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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 09:15

 

Le syndicat UNSA révèle le ridicule de la  Mairie de Paris.

 

La Ville de Paris en pleine révolution créatrice vient d’envoyer une note à tous ses directeurs pour la mise en place d’une « démarche Valeur » (sic). Une démarche qui frise le ridicule si l’on en croit les déclarations du syndicat UNSA publiées sur son site Internet. Ce syndicat des attachés d’administration de la collectivité parisienne (cadres de catégorie A), habituellement  peu habitué à ruer dans les brancards dénonce le « verbiage » d’une note « certes amusante » mais « rédigée de façon caricaturale » et qui surtout n’échappe pas au « style pompeux et creux qu’affectionne tant les cabinets d’audit ». Bing ! Dans les dents du Maire de Paris.

 

La dite note est effectivement du plus haut comique car il s’agirait  « de formaliser, d’une part, ce que nous souhaitons être (notre ambition collective) et, d’autre part, nos valeurs communes, qui sont autant de leviers nous permettant de mettre en œuvre pleinement nos missions et d’atteindre nos ambitions. Au-delà de se redire ce qui nous réunit, l’enjeu ultime sera l’appropriation par tous de ce référentiel et ce afin de faire évoluer notre culture et nos pratiques internes ». là, la Mairie de Paris fait fort ! D’ailleurs le syndicat pointe la difficulté « de se rendre compte de la clarté et de la simplicité » de cette absurdité. Comme on le comprend.

 

Mais attention ça se complique, car les pauvres directeurs (et directrices) municipaux « une fois armés de ces fameux leviers » voient apparaître un nouvel (et génial) instrument administratif : « une …Plateforme identitaire » ! Définie comme une « ambition collective par rapport aux mission ». (Véridique) . Pas très fluctuat tout ça !

 

A ce stade de leur analyse, les représentants des attachés de la Ville de Paris se moquent sans scrupules : « Les choses prennent à ce moment un tour délicat. Brandissant leurs leviers sur une plateforme en se redisant tout ce qui les réunit, nos Directrices et Directeurs ne vont-ils pas finir par ressembler aux Shadoks, surtout s’ils sont dotés de l’incubateur-propagateur de l’innovation lancé en octobre par la DRH ? »  Des Shadoks à la Ville de Paris? Bon, ça fait un moment qu’on s’en doutait, mais là, c'est carrément mergitur ! 

 

                                       shadock

 

La conclusion du projet est formulée de la manière suivante : « C’est alors que la phase d’appropriation interne de notre plateforme identitaire et de notre référentiel Valeurs débutera, il s’agira notamment de revisiter nos pratiques managériales et nos modes de fonctionnement de ces référentiels partagés ». "C’est effectivement évident. » poursuit le syndicat dont le A de UNSA signifie désormais acerbe et qui pointe le malaise qui règne désormais dans l'administration parisienne.

 

L’UNSA des attachés de la Ville de Paris, dans un élan théâtral, compare cette (hilarante) note au discours de Trissotin, célèbre personnage des femmes savantes de Molière. Dans ce cas précis ce serait plutôt les précieuses ridicules !

 

Il y avait à la Mairie de Paris un candidat déclaré au poste de ministre de la culture. Il est évident désormais que le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, va bientôt être appelé aux plus hautes fonctions. « Le ministère pour l’insertion des Shadoks, de la démarche Valeurs et de la plateforme identitaire » ne devrait plus pouvoir lui échapper. Et avec rang de ministre d’Etat, pas moins.

 

Voir l'excellente "note" de la Mairie de Paris en cliquant là

Lire l'intégrale du texte de l'UNSA

 

Publié également dans "Miroir Social"

 

                                          ville de paris 3

                                                        Ministre d'Etat, pas moins !

 

Lire aussi

Christophe Girard se positionne pour être Ministre de la Culture !

Bertrand Delanoë se coupe le sifflet !

Bertrand Delanoë, le triple A et les syndicats : Le best of !

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:43

 

Le tribunal donne raison à l’inspection du travail contre la Mairie de Paris !

 

Anne Hidalgo et la Ville de Paris ont été condamnés à 40 mille euros d’amende, en toute discrétion, pour infraction à la législation du travail selon le syndicat Force Ouvrière et l’hebdomadaire « Le Point » du 26 janvier. La Mairie de Paris a déclaré avoir fait appel.

 

Au mois de juillet 2011, l’inspection du travail avait déposé deux plaintes au tribunal de Police, l’une pour travail dissimulé, l’autre pour dépassement d’horaire répété à l’encontre de l’Atelier Urbanisme de la Ville de Paris (APUR). Cet organisme qui dépend de la Mairie de Paris est présidé par Anne Hidalgo, 1ère adjointe (PS) du Maire de Paris et candidate désignée à la succession de Bertrand Delanoë. « Un climat social lourd » selon des personnels qui parlent même de « souffrance au travail » voilà ce qu'était le quotidien de ce service municipal.

 

C’est le suicide d’une salariée qui a déclenché l’enquête de l’inspection du travail. Visiblement, le droit du travail n’était guère respecté à l’APUR puisque les plaintes ont finalement abouti et la Ville condamnée à une lourde amende. Certains se demandent qui va payer cette somme. Anne Hidalgo ou la Ville de Paris, au moment où cette dernière vient de perdre son triple A ?

 

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                                                                       Un verdict qui tombe mal !

 

 

Pour prendre les devants, la Mairie de Paris avait d’ailleurs provisionné 300 mille euros, pas moins, pour payer les dépassements d’horaire déjà effectués ! « Je n’ai pas le sentiment que les choses soient plus dramatiques qu’ailleurs » avait pourtant déclaré avec candeur, le directeur Francis Rol-Tanguy, qui devait être en résistance avec le Code du Travail. « En tant qu’ancienne inspectrice du travail, Anne Hidalgo aurait du être sensible au sujet » murmure pour sa part, le Conseiller de Paris (Nouveau Centre) Jérôme Dubus, élu au conseil d’administration.

 

Et dire que cette semaine la Mairie de Paris va présenter un projet d’accord cadre sur la Sécurité et Santé au Travail aux partenaires sociaux dans le cadre d'un Comité Hygiène et Sécurité (CHS) entièrement consacré au sujet. Une majorité de syndicats a déjà pointé le peu d’ambition de ce texte et surtout l’absence totale de moyens pour ne serait-ce que le faire appliquer. Il est vrai que les caisses municipales viennent d'êtres amputées de 340 000 euros avec cette sale histoire. 

 

Dans ces conditions, la plupart des organisations syndicales, ne devrait pas signer cet accord cadre. On comprend que dans ce contexte, cette condamnation tombe plutôt mal !

 

Publié également dans " Miroir Social "

 

 

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                                                                     "Je mets le chèque à l'ordre de qui ?"

 

 

 

 

 

Lire aussi:

L'inspection du travail porte plainte contre la Mairie de Paris

Paris : Le syndicat CFTC se fait "artistiquement" virer du musée Zadkine !

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 13:48

 

Pour la deuxième année de suite, le Maire de Paris n'a pas présenté ses vœux aux personnels municipaux.

 

C’était pourtant une tradition : depuis 2001, la Mairie de Paris réserve sur deux jours le  Palais Omnisport de Bercy pour un spectacle à destination des agents municipaux (une partie d’entre eux toutefois, car la capacité de Bercy ne permet pas à tout le monde de venir).

C’était alors l’occasion pour le Maire de Paris de souhaiter ses vœux de bonne année aux dix mille personnes présentes. Seulement, pour la deuxième année consécutive, celui-ci a déserté la scène. Explication.


(ou pas !)



A l’hiver 2009, tous les syndicats parisiens s’étaient lancés dans un mouvement social inédit depuis Etienne Marcel, pour protester contre les mauvaises conditions de travail et la politique salariale de Bertrand Delanoë. Conséquence, pour marquer leur mécontentement, les partenaires sociaux avaient préparé une petite surprise pour l’exécutif municipal. En effet, le 11 janvier 2010, premier jour de la cérémonie des voeux, en l'absence du  Maire de Paris, c’est Anne Hidalgo, sa première adjointe qui s’était présentée à la tribune pour s’adresser aux personnels. Celle-ci avait dù toutefois vite évacuer les lieux devant la bronca suscitée par sa présence, ainsi que l’avait rapporté le journal « Le Parisien ».

 

"Personne ne m’empêchera de parler". Le lendemain, 12 janvier, Bertrand Delanoë, averti de ce qui s’était passé la veille, avait mobilisé le ban et l’arrière ban des cadres parisiens pour parer à toute mauvaise surprise. « Rien, ni personne ne m’empêchera de vous souhaiter la bonne année » a-t-il lancé dans une sono poussée à fond. Bien que son discours dure habituellement une bonne dizaine de minutes, il ne put aller plus loin que… la minute trente, montre en main ! Une vidéo a d’ailleurs immortalisé l'instant. Les vœux du Maire de Paris se sont déroulés « sur fond de contexte social tendu » a même constaté la correspondante de l’AFP, ce que confirme un autre article du « Parisien ». Effectivement !

 

Depuis deux ans donc, pour s’éviter toute nouvelle déconvenue, et s'éviter de se voir de nouveau attribuer "le sifflet d'or", le Maire, ainsi que son entourage, se garde bien d’affronter le public toujours difficile de Bercy. Pas d’annonce sur scène, mais pas non plus de vœux enregistrés sur vidéo. Seul le spectacle a été maintenu pour perpétuer la tradition. Cette année, c’est l’humoriste Djamel, qui tenait l’affiche. Et Bercy est désormais réduit au silence. « Personne ne m’empêchera de parler » avait déclamé Bertrand Delanoë. Ben ! En fait, si.

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

                                                       voeux demlanoe

                                                                                  Il s'est coupé le sifflet

 

 

 

 

Lire aussi:

Social: Du jamais vu à la Ville de Paris depuis Etienne Marcel ! 

Delanoë obtient le sifflet d'or 2010 

Grève historique à la Mairie de Paris !        

Anne Hidalgo sifflée par les agents de la Ville de Paris !                       

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:02

 

Finalement, à la Ville de Paris on attendra… 2014 !


 La Mairie de Paris a annoncé aux personnels que les prochaines élections syndicales auraient lieu en 2014 au lieu de 2012 comme cela était prévu.


 Elle s’appuie sur le fait qu’elle sera obligée d’organiser des élections en 2014 en même temps que toute la fonction publique, alors que Paris bénéficiait jusque là d’un statut particulier, étant en même temps une ville et un département, cas unique en France. Dans son communiqué, la Ville déclare en effet que « cette décision est faite en application de la nouvelle loi sur le dialogue social qui prévoit des nouvelles modalités d’élection, de représentation, l’harmonisation de la durée des mandats et des dates d’élection ».


 En matière de « dialogue social », la Mairie, qui ne voulait de toute façon pas organiser d’élection en 2012, prend prétexte de la division syndicale ! « Après consultation, les organisations syndicales n’ont pas exprimé de position commune sur ce sujet » affirme t’elle pour se justifier.


 Dans ce cas de figure, il semblerait que seuls la CGT qui parle de «perte de triple A démocratique» et Force Ouvrière étaient pour des élections en 2012. L’UNSA, la CFDT et la CFTC militaient pour un report en 2012.


 Curieusement, quand les syndicats municipaux parisiens étaient unanimes dans un mouvement qui était une première historique en décembre 2009, Bertrand Delanoë n’était guère à leur écoute. Humm, passons !


 Ces élections qui devront désigner les nouveaux « Comités Techniques » de chaque direction (sport, culture, petite enfance, nettoiement….) seront au scrutin de liste à la proportionnelle à un tour, élus pour quatre ans. Le caractère paritaire de ces comités disparaît, puisque l’administration n’aura qu’un siège et pas de droit de vote. Pas de panique cependant, ces comités ne seront que purement consultatifs ! La Mairie pourra donc, comme à son habitude, s’asseoir dessus !


 Ces élections seront toutefois cruciales pour les syndicats, car ceux qui n’auront pas recueilli 10% des voix, seront déclarés « non représentatifs » selon les nouvelles règles. N’oublions pas que les moyens matériels accordés dépendent également du score électoral.


 Actuellement, la CGT est la première organisation syndicale à la Ville de Paris avec 36,49% des voix, suivie de l’UNSA avec 21,86 %. Viennent ensuite la CFDT (10,23%), Force Ouvrière (9,01%) et l'UCP, le syndicat des cadres (8,60%). La CFTC (6,67%) et le Supap FSU (5,81%) ferment la marche. Le syndicat SUD interdit en 2009 pourra lui se présenter librement lors des prochaines élections.


 Il devrait y avoir, avec le nouveau mode de scrutin, une véritable recomposition syndicale à la Mairie de Paris en 2014.


 Comme il y a quelques semaines où à la surprise générale….. Force Ouvrière a pris la première place dans la fonction publique de l’Etat !

 

Publié également sur "Miroir Social"


 

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                                              Syndicats : Quel visage aura l'Hôtel de Ville en 2014 ?

 

 

 

 

 

Lire aussi: Bertrand Delanoë, le triple A et les syndicats : Le best of !

 

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 09:08

 

Les précaires de la Mairie de Paris se donnent rendez vous à l'Hotel de Ville.

 

Le Collectif-CGT des non titulaires de la Ville de Paris appelle les précaires parisiens à manifester aujourd'hui devant l'Hôtel de Ville (4ème) a t'on appris dans un communiqué.

 

La Mairie de Paris va être prochainement contrainte d'appliquer la loi sur les non titulaires de la fonction publique qui  fait suite aux conclusions d'un protocole d'accord signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

 

"Bertrand Delanoë doit l'appliquer dans son intégralité" demande le collectif. Ce que, visiblement, il n'a guère l'intention de faire "car il est prêt à exclure de son dispositif 95% des ses personnels non titulaires au nombre pourtant considérable de 23 400".

 

"C'est une véritable Génération Précaires qui se met en place dans la municipalité parisienne" remarque l'organisation syndicale.

 

"Paris doit montrer l'exemple et Bertrand Delanoë dont les positions pour un vrai progrès social sont désormais célèbres ne peut qu'aller à le rencontre de ses personnels" conclue la CGT avec accuité.

 

Une affirmation qui, nul doute, n'échappera pas à l'ensemble des observateurs politiques.

 

Publié également sur "Miroir Social"

 

 

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                                                                                          "Génération Précaires"

 

 

 

Sur le même sujet:   Bertrand Delanoë, le triple A et les syndicats : Le best of !

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:43

 

AFP: 4 novembre 2011

 

Grève illimitée du service des eaux de Paris à partir de lundi

 

PARIS - Le personnel du Service des Eaux de la Ville de Paris se mettra en grève illimitée à partir de lundi pour appuyer des revendications portant sur les salaires et des corrections de disparités, a annoncé vendredi son intersyndicale.

Cette grève, qui porte sur la production et la distribution de leau à Paris, concerne quelque 900 personnes. Elle ne devrait pas se traduire par des coupures d'eau pour les particuliers, ont souligné les membres de l'intersyndicale, mais des objectifs stratégiques, comme des mairies ou des ministères, pourraient être touchées.

De la même manière, le personnel ne devrait pas intervenir en cas de fuites sur le réseau.

Les salariés du Service des Eaux se réuniront lundi au siège de l'EPIC Eau de Paris, dans le 14e arrondissement, avant de se rendre à 09H30 sur le parvis de lHôtel de Ville.

L'eau de Paris est retournée en régie municipale le 1er janvier 2010, après 25 années de gestion privée de distribution. Selon les syndicats, ce transfert du privé au public a entrainé des disparités au sein du personnel qu'ils entendent corriger.

 

 

                                         afp 5

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 09:00

 

Archives Nationales : Des sénateurs apportent leur soutien aux syndicalistes menacés de sanctions.

 

Les sénateurs du groupe Europe-Ecologie, Les Verts (EELV) dénoncent, dans un communiqué, la répression syndicale qui frappe trois élus de la CFDT, de la CFTC et de la CGT des Archives Nationales qui protestent contre la mise en place de la Maison de l’Histoire de France.

 

Ils rejoignent d’autres élus de gauche qui condamnent ces méthodes qui remettent en cause les libertés syndicales

 

Pour Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord (EELV), Présidente de la Commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat : « La liberté d'expression défendue dans la Constitution ne saurait se voir menacée par des sanctions administratives lorsqu'elle a été exercée en toute sincérité pour défendre un bien commun culturel».

 

"Voilà plus d'un an que les salarié(e)s des archives se battent contre ce projet qui met en péril l'existence même des Archives Nationales, situées au cœur du Marais à Paris depuis la Révolution Française. Cette Institution, qui serait amputée de 10 000 mètres carrés de surface si le Musée Sarkozy devait voir le jour, ne serait plus à même d'assurer sa mission de sauvegarde de la mémoire collective de la France", insistent les représentants du Palais du Luxembourg

 

 « Nous ne pouvons plus accepter que des décisions soient prises de manière autoritaire, sans que les contours de ce projet de Musée ne soient connus et débattus. Encore une fois, le fait du prince s'est imposé au détriment de la concertation et du dialogue » concluent les élus écologistes

 

                                                            archives-2.jpg

 

 

Sur le même sujet: Le Parisien: Les Archives Nationales veulent sanctionner des syndicalistes

 

                             Le Monde : Menaces de sanctions contres des syndicalistes des Arhives Nationales

 

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 09:23

 

 

Delanoë: "J'en ai rien à cirer du Triple A" a t-il déclaré devant les syndicats parisiens.

 

Le Maire de Paris Bertrand Delanoë a réuni les sept syndicats parisiens le 14 octobre pour évoquer la situation sociale à la Ville de Paris. La réunion a commencé par une déclaration de cinq minutes seulement, accordée à chacune des organisations syndicales. A la Mairie de Paris le temps de parole est ainsi équitablement réparti. Respect ! Voici, les meilleurs moments de cette réunion que les syndicats se sont permis de diffuser auprès des personnels. Florilèges.

 

"Le triple A, rien à cirer !"    "Le triple A*, pour mon égo, je n'en ai rien à cirer, mais pour les contribuables parisiens je me battrais jusqu'au bout pour qu'il soit maintenu" a t'il rétorqué aux syndicats qui lui reprochaient sa politique de rigueur budgétaire en matière sociale.  

 

                                         rien a cirer 2

 Rien à cirer?



"Je suis le meilleur"   Aux représentants du personnels qui pointaient la baisse continuelle des effectifs, le Maire de Paris a déclaré "je fais plus pour l'emploi que les autres villes dirigées par le Parti Socialiste, le Parti Communiste ou les Verts". Ceux-ci apprécieront. Il a, semble t-il, omis de citer les villes dirigées par le MoDem (si,si, il y en a) ou l'UMP. Ils apprécieront également.

 

"L'état, c'est pas moi"   Bertrand Delanoë a également insisté sur les difficultés financières auxquelles il est confronté en matière de dépense sociale. "Le Gouvernement veut nuire à Paris" s'est il indigné auprès des partenaires sociaux qui dénonçaient la baisse du pouvoir d'achat des bas salaires à la Ville de Paris.


"On n'est plus au 20ème siècle !!"    Enfin, les organisations syndicales, même celle des cadres, ont toutes insisté sur les problèmes que rencontrent les agents municipaux pour mener à bien leur mission : sous-effectifs chronique, surcharge de travail qui provoque de l'absentéisme et surtout politique de "redéploiement" qui consiste en bon français à faire plus avec moins en ouvrant de nouveaux services publics (crèches, bibliothèques, écoles, squares....) sans embaucher ce qui revient, de fait, à supprimer des postes dans les services existants. CQFD.

 

"Le service public d'aujourd'hui n'est plus celui de 1960, il faut aujourd'hui s'adapter" a répondu du tac au tac le premier magistrat parisien, toujours selon les syndicats présents, qui en ont  donc pris bonne note avec, il est vrai, cinquante et un ans de retard.

C'était donc, ce qu'on peut appeler, une réunion "franche, mais correcte" entre le Maire de Paris et les représentants des personnels qui semble appelée à se renouveller dès l'année prochaine. " A partir d'aujourd'hui, ce sera comme d'habitude" a toutefois conclu une des organisations dans son compte rendu.

 

Publié également sur "Miroir Social "


 

                                                  delanoe 2

                                                                                  "J'ai dit pour mon égo, seulement"

 

 

 

 

Sur le même sujet:   Social: Du jamais vu à la Ville de Paris depuis Etienne Marcel !

 

                                      Grève historique à la Mairie de Paris !

 

                             Delanoë obtient le sifflet d'or 2010

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 08:56

 

Le Parisien : 18 octobre 2011

 

Aux Archives nationales, la fronde syndicale reprend.

 

La direction menace aujourd'hui de sanctionner trois fonctionnaires délégués syndicaux.

 

«Je vous informe qu'en raison des faits qui vous sont reprochés, j'envisage de vous infliger une sanction. » Signée du chef du service des ressources humaines du ministère de la Culture, la lettre expédiée en recommandé est arrivée fin septembre au domicile· respectif de trois fonctionnaires délégués syndicaux aux Archives nationales (lIIe). Il s'agit d'Eliane Carouge (CFDT), conservatrice en chef du patrimoine, responsable de la bibliothèque historique des Archives, .de Béatrice Hérold (CFTC), conservatrice générale du patrimoine, et de Wladimir Susanj (CGT), adjoint technique de surveillance et de magasinage.

 

Les faits reprochés aux trois syndicalistes? L'organisation par l'intersyndicale d'une conférence de presse le 17 mai dans la cour de l'hôtel de Soubise - l'un des hôtels particuliers au cœur du Marais où sont installés les Archives - pour contester l'implantation, décidée par l'Elysée, de la Maison de l'histoire de France (MHF) sur ce site. Cette initiative «outrepasse les limites du droit syndical dans la fonction publique », estime le rapport de l'autorité ayant pouvoir disciplinaire.

 

ln fine, c'est la commission administrative paritaire du ministère qui devra statuer.

 

«Toutes les conditions de sécurité ont été assurées pour cette conférence à laquelle ont participé des élus de la nation, comme la députée Martine Billard (Parti de gauche) ou Jack Ralite (PCF). En fait, ces courriers ne sont qu'une embrouille de comptoir, un prétexte pour se venger des syndicats qui mènent la lutte contre le projet d'installation de la MHF dans nos murs, annoncé par Nicolas Sarkozy le 12 septembre 2010. Nous sommes dans le délit d'opinion », s'indigne Wladimir Susanj. Et de s'en prendre à la MHF, qui n'est à ses yeux que « la version culturelle de la politique de l'identité nationale, un projet idéologique réactionnaire destiné à instrumentaliser L'histoire de France à des fins partisanes ».

 

A ce jour, la pétition pour « la levée de toute menace de sanction contre les militants syndicaux », a recueilli, selon M. Susanj, « plus de 600 signatures ». Pour protester contre « la répression antisyndicale », les syndicats du ministère de la Culture organisent une réunion publique ce soir à 19h30 à la Bourse du travail *.

Alors que l'occupation de l'hôtel de Soubise par l'intersyndicale - qui a duré neuf mois - a été levée fin juin (même si les banderoles demeurent), et que le conflit semblait en voie d'apaisement, il est curieux que des menaces de sanction tombent fin septembre, plus de quatre mois après les faits incriminés. La direction des Archives nationales aurait voulu souffler sur les braises qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

 

* 3, rue du Château-d'Eau (Xe).

 

Philippe Baverel    

                                                        le parisien 7

 

 

 

 

Sur le même sujet: Le Monde : Menaces de sanctions contres des syndicalistes des Arhives Nationales

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 17:39

 

Le Monde : 30 septembre 2011


Menaces de sanctions disciplinaires contre trois syndicalistes des Archives Nationales


Trois fonctionnaires syndicalistes des Archives nationales (AN) à Paris ont reçu une lettre recommandée avec accusé de réception de la directrice générale de cette institution, Agnès Magnien, leur signifiant qu'une procédure disciplinaire était en cours à leur encontre. Il s'agit de Béatrice Hérold (CFTC), conservatrice générale du patrimoine, en charge de la mise en place du nouveau système d'information archivistique, d'Eliane Carouge (CFDT), conservatrice en chef du patrimoine, chargée de la bibliothèque historique des AN, et de Wladimir Susanjj (CGT).


"Il nous est reproché d'avoir  tenu, devant le public, le vendredi 17 mai, une conférence de presse de l'intersyndicale dans la cour de l'hôtel de Soubise, afin de contester l'implantation de la Maison de l'Histoire de France sur ce site", indique Béatrice Hérold. En précisant : "La cour de Soubise est toujours ouverte au public et nous nous sommes exprimés de façon contrôlée en respectant la sécurité des personnes."


La commission administrative paritaire du ministère de la culture tranchera. La fronde des personnels, du conservateur au manutentionnaire, contre ce projet d'implantation annoncé, il y a un an, par Nicolas Sarkozy, s'était apaisée, fin janvier.

 

Les boucliers sont de nouveau levés. Une assemblée générale des personnels est convoquée mardi 4 octobre.


Florence Evin 

 

                                                                     le monde 4[1]

 

 

 

Lire aussi sur le même sujet l'article de "Libération"

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