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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:12

 

Miroir Social : le 13 janvier 2016

 

L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

 

Un « accord » de maintien dans l'emploi peut avoir cours même dans une TPE (toute petite entreprise). Le refuser, c'est risquer le licenciement pour cause économique. C'est ce qui est arrivé à Thierry, vendeur dans un sex-shop toulonnais depuis 1994. En 2012, le patron de la boutique lui a proposé un passage de ses horaires de travail de 151 heures à 83 heures par mois, en raison d'une baisse du chiffre d'affaires. Saisis, le conseil de prud'hommes de Toulon en 2013 puis la Cour d'appel d'Aix-en-Provence fin 2015 ont successivement débouté le salarié.

 

L'article L.1233-3 du code du Travail (motif économique) lui a été fatal. Le dirigeant de Sex' N Shop a fait savoir devant le tribunal que « le contexte de crise économique de ces derniers mois, doublé de l'interdiction de la vente de « Poppers », produit majeur pour nos ventes, depuis le mois de juillet 2011 en conséquence du décret du 7 juillet 2011, ont généré depuis une perte régulière de clientèle et de chiffre d'affaires ». Bref, en juillet 2011, l’État a interdit la vente de ce vasodilatateur aux vertus euphorisantes, notamment prisé de la communauté homosexuelle (les GIs envoyés au Vietnam en avaient aussi parfois dans leur paquetage !) et cela constitue la raison économique du licenciement.

 

L'argumentaire a convaincu les juges que l'accord de maintien dans l'emploi (proposé sous la forme d'un avenant au contrat de travail) était fondé. Cruelle ironie de l'histoire, le Poppers a vu son interdiction levée par le Conseil d’État en 2013, pour le motif qu'aucune étude scientifique n'a permis d'établir que le produit présente un risque de pharmacodépendance ou d'abus.

 

Lire l'article de Robin Carcan sur Miroir Social

 

 

 

                           L'article L.1233-3 du code du Travail lui a été fatal

Licencié d'un sex-shop pour raison économique à cause de la chute des ventes de Popper's

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 14:35

 

Pauline Veron est pourtant l’adjointe en charge…. de la démocratie et de la participation citoyenne

 

Esprit Charlie ou pas, le dialogue social reste toujours autant conflictuel à la Ville de Paris. Dernier épisode en date : la passe d’arme qui a opposé les syndicats à Pauline Veron, l’élue en charge …de la démocratie locale et la participation citoyenne.

 

Il faut dire que les relations sont particulièrement tendues entre Pauline Veron et les représentant des personnels depuis que l’élue a hérité, il y a dix huit mois, de la tutelle des personnels de la DDTC, une direction qui assure entre autres le fonctionnement interne du Conseil de Paris, celui des cabinets des Adjoints au Maire ou encore des relations avec les associations de la capitale. Bref, un secteur sensible du côté de l’Hôtel de Ville.

 

Toutefois, le conflit qui vient de monter d’un cran puisque la semaine dernière Pauline Veron a réussi à faire l’unanimité contre elle lorsque l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, SUPAP, UCP et UNSA) ont décidé de boycotter le CHSCT de leur direction. Il faut dire qu’il y avait de quoi.


 

       Pour Pauline Veron, adjointe en charge de la démocratie et de la baudruche participative

Les syndicats parisiens dénoncent les « entraves » et les « vociférations » d’une élue

                - Comme pour le CHSCT, je vais faire éclater tous ces ballons derrière moi

 

 

« Nous, organisations syndicales élues, constatons que systématiquement le travail du CHSCT qui doit permettre d’améliorer la santé et les conditions de travail des agents, est entravé par la direction qui transmet des documents de plus de 600 pages seulement 4 jours avant la réunion. Les ordres du jour sont surchargés et doivent être expédié en 2h30… » ont ainsi dénoncé les syndicats dans un communiqué envoyé aux personnels (lire ici).

 

Un boycott qui n’a visiblement pas été du goût de l’adjointe à la participation citoyenne laquelle « a hurlé au scandale ». « La situation suite aux attentats exige que les syndicats siègent » a même « vociféré » l’élue d’après les témoignages de l’intersyndicale.

 

« Cette violence verbale venant d’une élue et d’un directeur de la Ville pour nous traiter d’irresponsables et mettre une pression autoritaire sur les représentants du personnel pour participer à une instance sont des pratiques inadmissibles. Ce genre de comportement en « management » est un vecteur de troubles psychosociaux » n’ont pas tardé à répliquer les représentants des personnels qui ne partagent décidément pas l'esprit Charlie de la municipalité parisienne, collectivité pourtant autoproclamée la plus progressiste du pays, voire de la planète toute entière.

 

Autre point très gênant pour une élue en charge de la démocratie et de la participation citoyenne : son « refus d’appliquer les décisions votées au CHSCT ». Une instance qui il est vrai n’a pas beaucoup de valeur aux yeux de Pauline Veron puisque selon les syndicats elle l’organise « de manière à ce que les représentants du personnel ne puissent pas le préparer ». Une critique cinglante à laquelle Anne Hidalgo devrait mettre bon ordre en tant qu’ancienne inspectrice du travail. D’autant que la maire de Paris n’a pas hésité à publier il y quelques années l’inénarrable travail au bord de la crise de nerf . Un livre devenu depuis un véritable collector que n'a peut être pas encore lu Pauline Veron. A sa décharge, celui-ci s'est, il est vrai, peu vendu malgré les louanges de ce flagorneur professionel qu'est Jean-Luc Roméro (lire ici).

 

Publié également sur Miroir Social 

 

 

                             Quand Anne Hidalgo sussure à l'oreille de Pauline Veron

Les syndicats parisiens dénoncent les « entraves » et les « vociférations » d’une élue

                                        - Pauline, tu devrais lire mon livre tu sais

       - Mais Anne, ça fait dix-huit mois que je demande à Jean-Luc mais il ne veut rien savoir

                          

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:22

 

Ce sera la septième fois cette année après les mouvements du mois de mai et juin dernier

 

Le climat social dans les crèches parisiennes est décidément des plus explosifs puisque un nouveau mouvement de protestation est prévu pour le jeudi 3 décembre. Ce sera la septième fois cette année après les multiples grèves du mois de mai et juin dernier.

 

Si l’intersyndicale CGT, UNSA, CFTC, FO, FSU avait bien réussi à obtenir 110 postes d’auxiliaires de puériculture supplémentaires pour 2016 après les actions du printemps, les effectifs des agents de la petite enfance à Paris sont toujours au plus juste selon les personnels.

 

 « Le compte n’y est pas, la maire de Paris ne répond pas de manière suffisante à la demande légitime de créations d’un à deux postes supplémentaires par établissement », a ainsi fait valoir l’intersyndicale dans un communiqué. Il est vrai que la Ville de Paris a, comme souvent, un peu balancé ses promesses en ayant programmé l’embauche de 50 contractuelles à défaut de postes pérennes et encore seulement de janvier à avril prochain. Où comment jeter bébé avec l’eau du bain ?

 

De fait les syndicats dénoncent toujours dans les crèches municipales de la capitale des « conditions de travail dégradantes » qui « doivent cesser » : « stress, épuisement, découragement, horaires prolongés et changeants, agents seuls en section, difficultés pour prendre ses congés… ». Une liste est loin d’être exhaustive (lire ici). Alertez les bébés !

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

 

 Le 3 décembre, les crèches municipales parisiennes seront de nouveau en grève

Paris : nouvelle grève dans les crèches le 3 décembre

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:52

 

Le Monde : le 23 novembre 2015

 

Le projet d’accord présenté par la direction prévoyait une majoration dégressive des dimanches travaillés

 

Les salariés du Bazar de l’hôtel de ville (BHV) de la rue de Rivoli (groupe Galeries Lafayette) se sont exprimés à une courte majorité contre le projet d’accord sur le travail dominical dans leur établissement, qui ne sera donc pas signé, a-t-on appris dimanche 22 novembre de sources syndicales.

 

Une consultation des salariés avait été organisée de vendredi à dimanche et le non l’a emporté par « 640 voix contre 627 », ont rapporté la CGT (majoritaire) et SUD Solidaires-BHV (2e syndicat). Le résultat de cette consultation déterminait la mise en application, ou pas, du projet d’accord qui vise à pouvoir ouvrir tous les dimanches le magasin, situé dans le Marais, l’une des zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron.

 

Deux des quatre syndicats de l’établissement, la CGT, qui bataille contre le travail du dimanche, et la CFTC, avaient déjà fait savoir qu’ils ne signeraient pas le texte. Les deux autres, SUD Solidaires-BHV et la CFE-CGC, attendaient le résultat de la consultation pour se prononcer. Le syndicat SUD Solidaires-BHV a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il « ne signera[it] pas » cet accord pour tenir compte du vote qui s’est exprimé.

 

 

Le projet d’accord présenté par la direction prévoyait une majoration dégressive des dimanches travaillés : 100 % de majoration du 1er au 5e dimanche avec repos compensateur, toujours une majoration de 100 % du 6e au 15e dimanche mais sans repos compensateur, et 50 % de majoration pour le reste des dimanches, sans repos compensateur.

 

Si l’accord avait été validé, le BHV Rivoli aurait été le premier grand magasin à s’être doté d’un texte sur les ouvertures dominicales tel que prévu par la loi Macron, la perspective d’aboutir à un accord au niveau de la branche étant fortement compromise.

 

Lire l'article du Monde

 

 

                                           Le BHV voulait aussi solder le prix du travail du dimanche

Au BHV, les salariés disent non au travail dominical
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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 16:10

 

La mairie de Paris, sans rire, leur a répliqué « qu’il n’y a pas eu d’uniformes visés » par les terroristes

 

Les attentats qui ont frappé durement le territoire remettent à l'ordre du jour la création d’une police municipale à Paris. Une mesure pour le moment impossible en raison du statut juridique de la capitale qui en fait un cas unique pour une collectivité locale. En effet, la ville de Paris, longtemps administrée par l’État et qui n’a retrouvé un maire de plein exercice qu’en 1977, est la seule commune de France qui n’a pas de pouvoir de police au sens large sur son espace public puisque toujours sous l’autorité du Préfet du même nom. Le débat a néamoins été relancé récemment par le Sénat et sous une forme un peu différente par Anne Hidalgo.

 

Il existe toutefois dans la capitale une sorte de police municipale mais qui ne veut pas dire son nom : la Direction de la Protection et de la Prévention (DPP). Crée sous Chirac et jamais remise en cause par ses successeurs, que ce soit Jean Tiberi, Bertrand Delanoë ou Anne Hidalgo, la  DPP est en charge de la sécurité des bâtiments municipaux (mairies d’arrondissement, écoles, crèches, équipements sportif ou culturel…). Des agents qui se retrouvent en première ligne dans le contexte actuel et dans des conditions très dangeureuses si l'on en croit les syndicats du secteur.

 

« La Maire de Paris ne donne pas les moyens aux inspecteurs de sécurité de protéger les personnes » ont ainsi affirmé dans un communiqué commun la CGT, la CFTC et l’UCP (lire ici). Pour les syndicats, les agents « doivent désormais sécuriser les écoles, se montrer afin de rassurer les parents d’élèves par leur présence. Mais cette dissuasion a bien ses limites et s’avère sans effets car ils ne sont pas armés ». Une demande d’armement faite par des organisations qui affirment faire « remonter la volonté de la majorité des personnels » auprès de l’adjointe au maire en charge de la sécurité, Colombe Brossel.

 

Une perspective pour le moment refusée avec force par la mairie de Paris qui en réponse a utilisé une formule on ne peut plus maladroite : « il n’y a pas eu d’uniformes visés, cette fois-ci » par les terroristes. La municipalité faisant sans doute référence au fait que les cent vingt neuf victimes des attentats du 13 janvier étaient toutes en civil. Toutefois, la Ville, visiblement pas en panne de créativité à l’égard de ses agents en charge de la sécurité, s’est dite « favorable au port apparent des gilets pare-balles ». Avec ou sans uniformes ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

              Colombe Brossel avec un ancien ministre de l'intérieur (période Jospin)

Paris : les agents municipaux en charge de la sécurité demandent à être armés pour faire face aux menaces d’attentats

                                - Pas de doute, le port est bien apparent

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 11:03

 

Le Parisien : le 18 novembre 2015

 

« Personne ne sait qui fait quoi en cas d’alerte, s’inquiète Helène Ramet, secrétaire générale CGT Culture CMN. On se retrouve à faire de simples contrôles visuels sur des files d’attente de 100 personnes. »

 

Ils ont exercé leur droit de retrait. Ce mardi, jusqu’en fin de journée, les touristes de la tour Eiffel, du Panthéon, de l’Arc de Triomphe et de la basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont trouvé porte close.

 

Les agents de la tour Eiffel, monument à part, géré par une société d’exploitation (SETE) dépendant de la ville de Paris, estiment que les conditions de sécurité des touristes et du personnel n’étaient pas réunies. Une réunion s’est tenue ce mardi matin avec le personnel et la direction afin de faire le point sur ces mesures mises en place par la préfecture de police et par la ville. Ce mercredi, la Dame de fer, qui reçoit chaque jour près de 20 000 visiteurs, devrait rouvrir, selon le président de la société d’exploitation (SETE). Samedi soir, par mesure de précaution et suite à l’état d’urgence décrété, sa fermeture avait été décidée jusqu’à dimanche.

 

Pour les trois autres monuments « nationaux » (CMN) fermés, Panthéon, Arc de Triomphe et Basilique Saint-Denis, dépendant eux du ministère de la Culture, la CGT Culture a immédiatement demandé la tenue d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire, lequel s'est réunie dans la foulée. Les agents du CMN dénoncent le manque d’effectifs, les moyens techniques insuffisants et l’absence de consignes appropriées pour assurer la sécurité. « Personne ne sait qui fait quoi en cas d’alerte, s’inquiète Helène Ramet, secrétaire générale CGT Culture CMN. On se retrouve à faire de simples contrôles visuels sur des files d’attente de 100 personnes ». Ce mardi soir, les syndicats en réunion n’avaient pas encore décidé de la réouverture des sites.

 

Pour ce qui est des monuments et musées parisiens qui dépendent de la ville, dont le musée d’art moderne, les maisons d’artistes (Balzac, Victor Hugo, Zadkine) et les catacombes. « Il n’y a pas eu de demande de retrait des salariés », affirme le porte-parole à l’Hôtel de ville. Néanmoins plusieurs agents des parcs et jardins de la Ville de Paris avaient exercé le droit de retrait au cours du week-end (lire ici).

 

Lire l'article du Parisien

 

 

Paris: les salariés de plusieurs monuments touristiques ont exercé leur droit de retrait
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:07

 

« Si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable, cela ferait sans doute jurisprudence » affirme Eric Rochebave, avocat spécialisé en droit social

 

C'est une info qui a été révélée par le site d'information Paris-Tribune : des agents en charge de la surveillance des espaces verts de la Capitale qui comptent, outre les bois de Vincennes et le bois de Boulogne, plusieurs centaines de squares, ont décidé, dès le samedi, d'effectuer leur droit de retrait en raison des menaces qui pèsent sur l'ensemble du territoire parisien après les attentats de la veille.

 

Pourtant, alors que les musées et autres établissements municipaux de Paris sont fermés (piscines, gymnases, stades de football, terrains de basket), et que la Maire de Paris demande aux Parisiens de rester chez eux par prudence, la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement (DEVE) avait demandé à ses agents d'ouvrir les squares. « Malentendu ou mauvaise communication au lendemain de plusieurs attentats meurtriers ? » C'est la question que pose Paris-Tribune.

 

En tout cas, Benjamin Raka, délégué syndical CGT et membre du CHS-CT, ne comprend pas cette décision. Alors que des terroristes sont dans la nature, les agents d'accueil et de surveillance (AAS) des parcs et jardins n'ont ni gilets pare-balles ni armes pour défendre le public ou eux même. Dans cette situation d'état d'urgence, le délégué a d'ailleurs prévenu sa direction que de nombreux agents refusaient de s'exposer. « En tout état de cause, des collègues m'ont informé avoir procédé les ouvertures en civils et non en tenue règlementaire, d'autres ont fait valoir leur droit de retrait » a-t-i ainsi écrit dans une lettre officielle à la directrice des Parcs et Jardins, Carine Bernede.

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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De son côté, la ville de Paris s'est contentée d'une réponse technocratique et comme souvent vide de sens. « Nous sommes totalement mobilisés face à cette situation exceptionnelle et nous devons agir avec discernement et avec toute l'attention qu'il se doit vis à vis de nos agents. Dans ce contexte et pour assurer la continuité du service public qui doit être un signal encore déterminant pour l'unité nationale, il a été retenu par la Maire de Paris que les jardins seront bien ouverts au public » ainsi a répondu, sans rire, la haut fonctionnaire en charge des pelouses parisiennes. La mairie a juste concédé le fait de fermer les squares un peut plus tôt ce dimanche.

 

Alors, pour les multiples droit de retrait, quelle va être l'attitude de la Ville de Paris ? En général la municipalité parisienne, pas toujours au fait de la réglementation, laisse courir. D'autant qu'elle serait obligée de convoquer un CHS-CT en urgence pour statuer sur la validité ou non de ce droit de retrait. Un exervice préilleux même si certains spécialistes  affirment difficile d'invoquer le droit de retrait dans ce cas précis tant le risque est imprévisible : « on ne peut affirmer qu'il y a, pour un attentat, plus de risque de se produire à un endroit qu'à un autre » estime au journal Le Parisien Maître Yalaoui, avocat à la cour.

 

Tsss, tsss...pas si vite. Pour d'autres juristes en droit social, la cause serait loin d'être entendue « C'est surtout que le cas ne s'est jamais présenté » déclare ainsi, toujours au Parisien, l'avocat Eric Rochebave. « Même après les attentats de janvier, cela ne s'était pas produit. Mais si des salariés invoquaient un risque terroriste pour faire valoir leur droit de retrait et que c'était considéré comme recevable par un juge prud'homal, cela ferait sans doute jurisprudence ».

 

Egalement publié sur Miroir Social

 

 

         Attentats: certains agents ont refusé d'ouvrir les squares à Paris

Attentats à Paris : des agents en charge des squares municipaux ont exercé leur droit de retrait

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 18:31

 

Le recyclage de deux ancien verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008

 

Nombre de proches du président ou du pouvoir ont été nommés dernièrement à des postes importants. La pratique n'est certes pas nouvelle, mais elle ne cadre pas vraiment avec la promesse de « République exemplaire ». Et visiblement cette mauvaise habitude est appelée à perdurer jusqu’à la fin du quinquennat car François Hollande vient de nommer dernièrement  deux écologistes en rupture de ban mais fervents zélateurs de la politique gouvernementale (Pour le Pacte de responsabilité et pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) au conseil économique et Social (CESE) lors du dernier conseil des ministres.

 

A tout seigneur tout honneur, commençons par Jean-Luc Bennahmias, ancien secrétaire national des verts. Après un passage au Modem, il vient de lancer le Front démocrate, parti qui s'affiche « pro gouvernemental». Il est un des plus réguliers visiteurs du soir qui hantent l'Elysée (lire ici). Il a également créé avec les démissionnaires d'EELV, Jean-Vincent Placé et François de Rugy, l'Union des démocrates et des écologistes qui se veut  un soutien sans faille du PS et qui se déclare notamment en faveur du Pacte de responsabilité et même pour la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est dire le sans faille.

 

Autre source d'agacement pour les écologistes, la présence de Laure Lechatellier sur cette liste de  promus dans un des plus beau fromage de la république. Inconnue du grand public, Laure Lechatellier l’est également des observateurs de l’actualité sociale (ce n’est pas la seule au CESE) mais il se trouve qu’elle aussi  vient de démissionner avec fracas d’Europe-Écologie - les Vert et de rejoindre les nouveaux soutiens de François Hollande. En tout cas nos deux écolos en rupture de ban ne se retrouvent pas sans rien puisque l’indemnité du Conseil Économique et Social se monte à 3 767,91€ (certes brut).

 

« Certaines nominations ne correspondent pas à des récompenses de compétence, s'agace auprès du Parisien l'eurodéputé Yannick Jadot. On est davantage dans des récompenses pour allégeance et petites magouilles ». « Tout cela rajoute au discrédit de la politique, regrette cet élu EELV. C'est triste pour le Cese qui mérite mieux que cela ». En tout cas, le conseil économique et social avait vu ajouter le mot environnemental à son intitulé en 2008. Le recyclage de ces deux anciens verts devenus zélateurs de la politique gouvernementale au CESE rend enfin justice à sa nouvelle dénomination adoptée en 2008.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                         François Hollande graisse la patte de Jean-Luc Bennahmias

Le Conseil Économique et Social devient enfin Environnemental

                                 - J'avais promis de fluidfifier les relations sociales

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:58

 

« C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur » a avoué Jean-Philippe Thiellay, directeur à l'Opéra de Paris, lequel verse quand même 2500 euros net par mois à l’heureux bénéficiaire.

 

Le mystérieux fantôme de l’Opéra qui a inspiré Gaston Leroux vient, semble-t-il, d’être retrouvé. Et il est syndicaliste si l’on en croit les révélations du journal Le Parisien lequel affirme que l'Opéra national de Paris aurait versé 40.000 euros par an depuis 2013 à la CGT pour indemniser un de ses adhérents. Problème : le syndicaliste en question n'apparaît pas dans les registres de l'établissement et le quotidien phare de l’Ile-de-France raconte qu'au standard aucun numéro n'existe à son nom et que la direction de l'établissement ignore jusqu’à son existence. « C'est vrai que je ne connais pas ce monsieur a même avoué à l’AFP, Jean-Philippe Thiellay, le directeur général adjoint de l'Opéra mais son indemnisation ressort d'un cadre légal » affirme sans rire le haut fonctionnaire qui se réfugie derrière un document officiel signé avec la CGT et...soutenu par la CFDT et Force Ouvrière !

 

Un cadre légal qui n'a visiblement pas convaincu tout le monde du côté de l’Opéra Garnier puisque dès sa mise en place, un administrateur de l'établissement public avait alerté le parquet de Paris s'étonnant, au titre « de l’article 40 », qu'un organisme public verse de l'argent à une structure syndicale pour payer le salaire d'une personne qui n'y est pas salariée. Un signalement curieusement classé sans suite. Et en 2014, c’est au tour du syndicat FSU de dénoncer, dans une lettre adressée à la direction, ce versement qui « pourrait constituer un détournement de fonds ». il est vrai que la somme est plutôt coquette puisque cela représente environ 2500 euros net par mois pour l’heureux syndicaliste fantôme de l’Opéra.

 

Mais, du côté de Garnier, il n’y a pas que la CGT qui se trouve dans la tourmente car au même moment, c’est un délégué syndical FSU qui a été épinglé pour avoir utilisé son téléphone portable lors de ses vacances en Espagne. Une douloureuse à 52 000 euros pour les mois de juillet et août 2015. « La ligne n'était pas bridée », se défend le premier intéressé dans les colonnes du Parisien, qui, là aussi, a révélé l'affaire. Et le syndicaliste de dénoncer le contrat passé entre la direction et l’opérateur lequel facture 5 000 euros le giga de données téléchargé à l'étranger. Une défense qui toutefois explique mal pourquoi les téléphones portables des représentants des personnels sont fournit par l’employeur. Ni sur le fait de passer deux mois de vacances dans la péninsule ibérique.

 

Un syndicaliste qui s’estime néanmoins « piégé » non seulement par la nature du contrat dont il ignorait des clauses, il est vrai léonines, mais aussi sur le fait d’être le seul à avoir ce genre de facture.  « Je m’interroge sur le fait que la ligne d’autres collègues soit bridée en consommation et non la ligne Opéra FSU » a-t-il écrit dans une lettre rendue publique.  En tout cas la direction de l’Opéra de Paris a, semble-t-il, sauté sur l’occasion puisque elle envisage une procédure de licenciement envers le syndicaliste féru de 4G. Le climat social est donc explosif du côté de l’académie de la musique alors que les élections professionnelles sont prévues dans trois mois.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

                            Les syndicats en pleine tourmente à l'Opéra de Paris

Le syndicaliste fantôme de l’Opéra

                                                      - Tudiou, ça secoue fort !

                                            - Ouch, c'est soit le fantôme, soit la 4G

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 15:51

 

Avec sa carte Club 2000, le patron de la CFDT s'envoie luxueusement en l'air toutes prestations comprises

 

Un vol aller retour Paris Nouméa effectué en partie en classe Première pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, voilà de quoi hérisser les plumes du Canard Enchaîné. « Pendant que le syndicat de base négociait pied à pied une réduction du nombre de suppressions d'emplois (…) Laurent Berger présentait, lui une revendication d'une autre nature: un surclassement de son vol pour la Nouvelle-Calédonie », a ainsi révélé l'hebdomadaire satirique dans son édition du 3 novembre.
 

Une différence de traitement qui a un prix. Normalement un vol coûte environ 2 800 euros en classe économique, 6 500 euros en classe affaires et près de 12 000 euros en classe appelée La Première. Selon le Canard enchaîné, c'est une intervention du PDG d'Air France, Alexandre de Juniac qui a permis au leader syndical de voyager dans cette classe très haut de gamme. Une faveur que le journal relie à la présence de Laurent Berger à une table ronde en janvier 2015 aux cotés du patron d'Air France. Une bonne compagnie entre un PDG qui dénonce le progrès social après plusieurs digestifs (voir ici) et un syndicaliste qui déplore que ses troupes ne soient pas « plus souples » sur la question du travail du dimanche et de nuit (lire ici).

 

Sommé de se justifier, Laurent Berger a expliqué à l'AFP qu'à son escale de Tokyo, sa carte d'embarquement avait « sonné rouge » à cause d'un problème de surbooking (?). « Au guichet la seule option proposée pour rejoindre Paris était le surclassement », a-t-il précisé, qualifiant les informations de Canard enchaîné « d'archi-fausses ». « ll n'y a eu aucun surcoût pour la CFDT ou pour la compagnie », a-t-il ajouté. Le patron de la CFDT, qui avoue bien voyager au frais de la princesse, nous explique donc que se retrouver par le plus grand des hasard dans un palace volant avec des prestations de première, c'est gratos ! Une défense qui rappelle par bien des écarts celle de Thierry Lepaon pour qui les frais engagés par la CGT pour assurer son train de vie l'avaient été à l'insu de son plein gré.

 

Surtout que le patron de la CFDT, comme son ancien camarade de Montreuil, a lui aussi vite été rattrapé par la patrouille. En effet, selon le Figaro, qui a eu accès aux fichiers d'enregistrements des passagers, Laurent Berger a bien été surclassé en place deluxe car heureux possesseur d'une carte Club 2000, « un cercle de voyageurs fréquents choyés par la compagnie » précisent les connaisseurs. Bref, Laurent Berger apparemment détenteur de nombreuses cartes de fidélité pour VIP aime lui aussi faire le paon.

 

La CFDT qui est l'un des rares syndicats a ne pas prendre part à l'intersyndicale dans le conflit d'Air France, et défend au niveau national des positions régulièrement jugées trop favorables envers le patronat par ses détracteurs semble donc dans cette histoire fidèle à sa célèbre devise : des choix, des actes.

 

Publié également sur Miroir Social

 

Laurent Berger fait le paon (lui aussi)

                                                    - A moi tout seul !

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