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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:14

 

Avec plus de 500 000 soutiens en quelques jours, la pétition citoyenne « Loi travail, non merci » vise désormais le million de signataires

 

C’est que l’on appelle un succès fulgurant. Et sur un terrain que l’on n’attendait plus, celui du social…En tout cas, en six jours à peine la pétition « Loi travail, non merci » lancée contre le projet de réforme du droit du travail a déjà récolté plus de 500 000 signataires. Un record en France pour une pétition mise en ligne. Un record qui pourrait crever tous les plafonds, car cette mobilisation citoyenne ne faiblissant pas, le million de signataires pourrait vite être atteint confirmant ainsi le rejet croissant du projet El Khomri dévoilé la semaine dernière.

 

Mais si ce projet de loi a été baptisé du nom de la ministre du travail, Myriam El Khomri, le terme est toutefois un peu impropre puisque le texte a en réalité été écrit directement à Matignon par l’équipe de Manuel Valls. Un texte jugé tellement favorable aux entreprises que Pierre Gattaz, a même été obligé d’avouer son bonheur au journal Les Échos (lire ici) . Un signe qui ne trompe pas aux yeux de nombreux observateurs.

 

Ceci dit, le renfort du patron des patrons ne devrait pas suffire au Gouvernement car à gauche ça tangue. Et bien au-delà du traditionnel camp des protestataires à la politique de François Hollande. Désormais c’est au cœur même du Parti Socialiste que la crise est étalée au grand jour avec la charge de Martine Aubry dans une tribune publiée par Le Monde. Un séisme politique qui n’a pas échappé à la presse nationale et régionale de ce pays (lire ici). D’autant que la tempête touche jusqu’à l’exécutif si l’on en croit les révélations du Parisien (lire ici).

 

Mais la pétition citoyenne a aussi un bouleversé les habitudes syndicales. Car faute de front commun, certaines organisations, notamment la CFDT, freinant des quatre fers, la protestation pourrait échapper aux centrales syndicales avec notamment une page Facebook invitant à manifester le 9 mars qui fait de plus en plus de bruit. Un message qui semble avoir été reçu cinq sur cinq au siège de la CGT, a révélé Libération puisque la centrale de Montreuil a dû envoyer dare-dare une note interne à ses militants annonçant une « journée d’action » le 31 mars, d’autant que du côté des syndiqués « ça commençait à gueuler ». Plusieurs centrales seraient prêtes à suivre le syndicat de Philippe Martinez, notamment la FIDL, FO, FSU, SUD, l’Unef ou encore l’UNL (lycéens). Comme un parfum de printemps ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

                  Les signatures affluent contre la loi El Khomri sur le Code du Travail

La pétition contre la loi El Khomri sur la réforme du Code du travail bat tous les records
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:18

 

La pétition lancée contre la réforme du code du travail a déjà recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures. Un reflet de la vive opposition d'une large partie de la gauche à ce projet de loi porté par Myriam El Khomri

 

François Hollande et Manuel Valls, son premier ministre devaient pourtant s'y attendre. En tout cas, en quelques jours à peine, la pétition réclamant le retrait de la réforme du code du travail a déjà recueilli plus de 300.000 signatures, en attendant (beaucoup) mieux. Un succès important pour ces militants (syndicalistes, avocats, féministes, étudiants et associatifs) qui en sont à l'origine.

 

Le texte de la pétition qui s'intitule « Loi travail, non merci » répertorie plusieurs mesures phares de ce projet de loi controversé : « En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à quinze mois de salaire. Les onze heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées. Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail », rappelle notamment la page sur change.org. Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

 

Dans les commentaires, les signataires s'indignent, comme cet internaute qui écrit : « mieux que Sarkozy, c'est travailler plus pour gagner moins ! », ou encore ce chef d'entreprise qui affirme : « Je suis patron de 25 employés. Je trouve inadmissible de proposer de telles lois qui sont un retour en arrière social fondamental et qui encore une fois servira uniquement les grosses entreprises ». Cette offensive contre le texte de Myriam El Khomri a aussi une page Facebook et un hashtag sur Twitter, #loitravailnonmerci, qui commencent à faire des émules.

 

Ce week-end, la réforme a encore perdu un allié de poids, le leader de la CFDT, Laurent Berger, se disant dans Le Monde, en « désaccord ultra-profond » avec le texte qui sera présenté le 9 mars en Conseil des ministres pour être examiné en avril à l'Assemblée.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Réforme du code du travail : la riposte du web, des syndicalistes et des militants de gauche

                                                  - La guigne, même la CFDT nous lâche....

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 12:35

 

Le Parisien : le 1er février 2016

 

L'actuel président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, alors simple député d'opposition (PS), s'était ému en 2011 de la situation en demandant publiquement quelles mesures le gouvernement d'alors comptait prendre pour remédier à la situation

 

De Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, des Bouches-du-Rhône, du Rhône... Environ 200 personnes ont assigné l'Etat au TGI (tribunal de grande instance) de Paris pour « déni de justice ». Les premières audiences se déroulent à partir de la semaine prochaine, le 10 février. Ce sont de simples salariés qui ont eu, à un moment de leur carrière, à saisir les prud'hommes, à Bobigny, Nanterre, Marseille, Lyon. Et qui ont attendu longtemps leur jugement. Trois ans pour Maeva à Bobigny, trente-cinq mois pour un cadre du quartier d'affaires de La Défense...

« Les réformes au cœur de l'actualité ne protègent pas le salarié, le gouvernement ne met en place aucune disposition pour raccourcir les délais de procédures, laissant le justiciable salarié dans une situation d'attente inadmissible », déplore le Syndicat des avocats de France, qui porte cette action avec des organisations syndicales, liées ou non à la justice. Ce n'est pas le fonctionnement des conseils des prud'hommes qui est montré du doigt, mais bien le manque de moyens humains pour traiter les affaires dans des délais raisonnables, comme le prévoit la Convention européenne des droits de l'homme. Dans son article 6, elle stipule que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable ».

En 2011, déjà, cet argument avait fondé une action similaire. « Nous dénoncions déjà ces délais et demandions au tribunal de juger l'Etat coupable de déni de justice, et
à 71 reprises le tribunal a jugé l'Etat responsable », rappelle Maud Beckers, l'avocate qui coordonne le mouvement et qui intervient directement dans une quinzaine de dossiers. Elle se souvient qu'à l'époque l'actuel président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, alors simple député d'opposition (PS), s'était ému de la situation en demandant publiquement, en janvier 2011, quelles mesures le gouvernement d'alors comptait prendre pour remédier à la situation.

 

 

Prud'hommes : l'État sur le banc des accusés pour déni de justice

                                         -  Vous allez voir quand je serais le troisième personnage de l'Etat ! 

 

 

Les défendeurs de l'époque avaient fait le calcul : l'Etat avait été condamné à verser quelque 400 000 € d'indemnités. « Ne serait-il pas plus cohérent que l'Etat renforce les effectifs plutôt que d'avoir à verser des indemnités ? » interroge avec inquiétude Jamila Mansour, présidente du conseil de prud'hommes à Bobigny, l'unique conseil en Seine-Saint-Denis, dont l'activité a bondi de 30 % en trois ans, mais pas les effectifs.

Sur les trois juges départiteurs affectés à Bobigny (ce sont des magistrats professionnels sollicités en cas de départage), il n'en reste qu'un. Si bien qu'il n'y a plus que 8 audiences par mois, contre 22 auparavant.
Même constat chez les voisins des Hauts-de-Seine. « Avec six fonctionnaires de plus, on pourrait doubler les audiences et les passer de 500 à 1 000 », assure Michel André, président du conseil de prud'hommes de Nanterre, qui affiche un stock de 8 200 affaires. Soit deux ans d'attente ! Pour une saisine de cet automne, il faudra repasser en mai 2018.

Face au problème, l'Etat fait la sourde oreille. Sollicitée à plusieurs reprises, la chancellerie n'a pas été en mesure d'apporter d'éclairage. Quant à Claude Bartolone, son entourage assure qu'il n'a pas été officiellement saisi de la situation.

 

Lire l’article du Parisien

 

 

 

      Prud'hommes : quand Bartolone sera au pouvoir il fera pression sur la ministre de la justice

Prud'hommes : l'État sur le banc des accusés pour déni de justice

                                 - Mince, je me réveille  trop tard, t'es plus Garde des Sceaux

                - Tu déconnes Barto, pour une fois que je pouvais être une véritable icône de Gauche

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:20

 

Libération : le 3 février 2016

 

Une ex-employée décrit les mauvaises conditions de travail des personnels d'une l'institution qui dans le même même temps diffusait des films dénonçant l’exploitation du prolétariat

 

Il y a quelques jours, la Cinémathèque française changeait de patron, Frédéric Bonnaud prenant la succession de Serge Toubiana, lui-même en poste depuis 2003. Comme pour saluer cette entrée en fonction, une étudiante en cinéma, ex-employée d'un prestataire de l’institution de la rue de Bercy, lui a adressé une lettre filmée, postée sur YouTube. On y apprend qu'à la cinémathèque le social, c'est vraiment du cinéma

 

Filmée en plan fixe, entre une affiche de cinéma, un portrait de Godard et son costume d’hôtesse, la jeune femme de 22 ans dénonce les conditions de travail des personnels d’accueil de la Cinémathèque. Passionnée de cinéma, elle expose que son rêve le plus cher était de travailler dans ce saint des saints, avant d’y parvenir début 2012. C’est son premier job et elle découvre alors que l’accueil est sous-traité à une société extérieure, qui lui propose « un contrat ponctuel », autrement dit à la journée ou à la semaine, renouvelable.

 

Heureuse d’intégrer les lieux, elle se fiche même de ne pas recevoir de prime, récompense pourtant promise après l’exposition Tim Burton, qui vit défiler par tous les temps un public phénoménal et turbulent. « C’était une situation réelle, confirme quelqu'un d'autre, qui a travaillé dans les mêmes conditions pour la Cinémathèque. Toutes les semaines il fallait appeler la patronne pour savoir si on allait travailler et elle nous prévenait souvent au dernier moment. On pouvait faire parfois huit heures de caisse avec à peine vingt minutes de pause déjeuner ». Cette personne, qui a souhaité garder l’anonymat, a également constaté que les conditions de travail sont nettement meilleures dans des établissements culturels qui ne pratiquent pas la sous-traitance.

 

La situation va se corser à l’arrivée d’une nouvelle personne chargée des relations entre la société de sous-traitance et la Cinémathèque. La pression s’accentue fortement sur ces précaires. « On nous menace subtilement, ça fonctionne au chantage affectif. On nous appelle pour travailler la veille pour le lendemain. […] Dès lors, il faudra supplier pour travailler ». Souffrance au travail, collègues qui craquent… Une grève finit par éclater sans préavis le 8 mai 2014 à la suite du licenciement d’une collègue en CDI pour faute grave.

 

Le tract de la grève souligne à l’époque : « La Cinémathèque française ne peut prétendre ignorer nos conditions de travail. En fermant les yeux, elle cautionne le fonctionnement de C.O. [initiales de la société City One, ndlr] ». Mais le mouvement ne dure qu’une journée, poursuit la jeune fille, à cause des menaces de licenciement, ou plutôt de « non-reconduction » pesant sur les contrats précaires. L’étudiante déchante de plus en plus « entre les histoires de harcèlement, de délation, d’accusations mensongères, de collègues renvoyés pour de faux motifs, d’emplois du temps ingérables…».

 

 

                                              Serge Toubiana, un patron cool issu de la gauche progressiste

A la cinémathèque, le social c'est vraiment du cinéma

                                                          - La preuve , je porte un jean hors de prix et pas de cravatte

 

 

Et c’est au partant, Serge Toubiana, directeur des lieux depuis treize ans, que s’adresse la jeune femme. « Grève étouffée et sans retentissement. Monsieur Toubiana ne veut pas que le bruit contamine la Croisette à Cannes ». La Cinémathèque ne bronche pas, souligne-t-elle, malgré l’intercession de personnes syndiquées en interne. Vingt jours après le mouvement s’ouvre une rétrospective consacrée aux frères Dardenne, cinéastes qui dénoncent la misère sociale et l'exploitation du prolétariat. Comble d’une ironie qu’elle souligne : « Monsieur Toubiana, il vous suffisait de descendre les sept étages qui nous séparaient. Nous sommes peut-être moins romanesques mais nos situations étaient les mêmes ».

 

La jeune femme, qui réalise un master en cinéma sur les cinéphiles de la Cinémathèque, auxquels elle a déjà consacré un court documentaire, n’a finalement pas été reconduite en septembre 2015 après trois ans et demi de contrats brefs. Aucune explication ne lui a été donnée. L’agence sous-traitante n’a pour l'heure pas donné suite à l’appel de Libération.

 

Du côté des personnels de la Cinémathèque, plusieurs personnes, qui tiennent à rester anonymes par peur de représailles, indiquent que le mot d’ordre interne de la direction est de ne surtout pas répondre à la missive « pour ne pas lui donner d’écho ». Et confirment que la situation décrite par la jeune femme est «avérée, connue, et enracinée depuis un certain temps ». « Quand elle parle des Dardenne, elle a absolument raison, dit un autre. Tout le monde le sait et, il faut bien le dire, chacun ferme les yeux sur la situation ».

 

Le nouveau directeur de la maison, Frédéric Bonnaud, « là depuis quatre heures », n’a pas « souhaité réagir pour le moment et va s’emparer du dossier plus tard ». Car c’est au nouveau patron qu’elle s’adresse à la fin de sa lettre : « J’espère […] que vous ne vous contenterez pas de serrer la main de stars, mais que vous direz aussi bonjour à "votre vitrine" d’être humains ».

 

Lire l'article de Libération

 

 

 

    Serge Toubiana et les frêres Dardenne lors d'une retrospective sur l'exploitation du prolétariat

A la cinémathèque, le social c'est vraiment du cinéma

                                   - Alors chers amis, pas trop dur d'être venu ici observer la misère sociale ?

                                             - Bah tant qu'il y a un peu de champagne et des petits fours

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 14:46

 

Street Press : le 25 janvier 2016

 

Le personnel de ce musée inauguré l’année dernière n'est pas à la fête : salaires au rabais, temps partiels et sexisme, les démissions se multiplient

 

« Les toilettes c’est au bout du couloir à gauche ! », lance Anne-Lyse pour la quinzième fois en moins d’une heure. Pas rigolo tous les jours, de faire la billetterie du musée : « Je pensais que bosser dans un musée, ça allait un peu faire travailler mon cerveau. Mais en fait pas du tout. J’ai l’impression de vendre des billets à la chaîne… » D’autant qu’Anne-Lyse, malgré ses vêtements Damart, est frigorifiée. En ce mois de novembre, il n’y a pas de chauffage dans le hall de l’établissement pourtant flambant neuf. Après plusieurs semaines de grogne, la direction fini enfin par distribuer des doudounes et placer quelques radiateurs d’appoint.

 

C’est une toute petite victoire pour les salariés, mais la liste des griefs reste longue. « Les visiteurs du musée doivent savoir ce qu’il s’y passe », lance Caroline, la vingtaine. L’ex-médiatrice en a elle aussi plein les guiboles : « Un jour notre responsable nous a dit : les femmes ont leurs règles, elles ont des gosses, elles sont tout le temps malades !  Ou encore Avec le nombre de filles que vous êtes, c’est vraiment le poulailler » François, 25 ans, look d’aventurier, pull en laine et cheveux désordonnés, a lui aussi quitté le musée. Il confirme : « Il s’est excusé un jour qu’il y ait autant de filles. Il pense que ça amène une mauvaise ambiance… Alors que c’est sa mauvaise gestion qui pourrit tout ! »

 

Dans les couloirs de ce « navire futuriste de métal et de verre », musée « d’histoire naturelle et des sociétés » les salariés n’ont pas vraiment le sourire. Pourtant ce dimanche 20 décembre 2015, l’ambiance est plutôt champagne et cotillons : le musée des Confluences (MDC) célèbre son premier anniversaire. Pour l’occasion, l’entrée est gratuite. Et la presse fait ses choux gras sur son audience, supérieure aux prévisions : 825.000 visiteurs en un an. Pour le musée, c’est aussi une manière de dire que son coût exorbitant – 300 millions d’euros contre 60 prévus initialement  – n’était pas inutile. Sauf que pour gérer ce succès sans trop alourdir la note du musée, la direction multiplie les économies : sous-traitance massive, contrats précaires, mauvaise ambiance…

 

Le boss de Caroline habitué des saillies sexistes ne fait pas directement partie du Musée. Comme une bonne partie du personnel, il fait parti de l’une des nombreuses boîtes de sous-traitance. Onet, Samsic, Pénélope, Nunatak, Tabaibas, SPIE… C’est une dizaine de PME différentes qui interviennent et emploient plus de la moitié du personnel présent dans l’immense bâtiment. Les employés de ces boîtes ne bénéficient pas des mêmes conditions salariales que le personnel du musée : la majorité est au SMIC. Ils ont bien droit à des tickets restos, mais pas de treizième mois contrairement à leurs collègues directement en contrat avec le musée. Pas de prime d’ancienneté, non plus.

 

 

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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Contactée par StreetPress, la direction du musée botte en touche. Elle jure cependant, par l’intermédiaire de son service de com’, que « les entreprises de sous-traitance n’ont pas été choisies pour des questions de tarifs » et met en avant les compétences dans l’accueil des musées et de la culture de ses prestataires comme Pénélope. Sur son site, l’agence met en avant son expertise dans l’accueil des lieux culturels. Sauf que, vérification faite, le MDC est le premier musée à devenir client de la boîte. Pour justifier l’appel à ces boîtes, la direction met aussi en avant… l’intérêt des personnels : « Le musée n’aurait pas pu employer ces salariés à temps plein et c’est donc dans leur intérêt de bosser pour des prestataires… »

 

Sauf que, là encore, la réalité ne semble pas être exactement telle que décrite par la com’ du Musée. Ni François, ni Caroline n’étaient à temps plein tout au long de l’année et encore moins en CDI. Comme la majorité des médiateurs culturels et guides conférenciers, ils étaient en contrat à durée déterminée d’usage (CDD-U). En clair, des CDD à temps partiel, renouvelables à l’infini et sans indemnités de fin de contrat. « On est renouvelés tous les mois », explique François, qui a renoncé à son poste au musée. Et les contrats sont souvent signés alors qu’ils sont déjà au boulot depuis plusieurs jours.

 

Autour d’un café, dans un bar lyonnais, Julie, chandail en laine, les traits tirés, également médiatrice et démissionnaire, détaille la galère de ces contrats précaires : « IIs veulent qu’on soit tout le temps disponibles pour les visites de dernière minute. Ils claquent des doigts et on devrait arriver ! Le nombre de SMS qu’on a eu 3 heures avant une médiation pour nous demander si on était disponibles… » Le personnel se doit d’être dispo tout le temps. « A chaque fois que je partais en vacances, le patron m’appelait. J’ai pris une fois 10 jours… Il m’a appelé tous les jours », rembobine Julie. Et même si elle n’arrive pas à boucler ses fins de mois avec son seul job au musée, son responsable la pousse à refuser les autres opportunités : « Le patron m’a également demandé de ne pas signer mon contrat d’aide aux devoirs, parce qu’il voulait me proposer quasiment un temps plein. Ce qui n’est jamais arrivé, évidemment ».

 

Pour ceux qui ne jouent pas le jeu, les heures diminuent. Ainsi, Caroline étudie à côté de son emploi au musée, ce qui est autorisé. Du moins, en théorie : « Comme j’ai affirmé le fait de ne pas pouvoir être à 100% disponible à cause de ma formation, on m’a enlevé des heures, on m’a oubliée », explique la jeune femme de 26 ans. « C’est une sorte de punition », ajoute François. « Si tu poses trop d’indisponibilités, tu n’es pas un bon employé. » Et François de résumer la situation ubuesque : « On ne travaille pas assez pour vivre, donc on a besoin d’un autre boulot à côté. Mais on peut être sollicités chaque jour, pendant une semaine, ce qui empêche de travailler à côté. »

 

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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Anne-Lyse et ses collègues de l’accueil et de la billetterie touchent à peine plus du SMIC horaire, sans jamais dépasser les 35 heures. Difficile de s’en sortir avec à peine 1.000 euros de revenus. D’autant qu’à plusieurs occasions les salaires tombent avec un à deux mois de retard ou avec des erreurs : « Chaque mois on devait sortir la calculette pour vérifier que toutes les heures avaient bien été payées, pas facile avec des emplois du temps qui changent en permanence », témoigne Anne-Lyse, les nerfs à vif.

 

Pour boucler les fins de mois, les salariés avalent toutes les couleuvres. Ainsi, Aline, agent de billetterie, a subi des horaires décalés, sans week-end libre pendant plusieurs mois. En dépression : elle ne voyait presque plus sa fille de 12 ans. Elle a réussi à se faire muter au bout de huit mois. Comme elles, beaucoup cherchent à prendre la poudre d’escampette. Mais ce n’est pas forcément simple. Anne-Lyse, agent d’accueil, explique : « Je voulais une rupture conventionnelle, mais le RH a tellement de demandes qu’il n’en accepte aucune ! »

 

Si elle démissionne, elle perd les indemnités chômage qui complètent ses revenus. Elle a quand même déserté son poste, laissant son cas en suspens, ni licenciée, ni toujours au musée… Julie aussi s’est barrée : « Je n’ai pas dit à mes parents que je quittais le musée. Pour la première fois, ils commençaient à comprendre ce que je faisais. Il ont vu le musée à la télé. Ils m’ont mis beaucoup de pression pour rester, dans l’idée que c’est une grosse structure, donc que c’est important. J’en reviens à cacher des choses à mes parents à 28 ans… »

 

Selon les différents salariés interrogés par StreetPress, un an après l’ouverture, il ne reste – à l’exception des cadres – que très peu de personnes présentes à l’origine. Car pour les salariés, rester et se battre n’est pas facile. Pour Caroline : « Il y a peu de boulot dans ce milieu et les personnes qui veulent faire leur trou à Lyon sont contentes d’avoir enfin un truc chouette sur leur CV. » Elle a bien tenté de monter au créneau : « J’ai été porte-parole de l’équipe lors d’une réunion. Ça m’a ensuite été reproché. C’est risqué parce que le contrat peut très bien ne pas être renouvelé si l’on s’affiche trop ».

 

Lire l’article de Street Press

 

 

 

              A Lyon, les musées c'est vraiment l'horreur

Au musée des confluences à Lyon, sexisme et précarité en exposition permanente

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 12:16

 

Challenge : le 18 janvier 2016

 

Lors d'un congrès extraordinaire, le syndicat du commerce SCID-CFDT, a voté sa désaffiliation de la CFDT centrale. En cause : un désaccord sur le travail du dimanche.

 

A l’annexe Turbigo de la Bourse du travail, ce lundi 18 janvier, l’atmosphère est grave. Une cinquantaine de représentants syndicaux sont assis derrière des bureaux d'écoliers alignés, dans une pièce austère aux allures de salle de classe défraîchie. Beaucoup de ces syndicalistes sont venus d’Ile-de-France comme Elisabeth Petiot, du siège de Monoprix, et quelques-uns de plus loin, tel Maxime Forestier, délégué Ikea à Saint-Etienne. Tous appartiennent au SCID-CFDT, la branche commerce francilienne de la CFDT, qui compte près de 4.000 adhérents. Historiquement cantonné à l’Ile-de-France, le SCID a décidé lors d’un congrès extraordinaire en novembre d’élargir sa couverture à la France entière, et de changer l’intitulé de son nom. SCID ne signifie plus Syndicat Commerce Interdépartemental d'Ile-de-France mais Syndicat Commerce Indépendant et Démocratique.

 

Le but avec le deuxième congrès du 18 janvier: devenir pour de bon indépendant en quittant la CFDT, afin de pouvoir mieux lutter contre le travail du dimanche. Depuis deux ans, la CFDT centrale et sa branche commerce s’étripent. Après avoir fermé les locaux du SCID, la CFDT l’a suspendu en mai 2014 pour « non-respect par le syndicat des règles de fonctionnement interne à la CFDT ». Pour Alexandre Torgomian, secrétaire général de SCID-CFDT, la véritable raison, c’est le travail du dimanche et de nuit. Le SCID s’y oppose fermement, à l’inverse de la CFDT, plus complaisante envers le patronat. Résultat: des visions divergentes.

 

En outre, la CFDT ne verrait pas d’un bon œil que, dans le cadre de la lutte contre le travail dominical, le SCID-CFDT ait rejoint l’intersyndicale Clic-P, aux côtés de CGT, UNSA, CFE-CGC et SUD. Le SCID, à l’inverse, dénonce les pratiques anti-démocratiques de la confédération, comme au Printemps-Haussmann où les élus SCID -CFDT se plaignent d’avoir été dépossédés de leur pouvoir de négociation, se voyant imposer une déléguée syndicale venue du Havre... et donc peu concernée par les problématiques liées au tourisme parisien et ses ZTI (Zones touristiques internationales) qui permettent de déroger au code du travail.

 

 

              Laurent Berger a demandé à un gars du Havre de représenter la CFDT

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                        - T'es sûr Laurent que personne ne va me reconnaître ?

 

 

Le congrès de ce 18 janvier a pour but de soumettre au vote la scission du SCID de la CFDT. Une date choisie au hasard ? Non. C’est ce même jour que le Tribunal de Grande Iinstance de Créteil devait déterminer si la mise sous tutelle du SCID par la CFDT est légale. Finalement, le tribunal s’est jugé incompétent, renvoyant au TGI de Paris. Mais ce n’est que partie remise pour le SCID. Surtout que très récemment, « la CFDT a changé ses statuts », dénonce Alexandre Torgomian. « Désormais, elle peut mettre un syndicat sous tutelle ». Même si la justice donne finalement raison au SCID, celui-ci risque de rester sous l’emprise de la CFDT. Résolu à en finir avec cette situation, Alexandre Torgomian énumère devant l’assemblée les modifications apportées aux statuts, et soumises au vote. Toute mention à la CFDT est supprimée. Quelques minutes plus tard, le résultat est sans appel: les représentants approuvent à 95,70% la désaffiliation du syndicat de la CFDT. Le SCID devient indépendant.

 

Les patrons du commerce doivent-ils s’en inquiéter ? Oui, selon Alexandre Torgomian. « Dans les entreprises, il y aura moins de risques que la CFDT signe un accord sur le travail du dimanche. Il faut l’accord de 50% des syndicats. Nous pourrons nous allier aux autres syndicats ». Avec une limite cependant: une représentativité fragile pour le SCID, tout du moins au début. « Les élus syndicaux exercent leur mandat jusqu’aux prochaines élections », explique Dahbia Mesbahi, avocate du SCID. « Mais leur représentativité risque d’être comptabilisée pour la confédération, car ils ont été élus sous la bannière CFDT. Quant aux délégués syndicaux, qui n’ont pas été élus mais mandatés par la CFDT, ils risquent d’être dé-mandatés ».

 

Alexandre Torgomian rassure l’auditoire: « Nous vous re-mandaterons sous l’effigie SCID ». Le véritable défi sera de gagner des voix lors des élections professionnelles, et ce, entreprise par entreprise. « Il y a des élections en permanence. Nous comptons grappiller dans la représentativité de la CFDT, jusqu’à être représentatifs », prévient le secrétaire général. « Et même s’il y a un accord signé, nous avons l’action syndicale, nous pouvons faire grève le dimanche ». Premières élections dans le calendrier: Carrefour en janvier, Cora peu après, Monoprix en mai.

 

Lire l’article de Challenge

 

 

                 Travail du dimanche : le MEDEF s'interroge sur la stratégie à suivre

Scission à la CFDT sur le travail du dimanche

                                          - Va falloir que je me débarrasse de ce charlot......

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:12

 

Miroir Social : le 13 janvier 2016

 

L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

 

Un « accord » de maintien dans l'emploi peut avoir cours même dans une TPE (toute petite entreprise). Le refuser, c'est risquer le licenciement pour cause économique. C'est ce qui est arrivé à Thierry, vendeur dans un sex-shop toulonnais depuis 1994. En 2012, le patron de la boutique lui a proposé un passage de ses horaires de travail de 151 heures à 83 heures par mois, en raison d'une baisse du chiffre d'affaires. Saisis, le conseil de prud'hommes de Toulon en 2013 puis la Cour d'appel d'Aix-en-Provence fin 2015 ont successivement débouté le salarié.

 

L'article L.1233-3 du code du Travail (motif économique) lui a été fatal. Le dirigeant de Sex' N Shop a fait savoir devant le tribunal que « le contexte de crise économique de ces derniers mois, doublé de l'interdiction de la vente de « Poppers », produit majeur pour nos ventes, depuis le mois de juillet 2011 en conséquence du décret du 7 juillet 2011, ont généré depuis une perte régulière de clientèle et de chiffre d'affaires ». Bref, en juillet 2011, l’État a interdit la vente de ce vasodilatateur aux vertus euphorisantes, notamment prisé de la communauté homosexuelle (les GIs envoyés au Vietnam en avaient aussi parfois dans leur paquetage !) et cela constitue la raison économique du licenciement.

 

L'argumentaire a convaincu les juges que l'accord de maintien dans l'emploi (proposé sous la forme d'un avenant au contrat de travail) était fondé. Cruelle ironie de l'histoire, le Poppers a vu son interdiction levée par le Conseil d’État en 2013, pour le motif qu'aucune étude scientifique n'a permis d'établir que le produit présente un risque de pharmacodépendance ou d'abus.

 

Lire l'article de Robin Carcan sur Miroir Social

 

 

 

                           L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

Licencié d'un sex-shop pour raison économique à cause de la chute des ventes de Popper's

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:35

 

Pauline Veron est pourtant l’adjointe en charge…. de la démocratie et de la participation citoyenne

 

Esprit Charlie ou pas, le dialogue social reste toujours autant conflictuel à la Ville de Paris. Dernier épisode en date : la passe d’arme qui a opposé les syndicats à Pauline Veron, l’élue en charge …de la démocratie locale et la participation citoyenne.

 

Il faut dire que les relations sont particulièrement tendues entre Pauline Veron et les représentant des personnels depuis que l’élue a hérité, il y a dix huit mois, de la tutelle des personnels de la DDTC, une direction qui assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des Adjoints au Maire ou encore des relations avec les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Toutefois, le conflit qui vient de monter d’un cran puisque la semaine dernière Pauline Veron a réussi à faire l’unanimité contre elle lorsque l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, UCP et UNSA) ont décidé de boycotter le CHSCT de leur direction. Il faut dire qu’il y avait de quoi.


 

       Pour Pauline Veron, adjointe en charge de la démocratie et de la baudruche participative

Les syndicats parisiens dénoncent les « entraves » et les « vociférations » d’une élue

                - Comme pour le CHSCT, je vais faire éclater tous ces ballons derrière moi

 

 

« Nous, organisations syndicales élues, constatons que systématiquement le travail du CHSCT qui doit permettre d’améliorer la santé et les conditions de travail des agents, est entravé par la direction qui transmet des documents de plus de 600 pages seulement 4 jours avant la réunion. Les ordres du jour sont surchargés et doivent être expédié en 2h30… » ont ainsi dénoncé les syndicats dans un communiqué envoyé aux personnels (lire ici).

 

Un boycott qui n’a visiblement pas été du goût de l’adjointe à la participation citoyenne laquelle « a hurlé au scandale ». « La situation suite aux attentats exige que les syndicats siègent » a même « vociféré » l’élue d’après les témoignages de l’intersyndicale.

 

« Cette violence verbale venant d’une élue et d’un directeur de la Ville pour nous traiter d’irresponsables et mettre une pression autoritaire sur les représentants du personnel pour participer à une instance sont des pratiques inadmissibles. Ce genre de comportement en « management » est un vecteur de troubles psychosociaux » n’ont pas tardé à répliquer les représentants des personnels qui ne partagent décidément pas l'esprit Charlie de la municipalité parisienne, collectivité pourtant autoproclamée la plus progressiste du pays, voire de la planète toute entière.

 

Autre point très gênant pour une élue en charge de la démocratie et de la participation citoyenne : son « refus d’appliquer les décisions votées au CHSCT ». Une instance qui il est vrai n’a pas beaucoup de valeur aux yeux de Pauline Veron puisque selon les syndicats elle l’organise « de manière à ce que les représentants du personnel ne puissent pas le préparer ». Une critique cinglante à laquelle Anne Hidalgo devrait mettre bon ordre en tant qu’ancienne inspectrice du travail. D’autant que la maire de Paris n’a pas hésité à publier il y quelques années l’inénarrable travail au bord de la crise de nerf . Un livre devenu depuis un véritable collector que n'a peut être pas encore lu Pauline Veron. A sa décharge, celui-ci s'est, il est vrai, peu vendu malgré les louanges de ce flagorneur professionel qu'est Jean-Luc Roméro (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social 

 

 

                             Quand Anne Hidalgo sussure à l'oreille de Pauline Veron

Les syndicats parisiens dénoncent les « entraves » et les « vociférations » d’une élue

                                        - Pauline, tu devrais lire mon livre tu sais

       - Mais Anne, ça fait dix-huit mois que je demande à Jean-Luc mais il ne veut rien savoir

                          

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:22

 

Ce sera la septième fois cette année après les mouvements du mois de mai et juin dernier

 

Le climat social dans les crèches parisiennes est décidément des plus explosifs puisque un nouveau mouvement de protestation est prévu pour le jeudi 3 décembre. Ce sera la septième fois cette année après les multiples grèves du mois de mai et juin dernier.

 

Si l’intersyndicale CGT, UNSA, CFTC, FO, FSU avait bien réussi à obtenir 110 postes d’auxiliaires de puériculture supplémentaires pour 2016 après les actions du printemps, les effectifs des agents de la petite enfance à Paris sont toujours au plus juste selon les personnels.

 

 « Le compte n’y est pas, la maire de Paris ne répond pas de manière suffisante à la demande légitime de créations d’un à deux postes supplémentaires par établissement », a ainsi fait valoir l’intersyndicale dans un communiqué. Il est vrai que la Ville de Paris a, comme souvent, un peu balancé ses promesses en ayant programmé l’embauche de 50 contractuelles à défaut de postes pérennes et encore seulement de janvier à avril prochain. Où comment jeter bébé avec l’eau du bain ?

 

De fait les syndicats dénoncent toujours dans les crèches municipales de la capitale des « conditions de travail dégradantes » qui « doivent cesser » : « stress, épuisement, découragement, horaires prolongés et changeants, agents seuls en section, difficultés pour prendre ses congés… ». Une liste est loin d’être exhaustive (lire ici). Alertez les bébés !

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

 

 Le 3 décembre, les crèches municipales parisiennes seront de nouveau en grève

Paris : nouvelle grève dans les crèches le 3 décembre

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:52

 

Le Monde : le 23 novembre 2015

 

Le projet d’accord présenté par la direction prévoyait une majoration dégressive des dimanches travaillés

 

Les salariés du Bazar de l’hôtel de ville (BHV) de la rue de Rivoli (groupe Galeries Lafayette) se sont exprimés à une courte majorité contre le projet d’accord sur le travail dominical dans leur établissement, qui ne sera donc pas signé, a-t-on appris dimanche 22 novembre de sources syndicales.

 

Une consultation des salariés avait été organisée de vendredi à dimanche et le non l’a emporté par « 640 voix contre 627 », ont rapporté la CGT (majoritaire) et SUD Solidaires-BHV (2e syndicat). Le résultat de cette consultation déterminait la mise en application, ou pas, du projet d’accord qui vise à pouvoir ouvrir tous les dimanches le magasin, situé dans le Marais, l’une des zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron.

 

Deux des quatre syndicats de l’établissement, la CGT, qui bataille contre le travail du dimanche, et la CFTC, avaient déjà fait savoir qu’ils ne signeraient pas le texte. Les deux autres, SUD Solidaires-BHV et la CFE-CGC, attendaient le résultat de la consultation pour se prononcer. Le syndicat SUD Solidaires-BHV a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il « ne signera[it] pas » cet accord pour tenir compte du vote qui s’est exprimé.

 

 

Le projet d’accord présenté par la direction prévoyait une majoration dégressive des dimanches travaillés : 100 % de majoration du 1er au 5e dimanche avec repos compensateur, toujours une majoration de 100 % du 6e au 15e dimanche mais sans repos compensateur, et 50 % de majoration pour le reste des dimanches, sans repos compensateur.

 

Si l’accord avait été validé, le BHV Rivoli aurait été le premier grand magasin à s’être doté d’un texte sur les ouvertures dominicales tel que prévu par la loi Macron, la perspective d’aboutir à un accord au niveau de la branche étant fortement compromise.

 

Lire l'article du Monde

 

 

                                           Le BHV voulait aussi solder le prix du travail du dimanche

Au BHV, les salariés disent non au travail dominical
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