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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:47

 

France 3 – Ile-de-France : le 7 mai 2016

 

Il n'y avait pas de distribution des ouvrages ce samedi 7 mai, à la bibliothèque François Mitterrand. Les salariés qui en ont habituellement la charge, pour beaucoup en emploi précaire, étaient en grève pour réclamer un sort un peu plus équitable

 

La toute nouvelle présidente de la grande bibliothèque de France François Mitterrand, Laurence Engel, nommée il y a seulement quelques jours, a déjà de quoi s'occuper. Ce samedi 7 mai, les salariés précaires de l'établissement, très nombreux contrairement à ce que l'on croit souvent dans le premier établissement du ministère de la culture, voulaient attirer l'attention sur leur situation très instable.

 

Et parce que le public ne les voit jamais vraiment, ils avaient stoppé la distribution des ouvrages par une grève pour tenter de s'en rendre visible. Ils réclament un peu moins de précarité, un peu plus de stabilité dans leurs conditions d'emploi.

 

 

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:51

 

Des objectifs plutôt modestes pour Laurence Engel puisque ces simples mesures de gauche sont justement celles revendiquées sur tous les plateaux par un ami personnel de la nouvelle présidente

 

A peine nommée, la nouvelle présidente de la Bibliothèque Nationale de France (BnF), Laurence Engel, va essuyer son premier mouvement social. En effet, l’intersyndicale CGT, FSU et SUD a déposé un préavis de grève pour le samedi 7 mai à destination de l’ensemble des agents, titulaires et vacataires, pour dénoncer « la précarité et le manque d'effectif » (lire ici).

 

« Le sous-effectif est criant à la BnF » affirment les syndicats qui ont comptabilisé près de trois cent suppressions de postes sur ces sept dernières années. Pour faire tourner la boutique, notamment le soir et le week-end, l’établissement culturel doit donc faire appel à des vacataires. Des personnels très précaires qui « stagnent depuis des années sur des temps partiels avec des salaires très bas (650 euros pour 80 h par mois). Pourtant nombre d’entre eux et elles ont une forte ancienneté : parfois jusqu’à dix ans ! » constate l’intersyndicale.

 

La BnF pourrait pourtant leur proposer une amélioration puisque le ministère de la Culture encourage à faire passer les vacataires à 110 h par mois (maximum légal pour ce type de contrat). Une mesure demandée justement par les syndicats. Alors, l’ancienne directrice de cabinet de la ministre, du temps d’Aurélie Filippetti, va-t-elle être moins-disante que ce que suggère le Gouvernement ?

 

A Laurence Engel de préciser sa position aux partenaires sociaux puisqu’elle doit obligatoirement les rencontrer dans le cadre de leur préavis de grève. Un préavis dans lequel les syndicats réclament « l’embauche en CDI de tous les vacataires, l’ouverture de droits égaux avec les titulaires, l’arrêt des suppressions de postes et la hausse des budgets ». Des objectifs plutôt modestes pour Laurence Engel puisque ces simples mesures (de gauche) sont justement celles revendiquées sur tous les plateaux par un ami personnel de la nouvelle présidente. Un ami que vous aurez sûrement reconnu puisque ce n’est autre que ce chantre du progressisme et de la culture qu’est Jean-Michel Ribes.

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

                 Laurence Engel va-t-elle reprendre les revendications de son ami Jean-Michel ?

BnF : les syndicats appellent à la grève pour demander l’embauche en CDI de tous les vacataires et l’arrêt des suppressions de postes

- Hé, ho Laurence pense à ma réputation d'homme de gauche et de cireur de pompes du pouvoir socialiste

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 17:49

 

Deux appels distincts ont ainsi été lancés sur Internet par des personnels des bibliothèques universitaires et ceux des équipements de lecture publique de la Ville de Paris

 

Ils ne se sont pourtant pas concertés, mais dans ce cas précis, les rayonnages se sont rencontrés, car c'est de concert que les personnels des bibliothèques universitaires et ceux des établissements municipaux de la capitale contestent les lubies des pouvoirs publics de vouloir ouvrir plus le soir ou le dimanche « sans moyens ». Il faut dire que les élites politiques, toujours plus démagogiques dans ce cas, n’ont plus qu’un crédo : ouvrir davantage les bibliothèques ! Et peut importe les objectifs et les conditions de ces extensions d’horaire. Une perspective largement contestée par les professionnels.

 

Ainsi du côté des bibliothèques universitaires, les agents interpellent vivement Najat Vallaut-Belkacem, la ministre de l’Éducation, après son annonce d’ouvrir leurs établissements le week-end et en soirée (lire ici). « Ouvrir davantage les bibliothèques universitaires avec des moyens, des professionnels et de réelles compensations pour les personnels : pourquoi pas ? Mais avec des personnels non qualifiés, des services dégradés et des espaces restreints, c’est NON ! » ont ainsi déclaré plusieurs centaines de bibliothécaires dans une pétition mise ligne (lire ici).

 

Un camouflet pour la ministre car les agents ne sont pourtant pas forcément opposés à des extensions d’horaires. « Nous aurions même pu y être favorables, avec les moyens correspondants, dans les établissements ou les sections où, dans un constat partagé avec les représentants des personnels, il aurait été évident que cela répondait à un besoin social. Mais nous refusons toute extension des horaires d’ouverture dans le cadre que vous nous proposez, avec des moniteurs étudiants, non qualifiés, jetables et corvéables à merci, des services dégradés et/ou des espaces restreints. Ce n’est pas notre conception des missions de service public des bibliothèques universitaires ». Dur pour l'ancienne porte parole de Ségolène Royal.

 

Et les personnels de renvoyer Najat Vallaud-Belkacem dans ses cordes : « Madame la Ministre, si vous voulez réellement améliorer les services offerts par les BU, augmentez d’abord les financements pour porter l’offre documentaire au niveau des standards internationaux ; et si vous considérez que, pour répondre à leurs missions, les bibliothèques universitaires doivent ouvrir davantage, créez les postes de titulaires nécessaires, abondez les budgets en conséquence et proposez aux personnels des compensations attractives ». Comme ce n'est pas le cas, on peut donc dire que les signataires sont on ne peut plus cruels envers leur ministre de tutelle, laquelle affirme pourtant urbi et orbi appartenir au camp progressiste.

 

 

Pour ouvrir plus les BU, la ministre ne propose que des services dégradés et des espaces restreints

Les projets « d'ouvrir plus » les bibliothèques ne passent pas chez les professionnels

 - Oui, mais façon progressiste avec des moniteurs étudiants, non qualifiés, jetables et corvéables à merci

 

 

Une critique qui ne s’applique pas qu’au gouvernement puique c’est également ce que disent les agents des bibliothèques municipales parisiennes après les annonces faites dans la presse par Bruno Julliard, l’adjoint en charge de la culture à Paris d’ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche (lire ici). Mais là aussi ces extensions se feront sans moyens supplémentaires en tout cas, semble-t-il, sans recrutements de personnels titulaires (lire ici).

 

Une véritable provocation selon les bibliothécaires parisiens qui rappellent que la situation est actuellement « catastrophique ». « Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnels dans les bibliothèques municipales de la capitale. De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement » ont ils ainsi affirmé dans un texte publié sur le site change.org. On est effectivement loin d’avoir les conditions pour ouvrir plus. 

 

Il faut dire que pour le moment l'adjoint à la culture table sur des ouvertures avec seulement une majorité d’étudiants à temps très partiel. Un étrange retournement de l'histoire quand on sait que le même Bruno Julliard ne doit son parcours politique qu'au fait d'avoir manifesté contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005. Certains esprits taquins ont même décidé de lancer sur Twitter le hashtag #ledimanchecestCPE « pour lui rappeler ses idéaux de jeunesse » (lire ici). Du pur mergitur !

 

En tout cas les agents préviennent d'ors et déjà le premier adjoint d'Anne Hidalgo : « il n'est pas envisageable que les ouvertures du dimanche s'effectuent au détriment de la qualité du service public rendu aux Parisiens, ni dans les bibliothèques concernées, ni dans les autres bibliothèques du réseau. Dans les conditions qu’on nous impose, les bibliothécaires parisiens, soutenus par toutes les organisations syndicales de la Direction des Affaires Culturelles, refusent toute nouvelle ouverture le dimanche ! » (lire ici).

 

Un défi de taille pour l’ancien syndicaliste étudiant qui va probablement devoir négocier s’il veut sortir de cette impasse. En cas d’échec, il pourrait bien se coltiner un conflit social, et pas un petit, selon les spécialistes qui connaissent bien l’histoire sociale des bibliothèques de la capitale. En effet, en 2010 un mouvement similaire avait duré pas moins de douze semaines au bout desquelles la mairie de Paris avait finalement été contrainte de proposer un protocole d’accord pour sortir de cette crise (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

            Bruno Julilard va-t-il humer de nouveau le parfum des mouvements sociaux ?

Les projets « d'ouvrir plus » les bibliothèques ne passent pas chez les professionnels

                        - Grrrr, en plus les revendication me rappellent mes idéaux de jeunesse !

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:33

 

Livres-Hebdo : le 2 mai 2016

 

Suite à l’annonce par la maire de Paris de l'ouverture de sept bibliothèques supplémentaire le dimanche, les personnels dénoncent « la focalisation sur ce jour là, ainsi que l’absence de moyens »

 

L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) appelle les personnels des bibliothèques municipales parisiennes à un rassemblement jeudi 12 mai à l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des affaires culturelles de la capitale.

 

Début avril, la maire de Paris, Anne Hidalgo, avait annoncé son intention d’ouvrir sept bibliothèques supplémentaires le dimanche, au cours des années à venir, en complément des cinq établissements qui pratiquent déjà l’ouverture dominicale.

 

Cette annonce avait suscité de vives réactions de la part des syndicats et d’un partie des personnels. Environ 130 personnes, selon les syndicats, s’étaient rassemblés en assemblée générale jeudi 21 avril. Ils avaient dénoncé « une situation catastrophique. Les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. Les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement ».

 

Personnels et syndicats affirment qu’ils ne sont pas opposés à l’extension des horaires d’ouverture, mais que « la focalisation sur le dimanche ainsi que l’absence de moyens mis en œuvre sont inacceptables ». Et « inacceptables » cela devrait rester vu que pour le moment la mairie de Paris projette ses futures ouvertures dominicales sans personnels titulaires supplémentaires....

 

Lire l'article de Livres-Hebdo

 

 

Bibliothèques : Anne Hidalgo annonce sept nouvelles ouvertures le dimanche sans discussion

Les bibliothécaires parisiens mobilisés le 12 mai à l'Hôtel d'Albret contre de nouvelles ouvertures le dimanche

                                                       - Qui n'ose rien, n'as rien !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 14:02

 

ActuaLitté : le 27 avril 2016

 

Un rassemblement est prévu le 12 mai prochain dans la cour de l’Hôtel d’Albret, le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

 

Le jeudi 21 avril dernier, des bibliothécaires parisiens s'étaient rassemblés à la Bourse du Travail pour évoquer les conditions dans lesquelles la Mairie de Paris ouvre les établissements de prêts les dimanches, le tout sur fond de lutte contre la Loi Travail. Représentants du personnel, personnels syndiqués ou non, l'assemblée générale avait permis d'évoquer les expériences des bibliothèques déjà ouvertes le dimanche ainsi que les conditions nécessaires à ces ouvertures. 

 

Environ 130 personnes étaient présentes à cette assemblée générale. La bibliothèque Hélène Berr, notamment, avait annoncé son intention de mener un blocage contre cette ouverture du dimanche. L'établissement fait partie de la liste des sept que la mairie souhaite voir ouvrir le dimanche : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIV), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe) et Sabatier (XVIIIe).

 

Certains participants à l'assemblée générale ont rappelé qu'ils ne s'opposaient pas à une extension des horaires d'ouverture, évidemment, mais que la focalisation sur le dimanche ainsi que l'absence de moyens mis en œuvre étaient pour eux inacceptables. « Paris me fait penser à une famille surendettée qui voudrait encore acheter un écran plasma, ce n'est pas possible », soulignait ainsi un membre du personnel d'Hélène Berr. D'après les calculs du personnel de ce même établissement, quinze créations de postes seraient nécessaires pour ouvrir le dimanche dans de bonnes conditions. La Mairie de Paris n’en propose qu’un seul de titulaire, le reste serait compensé avec des emplois d'étudiants à temps très partiel. Le progressisme selon Bruno Julliard sans doute, lequel est surtout connu pour avoir manifesté contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2005. Comme quoi....

 

En conséquence, les syndicats (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA) appellent à une mobilisation le 12 mai prochain à partir de 10 heures dans la cour de l’Hôtel d’Albret, siège de la Direction des Affaires Culturelles : « tous les syndicats ayant déposé des heures d’information syndicale pour ce jour là, les agents pourront donc s’y rendre sur leur temps de travail », précise le blog de la CGT Culture.

 

Les personnels ont également mis en ligne une pétition sur le site Change.org, adressée à Bruno Julliard, Premier Adjoint à la Culture à la Mairie de Paris, pour réclamer de meilleures conditions pour l’ouverture des bibliothèques parisiennes le dimanche.

 

Lire l’article d’ActuaLitté

 

 

 

Dimanche : Bruno Julliard propose d'ouvrir avec seulement des étudiants à temps très partiels

Les bibliothécaires parisiens unis contre l'ouverture le dimanche selon Bruno Julliard

                  - Ben quoi, pour leur première embauche, c'est un bon contrat non ?

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:34

 

Le syndicat affirme dans une lettre ouverte que les permanents du Parti socialiste sont « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». On comprend maintenant mieux pourquoi le camarade Camba se plaignait d'une gauchisation de la CGT


C'est un autre front pour Jean-Christophe Cambadélis, qui a déjà fort à faire pour défendre François Hollande et tenir tant bien que mal un Parti socialiste déprimé par les déroutes électorales. L'Express révèle que la section CGT des permanents du PS a adressé le 11 avril une lettre ouverte très virulente au premier secrétaire du parti. Elle dénonce « un certain nombre de dysfonctionnements observés et devenus nuisibles au bon fonctionnement de notre siège ».

 

La CGT évoque « un mal-être au travail qui tient aujourd'hui moins à la situation politique globale qu'au mode de gouvernance de notre siège ». Ces permanents seraient « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». Résultat : « un profond mal-être au travail qu'illustre parfaitement la multiplication des arrêts de travail et départs volontaires dont pâtit aujourd'hui le parti », rapporte la CGT, qui assure « qu'une partie croissante des salariés oscillent en fin de compte entre bore-out (ennui au travail, NDLR) et burn-out ».

 

Dans le détail, le syndicat dénonce un processus de décision « restreint à un petit noyau de personnes », « une culture grandissante de la rétention d'information et une mise en concurrence permanente des salariés et des services », mais aussi l'externalisation de missions « au profit d'une poignée de prestataires toujours plus omniprésents ». On comprend mieux maintenant pourquoi le camarade Cambadélis (dit Camba) se plaignait d'une gauchisation de la CGT (lire ici).
 

La direction du PS a reçu la CGT le 15 avril pour tenter de calmer la grogne, précise L'Express. Cambadélis a-t-il assuré que « ça va mieux » à ses employés, comme Hollande aux Français lors de son intervention à la télévision ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Santé au travail : On sait maintenant pourquoi Camba dénonçait une gauchisation de la CGT
 

Santé-sécurité au travail : la section CGT de Solférino dénonce les méthodes de Cambadélis
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 16:50

 

Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené quelqu’un à comparer Paris à « une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat !

 

Malgré les vacances scolaires, la Bourse (du Travail) était presque pleine ce jeudi 21 avril, à l’appel des syndicats - CFDT, CGT, Supap, UCP et UNSA - pour dénoncer les projets de la Mairie de Paris d’ouvrir prochainement sept nouvelles bibliothèques le dimanche. Il est vrai que la municipalité ne propose aucune création de poste pour ces extensions, ce qui pour les bibliothécaires de la capitale, qui déjà n'en peuvent plus, constitue une « véritable provocation ». C'est que les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. « De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement, comme la bibliothèque de Château d'Eau (Xe) ! » pointent ainsi les syndicats (lire ici).

 

Selon le site ActuaLitté, dont un des journalistes était présent à cette assemblée générale, les personnels sont, dans les conditions actuelles proposées par la mairie, « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche ». Notamment ceux de la bibliothèque Hélène Berr, rue de Picpus dans le XIIe, laquelle doit en principe être la première à essuyer les plâtres d’ici la fin de l’année. Une opposition des plus argumentée si l'en en croit la lettre ouverte qu'ils ont envoyé à Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la culture à Paris (lire ici). Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené un bibliothécaire à comparer la ville de Paris « à une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat ! Et même carément mergitur.

 

D’ailleurs, les personnels d’Hélène Berr ont été très clairs : « nos calculs sont a minima, si on  n’a pas les quinze créations de poste, il sera impossible d’ouvrir le dimanche. Et même avec ça, les conditions de travail risquent d’êtres horribles ce jour là » rapporte ActuaLitté. Et les bibliothécaires de la rue de Picpus de prévenir Bruno Julliard : « nous ferons blocage, sachez-le ». Une déclaration applaudie par toute la salle et qui devrait ravir l’ancien syndicaliste étudiant.

 

Prochain rendez-vous fixé par l’intersyndicale : une grande manifestation dans la cour de l’Hôtel d’Albret (IVe), le siège de la Direction des Affaires Culturelle, le mardi 12 mai. A deux jours près on tombait sur une date symbolique pour l’exécutif parisien, n’est ce pas ? O tempora… Une première étape puisque les syndicats, outre une pétition mise en ligne, comptent proposer d’autres actions pour les mois de mai et juin avec l’espoir de contraindre la Ville de Paris à ouvrir des discussions.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Ouverture du dimanche à Paris : comme des surendettés qui veulent encore un écran plasma

Paris : les bibliothécaires se déclarent « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche »
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 18:08

 

20 Minutes : le 7 avril 2016

 

« On se moque de nous », s’exclament les syndicats. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques »

 

Lire, emprunter, étudier dans une bibliothèque, à côté de chez soi, le dimanche, sera bientôt possible. Du moins, c’est ce que souhaite la mairie de Paris, qui a lancé cette semaine une concertation avec les syndicats pour définir les modalités d’ouverture dominicale de bibliothèques dans la capitale. « C’était un engagement de campagne d’Anne Hidalgo. Nous préférons ouvrir des bibliothèques le dimanche que des grandes surfaces », rappelle à 20 Minutes  Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, avant de détailler son plan de bataille.

 

A l’heure actuelle, quatre bibliothèques sont ouvertes le dimanche, de 13h à 18h : Marguerite Duras dans le 20e, Marguerite Yourcenar dans le 15e, Françoise Sagan dans le 10e et François Truffaut, dans le 1er arrondissement. Une cinquième vient d’ouvrir ses portes à la Canopée. Mais la Mairie souhaite que le système s’étende davantage d’ici 2019. « Nous programmons l’ouverture en 2016, d’une bibliothèque dans le 12e. Une dans le 14e et une dans le 17e en 2017. Une dans le 13e et une dans le 18e d’ici 2018. Enfin, une dans le 11e et une dans le 16e, en 2019 ». Au total, dans trois ans, il y aurait douze bibliothèques ouvertes le dimanche dans la capitale. Un plan qui répond à une attente, selon Bruno Julliard.

 

« Les bibliothèques sont actuellement très fréquentées. Sur les 72 existantes à Paris, il y a 13 millions de prêts chaque année, 300.000 inscrits et plus de 7 millions de visiteurs par an dans le réseau », détaille l’adjoint. Et selon la Mairie, cette demande ne fait que croître : « Le public souhaite un élargissement des horaires et une ouverture le dimanche. D’autant que le public qui vient le dimanche n’est pas le même que celui de la semaine. Il est plus familial ». D’après Bruno Julliard, « ces ouvertures permettront de couvrir les grands secteurs de la capitale. Ainsi, l’ensemble des Parisiens auront une bibliothèque à côté de chez eux ». Mais les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille.

 

 

           Ouverture des bibliothèques le dimanche : Bruno Julliard va se frotter aux syndicats

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée

 

« La Mairie se moque de nous », s’exclame Bertrand Pieri, délégué CGT des bibliothèques parisiennes. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques », poursuit-il. « Nous sommes donc opposés en bloc à ces ouvertures le dimanche », lâche-t-il. Même son de cloche chez Force Ouvrière. « Nous sommes contre ce projet. Les moyens de le faire n’existent pas », réagit Bertrand Vincent, secrétaire générale FO des personnels de la Ville de Paris.

 

Dans les quatre bibliothèques fonctionnant déjà le dimanche une délibération municipale fixe les conditions d’ouverture. Soit, pas plus d’un dimanche travaillé sur cinq, « sur la base du volontariat », avec une prime de 85 euros, rappelle Bruno Julliard. Et ce, avec un effectif composé à 50 % de bibliothécaires titulaires et 50 % de contractuels. Et c’est ce même dispositif, qui est prévu par la Mairie pour les prochaines ouvertures. « Ça n’a aucun sens », selon Bertrand Pieri. « La délibération municipale est bafouée dans la plupart des équipements déjà ouverts ».

 

Côté agenda, les représentants du personnel des sept bibliothèques et les syndicats qui ont été mis au courant mercredi du plan de la mairie doivent participer ce vendredi à réunion pré-technique avant le début des négociations, mi-avril. Les bibliothèques : Nouveau terrain d’affrontement social parisien ? « Je suis confiant », indique Bruno Julliard. De son côté, la CGT et FO comptent se mobiliser « le plus vite possible » pour « mener des actions ». Avec un premier rendez-vous le jeudi 21 avril puisque, avec tous les autres syndicats, ils appellent l'ensemble des bibliothécaires parisiens à une grande assemblée générale à la bourse du Travail (Xe).

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

                                Ouverture du dimanche : Bruno Julliard se déclare confiant

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 18:27

 

Les occupants de la place de la République auraient dû s’inscrire à « la nuit des débats »

 

C'était une première pour la France. A l'issue de la manifestation contre la loi travail le jeudi 31 mars, plusieurs milliers de personnes ont lancé une occupation jour et nuit de la place de la République. Un mouvement, baptisé Nuit debout, qui se veut dans la lignée de celui de Occupy Wall Street aux États-Unis ou encore celui des indignés en Espagne.

 

Et qui ne fait guère plaisir à Anna Hidalgo, la maire de Paris. En effet, cette dernière qui se présente pourtant comme une « frondeuse » à l'égard du Gouvernement n'a pas hésité à déclarer dans le Parisien que « les lieux publics ne peuvent pas être privatisés ». Une déclaration étonnante de la part de la première magistrate d'une ville qui n'hésite pas justement à privatiser l'espace public à hue et à dia comme Paris-Plage, les Catacombes ou encore le sous-sols du Canal Saint Martin (voir ici et). D'autant que l’occupation de la place de la République par les manifestants n'a pas jusqu'à nouvel ordre de caractère commercial hormis peut être celui des stands de merguez..

 

Autre saillie de la maire de Paris pour s'indigner contre la présence de ces indignés à la française : « on est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville ». Pourtant la présence nocturne de parisiens sur la Place de la République en train de débattre devrait ravir Anne Hidalgo car cette dernière vient juste de déclarer toujours au Parisien : « j'ai fait de la conquête de nouveaux espaces de démocratie une priorité et c'est toujours un plaisir de voir qu'ils seront très nombreux la nuit à se rencontrer, échanger et refaire le monde. Cela me conforte d'aller encore plus loin avec eux ». Encore mieux que Podemos.

 

Alors, les indignés parisiens sont donc les bienvenus sur la Place de la République ? Pas tout à fait car Anne Hidalgo ne parlait pas de Nuit debout mais uniquement de sa nouvelle invention appelée « la nuit des débats ». Un événement estampillé mairie de Paris qui consiste à se réunir dans quelques lieux comme des cafés pour parler de tout et (surtout) de rien. Et oui, quand la capitale se veut moderne, elle réinvente tout simplement la veillée. Du pur mergitur.

 

 

                     Anne Hidalgo indignée par les indignés qui ne se sont pas inscrits à sa veillée

Les « indignés » parisiens indignent Anne Hidalgo

                        - Comprends pas, mais que fabrique mon adjoint en charge de la nuit

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:00

 

Comment organiser les travailleurs précaires ? Les réponses de Peter Zschiesche, fondateur de l’ONG d'appui aux syndicats de San Diego, The Employee Rights Center (ERC)  

 

Partir des besoins des travailleurs hors des questions de travail, construire des liens entre les mouvements de travailleurs et les communautés, ancrer le travail syndical dans la société civile, autant de stratégies développées par l’ERC à San Diego qui ont permis d’organiser en dix ans des milliers d’intérimaires, de chauffeurs Uber ou de travailleurs migrants. Un véritable exemple à suivre pour tout ceux qui s'interessent à l'action syndicale sous toutes ses formes

 

Les campagnes menées ont également amené l’adoption par la ville de San Diego de nouvelles réglementations pour faciliter la syndicalisation des précaires et l’obtention de dizaines de millions de dollars de cotisations sociales et d'heures supplémentaires enfin payées. Comme quoi l'action syndicale est encore une idée neuve synonyme de progrès. Et ça se passe en Amérique !

 

Mais qui sont donc les olibriius qui sont derrière tout ça ? Parmi-eux, Peter Zschiesche qui après vingt ans en tant que Président du syndicat IAM (AFL-CIO) des chantiers navals de San Diego, a créée l’Employee Rights Center comme une ONG d’appui aux syndicats qui est dédiée à la défense des travailleurs précaires et immigrés de San Diego (voir ici). Il sera à Paris le mardi 5 avril 2016 à 20h30 au Centre International de Culture Populaire (CICP) - 21ter rue Voltaire, Paris XIe - Métro rue des Boulets.

 

En fin de réunion Peter nous invitera à discuter de la pertinence du modèle de l’ERC pour organiser les travailleurs précaires en France, en présence des membres de l’association ReAct et du collectif Pouvoir d’agir.  Le ReAct est un réseau d'appui de l’organisation locale et transnationale des travailleurs et citoyens confrontés au pouvoir excessif des grandes entreprises (voir ici).

 

Venez nombreux. Inscriptions : kent.khnet@gmail.com 

 

 

 

 

Peter Zschiesche (à droite) sera à Paris le 5 avril pour parler des nouvelles formes de syndicalisme

Un colloque sur les nouvelles formes de syndicalisme le 5 Avril à Paris

- Et à ceux qui restent jusqu'au bout je leur paye un coup avec l'argent de la Ville de San Diego

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