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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:46

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

L'appel de Grenoble aura été largement entendu : Une conférence de presse sera organisée le vendredi 24 mars, à l'attention des journalistes et des responsables politiques

 

Les bibliothécaires de Grenoble espéraient le soutien de la profession et une tribune au salon Livre Paris : visiblement, leur pari est relevé. Une conférence de presse sera en effet organisée le vendredi 24 mars, dans la foulée du rassemblement prévu à l'ouverture du salon, à 9h30, devant l'entrée principale du Pavillon 1, boulevard Victor, dans le XVe arrondissement de Paris.

 

À 11h, en salle « Connexions », allée B20, près du stand Radio France, « des bibliothécaires venus de toute la France prendront successivement la parole devant les journalistes et responsables politiques ». Des bibliothécaires de la ville de Grenoble, mais aussi de la Ville de Paris et d’autres communes de la région Ile–de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Plaine Commune, Sevran...), ainsi des bibliothécaires de la ville d'Amiens seront présents. Les personnels de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ont eux aussi confirmés leur participation au rassemblement.

 

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre Paris, devrait, selon nos informations, eux aussi envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession. « Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. À l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société », soulignaient les personnels de la ville de Grenoble dans leur appel.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

                Salon du Livre : les journalistes prêts pour le 24 mars

Les bibliothécaires en lutte organisent une conférence de presse au Salon du Livre de Paris
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:10

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

Les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la municipalité ne propose pas une autre solution

 

Les élections présidentielles s'approchent et, à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement de Paris, la tension monte. La mairie souhaite en effet organiser les scrutins des deux tours présidentielles dans l'enceinte de l'établissement. Alors que celui-ci reste ouvert aux usagers. Les personnels dénoncent une prise de risques inconsidérée.

 

En décembre 2015, pour les élections régionales, l'équipe de la médiathèque Marguerite Duras avait fermé les yeux : elle avait accepté d'accueillir en ses murs l'organisation des deux scrutins, tout en assurant le service aux usagers. En 2017, la mairie du XXe « a désigné la médiathèque Marguerite Duras comme bureau de vote, cette fois pour les élections présidentielles et législatives d’avril-juin 2017 », ce qui représente donc quatre dimanches pour lesquels l'établissement se transforme en bureau de vote.

 

Une bibliothèque comme bureau de vote, pourquoi pas, puisque des écoles sont réquisitionnées à cette fin. Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signale l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris, dont ActuaLitté a pu prendre connaissance. « Depuis l'annonce de cette réquisition, on assiste à une véritable fronde », nous indique un proche du dossier. C'est bien l'ouverture maintenue de l'établissement ces quatre dimanches qui irrite les personnels, dans un contexte où l'ouverture du dimanche de bibliothèques parisiennes a suscité une lutte sociale sans précédent avec la mairie de Paris.

 

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », indique l'équipe de la médiathèque. L'organisation de scrutins n'est pas à prendre à la légère, et nécessite une attention de premier ordre, mais c'est aussi pour des raisons de sécurité que l'équipe de la médiathèque ne souhaite pas accueillir ces scrutins : l'établissement peut accueillir au maximum 662 personnes, et l'effectif d'usagers se chiffre déjà à près de 500 personnes le dimanche.

 

« Ceci dans un contexte de plan Vigipirate en alerte maximale, où les médiathèques, comme tout lieu public, sont des cibles d’attaques potentielles », ajoute l'équipe de Marguerite Duras. Et pour cause : un projet déjoué d'attentat visait une médiathèque du réseau parisien. Selon nos informations, aucune réunion préalable avec les personnels n'a eu lieu. La direction des Affaires culturelles n'a pas encore répondu à nos appels, et nous ne sommes pas non plus parvenus à joindre la mairie du XXe. Fait exceptionnel pour une situation qui ne l'est pas moins, les personnels annoncent qu'ils exerceront leur droit de retrait si la mairie ne propose pas une autre solution. Autrement dit, les dimanches 23 avril, 7 mai, 4 juin et 18 juin 2017, les habitants du XXe devraient peut-être éviter la médiathèque pour exercer leur droit de vote...

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:28

 

ActuaLitté : le 8 mars 2017

 

Des bibliothécaires parisiens avaient choisi la date du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, pour se réunir devant l'Hôtel d'Albret, qui abrite la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. L’occasion d’un échange « vif » avec les hauts cadres de l’administration

 

 « Nous sommes ici, d'abord, parce que nous sommes des femmes », répondent d'emblée deux bibliothécaires d'Hélène Berr, médiathèque située dans le XIIe arrondissement de Paris. « Nous sommes aussi ici parce que notre métier est précarisé, comme ceux qui relèvent, du social ou de l'éducation. Institutrices, infirmières, bibliothécaires... Nous sommes des femmes, et cela suffit visiblement à impliquer un traitement que l'on fait au temps de vie des femmes qui n'est pas le même que celui que l'on fait aux hommes. »

 

Si les élus et politiques interpellés n'ont pas répondu à l'appel des bibliothécaires mobilisés, l'engagement des présents est palpable. Sur les quelques 70 bibliothécaires rassemblés dans la cour de l'Hôtel d'Albret, on distingue à la fois des hommes et des femmes : ce qui les réunit là est un souci commun pour la fonction publique et le service qu'elle assure. Depuis plusieurs semaines, une partie des personnels de la ville, soutenue par l'intersyndicale, a entamé un mouvement pour protester contre l'ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche dans les conditions proposées par la mairie, qui ne leur conviennent pas.

 

Le sujet est toujours au cœur des revendications : des dix postes réclamés au départ pour l'ouverture du dimanche de la médiathèque Hélène Berr, les personnels sont passés à deux : en face, la mairie leur propose deux contractuels à temps non complet, qui travailleraient le dimanche à Hélène Berr et dans un des soixante lieux de lecture publique de Paris le reste du temps, puis la mise en place d'une équipe volante, constituée, à terme, de titulaires, qui interviendrait dans les différents établissements selon les mêmes modalités. « Cela ressemble à une organisation du travail qui relève de la grande distribution ou du commerce : on reconnaît qu'il manque des agents, mais on ne crée pas de postes. On ne peut pas en accepter le principe », résume Marie-Claude Sémel, déléguée syndicale FSU. « Nous ne sommes pas une corporation, nous sommes là pour le service public, nous défendons nos primes, nos conditions de travail, notre vie de famille », nous explique une bibliothécaire d'Hélène Berr. « Le traitement que nous réserve la mairie touche à la fois les femmes et les hommes ».

 

Du travail du dimanche aux droits des femmes, les sujets fâchent dans les rangs des personnels. D'autant plus que « la mairie d'Anne Hidalgo se dit open, féministe et concernée », et ne lésine pas sur la communication en ce sens. « On nous abreuve de messages sur les droits des femmes ou les Jeux olympiques, puis on nous répète qu'il n'y a plus d'argent », souligne un bibliothécaire. Dans les rangs, le revirement de la maire de Paris sur le travail du dimanche ou l'opération Autolib avec Vincent Bolloré sont cités pour critiquer ouvertement la politique d'Anne Hidalgo. Alors que les personnels occupaient depuis une heure environ la cour de l'Hôtel d'Albret, Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, Véronique Astien, sous-directrice de l’éducation artistique et des pratiques culturelles, et Stéphane Lagier, sous-directeur de l'administration générale de la direction des affaires culturelles, sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.

 

Le premier sujet porte sur le régime indemnitaire, qui désigne des primes versées pour compléter le traitement budgétaire, le salaire de base, « souvent inférieur au SMIC ». Ce régime indemnitaire peut représenter jusqu'à 20 % du salaire, et les bibliothécaires ont le plus faible de toute la Mairie de Paris, « et l'administration le reconnaît » insiste Bertrand Pieri, délégué syndical CGT. Les personnels réclament une augmentation de 100 % de la prime moyenne annuelle qui leur est réservée, soit environ 3400 €, pour atteindre 6000 € au total. « Dans la filière administrative, ce régime peut atteindre 9 à 12.000 € », rappelle-t-il.

 

« Vous avez un effet de sidération et d'injustice face à ce décalage, nous en sommes parfaitement conscients », tempère Stéphane Lagier. « Nous sommes dans une démarche de progression, même si l'on peut dire que ce n'est pas assez. » « Je ne suis pas adjoint aux finances, c'est l'exécutif qui décide de la ventilation du budget », complète Noël Corbin, en insistant sur le fait que l'administration a reconnu « une injustice ». L'administration parisienne a proposé aux personnels d'obtenir 1000 € cette année, puis environ 600 € d'augmentation annuelle deux ans plus tard, ce qui termine de froisser les intéressés. « Pourquoi nous le faisons sur trois ans ? Parce que sur une année, budgétairement, ce n'est pas possible, la Ville n'en a pas les moyens. On le fait sur trois ans pour monter en force progressivement », assure Noël Corbin, tandis que les syndicats dénoncent « une proposition d'augmentation de 0,5 quand l'écart est de 1 à 4 » entre certaines catégories.

 

Sur l'ouverture du dimanche, la direction des affaires culturelles assure que le dialogue avec les personnels est permanent : « J'avais dit dès juillet dernier, à Hélène Berr, que nous allions ouvrir et voir au fur et à mesure. C'est ce que l'on fait. Nous n'avons pas dit : “C'est comme ça et pas autrement” », rappelle Noël Corbin. Selon le directeur des affaires culturelles, le renfort de deux contractuels et la mise en place d'une équipe volante est un premier pas vers le bon fonctionnement des établissements le dimanche. « C'est une solution d'équipe de renfort que nous sommes en train de mettre en place » défend Véronique Astien, sans convaincre les bibliothécaires présents.

 

« Des femmes vont se retrouver à devoir accepter ces emplois à temps partiels, nous allons être complices de la précarisation des femmes ? », s'inquiète l'une d'entre eux. « Pourquoi ne pas négocier une matinée supplémentaire d'ouverture avec l'adjoint à la culture Bruno Julliard ? Cela permettrait de revenir aux horaires antérieurs, en plus. Pourquoi cette obstination à ne pas embaucher ? », s'interroge Bertrand Pieri. Si elle évoque à nouveau les contraintes budgétaires, l'administration parisienne assure qu'elle sera aux côtés des personnels tout au long des mises en place des ouvertures du dimanche : « Toute personne qui ne veut pas travailler le dimanche voit avec le bureau des bibliothèques, on regardera les pistes, les postes et nous travaillerons avec vous, c'est un engagement. Les conditions physiques, hygiène et sécurité seront respectées, c'est ma responsabilité de directeur », assure Noël Corbin.

 

Malgré cette intervention attendue de la direction des affaires culturelles, certains ne se privent pas de témoigner pour appuyer leur présence en cette journée des droits des femmes : « J'ai passé trois concours, je suis bientôt à la retraite, je suis obligée de prolonger, ça fait quarante ans que je travaille dans les bibliothèques. Ma retraite va être de 1500 €. J'ai dû, en tant que femme, m'arrêter de travailler parce que j'ai eu des enfants, j'ai travaillé à 50 et à 80 %, je n'ai pas pu passer le concours de bibliothécaire parce que j'ai divorcé, je n'ai pas pu me rendre à Lyon... Voilà la situation des femmes aujourd'hui au bord de la retraite : 1500 € avec un loyer de 800 €, comment fait-on ? ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

Bibliothécaires en grève à Paris : les hauts cadres de la direction des affaires culturelles sont allés à leur rencontre pour entamer un dialogue parfois tendu.
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:56

 

« Face à une attaque sans précédent contre notre métier, nos emplois et les valeurs du service public, tous à Paris le 24 mars » lancent-ils à tous les professionnels de la lecture publique de France et de Navarre

 

Le Salon du Livre qui se tient depuis plusieurs années à la Porte de Versailles dans le XVème arrondissement de Paris va-t-il voir son édition 2017 bousculée dans ses habitudes par les défenseurs de la lecture publique ? C’est bien ce qui pourrait arriver avec l'initiative lancée par des bibliothécaires de la Ville de Grenoble (Isère), lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres entrainant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre ». Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle a été élu sur une liste gauche alternative comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs, la Gauche anticapitaliste mais aussi l’association démocratie écologie solidarité (ADES) et le Réseau citoyen sur un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

Une politique qui n'est certes par l’apanage de la municipalité grenobloise, puisque les bibliothèques municipales de France et de Navarre sont souvent les premières à faire les frais des coupes budgétaires comme le montrent les nombreux conflits un peu partout dans l’hexagone, comme à Sevran, Brest, Caen, Rouen, Metz, Marseille, Saint-Quentin-En-Yvelines, Lyon, Levallois, Auch, Clermont-Ferrand, Le Havre ou encore à Paris (pour une liste exhaustive, voir ici).

 

Face à ce constat, les bibliothécaires de Grenoble « convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur » appellent donc tous les professionnels de la lecture publique à rejoindre leur lutte. « Si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook. Un appel qui a pour objectif de constituer une délégation venue de tous les coins du territoire et qui se donne rendez-vous à 10 heures au Salon du Livre avant d’aller rejoindre le ministère de la fonction publique. Pour donner corps à cette initiative, le réseau social, Twitter a également été mis à contribution avec #deboutlesbibs.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Les bibliothécaires seront au Salon du Livre le 24 mars pour dénoncer les attaques envers la lecture publique

Les bibliothécaires grenoblois donnent rendez-vous à leurs collègues de l’hexagone au Salon du Livre
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 16:18

 

ActuaLitté : le 28 février 2017

 

Les bibliothécaires de Grenoble ont lancé un appel au rassemblement de leur profession lors du Salon du Livre de Paris, le 24 mars prochain, pour protester contre l'austérité et les restrictions budgétaires qui ont un impact direct sur l'exercice de leur métier

 

L'appel est désormais lancé : les bibliothécaires de Grenoble, soutenus par l'intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT, ont donné rendez-vous à leurs collègues et à toutes les professions du livre le vendredi 24 mars prochain, le matin, au Salon du Livre de Paris. « Sur un plan symbolique, ce choix nous paraît adéquat, car il s'agit d'un des hauts lieux où se défendent le livre et la chaîne du livre, et les bibliothèques en constituent un maillon important », nous explique un des professionnels qui feront le déplacement dans la capitale. Évidemment, le Salon du Livre de Paris est aussi « un temps fort, qui permet d'attirer les médias plus facilement ». Dans cette perspective, les organisateurs du Salon vont être sollicités pour qu'une tribune soit accordée aux manifestants, afin d'alerter la presse et le grand public sur leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.

 

Les bibliothécaires de Grenoble espèrent qu'un maximum de collègues se joindra à eux : si un trajet en bus est prévu pour les personnels de la ville, ces derniers comptent surtout sur le soutien des bibliothécaires parisiens, mobilisés depuis plusieurs mois pour défendre des conditions de travail qu'ils jugent précaires. « Quelque chose va sûrement s'enclencher, et d'autres professionnels feront le déplacement jusqu'à Paris », promet un professionnel. « Nous espérons aussi le soutien de toute la chaîne du livre », souligne un autre. Selon les organisateurs de cette manifestation, depuis le lancement de l'appel, les auteurs se sont montrés particulièrement solidaires : « Nous avons reçu plusieurs messages de soutien, et des illustrateurs nous ont même proposé d'utiliser leurs travaux pour des messages de lutte ». L'après-midi, les bibliothécaires iront à la rencontre de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, pour exposer leurs préoccupations.

 

À Grenoble, la municipalité envisageait la fermeture de trois bibliothèques, pour cause de réduction des dotations de l'État et, in fine, pour réaliser des économies. Les établissements Prémol et Hauquelin sont aujourd'hui bel et bien fermés : « Samedi dernier, Prémol a été vidé de ses livres et de ses étagères. Pour l'instant, on ne sait pas ce qu'il adviendra des livres », nous précise-t-on. Pour l'établissement Alliance, la situation est un peu plus particulière : l'établissement a été réduit de moitié en termes de surface et de personnel, pour abriter un « tiers lieu ». Le dialogue social, à Grenoble, reste difficile : les professionnels ont fait une grève en juillet, 2 en octobre et 4 en décembre dernier : « Cela s'amplifie, c'est sûr », remarque l'un d'entre eux.

 

Les collègues parisiens auront sûrement à cœur de ne pas manquer le rendez-vous : depuis plusieurs semaines, ils sont engagés dans un mouvement de grève qui dénonce les conditions imposées par la Mairie de Paris pour l'ouverture dominicale des établissements.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

Comme avec Anne Hidalgo en 2011, y aura du beau monde au Salon du Livre le 24 mars

Les professionnels de la lecture publique demandent  le soutien des organisateurs du Salon du Livre

- Dans ce cas, je reviens dédicacer mon livre et pour l'occasion j'amènerais aussi Eric Piolle

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 15:37

 

Télérama : le 24 février 2017

 

Pour le troisième dimanche consécutif, la médiathèque Hélène Berr (XIIe) est restée portes closes. La raison : un mouvement social de protestation contre le manque de moyens humains prévus pour accompagner l’ouverture dominicale, effective depuis fin janvier

 

Sur la vitre des portes automatiques de la médiathèque Hélène Berr (XIIe), un message laconique informe les visiteurs : « En raison d'un mouvement de grève, la médiathèque sera fermée aujourd'hui dimanche 19 février ». Aucune mention sur les causes de cet arrêt de travail. Ce qui aurait pourtant pu donner lieu à un exercice de style assez intéressant : car ce sont précisément les conditions d'ouverture dominicales qui sont à l'origine d'un mouvement social entamé il y a trois semaines, après deux premiers dimanches d'ouverture, les 22 et 29 janvier (lire ici). Alors que le sujet des horaires des bibliothèques vient de s'inviter dans la campagne présidentielle (Emmanuel Macron veut que « toutes les bibliothèques de France » soient ouvertes « en soirée, le week-end » comme dans de nombreux autres pays), le cas parisien vient illustrer que de la déclaration d’intention à la mise en pratique il y a un fossé que la Mairie de Paris franchit avec difficulté.

 

Sur le principe, la cause est — majoritairement — entendue : « Sans se focaliser uniquement sur le dimanche, nous défendons l'élargissement des horaires — à l'heure du déjeuner, plus tard le soir... — car on sent bien qu'il y a une demande sociale et un changement des usages : de plus en plus les gens viennent utiliser les espaces, plus que les collections », témoigne Xavier Galaup, président de l'Association des bibliothécaires de France. Il suffit d'aller flâner un dimanche après-midi à la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXe arrondissement, pour s’en convaincre. Entre les familles, les étudiants, les collégiens préparant un exposé et les âmes solitaires lisant le journal, trouver une table libre pour poser son ordinateur ou un siège pour bouquiner relève de l'exploit.

 

Dans la capitale, si l'on excepte une structure spécialisée, la bibliothèque du cinéma François Truffaut, quatre établissements généralistes sont ouverts le dimanche : Marguerite Yourcenar (XVe), Marguerite Duras (20e), Françoise Sagan (Xe) et la Canopée aux Halles (Ier). Toutes sont des équipements inaugurés entre 2008 et 2016 et qui, dès le départ, étaient prévus pour cette offre dominicale, avec un projet d'équipe orienté dans ce sens et des espaces pensés pour les nouveaux usages.

 

Le cas de la médiathèque Hélène Berr est différent : il s'agit de la première des sept bibliothèques du réseau préexistant choisies par la Ville de Paris pour que, d'ici à la fin de la mandature en 2020, chaque grand bassin de vie dispose d'un équipement ouvert le dimanche. Une orientation dont le bien-fondé n’est pas contesté. « En général, les collègues y sont favorables ; ils voient bien l'utilité pour le public, poursuit Xavier Galaup. Après, cela doit se faire dans de bonnes conditions : une fois la décision prise, la négociation prend du temps, notamment pour anticiper le changement pour les bibliothécaires qui n'avaient pas prévu de travailler ce jour-là. Parfois aussi les espaces ne sont pas conçus pour un fonctionnement avec des effectifs réduits, notamment dans certains établissements qui ne sont pas rénovés ou sur plusieurs niveaux ». Nota bene : la médiathèque Hélène Berr compte six étages…

 

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

La bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (Paris XIIe) compte bien six niveaux

 

Mais cette contrainte architecturale n’est pas le principal — en tout cas pas le seul — point d’achoppement : « Les personnels étaient partagés entre les pour et les pas complètement contre, à la condition que cela soit fait avec les moyens adéquats, témoigne Bertrand Pieri, délégué CGT à la direction des affaires culturelles. Or la Mairie n’a pas fourni les effectifs nécessaires. Nous avions chiffré qu’il fallait 10 postes supplémentaires ; la Mairie en a accordé six, dont trois emplois-étudiants ».

 

Au cabinet de Bruno Julliard, maire-adjoint à la culture, on argumente à base de démonstration arithmétique : « Le nombre postes à Hélène Berr est passé de 32 à 38. Concrètement il y a eu une hausse de 19% des personnels alors que le nombre d'heures travaillées a progressé de 14% ». Sauf que le dimanche, les équipes tournent à moindre régime avec une affluence soutenue. Et que la grogne sur les conditions de travail en fin de semaine, à laquelle se greffent des revendications salariales, ne sont pas l’apanage de la médiathèque du XIIe. En témoignent la mobilisation organisée le 4 février devant ses portes (25 établissements avaient répondu à l’appel de l’intersyndicale) et la solidarité affichée par d'autres bibliothèques « du dimanche » : le 12 février, les deux Marguerite (Duras et Yourcenar) avaient aussi baissé le rideau et le 19, Françoise Sagan a fermé deux heures plus tôt que d’habitude.

 

Ouverture du dimanche : chez Bruno Julliard, on se défend de toute précipitation

Travail du dimanche : à Paris, des bibliothécaires se rebiffent

   - Et pourtant je vais quand même dans le mur !

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:49

 

ActuaLitté : le 21 février 2017

 

Et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève

 

Cela fait déjà trois dimanches de suite que la bibliothèque parisienne Hélène Berr se met en grève. Pour le personnel de cet établissement situé dans le XIIème arrondissement, il s’agit d’attirer l’attention de la mairie sur les conditions de travail. Les agents en grève réclament notamment la création de deux postes de bibliothécaires supplémentaires, rapporte la CGT Culture.

 

D’autres établissements parisiens ont régulièrement soutenu ce mouvement de mobilisation dominical en fermant eux aussi leurs portes au public, que ce soit les bibliothèques François Truffaut (Ier), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe) et Françoise-Sagan (Xe).

 

Pour l’instant, la mairie de Paris n’a pas donné suite à ce mouvement et les discussions restent au point mort entre Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, et le personnel en grève. Ces derniers demandent aussi le rattrapage des primes de la filière culturelle sur celles des autres agents de la Ville. D’autres mouvements de grève devraient donc intervenir durant les semaines qui arrivent.

 

Lire l’article d'ActuaLitté

 

 

La grève dominicale s’installe à la bibliothèque Hélène Berr (Paris XIIe)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:52

 

Le Parisien : le 15 février 2017

 

« Anne Hidalgo et Bruno Julliard  jouent le pourrissement de la situation », déplorent les syndicats

 

Le mouvement de grève des bibliothécaires parisiens, qui protestent notamment contre les conditions d’ouverture le dimanche, se poursuit. Le 12 février, trois des six médiathèques ouvertes le dimanche (Marguerite-Duras dans le XXe et Hélène-Berr dans le XIIe, mais aussi Marguerite-Yourcenar dans le XVe), sont restées fermées (lire ici). Ce lundi, l’intersyndicale CGT-FO-SUPAP-UCP-UNSA a annoncé avoir déposé un nouveau préavis pour dimanche prochain.

 

« La Ville attend que le mouvement se durcisse. Elle joue le pourrissement de la situation », déplore Bertrand Pieri, délégué CGT pour la culture. L’intersyndicale – qui souhaite « rencontrer directement Bruno Julliard, premier adjoint d’Anne Hidalgo » – met en avant deux revendications. Les mille bibliothécaires travaillant dans les soixante bibliothèques parisiennes demandent d’abord la revalorisation des primes de la filière culture, « les plus basses de l’administration parisienne, de l’ordre de 150 à 200 € mensuels », selon Bertrand Pieri. D’autre part, les syndicats réclament la création d’ « au moins deux postes » à la médiathèque Hélène-Berr où travaillent 38 bibliothécaires. L’ouverture le dimanche de cet établissement depuis le 22 janvier, a nécessité le recours à sept étudiants vacataires.

 

Au cabinet de Bruno Julliard (PS), on souligne que « la concertation menée depuis plusieurs semaines, a abouti à une augmentation moyenne de 47 % de la prime des agents d’ici à 2020 ». Quant à l’ouverture le dimanche, « c’est un engagement de campagne d’Anne Hidalgo », rappelle-t-on à l’Hôtel de Ville où l’on assure que « la concertation permettra d’adapter de manière optimisée les effectifs à l’organisation du travail ».

 

Lire l’article du Parisien

 

 

                     Grève des bibliothèques : la mairie de Paris joue le pourrissement

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

- Tu vois mon Juju, toi aussi tu t'inspires de ma méthode

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:59

 

ActuaLitté : le 13 février

 

Ce dimanche 12 février, trois bibliothèques continuaient la mobilisation contre l'ouverture des établissements de prêt le dimanche dans les conditions proposées par la mairie. D'autres préavis de grève ont été déposés

 

Troisième mouvement de grève ce week-end pour les bibliothécaires parisiens opposés à l'ouverture des établissements de prêt le dimanche, dans les conditions proposées par la Mairie de Paris. La moitié des établissements qui ouvrent le dimanche dans la capitale, Yourcenar, (XVe) Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe) ont donc fermé leurs portes en signe de mécontentement ce dimanche 12 février (lire ici). A noter qu'Hélène Berr-Picpus est le dernier établissement que la Mairie a désigné pour l'ouverture le dimanche, dans des conditions très critiquées.

 

L'intersyndicale et une partie du personnel des bibliothèques parisiennes réclament à la Mairie de Paris plus de moyens mis en œuvre pour l'ouverture le dimanche, notamment des embauches de titulaires. D'une manière générale, les bibliothécaires dénoncent aussi un manque de dialogue et d'échanges avec l'administration parisienne.

 

« L’ouverture du dimanche découle d’une volonté des élus – et nous sommes fonctionnaires, présents pour appliquer la politique choisie, c’est notre mission. Pourtant, aucun autre argument n’est avancé : c’est une volonté de la mairie, voilà tout ce que l’on entend. Ou de la maire, plus exactement, puisqu’au sein du Conseil de Paris, l’idée n’enchanterait pas tout le monde », expliquait un gréviste la semaine passée, à ActuaLitté. D'autres préavis de grève ont été déposés pour les dimanches à venir.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

                      Les bibliothécaires parisiens étaient de nouveau en grève ce week-end

Les bibliothécaires parisiens à nouveau en grève
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:55

 

Libération : le 7 février 201

 

L'intersyndicale des bibliothécaires parisiens, remontés contre le travail du dimanche et le manque d'effectifs, avait une nouvelle fois appelé à la grève les 4 et 5 février. Une nouvelle mobilisation est prévue le 12 février.

 

Sous un ciel pluvieux, une trentaine de manifestants s'étaient réunis samedi 4 février devant la médiathèque Hélène-Berr (Paris XIIe). C'était le deuxième mouvement de grève des bibliothécaires parisiens après celui du 17 décembre. Car les bibliothécaires ne décolèrent pas. Le lendemain, les grévistes du samedi étaient relayés par ceux des bibliothèques ouvrant le dimanche – dont Hélène-Berr. Parmi les griefs, le travail dominical occupe en effet une bonne place. Si le mouvement n’est pas hostile au travail du dimanche en tant que tel, il juge problématique les conditions dans lesquelles il s’effectue.

 

 « Nous avons trois revendications, explique Bertrand Piéri, syndicaliste de la CGT Culture. Une revendication globale sur les effectifs et les conditions de travail; une seconde sur le rattrapage des primes de la filière culturelle, les plus basses de la Mairie de Paris; et enfin une troisième qui réclame des effectifs corrects pour la bibliothèque Hélène-Berr qui ouvre le dimanche ». L’établissement est en effet ouvert le dimanche depuis le 22 janvier 2017. Les négociations avec la municipalité n’aboutissent pas, comme le déplore Virgine Drucker, bibliothécaire et syndicaliste de la SUPAP [syndicat parisien dépendant de la FSU, ndlr] : « La mairie de Paris nous dit que c’est donnant-donnant, mais c’est un rapport de force systématique […] Elle ne nous a rien promis, a dit être ouverte à la discussion, mais les quatre-cinq réunions qu’on a eues avec elle n’ont pas abouti ». De surcroît, les syndicats estiment que le montant des primes des bibliothécaires ont quarante ans de retard sur les autres.

 

L’entourage de Bruno Julliard, adjoint d’Anne Hidalgo à la Culture, affirme que « la Ville de Paris a choisi de revaloriser le régime indemnitaire [les primes, ndlr] des bibliothécaires » sans pour autant donner de chiffres précis. « Dans ma catégorie, on a des primes annuelles de 3 300 € et les agents des finances ont de 10 000 € à 15 000 € », détaille Virgine Drucker. La féminisation du métier justifie ce retard, selon elle : « Culture, livres, intérêts et femmes, pas besoin de paye puisque les maris avaient la paye ! […] Les femmes ont aussi besoin d’autre chose que d’argent de poche ». Ceci-dit le métier devient de plus en plus masculin.

 

Les manifestants déplorent aussi le manque de personnel, qui a notamment entraîné la fermeture de petites bibliothèques. « Les effectifs ont été calculés très juste pour les nouvelles bibliothèques ouvertes d’emblée le dimanche », regrette Isabelle Beheran, bibliothécaire dans le Ve arrondissement. « Avec deux personnes par étage, on ne peut pas voir quand il y a un problème », estime Christine Huvé, qui travaille à celle de l’Hôtel-de-Ville. Un problème que la Mairie de Paris ne prend pas assez au sérieux, selon Bertrand Piéri : «Il n’y a pas de proposition pour les effectifs, mais ils nous ont laissé entendre qu’ils étaient ouverts à la création de postes. Mais ce n’est pas chiffré, ni écrit.» Le recours important aux étudiants vacataires, rémunérés à bas coûts, est également mis à l'index. «La médiathèque est ubérisée ».

 

Le mouvement, globalement favorable au travail du dimanche, s’interroge tout de même sur sa pertinence. Virgine Drucker, qui travaille un dimanche sur cinq, conteste: « J’ai peut-être remarqué un peu plus de familles, mais les statistiques ne sont pas établies […] Dans ma bibliothèque, on a beaucoup de gens qui n’ont pas de travail et qui viennent tous les jours. Dimanche ou pas dimanche, ils sont là ». Christine Huvé préconise une ouverture le lundi, plus pratique pour les lecteurs : « Je suis dans une des rares bibliothèques ouvertes le lundi, vous ne pouvez pas savoir le nombre de gens qui viennent en disant "Vous êtes les seuls ouverts le lundi, qu’est-ce que c’est bien !" ». L’impact sur la vie sociale des bibliothécaires s’en ressent : « Il y a beaucoup de collègues qui habitent en grande banlieue et qui, pour venir travailler cinq heures le dimanche, rencontrent de difficultés avec trois ou quatre heures de transport. Sans compter tous ceux qui ont besoin de faire garder leurs enfants au tarif de 150 € de baby-sitting alors que la prime est de 100€ » Interrogée par Libération, la Mairie de Paris, elle, ne compte pas revenir sur son « plan ambitieux d’ouverture des bibliothèques le dimanche ». L'intersyndicale a lancé un nouvel appel à la grève pour le 12 février.

 

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Bibliothèques : Les appels à la grève se succèdent depuis la nomination,d'un ancien révolutionnaire étudiant

Les bibliothécaires de Paris continuent leur mouvement de grève

              - J'ai confiance en toi petit, je sais que quand tu sera aux responsabilités ce sera la révolution permanente

                                                 - Je te jure Bernard, je ne te décevrais pas, promis !

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale Revue de presse
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