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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:34

 

Le syndicat affirme dans une lettre ouverte que les permanents du Parti socialiste sont « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». On comprend maintenant mieux pourquoi le camarade Camba se plaignait d'une gauchisation de la CGT


C'est un autre front pour Jean-Christophe Cambadélis, qui a déjà fort à faire pour défendre François Hollande et tenir tant bien que mal un Parti socialiste déprimé par les déroutes électorales. L'Express révèle que la section CGT des permanents du PS a adressé le 11 avril une lettre ouverte très virulente au premier secrétaire du parti. Elle dénonce « un certain nombre de dysfonctionnements observés et devenus nuisibles au bon fonctionnement de notre siège ».

 

La CGT évoque « un mal-être au travail qui tient aujourd'hui moins à la situation politique globale qu'au mode de gouvernance de notre siège ». Ces permanents seraient « en proie à une pression de plus en plus forte et à un mépris de plus en plus manifeste ». Résultat : « un profond mal-être au travail qu'illustre parfaitement la multiplication des arrêts de travail et départs volontaires dont pâtit aujourd'hui le parti », rapporte la CGT, qui assure « qu'une partie croissante des salariés oscillent en fin de compte entre bore-out (ennui au travail, NDLR) et burn-out ».

 

Dans le détail, le syndicat dénonce un processus de décision « restreint à un petit noyau de personnes », « une culture grandissante de la rétention d'information et une mise en concurrence permanente des salariés et des services », mais aussi l'externalisation de missions « au profit d'une poignée de prestataires toujours plus omniprésents ». On comprend mieux maintenant pourquoi le camarade Cambadélis (dit Camba) se plaignait d'une gauchisation de la CGT (lire ici).
 

La direction du PS a reçu la CGT le 15 avril pour tenter de calmer la grogne, précise L'Express. Cambadélis a-t-il assuré que « ça va mieux » à ses employés, comme Hollande aux Français lors de son intervention à la télévision ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Santé au travail : On sait maintenant pourquoi Camba dénonçait une gauchisation de la CGT
 

Santé-sécurité au travail : la section CGT de Solférino dénonce les méthodes de Cambadélis
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 16:50

 

Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené quelqu’un à comparer Paris à « une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat !

 

Malgré les vacances scolaires, la Bourse (du Travail) était presque pleine ce jeudi 21 avril, à l’appel des syndicats - CFDT, CGT, Supap, UCP et UNSA - pour dénoncer les projets de la Mairie de Paris d’ouvrir prochainement sept nouvelles bibliothèques le dimanche. Il est vrai que la municipalité ne propose aucune création de poste pour ces extensions, ce qui pour les bibliothécaires de la capitale, qui déjà n'en peuvent plus, constitue une « véritable provocation ». C'est que les restrictions budgétaires en vigueur depuis plusieurs années ont eu pour conséquence la diminution importante de personnel dans les bibliothèques municipales de la capitale. « De fait, les établissements exsangues sont contraints à réduire leurs horaires d’ouverture en semaine quand ils ne sont pas carrément fermés brutalement, comme la bibliothèque de Château d'Eau (Xe) ! » pointent ainsi les syndicats (lire ici).

 

Selon le site ActuaLitté, dont un des journalistes était présent à cette assemblée générale, les personnels sont, dans les conditions actuelles proposées par la mairie, « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche ». Notamment ceux de la bibliothèque Hélène Berr, rue de Picpus dans le XIIe, laquelle doit en principe être la première à essuyer les plâtres d’ici la fin de l’année. Une opposition des plus argumentée si l'en en croit la lettre ouverte qu'ils ont envoyé à Bruno Julliard, l'adjoint en charge de la culture à Paris (lire ici). Cette lubie d’Anne Hidalgo et de son équipe d’ouvrir plus longtemps des équipements municipaux en pleine austérité budgétaire a même amené un bibliothécaire à comparer la ville de Paris « à une famille surendettée qui voudrait encore acheter à crédit un écran plasma ». Pas très flucuat ! Et même carément mergitur.

 

D’ailleurs, les personnels d’Hélène Berr ont été très clairs : « nos calculs sont a minima, si on  n’a pas les quinze créations de poste, il sera impossible d’ouvrir le dimanche. Et même avec ça, les conditions de travail risquent d’êtres horribles ce jour là » rapporte ActuaLitté. Et les bibliothécaires de la rue de Picpus de prévenir Bruno Julliard : « nous ferons blocage, sachez-le ». Une déclaration applaudie par toute la salle et qui devrait ravir l’ancien syndicaliste étudiant.

 

Prochain rendez-vous fixé par l’intersyndicale : une grande manifestation dans la cour de l’Hôtel d’Albret (IVe), le siège de la Direction des Affaires Culturelle, le mardi 12 mai. A deux jours près on tombait sur une date symbolique pour l’exécutif parisien, n’est ce pas ? O tempora… Une première étape puisque les syndicats, outre une pétition mise en ligne, comptent proposer d’autres actions pour les mois de mai et juin avec l’espoir de contraindre la Ville de Paris à ouvrir des discussions.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

Ouverture du dimanche à Paris : comme des surendettés qui veulent encore un écran plasma

Paris : les bibliothécaires se déclarent « totalement opposés à toute nouvelle ouverture le dimanche »
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 18:08

 

20 Minutes : le 7 avril 2016

 

« On se moque de nous », s’exclament les syndicats. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques »

 

Lire, emprunter, étudier dans une bibliothèque, à côté de chez soi, le dimanche, sera bientôt possible. Du moins, c’est ce que souhaite la mairie de Paris, qui a lancé cette semaine une concertation avec les syndicats pour définir les modalités d’ouverture dominicale de bibliothèques dans la capitale. « C’était un engagement de campagne d’Anne Hidalgo. Nous préférons ouvrir des bibliothèques le dimanche que des grandes surfaces », rappelle à 20 Minutes  Bruno Julliard, premier adjoint à la Maire de Paris chargé de la culture, avant de détailler son plan de bataille.

 

A l’heure actuelle, quatre bibliothèques sont ouvertes le dimanche, de 13h à 18h : Marguerite Duras dans le 20e, Marguerite Yourcenar dans le 15e, Françoise Sagan dans le 10e et François Truffaut, dans le 1er arrondissement. Une cinquième vient d’ouvrir ses portes à la Canopée. Mais la Mairie souhaite que le système s’étende davantage d’ici 2019. « Nous programmons l’ouverture en 2016, d’une bibliothèque dans le 12e. Une dans le 14e et une dans le 17e en 2017. Une dans le 13e et une dans le 18e d’ici 2018. Enfin, une dans le 11e et une dans le 16e, en 2019 ». Au total, dans trois ans, il y aurait douze bibliothèques ouvertes le dimanche dans la capitale. Un plan qui répond à une attente, selon Bruno Julliard.

 

« Les bibliothèques sont actuellement très fréquentées. Sur les 72 existantes à Paris, il y a 13 millions de prêts chaque année, 300.000 inscrits et plus de 7 millions de visiteurs par an dans le réseau », détaille l’adjoint. Et selon la Mairie, cette demande ne fait que croître : « Le public souhaite un élargissement des horaires et une ouverture le dimanche. D’autant que le public qui vient le dimanche n’est pas le même que celui de la semaine. Il est plus familial ». D’après Bruno Julliard, « ces ouvertures permettront de couvrir les grands secteurs de la capitale. Ainsi, l’ensemble des Parisiens auront une bibliothèque à côté de chez eux ». Mais les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille.

 

 

           Ouverture des bibliothèques le dimanche : Bruno Julliard va se frotter aux syndicats

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée

 

« La Mairie se moque de nous », s’exclame Bertrand Pieri, délégué CGT des bibliothèques parisiennes. « Le contexte est déjà critique. Nous sommes dans une situation de restriction budgétaire avec des réductions de personnel qui amène actuellement à des réductions d’amplitude horaire dans certaines bibliothèques », poursuit-il. « Nous sommes donc opposés en bloc à ces ouvertures le dimanche », lâche-t-il. Même son de cloche chez Force Ouvrière. « Nous sommes contre ce projet. Les moyens de le faire n’existent pas », réagit Bertrand Vincent, secrétaire générale FO des personnels de la Ville de Paris.

 

Dans les quatre bibliothèques fonctionnant déjà le dimanche une délibération municipale fixe les conditions d’ouverture. Soit, pas plus d’un dimanche travaillé sur cinq, « sur la base du volontariat », avec une prime de 85 euros, rappelle Bruno Julliard. Et ce, avec un effectif composé à 50 % de bibliothécaires titulaires et 50 % de contractuels. Et c’est ce même dispositif, qui est prévu par la Mairie pour les prochaines ouvertures. « Ça n’a aucun sens », selon Bertrand Pieri. « La délibération municipale est bafouée dans la plupart des équipements déjà ouverts ».

 

Côté agenda, les représentants du personnel des sept bibliothèques et les syndicats qui ont été mis au courant mercredi du plan de la mairie doivent participer ce vendredi à réunion pré-technique avant le début des négociations, mi-avril. Les bibliothèques : Nouveau terrain d’affrontement social parisien ? « Je suis confiant », indique Bruno Julliard. De son côté, la CGT et FO comptent se mobiliser « le plus vite possible » pour « mener des actions ». Avec un premier rendez-vous le jeudi 21 avril puisque, avec tous les autres syndicats, ils appellent l'ensemble des bibliothécaires parisiens à une grande assemblée générale à la bourse du Travail (Xe).

 

Lire l'article de 20 Minutes

 

 

                                Ouverture du dimanche : Bruno Julliard se déclare confiant

La Mairie de Paris veut ouvrir plus de bibliothèques le dimanche dans la capitale, mais à marche forcée
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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 18:27

 

Les occupants de la place de la République auraient dû s’inscrire à « la nuit des débats »

 

C'était une première pour la France. A l'issue de la manifestation contre la loi travail le jeudi 31 mars, plusieurs milliers de personnes ont lancé une occupation jour et nuit de la place de la République. Un mouvement, baptisé Nuit debout, qui se veut dans la lignée de celui de Occupy Wall Street aux États-Unis ou encore celui des indignés en Espagne.

 

Et qui ne fait guère plaisir à Anna Hidalgo, la maire de Paris. En effet, cette dernière qui se présente pourtant comme une « frondeuse » à l'égard du Gouvernement n'a pas hésité à déclarer dans le Parisien que « les lieux publics ne peuvent pas être privatisés ». Une déclaration étonnante de la part de la première magistrate d'une ville qui n'hésite pas justement à privatiser l'espace public à hue et à dia comme Paris-Plage, les Catacombes ou encore le sous-sols du Canal Saint Martin (voir ici et). D'autant que l’occupation de la place de la République par les manifestants n'a pas jusqu'à nouvel ordre de caractère commercial hormis peut être celui des stands de merguez..

 

Autre saillie de la maire de Paris pour s'indigner contre la présence de ces indignés à la française : « on est obligé de faire respecter un peu d'ordre dans cette ville ». Pourtant la présence nocturne de parisiens sur la Place de la République en train de débattre devrait ravir Anne Hidalgo car cette dernière vient juste de déclarer toujours au Parisien : « j'ai fait de la conquête de nouveaux espaces de démocratie une priorité et c'est toujours un plaisir de voir qu'ils seront très nombreux la nuit à se rencontrer, échanger et refaire le monde. Cela me conforte d'aller encore plus loin avec eux ». Encore mieux que Podemos.

 

Alors, les indignés parisiens sont donc les bienvenus sur la Place de la République ? Pas tout à fait car Anne Hidalgo ne parlait pas de Nuit debout mais uniquement de sa nouvelle invention appelée « la nuit des débats ». Un événement estampillé mairie de Paris qui consiste à se réunir dans quelques lieux comme des cafés pour parler de tout et (surtout) de rien. Et oui, quand la capitale se veut moderne, elle réinvente tout simplement la veillée. Du pur mergitur.

 

 

                     Anne Hidalgo indignée par les indignés qui ne se sont pas inscrits à sa veillée

Les « indignés » parisiens indignent Anne Hidalgo

                        - Comprends pas, mais que fabrique mon adjoint en charge de la nuit

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:00

 

Comment organiser les travailleurs précaires ? Les réponses de Peter Zschiesche, fondateur de l’ONG d'appui aux syndicats de San Diego, The Employee Rights Center (ERC)  

 

Partir des besoins des travailleurs hors des questions de travail, construire des liens entre les mouvements de travailleurs et les communautés, ancrer le travail syndical dans la société civile, autant de stratégies développées par l’ERC à San Diego qui ont permis d’organiser en dix ans des milliers d’intérimaires, de chauffeurs Uber ou de travailleurs migrants. Un véritable exemple à suivre pour tout ceux qui s'interessent à l'action syndicale sous toutes ses formes

 

Les campagnes menées ont également amené l’adoption par la ville de San Diego de nouvelles réglementations pour faciliter la syndicalisation des précaires et l’obtention de dizaines de millions de dollars de cotisations sociales et d'heures supplémentaires enfin payées. Comme quoi l'action syndicale est encore une idée neuve synonyme de progrès. Et ça se passe en Amérique !

 

Mais qui sont donc les olibriius qui sont derrière tout ça ? Parmi-eux, Peter Zschiesche qui après vingt ans en tant que Président du syndicat IAM (AFL-CIO) des chantiers navals de San Diego, a créée l’Employee Rights Center comme une ONG d’appui aux syndicats qui est dédiée à la défense des travailleurs précaires et immigrés de San Diego (voir ici). Il sera à Paris le mardi 5 avril 2016 à 20h30 au Centre International de Culture Populaire (CICP) - 21ter rue Voltaire, Paris XIe - Métro rue des Boulets.

 

En fin de réunion Peter nous invitera à discuter de la pertinence du modèle de l’ERC pour organiser les travailleurs précaires en France, en présence des membres de l’association ReAct et du collectif Pouvoir d’agir.  Le ReAct est un réseau d'appui de l’organisation locale et transnationale des travailleurs et citoyens confrontés au pouvoir excessif des grandes entreprises (voir ici).

 

Venez nombreux. Inscriptions : kent.khnet@gmail.com 

 

 

 

 

Peter Zschiesche (à droite) sera à Paris le 5 avril pour parler des nouvelles formes de syndicalisme

Un colloque sur les nouvelles formes de syndicalisme le 5 Avril à Paris

- Et à ceux qui restent jusqu'au bout je leur paye un coup avec l'argent de la Ville de San Diego

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 17:56

 

Pas très fluctuat ! Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail

 

Les rapports sociaux à la direction de la communication de l’Hôtel de Ville de Paris (DICOM) sont on ne peu plus violents si l’on en croit les dernières révélations du syndicat UNSA des attachés d’administration parisiennes. Attention, certaines scènes peuvent choquer !

 

« Nous apprenons avec stupéfaction l’éviction brutale de l’attachée principale responsable des ressources humaines et de la logistique de cette direction. Jeudi dernier, 3 mars 2016, avant l’arrivée de notre collègue, son bureau a été ouvert avec un double des clés demandé au secrétariat. Lors de son arrivée, notre collègue a trouvé son «successeur» occupé à s’installer à son poste de travail. Ce dernier était en train de ranger le bureau à sa convenance, y compris les affaires personnelles de notre collègue » a ainsi dénoncé le syndicat sur son site. Des procédés qui rappellent ceux pratiqués dernièrement à l'Hôpital Georges Ponpidou ou encore il y a quelques années à France Télécom.

 

De plus, l’infortunée cadre ne s’y attendait vraiment pas car selon l’UNSA « aucune fiche de poste n’a été publiée sur l’Intranet, aucun arrêté administratif officiel n’a été pris aussi bien pour notre collègue que pour son "successeur" ». De quoi rester estomaqué en effet. Surtout dans une mairie dirigée par une ancienne inspectrice du travail. A moins que la municipalité parisienne soit décidé d'anticiper les effets de la Loi Travail proposée par la Gouvernement comme le remarque perfidement la CGT des pesonnels administratifs des admistrations parisiennes (voir ici).

 

En tout cas l’affaire ne devrait pas en rester là car, l’ensemble des syndicats (CFTC-CGT-FO-UCP) représentés au Comité Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de la DICOM, viennent de mettre ce point à l’ordre du jour en pointant des « pratiques brutales, indignes d’une mairie qui nous rabâche constamment ses actions en faveur du bien-être au travail ». Pour Anne Hidalgo, qui ne s’attendait sûrement pas à une telle réaction des représentants des personnels, c’est pas très fluctuat. Et même carrément mergitur.

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 A la mairie de Paris on anticipe déjà sur la Loi Travail en ejectant un cadre manu militari

Un cadre de la Mairie de Paris éjecté manu militari de son bureau

             - Tiens mon gars, voilà ton arrêté de mutation avant sa publication officielle....

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:09

 

Les Échos : le 2 mars 2016

 

L’organisation syndicale a dévoilé ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». Elle insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures

 

La CGT, qui rejette en bloc le projet de réforme du droit du travail, a formulé mardi ses propres propositions pour « construire le Code du travail du XXIe siècle ». l’organisation syndicale insiste à nouveau sur la mise en place de la semaine de 32 heures, son cheval de bataille. Elle souhaite également le lancement d’un nouveau statut du travail salarié, la mise en place du droit à la déconnexion (une idée prévue dans le projet de loi El Khomri mais lançée par la CGT il y a un an) ou un encadrement « rigoureux » des heures supplémentaires.

 

« Il s’agit de bâtir un Code du travail plus fort, plus solide pour tous les travailleurs d’aujourd’hui, plus engageant parce que sans surprise pour les employeurs », explique le premier syndicat français. « La flexibilité, il n’y en a que trop », ajoute l’organisation, mettant en avant « un chiffre : 8 salariés sur 10 sont recrutés sur des CDD, pour une période de plus en plus courte ».

 

Les accords d’entreprise dérogatoires, prévus dans le projet de loi El Khomri, « n’ont pas lieu d’être car ils font dépendre les droits et garanties collectives des salariés du rapport de force existant au niveau d’une branche et, de plus en plus, au niveau de l’entreprise ». La CGT préconise le principe majoritaire des accords où tout accord collectif est reconnu valide par la signature d’organisations représentatives ayant recueilli plus de 50% des voix aux élections professionnelles.

 

Actuellement, pour être valide, l’accord doit être soit majoritaire, soit recueillir la signature de syndicats représentant 30% des salariés sans que des syndicats représentant 50% des salariés ne s’y opposent. Le projet de loi El Khomri propose une autre possibilité : que des syndicats représentant au moins 30% des salariés puissent recourir à des référendums pour valider des accords.

 

La CGT réclame à nouveau que les négociations interprofessionnelles (assurance-chômage, retraites complémentaires, formation) se tiennent dans un « lieu neutre ». Aujourd’hui, elles ont lieu au siège du Medef et sont présidées par le patronat, qui écrit également le projet d’accord. La centrale demande aussi que la présidence de séance soit assurée soit « par une ou plusieurs personnalités qualifiées et reconnues comme telles », soit par une coprésidence syndicale et patronale.

 

Alors que le projet de loi El Khomri propose le compte personnel d’activité, qui attache des droits sociaux (formation, pénibilité) à la personne et non au statut, la CGT met sur la table un « nouveau statut du travail salarié » (NSTS). Il s’agirait d’un « socle » de droits « cumulatifs, progressifs et transférables » d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, de la sortie du système scolaire à la fin de la carrière professionnelle.

 

Lire l'article des Échos

 


 

                       Code du Travail : la CGT présente ses hommages à la ministre du travail

Code du Travail  : les contre-propositions de la CGT

                                  - Si vous voulez je peux même vous faire des propositions

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 16:53

 

France 24 : le 2 mars 2016

 

La ministre Myriam El Khomri n'en finit plus d'être critiquée pour son projet de loi Travail. Dans une tribune, son ancien conseiller Pierre Jacquemain dénonce « une trahison historique de la gauche »

 

C’est une nouvelle fronde que Myriam El Khomri subit de plein fouet. Alors que depuis deux semaines, elle essuie des critiques de tous bords au sujet de son projet de loi travail, elle fait face à une attaque de l’un de ses proches. Dans une tribune publiée ce mardi par le site Le Monde, son ancien conseiller stratégie Pierre Jacquemain, qui a choisi de quitter son cabinet début février explique les raisons de son départ.

 

Âgé de 33 ans, l'ex-plume de la ministre estime que la réforme portée par Myriam El Khomri n’incarne pas les revendications des travailleurs. « Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères », dénonce-t-il. Même s’il reconnaît la valeur de la ministre, ancienne militante socialiste, il souligne publiquement leur désaccord. « Cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres », explique-t-il en vilipendant une « réforme libérale qui déshonore la gauche ».

 

Cette attaque rejoint une cohorte d’oppositions déjà existante au projet de loi travail, allant d’une tribune incendiaire, signée par des figures de gauche, dont Martine Aubry, à une pétition rassemblant plus de 850 000 signatures en ligne. Face à ces turbulences, le gouvernement a décidé lundi de reporter du 9 au 24 mars la présentation du texte en conseil des ministres. Interrogé à ce sujet, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé mardi à l’Assemblée nationale qu’il était « exagéré » de parler de « reculade ». « Avons-nous depuis que nous gouvernons, depuis que je suis Premier ministre, dû reculer sur tel ou tel texte, avons-nous dû changer telle ou telle position, après le débat nécessaire ? », a-t-il insisté.

 

Mais du côté des protestataires, la pression prend de l’ampleur. Plusieurs organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l'Unef, ont ainsi appelé à une journée d'action, le 9 mars, avec un rassemblement place de la République, à Paris. « À travers le projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une guerre sans précédent contre les jeunes et les salariés », ont-elles écrit dans un communiqué commun. Pour ces organisations, le report ne suffit pas, elles réclament le retrait pur et simple du texte.

 

Quant aux syndicats, ils seront une dizaine à participer jeudi à deux réunions pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer à l'exécutif et discuter d'une mobilisation qui aurait lieu fin mars. Certaines, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, qui a jusqu'ici accompagné la plupart des réformes du quinquennat, pointent de « vrais désaccords » et veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

 

Lire l'aticle de France 24

 

 

 

                                   Manuel Valls va-t-il lâcher sa ministre du travail ?

Réforme du Code du travail : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri dénonce une « trahison historique »

                                                        - Moi, je ne recule jamais !

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 14:43

 

Signe des temps, c’est sur Internet qu’est née  la fronde contre le projet de  loi El Khomri prenant de court le gouvernement …et les syndicats

 

Pages Facebook, mots dièses sur Twitter, blogs ou bien encore vidéos sur Youtube, ces nouveaux moyens de communications ont, semble-t-il remplacé les affiches ou les simples distributions de tract d’antan.

 

En tout cas, signe des temps, la riposte contre le projet de la ministre du travail, Myriam El Khomri ne se fait pour le moment pas dans la rue mais bien sur le Web comme l’illustre la pétition « Loi travail, non merci » mise en ligne sur le site change.org et qui bat tout les records en la matière en obtenant plus de 700 000 signataires en moins d’une semaine avant de caracoler très bientôt vers le million. Une initiative qui s'est faite sans les centrales syndicales même si des syndicalistes en provenance de plusieurs organisations - CGT, UNSA, FO, CGC ou Solidaires - en sont à l'origine.

 

C’est d’abord via twitter et Facebook que la pétition contre la loi Travail est devenue virale, avant d’être relayée par les médias. L'écho a été si puissant que la ministre a été contrainte de répondre aux pétitionnaires sur leur propre site (avec l’accord bien sûr de François Hollande et Manuel Valls, non mais !). Une première en la matière, de mémoire de spécialistes des mouvements sociaux même si la tentaive ministérielle n'a guère convaincu.

 

Mieux, le gouvernement a tenté lui aussi d’occuper le champs numérique en créant un compte twitter. Malheureusement ce dernier est devenu très vite la risée du net (lire ici). Même le renfort inattendu de Dominique Reynié, l’ancien politologue habitué des plateaux télé n’y a rien fait. Alors qu’il avait disparu de la circulation après sa déroute aux dernières élections régionales en tant que candidat des Républicains en Languedoc-Midi-Pyrénées il a voulu lancer lui aussi une pétition en ligne intitulée « Oui à la loi Travail ». Une initiative qui a vite tourné au flop, avec à peine quelques milliers de soutiens. malgré les signatures de Pierre Gattaz, de Laurence Parisot et de l’ensemble des dirigeants du Medef. Plus cruel encore, la majorité des signataires n'est même pas en faveur de cette initiative si l’on en croit les très nombreux commentaires humiliants pour Dominique Reynié et ses amis du patronat.

 

En fait rien ne semble arrêter la déferlante en cours contre la loi proposée par le gouvernent socialiste puisque des appels à manifester fleurissent sur Internet court-circuitant ainsi les syndicats qui il est vrai ne proposent aucune action à un pays qui semblerait pourtant pour une fois réceptif. En tout cas un événement Facebook a ainsi été crée pour appeler à la grève générale et au retrait de la loi El Khomri le 9 mars, jour de sa présentation en Conseil des Ministres. Des rassemblements sont déjà prévus à Annecy, Nice, Lille, Montpellier, Lyon, Marseille, Bordeaux, Bourges et bien sûr Paris. Des manifestations qui devraient être interdites pour cause d’état d’urgence et qui s’annoncent donc explosives. A moins que les syndicats….

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

Loi travail : la mobilisation est venue de là où on ne l’attendait pas

                                                     - Ben, nous voilà pas dans la merde.....

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:14

 

Avec plus de 500 000 soutiens en quelques jours, la pétition citoyenne « Loi travail, non merci » vise désormais le million de signataires

 

C’est que l’on appelle un succès fulgurant. Et sur un terrain que l’on n’attendait plus, celui du social…En tout cas, en six jours à peine la pétition « Loi travail, non merci » lancée contre le projet de réforme du droit du travail a déjà récolté plus de 500 000 signataires. Un record en France pour une pétition mise en ligne. Un record qui pourrait crever tous les plafonds, car cette mobilisation citoyenne ne faiblissant pas, le million de signataires pourrait vite être atteint confirmant ainsi le rejet croissant du projet El Khomri dévoilé la semaine dernière.

 

Mais si ce projet de loi a été baptisé du nom de la ministre du travail, Myriam El Khomri, le terme est toutefois un peu impropre puisque le texte a en réalité été écrit directement à Matignon par l’équipe de Manuel Valls. Un texte jugé tellement favorable aux entreprises que Pierre Gattaz, a même été obligé d’avouer son bonheur au journal Les Échos (lire ici) . Un signe qui ne trompe pas aux yeux de nombreux observateurs.

 

Ceci dit, le renfort du patron des patrons ne devrait pas suffire au Gouvernement car à gauche ça tangue. Et bien au-delà du traditionnel camp des protestataires à la politique de François Hollande. Désormais c’est au cœur même du Parti Socialiste que la crise est étalée au grand jour avec la charge de Martine Aubry dans une tribune publiée par Le Monde. Un séisme politique qui n’a pas échappé à la presse nationale et régionale de ce pays (lire ici). D’autant que la tempête touche jusqu’à l’exécutif si l’on en croit les révélations du Parisien (lire ici).

 

Mais la pétition citoyenne a aussi un bouleversé les habitudes syndicales. Car faute de front commun, certaines organisations, notamment la CFDT, freinant des quatre fers, la protestation pourrait échapper aux centrales syndicales avec notamment une page Facebook invitant à manifester le 9 mars qui fait de plus en plus de bruit. Un message qui semble avoir été reçu cinq sur cinq au siège de la CGT, a révélé Libération puisque la centrale de Montreuil a dû envoyer dare-dare une note interne à ses militants annonçant une « journée d’action » le 31 mars, d’autant que du côté des syndiqués « ça commençait à gueuler ». Plusieurs centrales seraient prêtes à suivre le syndicat de Philippe Martinez, notamment la FIDL, FO, FSU, SUD, l’Unef ou encore l’UNL (lycéens). Comme un parfum de printemps ?

 

Publié également sur Miroir Social

 

 

 

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Published by Social Nec Mergitur - dans Actualité sociale
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