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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:04

 

La mobilisation visiblement a été massive puisque la plupart des bibliothèques de la capitale ont « été à l’arrêt » selon les syndicats

 

Constatant une dégradation des conditions de travail dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes, l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA avait appelé à une grève générale le 17 décembre.

 

Des agents entre implosion et saturation, expliquaient les syndicats dans leur communiqué : « la situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs » en pointant également le « manque de considération, certains diraient le mépris », vis-à-vis des personnes de la Direction des Affaires Culturelles de Paris (lire ici).

 

Comptant sur une forte mobilisation, les syndicats espéraient « qu’enfin la Maire de Paris prête une attention à la situation des personnels des bibliothèques ». Anne Hidalgo devra forcément y répondre car la mobilisation a visiblement été massive puisque la plupart des bibliothèques de la capitale ont « été à l’arrêt » selon les syndicats (lire ici). Et la manifestation des agents devant la bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, a même été retransmise en direct sur LCI.

 

Disponible aussi sur Youtube

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 16:00

 

Libération : le 16 décembre 2016

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe)

 

« A saturation et au bord de l'implosion ». Ça bout dans les bibliothèques parisiennes, au point que l'intersyndicale CGT, FO, UCP, Unsa et Supap appelle à la grève générale ce samedi 17 décembre. Les bibliothécaires protestent contre la baisse constante des effectifs, « de 10 à 15% depuis une dizaine d'années sur environ 1 000 agents », explique Bertrand Pieri, de la CGT bibliothèques de la Ville de Paris à Libération. Ils réclament également un rattrapage de prime : « Nous avons les primes les plus basses des différents services de la Ville de Paris »  (lire ici).

 

Cerise sur la cocotte-minute, la mairie a décidé d'étendre l'ouverture le dimanche à sept bibliothèques (avec toutes les nouvelles qui le sont automatiquement). Hélène Berr, dans le XIIe, est la première des sept ouvertures dominicales programmées, en janvier. « On demande cinq postes budgétaires à Hélène Berr contre seulement un au final proposé, poursuit Bertrand Pieri. Et encore, cinq c'est un minimum, il en faudrait une dizaine ».

 

Très remontés contre le manque de moyens et d'effectifs, les bibliothécaires ont prévu deux rassemblements demain, à 10h devant la bibliothèque Parmentier (XIe), à 14h devant Hélène Berr (XIIe).

 

Lire l’article de Libération

 

La vie pas rose des bibliothécaires parisiens
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 10:59

 

Les personnels ne pensaient pas vivre ça dans une municipalité tenue par la gauche alternative

 

C’est une fronde citoyenne qui dure depuis maintenant six mois. Depuis qu'Eric Piolle, le maire de Grenoble a décidé au mois de juin de fermer brutalement trois de ses treize bibliothèques municipales: la bibliothèque Hauquelin, avenue du Maréchal Randon, la bibliothèque Prémol dans le quartier du Village Olympique, spécialisées dans l’accueil des enfants et des ados, ainsi que celle de l'Alliance, rue de Stalingrad. Une véritable attaque en règle contre la lecture publique selon les bibliothécaires et les usagers.

« Nous n'avions pas le choix », expliquait alors au Dauphiné Libéré l'adjoint aux Finances Hakim Sabri, lequel mettait en avant « qu'en raison de la baisse des dotations de l'État mais aussi de l'héritage de nos prédécesseurs socialistes, nous avions l'obligation de trouver 14 millions d'euros sur deux ans » avant d’avouer qu'il s'agissait bien pour Grenoble d'une « politique d'austérité ».

Une nouvelle posture politique qui la foutait plutôt mal puisque la nouvelle majorité municipale de Grenoble est issue…. de toute la Gauche Alternative dans une liste comprenant Europe Écologie-Les Verts, le Parti de gauche, les Alternatifs ou encore la Gauche anticapitaliste laquelle s’était présentée aux élections sur une ligne « anti-austérité ». Un programme qui leur revient comme un boomerang avec des mouvements de protestation continus de la part des habitants.

                                 Bibliothèques: Eric Piolle dévoile son programme    

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle

Puis, nouveau rebondissement. Alors qu’il était finalement arrivé à ses fins en fermant en septembre les deux bibliothèques Prémol et Hauquelin, Eric Piolle face à la mobilisation des grenoblois, annonce renoncer à fermer celle de l’Alliance. « Les inquiétudes portées par les usagers, les habitants et les agents ont été entendues : cette bibliothèque est l’un des poumons de cette partie de la ville, mais aussi d’accès à la culture, de proximité, de partage et de lien social, fréquentée par des personnes de tous âges et de tous horizons » déclarait un Eric Piolle qui retrouvait bien à propos le lyrisme de sa campagne électorale. Malheureusement, il semble que ce soit encore une promesse non tenue par le maire estampillé Gauche Alternative.

Car, en fait de maintien de la bibliothèque de l’Alliance, les personnels regroupé dans le collectif « bibliothécaires de Grenoble en lutte » découvrent que ce sera plutôt un vague « tiers-lieu » dont il faudra « redéfinir le périmètre ». Traduction : la mairie va transformer ce qui était une médiathèque avec des personnels formés en un simple point lecture avec une surface très réduite et plus grand monde pour l’animer. On ne peut que comprendre que la déclaration d’Eric Piolle soit ravalée au rang de mensonge par les bibliothécaires grenoblois qui ne pensaient pas vivre ça sous cette mandature.

En tout cas, ces derniers ne désarment pas. Le conflit entre les bibliothécaires et la mairie va même crescendo ces derniers temps avec des mouvements de grève très suivis les 7, 10 et 14 décembre. Tellement suivi que le taux de gréviste a atteint selon les jours jusqu’à….90%. Des personnels tellement en colère contre la politique de la mairie de Grenoble qu’ils seront de nouveau en grève ce samedi 17 décembre. Gageons qu’elle sera aussi suivie que les précédentes.

Enfin last but not least une grande assemblée générale de l’ensemble des personnels municipaux aura lieu le lundi 19 décembre à l’Hôtel de Ville. Les agents iront ensuite manifester avec les usagers « leur mécontentement » lors de la tenue du Conseil municipal qui se tiendra au même endroit à 18 heures. Reste à savoir si comme lors des précédentes réunions la mairie gauche citoyenne, écologiste et alternative fera appel aux CRS pour faire évacuer la salle (voir ici).

Publié également sur Miroir Social

            Démocratie locale : La situation est en train d'échapper au maire de Grenoble

 Grenoble : les bibliothécaires dénoncent les mensonges du maire, Eric Piolle
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:32

 

 « Les personnels sont entre implosion et saturation » expliquent les syndicats qui prévoient une très forte mobilisation

 

Constatant une dégradation des conditions de travail dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes, l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA a annoncé une grève générale des établissements le 17 décembre. Comptant sur une forte mobilisation, les syndicats espèrent « qu’enfin la Maire de Paris prête une attention à la situation des personnels des bibliothèques ».

 

Des agents entre implosion et saturation, expliquent les syndicats dans leur communiqué : « la situation des bibliothèques municipales parisiennes empire de jour en jour avec les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années et la diminution importante des effectifs ». Et de constater que les dégradations des conditions de travail s’accompagnent en outre du « manque de considération, certains diraient le mépris », vis-à-vis des personnes de la Direction des Affaires Culturelles de Paris. Une question de prime est évoquée par les syndicats, et d’injustice, « comme un affront de plus envers les personnels de la filière culturelle » (lire ici).

 

Les syndicats dénoncent par ailleurs l’intention d’Anne Hidalgo d’ouvrir sept nouveaux établissements le dimanche, alors que les effectifs se disent déjà sous pression. Et ce, « sans même proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement ». Manifestement, l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard serait « fermé à toute négociation », et aurait refusé les propositions avancées par les organisations. Une attitude pas très fluctuat pour un ancien révolutionnaire syndicaliste étudiant. Et même carrément mergitur.

 

En tout cas l'ancien leader de l'UNEF devrait sentir le doux parfum de la fronde sociale car selon de nombreuses sources internes le mouvement s’annonce très suivi le samedi 17 décembre avec la fermeture probable d’une majorité des soixante bibliothèques du réseau parisien. Deux manifestations seront également au programme ce jour là, l’une le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe) et l’après midi devant la bibliothèque Picpus-Hélène Berr.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Paris : Bruno Julliard, ancien syndicaliste étudiant, refuse tout dialogue social dans les bibliothèques

Paris : grève générale dans les bibliothèques le 17 décembre

              - Bah, faut bien ça pour être digne de la confiance d'Anne Hidalgo !

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 19:20

 

Le Parisien : le 12 décembre 2016

 

Avec deux manifestations au programme

 

Restrictions budgétaires, baisse des effectifs, extension des horaires d'ouverture... A l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et Unsa, les bibliothécaires de la ville seront en grève samedi 17 décembre.

 

Deux manifestations sont prévues : la première, le matin devant la bibliothèque Parmentier (20, avenue Parmentier, XIe) et la deuxième, l'après-midi devant la médiathèque Hélène-Berr (70, rue de Picpus, XIIe).

 

La CGT considère comme « une provocation » le fait que l'Hôtel de Ville ambitionne d'ouvrir d'ici 2020, sept bibliothèques supplémentaires le dimanche « sans proposer les effectifs nécessaires pour fonctionner normalement », qui viendraient s'ajouter aux cinq établissements déjà ouverts le dimanche.

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                       Les bibliothèques municipales parisiennes sont bien malades

Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 16:36

 

Interrogé par le site d’information, le directeur des affaires culturelles a été obligé d’annoncer que l’individu « était exfiltré puis mis sous surveillance »

 

C’est un article qui a fait l’effet d’une bombe à la mairie de Paris. Il faut dire que l’enquête de Médiapart « Avis de tempête post-socialiste sur les conservatoires parisiens » est truffée de révélations sur les carences de gestion des ressources humaines en vigueur dans les conservatoires de la capitale en pointant notamment le comportement du directeur du conservatoire Claude Bussy situé dans le XVIIème arrondissement (voir ici).

 

Un directeur qui, il est vrai, ne faisait pas dans la demie-mesure si l’on en croit Médiapart puisque la gestion de son établissement consistait surtout dans le harcèlement qu’il exerçait sur les employés du conservatoire. Au point que nombre d’entre eux ont été « déplacés » à leur demande par la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. « C’est un habitué des conflits ayant déjà semé le trouble de Saint-Ouen au Ve arrondissement de la capitale en passant par Amiens », déclare même un fonctionnaire de la ville au site d’information. « C’est un manipulateur qui se pose en victime et traite d’homophobe toute personne qui lui résiste », confirme pour sa part une enseignante.

 

En tout cas, l’affaire ne pouvait plus durer du côté du conservatoire Claude Debussy puisque les parents d’élèves, inquiets des perturbations patentes affectant jusqu’au fonctionnement de l'établissement se sont plaints auprès des élus. Avec succès semble-t-il, puisque Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, annonçait à Mediapart, que le directeur du XVIIe était finalement exfiltré – « mis sous surveillance et bénéficiant d’un coaching » – vers une structure plus modeste, le conservatoire Camille Saint Saëns dans le VIIIe arrondissement.

 

Problème, c’est à Camille Saint Saëns justement qu’avait trouvé refuge une de ses principales victimes. Ni une, ni deux, l’administration parisienne réaffecte alors l’ancienne victime, qui pouvait donc se retrouver de nouveau face à son harceleur, vers….le conservatoire Claude Bussy ! « Un chassé-croisé caractéristique d’un management déficient » observe Médiapart.

 

Alors cette affaire marque t’elle une tolérance coupable de la part de la direction des affaires culturelles ? « Pas du tout » se défend Noël Corbin au site d’information prenant pour preuve avoir récemment démis de ses fonctions la directrice du Conservatoire Darius Milhaud dans le XIVe et avoir aussi pris des sanctions contre le directeur du conservatoire Jean-Philippe Rameau, situé lui dans le VIe. « Et nous nous préparons d’ailleurs à sévir ailleurs » révèle le directeur des affaires culturelles, lequel confirme ainsi le gros problème de management actuellement à l’œuvre dans les conservatoires municipaux de la capitale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

            Noël Corbin soucieux sur la conduite à mener dans les conservatoires parisiens

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:19

 

Une bibliothèque qui semble vivre une existence mouvementée car ces deux derniers mois la direction de l’établissement a dû également déposer plusieurs plaintes pour violence au commissariat

 

La bibliothèque Mohammed Arkoun est fermée au public pour au minimum deux semaines car une panne de portes électriques empêche l’entrée des usagers a-t-on appris par un communiqué de la direction de cet établissement situé rue Mouffetard dans le Vème arrondissement.

 

La panne constatée depuis le samedi 19 novembre n’avait « pas pu être identifiée ni par la société de maintenance, ni par les services municipaux d’astreinte » précisait la bibliothèque guère optimiste quand à une réparation prochaine. Une inquiétude confirmée le mardi 22 novembre puisque la bibliothèque de la rue Mouffetard était toujours inaccessible au public. « Les portes ne sont toujours pas réparées, la bibliothèque est annoncée fermée pour la journée sur paris.fr » annonçait alors un nouveau communiqué diffusé aux personnels du réseau parisien. Mais de réparation point, car le bâtiment restait toujours portes closes dans les jours qui ont suivi. Un problème de pièce de rechange semble-t-il (voir commentaire). Désormais la bibliothèque ne rouvrira pas au mieux avant le mardi 6 décembre. Mais quand même, deux semaines de fermeture (minimum) pour une panne électrique c'est quand même assez inédit. A croire que cet établissement a reçu un mauvais sort.

 

En effet, la bibliothèque Mohammed Arkoun semble vivre une existence mouvementée car depuis le mois de septembre la direction de l’établissement a dû déposer plusieurs plaintes au commissariat du quartier pour de nombreuses violences de la part d’usagers. Et pas des moindres.

 

« Deux agents ont été victimes d’insultes violentes et sexistes, l’une d’elle de menaces de mort, le matériel a été bousculé, et le chef d’établissement, venu en défense d’une collaboratrice, avait été frappé au visage » avait ainsi rapporté l'UCP, le syndicat des cadres parisiens dans un tract diffusé aux personnels. « Ces incidents ont eu lieu en milieu de semaine, les agents ont pu s’absenter pour se rendre au commissariat, et être libérés de leur service public en raison de leur état de choc. Qu’en serait-il un dimanche ? » concluait même, perfide, le syndicat des cadres parisiens. On ignore pour le moment la réaction de Bruno Julliard.

 

En tout cas, les mésaventures de le bibliothèque Mohammed Arkoun illustrent comme un symbole la dégradation du réseau parisien. D'ailleurs pour dénoncer leurs mauvaises conditions de travail et le manque de considération à leur égard, les bibliothécaires de la capitale, soutenus par les syndicats CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, appellent à une grève le samedi 17 décembre (lire ici et ).

 

Paris : une bibliothèque fermée pour (au moins) deux semaines à cause d'une panne électrique
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 11:06

 

Livres-Hebdo : le 17 novembre 2016

 

Une manifestation se tiendra le matin devant la bibliothèque Parmentier (XIe), puis une autre l’après-midi devant celle d’Hélène Berr (XIIe)

 

Une grève, décidée lors de l’Assemblée générale organisée par l’intersyndicale des bibliothécaires parisiens, jeudi 17 novembre, a pour objectif de protester contre l’insuffisance des moyens attribués aux bibliothèques, notamment celles qui devront passer à l'ouverture le dimanche en 2017.  De nombreuses bibliothèques municipales parisiennes devraient rester fermées samedi 17 décembre en raison d’un appel à la grève. Ce mouvement social a été lors de l’assemblée générale organisée par l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) et qui a rassemblé plus d’une centaine de salariés.
 
Le mécontentement gronde depuis plusieurs semaines déjà parmi les personnels des bibliothèques de la capitale. La décision de la mairie d’ouvrir six bibliothèques supplémentaires le dimanche d’ici à 2019 cristallise les revendications. La première sur la liste est la médiathèque Hélène Berr, dans le XIIe arrondissement, dont l’ouverture dominicale est prévue à partir du 22 janvier 2017. Mais certains salariés, dont une quinzaine sur les 34 agents de l’équipe, avait fait le déplacement à l’assemblée générale et dénoncent l’insuffisance des moyens humains qui leur ont été accordés. « Nous avons obtenu trois postes de titulaires sur les cinq demandés, mais en réalité cela correspond à un seul agent supplémentaire car les deux autres postes viennent seulement compenser des temps partiels, a expliqué lors de l’assemblée générale une salariée. Nous avons le sentiment de ne pas avoir été entendus ».

Plusieurs agents parisiens ont pris successivement la parole pour témoigner de la situation dans leurs établissements respectifs, mettant en lumière la diversité des positions concernant l’ouverture dominicale. A la médiathèque Aimé Césaire, dans le XIVe arrondissement, l’équipe y est globalement favorable. « Nous pensons que ce sera bénéfique pour le quartier et que nous attirerons du monde, explique une bibliothécaire. Mais nous nous battrons pour que cela se fasse dans de bonnes conditions ». Marie-Claude Semel, déléguée syndicale SUPAP-FSU, a de son côté exprimé clairement un désaccord de fond. « Dans les conditions actuelles, cela ne peut se faire que contre les personnels, contre nos statuts et contre nos conditions de travail », a avancé la déléguée.
 
Contactée par Livres Hebdo, la mairie ne cache pas son étonnement, voire son agacement, face à certains reproches formulés par les personnels ou leurs représentants. « Ce plan d’ouverture correspond à un grand engagement de campagne de la maire, annoncé dès 2014, rappelle notre interlocuteur. L’objectif est d’ouvrir une bibliothèque le dimanche par grands bassins de population afin que les Parisiens puissent profiter de ce service public. Chaque site pressenti a fait l’objet d’un état des lieux préalable afin de définir les conditions nécessaires, notamment en terme d’agents titulaires et contractuels. Les représentants des personnels ont été consultés à chaque fois, notamment dans le cadre des réunions de CHSCT. Beaucoup d’éléments ont été construits dans la concertation et les conditions sont bonnes : une prime de 100 euros bruts et un jour entier de récupération pour 5h30 travaillées par dimanche ».
 
La grève du 17 décembre a été programmée la semaine de la réouverture après travaux de la bibliothèque Parmentier, dans le XIe arrondissement. Une manifestation se tiendra le matin devant cet équipement, puis une autre l’après-midi devant la médiathèque Hélène Berr. L’intersyndicale a ensuite prévu de déposer un préavis de grève tous les dimanches pour la médiathèque Hélène Berr à partir du 22 janvier, date de la première ouverture dominicale. Bertrand Piéri, délégué syndical de la CGT, tient à préciser que ce mouvement social porte sur des revendications plus larges que celles concernant les moyens attribués aux bibliothèques pour l'ouverture du dimanche. « Nous voulons alerter sur les effectifs, sur les budgets d’acquisition qui se réduisent dramatiquement, sur les primes pour les agents des bibliothèques qui sont parmi les plus basses attribuées aux personnels de la Ville de Paris », a précisé le délégué à Livres Hebdo.

 

Lire l’article de Livres-Hebdo

 

 

Grève des bibliothèques le 17 décembre : la mairie de Paris ne cache pas son agacement

Les bibliothécaires parisiens en grève le 17 décembre
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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 13:06

 

ActuaLitté : le 17 novembre 2016

 

Peu écoutée par des élus qui s'arrêtent souvent au seul effet d'annonce de l'ouverture du dimanche, les bibliothécaires se sont entendus pour organiser un mouvement de grève le 17 décembre

 

Des bibliothécaires de la Ville de Paris se sont réuni ce matin en assemblée générale afin d'évoquer leurs prochaines actions dans ce qu'ils estiment être « un conflit social » avec l'administration parisienne. Si l'ouverture de certains établissements de la capitale le dimanche a mis le feu aux poudres, les bibliothécaires dénoncent un manque d'écoute plus général de la Mairie. Et ont voté en conséquence un mouvement de grève avant la fin de l'année.

 

Depuis l'assemblée générale du mois d'avril dernier, les revendications n'ont pas changé, mais les bibliothécaires mobilisés occupent désormais la salle Jean Jaurès, « la bien nommée », s'amuse l'un d'entre eux, de la Bourse du Travail. L'ouverture le dimanche de sept bibliothèques du réseau parisien d’ici 2019, en plus des cinq établissements déjà ouverts ce jour-là reste l'élément déclencheur et central de la mobilisation, mais la plupart des professionnels ne veulent pas l'arrêter à cette seule cause.

 

« La dégradation du travail le dimanche aura un impact sur celui du reste de la semaine, et il est évident qu'elle va frapper tous les établissements », prédit une responsable syndicale. À la médiathèque Hélène Berr, dont l'ouverture le dimanche est prévue au mois de janvier 2017, ils seront sept titulaires et huit étudiants, alors que les personnels estimaient au départ leurs besoins à dix titulaires. « Pour la première fois, le non-respect de la parité entre titulaires et non-titulaires est affiché par écrit », commente une bibliothécaire.

 

L'ouverture des établissements le dimanche correspond à une posture politique, selon les personnels présents : « Si les établissements ouvraient en matinées ou en nocturne, les Parisiens viendraient aussi : on ne leur propose que le dimanche, alors forcément, ils font avec. Et la seule ouverture le dimanche ne crée par de nouveau lectorat : un an après l'ouverture dominicale de Yourcenar, il n'y avait que 3 ou 4 % de nouveaux lecteurs au sein des usagers de ce jour-là ».

 

Les relations n'ont jamais été au beau fixe entre la Ville de Paris et les personnels des établissements de prêt, mais les participants à l'assemblée générale assurent que le dialogue est impossible : « Nous avons réclamé deux postes pour le dimanche et l'administration est quand même allée au conflit, tout en nous expliquant qu'il était possible de nous installer des automates de prêt, sans problème. C'est une position idéologique de réduction des dépenses publiques » témoigne un bibliothécaire.

 

Pour faire entendre leur position, peu écoutée par des élus qui s'arrêtent souvent au seul effet d'annonce de l'ouverture du dimanche, les bibliothécaires se sont entendus pour organiser un mouvement de grève aux alentours du 17 décembre prochain, à l'occasion de la réouverture de la bibliothèque Parmentier (XIe). Les modalités et la date du mouvement pourront changer, mais l'intersyndicale espère mobiliser une bonne partie du réseau parisien « contre la destruction du service public et l'ouverture du dimanche dans ces conditions ». D'autres actions pourraient suivre, selon les effets de la première.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

       Paris : un ancien syndicaliste étudiant détruit le service public dans les bibliothèques

Mouvement(s) de grève à venir dans les bibliothèques parisiennes
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:39

 

Une recherche action facturée 170 000 euros. Pour cette structure, baptisée 27ème région, c’est carrément le Grand Paris !

 

C’est une révélation qui a rendu furax la mairie de Paris : Il faut dire que l’article publié sur le site du syndicat UNSA des attachés d’administration parisienne, un corps de catégorie A de la fonction publique, vaut son pesant de cacahuètes.

 

Tout a commencé lorsqu’une sorte de cabinet de conseil en politique publique, baptisé 27ème région, lequel se présente comme un « laboratoire de transformation »  et « visant à tester de nouvelles méthodes d’innovation » est intervenu à la mairie du XIXeme arrondissement. Et selon les attachés d’administration parisienne pour ce qui est de l’innovation on n’a pas été déçu. L’entité spécialisée aussi en « recherche action » propose tout d'abord aux agents de cette mairie du nord-est parisien rien moins que « d’explorer une nouvelle forme de formation de pair à pair entre les services, sous la forme d’un vis ma vie ». Est-ce à dire que dorénavant n’importe quel employé en charge de l’état civil pourra échanger son existence avec les membres des cabinets des mairies d’arrondissement ? Le pensum de 27ème région ne le précise malheureusement pas.

 

Pas grave, car de toutes façons c’est un vent révolutionnaire qui soufflera désormais sur les services municipaux puisque le cabinet de conseil  propose carrément d’occuper les mairies façon Nuit Debout. Comment ? Et bien en inventant le concept Occupaï, lequel sera, selon ses inventeurs « une nouvelle forme de portes ouvertes, un événement joyeux d’occupation de la mairie ». Véridique ! Mais énorme. A tel point que les attachés d’administrations qui sont des gens sérieux l’on retranscrit avec la plus grande abnégation (voir ici).

 

Et se pose le pourquoi d’un tel ridicule de la part de la plus grande collectivité de France. Et c’est là que les révélations du syndicat sont intéressantes, car l’entité 27ème région n’est pas une société de conseil mais …une association ! Et gavée de subventions publiques qui plus est, notamment via la Ville de Paris, laquelle vient de lui a octroyer 170.000 euros, versée en trois ans. Une belle somme en effet. Il faut dire que 27ème région est un peu en terrain de connaissance du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Et même plus que ça, puisque selon le Canard enchaîné, du 5 octobre 2016, le président de l’association n’est autre qu'un…. député socialiste, Christian Paul, élu de la Nièvre (et par ailleurs un des chefs de file des frondeurs au Palais Bourbon). Mieux, l’hebdomadaire satirique relève également que l’une des filles de Christian Paul…. est chargée de mission au service de presse de la direction de l’information et de la communication de la Ville. C’est même plus la 27ème région c’est carrément le Grand Paris.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Paris : une association de conseil en politique publique propose « d’envahir les mairies d’arrondissements » façon Nuit Debout
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