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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:12

 

 

« Au nom du groupe régional, nous tenons à nous montrer solidaires de nos collègues en difficulté et à les soutenir dans l’exercice de notre métier » déclare l’association des bibliothécaires de France dans une lettre ouverte

 

C’est une petite bombe qu’a lâchée l’association des bibliothécaires de France (ABF) de la région du Languedoc-Roussillon. C'est certes un peu flou et on ne sait pas exactement quels sont les établissements concernés mais l’ABF pourtant d’habitude très prudente ne fait pas dans la demi-mesure dans sa lettre ouverte publiée sur le site officiel de l’association.

 

« Nous observons divers cas qui procèdent des mêmes ressorts (abus de pouvoir, mises à l’écart, placardisations, harcèlement), entraînant des divisions dans les équipes, la remise en cause des professionnels et de leurs compétences mais aussi le déclassement des établissements » dénoncent ainsi les auteurs de cette missive basés à Montpellier, lesquels rajoutent même que « dans la région, de nombreux équipements sont en danger » (lire ici). C’est plus que du lourd, c'est même carrément du brutal !

 

Cette alerte lancée aux élus et aux usagers ayant pour but de « dénoncer et rendre visible cette situation alarmante tant sur le plan humain : des personnels en souffrance, que sur le plan structurel : la déqualification des établissements », il reste maintenant aux représentants de l’ABF du Languedoc à se montrer un peu plus précis. Néanmoins à croire leurs accusations on peut d'ors et déjà penser que la vie des bibliothécaires autour de la région de Montpellier n'a vraiment rien d'idyllique.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

L’ABF dénonce « le harcèlement et les méthodes brutales » dans les bibliothèques du Languedoc-Roussillon
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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 13:54

 

ActuaLitté : le 20 avril 2017

 

Les personnels de la médiathèque Marguerite Duras, dans le XXème arrondissement de Paris contestaient l'idée de voir l'établissement, désigné comme un bureau de vote, ouvert au public au cours des quatre dimanches électoraux à venir. Sécurité et bon déroulement des scrutins étaient en jeu, estimaient les bibliothécaires, qui menaçaient de faire grève


Les personnels de la médiathèque auront finalement remporté leur bras de fer avec l'administration parisienne : fin mars, ActuaLitté révélait le courrier que les bibliothécaires de l'établissement avaient fait parvenir à la Direction des Affaires culturelles de Paris. Dans cette lettre, ils s'inquiétaient de l'organisation de 4 scrutins électoraux entre les murs de la médiathèque alors que celle-ci devait rester ouverte au public.

« Préoccupant, car la médiathèque Marguerite Duras connaît des records de fréquentation précisément les dimanches, avec une bibliothèque saturée dès 14 heures. Il faudra donc accueillir, en plus d’un public habituel déjà très exigeant et avec une équipe réduite (10 titulaires, 12 étudiants), des scrutins nationaux à très forte participation », soulignaient les personnels. La mairie de Paris avait répliqué en affichant les dispositions prises pour assurer la bonne tenue des scrutins : des renforts en matière de sécurité et de logistique, si bien que, selon l'administration, les personnels n'auraient pas eu à se préoccuper des bureaux de vote, mais uniquement du service aux usagers.

Peine perdue : la majorité des personnels de Duras n'adhérait toujours pas à l'idée d'une médiathèque ouverte aux usagers pendant ces journées électorales présidentielles et législatives. « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », indiquaient les bibliothécaires dans un nouveau courrier.

Finalement, un préavis de grève était déposé par les organisations syndicales, faute d'accord entre la mairie et les personnels. Et cette extrémité semble avoir fait plier l'administration : l'établissement sera fermé au public au cours des quatre dimanches électoraux, alors qu'il fait d'habitude partie des équipements ouverts le dimanche (après-midi, en l'occurrence). « [L]a Médiathèque Marguerite Duras ne sera pas ouverte au public lors des quatre dimanches d’avril à juin où se tiennent les scrutins électoraux », indique ainsi l'administration aux organisations syndicales, rapporte le blog CGT Culture. Agents contractuels et titulaires seront rémunérés normalement, en raison de la nature exceptionnelle de cette fermeture administrative, a précisé l'administration.

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

 

                  Elections à Duras : les syndicats menaçaient de faire grève

Élections : la médiathèque Marguerite Duras (XXe) sera finalement fermée

                                     - Pfff, y en a marre de tout ces insoumis !

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 10:35

 

Celui qui est présenté par les journalistes énamourés comme le « premier syndicat de France » ne l’est ni en suffrages ni en nombre d’adhérents. En tout cas pas encore

 

« La CFDT devance la CGT et devient le premier syndicat de France au niveau national ». La formule a été reprise en cœur par tous les commentateurs qui visiblement attendaient cette nouvelle depuis toujours. Même le 20 heures de France2 y a consacré de longues minutes alors qu’habituellement ce journal télévisé parle rarement de l’actualité sociale et syndicale. Sauf…. que l’information était fausse ! En effet, « au niveau national » la CGT est toujours la première organisation tant en terme d’adhérents que de nombre d’électeurs. Mais alors comment est-ce toujours possible ? Explication.

 

Si la presse, unanime, a catapulté la CFDT « premier syndicat de France », c’est suite au communiqué du Ministère du Travail rendant public le résultat agrégé de plusieurs types de scrutin : élections des représentants du personnel (comités d’entreprise ou délégués du personnel) qui se sont tenues dans les entreprises d’au moins onze salariés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016 ; vote des salariés des très petites entreprises (les TPE, moins de onze salariés, qui n’ont pas d’élections professionnelles), qui s’est déroulé par correspondance en janvier 2017 ; et enfin, les élections de janvier 2013 dans les collèges salariés des chambres départementales d’agriculture.

 

Et c’est vrai qu’à la lecture de ces résultats, l'organisation dirigée par Philippe Martinez en sort affaiblie puisque qu'elle passe de 26,77 % des suffrages exprimés lors de la précédente mesure (en 2013) à 24,85 % cette année. La CGT perd non seulement 50 000 voix mais se trouve désormais reléguée en deuxième position. A contrario, la CFDT progresse en voix (+65 000), et donc en suffrages exprimés (26,37 %, contre 26% la fois précédente) ce qui, dans ce calcul, la met très (mais seulement très) légèrement en tête.

 

La CFDT, ce mythe médiatique

                            Représentativité : Philippe Martinez fait la tête

 

Mais, ce qu’ont oublié de préciser les commentateurs présentateurs du monde médiatique, est que ces résultats ne concernent que le secteur privé et ne représentent donc pas l’ensemble du monde du travail dans un pays où le poids de la fonction publique est très important (plus de cinq millions d’agents). Et là, en additionnant les suffrages exprimés dans le privé et ceux des fonctionnaires (automne 2014), la CGT reste encore la première organisation avec un score de 23,9%. Dans un mouchoir de poche, il est vrai, puisque la CFDT, seconde, fait à peine moins avec 23,6%. Pas de quoi pavoiser certes pour la centrale de Montreuil. Mais un focus que les journalistes ont soigneusement omis d'utiliser.

 

Un autre mythe est également largement répandu dans certains médias : « la CFDT est le premier syndicat en terme d’adhérents ». Ainsi, Le Figaro, dans un article intitulé « CFDT-CGT, le match en chiffres », accorde, comme la plupart de ses confrères, 860 000 adhérents à la CFDT, et renvoie la CGT très loin derrière avec quasiment deux cent mille cotisants de moins. Toutefois, il semble que les journalistes n’ont pas beaucoup creusé pour vérifier cette assertion car selon une étude, certes vieille de dix ans, on apprend que la CFDT gonfle allégrement les chiffres de ses syndiqués par un subtil mode de calcul. Lequel a toujours cour.

 

Subtil mais en fait très simple : le nombre d'adhérents est calculé à partir du nombre de timbres mensuels acquittés à la confédération. Celle-ci divise ensuite ce nombre…. par huit mois au lieu de douze mois comme il faudrait le faire ! Une manip d’autant plus imparable que désormais les cotisations se font par prélèvement automatique. Si bien que la gonflette dépasse de 40 % le chiffre attendu. Mieux que Lance Armstrong ! Ce qui fait qu’avec un nombre réel d’adhérents qui doit plutôt flirter avec les cinq cent mille, l'organisation de Laurent Berger reste donc toujours derrière la CGT qui doit se situer autour de six cent mille syndiqués. Même si cette dernière ne doit sans doute pas cracher sur un petit « pot belge » pour améliorer elle aussi ses performances, c’est quand même dans de moindres proportions (lire ici).

 

Ceci dit, la centrale de Montreuil ne devrait pas pavoiser pour autant, car même si la prise en compte des voix de la fonction publique restaure la CGT dans sa position de première organisation dans le pays, elle connaît un déclin continuel. Et sans doute irrémédiable tant la CGT perd du terrain jusque dans ses bastions qui étaient, il y a encore peu de temps, jugés comme inexpugnables, faute sans doute de vouloir voir les nouvelles réalités du travail. Une situation analysée par Karel Yon, docteur en science politique et spécialiste du monde syndical, dans un article très fouillé, et en tout cas loin des « vérités » habituellement véhiculées sur le champ social. Il est à lire ici.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                                  La CFDT, le syndicat préféré des journalistes ?

La CFDT, ce mythe médiatique
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:46

 

ActuaLitté : le 10 avril 2017

 

L'organisation des prochaines élections présidentielles et législatives à la médiathèque Marguerite Duras reste problématique : les personnels de l'établissement s'opposent à l'installation des bureaux de vote pour des raisons de sécurité et de confort des usagers. Un préavis de grève a été déposé par les organisations syndicales, pour les quatre jours de scrutins

 

Fin mars, ActuaLitté révélait le duel entre les personnels de la médiathèque Marguerite Duras et la mairie du XXe arrondissement autour de l'organisation des scrutins des 23 avril, 7 mai, 11 et 18 juin prochains. Les bibliothécaires s'opposaient à l'organisation de ces scrutins dans la mesure où l'établissement devait rester ouvert, selon la mairie du XXe et la mairie de Paris Sauf que « les lieux de vote en France sont habituellement fermés au public », signalait l'équipe de la médiathèque dans un courrier envoyé à la direction des Affaires culturelles et au Bureau des bibliothèques de la Ville de Paris. D'après les personnels, le maintien du service aux usagers de la médiathèque pendant les scrutins créait des risques inconsidérés pour la bonne organisation des scrutins et la sécurité des citoyens.

 

La mairie de Paris, sollicitée par ActuaLitté, avait expliqué que « les effectifs de la sécurité ont été doublés, ce qui porte à quatre le nombre de vigiles », et qu'« un représentant du Bureau des bibliothèques et de la lecture [serait] présent en renfort » au cours des scrutins. La mairie indiquait par ailleurs : « Nous ne souhaitons pas fermer l'établissement, car il rencontre un vif succès le dimanche, et les usagers sont heureux d'avoir accès à cet établissement et à ses services ».

 

Un second courrier avait été envoyé à la Direction des Affaires culturelles de Paris, quelques jours plus tard, pour souligner à nouveau l'opposition des personnels et les arguments qui la motivaient. Et des questions plus pratiques : « [Q]ui sera en charge d’organiser les flux de personnes durant les horaires d’ouverture de la médiathèque (13h-18h), et selon quels critères : les électeurs seront-ils prioritaires sur les usagers de la bibliothèque ? [...] Nous savons par expérience que dans le cas d’évènements organisés au sein de la médiathèque le public adresse ses demandes de façon indifférenciée aux bibliothécaires et aux personnes responsables de l’évènement », s'interrogeaient les personnels.

 

La mairie avait de nouveau apporté des éléments de réponse, en expliquant que la Direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires supervisait l'organisation du scrutin. Ces éléments n'ont pas convaincu les personnels, qui ont demandé le dépôt d'un préavis de grève aux organisations syndicales. CGT, FO, SUD et SUPAP demandent à la mairie de « ne pas ouvrir au public la bibliothèque ces jours-là du fait de l’organisation d’un bureau de vote au sein de l’établissement. Ces deux activités ne nous semblent pas pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions sur un même lieu », rapporte le blog de la CGT Culture.

 

Le préavis de grève rappelle la principale préoccupation des personnels : « [L]e bureau de vote doit être un lieu neutre. Le flux des personnes entrant et sortant ne sera pas distinct. Les personnes pourront circuler d’une activité à l’autre. La confusion sera de mise et la pression sur les personnels plus importante encore que les dimanches habituels et cela aura un impact négatif tant sur la qualité du service public que sur les conditions de travail des agents ».

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

              Elections : la mairie de Paris s'y prends vraiment comme des manches

Paris : préavis de grève pour la médiathèque Marguerite Duras (XXe)

    - Fallait bien trouver quelque chose pour célébrer en beauté la fin de ce quinquennat

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 11:14

 

Un dispositif « dangereux » selon l’UCP, le syndicat des cadres parisiens

 

La radicalisation religieuse est un thème hautement sensible dans le monde du travail. Et la mairie de Paris n’avait pas échappé au phénomène puisque après les attentats du Bataclan la presse avait révélé « la dérive communautaire » de plusieurs agents municipaux (lire ici). Pour détecter d’éventuels profils à risque, l’Hôtel de Ville a donc décidé de passer à la vitesse supérieure en lançant un grand dispositif « de prévention de la radicalisation » dont l’un des outil est la création d’une adresse mail, radicalisation@paris.fr, qui permettrait à des agents de signaler des comportements de collègues jugés comme suspects.

 

Une initiative qui a fait bondir l’UCP, le syndicat des cadres parisiens, lequel dans un communiqué dénonce un dispositif « inutile, voire dangereux » qui aura pour conséquence d’installer « un climat toxique au sein des équipes ». « Les personnels estiment (..) qu’ils ne peuvent évoluer dans un espace de travail ou se déploie la méfiance et la suspicion généralisée » poursuit le syndicat. Les cadres de la mairie de Paris redoutent également « de possibles dérives qui se verraient cautionnées par un discours et des dispositifs institutionnels ».

 

Mais l’UCP n’est pas seule, loin de là, puisque cette citique est également partagée par les syndicats CGT et FSU de la mairie de Paris. « La mise en place d’une adresse mail dédiée, prend le risque de mettre au pilori des agents ou des usagers sur simple dénonciation » ont ainsi affirmé les deux organisations dans un communiqué commun. Et tous réclament à une administration tétanisée l’abandon en l’état du dispositif.

 

Une polémique qui tombe mal en cette période de campagne électorale et que l’exécutif municipal dirigé par Anne Hidalgo n’avait pas vu venir. Et qui a réduit au silence la première magistrate socialiste, elle qui est d’habitude si bavarde (et sur tout les sujets). Une méthode radicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Radicalisation : la Ville de Paris lance une adresse mail pour débusquer ses agents

                        - Pfff, je croyais que ça concernait que des radicaux de gauche

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:11

 

Le candidat insoumis avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que ces défenseurs de la lecture publique attendaient sa présence

 

C'était pourtant une occasion rêvée. De nombreux bibliothécaires venus de plusieurs communes de France (Grenoble, Amiens, Clamart, Plaine-Communes, Vitry-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Paris...) s'étaient donnés rendez-vous le vendredi 24 mars au Salon du Livre de Paris pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. Des bibliothécaires qui dénoncent les fermetures d'établissement ou les restrictions budgétaires qui ont cours ces dernières années dans de nombreuses municipalités souvent sous couvert de politiques d'austérité consécutives aux baisses de dotation de l’État.

 

« Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » pouvait-ton d'ailleurs lire dans le manifeste de ces bibliothécaires publié sur leur page Facebook. De quoi en principe attirer l'attention de nombreux politiques en cette période électorale.

 

Justement, hasard du calendrier, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle sous l’étiquette de la France Insoumise et ardent partisan d'une ligne anti-austérité était lui aussi ce même vendredi 24 mars en visite au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. L'occasion pour lui d'aller à le rencontre des « bibliothécaires en lutte » et de leur apporter un soutien sans faille ?

 

En fait, pas vraiment. Car il y avait un os dans cette bataille des défenseurs de la lecture publique. En effet, les initiateurs de cette manifestation sont les bibliothécaires de Grenoble, lesquels se battent depuis des mois contre les coupes sombres qui ont eu pour conséquence la fermeture de plusieurs établissements (lire ici). Seulement problème, l'équipe municipale qui applique ce programme de « casse du service public » a été élue sur une liste Gauche Alternative et « anti-austérité » qui comprenait notamment ….. le Parti de Gauche ! Oui, celui là même qui a été fondé par Jean-Luc Mélenchon. ! Pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Si bien que le candidat insoumis qui avait pourtant été prévenu par de multiples canaux que les bibliothécaires en lutte de France et de Navarre attendaient sa présence (et son soutien), s'est bien gardé d'aller à leur rencontre et aura ainsi évité soigneusement les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre. Pas même par hologramme. D'après plusieurs sources, il ne voulait pas être contraint de devoir expliquer la politique d'austérité menée pas ses amis à Grenoble. Heureusement ce jour là, il avait trouvé un plan B. Comme battre en retraite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Au Salon du Livre, Jean-Luc Mélenchon sera resté insoumis avec les bibliothécaires en lutte

Pourquoi Mélenchon a-t-il soigneusement évité les « bibliothécaires en lutte » lors de sa visite au Salon du livre

- T'inquiètes Jean-Luc nous on est des vrais soumis et on va pas t'emmerder sur la politique de tes amis à Grenoble

- Bon quand même vous me prévenez si vous voyez arriver ces "bibliothécaires en lutte" que je puisse me carapater !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

C'est une revendication inattendue qui s'est fait entendre au salon Livre Paris pendant la manifestation des bibliothécaires venus alerter de moyens en baisse et de conditions de travail dégradées. Et l'Association des Bibliothécaires de France en a également pris pour son grade, les manifestants jugeant l'organisation trop éloignée des agents et de leurs préoccupations

 

« Très honnêtement ? On s'attendait un peu à ce que la question survienne, parce que cela commence vraiment à peser sur les agents. » L'Association des bibliothécaires de France (ABF), principal organe de représentation du métier, a été sévèrement chahutée lors de la manifestation des bibliothécaires à Livre Paris, ce vendredi matin. Alors que Chantal Ferreux, Secrétaire générale de l'association et directrice de la bibliothèque municipale de Chenôve, prenait la parole pour déclarer que « l'ABF était très attentive aux difficultés rencontrées par la profession », elle a été prise à parti par quelques manifestants présents dans la salle Connexions. « Arrêtez de prendre contact uniquement avec les directeurs, rapprochez-vous plutôt des agents, sur le terrain », soulignent des bibliothécaires.

 

« Nous ne sommes pas hors sol, mais nous ne sommes pas une organisation syndicale non plus », se défend Chantal Ferreux. « On le sait, il y a des pressions, nous faisons de notre mieux », a-t-elle souligné en rappelant que le bureau de l'association ne comprenait que quatre personnes. L'invitation du maire de Grenoble Éric Piolle (Europe Écologie Les Verts) au prochain Congrès de l'ABF, à Paris en juin, a également soulevé les protestations dans l'assistance, puisque ce même Éric Piolle est justement critiqué par les personnels pour son plan d'austérité à Grenoble, entraînant la fermeture de trois établissements.

 

L'ABF avait dépêché une délégation pour accompagner les bibliothécaires manifestants à Livre Paris, mais les personnels mobilisés reprochent à l'association un manque de soutien, et de fermeté vis-à-vis des responsables politiques. Des incompréhensions ont également été générées face aux soutiens importants accordés à certains, comme la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ou le réseau de Sevran, quand d'autres luttes, notamment à Grenoble ou à Paris, sont moins suivies par l'ABF.

 

« Je pense que la voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme, plus affirmée », résume un responsable syndicaliste. L'Association, qui a la réputation d'accueillir essentiellement des cadres, des directeurs d'établissements et des conservateurs, avait pourtant mis en place une campagne pour attirer de nouveau des agents parmi ses adhérents. « Je me souviens de congrès, il y a quelques années, c'était beaucoup plus engagé », nous confie un manifestant. « Je préfère l'action en organisation syndicale, car faire partie d'une organisation corporatiste, cela ne m'intéresse pas », tranche tout de suite une bibliothécaire.

 

En conséquence, la création d'un collectif national de bibliothécaires se profile, pour mieux coordonner une action voulue plus franche que celle de l'ABF. En attendant, certains manifestants ont donné rendez-vous à l'ABF à son Congrès, en juin prochain, en espérant être bien accueillis. Réponse de l'association : « Nous en avons discuté, mais je ne peux pas vous donner de réponse dans l'immédiat ».

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

« La voix de l'Association des Bibliothécaires de France doit être plus ferme »
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 12:27

 

ActuaLitté : le 24 mars 2017

 

L'appel de Grenoble, lancé fin février par des bibliothécaires de la ville, aura porté ses fruits : des personnels d'établissements de Grenoble, Clamart, Paris, Sevran, Amiens, Lille et d'autres villes de France se sont retrouvés au salon Livre Paris pour protester contre les mesures d'austérité des municipalités et du gouvernement, qui dégradent selon eux leurs conditions de travail

 

Le rendez-vous était pris à la Porte de Versailles : avec l'accord des organisateurs du Salon du livre de Paris, qui leur ont fourni la salle Connexions, des bibliothécaires de plusieurs villes de France étaient réunis pour évoquer des situations critiques, de réductions de budgets, de suppressions de postes, d'extensions des horaires d'ouverture, y compris les dimanches. Le discours des bibliothécaires est clair, bien rodé, et pour cause : la plupart mènent des luttes dans leurs villes respectives depuis plusieurs mois, comme à Clamart, à Grenoble ou à Paris.

 

À Grenoble, le départ s'est fait cette nuit, à minuit, dans un bus pour la capitale : si une trentaine de bibliothécaires sont montés à Paris, c'est aujourd'hui grève générale des services publics à Grenoble. « L'austérité touche tout le monde, c'est évident », observe simplement une manifestante. « Depuis six mois, nous avons au moins un préavis de grève par mois, dont les revendications sont systématiquement rejetées par l'administration ». Car ce contexte d'austérité est très souvent mal vécu par les personnels, à cause d'un dialogue difficile, quand il n'est pas inexistant, avec les élus. « Il n'y a aucun échange sur le ressenti des agents, et aucune remise en cause du plan de sauvegarde proposé par la mairie.»

 

À Clamart, autour de la Petite Bibliothèque Ronde, le dialogue est lui aussi au point mort : une réunion prévue le 30 mars entretient l'espoir de le ranimer, en présence du préfet, de l'association de la Petite Bibliothèque Ronde, de la mairie et de la DRAC. Selon la mairie, le bâtiment actuel de la PBR, icône d'une politique de lecture publique tournée vers une pédagogie attentive à l'enfant, doit être rénové. L'association ne le nie pas, mais dénonce un plan de réhabilitation obscur et sans garantie. La réunion du 30 mars a justement pour objectif d'évoquer la rénovation, mais aussi le projet d'établissement, qui reste justement indissociable de la PBR.

 

Parmi les intervenants, les personnels de la Bibliothèque nationale de France qui, si elle n'est pas municipale, se dit solidaire de la lutte des bibliothécaires mobilisés. Ou encore les établissements de la Plaine Commune, Vitry-sur-Seine ou Boulogne-Billancourt. Sur la scène Connexions, les bibliothécaires, qui étaient au total entre 150 et 200, ont échangé sur leurs situations respectives, à la fois particulières et réunies par une cause commune, la réduction des budgets et un dialogue difficile avec les élus. Qui, d'ailleurs, sont de tous bords : de la droite à la gauche, la culture est partout malmenée, déplorent les bibliothécaires.

 

Pendant la conférence de presse au salon Livre Paris, une délégation de bibliothécaires se rendait au ministère de la Fonction publique pour une réunion. « Elle s'est bien passée, nous avons été reçus par la directrice de cabinet, qui a priori découvrait l'ensemble des situations que nous lui avons exposées. La bonne nouvelle, c'est qu'elle nous a demandé de faire remonter les cas ville par ville, pour pouvoir les étudier, parce que la problématique était différente entre les communes. La mauvaise, c'est que ces interlocuteurs risquent de changer dans les prochains mois. Mais nous avons fait passer le message que l'argument principal des collectivités pour justifier ces politiques, c'était la baisse des dotations de l'État ». En somme, un bilan pour le quinquennat Hollande au salon Livre Paris ?

 

Lire l'article d'ActuaLitté

 

 

Les bibliothécaires à Livre Paris : « Il faut défendre notre métier au niveau national »
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 09:13

 

Grenoble, Amiens, Clamart, Paris… ils se donnent rendez-vous le 24 mars à 10 heures à la Porte de Versailles

 

Ces initiateurs n’en espéraient pas tant. C’est que les bibliothécaires de Grenoble se battent depuis des mois contre les coupes sombres entraînant des fermetures d'établissements qui frappent « un réseau de bibliothèques exemplaire à plus d’un titre » sans avoir l’impression d’être entendus. Une situation d’autant plus tragique que le maire de la Ville, Eric Piolle, a été élu sur une liste gauche alternative et un programme qui se voulait pourtant « anti-austérité » (lire ici).

 

C’est alors que les bibliothécaires Isérois ont eu l’idée de profiter de la tenue du Salon du Livre à Paris pour lancer un appel à l’adresse de tous les professionnels de la lecture publique pour protester contre les attaques envers leur métier et leurs missions. « Convaincus de l’utilité sociale de notre métier, de l’importance de son rôle éducatif et émancipateur, si vous aussi, vous refusez d’être les sacrifiés-es d’une logique purement comptable de la société, si vous aussi vous refusez les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, la dégradation des conditions de travail (…), rejoignons-nous le 24 mars prochain à Paris » peut-on lire dans leur texte publié sur leur page Facebook.

 

Un appel qui a, semble-t-il, été entendu par de nombreux acteurs de la lecture publique puisqu’ils devraient se déplacer en nombre pour manifester à la Porte de Versailles. En effet, outre ceux de Grenoble, des bibliothécaires de la Ville d’Amiens (Sommes) ont annoncé leur présence ainsi que d’autres en provenance de l’Île-de-France. Ils ne seront pas seuls puisque les agents de la « Petite bibliothèque ronde » de Clamart ont lancé eux aussi un appel de soutien (lire ici) ainsi que le syndicat CGT culture à l’adresse des personnels du réseau parisien (lire là) pour participer au rassemblement prévu vers 10 heures.

 

Toutefois, les « bibliothécaires en lutte » ne seront pas seulement cantonnés aux abords du Parc des Expositions car surprise… les organisateurs du Salon du Livre ont décidé de leur accorder une salle pour tenir une conférence de presse dans la foulée (lire ici). Une première dans ce haut lieu institutionnel qui évite soigneusement la question sociale et qui a de quoi rendre fiers les initiateurs de « l’appel de Grenoble ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                               Le 24 mars y aura du monde au Salon du Livre

Les organisateurs du Salon du Livre de Paris offrent une tribune aux « Bibliothécaires en Lutte »
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:46

 

ActuaLitté : le 21 mars 2017

 

L'appel de Grenoble aura été largement entendu : Une conférence de presse sera organisée le vendredi 24 mars, à l'attention des journalistes et des responsables politiques

 

Les bibliothécaires de Grenoble espéraient le soutien de la profession et une tribune au salon Livre Paris : visiblement, leur pari est relevé. Une conférence de presse sera en effet organisée le vendredi 24 mars, dans la foulée du rassemblement prévu à l'ouverture du salon, à 9h30, devant l'entrée principale du Pavillon 1, boulevard Victor, dans le XVe arrondissement de Paris.

 

À 11h, en salle « Connexions », allée B20, près du stand Radio France, « des bibliothécaires venus de toute la France prendront successivement la parole devant les journalistes et responsables politiques ». Des bibliothécaires de la ville de Grenoble, mais aussi de la Ville de Paris et d’autres communes de la région Ile–de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Plaine Commune, Sevran...), ainsi des bibliothécaires de la ville d'Amiens seront présents. Les personnels de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart ont eux aussi confirmés leur participation au rassemblement.

 

L'Association des Bibliothécaires de France (ABF), absente depuis plusieurs années du salon Livre Paris, devrait, selon nos informations, eux aussi envoyer une délégation à l'occasion de cette journée de mobilisation de la profession. « Nous récusons les choix budgétaires, qui, à Grenoble, dépossèdent les quartiers populaires de leur bibliothèque, et font peser sur les plus défavorisés le coût de l’austérité. À l’heure où la fragmentation sociale gagne du terrain, où le repli sur soi et la défiance à l’égard de l’autre gangrènent chaque jour un peu plus notre devenir commun, fermer des bibliothèques, c’est selon nous, se montrer aveugle ou se faire complice du délitement de la société », soulignaient les personnels de la ville de Grenoble dans leur appel.

 

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Les bibliothécaires en lutte organisent une conférence de presse au Salon du Livre de Paris
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Published by Social Nec Mergitur - dans Revue de presse Actualité sociale
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