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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:56

 

Anne Hidalgo et son équipe s’étaient pris pour Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé

 

Le tribunal administratif a donné raison à plusieurs syndicats des agents municipaux de la ville de Paris, en annulant une note de service définissant les modalités de droit de grève, après un conflit de plusieurs mois dans les équipements sportifs de la ville de Paris.

 

Réclamant une revalorisation de leur prime dominicale, des agents de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Paris - agents techniques des piscines, stadiers... - avaient fait une grève perlée (d'abord limitée au dimanche, puis étendue au samedi et au mercredi) entre février 2014 et juillet 2015, à l'appel d'une intersyndicale CGT-FO-Supap/FSU-SUD. Ils avaient obtenu une augmentation de 30 euros mensuel.

 

Durant le conflit, en mars 2015, le secrétaire général de la mairie de Paris avait produit une note de service imposant aux agents qui voulaient exercer leur droit de grève de le faire à leur prise de service, et de se déclarer gréviste « 48 heures avant le début de la grève fixé dans le préavis ». Les syndicats ont contesté en justice cette note, estimant qu'elle portait « des limitations excessives au droit de grève ».

 

Dans son jugement du 6 octobre, dont l'AFP a eu copie jeudi, le tribunal administratif considère comme « justifié » d'imposer aux agents d'exercer leur droit de grève à leur prise de service. Mais il souligne qu'en imposant à chaque agent de se déclarer gréviste « non pas 48 heures avant la date à laquelle il entend personnellement participer à un mouvement de grève, mais 48 heures avant le début de la grève fixé dans le préavis », la note « apporte au droit de tout agent de rejoindre un mouvement de grève déjà engagé, des restrictions qui excèdent ce qui est nécessaire ». Le tribunal administratif estime donc que « la note de service doit être annulée » (lire ici).

 

« Cette décision va permettre de clarifier les choses, a dit à l'AFP Alain Derrien, secrétaire général de la CGT des cadres et techniciens parisiens, soulignant que les effets de cette note » s'étaient fait ressentir lors des manifestations contre la loi travail. Interrogée par l'AFP, la ville de Paris souligne que « tribunal administratif n'a pas annulé la totalité de la note, qui n'est pas caduque ». « Il n'a  pas jugé illégales l'ensemble des règles qui avaient été posées » (un peu quand même NDR) et a « admis le principe qu'un délai de préavis de 48h soit exigé », mais « ce délai doit être préalable au choix individuel de l'agent de faire grève et non au début du préavis collectif », insiste la Ville. Un argumentaire qui ne dépareillera pas dans la primaire de la Droite.

 

Publié également sur Miroir Social

 

La mairie de Paris condamnée par la tribunal administratif pour « atteinte au droit de grève »

       - Merci Anne, tu es mon véritable dernier soutien contre ce gauchiste de Juppé

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:38

 

La Ville de Paris veut étendre l'ouverture dominicale des commerces. Une décision qui choque au sein de sa propre majorité

 

Anne Hidalgo fait volte-face sur l'ouverture des commerces le dimanche. Alors qu'elle était farouchement opposée à l'extension du travail dominical, la maire (PS) de la capitale a créé la surprise en annonçant cette semaine qu'elle proposerait au conseil de Paris du 7 novembre « d'autoriser les commerces à ouvrir douze dimanches en 2017 ». Soit le maximum défini par la loi.

 

La mairie explique vouloir soutenir « les commerces de proximité touchés par la baisse de la fréquentation touristique » et fragilisés par la « concurrence » de l'ouverture dominicale des grandes enseignes. Ce changement de cap choque visiblement au sein de sa propre majorité. « Il y a une sorte de rupture de confiance entre la maire et nous », a indiqué dans Le Parisien, Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe communiste - Front de gauche en évoquant le rapport sur le sujet voté au conseil de Paris en 2015. Ce dernier prévoyait un « dépassement possible » « de quelques unités » du plancher des cinq dimanches. De son côté, le groupe écologiste estime, lui, que « les douze dimanches ne sauveront pas les commerces de proximité ». Même si la déclaration est plus feutrée, elle marque elle aussi un désaveu sur la décision d'Anne Hidalgo.

 

Même colère du côté du Clic-P, le collectif des syndicats parisiens du commerce : « Plus les grandes chaînes pourront ouvrir le dimanche, plus le petit commerce, qui ne pourra pas suivre, sera fragilisé. ». En revanche la volte face d'Anne Hidalgo réjouit la droite parisienne. Rien d'étonnant quand on observe de près la politique des socialistes parisiens.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

               Ouverture des magasins le dimanche à Paris : la droite applaudit Anne Hidalgo

Anne Hidalgo fait volte face sur l'ouverture des magasins le dimanche
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:53

 

« Vous me faites vraiment chier » a lâché à bout de nerf Jean-François Martins, l’adjoint aux sports d’Anne Hidalgo

 

C’est ce que l’on appelle une sortie de route ou bien un coup de fatigue. Il est vrai que l’adjoint en charge des sports à la mairie de Paris a connu une actualité mouvementée en ce début de rentrée. Tout d’abord la fermeture en urgence d’une piscine municipale du Veme arrondissement après que les membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la Ville de Paris ont déclenché un droit d’alerte après avoir constaté « des taux extrêmement élevés (jusqu’à trois fois les taux recommandés) d’effluents hautement dangereux ! » (lire ici). Ensuite la dénonciation par les maîtres-nageurs parisiens « de failles de sécurité dans les piscines parisiennes » après une mort par noyade (lire là).

 

Le dérapage est survenu lors d’un Comité Technique de direction. C’est que Jean-François Martins en voulait tellement aux représentants des personnels qu’il avait décidé de les faire tomber d’inanition en décidant unilatéralement de tenir cette réunion de 9h30 à 15h30…. sans pause déjeuner. Un vrai Top Chef !

 

Une tentative de mort de faim de l’adjoint aux jeux (mais pas au pain) qui n’a pas plu aux syndicalistes présents autour de la table. Ces derniers, dont certains avaient pris leur service dès potron-minet et se voyaient mal passer une réunion dans ces conditions, ont donc demandé à Jean-François Martins… une simple pause méridienne. Pour toute réponse à cette demande pour le moins légitime Jeff s’est alors lâché et à balancé à plusieurs reprises un « vous me faites tous chier » à une assistance médusée. Une saillie qui a contraint les syndicats présents (CFDT, CGT, FO..) à quitter la salle séance tenante Et Jeff s’est alors retrouvé tout seul.

 

L’incident a néanmoins fait pas mal de bruit dans le landerneau municipal puisque le syndicat CGT dans une lettre à Anne Hidalgo a dénoncé l’attitude et le vocabulaire de l’adjoint en charge des sports. « Qu’un élu se comporte comme ça, c’est intolérable. Même si l'on n’est pas toujours d’accord en instance, pour autant, on essaye d’être toujours poli, courtois. Il doit y avoir un minimum de respect, sans quoi on ne peut pas travailler pour une bonne exécution des services publics et défendre les droits des agents de la Ville de Paris » rappelle d’ailleurs le syndicat.

 

Et la CGT en conclusion de demander à Anne Hidalgo : « merci de recadrer votre Adjoint, afin qu’il s’excuse de son comportement outrancier ; à défaut, nous réfléchirons à déposer une plainte avec citation directe pour injure publique ». De son côté, la CFDT n'est pas restée en reste puisque dans une communiqué, envoyé à tout les agents de la Ville de Paris, elle a tout bonnementt déclarée « qu’elle ne siégera plus sans excuses  de l’édile en charge des Sports ». Non Jeff, t’es pas tout seul…

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                       Paris : l'adjoint aux sports, Jean-François Martin, dérape avec finesse

Un adjoint à la mairie de Paris dérape face aux syndicats

                                              - Rrrr, vous me faites vraiment tous chier !

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 16:13

 

Près de soixante mille euros de mobilier grand luxe pour une utilisation de quelques jours par an

 

Ce n’est visiblement pas la crise pour tout le monde à la Bibliothèque Nationale de France (BnF). Bien que le climat social soit explosif avec les baisses drastiques de crédits depuis plusieurs années, du côté de sa nouvelle directrice, Laurence Engel, en revanche on ne regarde pas à la dépense si l’on en croit les révélations de la CGT.

 

« Une dépense démesurée » pour le syndicat qui dénonce l’acquisition par la direction de l’établissement public d’une table et d’une trentaine de chaises pour la somme rondelette.... de près de soixante mille euros ! Un achat haut de gamme qui ne servira même pas au confort des chercheurs ou du public lambda. Pas plus qu'aux agents d'ailleurs, puisque ce mobilier grand luxe est uniquement destiné à la salle où se tient le …Conseil d’administration ! Si l’on se base sur un prix de dix mille euros pour la table de trente places, un montant déjà considérable, ça nous fait donc une chaise à environ mille cinq cent euros ! Plutôt cher pour du mobilier qui ne servira que quelques jours par an.

 

Évidemment cette gabegie n'est pas du goût des personnels. « Cette dépense dans un contexte de restriction pour les missions et les personnels de la Bibliothèque nationale est insupportable. » dénonce ainsi la CGT de la BnF dans un communiqué et « appelle la direction de l’établissement à faire preuve de retenue et de discernement, il en va de sa légitimité et de sa crédibilité » (lire ici).

 

Une crédibilité déjà entamée, car ce n'est pas la première fois pour Laurence Engel. Mais qui surtout devrait savoir que ce type de comportement est ravageur dans le contexte actuel, comme l’avait illustré les déboires... de son propre mari, Aquilino Morel ! Pour rappel, ce dernier était passé à la postérité pour une histoire de cirage de chaussure de luxe au sein même de l’Élysée lorsqu'il officiait en tant que conseiller du Président Hollande (lire ici). Un épisode qui illustrait les mœurs de cette caste que certains appellent « les petit marquis de la République ».

 

Une habitude familiale peut être car Laurence Engel avait elle aussi été épinglée pour son goût du faste lorsque elle avait fêté son départ de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour rejoindre le ministère de la culture en 2012. Un grand moment de privilège et de connivence au frais du contribuable qui là aussi avait choqué les personnels (lire ici). Et voilà que quatre ans après à la BnF elle fait de nouveau table rase du passé. Mais cette fois elle y aura rajouté des chaises.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

        Dépenses grand luxe à la BnF : Laurence Engel est-telle déconnectée de la réalité ?

BnF : Laurence Engel fait une « Aquilino Morelle »

               - C'est pas de ma faute, j'suis entourée toute la journée de cireurs de pompes...

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:39

 

20 Minutes : le 3 octobre 2016

 

La mairie souhaite ouvrir six bibliothèques le dimanche d’ici 2019, en commençant par Hélène-Berr (XIIe) dès janvier. Mais les syndicats s'y opposent et se disent prêts à une grève comme celle qui avait paralysé les piscines parisiennes pendant un an…

 

« Si besoin, nous ferons comme pour les piscines », prévient Bertrand Piéri, de la CGT Culture à la ville de Paris. Le syndicaliste fait référence à la grève menée à partir de février 2014 par des agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS). Ils demandaient une revalorisation de leur prime dominicale et, pour se faire entendre, et avaient fermé, pendant plus d’un an, de nombreux équipements sportifs et piscine dans la capitale les dimanches.

 

Cette fois-ci, le conflit social se déplace à la médiathèque Hélène-Berr, rue Picpus (XIIe). Et tourne toujours autour de l’ouverture dominicale. Cinq bibliothèques de la capitale sont d’ores et déjà ouvertes le dimanche. La ville de Paris souhaite en rajouter six autres d’ici 2019. Et ça commencerait avec Hélène-Berr dès janvier 2017 qui ouvrirait de 13h à 18h.

 

Les négociations entre la mairie et les représentants syndicaux ont démarré mi-avril. « Autant vous dire que ça ne se passe pas très bien, résume Bertrand Piéri, opposé à cette ouverture dominicale. Depuis juin, d’ailleurs, nous ne discutons plus beaucoup, chacun campe sur ses positions ». Voilà qui ne laisse rien présager de bon à la réunion du comité technique, prévue ce mardi. C’est l’ultime étape avant la présentation du projet devant le conseil municipal de novembre. « L’idée sera d’acter devant les représentants du personnel ce projet d’ouverture et les aménagements des conditions de travail qui en découlent », indique un collaborateur de Bruno Julliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de la culture.

 

Dans son plan, la mairie promet aux 32 agents de la médiathèque Hélène-Berr qu’ils ne travailleront pas plus d’un week-end toutes les cinq semaines et leur assure une prime de 100 euros brut pour un dimanche travaillé ainsi qu’une journée de repos dans la semaine qui suit. « Cela s’accompagnera aussi d’un renforcement de l’effectif, poursuit le collaborateur de Bruno Julliard. Un agent titulaire sera recruté, mais aussi des contractuels étudiants pour l’équivalent de trois temps-plein supplémentaires ».

 

 

  Travail du dimanche :Bruno Julliard va devoir composer avec les personnels et les syndicats

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

                                  - Grrr, me faire ça à moi, un ancien révolutionaire étudiant...

 

 

C’est sur ce point que ça coince avec les syndicats. « Hélène-Berr est ouverte sur cinq étages et comprend quatorze postes "services publics", c’est-à-dire en contact avec le public, explique Bertrand Piéri. La mairie considère qu’il n’y aura besoin que de 14 personnes le dimanche pour faire fonctionner la médiathèque. Sept agents titulaires et sept étudiants. Mais ça ne marche pas comme ça. Pour qu’il y ait bien 14 personnes en poste, il en faut qu’il y en ait une vingtaine d’agents en tout présent. Pour faire le travail interne, répondre aux commandes et même permettre à chacun de faire une pause ».

 

Bertrand Piéri propose alors, pour chaque dimanche, dix agents titulaires et autant d’étudiants. « Ce qui nécessiterait d’embaucher dix agents supplémentaires dans cette médiathèque pour respecter le principe d’un dimanche travaillé toutes les cinq semaines », rappelle le syndicaliste. A la mairie de Paris, on s’étrangle. « Dix agents, c’est farfelu, réagit-on dans l’équipe de Bruno Julliard. Comment on occuperait ces agents le reste de la semaine ? Hélène-Berr n’a pas la place pour accueillir tout ce monde ».

 

La mairie de Paris précise alors que l’avis que rendra mardi le comité technique n’est que consultatif et que la délibération sera soumise quoiqu’il arrive au vote du prochain conseil de Paris en novembre. Mais c’est prendre le risque de se confronter à un conflit social en janvier. Et de froisser un peu plus les élus communistes et Front de gauche du conseil de Paris.  Comme Bertrand Piéri, ils dénoncent un manque de moyens prévus par la ville et s’interrogent aussi sur la pertinence d’ouvrir Hélène-Berr le dimanche.

 

« A Paris, ce sont essentiellement les étudiants qui demandent l’ouverture dominicale des bibliothèques, observe Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe. Or l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle aura un tout nouveau campus à Nation, à deux pas de la rue Picpus en 2019. Avec une bibliothèque universitaire de 5.000 places..ouvertes le dimanche ».

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

          Travail du dimanche : ça ne se passe pas comme prévu pour la mairie de Paris

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

               - Myriam, t'aurais pas un conseil à donner à Bruno pour passer en force ?

                             - Heu Anne, tu sais moi c'était Manu qui m'avait obligé

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:10

 

Le Parisien: le 27 septembre 2016

 

« Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui fera grève à l’appel de la CGT

 

Alors que s’ouvre demain au Petit Palais (VIIIe) l’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », la CGT appelle les surveillants de ce musée de la Ville de Paris à faire grève ce mercredi. Sur la centaine d’agents d’accueil et de sécurité, près d'una quarantaine, selon la GGT, auraient l’intention de manifester leur mécontentement. « Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui dénonce pêle-mêle, « les heures supplémentaire qui ont été payées avec trois mois de retard et cette note interne qui réduit de quinze minutes le temps de pause du personnel qui n’aura désormais plus droit pour déjeuner qu’à une heure quinze au lieu d’une heure trente ».

 

Au-delà du climat social, la CGT fait état de « la détérioration de plusieurs tableaux ». Et met en cause « la gouvernance du Petit Palais qui met en péril les œuvres exposées ». En ligne de mire, le directeur du musée, Christophe Leribault, en poste depuis trois ans et accusé d’avoir fait retirer les garde-corps, des cordons tendus entre deux plots permettant de maintenir à distance les visiteurs. Résultat : « les enfants mettent les mains sur les toiles. On ne compte plus les traces de doigts et même les rayures faites avec des clés sur les peintures », observe un surveillant. Cet agent signale que « le tableau « Les funérailles de Charles Le Bon » (1876), de Jan Van Beers, porte une rayure sur les yeux de l’un des personnages » (lire ici).

 

Tout en justifiant le retrait des dispositifs de mise à distance par « des raisons esthétiques », Christophe Leribault — qui assure « avoir vu des personnes se prendre les pieds dans ces barrières et chuter » — dément en bloc ces accusations. « La toile de Jan Van Beers n’a rien », affirme-t-il. Et constate : « les détériorations se produisent souvent lors du transport des œuvres qui sont prêtées pour telle ou telle exposition. Ainsi le tableau « Les saltimbanques » de Fernand Pelez est revenu du Canada avec un petit soulèvement de peinture de la taille d’un ongle, ce qui a nécessité l’intervention d’un restaurateur ». Ce lundi soir, la direction de Paris musées assurait dans un communiqué « qu’aucune dégradation d’œuvres n’est intervenue au sein du Petit Palais ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                            Crise sociale au musée du Petit-Palais

Paris : tensions sociales au Petit Palais
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 16:30

 

Même les inspecteurs des Finances le reconnaissent dans un rapport remis en 2012 au Premier Ministre

 

C’est une véritable bombe qu’a découvert le site de référence Louvre pour Tous ! Et la fin d’un mythe véhiculé par tous les néo- libéraux qui veulent mettre à bas toute forme de service public : le recours à la sous-traitance dans les établissements publics (culturels en l’occurrence !) coûte bien plus cher que d’embaucher du personnel titulaire… Des révélations qui résultent d’une enquête très fouillée sur la révolte de ces agents employés par des entreprises de sous- traitance pour travailler dans la plupart des musées de France et de Navarre, lesquels subissent des conditions de travail telles que les grèves se multiplient. Comme, entre autres, au MUCEM à Marseille, au Musée des Confluences à Lyon ou encore au Centre-Pompidou à Metz (lire ici)… Des conflits qui nuisent à l’image de ces structures qui se veulent pourtant cool et ouvertes sur le monde par le biais de la médiation culturelle. Mais qui en réalité encouragent la précarité, le travail à temps partiel et les bas salaires. Sans parler d’un encadrement agressif et souvent menaçant .

 

Mais en plus de subir des conditions de travail très mauvaises, certains doivent aussi se coltiner une implacable flexibilité des horaires de travail ! Comme le rappellent des employés du Musée du Quai Branly interviewés par Louvre Pour Tous : « Muséa notre employeur n’applique pas la convention collective des prestataires de service, mais celle des parcs d’attractions et de loisirs, beaucoup moins avantageuse pour les employés. La base horaire est de 35 heures mais elle est lissée sur toute l’année. Selon les besoins du musée, la fréquentation des expositions et les périodes creuses vous effectuerez des semaines tantôt de 10 heures, tantôt de 42 heures. Et vous pouvez travailler six jours sur sept de façon illimitée. Vous n’avez plus de vie personnelle et êtes corvéable à souhait. Vous découvrez votre planning seulement deux semaines à l’avance. C’est la flexibilité maximale » (lire ici).

 

Pourtant, comme le révélait l’un des administrateurs du Centre Pompidou-Metz, Antoine Fonte (par ailleurs vice-président de Metz-Métropole) au quotidien Le Républicain Lorrain, ces pratiques de moins disant social - honteuses pour un secteur tout de même largement contrôlé par des structures publiques - ne font même pas faire des économies aux contribuables : « La masse salariale, toutes taxes comprises, est de 900 000 €. Ce qui signifie que l’entreprise [Phone Régie] se dégage une marge brute comprise entre 400 000 et 500 000 €. » Du brutal ! C’est d’ailleurs la logique même de l’économie de marché, car les sociétés sous-traitantes doivent évidemment se dégager au passage une marge pour vivre.

 

Mieux : selon les calculs, titulariser ces personnels et leur donner un statut rapporterait « environ 250 000 € » aux finances du musée par rapport au marché payé - à grand frais - à l’heureux prestataire de service. Une critique qui n’est pourtant pas le seul fait d’un olibrius égaré à gauche de la gauche car cette dénonciation de recours à la sous-traitance  se retrouve même dans un rapport sur un bilan de la RGPP… remis en 2012 au Premier ministre ! « Plusieurs ministères signalent que les suppressions de postes dans les fonctions supports peuvent aboutir à des renchérissements de coûts significatifs, sans proportion avec ces suppressions, pour faire assurer le service par des prestataires extérieurs » écrivent ainsi dans leur langage technocratique à la page 33 du copieux rapport les hauts fonctionnaires de l’Inspection des Finances et de l’Administration générale (lire ici). Alors, pour mettre fin au moins disant social tout en améliorant les Finances publiques, dites : « 33 ! ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Musée : pour mettre fin à des conditions de travail préhistoriques

Musées : sous-traitance et précarité coûtent bien plus cher que l’embauche de titulaires
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:46

 

« C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué

 

A peine nommée à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), sa nouvelle directrice, Laurence Engel, avait du essuyer un mouvement social d'ampleur à l'appel des syndicats CGT, SUD et FSU. Parmi les revendications présentées à l'ancienne directrice de cabinet d'Aurélie Filippétti, les syndicats mettaient en avant la précarité, via l’utilisation massive de vacataires, ou encore le manque d’effectif au sein de l'établissement public (lire ici).

 

« Un sous-effectif criant  » affirmaient même les représentants des personnels au début du conflit, lesquels avaient comptabilisé près de trois cent postes supprimés ces sept dernières années. Résultat :  pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, la BnF avait du augmenter fortement son contingent de vacataires. Une gestion à la petite semaine dénoncée par l'intersyndicale, d'autant plus que ces personnels très précaires « stagnent depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 h par mois). Pourtant nombre d’entre eux et elles ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ! ».

 

Pour changer cet état de fait, les partenaires sociaux se sont appuyés sur une instruction ministérielle sortie en 2015 sous l’impulsion de Fleur Pellerin, alors en poste à la culture, laquelle préconisait que tous les agents vacataires passent de 80 heures à 110 heures mensuelles. Il aura tout de même fallut un long conflit pour que les syndicats finissent par obtenir satisfaction tant sur les contrats de vacataire que sur les suppressions de poste. « Après plus de trois mois de mobilisation contre les suppressions de poste à la BnF et la précarité, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet » viennent ainsi d'affirmer les organisations CGT-FSU-SUD dans un communiqué (lire ici).

 

Dans le détail, les négociateurs ont aussi obtenu « l'arrêt des suppressions de poste prévus pour 2017 », « l'amélioration des conditions de travail des magasiniers et du déroulement de carrière de l'ensemble des agents », « l'intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers qui étaient sur liste d'attente » et le « passage en CDI de tous les vacataires en CDD qui étaient sur besoins permanents ». Si l'on ajoute à cette liste le passage à 110 heures par mois de tous les autres agents précaires, on peut dire que les syndicats sortent renforcés de ce conflit. Un épisode pas si fréquent pour ne pas être signalé. « C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a d'ailleurs conclu l'intersyndicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

  BnF : Laurence Engel signe un protocole d'accord pour mettre fin à son permier conflit social

BnF : les syndicats obtiennent satisfaction après trois mois de grève sur la précarité et les effectifs

                         - Pas d'inquiétude chere Laurence, on a 110 heures pour tout parapher

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:28

 

Un mouvement très suivi si l’on en croit la direction puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après la page FaceBook de la bibliothèque des langues et civilisations

 

C’’est un mouvement social qui semble passer sous les radars médiatiques. Il se déroule pourtant dans la capitale. En effet depuis maintenant un mois les contractuels-étudiants de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC), située du côté des anciens Grands Moulins de Tolbiac (XIIIe), sont.... en grève illimitée ! Un mouvement très suivi si l’on en croit la bibliothèque elle même puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après sa page FaceBook officielle.

 

Il faut dire que ces personnels, bien que très précaires et à temps partiel,  représentent….un cinquième des employés de la bibliothèque. Et pour prouver davantage leur rôle dans le fonctionnement de l’institution, ils assurent près de 45% de l’accueil du public (avec une surreprésentation le soir de 20h à 22h du lundi au vendredi, et la journée du samedi). Des contractuels qui ont donc décider de s’engager « dans un mouvement de revendication de leurs droits sociaux les plus basiques ».

 

« Nous ne demandons rien d'autre que l'application du droit du travail le plus élémentaire » déclarent les grévistes dans un texte publié sur le site Change.org et qui a déjà recueilli plusieurs centaines de soutiens (lire ici). Et de demander une bonne fois pour toute la confirmation juridique de leur statut, soit celui de contractuels, alors que la direction de la BULAC  voudrait les assimiler à des vacataires, un régime moins favorable. Autre revendication : le respect du code du travail, notamment dans le cadre des arrêts maladie. « Ces droits nous sont niés, alors même que nous cotisons, comme tous les salarié-e-s de la fonction publique, au régime générale de l'assurance maladie » déplorent les grévistes.

 

Enfin, les contractuels-étudiants de la BULAC considèrent surtout qu’il est plus que temps d’être traité normalement surtout au moment où le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche « souhaite instaurer toujours plus de contrats précaires à travers son plan d'ouverture élargie des bibliothèques » concluent-ils. #Deboutlesbibs !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

BULAC : les contractuels-étudiants sont en grève illimitée depuis un mois
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 13:15

 

Ces deux syndicats appellent les salariés à rejoindre la mobilisation du 2 juin

 

La CFE (affilié au syndicats des cadres CGC) et l'Unsa Energies, deux syndicats dits « réformistes », ont appelé ce mardi soir les salariés à rejoindre la mobilisation contre la loi Travail ce jeudi 2 juin.

 

Les deux fédérations, qui sont alliées au niveau de la branche des industries électriques et gazières (IEG), appellent dans un communiqué les salariés du secteur à rejoindre le mouvement de protestation de jeudi « par, a minima, une heure de grève ».« Des points inacceptables restent dans le texte actuel », ont précisé la CFE-CGC et l'UNSA dans un communiqué commun, évoquant notamment l'article 2 sur l'inversion de la hiérarchie des normes dans le droit du travail qui pour eux « reste un blocage majeur ». 

.

« Alors que la raison voudrait que le processus législatif soit suspendu le temps de réengager le dialogue avec les organisations syndicales et patronales » sur le projet de Loi Travail, le gouvernement « laisse entendre qu'il passera à nouveau en force, au mépris des démocraties politique et sociale », écrivent les deux fédérations. « Pour la CFE et l'Unsa Energies, c'est toujours non au texte en l'état, non au dumping social, non à l'insécurité croissante pour les salariés ». Une déclaration en complète opposition à leurs confédérations respectives, lesquelles soutiennent toujours, pour le moment du moins, le projet de loi, dit El Khomry, porté à bout de bras par le Gouvernement.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

Loi Travail : les syndicats CGC et UNSA, de l'énergie s'opposent à leur direction nationale

Loi Travail : les syndicats CFE-CGC et UNSA du secteur de l'énergie s'opposent à leur direction nationale
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