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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:12

 

La justice renvoie l’affaire vers le Tribunal Administratif, infligeant au passage une amende de mille euros au syndicat

Le syndicat SUD avait porté plainte contre l’établissement public Paris-Musées car contestant la légalité des élections professionnelles qui se sont tenues en juin dans les musées parisiens (lire ici).

Le syndicat avait décidé de porter le litige devant le Tribunal d’Instance et non devant le Tribunal Administratif. Pour la partie adverse évidemment, le tribunal d’instance ne pouvait être qu’incompétent car ces élections relèveraient, selon elle, exclusivement du droit public. L’audience préliminaire du 5 septembre dernier avait donc pour but de savoir quelle serait la juridiction idoine pour trancher le conflit.

La justice vient donc de donner une première réponse et a décidé que c’était au Tribunal Administratif de statuer sur la légalité des élections professionnelle dans les musées parisiens : « Ainsi le tribunal d'instance n'a qu'une compétence d'attribution et il n'est compétent pour statuer sur un litige que lorsqu'un texte le prévoit. En l'absence de toute disposition législative ou réglementaire expresse, le tribunal d'instance doit se déclarer incompétent. » déclare le tribunal dans son ordonnance de renvoi qui ajoute « qu’aucun texte ne prévoit expressément la compétence du tribunal d'instance pour statuer sur les litiges concernant ces élections

Pour la juge, madame Zylberberg « Il en résulte que c'est la juridiction administrative qui est compétente pour statuer sur la contestation de la régularité des élections au comité technique. » Elle renvoie le syndicat SUD « et les parties à mieux se pourvoir » selon le langage toujours très fleuri de la justice.

                         

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                                        La justice renvoie Paris-Musée et le syndicat SUD à mieux se pourvoir !

 

Vue la rapidité de la justice administrative, le feuilleton ne devrait pas trouver d’épilogue avant la fin de l’année prochaine ce qui devrait tomber pile-poil avec la tenue en décembre 2014, des prochaines élections professionnelles pour toute la fonction publique, y compris pour les musées parisiens qui devront voter à nouveau.

Evidemment, la direction de Paris-Musées l’avait mauvaise de se retrouver assignée au tribunal, bien qu’ayant été d’une légèreté qui frisait le régime allégé dans le processus électoral, c’est pourquoi, dénonçant une procédure abusive, elle demandait trois mille euros de dommages et intérêts. « La justice n’est pas un jeu » déclarait d‘ailleurs son avocat dans un bel effet de manche durant l’audience, régalant ainsi beaucoup l’assistance.

La demande aura été suivi mais partiellement, puisque le tribunal « condamne solidairement M. Gaël Legrand et le syndicat SUD - Collectivité territoriales, Ville de Paris à payer à l'établissement Public Paris Musées, la somme de 1 000€ en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile » une amende pas très fluctuat pour le syndicat mais qui aurait pu être plus mergitur.

Toutefois, magnanime, le tribunal rappelle dans ses attendus « la gratuité de la procédure, à l'exception du timbre de 35 euros dont le syndicat SUD Collectivité territoriales, Ville de Paris gardera la charge. ». Ce qui fera donc mille trente cinq euros tout rond !

Publié également sur " Miroir Social "

 

                                                   La justice a rendu son ordonnance au syndicat SUD

                                3E0

                                     " Bon, ça nous fera 1 000 euros et je ne fais pas le tiers-payant "

 

 

 

 

 

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Le syndicat Sud attaque la Mairie de Paris pour faire annuler les élections professionnelles dans les musées. 

L’audience du Tribunal d’Instance opposant le syndicat SUD à Paris-Musées n’était qu’un premier round. 

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Rythmes éducatifs à Paris : Pour la CFTC, c’est « le bazar de la rentrée scolaire » !

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 10:44

 

La juge donnera un premier avis le 16 septembre pour savoir qui prendra l’avantage.

 

Ca s’est bousculé ferme le 5 septembre pour accéder au Tribunal d’Instance du Xe arrondissement et la salle était pleine comme un œuf pour assister à l’audience opposant le syndicat SUD à Paris-Musées, l’établissement qui chapeaute les musées de la Ville de Paris.

 

Il faut dire que l’événement était une première dans le monde syndical municipal. Pour mémoire, le syndicat SUD a porté plainte contre l’établissement public et conteste la légalité des élections professionnelles qui se sont tenues en juin dans les musées parisiens (lire ici).

 

L’avocat de Paris-Musées, Maitre Bazin a ouvert les hostilités en réfutant au plaignant, Gaël Legrand le droit de représenter SUD en brandissant les statuts du syndicat. La juge en charge de l’audience, qui trouvait sûrement l’argument un peu mesquin a rejeté la demande de Paris-Musée et accepté la déclaration sur l’honneur du secrétaire Général du syndicat, présent à l'audience, sur les qualités du plaignant. Paris-Musées se trouvait mené un à zéro !

 

 

                                                                            Coup franc direct de la juge....

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                                                            .... L'avocat de Paris-Musées fait une Arconada

 

 

Dans la foulée, la juge a pris un malin plaisir à faire l’appel des personnes convoquées, plus d’une centaine : Les responsables syndicaux et les différents candidats présents sur les listes électorales aux dernières élections dans les musées (CGT, CFTC, CFDT, FO, FSU, UNSA, UCP…)  Que du beau monde qui a dépeuplé ce matin là les salles des musées parisiens.

 

Après cet échauffement, l’audience a porté uniquement sur la compétence du Tribunal d’Instance à juger l’affaire.

 

Pour Paris-Musées évidemment, le tribunal ne pouvait être qu’incompétent. Selon son avocat, l’instance n’est pas légitime à juger ce dossier car il relèverait exclusivement du droit public. Etrange argument quand on sait que la création de Paris-Musées a justement eu pour objet de s’affranchir des règles publiques, notamment pour les recrutements ou les passations de marchés.

 

De son côté, le syndicat, pas démonté pour si peu, a bien évidemment argumenté dans une direction opposée, s’appuyant entre autre, sur le code du travail, le code électoral ou les accords de Bercy de 2008.

 

La juge, qui ne cachait pourtant pas l’envie de rabattre son caquet à Maitre Bazin, a du avouer toutefois qu’elle se déclarerait probablement incompétente mais qu’elle chercherait tout de même un texte sur lequel s’appuyer et proclamer la plainte recevable. Un partout, balle au centre ?

 

Une chose est sûre cependant, le processus judiciaire va durer encore un petit moment, car au cas où le Tribunal d’Instance se déclarerait incompétent, il enverrait fissa le dossier auprès de la juridiction idoine (Tribunal Administratif ou autre). Réponse le 16 septembre. Cette première audience n’était donc qu’un premier round.

 

Publié également sur " Miroir Social "

 

 

                                         Le syndicat SUD et Paris-Musées sous le regard de l'arbitre

                         Ondrus et Cruyff

                                     " Donnez plutôt le parapluie à Maitre Bazin, il est train de prendre l'eau ! "

 

 

 

 

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Le syndicat SUD veut faire annuler les élections professionnelles dans les musées parisiens.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:16

 

 

Le tribunal convoque plus d’une centaine de personnes. Plusieurs musées parisiens pourraient être fermés le 5 septembre.

 

Les élections du 6 juin dernier qui viennent de désigner les représentants du personnel des musées parisiens seront-elles annulées ? C’est en tout cas le souhait du syndicat SUD-Ville de Paris qui vient de déposer une plainte en ce sens auprès du Tribunal d’instance « pour contestation aux fins d’annulation des élections organisées par Paris-Musée ».

 

La direction de « Paris-Musée », l’établissement public en charge des musées de la Ville de Paris, a été convoquée très officiellement par le Tribunal d’instance du Xe arrondissement pour s'expliquer face au juge le jeudi 5 septembre à onze heures. 

 

Le syndicat SUD reproche à la direction de « Paris-Musées » de ne pas avoir été convié aux réunions mettant en place le processus électoral, l'empêchant ainsi, de déposer leurs listes à temps. Un épisode qui permet à SUD, si l’on en croit le mémoire déposé auprès du tribunal (et communiqué aux parties convoquées)  « de se prévaloir de cette omission pour faire annuler le processus électoral » et d’accuser dans la foulée la direction des musées parisiens de ne pas avoir respecté « ses obligations de neutralité ».

 

Il risque d'ailleurs d’y avoir du monde ce jour là dans la salle d’audience, car dans le même temps les candidats qui se sont présentés à ces élections (sur les listes CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UCP et Unsa) viennent eux aussi de recevoir un courrier officiel les invitants à venir faire part de « leurs observations » selon les termes même de la convocation. Plus d’une centaine de personnes est attendue.

 

Conséquences, plusieurs musées parisiens pourraient même être fermés ce 5 septembre faute d’effectif, car on voit mal l’employeur les empêcher de répondre à la demande du Tribunal. 

 

La Ville de Paris connait décidément quelques soucis avec la justice ces dernières semaines, car après s'être fait taper sur les doigts par le tribunal des Prud'hommes (lire ici), sera-t-elle condamnée à organiser de nouvelles élections dans les musées parisiens ?

 

Publié également sur " Miroir Social "



                                           La justice va-t-elle faire plier la direction de Paris-Musées ?


 

                          DocteurJusticeMagazine2_03102004.jpg

                                                      " Individu sans scrupule ! "

                           

 

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:38

 

Alors, la Mairie de Paris bientôt guérie de son polyhandicap sur la précarité ?

La situation des professeurs des cours municipaux pour adulte (CMA) de la Ville de Paris va-t-elle bientôt évoluer vers moins de précarité? C’est en tout cas le sens d’un vœu déposé par les écologistes et adopté par le Conseil de Paris.

Depuis des lustres, dans leur grande majorité, ces professeurs sont bloqués dans un statut de vacataire, alors qu’ils sont parfois engagés et renouvelés continuellement depuis plusieurs années. Certain même, d'après le syndicat CGT, le sont depuis... trente quatre ans (lire ici). Pour l’emploi précaire dans les CMA, la Mairie de Paris était donc victime d’un polyhandicap (hypoacousie, aphasie, cécité, dyscalculie). Un sévere diagnostic dont l’ordonnance a été délivrée par les enseignants eux-mêmes (lire ici).

Car ces professeurs qui occupent de fait un emploi permanent, bien qu’à temps partiel, ne devraient pas relever d’un statut de vacataire. C’est pourtant le cas depuis des décennies malgré une directive européenne de 2005. Une situation qui commençait à devenir intenable pour la Mairie de Paris qui scande continuellement son « ambition de stabiliser l’avenir professionnel de ses agents ».

Pour la CGT de la Ville de Paris, « l'abus de vacataires a des conséquences directes sur la vie de ces agents. Ils ne peuvent pas engager de crédits (…) et sont toujours dans l'anxiété de ne pas être renouvelés à chaque fin d'année scolaire ». Affirme le syndicat sur son site.

Profitant donc de l’opportunité de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée et d’un plan de déprécarisation des agents municipaux, les élus écologistes ont donc proposé qu’une large part des professeurs des cours municipaux pour adulte obtienne un statut de contractuel et quitte ainsi leur statut de vacataire. Selon le vote des élus parisiens, un contrat à durée indéterminée (CDI) doit être proposé à tous les professeurs ayant exercé depuis au moins six ans. Pour le Conseil de Paris ces mesures doivent être mises en place avant la fin de l’année 2013. (Lire ici le vœu des écologistes).

Bon, si ce vœu est respecté, la Mairie de Paris ne devrait bientôt plus souffrir de ce fameux polyhandicap sur l’emploi des professeurs municipaux, n’est ce pas docteur ?

Publié également sur " Miroir Social "

 

                                                Précarité: Quel visage va montrer la Mairie de Paris ?

                                3655189708.jpg

                                                                             A votre avis, Docteur  ?

 

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Emploi précaire : La Mairie de Paris victime d’hypoacousie, d’aphasie, de cécité et de dyscalculie !

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 17:25

 

Une décision du tribunal qui n’arrange pas non plus François Hollande

Voilà qui va finir par coûter cher à la Ville de Paris. Après avoir été lourdement condamnée l’année dernière par le Tribunal des Prud’hommes, bis repetita cette année. En plein cœur de l’été la justice du travail a de nouveau tapé sur les doigts de la municipalité « pour avoir mis fin sans motivation aux contrats de quatre femmes en Contrat Aidé. » a-t-on appris par un communiqué de la CGT (lire ici).

L’année dernière, déjà avec l’aide de la CGT, une dizaine d’agents en Contrat Aidé, avaient saisi les Prud’hommes obtenant ainsi la requalification de leur contrat en CDI, assortie de 2 000 euros de dommage et intérêt. Pour ceux dont le contrat avait déjà pris fin, la Ville de Paris avait alors été condamnée à leur verser de 12 000 à 15 000 euros pour indemnité de rupture.

« Si les 200 cas litigieux réclament leur dû aux Prud’hommes, cela pourrait coûter entre 400 000 euros et 2,5 millions aux finances municipales selon que les contrats sont arrivés ou non à terme » affirmait à l’époque le responsable juridique du syndicat.

Cette fois ci la Ville de Paris a de nouveau été condamnée pour avoir mis fin sans motivation aux contrats de quatre femmes en Contrat Aidé. Après une première audience, les dossiers de ces femmes ont été renvoyés devant les prud'hommes pour être tranchés par un juge de la Cour d'Appel de Paris.

 

Le juge a requalifié leur contrat de travail en Contrat à Durée Indéterminé (CDI). Malgré le refus de la Mairie de Paris de les réintégrer, la CGT annonce qu’elle va « demander l’application des décisions de justice, via le Tribunal Administratif. » La Mairie de Paris a, de plus, été condamnée à verser plus de dix mille euros pour chacun des dossiers concernés. Une amende d'un montant de près de cinquante mille euros si l'on rajoute le préjudice pour manquement de la Ville à ses obligations de formation. Plutôt mergitur !

 

 

                                          Social:  La Mairie condanmée à de lourdes amendes par la justice

                     Signature-de-la-convention-entre-Clichy-sous-Bois-et-Paris-

                                                     -  Attention Bertrand, t'as oublié les 50 000 euros là !

                                         - Pfff, ça va finir par me coûter cher, cette histoire

 

 

L’ironie de l’histoire comme ne manque pas de le souligner le syndicat, « est que ces personnes en Contrat Aidé étaient employées pour travailler à l’accueil.... de la Bourse du Travail ».Ce bastion des conquêtes sociales étant en effet propriété municipale. « La précarité va se nicher jusque dans les endroits les plus inattendus. Leur licenciement était donc un symbole qui tombait plutôt mal pour l’administration parisienne » note savoureusement la CGT.

 

En tout cas, ces entorses répétées au droit du travail sur les contrats aidés de la part de l’équipe de Bertrand Delanoë ne vont pas faire les affaires du Gouvernement qui dans sa lutte désespérée contre le chômage cherche à atteindre d’ici la fin de l’année le seuil des 100 000 contrats d’avenir. Pour arriver à ce chiffre, L’Elysée comptait évidemment sur la Mairie de Paris, car si ces aides à l’emploi sont aussi à destination des entreprises, la majeure partie de ces contrats sont bien à destination des administrations.  

 

La récente décision du tribunal pourrait contraindre la collectivité parisienne à laisser cette épine dans le pied de François Hollande. Pas très fluctuat !

 

Publié également sur " Miroir Social "

 

 

                Francois-Hollande-Bertrand-Delanoe-Martine-Aubry

                                                    -  Je te jure François, je peux plus rien faire pour toi

 

 

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 08:59

 

La direction de « Paris-Musées » et les syndicats sont convoqués au tribunal le 5 septembre

Les élections du 6 juin dernier qui viennent de désigner les représentants du personnel des musées parisiens seront-elles annulées ? C’est en tout cas le souhait du syndicat SUD-Ville de Paris qui vient de déposer une plainte en ce sens auprès du Tribunal d’instance « pour contestation aux fins d’annulation des élections organisées par Paris-Musée ».

Une plainte recevable apparemment puisque la direction de « Paris-Musée », l’établissement public en charge des musées de la Ville de Paris, a été convoqué très officiellement par le Tribunal d’instance du Xe arrondissement pour s'expliquer face au juge le 5 septembre prochain.

Il risque d'ailleurs d’y avoir du monde ce jour là dans la salle d’audience, car dans le même temps l’ensemble des candidats qui se sont présentés à ces élections (sur les listes CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UCP et Unsa) viennent eux aussi de recevoir un courrier officiel les invitants à venir faire part de « leurs observations » selon les termes même de la convocation. Plus d’une centaine de personnes est attendue. Conséquences, plusieurs musées parisiens pourraient même être fermés le 5 septembre faute d’effectif, car on voit mal l’employeur les empêcher de répondre à la demande du Tribunal.

 

                             tribunal d-instance[1]

Le syndicat SUD reproche à la direction de « Paris-Musées » de ne pas avoir été convié aux réunions mettant en place le processus électoral, l'empêchant ainsi, de déposer leurs listes à temps. Un épisode qui permet à SUD, si l’on en croit le mémoire déposé auprès du tribunal (et communiqué aux parties convoquées)  « de se prévaloir de cette omission pour faire annuler le processus électoral » et d’accuser dans la foulée la direction des musées parisiens de ne pas avoir respecté « ses obligations de neutralité ». D’ailleurs, quand la direction de « Paris-Musées » a appris l’intention de SUD de se présenter, celle-ci, un peu paniquée, a reculé fissa de quelques jours la date limite de dépôt des candidatures.

Si la direction de « Paris-Musées » attend le verdict avec des sueurs froides des plus mergitur, les autres syndicats ne voient pas non plus cette procédure judiciaire d’un bon œil. « Franchement, après des mois de campagne, on est plutôt fatigué, et je ne nous vois mal remettre ça » nous confie un syndicaliste. C'est surtout vrai pour Force Ouvrière, arrivée en tête lors du scrutin. En revanche pour le syndicat des cadres UCP, arrivé dernier et éliminé de toute représentatitivité, comme pour le Supap-FSU qui ne s'attendait pas à de résultats aussi décevants, cette procédure ressemble à un don du ciel.

Des craintes qui pourraient être infondées car si les élections sont annulées, pas sûr toutefois que les personnels des musées parisiens retournent aux urnes car le syndicat SUD demande seulement aux juges « d’ordonner la continuité des mandats des représentants du personnel siégeant dans les instances paritaires de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (autorité de tutelle des musées parisiens avant la création de l’établissement public au 1er janvier 2013) ».

Le syndicat, pour justifier sa demande, s’appuie en conclusion de son mémoire sur le décret n° 2012-1229 du 5 novembre 2012 qui « proroge le mandat des représentants des personnels aux instances consultatives des administrations parisiennes jusqu’à la date du renouvellement général des représentants des personnels de toute la fonction public en décembre 2014 ».

Une manœuvre des plus fluctuat, car justement, parmi ces anciens représentants figure en effet.... un élu passé à SUD il y a quelques mois ! Mais problème, les instances paritaires de la Direction des Affaires Culturelles, CTP et CHS, ont depuis été modifiés et leurs nouvelles compositions publiées au Bulletin Municipal Officiel.

La justice donnera ses premières réponses le 5 septembre. La journée risque d’être longue vu le nombre de personnes amenées à être interrogées. Avec plus de cent personnes convoquées, on risque même d’assister à un embouteillage inédit au Tribunal.

Publié également sur " Miroir Social "


                                                         Grand embouteillage le 5 septembre au tribunal

              1742884_7_a64c_un-embouteillage-a-paris-en-1970_30ec9d48a1b.jpg

                                                       -  Pfff, j'ai l'impression qu'on va en avoir pour la journée !                                                     

                                                                 -  Ah, si jamais j'attrappe le con qu'a fait ça !

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 11:02

 

Le règlement n’était pas à l’amiable !


Cela devait être un modèle de dialogue social. Il y a en tout cas du retard à l’allumage à en croire les représentants des personnels de « Paris-Musées », l’établissement public qui regroupe depuis le début de l’année l’ensemble des musées municipaux parisiens.


Alors que les représentants du personnel venaient d’être fraichement élus suivant un scrutin inédit pour la collectivité parisienne, la direction de l’établissement public décidait de convoquer seulement quelques jours après (onze jours pour être précis) un Comité Technique (CT) où siègent six élus côté syndical et trois cadres supérieur côté administration, plus une élue parisienne.

Une hâte qui a conduit la majorité des représentants du personnel – CFDT, CFTC, CGT, FO et Unsa - à boycotter cette instance, a-t-on appris de source syndicale. Une des raisons portait notamment sur l’absence de concertation sur le règlement intérieur à même de poser les bases de relations équilibrées entre partenaires sociaux.

« L’administration souhaitait clairement décider seule d’un règlement intérieur rédigé sans concertation avec les membres  élus de l’instance. » ont affirmé en chœur les cinq organisations syndicales

« Inutile de préciser que l’absence d’un règlement intérieur concerté est, pour vos représentants, la porte ouverte à toutes les dérives administratives et reflète clairement une absence de dialogue social »  a d’ailleurs précisé la CGT des Affaires Culturelles sur son site.

 

                                           Dialogue social: Pour les syndicats, rien ne va plus !

                                      rien ne va plus belgian

                                 " Nous ne laisserons pas l'administration nous jouer la sérénade ! "

 

En tout cas, cet épisode a mis à jour les premières difficultés que vont connaître les représentant des personnels des musées parisiens, car de son côté le syndicat Supap-FSU a rompu, seul, l’unité syndicale en voulant siéger coûte que coûte lors ce premier Comité Technique

Une attitude qui n’a pas fait, loin de là, l’unanimité. « Il nous semble incompréhensible que la représentante du Supap ait siégé seule avec l’Administration » a d’ailleurs déclaré le Syndicat Force Ouvrière dans un communiqué.

Une posture qui n’a pas été, non plus, du goût de la CGT qui précise que le Supap a  « pourtant été sollicité pour participer à ce boycott » mais « que ce syndicat a préféré jouer sa propre carte en lisant une déclaration clairement hostile aux choix des autres représentants. » 

En tout cas, faute du quorum nécessaire, le Comité Technique de Paris-Musées a été reporté à la rentrée. Avec un cadre « fixé par consensus » réclament les syndicats. Le règlement intérieur devra donc être rédigé à l’amiable.

Publié également sur "Miroir Social"


                                  Paris-Musées: Entre le Supap et les autres syndicats, rien ne vas plus !

                                  Closer-William---Kate-rien-ne-va-plus

                                                   " Gosh, la Reine-Mère a encore joué sa carte ! "

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 09:31

 

Anne Le Strat, la présidente du Comité Hygiène et Sécurité des égouts parisiens, atteinte du syndrome de Michel Audiard.

Décidément la polémique sur la fin de l’obligation de vaccination des égoutiers contre leptospirose, appelée aussi « Maladie du rat » n’en finit pas de rebondir.

Après une menace de grève des égoutiers parisiens, l’affaire était même remontée jusqu’à l’Elysée, le sujet de leptospirose se retrouvait à l’ordre du jour du Comité Hygiène et Sécurité (CHS) de la direction en charge des égouts municipaux parisiens présidé par Anne Le Strat, adjointe au maire, chargée entre autres de l’assainissement. Un CHS qui s’est plutôt mal passé si l’on en croit la CGT des égoutiers.

« Lors d’échanges avec votre représentante, alors que nous argumentions sur l’absolue nécessité de vacciner les égoutiers, car dans le cas contraire leur vie en dépendrait, nous nous sommes vus insultés, il n’y a pas d’autre mot, par Mme Anne Le Strat » écrit la CGT dans une lettre ouverte à Bertrand Delanoë, le Maire de Paris.

Il faut dire qu’à l’occasion de cette réunion, l’adjointe au Maire, droite dans ses bottes d’égoutier, s’est fendue d’une saillie digne de Michel Audiard lorsque les représentants du personnel lui demandèrent de maintenir la vaccination obligatoire avant de descendre dans les entrailles de la Capitale.

« Vous prenez vraiment les gens pour des cons » rétorqua en effet la présidente à une assistance médusée. Sentant venir la boulette, Anne Le Strat demanda que son cri du cœur ne soit pas inscrit au PV officiel de la séance. Il est vrai que si l’on en croit le syndicat « certains représentants de l’administration se sont même sentis mal à l’aise vue l’expression de leur visage une fois cette phrase prononcée.»

 

                                                         Anne Le Strat sort les griffes en plein CHS      

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                                                              " Non mais, vous me prenez pour qui ? " 

 

De son côté, la CGT, a qui on ne fait pas pendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, exigea que « cette remarque insultante et diffamante soit inscrite au PV du C.H.S. » ce qui fut fait semble-t-il.

Cet épisode n’est, semble-t-il, pas une première, car selon les syndicats Mme Le Strat serait souvent « péremptoire, cassante et autoritaireJusqu’à présent nous nous étions cantonnés à passer outre les attitudes monarchiques et absolues de Mme Le Strat. Mais cette fois nous ne pouvons accepter cette provocation injurieuse à notre égard. »

Outre le langage fleuri que semble apprécier l’élue, c’est sur le fond que la CGT voulait surtout interpeller le maire de Paris : « Mme Le Strat ne doit pas vraiment maitriser ce dossier qui aura pour conséquence de faire réapparaitre la leptospirose au sein du corps des égoutiers

Quand au reste, la CGT demande à Bertrand Delanoë de bien vouloir rappeler à son adjointe « que les règles les plus élémentaires de politesse et de correction doivent s’appliquer aux représentants du personnel que nous sommes. » 

Pour faire avancer la cause de la politesse auprès de son adjointe, le Maire de Paris devra donc être obligé de faire appel comme expert qualifié au prochain CHS de le Direction de l’Assainissement à Nadine de Rothschild, pas moins.

 

Publié également sur " Miroir Social "




                                             Anne Le Strat, héritière de Michel Audiard ?

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       -  Mmm, les règles élémentaires de politesse ne doivent-elle pas s’appliquer ?     

                                        -  Ah si, et de correction aussi !            

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 08:42

 

Enfin, si le logiciel municipal de gestion de paye le permet !


"Cette mesure est injuste, inutile et inefficace. Elle est humiliante pour les agents. Le gouvernement proposera de l'abroger par la prochaine loi de Finances" avait déclaré en début d’année la ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu pour justifier la fin de la journée de carence pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie. Cette mesure qui ne se traduira toutefois qu’en 2014 était surtout venue compenser le fait qu’il n’y aurait pas en 2013 d’augmentation du point d’indice, gelé, de façon inédite, depuis 2010


C’est donc avec une certaine surprise que les syndicats de la Ville de Paris ont appris que l’équipe dirigée par Bertrand Delanoë allait, pour une fois, devancer le Gouvernement en ayant fait voter en avril par le Conseil de Paris la suppression du jour de carence pour les personnels municipaux.


Toutefois en regardant les considérants de ce vote on y trouve des argumentaires plutôt croquignolets. Ainsi, la municipalité s’appuie pour justifier la suppression de ce jour de carence sur le fait qu’elle l’a mis en place…après le gouvernement. Véridique ! Il est en effet écrit texto dans la délibération municipale « qu’elle n’a mise en place cette mesure applicable au 1er janvier 2012, qu’en septembre 2012 ».  Une tentative de justification assez fluctuat, non ?

 

Mieux, elle rajoute comme autre argumentaire pour justifier la suppression du jour de carence « l’attention que la collectivité porte aux conditions d’emploi de ses agents » ce qui ne l’a pas empêché de leur retirer un jour de paye dès le premier jour d’arrêt maladie.

 

Mais alors pourquoi faut-il attendre septembre pour mettre en place ce vote des élus parisiens qui date du mois d’avril ? Alors là, la Mairie sort sa botte de Nevers en justifiant « les délais incompressibles pour remodifier le système d’information de paye ». Cinq mois pour modifier un logiciel de paye ?  Du pur mergitur  ! A croire que les informaticiens de la Ville de Paris sont tous tombés malades !  Espérons pour eux qu'on ne leur retira pas le jour de carence. En tout cas, c'est toujours ça de gagné pour la Municipalité.


Ce qui est certain, c’est que dans cette affaire la Mairie de Paris n’a jamais été très claire, c'est le moins qu'on puisse dire. Si elle a appliqué avec retard la suppression de la journée de carence c’était pour ne pas avoir à appliquer une mesure.... du Gouvernement Sarkosy, mesure  qu’elle s’est pourtant empressée de mettre en œuvre une fois le nouveau gouvernement élu. Comprenne qui pourra.


Il aura donc fallu l’initiative d’une ministre pour que l’équipe de Bertrand Delanoë puisse retrouver «  toute l’attention que la collectivité porte aux conditions d’emploi de ses agents ». Bref niveau politique sociale, à Paris c’est toujours la carence.

 

Publié également sur " Miroir Social "


 

                                 Social:  La Mairie de Paris se cache toujours derrière le Gouvernement

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                                             " Quand même Anne,  le coup du logiciel, chapeau ! "

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 16:19

 

Les héritiers de François Mitterrand sont décidément sans pitié pour l’oeuvre laissé par Tonton


Après les orages de ces derniers jours, de fortes turbulences sociales ont secoué ce vendredi la Bibliothèque Nationale de France- François Mitterrand (BnF) dans le XIIIe arrondissement de Paris. A tel point que la communication de document en rez-de-jardin à été annulée faute de personnels suffisant.


C’est la conséquence de la grève lancée par l’intersyndicale - CGT, FSU et Sud - afin de dénoncer la réduction des budgets et des effectifs, ainsi « que les graves conséquences que cela entrainerait selon eux sur le fonctionnement de la bibliothèque ». Elle en appelle d’ailleurs aux usagers en lançant une pétition « pour refuser  cette politique désastreuse soumise au seul argument budgétaire »


Il faut dire qu’il y a de quoi s’alarmer, car les syndicats pointent « une diminution historique du budget de la culture » qui se traduit par une baisse de subvention de plus de cinq millions d’euros pour l’année 2013, plus un surgel de crédits. « Un niveau à la baisse jamais atteint » remarquent les personnels.


D’autant qu’à cela, il faut ajouter les onze millions d’économies qui doivent être trouvé pour les trois prochaines années, ordre du ministère de tutelle dirigé par Aurélie Filippetti. Conséquence, « les suppressions de postes se poursuivent, remplacé partiellement par des contrats précaires de courte durée » dénonce l’intersyndicale !


Pour pallier à cette rigueur budgétaire la direction de la BnF est priée de se montrer inventive. Ses premières trouvailles ont été de réduire les horaires d’accès de certaines salles, voire mieux, de supprimer le vestiaire du hall Ouest, pour le remplacer par des consignes automatiques. Comme dans un paquebot ivre ?

 


                                                         La BnF-François Mitterrand, un paquebot ivre

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                                              Il y a même des consignes automatiques !

 

 

Toutefois cela ne semble pas suffire à rassurer Bercy, car le président de la BnF, Bruno Racine, doit trouver pour son troisième mandat d’autres sources de revenus. La direction a commencé son office en cédant des espaces supplémentaires à la société MK2. « Une redevance ridiculement faible eu égard au sacrifice consenti » précisent néanmoins les syndicats.


Mieux la BnF en est arrivé à supprimer habilement l’accès aux œuvres tombées dans le domaine public mais dont l’accès dans sa forme numérisé…. sera de nouveaux payant ! Ingénieux, n'est ce pas ? En tout cas une astuce « qui permettra à ces sociétés privées de dégager des bénéfices avec la commercialisation de collections publiques. » d’après les personnels.


Enfin comme si cela ne suffisait pas, l’institution en est réduite à vendre les bijoux de famille avec la cession de l’immeuble Louvois, site du département musique, faute de budgets suffisants pour sa réhabilitation. Vu que celui-ci est situé au cœur de Paris, dans le IIe arrondissement, une bonne opération immobilière est sans doute à prévoir dans la colonne des recettes.


Alors la BnF symbole d’un état en crise, où parmi d’autre, les mesures d’austérité touchent durement le secteur culturel ? Les héritiers de François Mitterrand sont décidément sans pitié pour l’oeuvre laissé par Tonton.

 

Publié également sur "Miroir Social "

 

 

                                                  Culture: Les héritiers de François Mitterrand lui tourne le dos

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                                                               " A mon avis, ils vont droit dans le mur ! "

 

 

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