de l’administration parisienne, de l’ordre de 150 à 200 € mensuels », selon Bertrand Pieri. D’autre part, les syndicats réclament la création d’ « au moins deux postes » à la médiathèque Hélène-Berr où travaillent 38 bibliothécaires. L’ouverture le dimanche de cet établissement depuis le 22 janvier, a nécessité le recours à sept étudiants vacataires.

 

Au cabinet de Bruno Julliard (PS), on souligne que « la concertation menée depuis plusieurs semaines, a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 ». Quant à l’ouverture le dimanche, « c’est un engagement de campagne d’Anne Hidalgo », rappelle-t-on à l’Hôtel de Ville où l’on assure que « la concertation permettra d’adapter de manière optimisée les effectifs à l’organisation du travail ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

                     Grève des bibliothèques : la mairie de Paris joue le pourrissement

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:59

 

ActuaLitté : le 13 février

 

Ce dimanche 12 février, trois bibliothèques continuaient la mobilisation contre l'ouverture des établissements de prêt le dimanche dans les conditions proposées par la mairie. D'autres préavis de grève ont été déposés

 

Troisième mouvement de grève ce week-end pour les bibliothécaires parisiens opposés à l'ouverture des établissements de prêt le dimanche, dans les conditions proposées par la Mairie de Paris. La moitié des établissements qui ouvrent le dimanche dans la capitale, Yourcenar, (XVe) Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe) ont donc fermé leurs portes en signe de mécontentement ce dimanche 12 février (lire ici). A noter qu'Hélène Berr-Picpus est le dernier établissement que la Mairie a désigné pour l'ouverture le dimanche, dans des conditions très critiquées.

 

L'intersyndicale et une partie du personnel des bibliothèques parisiennes réclament à la Mairie de Paris plus de moyens mis en œuvre pour l'ouverture le dimanche, notamment des embauches de titulaires. D'une manière générale, les bibliothécaires dénoncent aussi un manque de dialogue et d'échanges avec l'administration parisienne.

 

« L’ouverture du dimanche découle d’une volonté des élus – et nous sommes fonctionnaires, présents pour appliquer la politique choisie, c’est notre mission. Pourtant, aucun autre argument n’est avancé : c’est une volonté de la mairie, voilà tout ce que l’on entend. Ou de la maire, plus exactement, puisqu’au sein du Conseil de Paris, l’idée n’enchanterait pas tout le monde », expliquait un gréviste la semaine passée, à ActuaLitté. D'autres préavis de grève ont été déposés pour les dimanches à venir.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

                      Les bibliothécaires parisiens étaient de nouveau en grève ce week-end

Les bibliothécaires parisiens à nouveau en grève
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:55

 

Libération : le 7 février 201

 

L'intersyndicale des bibliothécaires parisiens, remontés contre le travail du dimanche et le manque d'effectifs, avait une nouvelle fois appelé à la grève les 4 et 5 février. Une nouvelle mobilisation est prévue le 12 février.

 

Sous un ciel pluvieux, une trentaine de manifestants s'étaient réunis samedi 4 février devant la médiathèque Hélène-Berr (Paris XIIe). C'était le deuxième mouvement de grève des bibliothécaires parisiens après celui du 17 décembre. Car les bibliothécaires ne décolèrent pas. Le lendemain, les grévistes du samedi étaient relayés par ceux des bibliothèques ouvrant le dimanche – dont Hélène-Berr. Parmi les griefs, le travail dominical occupe en effet une bonne place. Si le mouvement n’est pas hostile au travail du dimanche en tant que tel, il juge problématique les conditions dans lesquelles il s’effectue.

 

 « Nous avons trois revendications, explique Bertrand Piéri, syndicaliste de la CGT Culture. Une revendication globale sur les effectifs et les conditions de travail; une seconde sur le rattrapage des primes de la filière culturelle, les plus basses de la Mairie de Paris; et enfin une troisième qui réclame des effectifs corrects pour la bibliothèque Hélène-Berr qui ouvre le dimanche ». L’établissement est en effet ouvert le dimanche depuis le 22 janvier 2017. Les négociations avec la municipalité n’aboutissent pas, comme le déplore Virgine Drucker, bibliothécaire et syndicaliste de la SUPAP [syndicat parisien dépendant de la FSU, ndlr] : « La mairie de Paris nous dit que c’est donnant-donnant, mais c’est un rapport de force systématique […] Elle ne nous a rien promis, a dit être ouverte à la discussion, mais les quatre-cinq réunions qu’on a eues avec elle n’ont pas abouti ». De surcroît, les syndicats estiment que le montant des primes des bibliothécaires ont quarante ans de retard sur les autres.

 

L’entourage de Bruno Julliard, adjoint d’Anne Hidalgo à la Culture, affirme que « la Ville de Paris a choisi de revaloriser le régime indemnitaire [les primes, ndlr] des bibliothécaires » sans pour autant donner de chiffres précis. « Dans ma catégorie, on a des primes annuelles de 3 300 € et les agents des finances ont de 10 000 € à 15 000 € », détaille Virgine Drucker. La féminisation du métier justifie ce retard, selon elle : « Culture, livres, intérêts et femmes, pas besoin de paye puisque les maris avaient la paye ! […] Les femmes ont aussi besoin d’autre chose que d’argent de poche ». Ceci-dit le métier devient de plus en plus masculin.

 

Les manifestants déplorent aussi le manque de personnel, qui a notamment entraîné la fermeture de petites bibliothèques. « Les effectifs ont été calculés très juste pour les nouvelles bibliothèques ouvertes d’emblée le dimanche », regrette Isabelle Beheran, bibliothécaire dans le Ve arrondissement. « Avec deux personnes par étage, on ne peut pas voir quand il y a un problème », estime Christine Huvé, qui travaille à celle de l’Hôtel-de-Ville. Un problème que la Mairie de Paris ne prend pas assez au sérieux, selon Bertrand Piéri : «Il n’y a pas de proposition pour les effectifs, mais ils nous ont laissé entendre qu’ils étaient ouverts à la création de postes. Mais ce n’est pas chiffré, ni écrit.» Le recours important aux étudiants vacataires, rémunérés à bas coûts, est également mis à l'index. «La médiathèque est ubérisée ».

 

Le mouvement, globalement favorable au travail du dimanche, s’interroge tout de même sur sa pertinence. Virgine Drucker, qui travaille un dimanche sur cinq, conteste: « J’ai peut-être remarqué un peu plus de familles, mais les statistiques ne sont pas établies […] Dans ma bibliothèque, on a beaucoup de gens qui n’ont pas de travail et qui viennent tous les jours. Dimanche ou pas dimanche, ils sont là ». Christine Huvé préconise une ouverture le lundi, plus pratique pour les lecteurs : « Je suis dans une des rares bibliothèques ouvertes le lundi, vous ne pouvez pas savoir le nombre de gens qui viennent en disant "Vous êtes les seuls ouverts le lundi, qu’est-ce que c’est bien !" ». L’impact sur la vie sociale des bibliothécaires s’en ressent : « Il y a beaucoup de collègues qui habitent en grande banlieue et qui, pour venir travailler cinq heures le dimanche, rencontrent de difficultés avec trois ou quatre heures de transport. Sans compter tous ceux qui ont besoin de faire garder leurs enfants au tarif de 150 € de baby-sitting alors que la prime est de 100€ » Interrogée par Libération, la Mairie de Paris, elle, ne compte pas revenir sur son « plan ambitieux d’ouverture des bibliothèques le dimanche ». L'intersyndicale a lancé un nouvel appel à la grève pour le 12 février.

 

Lire l’article de Libération

 

 

Bibliothèques : Les appels à la grève se succèdent depuis la nomination,d'un ancien révolutionnaire étudiant

Les bibliothécaires de Paris continuent leur mouvement de grève

              - J'ai confiance en toi petit, je sais que quand tu sera aux responsabilités ce sera la révolution permanente

                                                 - Je te jure Bernard, je ne te décevrais pas, promis !

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:50

 

Jean-Luc Mélenchon a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’élargissement des horaires d’ouverture des bibliothèques

 

Alors que les bibliothèques parisiennes étaient touchées par un mouvement social samedi 4 et dimanche 5 février, avec des revendications portant notamment sur les primes ou les créations de poste (lire ici), Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, qui tenait au même moment deux meetings en quasi-simultanéité à Lyon et à Paris grâce à un hologramme, a fustigé le projet d’Emmanuel Macron concernant l’ouverture le dimanche ainsi qu’en soirée des bibliothèques publiques.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui désire par ailleurs l’abrogation de la loi travail, le projet est juste un prétexte « pour aller faire bosser les gens le dimanche » puisque les établissements sont déjà ouverts le samedi. Il a également assuré à propos du candidat d’En Marche : « Celui-là, il a pourri la vie de milliers de gens ». Et d'enchaîner : « Il ajoute une catégorie, qui, dans le futur, va militer avec nous, les bibliothécaires ».

 

De fait, à l’instar de l’ancien Banquier devenu ensuite ministre des finances, rappelons que tout ceux qui militent pour l’ouverture des bibliothèques le dimanche sont aussi les mêmes qui sont pour des commerces ouverts sept jour sur sept et tard le soir. Pour « s’adapter aux  nouveau rythme de vie » qu’ils serinent pour mieux détruire la société et l’équilibre qui la régissait il y a peu encore.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                  Ouverture des bibliothèques le dimanche : Macron toujours en marche

- Mon cher Manu, faut aller par là !

- Mon cher Manu, faut aller par là !

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 11:59

 

Le Parisien : le 5 février 2017

 

Un préavis sera déposé dès lundi pour une nouvelle grève le dimanche 12 février à la médiathèque Hèlène Berr si la mairie de Paris ne fait pas de nouvelles propositions

 

Plusieurs dizaines de bibliothécaires ont manifesté ce samedi après-midi, 4 février, devant la médiathèque Hélène Berr (XIIe). Selon l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA, 50 % des bibliothécaires étaient en grève, ce qui a conduit à la fermeture d’au moins une vingtaine des soixante bibliothèques parisiennes (lire ici). Les mille bibliothécaires de la Ville de Paris réclament d’abord la revalorisation des primes de la filière culturelle « qui sont les plus basses de l’administration parisienne, de l’ordre de 150 à 200 € net mensuel », précise Bertrand Pieri, délégué CGT.

 

La deuxième revendication porte sur les effectifs de la médiathèque Hélène Berr (où travaillent 38 bibliothécaires) qui, depuis le 22 janvier, est la sixième bibliothèque ouverte le dimanche. « Nous avons besoin de la création de deux postes supplémentaires, sachant que pour ouvrir le dimanche, la Ville a engagé huit étudiants vacataires », souligne Bertrand Pieri qui annonce le dépôt d’un préavis dès lundi pour une nouvelle grève le 12 février à la médiathèque Hèlène Berr.

 

Au cabinet de Bruno Julliard (PS), premier adjoint d’Anne Hidalgo, on annonçait hier, sans plus de précisions, que « la ville a choisi de revaloriser le régime indemnitaire des bibliothécaires tout en poursuivant le plan ambitieux d’ouverture des bibliothèques le dimanche ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                        - Anne, je crains bien que nos imprécisions commencent à se voir

Paris : Primes, ouverture du dimanche… les bibliothécaires en colère
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:46

 

Livres-Hebdo : le 25 janvier 2017

 

L’intersyndicale a déposé un préavis de grève qui touchera l’ensemble du réseau samedi 4 février et les établissements qui pratiquent l’ouverture dominicale, dimanche 5 février. Les revendications portent sur les primes et les créations de poste

 

Les bibliothèques parisiennes seront touchées par un mouvement social samedi 4 et dimanche 5 février.

 

Décidée lors de l’assemblée générale des personnels du 20 janvier dernier, la grève touchera l’ensemble du réseau samedi 4 février et les cinq établissements concernés par l’ouverture dominicale, dimanche 5 février.

 

Les revendications portent sur les primes, l’augmentation proposée par la Ville de Paris étant jugée insuffisante par l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA), à l’origine du mouvement, et sur la création de postes supplémentaires à la médiathèque Hélène Berr, qui ouvre le dimanche depuis le 22 janvier 2017, sans moyens humains supplémentaires, selon les syndicats (lire ici).

 

Le 17 décembre dernier, une première grève avait conduit à la fermeture totale ou partielle de plus de la moitié des bibliothèques, selon les syndicats.

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

Les bibliothèques parisiennes en grève les 4 et 5 février
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:13

 

Le Parisien : le 24 janvier 2017

 

Quand Anne Hidalgo fait du Macron

 

Les habitués de la médiathèque Hélène-Berr (XIIe) seront peut-être privés de lecture le dimanche 5 février. Le vaste établissement municipal de la rue de Picpus fait partie des bibliothèques que la mairie compte désormais ouvrir tous les dimanches, de 13 heures à 18 heures.

 

Pour l'instant, seules cinq des cinquante-sept  bibliothèques de prêt de la capitale (dont Marguerite-Yourcenar dans le XVe, Marguerite-Duras dans le XXe et Françoise-Sagan dans le Ve) pratiquent l'ouverture dominicale. Sept nouveaux établissements municipaux devraient se rajouter à la liste.

 

Mais la mesure passe mal auprès des agents municipaux concernés qui réclament des renforts d'effectifs pour compenser l'extension des horaires. L'intersyndicale des bibliothécaires a déposé deux préavis de grève pour le premier week-end de février. Les agents seront invités à cesser le travail, le samedi dans toutes les bibliothèques qui ne fonctionnent pas le dimanche... et le lendemain dans celles qui sont déjà passées à l'ouverture dominicale.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

                           Ouverture le dimanche  : une simple question de posture

Paris : l'ouverture dominicale des bibliothèques contestée
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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:06

 

En décembre 2016, les bibliothécaires de la capitale avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017

 

En décembre 2016, les bibliothécaires parisiens avaient terminé l'année sur un mouvement social très suivi (lire ici). En cause, le faible montant des primes de la filière culturelle des administrations parisiennes et la politique d'ouverture dominicale mise en œuvre par la Mairie de Paris, avec des moyens insuffisants selon les personnels. Une colère qui ne semble pas être retombée en ce début de l'année 2017.

 

Ainsi pour faire le point sur les suites à donner à ce mouvement, l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) avait invité tous les personnels, le vendredi 20 janvier dernier, à la Bourse du Travail. Devant les propositions de la Ville de Paris jugées encore très insuffisantes sur l'augmentation des primes et l'absence de création de poste pour la prochaine ouverture du dimanche de la Bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), deux préavis de grève ont été déposés à l'issue de cette assemblée générale, rapportent les syndicats : le samedi 4 février pour l'ensemble du réseau parisien, et le dimanche 5 février pour les bibliothèques ouvertes le dimanche, soit Marguerite Duras (XXe), Marguerite Yourcenar (XVe), Françoise Sagan (Xe), François Truffaut (Ie) et bien sûr Hélène-Berr. (voir ici)

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », expliquait d'ailleurs un gréviste le 17 décembre dernier au site spécialisé ActuaLitté. Ce qui n'est pas vraiment le cas à la Ville de Paris puisque la direction des affaires culturelles est sommée de rendre des postes budgétaires chaque année pour exécuter le plan d'économie décidé par la maire Anne Hidalgo (lire ici)

 

« Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », ajoutait non sans raison une autre bibliothécaire, persuadée que la volonté municipale derrière les ouvertures dominicales a quelque chose d’idéologique. Pour preuve, l'amplitude horaire des ouvertures d'établissements de lecture publique de la capitale, notamment le matin ou encore pendant les vacances diminue globalement depuis au moins cinq ans.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                      Bibliothèques : la mairie de Paris a aussi ses frondeurs

- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

- Heu cette fois Bruno, j'y suis pour rien

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 15:40

 

ActuaLitté : le 17 decembre 2016

 

Engagés depuis plusieurs mois dans un bras de fer avec la Mairie de Paris sur les modalités d'ouverture du dimanche et leurs conditions de travail, des bibliothécaires parisiens ont fait grève ce samedi à l'appel des syndicats

 

Rassemblés devant la bibliothèque Parmentier (11e), récemment rouverte au public, puis devant la médiathèque Hélène Berr (12e), qui ouvrira les dimanches à partir du 22 janvier 2017, les bibliothécaires grévistes dénonçaient ensemble « un ras-le-bol ». Le dialogue avec l'administration parisienne à propos de l'ouverture de certains établissements le dimanche reste désormais « sans réponse » selon eux.

 

La mobilisation des personnels a été importante, avec vingt à trente établissements concernés sur la soixantaine que compte le réseau parisien. Buffon (Ve), Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (Ve), Drouot (IXe) Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe) ou encore Rostand (XVIIe) ont été fermés toute la journée, tandis que le service a été interrompu à Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe) ou Rabier (XIXe). Il ne s'agit pas de la première action concrète pour attirer l'attention sur les conditions de travail des bibliothécaires : le 12 mai dernier, les personnels s'étaient retrouvés dans la cour de l’hôtel d’Albret (IVe arrondissement), qui abrite les services de la direction des Affaires culturelles, pour faire part de leurs revendications.

 

Qui n'ont pas évolué : les personnels déplorent le manque de moyens engagés par la Mairie de Paris pour réaliser « une promesse électorale » d'Anne Hidalgo. « L'administration veut ouvrir de plus en plus, mais sans condition minimum pour le personnel : à Hélène Berr, il n'y aura que sept titulaires pour un établissement sur six étages. En cas d'incendie ou d'incident, ce sont des lecteurs, des personnes non formées, qui devront assurer l'évacuation », souligne une bibliothécaire. « Le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail essaie de faire valoir ces arguments auprès de l'administration, rien n'y fait. » Un gréviste s'interroge : « Et en cas d'attentat ? » Ses collègues le dissuadent d'évoquer de telles situations, extrêmes, mais le risque semble réel.

 

Auprès d'usagers parfois agacés, mais globalement attentifs à leurs revendications, les grévistes expliquent que l'absence de moyens aura aussi un impact sur le service aux usagers. Dès l'annonce de nouvelles ouvertures le dimanche, les personnels et syndicats ont mis en avant les demandes des usagers, qui concernent plutôt les ouvertures en matinées, les lundis ou en nocturne. « Dans les années 1980, les bibliothèques étaient ouvertes tous les jours de 10 heures à 19 heures en semaine, à part le jeudi matin pour une réunion interne, et il y avait une nocturne par semaine », explique une bibliothécaire qui met en avant trente ans d'ancienneté dans le réseau parisien. La fermeture de la bibliothèque Château d'Eau, pendant l'été 2016, a été mal vécue par certains : « Ouvrir plus cet établissement, notamment le lundi, aurait permis d'améliorer le service aux Parisiens. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage », constate cette bibliothécaire.

 

Bibliothécaires en grève à Paris : « C'est un ras-le-bol »

 

« Ouvrir le dimanche, c'est possible dans les pays où l'enveloppe budgétaire pour la culture est plus importante », tranche un gréviste. La promesse électorale d'Anne Hidalgo ne fait pas rêver les personnels, d'autant plus qu'elle prend des tours idéologiques selon certains grévistes. Au sein des élus parisiens, les bibliothécaires reçoivent peu de soutien sur cette question : seuls Nicolas Bonnet Oulaldj, président du groupe Communiste-Front de Gauche du Conseil de Paris, et Alexis Corbière, ancien conseiller de Paris et ex-Premier adjoint au maire du xiie arrondissement, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, sont venus écouter les grévistes.

 

« C'est une journée de salaire en moins, mais il faut faire des sacrifices pour pouvoir dire stop », explique un des grévistes présents. L'administration parisienne campe pour le moment sur ses positions, et les effectifs ne sont toujours pas suffisants pour assurer les ouvertures le dimanche, assurent les syndicats. Les personnels réclament également une revalorisation de leur prime, « parmi les plus basses de la ville de Paris alors que nous travaillons jusque 19 heures, le samedi toute la journée et bientôt le dimanche ».

 

Les bibliothécaires s'inquiètent également de la dégradation de leurs conditions de travail et de ses effets sur la santé des personnels : « Une de mes collègues habitant en banlieue éloignée, le train qu'elle emprunte en semaine ne circule pas le dimanche. Elle se débrouille en prenant un car qui l'emmène dans une autre gare, mais ce jour impose aussi une autre organisation : prendre sa voiture personnelle, payer le stationnement, autant de choses qui ne sont pas remboursées. Et si un couple de bibliothécaires travaille le dimanche, il faudra prévoir la garde. Pour beaucoup d'entre nous, le dimanche est le seul jour où il est possible de se voir en famille. »

 

Pour le moment, le travail du dimanche est volontaire, un dimanche sur cinq. Mais ce volontariat lui-même est critiqué : « À partir du moment où l'on travaille dans un établissement qui ouvre le dimanche, il faut travailler ou partir. C'est du volontariat obligatoire, à moins d'une mutation disciplinaire », dénonce un gréviste. Si certains sont résolument contre le travail du dimanche, d'autres déplorent seulement les conditions dans lequel il s'organise. En tout cas, la question divise : à la médiathèque Hélène Berr, l'équipe est partagée sur l'ouverture du dimanche. Pendant les vacances d'hiver, la question est résolue : les bibliothèques ouvertes le dimanche seront fermées ce jour-là. 

 

Lire l'article de ActuaLitté

 

 

        Paris : Nicolas Bonnet et venu soutenir les grévistes devant la bibliothèque Picpus (XIIe)

Bibliothécaires en grève à Paris : « C'est un ras-le-bol »
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