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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:39

 

20 Minutes : le 3 octobre 2016

 

La mairie souhaite ouvrir six bibliothèques le dimanche d’ici 2019, en commençant par Hélène-Berr (XIIe) dès janvier. Mais les syndicats s'y opposent et se disent prêts à une grève comme celle qui avait paralysé les piscines parisiennes pendant un an…

 

« Si besoin, nous ferons comme pour les piscines », prévient Bertrand Piéri, de la CGT Culture à la ville de Paris. Le syndicaliste fait référence à la grève menée à partir de février 2014 par des agents de la Direction de la jeunesse et des sports (DJS). Ils demandaient une revalorisation de leur prime dominicale et, pour se faire entendre, et avaient fermé, pendant plus d’un an, de nombreux équipements sportifs et piscine dans la capitale les dimanches.

 

Cette fois-ci, le conflit social se déplace à la médiathèque Hélène-Berr, rue Picpus (XIIe). Et tourne toujours autour de l’ouverture dominicale. Cinq bibliothèques de la capitale sont d’ores et déjà ouvertes le dimanche. La ville de Paris souhaite en rajouter six autres d’ici 2019. Et ça commencerait avec Hélène-Berr dès janvier 2017 qui ouvrirait de 13h à 18h.

 

Les négociations entre la mairie et les représentants syndicaux ont démarré mi-avril. « Autant vous dire que ça ne se passe pas très bien, résume Bertrand Piéri, opposé à cette ouverture dominicale. Depuis juin, d’ailleurs, nous ne discutons plus beaucoup, chacun campe sur ses positions ». Voilà qui ne laisse rien présager de bon à la réunion du comité technique, prévue ce mardi. C’est l’ultime étape avant la présentation du projet devant le conseil municipal de novembre. « L’idée sera d’acter devant les représentants du personnel ce projet d’ouverture et les aménagements des conditions de travail qui en découlent », indique un collaborateur de Bruno Julliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé de la culture.

 

Dans son plan, la mairie promet aux 32 agents de la médiathèque Hélène-Berr qu’ils ne travailleront pas plus d’un week-end toutes les cinq semaines et leur assure une prime de 100 euros brut pour un dimanche travaillé ainsi qu’une journée de repos dans la semaine qui suit. « Cela s’accompagnera aussi d’un renforcement de l’effectif, poursuit le collaborateur de Bruno Julliard. Un agent titulaire sera recruté, mais aussi des contractuels étudiants pour l’équivalent de trois temps-plein supplémentaires ».

 

 

  Travail du dimanche :Bruno Julliard va devoir composer avec les personnels et les syndicats

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

                                  - Grrr, me faire ça à moi, un ancien révolutionaire étudiant...

 

 

C’est sur ce point que ça coince avec les syndicats. « Hélène-Berr est ouverte sur cinq étages et comprend quatorze postes "services publics", c’est-à-dire en contact avec le public, explique Bertrand Piéri. La mairie considère qu’il n’y aura besoin que de 14 personnes le dimanche pour faire fonctionner la médiathèque. Sept agents titulaires et sept étudiants. Mais ça ne marche pas comme ça. Pour qu’il y ait bien 14 personnes en poste, il en faut qu’il y en ait une vingtaine d’agents en tout présent. Pour faire le travail interne, répondre aux commandes et même permettre à chacun de faire une pause ».

 

Bertrand Piéri propose alors, pour chaque dimanche, dix agents titulaires et autant d’étudiants. « Ce qui nécessiterait d’embaucher dix agents supplémentaires dans cette médiathèque pour respecter le principe d’un dimanche travaillé toutes les cinq semaines », rappelle le syndicaliste. A la mairie de Paris, on s’étrangle. « Dix agents, c’est farfelu, réagit-on dans l’équipe de Bruno Julliard. Comment on occuperait ces agents le reste de la semaine ? Hélène-Berr n’a pas la place pour accueillir tout ce monde ».

 

La mairie de Paris précise alors que l’avis que rendra mardi le comité technique n’est que consultatif et que la délibération sera soumise quoiqu’il arrive au vote du prochain conseil de Paris en novembre. Mais c’est prendre le risque de se confronter à un conflit social en janvier. Et de froisser un peu plus les élus communistes et Front de gauche du conseil de Paris.  Comme Bertrand Piéri, ils dénoncent un manque de moyens prévus par la ville et s’interrogent aussi sur la pertinence d’ouvrir Hélène-Berr le dimanche.

 

« A Paris, ce sont essentiellement les étudiants qui demandent l’ouverture dominicale des bibliothèques, observe Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe. Or l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle aura un tout nouveau campus à Nation, à deux pas de la rue Picpus en 2019. Avec une bibliothèque universitaire de 5.000 places..ouvertes le dimanche ».

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

          Travail du dimanche : ça ne se passe pas comme prévu pour la mairie de Paris

Paris: Ça coince déjà sur l'ouverture des bibliothèques le dimanche

               - Myriam, t'aurais pas un conseil à donner à Bruno pour passer en force ?

                             - Heu Anne, tu sais moi c'était Manu qui m'avait obligé

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 14:10

 

Le Parisien: le 27 septembre 2016

 

« Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui fera grève à l’appel de la CGT

 

Alors que s’ouvre demain au Petit Palais (VIIIe) l’exposition « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », la CGT appelle les surveillants de ce musée de la Ville de Paris à faire grève ce mercredi. Sur la centaine d’agents d’accueil et de sécurité, près d'una quarantaine, selon la GGT, auraient l’intention de manifester leur mécontentement. « Trop, c’est trop », s’emporte un salarié qui dénonce pêle-mêle, « les heures supplémentaire qui ont été payées avec trois mois de retard et cette note interne qui réduit de quinze minutes le temps de pause du personnel qui n’aura désormais plus droit pour déjeuner qu’à une heure quinze au lieu d’une heure trente ».

 

Au-delà du climat social, la CGT fait état de « la détérioration de plusieurs tableaux ». Et met en cause « la gouvernance du Petit Palais qui met en péril les œuvres exposées ». En ligne de mire, le directeur du musée, Christophe Leribault, en poste depuis trois ans et accusé d’avoir fait retirer les garde-corps, des cordons tendus entre deux plots permettant de maintenir à distance les visiteurs. Résultat : « les enfants mettent les mains sur les toiles. On ne compte plus les traces de doigts et même les rayures faites avec des clés sur les peintures », observe un surveillant. Cet agent signale que « le tableau « Les funérailles de Charles Le Bon » (1876), de Jan Van Beers, porte une rayure sur les yeux de l’un des personnages » (lire ici).

 

Tout en justifiant le retrait des dispositifs de mise à distance par « des raisons esthétiques », Christophe Leribault — qui assure « avoir vu des personnes se prendre les pieds dans ces barrières et chuter » — dément en bloc ces accusations. « La toile de Jan Van Beers n’a rien », affirme-t-il. Et constate : « les détériorations se produisent souvent lors du transport des œuvres qui sont prêtées pour telle ou telle exposition. Ainsi le tableau « Les saltimbanques » de Fernand Pelez est revenu du Canada avec un petit soulèvement de peinture de la taille d’un ongle, ce qui a nécessité l’intervention d’un restaurateur ». Ce lundi soir, la direction de Paris musées assurait dans un communiqué « qu’aucune dégradation d’œuvres n’est intervenue au sein du Petit Palais ».

 

Lire l'article du Parisien

 

 

                                            Crise sociale au musée du Petit-Palais

Paris : tensions sociales au Petit Palais
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 16:30

 

Même les inspecteurs des Finances le reconnaissent dans un rapport remis en 2012 au Premier Ministre

 

C’est une véritable bombe qu’a découvert le site de référence Louvre pour Tous ! Et la fin d’un mythe véhiculé par tous les néo- libéraux qui veulent mettre à bas toute forme de service public : le recours à la sous-traitance dans les établissements publics (culturels en l’occurrence !) coûte bien plus cher que d’embaucher du personnel titulaire… Des révélations qui résultent d’une enquête très fouillée sur la révolte de ces agents employés par des entreprises de sous- traitance pour travailler dans la plupart des musées de France et de Navarre, lesquels subissent des conditions de travail telles que les grèves se multiplient. Comme, entre autres, au MUCEM à Marseille, au Musée des Confluences à Lyon ou encore au Centre-Pompidou à Metz (lire ici)… Des conflits qui nuisent à l’image de ces structures qui se veulent pourtant cool et ouvertes sur le monde par le biais de la médiation culturelle. Mais qui en réalité encouragent la précarité, le travail à temps partiel et les bas salaires. Sans parler d’un encadrement agressif et souvent menaçant .

 

Mais en plus de subir des conditions de travail très mauvaises, certains doivent aussi se coltiner une implacable flexibilité des horaires de travail ! Comme le rappellent des employés du Musée du Quai Branly interviewés par Louvre Pour Tous : « Muséa notre employeur n’applique pas la convention collective des prestataires de service, mais celle des parcs d’attractions et de loisirs, beaucoup moins avantageuse pour les employés. La base horaire est de 35 heures mais elle est lissée sur toute l’année. Selon les besoins du musée, la fréquentation des expositions et les périodes creuses vous effectuerez des semaines tantôt de 10 heures, tantôt de 42 heures. Et vous pouvez travailler six jours sur sept de façon illimitée. Vous n’avez plus de vie personnelle et êtes corvéable à souhait. Vous découvrez votre planning seulement deux semaines à l’avance. C’est la flexibilité maximale » (lire ici).

 

Pourtant, comme le révélait l’un des administrateurs du Centre Pompidou-Metz, Antoine Fonte (par ailleurs vice-président de Metz-Métropole) au quotidien Le Républicain Lorrain, ces pratiques de moins disant social - honteuses pour un secteur tout de même largement contrôlé par des structures publiques - ne font même pas faire des économies aux contribuables : « La masse salariale, toutes taxes comprises, est de 900 000 €. Ce qui signifie que l’entreprise [Phone Régie] se dégage une marge brute comprise entre 400 000 et 500 000 €. » Du brutal ! C’est d’ailleurs la logique même de l’économie de marché, car les sociétés sous-traitantes doivent évidemment se dégager au passage une marge pour vivre.

 

Mieux : selon les calculs, titulariser ces personnels et leur donner un statut rapporterait « environ 250 000 € » aux finances du musée par rapport au marché payé - à grand frais - à l’heureux prestataire de service. Une critique qui n’est pourtant pas le seul fait d’un olibrius égaré à gauche de la gauche car cette dénonciation de recours à la sous-traitance  se retrouve même dans un rapport sur un bilan de la RGPP… remis en 2012 au Premier ministre ! « Plusieurs ministères signalent que les suppressions de postes dans les fonctions supports peuvent aboutir à des renchérissements de coûts significatifs, sans proportion avec ces suppressions, pour faire assurer le service par des prestataires extérieurs » écrivent ainsi dans leur langage technocratique à la page 33 du copieux rapport les hauts fonctionnaires de l’Inspection des Finances et de l’Administration générale (lire ici). Alors, pour mettre fin au moins disant social tout en améliorant les Finances publiques, dites : « 33 ! ».

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                                   Musée : pour mettre fin à des conditions de travail préhistoriques

Musées : sous-traitance et précarité coûtent bien plus cher que l’embauche de titulaires
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 13:46

 

« C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué

 

A peine nommée à la Bibliothèque Nationale de France (BnF), sa nouvelle directrice, Laurence Engel, avait du essuyer un mouvement social d'ampleur à l'appel des syndicats CGT, SUD et FSU. Parmi les revendications présentées à l'ancienne directrice de cabinet d'Aurélie Filippétti, les syndicats mettaient en avant la précarité, via l’utilisation massive de vacataires, ou encore le manque d’effectif au sein de l'établissement public (lire ici).

 

« Un sous-effectif criant  » affirmaient même les représentants des personnels au début du conflit, lesquels avaient comptabilisé près de trois cent postes supprimés ces sept dernières années. Résultat :  pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, la BnF avait du augmenter fortement son contingent de vacataires. Une gestion à la petite semaine dénoncée par l'intersyndicale, d'autant plus que ces personnels très précaires « stagnent depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 h par mois). Pourtant nombre d’entre eux et elles ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ! ».

 

Pour changer cet état de fait, les partenaires sociaux se sont appuyés sur une instruction ministérielle sortie en 2015 sous l’impulsion de Fleur Pellerin, alors en poste à la culture, laquelle préconisait que tous les agents vacataires passent de 80 heures à 110 heures mensuelles. Il aura tout de même fallut un long conflit pour que les syndicats finissent par obtenir satisfaction tant sur les contrats de vacataire que sur les suppressions de poste. « Après plus de trois mois de mobilisation contre les suppressions de poste à la BnF et la précarité, un protocole de fin de grève a été signé le 15 juillet » viennent ainsi d'affirmer les organisations CGT-FSU-SUD dans un communiqué (lire ici).

 

Dans le détail, les négociateurs ont aussi obtenu « l'arrêt des suppressions de poste prévus pour 2017 », « l'amélioration des conditions de travail des magasiniers et du déroulement de carrière de l'ensemble des agents », « l'intégration d’une trentaine de nouveaux magasiniers qui étaient sur liste d'attente » et le « passage en CDI de tous les vacataires en CDD qui étaient sur besoins permanents ». Si l'on ajoute à cette liste le passage à 110 heures par mois de tous les autres agents précaires, on peut dire que les syndicats sortent renforcés de ce conflit. Un épisode pas si fréquent pour ne pas être signalé. « C’est une belle victoire qui n’aurait pas pu avoir lieu sans la mobilisation des personnels » a d'ailleurs conclu l'intersyndicale.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

  BnF : Laurence Engel signe un protocole d'accord pour mettre fin à son permier conflit social

BnF : les syndicats obtiennent satisfaction après trois mois de grève sur la précarité et les effectifs

                         - Pas d'inquiétude chere Laurence, on a 110 heures pour tout parapher

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:28

 

Un mouvement très suivi si l’on en croit la direction puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après la page FaceBook de la bibliothèque des langues et civilisations

 

C’’est un mouvement social qui semble passer sous les radars médiatiques. Il se déroule pourtant dans la capitale. En effet depuis maintenant un mois les contractuels-étudiants de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC), située du côté des anciens Grands Moulins de Tolbiac (XIIIe), sont.... en grève illimitée ! Un mouvement très suivi si l’on en croit la bibliothèque elle même puisque les perturbations semblent de plus en plus nombreuses d’après sa page FaceBook officielle.

 

Il faut dire que ces personnels, bien que très précaires et à temps partiel,  représentent….un cinquième des employés de la bibliothèque. Et pour prouver davantage leur rôle dans le fonctionnement de l’institution, ils assurent près de 45% de l’accueil du public (avec une surreprésentation le soir de 20h à 22h du lundi au vendredi, et la journée du samedi). Des contractuels qui ont donc décider de s’engager « dans un mouvement de revendication de leurs droits sociaux les plus basiques ».

 

« Nous ne demandons rien d'autre que l'application du droit du travail le plus élémentaire » déclarent les grévistes dans un texte publié sur le site Change.org et qui a déjà recueilli plusieurs centaines de soutiens (lire ici). Et de demander une bonne fois pour toute la confirmation juridique de leur statut, soit celui de contractuels, alors que la direction de la BULAC  voudrait les assimiler à des vacataires, un régime moins favorable. Autre revendication : le respect du code du travail, notamment dans le cadre des arrêts maladie. « Ces droits nous sont niés, alors même que nous cotisons, comme tous les salarié-e-s de la fonction publique, au régime générale de l'assurance maladie » déplorent les grévistes.

 

Enfin, les contractuels-étudiants de la BULAC considèrent surtout qu’il est plus que temps d’être traité normalement surtout au moment où le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche « souhaite instaurer toujours plus de contrats précaires à travers son plan d'ouverture élargie des bibliothèques » concluent-ils. #Deboutlesbibs !

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

BULAC : les contractuels-étudiants sont en grève illimitée depuis un mois
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 13:15

 

Ces deux syndicats appellent les salariés à rejoindre la mobilisation du 2 juin

 

La CFE (affilié au syndicats des cadres CGC) et l'Unsa Energies, deux syndicats dits « réformistes », ont appelé ce mardi soir les salariés à rejoindre la mobilisation contre la loi Travail ce jeudi 2 juin.

 

Les deux fédérations, qui sont alliées au niveau de la branche des industries électriques et gazières (IEG), appellent dans un communiqué les salariés du secteur à rejoindre le mouvement de protestation de jeudi « par, a minima, une heure de grève ».« Des points inacceptables restent dans le texte actuel », ont précisé la CFE-CGC et l'UNSA dans un communiqué commun, évoquant notamment l'article 2 sur l'inversion de la hiérarchie des normes dans le droit du travail qui pour eux « reste un blocage majeur ». 

.

« Alors que la raison voudrait que le processus législatif soit suspendu le temps de réengager le dialogue avec les organisations syndicales et patronales » sur le projet de Loi Travail, le gouvernement « laisse entendre qu'il passera à nouveau en force, au mépris des démocraties politique et sociale », écrivent les deux fédérations. « Pour la CFE et l'Unsa Energies, c'est toujours non au texte en l'état, non au dumping social, non à l'insécurité croissante pour les salariés ». Une déclaration en complète opposition à leurs confédérations respectives, lesquelles soutiennent toujours, pour le moment du moins, le projet de loi, dit El Khomry, porté à bout de bras par le Gouvernement.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

Loi Travail : les syndicats CGC et UNSA, de l'énergie s'opposent à leur direction nationale

Loi Travail : les syndicats CFE-CGC et UNSA du secteur de l'énergie s'opposent à leur direction nationale
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 16:08

 

Un mouvement de grève, qui politiquement, pourrait gêner aux entournures sa principale victime

 

Nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose la CGT au Gouvernement. La centrale syndicale dirigée par Philippe Martinez vient d'annoncer dans un communiqué que le site de la TIRU (Traitement industriel des résidus urbains), première usine d’Europe d’incinération de déchets, située sur la commune d'Ivry sur Seine (Val-de-Marne) « est bloquée par les Syndicats du Nettoiement et des Égoutiers de la Ville de Paris et des militants de plusieurs syndicats d’agents territoriaux d’Île-de-France ». Un blocage qui signifie qu'aucun camion-poubelle ne peut plus entrer pour vider son chargement.

 

Cette action devrait vite avoir avoir un impact sur la collecte des ordures ménagères dans la métropole francilienne, dans les précédents blocages du site la TIRU, les poubelles débordaient au bout de deux jours à peine, car cette usine traite les déchets de quatorze communes de la région parisienne (Montrouge, Cachan, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Vitry, Valenton, Ivry, Charenton, Saint-Maurice, Maisons-Alfort, Joinville, Saint-Mandé, Vincennes) ainsi que ceux de douze arrondissements de Paris, le tout représentant pas loin de deux millions d’habitants.

 

En tout cas, ce mouvement de grève pourrait gêner aux entournures sa principale victime. En effet les élus socialistes en place à la mairie de Paris s'étaient distingués dans leur opposition au tournant libéral pris par le gouvernement de Manuel Valls. Ainsi Anne Hidalgo est cataloguée parmi les frondeuses, d'autant plus que son mari, Jean-Marc Germain ainsi que son premier adjoint, Bruno Julliard sont signataires de la tribune de Martine Aubry publiée dans le journal Le Monde. Un texte intitulé « Trop, c'est trop » et qui attaquait violemment la politique de François Hollande (lire ici).

 

Alors, à l'instar du maire d’Ivry, Philippe Bouyssou (PCF), lequel dans Le Parisien apporte « son soutien aux salariés engagés dans l’action » et appelle les « Ivryennes et les Ivryens à manifester leur solidarité avec tous les travailleurs en lutte », la Mairie de Paris sera-telle derrière la CGT dans son action pour retirer cette Loi Travail qui divise la gauche depuis plusieurs semaines ? Dans ce cas, elle devrait reprendre à son compte le slogan de la CGT, lequel affirme désormais que « la place du projet El Khomri est dans les poubelles de l’Histoire ! ». Faudra juste trouver une autre usine, que celle d'Ivry-sur-Seine pour la recycler.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Anne Hidalgo va-t-elle aider la CGT à envoyer la loi El Khomry dans les poubelles de l'Histoire ?

Loi Travail : la CGT décide de bloquer la principale usine de traitement des déchets d’Île-de-France

                              - Madame la maire, à mon avis avec ce matériel, ça devrait le faire !

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 10:36

 

Le Parisien : le 28 mai 2016

 

« Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. J’ai été plaqué au sol, matraqué au visage et sur le crâne. Je suffoquais. J’étais sonné » a déclaré cet agent de la Ville de Paris. Gênée aux entournures, la préfecture de police n’a pas « souhaité commenter » cette affaire

 

Il ne lançait pas de projectile, ne portait pas de casque, ni de masque. Pourtant, Guillaume Floris, 40 ans, un agent de la Ville de Paris éducateur en crèche, a été traité comme un casseur. Ce père de famille, militant CGT— « non violent », précise-t-il — est sorti vendredi matin de sa « première nuit de garde à vue » au commissariat du Ve arrondissement. « La dernière », espère-t-il.

 

Jeudi, près de Nation (XIIe), il s’est retrouvé au terme de la manifestation contre la loi Travail pris dans « une charge de CRS », relate-t-il, encore choqué. « Je n’ai pas compris ce qu’il m’arrivait. J’ai été plaqué au sol, matraqué au visage et sur le crâne. Je suffoquais. J’étais sonné ».

 

Guillaume Floris va finir dans le « panier à salade ». Arrivé au commissariat, « on m’a vidé les poches et on m’a fait me mettre en slip, avant de fouiller au corps ». Il se verra notifier une garde à vue pour « agressions et jets de projectiles ». L’éclaircie viendra à deux heures du matin, lors de son audition par l’officier de police judiciaire « Elle a été correcte et m’a écouté. Je manifeste contre la loi El Khomri pas pour affronter la police ».

 

Guillaume Floris a été relâché vendredi matin sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui, indique le parquet de Paris. La CGT, de son côté, a lancé « un appel à témoins afin de récupérer des preuves dans la perspective d’une plainte ». Contactée, la préfecture de police n’a pas « souhaité commenter » cette affaire.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

Paris : l’éducateur de la crèche confondu avec un casseur compte porter plainte après avoir été tabassé par la police
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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:23

 

Le Parisien : le 26 mai 2016

 

Plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue par une patrouille de police, un agent de surveillance du parc envisage de déposer plainte

 

Depuis douze ans, Philippe, 53 ans, arpente sans relâche les allées du square Louise-Michel, qui coule le long de la butte Montmartre jusqu’au pied du funiculaire (XVIIIe). Son travail d’agent de surveillance des parcs et jardins pour la Ville de Paris, le quinquagénaire l’apprécie et aucun problème n’était venu gripper son enthousiasme professionnel. Du moins jusqu’à jeudi dernier.

 

Ce jour-là, peu avant 16 heures alors qu’il se trouve au square, il est interpellé par une patrouille de policiers vététistes du commissariat du XVIIIe arrondissement, en des termes, affirme-t-il, peu sympathiques : « Ils m’ont dit : Ça ne vous dérangerait pas de sortir les mains de vos poches ? Les vendeurs à la sauvette sont là. J’ai tout de suite rétorqué que non seulement, je ne suis pas policier, mais que je réfère de ce que je fais à ma seule hiérarchie, détaille-t-il. Et j’ai également précisé que je venais d’intervenir à deux reprises auprès de touristes asiatiques et anglais qui étaient importunés par les sauvettes. Mais, malgré cela, les policiers m’ont saisi, plaqué au sol, menotté et conduit en garde à vue ».

 

 « J’y ai passé trois heures avant d’être finalement libéré. Je suis encore sous le choc. On m’a même demandé de mettre mon blouson siglé Ville de Paris à l’envers pour camoufler ma qualité devant les autres gardés à vue. Je n’ai toujours pas compris au nom de quoi j’ai été retenu : je n’ai proféré aucune insulte, ni porté le moindre coup… D’ailleurs, nous collaborons régulièrement avec la police, notamment quand nous repérons des trafics de drogue, fréquents dans le secteur », termine Philippe, qui est en arrêt maladie depuis l’incident, et envisage de porter plainte pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle ».

 

En signe de solidarité avec leur collègue, les agents du square Louise-Michel ont cessé durant quelques jours d’assurer la surveillance et la fermeture du parc, tandis que leurs représentants CGT viennent d’envoyer un courrier à Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris, pour l’informer de la situation. « Les vendeurs à la sauvette et les tresseurs, en activité depuis 30 ans au pied du Sacré-Cœur ont bien dû rigoler en voyant un agent se faire interpeller sous leurs yeux, s’insurge Jean-Claude Hamelin, secrétaire général de la CGT-ASPS. La hiérarchie de ses policiers zélés leur a demandé de présenter des excuses à Philippe, mais il les attend encore ». Contacté, le commissariat d’arrondissement n’a pas été en mesure de commenter l’incident.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

 

                                     Paris : un agent municipal agressé sur son lieu de travail

Paris : un gardien du square de Montmartre menotté et placé en garde à vue
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 11:54

 

 Paris-Tribune : le 25 mai 2016

 

Il est connu pour être un excellent Agent d'Accueil et de Surveillance (AAS) de la Ville de Paris, droit et consciencieux. Il vient de subir un choc en se faisant plaquer au sol par des policiers et emmené au poste, ce qui ne manque pas de soulever de nombreuses interrogations

 

Les faits sont les suivants : le jeudi 19 mai 2016 vers 15h55, trois policiers de la Brigade VTT de la Préfecture de Police de Paris au commissariat du XVIIIe arrondissement sont en intervention au square Louise Michel au pied de la Basilique du Sacré Cœur. Le site de Montmartre est le deuxième plus visité à Paris et plusieurs témoins assistent à la scène : avec une allure vaguement urban chic, chaussures montantes, uniforme et casquette, un brigadier cycliste délaisse son VTT, plaque à terre, menotte et embarque aussi sec vers le commissariat du XVIIIe arrondissement un agent en service et en uniforme de la Ville de Paris en poste au square Louise Michel.

 

Lire la suite de l'article sur Paris-Tribune (un article, soit dit en passant, que Paris-Tribune a largement pompé sur le nôtre paru trois jours avant en exclusivité, voir ici)

 

 

Interpellation d’un Agent d'Accueil et de Surveillance de la Ville de Paris par la police
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